Congo : un mort dans un accident de la circulation à Dolisie

Un bus de la société Océan du nord, en provenance de Brazzaville pour Pointe-Noire, s’est renversé le 12 janvier 2022.

 

Un accident de de la circulation s’est produit mardi 12 janvier 2022.Un bus de la société Océan du nord, en provenance de Brazzaville pour Pointe-Noire, s’est renversé le 12 janvier, dans le cours de 11 heures, à environ 10 Km de Dolisie, dans le département du Niari. Le chauffeur qui tentait de faire un dépassement sous une pluie battante n’a pas pu se frayer un passage entre un gros véhicule en stationnement et un taxi.

Le bilan provisoire fait état de deux morts et de plusieurs blessés graves. La vidéo de l’accident postée sur les réseaux sociaux montre des personnes immorales qui se précipitent sur les colis placés dans les coffres à bagages au lieu de secourir les accidentés.

Congo : la 22e édition du Fethesco se tiendra en février prochain

L’Institut français du Congo (IFC), va abriter du 1er au 03 février 2022, la 22e édition Festival de théâtre scolaire (Fethesco).

 

« Laissons l’enfant vivre son enfance », c’est le thème de ce rendez-vous culturel. Comme lors des éditions précédentes, le Fethesco réunira une fois de plus cette année les élèves du préscolaire au lycée des différents établissements publics et privés de Brazzaville, autour du théâtre. Pour cette 22e édition, les écoles retenues rivaliseront de créativité et de jeu d’acteur sur scène sur le thème « Laissons l’enfant vivre son enfance », lequel fut également celui de la 21e édition de ce rendez-vous. Les écoles seront réparties en troupes théâtrales scolaires et présenteront, tour à tour, des pièces inédites qui divertiront et instruiront, en même temps, le public essentiellement jeune qui assistera durant trois jours à l’événement.

Né en 1999 à l’école de peinture de Poto-Poto, l’événement a pour objectif de faire du théâtre une activité de plein droit dans les établissements scolaires. Depuis ses débuts jusqu’à ce jour, comme le soulignent les organisateurs, de nombreuses écoles y ont déjà pris part : écoles d’enseignement technique et général, écoles publiques, privées et militaires, écoles nationales et étrangères (l’école française Saint-Exupéry, deux écoles de Kinshasa, une école de Matadi), mais aussi la Haute école Léonard-de-Vinci et biens d’autres.

Notons que l’an dernier, en raison de la pandémie de covid-19, le Fethesco n’avait malheureusement pas eu lieu. Cependant, cette année l’événement se tiendra dans le strict respect des mesures barrières, à savoir la distanciation physique dans l’occupation de la salle et le port obligatoire du masque. La proclamation des résultats et la remise des prix aux plus méritants se dérouleront le 3 février, à l’IFC.

Congo : la veuve de Kolelas demande l’inhumation de son époux

De vives altercations ont eu lieu lundi, dans les couloirs du tribunal de Bobigny entre les soutiens de la veuves et ceux des enfants de Parfait Kolelas.

 

Lundi dernier, dans les couloirs du tribunal de Bobigny, de vives altercations ont eu lieu entre les soutiens des deux parties, à la fin de l’audience sur le dossier Parfait Kolelas dont le délibéré sera rendu le vendredi 14 janvier. Une décision qui pourra enfin décider de l’enterrement ou pas de Guy Brice Parfait Kolelas.

Maitre Pierre Henri Bovis, avocat de la veuve Kolelas a dans ses conclusions déposées auprès du juge, plaidé la décence, pour donner enfin à Guy Brice Parfait Kolelas une sépulture.

Aussi rappelle t-il que « Monsieur Guy Parfait Kolelas est décédé le 22 mars 2021 à 01h40 selon un certificat de décès dument établi à l’aéroport du Bourget.

Initialement, les conditions de sa mort étaient inconnues et des doutes subsistaient. Le Parquet de Bobigny décidait d’ouvrir une enquête eu égard au contexte politique. Le 23 mars 2021, l’Institut médico-légal de Paris réalisait une autopsie à la demande de la famille.

Le rapport concluait à « une insuffisance cardio-respiratoire due à une pneumopathie diffuse sévère bilatérale compatible avec la constatation médical congolaise de la Covid-19 ».

Les prélèvements nécessaires ayant été réalisés, un permis d’inhumer a été délivré par le Procureur de la République le 26 mai 2021 et l’enquête était classée.

Or, depuis cette date, les enfants Kolelas supportés par des militants, refusent d’organiser les funérailles et continuent de demander de nouvelles autopsies au risque de s’acharner sur le corps du défunt. Ils se sont constitués partie civile et ont saisi de force un juge d’instruction.

À ce jour, aucune avancée n’a eu lieu dans ce dossier. Dans ces conditions, l’Institut Médicolégal écrivait à Mme Nathalie Kolelas le 10 août 2021 qu’il devenait urgent de faire inhumer le corps qui se dégradait naturellement malgré les conditions de conservation.

Le 22 novembre 2021, face au refus manifeste des enfants, l’Institut Médicolégal menaçait de demander à la mairie du Bourget de procéder directement à l’inhumation du corps si les funérailles n’étaient pas organisées d’ici le 7 décembre.

Les enfants Kolelas ont tenté de tromper l’Institut Médicolégal en indiquant y procéder, ce qu’ils ne faisaient pas pour gagner du temps.

Le 23 décembre 2021, Mme Nathalie Kolelas saisissait ainsi le juge des référés de Bobigny pour demander de la désigner en qualité de personne de confiance pour organiser sans délai les funérailles de son mari défunt, au nom de la décence que nous devons tous au corps humain et afin de préserver sa mémoire. Cette inhumation n’empêche pas la poursuite de la procédure pénale et permet le recueillement digne de la famille.»

Rappelons que la Cour européenne des droits de l’Homme a déjà jugé en 2001 que ne pas procéder à l’inhumation d’un corps dans un délai raisonnable constituait une atteinte aux droits fondamentaux.

Congo : une campagne contre la filariose à Likouala

Le programme de lutte contre la filariose lymphatique a amorcé une campagne de sensibilisation des leaders communautaires à l’impact négatif, aux méthodes de défense contre cette endémie, ainsi qu’à l’usage de l’albendazole (Zentel).

 

Les enquêtes épidémiologiques révèlent que le département de la Likouala est l’un des foyers de la filariose. Dans cette partie du nord Congo, la maladie a été localisée dans cinq sous-préfectures sur les sept que compte le département, notamment Impfondo, Liranga, Epena, Bouanela et Dongou.

Ainsi, les délégués des communautés urbaines, de la Force publique et des confessions religieuses de la Likouala ont été informés des effets négatifs de cette endémie, comptée parmi les maladies tropicales négligées.

« Le département de la Likouala est compté parmi les cinq du pays qui sont touchés par la filariose lymphatique », a indiqué Maurice Ombessa, délégué national du programme de lutte contre la filariose lymphatique.

Ces leaders communautaires doivent aider les distributeurs communautaires à conscientiser la population pour la prise de l’albendazole (Zentel), un médicament donné gratuitement à la même période pour combattre cette maladie, a-t-il suggéré. Il a ajouté que ce médicament n’est pas nocif, mais plutôt efficace et facile à prendre. Les femmes enceintes, allaitantes et les sujets ayant des maladies graves sont exemptés de cette cure.

La filariose lymphatique se manifeste par des œdèmes aux membres inférieurs, des lésions cutanées et l’éléphantiasis, et peut également enfler le sein d’une femme et les organes génitaux de l’homme (hydrocèle). Elle se transmet par la piqûre des moustiques, notamment les aèdes, culex et anophèles. L’assainissement du milieu de vie demeure l’un des moyens efficaces pour prévenir cette maladie.

Signalons qu’au Congo des personnes infectées et exposées à la filariose lymphatique se trouvent dans la Likouala, la Sangha, la Cuvette-Ouest, le Pool et le Niari.

Congo-finances publiques : un atelier de formation sur la méthode Pefa 2022

La formation vise à mesurer la performance du système de gestion des finances publiques conformément aux normes internationales.

 

Les cadres des structures des régies financières prennent part, du 11 au 12 janvier à Brazzaville, à un atelier de formation d’appropriation de la méthode d’évaluation du programme d’examen des dépenses publiques et responsabilité financière (Public expenditure and financial accountability – Pefa), visant à mesurer la performance du système de gestion des finances publiques conformément aux normes internationales.

Organisé conjointement par la Banque mondiale (BM) et le gouvernement congolais, appuyé par le Projet des réformes du secteur public (Prisp), l’atelier permettra aux participants de s’imprégner de la méthode d’évaluation Pefa en vue d’acquérir des notions en la matière pour une meilleure évaluation des forces et faiblesses de la gestion des finances publiques.

En effet, le Pefa est un cadre d’évaluation de la performance générale du système de gestion et son alignement sur les bonnes pratiques internationales. Il vise, entre autres, l’amélioration de l’efficacité de l’aide et la limitation des risques financiers et contribue ainsi au dialogue sur la nécessité des réformes du système de gestion des finances publiques et leur priorité à mettre en œuvre.

Ouvrant les travaux, le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Rigobert Roger Andely, a signifié que le Pefa offre un appui, un suivi et une analyse permettant une évaluation de la performance de la gestion des finances publiques. Il est un outil essentiel sur lequel les principaux partenaires au développement, ainsi que les organisations de la société civile, fondent leur pensée sur la qualité de la gestion des finances publiques du pays.

« … une bonne gestion des finances publiques garantit une application stricte des politiques publiques pour l’atteinte des objectifs prévus, notamment le maintien de la discipline budgétaire, l’allocation stratégique des ressources et l’efficacité des services fournis. La condition sine qua non de mesure de la performance dans la gestion des finances publiques est l’existence de bons outils de collecte et d’analyse des résultats », a-t-il indiqué.

Soulignant l’importance du Pefa, la représentante de la BM au Congo, Korotoumou Ouattara, a fait savoir qu’il fournit une vue d’ensemble à 360 degrés de la gestion des finances publiques, avec des évaluations fondées sur des évidences. Des évaluations objectives et une méthodologie de notation ainsi qu’un processus de contrôle qualité fournissant une base techniquement solide pour piloter les réformes de la gestion des finances publiques et comprendre où le Congo se situe par rapport aux normes internationales.

« L’exercice du Pefa du Congo a été conçu dans un format agile, donc simplifié et accéléré dans le but de fournir un diagnostic actualisé sur la performance des systèmes de gestions des finances publiques. Le dernier exercice Pefa a été publié, il y a sept ans, en juin 2014. Il est donc temps de mesurer les progrès réalisés ainsi que de déceler les faiblesses actuelles dans un cadre reconnu et objectif de référence et de bonnes pratiques en matière de gestion des finances publiques », a déclaré la représentante de la BM au Congo.

Korotoumou Ouattara a ajouté: « Il est important d’utiliser cette évaluation Pefa non pas pour une approche standardisée de la reforme, mais dans le contexte du pays. Une évaluation réussie des dépenses publiques et de la responsabilité financière nécessite l’engagement de toutes les principales parties prenantes impliquées dans la gestion des finances publiques du pays ».

Notons qu’au terme de cet atelier, les résultats attendus contribueront à affiner les stratégies définies dans le pilotage des réformes.

Congo : fin de la campagne de dépistage des maladies à Pointe-Noire

Celle-ci s’est tenue du 08 au 10 janvier et concernait les maladies telles que l’hypertension artérielle, du diabète, du paludisme et du VIH/SDA.

 

Une campagne de sensibilisation et de dépistage gratuite de certaines maladies viennent de prendre fin à Pointe-Noire. Celle-ci s’est tenue du 08 au 10 janvier et concernait l’hypertension artérielle, du diabète, du paludisme et du VIH/SDA.

L’initiative est du Dr Mabongo Dassise qui a expliqué que la prévention est à la base de la médecine. « Ce qui me motive, à travers ce dépistage, c’est que je ne veux pas voir un seul Congolais mourir par manque de moyens de payer les frais de consultation chez un médecin. En plus de Pointe-Noire, nous voulons nous déployer à travers l’ensemble du territoire national pour soigner la population congolaise », a-t-il signifié.

Congo : une femme tue son compagnon

Le drame s’est déroulé jeudi 06 janvier 2022 à Brazzaville, lors d’une altercation entre la dénommée Chantal Ndouali et son compagnon Alexandre Kalounguiniko.

 

Chantal Ndouali est accusée d’avoir tué son concubin à coup de pilon. Le drame s’est produit le 06 janvier lors d’une altercation entre le couple. Alexandre Kalounguiniko âgé de 62 ans, agent de la mairie de Makélékélé, a reçu un coup de pilon dans un moment de colère de Chantal Ndouali, sa concubine.

Conduit à l’hôpital dans un piteux état, les médecins ont découvert qu’il a fait une hémorragie cérébrale sévère et de nombreuses fractures sur la boîte crânienne complètement cabossée. Deux jours après avoir reçu les coups de pilon sur la tête, l’agent de mairie a succombé à ses blessures.

Chantal Ndouali a été interpellée et devrait être poursuivie pour ces faits. Le procureur décidera de la qualification de crime, selon les éléments de l’enquête.

Congo : Allegiance Capital va investir 25 millions de dollars pour relancer ECAir

Un mémorandum d’entente a été signé vendredi 07 janvier 2022 à Brazzaville entre représentants des deux entreprises.

 

La compagnie aérienne nationale Equatorial Congo Airlines (ECAir) va bientôt reprendre ces activités. La société sud-africaine Allegiance Capital entend investir un montant de l’ordre de 25 millions de dollars. Cet argent va permettre de relancer les activités de la compagnie ECAir.

Un mémorandum d’entente a été signé vendredi 07 janvier à Brazzaville par les parties. Ils étaient représentés par le PDG d’Allegiance Capital, Eric Kenneth Mouritzen, et le gouvernement congolais représenté par les ministres Jean-Marc Thystère Tchicaya (Transports) et Denis Christel Sassou Nguesso (Promotion du partenariat public-privé).

Pour le ministre des Transports de l’aviation civile, cette relance dans les meilleurs délais, permettra à ECAir de redécoller sur le plan national dans un premier temps, avant d’envisager des dessertes internationales ou dans la sous-région.

Créée en 2011, cette société aérienne considérée comme la vitrine du Congo à l’international a connu plusieurs déboires avant l’arrêt complet de ses activités en octobre 2016, laissant en chômage 750 employés.

Congo : plus de 14.000 ménages bénéficient du projet Lisungi en 2021

En dépit de la conjoncture économique et financière préoccupante aggravée par la pandémie de Covi-19, le gouvernement congolais, n’a pas lésiné sur les moyens en 2021 dans le cadre de la protection sociale non contributive. Le président de la République, Denis Sassou N’Guesso l’a annoncé dans son message sur l’État de la Nation devant le parlement réuni en congrès, le 28 décembre dernier.

Sans faire le bilan de son mandat qui n’a commencé qu’en avril dernier, le président de la République du Congo a, au cours de son message sur l’État de nation en 2021, fait le point sur la marche du pays pendant l’année dernière et dans tous les secteurs. En ce qui concerne le social, il a annoncé que le projet Lisungi a soutenu 147 389 ménages congolais pauvres à travers des transferts monétaires. Cette protection sociale non contributive dans le cadre du projet Lisungi a concerné les ménages vivant dans les chefs-lieux des départements et dans quelques districts du département de la Likouala à la date du 30 novembre 2021.

Denis Sassou-N’Guesso a également annoncé que le gouvernement prendra des dispositions nécessaires pour l’achèvement d’autres hôpitaux généraux dont celui de Loango dans le département du Kouilou, après la mise en service de l’hôpital général de Djiri à Brazzaville. Courant 2021, a indiqué le chef de l’Etat, le centre hospitalier universitaire de Brazzaville a bénéficié d’un recrutement de 625 nouveaux agents de santé, toutes catégories confondues ainsi que de la mise en stage d’immersion de médecins formés à l’étranger, principalement à Cuba.

Les efforts du gouvernement en 2021 ont également abouti au à la sélection à Brazzaville et Pointe-Noire de 5 000 jeunes en vue de l’acquisition de nouvelles compétences pour l’employabilité. Cette action intègre la mise en œuvre du projet de développement des compétences pour l’employabilité.

Un autre challenge à mettre à l’actif du gouvernement congolais en 2021 aura été le capital humain. A cet effet, 06 nouveaux lycées ont été ouverts sur l’ensemble du territoire congolais : à Okoyo (département de la Cuvette-Ouest), à Tchikapika (département de la Cuvette), à Ngamakosso (Brazzaville), à Tsila à Dolisie (département du Niari) et deux à Pointe-Noire. Dans le même cadre, un peu plus de 1 200 enseignants ont été recrutés en 2020 et 1 445 autres au titre du quota de 2021. L’enseignement technique et professionnel a bénéficié, pour sa part, de 267 nouveaux enseignants recrutés cette année a assuré le chef de l’Etat congolais.

Dans le secteur de l’eau d’importantes activités ont été réalisées. Denis Sassou-N’Guesso a énuméré la réhabilitation des ouvrages d’eau dans les localités d’Ongoni, d’Allembé, de Souanké, de Komono, de Zanaga, Mfouati et Bétou, puis la reconstruction de la digue de captage de l’usine d’eau de Dolisie. En outre, le président de la République a fait savoir que les travaux d’extension et de réhabilitation des infrastructures de distribution d’eau potable à Brazzaville et Pointe-Noire se sont poursuivis pendant l’année écoulée.

Le président Denis Sassou-N’Guesso a assuré les fonctionnaires sur le statut général de la fonction publique et les textes d’application subséquents qui ont été validés, alors que l’élaboration du Code du travail et des textes réglementaires est en cours d’achèvement, a-t-il affirmé. Il a aussi salué le dialogue entrepris avec les différentes catégories sociales, tels les retraités, les sinistrés du 4 mars 2012, ainsi que les expropriés pour cause d’utilité publique.

Parlant de la restructuration des quartiers précaires, le chef de l’Etat congolais annoncé la poursuite avec succès du projet DurQuaP, après l’expérience concluante de quatre (04) quartiers à Brazzaville et Pointe-Noire, dans le cadre d’une urbanisation reconfigurée et mieux organisée.

L’on se souviendra qu’en 2020, Denis Sassou-N’Guesso plaidait pour la levée du handicap qui entravait la mise en service du joyau industriel prometteur, en termes d’opportunités d’emplois pour la jeunesse.

Congo : détention pour la bande des policiers tortionnaires

Le Procureur de la République, Antoine Oko Ngakala a présenté et ordonné le placement en détention de quatre policiers et trois civils.

 

Détention pour les quatre policiers et trois civils, coupables de faits de tortures sur des tiers sous le viaduc de Kintélé. Le Procureur de la République, Antoine Oko Ngakala a présenté et ordonné leur placement en détention. C’était au cours d’une brève cérémonie qui a eu au Palais de Justice de Brazzaville jeudi 06 janvier 2022.

Devant la presse, le procureur de la République est revenu sur la vidéo qui a circulé sur la place de Brazzaville. Celle-ci, montrait des policiers en train de torturer des personnes. Sur instruction du commandement territorial des Forces de Police de Brazzaville, ces malfaiteurs, au nombre de sept, ont été tous identifiés présentés au parquet.

Il s’agit de quatre agents de police et trois civils habillés en tenue de policier, notamment, l’adjudant-chef de police Ngakégni Tadet, en service au commissariat de police de Makabandilou. L’adjudant de police Gandou Charel, chef du poste de police du quartier Château-d’eau Ngamakosso. Le brigadier-chef Mobié Color alias Tyson, chef du poste de police ‘’Viaduc’’. Le brigadier-chef Makélé Éric, chef du poste de police arrêt Église, quartier Manianga. Nzaba Ronnel, Bakala Ngandziami et Samba Hugues.

Au terme des dispositions de l’article 55 du code de procédure pénale, ces présumés auteurs sont poursuivis pour les faits d’association de malfaiteurs et de coups et blessures volontaires. Ils ont été mis aux arrêts.

Du rappel des faits, dans une vidéo d’une barbarie insoutenable, les mis en cause se livrent à une séance de torture sur des personnes ligotées, en leur broyant les pieds au moyen d’un marteau-masse d’environ cinq kilos. Malgré les pleurs des suppliciés disant sentir leurs os broyés, les coups sont portés avec plus de violence, en toute indifférence.

Ces faits commis par des agents de police en fonction dont certains assument des fonctions et identifiés sur la vidéo, ont aussitôt conduit le commandement de la Police nationale, à diligenter une enquête, afin de mettre hors de ses rangs, ces brebis galeuses dont les pratiques renvoient aux yeux de l’opinion, une mauvaise image de la Police.

Outre les poursuites judiciaires, les policiers encourent des sanctions disciplinaires pour non-respect des règlements et du code éthique. Cela peut conduire jusqu’à leur radiation des effectifs de la Police.