Congo : rouverture de la circulation sur la route de la Corniche de Brazzaville

Il s’agit de la corniche qui borde le fleuve Congo, et dont une partie s’était effondrée suite aux pluies diluviennes qui s’étaient abattues dans la ville.

 

En République du Congo, l’une des belles avenues de la capitale a rouvert, un an et demi après sa fermeture. Il s’agit de la corniche qui borde le fleuve Congo, et dont une partie s’était effondrée suite aux pluies diluviennes. Elle avait été fermée à la circulation et vient de rouvrir, au plus grand bonheur des usagers.

Tout de noir vêtu, son sac à dos négligemment porté, le jeune étudiant Rophiel Essemou marche en direction du pont à hauban, un symbole de la route de la Corniche. Il est plus qu’heureux de se retrouver à cet endroit qu’il n’a plus visité depuis plus d’une année.

« Revoir cette route en bon état, c’est une bonne chose. Cela fait du bien. Quand la route s’est détruite, certains Congolais ont même accusé des Chinois d’avoir bâclé le travail. Bon, on est aujourd’hui à nouveau satisfaits », affirme-t-il.

En effet, seulement quatre ans après son inauguration une partie de la corniche s’est effondrée après des pluies diluviennes provoquant la colère de certains Brazzavillois.

Une avenue très appréciée des Brazzavillois

Mais après dix-huit mois de travaux, dont le budget n’a pas été rendu public, la route de la Corniche a été rouverte le 19 août à la grande satisfaction d’Arsène Bitombo, qui en compagnie de sa petite amie regarde passer les jacinthes entraînées par les eaux du fleuve Congo: « Je dirai que c’est la plus belle avenue de Brazzaville. Elle est beaucoup visitée par les Congolais en général et les Brazzavillois en particulier ».

En plus d’être un lieu idyllique, transformé en allée piétonne tous les dimanches, la route de la Corniche est surtout pour les usagers de la route une voie de désengorgement pour aller du centre-ville aux quartiers sud de la capitale.

Congo-Championnats nationaux d’escrime : Brazzaville rafle les trophées

Les escrimeurs de la capitale étaient dans tous les tableaux lors des finales des championnats nationaux  qui se sont tenus le 21 août, au gymnase Henri-Elendé.  Ils ont tous été couronnés de succès.

 

La compétition a mis aux prises trente-deux tireurs pour trois départements, notamment six clubs de Brazzaville, quatre de la Bouenza puis un de Pointe-Noire. Dans la finale de l’épée dames, la détermination de  Julia Massouama a fait la différence. Elle a  dominé Norphine Moundiongui (quinze touches à cinq) en finale de l’épée dames, sauvant ainsi sa contre-performance lors des championnats  départementaux.

« La personne qui travaille doit mériter une récompense. J’étais vraiment décidée. Aux championnats départementaux, j’avais échoué mais j’étais motivée à montrer de quoi je suis capable. Je souhaite voir les compétitions se multiplier. Nous voulons sortir et revenir au pays avec des médailles », a commenté la championne du Congo.

Chez les messieurs, les finales de l’épée et du sabre ont été âprement disputées comme en témoignent les résultats finaux.  Bonachi Kounkou a pris le dessus sur Goma Loukoumbo (quinze touches à douze) en finale de l’épée. « C’était difficile. Nous avons fini la saison et nous devons nous concentrer pour la saison prochaine », a déclaré Bonachi Kounkou.

En ce qui concerne le sabre,  Francis Moukengué l’a emporté devant Dieumerci Bikoumou Olassa (quinze touches à treize). La Fédération congolaise d’escrime (Fécoes) a voulu tenter une expérience en organisant la finale par équipe. Un coup d’essai qui s’est révélé un coup de maître puisque les escrimeurs de Brazzaville ont pris le meilleur sur  ceux de Nkayi (quarante-cinq touches à dix-sept).

Alban Kaky, le président de la Fécoes a salué l’esprit de sacrifices des athlètes en cette période liée par la pandémie de covid-19. « Je vous félicite pour tout le travail abattu. C’est une année courte liée à la pandémie de covid-19  mais  grâce à des sacrifices de tous, nous sommes arrivés.  On s’est donné de grands objectifs au début de l’année et aujourd’hui, je suis fier de dire que nous avons ensemble réussi.  Je vous demande de redoubler d’ardeur, beaucoup d’entraînement et beaucoup de volonté,  nous avons été émus de voir les jeunes titiller les adultes », a indiqué Francis Moukengué.

Congo : les leaders communautaires édifiés sur les violences faites aux femmes

C’était en faveur d’un atelier de sensibilisation des leaders communautaires organisé par l’association Azur développement le 20 août 2021.

 

Les représentants des communautés venus de tous les arrondissements de Brazzaville ont été édifiés, le 20 août, sur les violences faites aux femmes et aux jeunes filles, à l’occasion de l’atelier de sensibilisation des leaders communautaires organisé par l’association Azur développement, au Centre des Nations unies.

Ledit atelier s’inscrivait dans le cadre du projet d’autonomisation économique des femmes et filles vulnérables en zone rurale et urbaine à l’ère du numérique. Celui-ci était subventionné par l’Organisation internationale de la francophonie. L’objectif était d’informer la communauté sur les violences sexuelles, présenter le cadre juridique de lutte contre ces violences et les services des guichets uniques d’assistance aux femmes et filles victimes de viols.

Plusieurs thèmes ont été developpés notamment : « Les violences fondées sur le genre et leurs conséquences sur l’autonomisation des femmes pendant la période de confinement suite au covid-19 » ; « Le cadre juridique de la lutte contre les violences sexuelles ».

Les assises ont regroupé des chefs de quartier, représentants des comités de marchés, agents des circonscriptions d’action sociale et bien d’autres. Ces leaders ont bénéficié des connaissances sur les formes de violences, le cadre juridique et le guichet unique. Le projet sera mis en œuvre à Brazzaville, la Bouenza, notamment Nkayi et Loutété, et Pointe-Noire pour une durée de huit mois.

Congo : la MUFAC classe 94 relance ses activités

Ils ont tenu une assemblée générale de relance des activités, sous l’impulsion du capitaine de corvette, Gilbert Moupegnou.

 

Les membres de la Mutuelle des Frères d’Armes de la classe 94 (MUFAC), ont tenu une assemblée générale de relance des activités. Ceux-ci au cours de catte assemblée générale ont été éclairés sur les différentes activités menées, entre autres, sur les prestations accordées, la distribution des survêtements, l’activité agricole (un champ de maïs) à 7km de Nkayi dans la Bouenza (sud) pour renflouer les caisses de la mutuelle qui risque de tomber d’ici peu dans une situation de cessation de paiement des prestations des membres et les prestations de fin de carrière et les difficultés rencontrées suite au retard dû au versement des cotisations statutaires par le trésor public.

Le président Gilbert Moupegnou a ensuite eu des entretiens avec les antennes de Pointe-Noire le 18 août et de Dolisie le 20 août 2021. Un compte rendu leur a été fait sur les sujets débattus en assemblée générale.

Créée en 2005, la MUFAC classe 94 a pour objectifs entre autres, l’entraide mutuelle, garder la cohésion entre les membres…

Congo : l’Institut Médico-Légal ne peut plus garder le corps de Parfait Kolelas

Le directeur de l’Institut Médico-Légal (l’IML) a adressé une correspondance à Nathalie Kolelas, l’épouse du défunt pour le lui signifier.

 

A cause d’une altération du corps de Parfait Kolelas, l’IML demande de le faire inhumer. Dans un courrier adressé à l’épouse du défunt, le directeur de cet institut précise que malgré les conditions de conservation, la dépouille du l’ex-homme politique s’est alterée.

Il était le principal rival du président sortant Denis Sassou Nguesso. Guy-Brice Parfait Kolélas est mort le 22 mars 2021, au soir du premier tour de l’élection présidentielle, des suites du Covid-19.

Congo : plus d’une dizaine d’entrepreneurs locaux exposent à Brazzaville

Du 1er au 31 août, au centre-ville, se tient une exposition-vente qui met en lumière une panoplie d’articles fabriqués par des artisans et entrepreneurs congolais.

 

Il suffit de franchir le pas au hall du supermarché Casino de Brazzaville pour découvrir un décor inhabituel qui met en exergue une diversité de créations congolaises. Cette exposition met en avant des produits gastronomiques allant des chips à base de coco de la marque Nissi aux purées de safou de la marque Oporo, en passant par les jus naturels de chez Elite, les flacons de miel, piment, huile naturelle et épices de chez Agri field business Congo.

Accueillante et souriante, Victoire Koudianga, responsable vente du stand Nissi, affirme que la vente se passe bien en dépit des caprices de certains clients qui se montrent un peu sceptiques.  « Généralement lors des apéros, nous voyons des gens consommés beaucoup plus les chips à base de pomme de terre importées d’autres pays, combien même nous avons la pomme de terre à foison. Pour diversifier, j’invite la population congolaise à s’intéresser aussi aux chips à base de noix de coco que notamment Nissi a déclinées en plusieurs saveurs : chocolat, vanille, caramel, gingembre. Ce, à partir de 500 FCFA », a-t-elle souligné.

Outre la gastronomie, la mode aussi est valablement représentée avec une variété de produits comme des tissus de bazin riche, des tenues en pagne, des bandeaux et foulards de tête, des bijoux, des sacs à mains, des perruques, etc. Pour Leslie Omona, responsable du stand Omona consacré aux articles de mode et décoration made in Africa, les ventes sont moyennement appréciables car cela dépend des jours. « Il y a certains jours où les ventes sont massives et d’autres jours où c’est plutôt timide. Rien d’étonnant ! Nous sommes encore là jusqu’au 31 août et j’invite donc la population à venir visiter nos stands », a-t-elle dit.

A côté de cela, on découvre également quelques articles de décoration d’intérieur et plusieurs produits pour les cheveux, la peau et bien d’autres problèmes liés à la santé. Selon le responsable du stand Agri field business Congo, cette exposition-vente permet à la population qui ignore souvent l’existence des produits bio fabriqués sur place d’en découvrir, de les expérimenter et de les adopter. « C’est en consommant les produits fabriqués localement que nous soutiendrons l’entrepreneuriat local. Le combat est encore très immense à cause du déni de la population, mais je crois qu’avec le temps, ces produits qui se présentent à elle qu’occasionnellement lors des foires pulluleront sur les rayons de nos supermarchés et même de nos kiosques », a-t-il souhaité.

Congo : bientôt les passeports et les CNI seront disponibles

C’est du moins ce qu’avait annoncé le Premier ministre chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso, mardi devant le parlement.

 

Les demandeurs des passeports et cartes nationales d’identité (CNI) rencontrent depuis quelque temps d’énormes difficultés dans l’obtention des passeports et des cartes nationales d’identités. Bientôt ces documents précieux seront disponibles. Une déclaration faite par le Premier ministre congolais, Anatole Collinet Makosso. C’était au cours d’une séance de travail avec le président du Sénat, Pierre Ngolo.

Le chef du gouvernement, qui conduisait une délégation devant les bureaux des deux chambres du Parlement, relevé le problème lié au respect des engagements pris vis-à-vis du fournisseur. Il s’agit notamment d’une société de droit privé allemand à qui le pays devait beaucoup d’argent.

Pour tenir à ses engagements, le gouvernement congolais a versé une somme de deux milliards de FCFA à son partenaire. Ladite société s’est remise au travail.

Quand arrive septembre-plaidoyer pour une nouvelle conception de l’éducation au Congo et en Afrique

  1. LA PRATIQUE PÉDAGOGIQUE TRADITIONNELLE

La pratique pédagogique traditionnelle encore en cours dans plusieurs pays africains est basée sur un certain nombre de dogmes aujourd’hui désuets: l’enseignant est le maître du savoir; il sait tout et l’élève ne sait rien. Le cerveau de ce dernier est un réceptacle vierge sur lequel viennent se greffer, à force de mémorisation, les « connaissances » de l’enseignant. Le cours du maître ou du professeur, empreint d’une forte dose d’autorité qui laisse peu de place à l’expression des pensées de l’élève, ne peut donc être que magistral. Dès lors, le travail de l’élève consiste à s’adonner à des exercices de mémorisation et, dans la plupart des cas, les notions mémorisées ne s’accompagnent pas de leur compréhension.

La raison en est que ce type de pédagogie est basé sur la déduction. Le procédé déductif consiste, pour les adeptes de la pédagogie traditionnelle, à présenter, d’abord, la règle ou la formule, et à faire vérifier ensuite à l’élève son applicabilité. Cette stratégie est, à ce jour, inefficace pour la raison suivante: l’élève ne sait pas d’où lui vient la règle. Il n’a jamais participé à son élaboration. Ainsi, au lieu d’être un acteur dans la construction de son propre savoir, il en devient spectateur, suiveur, et n’en colmate que les brèches. En fin de compte, ce qu’il considère comme apprentissage ou comme savoir n’en est pas un.

On peut bien observer qu’en organisant le cours autour de l’énonciation des formules mathématiques, des règles de grammaire et des lois de la physique et de la chimie que l’élève est obligé de suivre et de mettre en application, l’école traditionnelle a fermé la porte à la réflexion. En réalité, la réflexion ne suit pas la règle, elle la précède. Autrement dit, la mise en application d’une règle ou d’une formule n’est pas un moment de réflexion pour l’apprenant. C’est plutôt du mimétisme pur. Pour qu’un acte d’apprentissage se transforme en un moment de réflexion génératrice d’un véritable savoir, la règle ou la formule ne doit pas être antérieure au processus d’acquisition du savoir, mais plutôt postérieure à lui. Ainsi, le véritable apprentissage consiste en ce que l’élève participe à l’élaboration des règles, à la formulation des définitions et des théorèmes mathématiques, à la détermination des lois de la physique et de la chimie, bref à la construction de la théorie. Et pour y arriver, il ne faut pas procéder de façon déductive, mais plutôt inductive.

2. POUR UNE PRATIQUE PÉDAGOGIQUE MODERNE

À l’opposé de la pratique traditionnelle de l‘enseignement, la pédagogie moderne est basée sur le postulat selon lequel l’enseignant n’est pas le maître du savoir, mais plutôt un simple guide qui met à la disposition des élèves des outils ou des instruments devant leur servir à activer leurs multiples intelligences. Le savoir ne vient donc pas de l’enseignant, mais de l’élève lui-même à travers sa propre manipulation de ces outils. La connaissance n’est pas offerte, elle est construite par l’élève lui-même. Du coup, le cours n’est plus magistral, il est participatif, interactif, discursif. L’élève n’est plus un suiveur, il est un acteur. Son esprit n’est plus une table rase, mais un véritable réservoir d’intelligences.

Vu de cette manière, la stratégie qui permet de donner corps à cette conception est l’induction. Le raisonnement inductif part de l’observation du fonctionnement d’un objet ou d’une notion, passe par sa manipulation et sa dissection pour aboutir à l’élaboration de la règle de fonctionnement de l’objet ou à la formulation de la définition de la notion.

À titre d’exemple, une phrase grammaticale que l’on veut analyser ne doit pas nécessairement être verbalisée ou écrite au tableau. L’enseignant doit sélectionner, parmi les outils de manipulation en sa possession, le matériel plastifié ou le carton, y écrire ladite phrase, découper le carton plastifié en autant de mots et remettre l’ensemble des morceaux à chacun des élèves. Les élèves manipulent alors individuellement les mots en changeant leurs différentes positions pour déceler les sens et les contre-sens. Ce faisant, ils découvrent les multiples possibilités que ces mots offrent en termes de production d’idées, et discutent entre eux en équipes de deux, de trois ou de quatre pour s’assurer de mieux comprendre le principe de fonctionnement de la phrase. Se fondant sur leurs propres observations individuelles, il ne reste plus à chacun d’eux qu’à produire la définition de chaque mot et à générer sa règle de fonctionnement, de même que celle de la phrase. Ce procédé inductif présente l’avantage suivant: l’élève participe activement à la construction de la règle ou de la formule qui représente, en réalité, le vrai savoir. La règle ou la formule ne lui est plus étrangère. Elle ne ressemble plus à quelque chose de floue et d’étonnant imposée de l’extérieur par l’enseignant. Elle prend plutôt la forme d’un concept dont il est le géniteur, le maître et le possesseur.

 À l’origine de cette stratégie gagnante en pédagogie moderne, il faut citer Howard Gardner, dont les recherches en psychologie avaient permis dans les années 70 de démontrer que l’intelligence n’est pas unique mais plurielle, et qui dressa la liste des huit classes d’intelligences correspondant chacune à un talent spécifique. Ce sont : les intelligences kinesthésique, musicale, verbo-linguistique, logico-mathématique, visuo-spatiale, interpersonnelle, intra-personnelle et naturaliste. La pédagogie moderne a, depuis lors, fait sienne cette conception des intelligences multiples, et la profession enseignante s’apparente désormais à la pratique médicinale en ce sens que, tout comme le médecin, l’enseignant a pour mission, dès la première semaine de classe, de faire l’évaluation diagnostique des élèves pour déterminer, à travers des questions spécifiques, les différents types d’intelligences de chacun d’eux, et ce, afin d’inclure dans sa planification les outils et les instruments de manipulation appropriés qui permettront de les activer.

Chaque classe doit donc posséder un espace réservé à ces outils et à ces instruments de manipulation classés par catégories d’intelligences. En fonction de l’activité d’apprentissage et du type d’intelligence à activer, l’enseignant fait une sélection de ces outils et les remet aux apprenants afin que ceux-ci les manipulent pour construire leur savoir suivant le processus inductif décrit plus haut.  Au nombre de ces instruments, on note, de la maternelle à l’enseignement secondaire, la pâte à modeler pour la fabrication des formes géométriques ou des parties d’organismes vivants, de même que les ciseaux, la colle (développement de l’intelligence kinesthésique), les CDs, radios et divers instruments de musique (développement de l’intelligence musicale), les livres, les textes, les papiers et cartons divers pour la créativité, les tablettes électroniques  (développement de l’intelligence linguistique), les objets représentant les copies des billet de banque et la monnaie, les bâtonnets, les objets de jeux et de manipulation en plastique ou en bois à l’image de ceux que l’on retrouve dans la pratique médicale comme les appareils pour  pression artérielle, les seringues, la trousse de soins (développement de l’intelligence logico-mathématique), les objets en bois ou en plastique représentant les formes géométriques diverses pour les activités de géométrie ou de constructions architecturales, les cartes géographiques (développement de l’intelligence visuo-spatiale), les jeux de société, les jouets tirés de l’environnement représentant la nature ou les systèmes mécaniques, le matériel de peinture (développement de l’intelligence naturaliste).

Si, à travers ces outils, la pratique pédagogique moderne cherche à s’adapter à chaque élève (et non l’inverse) en l’encourageant à travailler en classe avec son ou ses intelligences dominantes, la modification de l’organisation spatiale de la classe participe de la même dynamique. Ainsi, à la linéarité des bancs qui avait pour but d’orienter le regard de l’élève vers le professeur (alors considéré comme le maître du savoir dans l’école traditionnelle) se substitue une variation de positions : le professeur dispose les bancs en blocs de 3 ou 4, les élèves ne regardent pas tous dans la même direction, puisque chaque élève a son banc et la position de chaque table est fonction de l’activité à faire. Les salles de classe deviennent alors dynamiques pour favoriser l’interaction entre les élèves. Deux ou trois murs de la classe sont aussi utilisés, l’un pour le tableau, l’autre (celui de derrière par exemple) pour les projections vidéo ou la présentation des activités pédagogiques sur Powerpoint, etc.

3. DE LA PROFESSIONNALISATION DE L’ENSEIGNEMENT

 On peut observer que les stratégies de la pédagogie moderne présentées ci-haut conduisent tout droit à l’enracinement de l’enseignement dans divers domaines professionnels.  En effet, l’intérêt affiché par un élève à l’endroit d’une profession spécifique est en grande partie tributaire de sa relation aux outils de manipulation mis à sa disposition depuis la maternelle et l’école primaire ou secondaire pour activer son ou ses intelligences dominantes. Les outils de manipulation ne permettent donc pas seulement d’activer la réflexion et les intelligences. Ils sont surtout des vecteurs de la professionnalisation de l’enseignement, d’autant plus que chaque type d’intelligence activée correspond à une catégorie professionnelle spécifique, comme on peut le voir dans le tableau suivant :

  • Intelligence kinesthésique : menuisiers, chirurgiens, comédiens, sportifs;
  • Intelligence musicale : musiciens, chanteurs, traducteurs, professeurs de langue;
  • Intelligence linguistique : poètes, écrivains, journalistes, politiciens, conférenciers;
  • Intelligence logico-mathématique : informaticiens, scientifiques, médecins, financiers, statisticiens;
  • Intelligence visuo-spatiale : graphistes, géographes, dessinateurs, architectes, développeurs web;
  • Intelligence interpersonnelle : psychologues, travailleurs sociaux, commerçants;
  • Intelligence intra-personnelle : écrivains, chercheurs, inventeurs, philosophes;
  • Intelligence naturaliste : biologistes, botanistes, océanographes, archivistes, astrologues, agriculteurs;

CONCLUSION

L’éducation traditionnelle est centrée sur l’enseignant et est révélatrice de l’exercice d’un pouvoir qui met à mal l’éclosion du génie des jeunes élèves. Le professeur étant le maître de tout, l’enfant n’est pas préparé à la discussion participative. La pratique pédagogique moderne, quant à elle, met l’élève, dès la maternelle, au centre de ses activités d’apprentissage et favorise l’expression libre de ses idées. Elle est donc une initiation subtile à la participation citoyenne, à la vie en contexte démocratique.  Il est urgent que le Congo et l’Afrique se l’approprient pour favoriser à terme l’éclosion d‘une société libérée de toutes ses chaines.

Congo-PND 2018-2022 : un atelier pour faire le point des réalisations

La ministre du Plan, de la Statistique et de l’Intégration régionale, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, a lancé le 19 août, à Brazzaville, l’atelier d’évaluation du Plan national de développement (PND) 2018-2022.

 

Les résultats de l’évaluation, disponibles dans deux jours, entreront en ligne de compte dans l’élaboration du prochain PND 2022-2026, visant l’amélioration qualitative et quantitative de cet outil de performance de l’action gouvernementale.

En effet, adopté et promulgué en 2018, le PND 2018-2022 est mis en œuvre sur trois axes, à savoir le renforcement de la gouvernance aux plans administratif, économique, juridique, sécuritaire et politique ; la réforme du système éducatif, la formation qualifiante et professionnelle, en vue de valoriser le capital humain, enfin la diversification de l’économie, fondée sur les secteurs porteurs de croissance, notamment l’agriculture, le tourisme et l’industrie.

« Sa mise en œuvre durant quatre ans, sur tous les plans, a été mise à mal par une conjoncture adverse. Le cadrage macro-économique projetait la croissance pour 2019 à 2,2% pour 2020 à 4,6% et 2021 à 1,8% », a rappelé la ministre du Plan.

« Ces estimations ont été contrariées notamment par des cours mondiaux du pétrole en baisse depuis 2014, couplés à une production nationale non soutenue et la survenance de la pandémie de la covid-19 », a-t-elle souligné.

Congo : vers la création d’une une plateforme électronique de gestion des bourses

La relance du projet E-Bourses a été au cœur d’un échange entre la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, Edith Delphine Emmanuel, et l’équipe interministérielle en charge de la gestion dudit projet depuis 2012.

 

Dans la gestion des bourses d’études nationales et étrangères, le projet E-Bourses fournira aux étudiants des informations relatives aux campagnes, à la composition du dossier et aux critères d’éligibilité. Tout le système sera donc numérisé afin de faciliter le travail des demandeurs de bourses. « Il est souhaitable que les ministères en charge de l’Economie numérique, de la Réforme de l’Etat s’impliquent dans ce projet car la manipulation des données et l’utilisation de la monnaie électronique peut donner libre cours aux hackers », a déclaré la ministre Edith Delphine Emmanuel.

Un élargissement du spectre aux banques et autres acteurs permettrait de sécuriser cette plateforme, une fois opérationnelle, a-t-elle poursuivi. Les équipes techniques de la coordination de ce projet E-Bourses ont été invitées à préparer une feuille de route qui intégrera les aspects d’organisation et les stratégies pour l’opérationnalisation de ce projet dans un délai raisonnable.

En rappel, E-Bourses est un projet conjoint du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique ainsi que celui des Finances, du Budget et du Portefeuille public. L’échange sur la relance du projet E-Bourses intervient quelques jours après la tenue des travaux de la sous-commission des bourses ayant permis d’analyser 6 598 dossiers pour les étudiants congolais sur le territoire et 3 556 pour ceux qui sont à l’étranger. A l’occasion, la ministre en charge de l’Enseignement supérieur exhortait  les participants à réfléchir sur la manière dont l’Etat pourra résoudre le problème du cumul des arriérés de bourses pour éponger sa dette sociale envers les étudiants.