TEF Forum 2019: L’autonomisation des jeunes africains au cœur la 5ème édition

Du 26 au 27 juillet, Abuja, la capitale du Nigeria était l’épicentre entrepreneurial africain. Plus de 5000 participants venus de presque toute l’Afrique ont pris part durant ces deux jours à la cinquième édition du forum d’entrepreneuriat de la Fondation Tony Elumelu (TEF). Plusieurs panélistes de renom se sont succédé afin de partager avec les entrepreneurs leurs expériences, les encourager et dégager pour eux des pistes, qui les serviront pour la réussite de leurs différents projets.

22% de la population active africaine lance son business; selon des chiffres de la BAD, c’est le plus haut taux au monde. Néanmoins, « entreprendre n’est pas simple » comme l’a judicieusement souligné Dr Awele Elumelu, administratrice de la fondation et épouse de l’entrepreneur et philanthrope Tony Elumelu. Le défi est grand, mais l’énergie qui anime les entrepreneurs l’est tout autant. Comme le disait John Kennedy « quand il est dur d’avancer, ce sont les durs qui avancent ». Et cela, Dr Awele l’a soulevé en enjoignant aux entrepreneurs du plus jeune continent au monde de bâtir des empires, de les faire grandir, car selon elle les possibilités de développement en Afrique sont immenses. « Vous avez l’excellence en vous, le monde vous attend » lança-t-elle. Celui-là qui a créé la fondation, Tony Elumelu s’est lui-même prêté à un très long échange avec les entrepreneurs. « Nous avons besoin de connaître vos histoires, vos succès, vos échecs, les défis auxquels vous faites face. Nous n’allons pas juste vous donner des dollars, mais des expériences qui, assemblées vous permettront de vous réaliser » assure-t-il. Avant d’ajouter « Allez de l’avant, allez de l’avant, entreprenez et développer l’Afrique ».

Preuve que le forum est un rendez-vous très important, plusieurs chefs d’État avaient fait le déplacement pour y participer. Les présidents Macky Sall du Sénégal, Felix Tshisékédi de la RDC ou encore Paul Kagamé du Rwanda ont pris part à un panel consacré aux gouvernants avec le Premier ministre Ruhakana Rugunda de l’Ouganda et le vice-président du Nigéria Yemi Osinbajo. « Il est inhabituel pour des chefs d’État de se retrouver dans un panel du privé. Cela montre que l’Afrique est en mouvement. Mouvement irréversible. L’avenir de l’Afrique, ce sont les ressources humaines, nous devons former les jeunes dans l’entrepreneuriat afin de réduire le problème de l’emploi » s’est exprimé le président Macky Sall.

Afin d’aider les entrepreneurs, le président de la banque africaine de développement Akinwumi Adesina a suggéré avant la panel de clôture la création de banques qui leur seraient destinées, afin que l’Afrique puisse voler. « Il est temps! » s’est-il exclamé.

La santé pour tous

Elle a été l’objet d’un panel qui a rassemblé des directeurs d’organisations de santé, ainsi que des Premières dames dont celle du Mali, Keïta Aminata Maïga. Présidente de l’ONG Agir, la Première dame a reconnu qu’en dépit du fait que des actions sont menées, les objectifs ne sont pas encore atteints. Elle a par la suite résumé les réalisations de son ONG, plaider en faveur du planning familial, car selon elle, « tu as beau avoir des milliards, avec 30 enfants dans le monde d’aujourd’hui, c’est compliqué ».

Pont Route-Rail Kin-Brazza : la BAD en visite à Maluku

Une mission de préparation du projet de construction des voies de raccordement s’est rendue à Maluku, mercredi 10 juillet 2019.

La visite de la délégation conjointe Banque africaine de développement (BAD/Administration), en amont du fleuve Congo, s’inscrivait dans le cadre de la Mission de préparation du Projet de construction des voies de raccordement au pont route-rail (PRR) envisagé sur le fleuve entre Kinshasa et Brazzaville.

Constituée de Pierre Simon More Ndong, Ingénieur de Transport et Chef de mission, la délégation de la Banque Africaine de Développement (BAD), Augustin Karanga,  Anatole-Désiré Bizongo, Cheik Ould Sid’Ahmed et Gisèle Belem, respectivement Economiste de Transport, Ingénieur de Transport, Consultant en Infrastructures et Services de Transport et Spécialiste en Sauvegarde environnementale.

La délégation congolaise était conduite par Clément Mbikayi, Coordonnateur-adjoint du CSPP (Cellule de Suivi des Projets et Programmes financés par des Partenaires Techniques et Financiers de la RD Congo) du Ministère des Finances. Elle était constituée d’experts de la Cellule Infrastructures, du Ministère de Transport et Voies de Communication, et de l’Agence Congolaise Environnementale du Ministère de l’environnement et Développement Durable.

Financé à hauteur d’environ 50 millions de dollars américains, par la BAD sur des ressources du FAD 14 éligibles pour la RD Congo, le Projet de construction des voies de raccordement au pont route-rail sur le fleuve Congo est distinct du grand projet de pont route-rail qui nécessite encore bien des réglages.

Trois principales composantes sont  retenues dans le Projet de construction des voies de raccordement au PRR en préparation. Il s’agit des composantes Travaux,  Etudes et Gestion du projet.

La composante Travaux  comprend la construction et le bitumage de la voie de raccordement du PRR à la RN 43 sur une longueur d’environ de 6,8 km, la construction d’une galerie technique pour le passage de la fibre optique, l’aménagement d’un carrefour de quatre branches à la jonction du raccordement à la RN 43, la réalisation des études environnementales (EIES,  PGES, PAR (Plan d’Action de Réinstallation), la réinstallation des Personnes Affectées par le Projet (PAP), la sensibilisation à la sécurité routière et au respect de la charge à l’essieu.

Dans la composante Etudes, il est prévu de réaliser des études détaillées de la route de contournement du Grand Kinshasa.

La BAD promet 2 milliards de dollars au Congo

Les fonds promis par la  Banque africaine de développement comprennent une opération d’appui budgétaire dans le cas d’un programme soutenu par le Fond monétaire international.

L’approbation par le FMI du plan de sauvetage de la république du Congo -un pays surendetté- signe le retour des bailleurs dont la Banque africaine de développement (BAD) qui annonce un financement pour le pays d’Afrique centrale. L’accord avec le FMI est considéré par des observateurs comme une première, ouvrant une nouvelle voie dans les relations entre l’institution de Bretton Woods et les pays emprunteurs.

Le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé jeudi un plan de sauvetage de près de 449 millions de dollars pour le Congo. A la suite de cet accord, la Banque africaine de développement (BAD) devrait débloquer environ 2 milliards de dollars de financement pour le pays, selon les informations en provenance de l’organisme panafricain, basé à Abidjan en Côte d’Ivoire. Les fonds promis par la  BAD comprennent une opération d’appui budgétaire dans le cas d’un programme soutenu par le FMI, selon Ousmane Dore, directeur général du Bureau de développement régional de la BAD en Afrique centrale, qui s’est confié à l’agence Reuters.

«Ce sont des programmes indicatifs qui devraient être mis en œuvre d’ici 2019-2021, une fois que les projets seront fermement préparés et que les conditions de décaissement seront remplies», a-t-il déclaré.

Dans le cas du FMI -qui a ouvert la voie à un financement de la BAD- les négociations pour un plan de sauvetage ont duré deux ans. L’économie congolaise a subi de plein fouet la chute des prix du brut en 2014, poussant le niveau de la dette a 118% du PIB en 2017. Le FMI avait exigé du Congo d’assurer la viabilité de sa dette sur le long terme, condition préalable à un programme de crédit prolongé de trois ans.

Avant de conclure le plan de sauvetage, le Congo a du conclure un accord pour restructurer une partie de sa dette chinoise en avril. La dette congolaise auprès de la Chine s’élevait à 2,5 milliards de dollars en mars 2019. En contrepartie de son soutien au Congo par un programme spécial, le FMI a également exigé du pays une série de réformes visant à améliorer la transparence dans la gestion des ressources publiques, en particulier dans son secteur pétrolier caractérisé par une corruption endémique.

L’aboutissement des négociations entre le FMI et le Congo est observé avec intérêt par beaucoup d’autres pays africains très endettés et qui sollicitent l’appui de l’organisme financier. Le cas congolais est une première pour le FMI, qui apporte son soutien à un pays lourdement endetté auprès de la Chine notamment. Il intervient dans un contexte où plusieurs pays africains confrontés à une dette insoutenable résultant d’emprunts commerciaux, d’un essor des émissions d’euro-obligations et de plusieurs années de prêts chinois sur le Continent devraient également faire appel au FMI pour obtenir de l’aide au cours des prochaines années.

Malabo : ouverture de la 54ème assemblée annuelle de la BAD

La rencontre de Malabo est axée sur le thème central de l’intégration régionale pour la prospérité économique de l’Afrique.

Les travaux de la 54ème assemblée annuelle de la Banque africaine de développement (BAD) ont officiellement démarré ce mercredi à Malabo en présence des présidents Felix Tsisekedi de la République démocratique du Congo (RDC) et Teodoro Obiang Nguéma Mbasogo de la Guinée Equatoriale (pays hôte), a constaté l’envoyé spécial de Gabonactu.com

Teodoro Obiang Nguéma comblé de recevoir ses hôtes dans le centre des conférences de Sipopo, un complexe moderne et aux standards internationaux, avait également à ses côtés le roi du Lesoto, Letsi III, le Premier ministre d’Eswatini, ex royaume du Swaziland, Ambrose Mandvulo Dlamini.

La rencontre de Malabo est axée sur le thème central de l’intégration régionale pour la prospérité économique de l’Afrique

Selon le président du groupe de la BAD, l’intégration régionale de l’Afrique est le 4ème des cinq principaux piliers de développement du continent à savoir : éclairer et fournir de l’énergie à l’Afrique, nourrir l’Afrique, industrialiser l’Afrique, intégrer l’Afrique, et améliorer la qualité de vie des Africains.

Dans tous les discours officiels, une unanimité parfaite a été constatée sur la nécessité de réussir l’intégration de l’Afrique. La création de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLEC) qui entrera en vigueur en juillet prochain est perçue comme l’un des signaux forts de ce processus.

Selon M. Adesina, la ZLEC permettra à l’Afrique de réaliser un PIB combiné de 3 300 milliards de dollars ce qui est énorme. Les échanges intra-africains pourraient passés de 18% aujourd’hui à 55% d’ici 2035 grâce à la ZLEC, estime la BAD.

En Europe, les échanges inter européens ont atteint 70%, a rappelé le président du groupe de la BAD.

Pour réussir cette intégration, la BAD s’engage à poursuivre ses investissements massifs dans les secteurs des infrastructures notamment les routes, les chemins de fer, les ports et les aéroports. L’institution vante, à ce propos, le mérite d’avoir financé le pont entre le Sénégal et la Gambie (pont séné-gambie), le corridor de 1 000 km entre Addis Abéba (Ethiopie) à Mombasa via Nairobi (Kenya) ayant permis accroître le commerce entre les deux pays à 400%.

Dans les projets à venir, M. Adesina a énuméré le futur Pont route-rail entre Kinshasa (RDC) et Brazzaville au Congo dont les travaux démarrent en août 2020, le corridor entre le Congo Brazzaville à partir de Ouesso jusqu’à Ndjamena (Tchad) en passant par Bangui (Centrafrique)…

« Nous sommes pour l’intégration africaine », a déclaré le président de la Guinée Equatoriale dans son discours d’ouverture des travaux de Malabo. « Il faut renoncer à l’égoïsme national », a-t-il insisté sous les applaudissements de plus de 2 000 délégués à l’assemblée annuelle de Malabo.

L’économie à la Une de la presse congolaise

Les journaux congolais parus mercredi traitent essentiellement de l’économie, avec notamment le rééchelonnement de la dette du Congo vis à vis de la Chine, ses négociations avec le FMI et l’inauguration de la BEAC d’Oyo, au nord du pays.

« Congo-Chine : le parlement se penche sur l’accord de rééchelonnement de la dette », titre Les dépêches de Brazzaville, soulignant que le parlement congolais a entamé, hier à Brazzaville, sa session extraordinaire en vue d’approuver l’accord de restructuration de la dette conclu le 20 avril dernier à Beijing en Chine

Sur ce sujet, La Semaine africaine note que la coalition « publiez ce que vous payez » a qualifié cet accord d’« opaque » et demande d’y voir clair.

Sur les négociations avec le FMI, le Patriote renseigne que le programme économique entre le Congo et le FMI est imminent grâce à l’accord sur la restructuration de la dette du Congo envers la Chine qui venait d’être signé.

La patronne du FMI, Christine Lagarde, son conseiller au département Afrique et le président de la Banque africaine de développement (BAD) ont salué pour leur part cet accord, avant de souligner les efforts fournis par le Congo dans le cadre du désendettement du pays et de la bonne gouvernance.

Le Patriote fait également écho à l’inauguration par le président de la République de l’agence de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) d’Oyo, localité située à près de 400 km au nord du Congo dans le département de la cuvette.

La BEAC renforce ainsi sa présence à l’intérieur du pays avec cette inauguration, selon le journal.

Pont Brazzaville-Kinshasa : les travaux démarrent en 2020

L’annonce a été faite par le président de la Banque Africaine de Développement (BAD), Akinumi Adesina, le 12 mai à Oyo.

L’ouvrage coutera 660 millions de dollars américains. Il faut le noter, l’argent viendra de la plateforme d’investissement Africa 60 et de la BAD. Lors de son séjour à Oyo, le président de la BAD, Akinumi Adesina, a annoncé dimanche matin à Oyo-localité située à 400 km au nord de Brazzaville-le démarrage en août 2020 des travaux de construction sur le fleuve Congo du pont route-rail devant relier les capitales Brazzaville et Kinshasa.

« Le projet pont route-rail entre Brazzaville et Kinshasa est un projet important d’intégration, les travaux vont démarrer en août de l’année prochaine, pour un financement de 550 millions de dollars américains dont 210 millions de la BAD », a déclaré Akinumi Adesina, au cours d’une conférence de presse à la fin de son séjour de 24h à Oyo.

Pour rappel, le pont route-rail devant relier Brazzaville et Kinshasa, dont les études de faisabilité sont presque bouclées, est un vieux projet d’intégration de l’Union Africaine (UA), conçu dans le cadre du nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD).

Près de 4 km séparent les deux villes et un tel pont permettrait de relier Kinshasa au port en eau profonde de Pointe-Noire en une seule ligne ferroviaire.

Signature du contrat de financement entre la BAD et l’Office des routes

La Banque africaine de développement a accordé un financement de 78 millions de dollars américains pour la réhabilitation du tronçon qui relie Kinshasa et Bashamba et à la construction des écoles, hôpitaux et ponts.

Le contrat entre la Banque africaine de développement (BAD) et l’Office des Routes (OR) a été signé. Ce financement d’une valeur de 78 millions de dollars américains servira, non seulement à la réhabilitation de la chaussée, mais également à la construction des écoles, hôpitaux et ponts.

Bon à savoir, la route nationale no1 est l’épine dorsale de l’économie de la République démocratique du Congo, du fait qu’elle traverse les provinces de l’Ouest, à savoir le Kongo central, la ville de Kinshasa, le Kwango, le Kwilu ainsi que les provinces d’Est, dont le Kasaï central, le Kasaï-Occidental, le Kasaï, le Kasaï-Oriental, la Lomami, le Haut-Lomami, le Tanganyika, le Lualaba et le Haut-Katanga, soit plus de 3300 km.

La BAD entend doubler son portefeuille au Congo

Le directeur général adjoint de cet institut, Racine Kane, l’a annoncé le 11 mai à Brazzaville, lors de la mission de préparation du rapport d’achèvement du document stratégique pays pour la période 2013-2017.

La banque africaine de développement (BAD), ambitionne de doubler son portefeuille au Congo. Cela ne peut être possible que si l’engagement de collaborer demeure le même entre les deux parties, dans trois à quatre ans. Notons que l’enveloppe actuelle est de plus de trois cents millions de dollars.

L’augmentation du portefeuille devra non seulement servir à financer les activités du volet public mais également à renforcer la promotion du secteur privé. « Nous espérons pouvoir faire plus car, le Congo a de fortes potentialités. Si l’engagement est le même de part et d’autre, nous pourrons dans trois ou quatre ans, doubler le portefeuille du groupe de la BAD au Congo », a déclaré Racine Kane, le directeur général adjoint de la Banque africaine pour le développement (BAD) pour l’Afrique centrale.

Pour ce qui est du DSP 2013-2017, le rapport sera finalisé, d’après le directeur général adjoint de la BAD, au mois de juin. Ce travail consiste à apprécier les choix stratégiques qui avaient été faits et aussi l’efficacité et la pertinence des opérations qui ont accompagné la mise en œuvre de cette stratégie.

 « Nous sommes en train de voir comment améliorer l’efficacité de nos opérations, afin de les insérer dans la stratégie future qui couvrira la période de 2018-2022. Celle-ci s’alignera sur le plan national de développement en cours de finalisation », a dit Racine Kane.

Pont reliant les deux Congo: une réunion de mise au point sans la RDC

Les experts de la BAD, de la CEEAC et des ministres représentant le Congo-Brazza ont examiné, le 8 mai à Brazzaville, le projet concernant la construction du Pont-Route-Rail sur le fleuve Congo.

Un pont devant rallier les deux capitales congolaises est en vue. Les experts de la BAD, de la CEEAC et des ministres représentant le Congo-Brazza se sont retrouvés mardi 08 mai à Brazzaville pour une séance de travail. Il s’est agi d’examiner les différents aspects de cette réalisation. C’est un projet d’intégration sous régionale financés par la BAD et initiés dans le cadre du nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad).

Après avoir débattu sur les différents aspects, les trois parties présentes, en l’absence de la RDC, ont voulu donner une nouvelle impulsion à ce projet, en le confiant à Africa fifty, un fonds stratégique pour l’Afrique créé par la BAD pour financer les infrastructures dans la sous-région d’Afrique Centrale. Le but de ce fond sera de constituer un partenariat public-privé avec un partenaire qui sera choisi pour la construction de l’ouvrage.

Des contraintes pour le Pont-Route-Rail

La réunion de ce matin avait pour objectif de confier le projet Route-Rail à un développeur qui s’appelle Africa 50. Elle a pour mission de conduire ce projet jusqu’à sa bancabilité, en vue de constituer un partenariat public-privé avec un partenaire qui sera choisi pour la construction de l’ouvrage », a précisé le président du Comité technique interministériel brazzavillois, Oscar Otoka.

Le ministre brazzavillois Jean Jacques Bouya a indiqué qu’en dehors du pont Route-Rail à construire, il y a aussi les raccordements à prendre en ligne de compte, car aucun concessionnaire ne peut prendre une infrastructure non raccordée.

Quant à l’étude du Pont-Route-Rail entre le Congo et la République Démocratique du Congo, réside une complexité pour la réalisation du projet. En termes d’avancement, le choix du site imposé (Maluku) présente des contraintes physiques et particulières. Du point de vue de la topographie et géophysique, pas du tout facile, mais le Congo a décidé de le construire à cet endroit.

Du côté de la RDC, c’est encore pire car il faudrait affronter le relief et d’autres contraintes. Le consultant chargé de la question a proposé des pistes. Reste aux deux Etats de mettre les moyens conséquents, afin que ce projet intégrateur, dans le cadre de la facilitation des échanges sorte de terre. Un travail de communication est impérieux sur cette notion de juxtaposition qui semble ne pas être perçue par les uns et les autres.

Pour financer l’étude de ce projet, la BAD a accordé deux dons aux deux Etats et à la CEEAC à hauteur d’environ 8 millions USD. Ces dons ont été complétés par les fonds de contrepartie versés par les deux pays à hauteur de 2 088 099 USD.

Le pont, qui est un projet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), sera constitué d’une route pour automobile et de rail pour le chemin de fer Kinshasa-Ilebo.

Les autorités des deux pays s’étaient mis d’accord, en décembre 2013, sur le site où le Pont-Route-Rail sera érigé. Le site de Maluku, des deux côtés congolais, a été retenu pour ce projet.

Les deux Congo implanteront des zones économiques spéciales (ZES) sur les deux rives pour intensifier les échanges économiques grâce à cette infrastructure.

La réalisation du projet permettra de toucher trois piliers de cette démarche d’intégration sous régionale. Il renforcera la libre circulation des biens et des personnes entre les deux pays. Il conduira à une réduction de délais d’attente lors de la traversée du fleuve, d’un pays à l’autre.

Enfin, il améliorera la qualité des services de transport et réduira les coûts associés.

Par la suite, le groupe de travail a examiné un projet de construction d’une route sur plus de 1.200 km reliant Brazzaville à Ndjamena (Tchad) en passant la République démocratique du Congo (RDC) et Bangui (RCA). Il ressort de leurs échanges que cette route moderne, qui rentre dans le cadre de l’intégration sous-régionale, sera appelée « Corridor treize ».

La délégation de la BAD a été conduite par le chef de division de la région centre et ouest du département des transports et des technologies de l’information et de la communication, Jean Kizito Kabanguka. Il était accompagné de l’ingénieur des Transports en chef, Augustin Karanga et l’économiste des Transports, Jean Paterne Megne Ekoga. La délégation brazzavilloise, quant à elle, était composée des ministres de l’Aménagement et des Grands travaux, Jean Jacques Bouya, des Finances, Calixte Nganongo, du Plan, Ingrid Olga Ebouka Babackas, de l’Equipement et l’Entretien routier, Emile Ouosso, des Transports et de l’Aviation civile, Philippe Dimou.

La route reliant Brazzaville à N’Djamena va bientôt voir le jour

Ce projet de 1 200 Km a été examiné, le 8 mai à Brazzaville, au cours d’une séance de travail entre le gouvernement congolais et une délégation de la Banque africaine de développement (BAD).

La route reliant Brazzaville à Ndjamena (Tchad) passera par la République Démocratique du Congo, le projet a été pensé dans le  cadre de l’intégration sous-régionale. A en croire les résolutions des échanges entre le le gouvernement congolais et une délégation de la Banque africaine de développement (BAD), cette route sera appelée « Corridor treize ».

L’autre point à l’ordre du jour était le projet de construction du pont route-rail sur le fleuve Congo, reliant Brazzaville et Kinshasa, les deux capitales les plus rapprochées du monde. Les experts de la BAD, de la CEEAC et des ministres représentant le Congo ont décidé de confier la suite du projet au fonds Africa 50 qui est un fonds stratégique pour l’Afrique. Notons que pour financer l’étude de ce projet, la BAD a accordé deux dons aux deux Etats et à la CEEAC à hauteur de 5 millions d’UC soit environ 8 millions USD.

La délégation congolaise était composée des ministres de l’Aménagement et des Grands travaux, Jean Jacques Bouya, des Finances, Calixte Nganongo, du Plan, Ingrid Olga Ebouka Babackas, de l’Equipement et l’Entretien routier, Emile Ouosso, des Transports et de l’Aviation civile, Philippe Dimou. La délégation de la BAD quant à elle était conduite par Jean Kizito Kabanguka.

Kigali à l’heure de la ZLEC: pavillons et commerce interafricain

Le sommet historique de Kigali sur la Zone de libre-échange continental prévu ce 21 mars 2018, verra la participation que quelque 29 Chefs d’Etat. Niger, Ouganda, Tchad, Congo Brazzaville, Djibouti, RD Congo, Togo, Mauritanie, Gabon, Guinée, Sénégal, Kenya, Mali, Madagascar, Guinée Bissau, Mozambique, Nigeria, Burkina Faso, la République Centrafricaine, la Libye, les Comores, le Ghana, le Lesotho, la Gambie, la Somalie, l’Angola, le Zimbabwe et l’Afrique du Sud y seront représentés au top niveau. En outre, 16 autres pays enverront des délégués de haut rang. Les pays qui seront représentés par leurs Premier Ministres, Vice-Présidents ou Ministres des Affaires étrangères sont : Côte d’Ivoire, Seychelles, Maroc, Swaziland, Tanzanie, Bénin, Malawi, Maurice, Botswana, Cap-Vert, Égypte, Namibie, Sao Tomé, Tunisie, Soudan du Sud et Erythrée.

Cela signifie que plus de 45 pays pourraient signer l’accord, qui vise à faire de l’Afrique la plus grande zone commerciale du monde où les biens et services peuvent être échangés sans aucune restriction entre les États membres. A cette messe continentale, prendront part également la Secrétaire exécutive de la CEA, Vera Songwe, le Président de la BAD, Adesina Akinwumi, et le Secrétaire général du COMESA, Sindiso Ngwenya, le patron du NEPAD, Ibrahim Mayaki, l’Envoyé spécial du Fonds pour la Paix de l’Union africaine, Donald Kaberuka, l’ancien Président nigérian Olesegun Obasanjo et la Directrice exécutive du Centre du commerce international (CCI), Arancha González.

Une Conférence importante sur la Concurrence, les droits à la Propriété Intellectuelle, et les Investissements, précédera le Sommet mardi le 20 Mars. Elle a pour but de recueillir des contributions du Secteur Privé sur l’intégration des économies africaines. Y seront débattus des sujets liés à la diversification des produits africains de base, les opportunités pour un seul marché, l’emploi, l’autonomisation des femmes et des jeunes, la réduction du coût des affaires et le financement du commerce. La garantie d’un marché plus vaste et facile d’accès devrait stimuler les capacités de production des entreprises du continent, ce qui se traduira par d’autres avantages tels que la création d’emplois et l’augmentation des recettes fiscales pour le gouvernement.

La BAD promet une aide de 250 milliards au Congo

L’annonce a été faite le 20 février à Brazzaville, au cours d’une séance de travail entre le directeur général de la Banque africaine de développement (BAD) pour l’Afrique centrale, Ousmane Dore et la ministre du Plan, de la statistique et de l’intégration sous régionale, Olga Ghislaine Ebouka Babackas.

Le directeur général de la Banque africaine de développement (BAD) pour l’Afrique centrale, Ousmane Dore, a annoncé le 20 février à Brazzaville, au cours d’une séance de travail avec la ministre du Plan, de la statistique et de l’intégration sous régionale, Olga Ghislaine Ebouka Babackas, que son institution accordera une aide financière de 250 milliards de francs CFA pour permettre au Congo de relancer son secteur agricole.

La BAD entend apporter les projets d’investissements dans les secteurs de l’agriculture et des transports, précisément des infrastructures, a souligné Ousmane Dore.

Sur les zones agroindustrielles, il a laissé entendre que cette institution financière va accompagner le Congo dans l’exploitation de ces vastes espaces, pour la transformation des produits agricoles, tels que la banane, le manioc et le cacao. C’est Pour cette raison que cette institution financière africaine ambitionne dans le cadre du Plan national de développement (PND 2018-2022) de doubler son portefeuille à l’endroit du Congo, ce qui fait qu’il y aura nécessairement un projet pour le développement des chaines de valeur agricole. Ces plateformes permettront la création d’emplois pour la jeunesse.

S’agissant de la deuxième phase du projet national de transport financé par la BAD, elle est financée à hauteur à hauteur de 250 milliards de francs CFA. Cette somme va permettre la finalisation de ce programme.

Olga Ghislaine Ebouka Babackas a indiqué pour sa part que, de façon général, pour l’élaboration du Plan national de développement (PND 2018-2022), le Congo fait recours à ses différents partenaires au développement dont la BAD, afin d’apporter son expertise dans sa réalisation.

Le vice- président de la BAD, Célestin Monga, a notifié que l’objet essentiel de leur visite est de confirmer l’arrivée prochaine du président de la BAD au Congo.

La BAD œuvre en étroite collaboration avec d’autres institutions financières internationales, notamment avec le Fonds Monétaire international (FMI). C’est dans ce cadre que « nous accompagnons le dialogue que le Congo a avec le Fonds Monétaire international (FMI).», a –t- il relevé.

Célestin Monga a fait savoir que le Congo est un partenaire clé de la BAD, et qui dispose d’un potentiel illimité, des ressources humaines et des hommes et surtout des ressources humaines qui regorgeant des qualités intrinsèques, auxquelles il peut se servir pour être le locomotif non seulement niveau de l’Afrique centrale, mais aussi en Afrique. « Nous travaillons à ce que le Congo devienne rapidement un pays émergent », a-t- il poursuivi.

Le Cameroun et le Congo réceptionnent provisoirement un poste de contrôle unique frontalier

Une Commission mixte Cameroun, Congo et Ceeac, présidée par la Secrétaire générale adjointe de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Ceeac), Marie Thérèse Chantal Mfoula (photo), a procédé, le 18 janvier, à la réception provisoire du poste de contrôle unique frontalier (PCUF) de Ntam, en présence de l’entreprise chinoise Sinohydro Tianjin.

« A l’issue de la visite des lieux, la commission a constaté que les travaux ont été exécutés et achevés conformément aux conditions du marché et suivant les règles de l’art, nonobstant des légères malfaçons sur quelques ouvrages.», rapporte la Ceeac.

A cet effet, elle a prononcé la réception provisoire des travaux, sous réserve de la prise en compte de malfaçons sus évoquées, dans un délai de quatre semaines, soit au plus tard le 16 février 2018. Un procès-verbal a été élaboré, adopté et signé par les différents chefs de délégations composant la commission.

Le chef de la délégation de la Ceeac a exprimé sa profonde satisfaction à l’endroit des délégations du Congo et du Cameroun, pour avoir tenu ce pari de la construction du poste de contrôle unique frontalier, le premier du genre dans l’espace Ceeac (Cameroun, Congo, Gabon, RD Congo, Tchad, Guinée équatoriale, Sao Tomé, Centrafrique…).

Selon Mme Mfoula, ce poste facilitera les échanges commerciaux entre les deux Etats et renforcera le processus d’intégration régionale en Afrique centrale. Elle a ensuite exhorté l’entreprise Sinohydro Tianjin, à redoubler d’ardeur et d’ingéniosité, afin que les travaux de la deuxième phase soient une fois de plus de très bonne facture et les ouvrages, livrés dans les délais prescrits.

Le coût des travaux réalisés par l’entreprise Sinohydro Tianjin, s’élève à 4,36 milliards Fcfa pour un délai global de 21 mois. Le contrôle est assuré par la société Cira Ingenieurs Conseils pour un contrat fixé à 563, 05 millions Fcfa. 

Le poste frontalier intègre le projet d’aménagement de la route Ketta-Djoum (plus de 100 km), et de la facilitation du transport sur le corridor Brazzaville-Yaoundé, dont les travaux sont financés par la Banque Africaine de Développement (BAD).

Le Congo, le Cameroun et la Ceeac s’activent à faire en sorte qu’à l’horizon 2020, la liaison inter-capitale Brazzaville-Yaoundé soit entièrement bitumée et que la facilitation des transports soit opérationnelle sur cet axe.