Gaz à effet de serre : validation de l’inventaire des émissions du Congo

Les travaux de l’atelier de validation de l’inventaire national des gaz à effet de serre ont été ouverts le week-end dernier à Brazzaville par la ministre du Tourisme et de l’Environnement, Arlette Soudan-Nonault.

Ils s’inscrivent dans le cadre de la préparation de la troisième communication de la République du Congo à la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). L’objectif étant de finaliser et valider l’inventaire national des gaz à effet de serre.

« Les travaux qui s’achèvent ce jour marque une étape importante, non seulement dans le cadre de la préparation de la troisième communication nationale de notre pays, mais aussi dans le processus de révision de notre contribution déterminée nationale (CDN), laquelle, comme je n’ai cessé de rappeler, doit se fonder sur les conclusions de notre communication nationale », a déclaré la ministre Arlette Soudan Nonault.

Elle a estimé que les résultats de cet atelier « serviront de base pour les projections futures des mesures d’atténuation d’émissions des gaz à effet de serre tant pour la troisième communication nationale que pour la CDN en révision, projections qui inévitablement impliqueront des décisions d’ordre politique ».

Par ailleurs la ministre en charge de l’Environnement a souligné que les conclusions de cette rencontre vont aider à la prise « des décisions éclairées et permettront à notre pays d’honorer ses obligations vis-à-vis de la CCNUCC. ».

En vue de permettre d’utiliser à bon escient les résultats de cet inventaire national des gaz à effet de serre, elle a rappelé aux participants que les conclusions de cet atelier visaient à assurer un contrôle qualité des informations ou données utilisées dans chaque secteur avec la participation des fournisseurs de données ; développer les tendances historiques pour tous les secteurs ; finaliser les rapports sectoriels d’inventaire de gaz à effet de serre ; valider le rapport national avec toutes les parties prenantes nationales.

Notons que cet atelier a été organisé avec l’appui des États-Unis d’Amérique.

Congo : une sensibilisation sur la résistance aux antimicrobiens organisée à Pointe-Noire

La session de sensibilisation sur la résistance aux antimocrobiens s’est tenue à Pointe-Noire dans le cadre de la semaine mondiale pour un bon usage des produits contre les microbes.

La session a été placée sous la direction de N’kaya-Tobi, directeur général de l’élevage, qu’assistait Flore Mireille Mabika Bampoutou chargée de communication à l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation (FAO) au Congo.

Pour les organisateurs, l’objectif général de cette sensibilisation est d’attirer l’attention des décideurs, des prescripteurs et des communautés sur la nécessité de bien utiliser les antimicrobiens afin d’éviter le développement et la propagation des résistances. Spécifiquement, il s’agit d’organiser un atelier de lancement officiel du projet de coopération technique « Appui à la sensibilisation et à la gouvernance de la lutte contre la résistance aux antimicrobiens » ; une campagne de sensibilisation des décideurs, des praticiens de la médecine humaine et vétérinaire, les éleveurs ainsi que le grand public à la problématique de la résistance aux antimicrobiens ; des visites des élevages semi-industriels du secteur agroalimentaire ; une tribune télédiffusée sur la problématique de la résistance aux antimicrobiens.

Au cours de ces retrouvailles, les participants ont suivi une communication sur la résistance aux antimicrobiens développée par le Pr Esther Nina Ontsira Ngoyi et une autre sur la problématique de la résistance aux antimicrobiennes développée par Jean Ikolakoumou, coordonnateur national.

Congo : l’Union européenne entend apporter son appui aux agriculteurs

L’ambassadeur chef de délégation de l’Union européenne au Congo, Raul Mateus Paula, a promis le 4 décembre dernier l’appui de son institution au programme de renforcement des capacités des chaînes de valeurs agricoles nationales.

L’Union européenne entend soutenir les agriculteurs congolais. L’ambassadeur chef de délégation de l’Union européenne au Congo, Raul Mateus Paula a exprimé cette volonté de son institution en présence du coordonnateur national des réseaux et associations de la société civile œuvrant sur la gouvernance démocratique et électorale (Coraged), Céphas Germain Ewangui.

Le diplomate européen s’est félicité de l’amélioration du climat des affaires au Congo. Il a assuré que son institution va mobiliser un fonds de quinze millions d’euros pour soutenir la filière manioc en République du Congo.

« Nous travaillons sur le renforcement des capacités dissipées sur les nouveaux projets qui seront lancés. Nous avons des programmes de renforcement des capacités entrepreneuriales, pour soutenir la chaîne de valeurs dans l’amélioration du climat des affaires », a indiqué Raul Mateus Paula.

Après avoir visité la Maison de la société civile, l’ambassadeur chef de la délégation de l’Union européenne a fait savoir que beaucoup de travail restait à faire pour reformer le secteur de la société civile.

Il a souligné la nécessité d’une formation adéquate pour les membres de la société civile congolais et insisté sur la mobilisation des jeunes pour améliorer l’éducation, adapter les jeunes aux nouvelles réformes pour assurer la diversification de l’économie congolaise.

« Améliorer les capacités des organisations de la société civile, soutenir les ONG et la société civile fait partie des sujets auxquels l’union européenne travaille. Bien que la société civile connait des avancées significatives, elle a encore de nombreux défis à relever », a-t-il dit.

COP26 : le Congo et la Grande Bretagne échangent sur les préparatifs

Le sujet était au centre de l’échange par visio-conférence entre le ministre congolais du tourisme Arlette Soudan-Nonault, et le ministre britannique de l’Environnement, Lord Goldsmith Of Richmond Park.

La ministre du Tourisme et de l’Environnement, coordonnatrice technique de la commission climat du bassin du Congo (CCBC), Arlette Soudan-Nonault, s’est entretenue avec Lord Goldsmith Of Richmond Park, ministre britannique de l’Environnement, Alimentation et Affaires rurales par visio-conférence.

L’entretien entre ces deux personnalités a porté sur la problématique de l’opérationnalisation de la CCBC et de son instrument financier le Fonds bleu, la préparation de la COP26 qui se tiendra à Glasgow ainsi que la problématique des tourbières de la cuvette centrale.

La ministre Arlette Soudan-Nonault a saisi cette opportunité pour présenter à son homologue l’ambition des chefs d’État des pays membres de la CCBC pour concilier les changements climatiques et le développement économique, exprimée par la mise en place du Fonds bleu à l’initiative du président de la République, chef de l’État, président de la CCBC, Denis Sassou N’Guesso.

Quant aux préparatifs de la COP26 qui se tiendra à Glasgow, la coordonnatrice technique de la CCBC, a plaidé pour la prise en compte de la problématique de la CCBC dans l’agenda de ce grand rendez-vous planétaire.

A son tour, le ministre britannique a rassuré Arlette Soudan-Nonault de son implication personnelle afin que soit prise en compte la demande du Congo pour promouvoir le Fonds bleu qui les intéresse vivement.

Lord Goldsmith Of Richmond Park a souhaité également qu’une commission entre États soit mise en place pour un accompagnement par la Grande-Bretagne, en vue d’une gestion durable des tourbières situées au cœur des forêts du bassin du Congo, deuxième poumon écologique mondial.

Congo : plus de 4500 enseignants volontaires demandent le paiement de leur bourse

Certains d’entre eux ont exprimé leur mécontentement lundi 07 décembre 2020, devant les locaux du trésor public, à Brazzaville.

Les enseignants volontaires réclament le paiement de six mois d’arriérés de leur bourse. Lundi 07 décembre, ils étaient nombreux à avoir manifestés à Brazzaville, devant les locaux du Trésor public. Ces enseignants volontaires sollicitent le paiement des six mois de bourse leur permettant de survivre à leur lieu d’affectation.

Ce sont au total, quatre mille six cent soixante enseignants volontaires qui avaient été affectés dans les différentes localités du pays suite à un protocole d’accord. Un accord qui avait été signé le 27 septembre 2018, entre le gouvernement et la Coordination des diplômés des écoles professionnelles de l’enseignement. C’est du moins ce que confirme le secrétaire à la coordination, Bruno Christian Madila.

Selon lui, ledit protocole d’accord prévoyait une bourse chaque mois dont le montant n’a pas été révélé. Cette rémunération devait leurs permettre de survivre dans leurs localités où ils ont été affectés. Notons que c’est en 2019 pour les uns et 2020 pour les autres que ces enseignants ont été envoyés sur le terrain.

Le secrétaire aux questions juridiques de la coordination, Jivy Moufou, a martelé que parmi les doléances figurent également la situation de leur intégration à la Fonction publique. « L’Etat doit prendre ses responsabilités pour redorer le blason du système éducatif. Nous déplorons sa façon de faire. La situation d’intégration pose d’énormes problèmes et de temps en temps revenir à la menace de grève au moment où nous voulons lui rendre service ».

La manifestation organisée par les enseignants volontaires consistait à rappeler au gouvernement de respecter ses engagements consignés dans le cahier des charges. Précisons aussi que des correspondances ont été adressées à la hiérarchie pour justifier l’absence des enseignants volontaires dans les établissements jusqu’à nouvel ordre.

Kakamoeka : les sinistrés reçoivent des dons

Plusieurs familles vulnérables du village de Louvoulou, district de Kakamoeka, ont reçu des vivres de la part du ministre des affaires sociales.

Le dimanche 6 décembre 2020, la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Antoinette Dinga Dzondo a fait un don de vivres et autres aux sinistrés du village Louvoulou. « Ce que nous avons reçu nous réconforte, surtout les vivres en mois de décembre », a indiqué Jacqueline Pemba une des sinistrées ayant reçu le don.

Le 8 novembre dernier, en effet, une pluie diluvienne s’est abattue sur le village. Elle a occasionné la montée des eaux. Les habitations ont été inondées, les populations se sont retrouvées sans abri. C’est donc pour leur venir en aide que la ministre Antoinette Dinga Dzondo a apporté  cette aide humanitaire.

Congo-Interdiction de circuler à Brazzaville : les moto-taxis en colère

Les conducteurs sont soutenus par la société civile qui demande aux autorités de mettre simplement de l’ordre dans le secteur.

Le gouvernement congolais interdit au moto-taxis de circuler dans la ville de Brazzaville. Selon les autorités, cette décision va permettre la lutte contre les accidents et visant à limiter les contacts en cette période de lutte contre le Covid-19. Pourtant la mesure ne passe pas chez les conducteurs et la société civile.

Un conducteur de taxi-moto, casque de protection vissé sur la tête, avec un ou deux passagers dans son dos, en train de slalomer entre les voitures, cette image a quasiment disparu sur les principales artères de Brazzaville, tout comme dans les quartiers éloignés et difficiles d’accès.

Il faut le dire, les conducteurs sont soutenus par la société civile qui demande aux autorités de mettre simplement de l’ordre dans le secteur, plutôt que de supprimer une activité dans laquelle se retrouvent des diplômés sans emplois, des anciens membres et chefs de gangs et bien d’autres désœuvrés.

Notons qu’au moins 2 000 conducteurs à travers le pays sont touchés par la mesure gouvernementale.

Congo : les travaux de la voie d’accès à la mairie de Mfilou bientôt achevés

Le ministre de l’Aménagement, de l’Equipement du territoire et des Grands travaux, Jean Jacques Bouya, a visité le 3 décembre quelques chantiers.

« Nous avons visité cette route de Mfilou et nous pouvons dire que c’est un soulagement. On peut être sûr cette fois-ci que cette voie va être enfin achevée et ouverte à la circulation », a déclaré le ministre Jean Jacques Bouya.

Il a également visité les travaux de construction du marché Soukissa dans le cinquième arrondissement et de pavage des voiries urbaines au quartier Moukondzi-Ngouaka à Makélékélé qui s’exécutent dans le cadre du projet de développement urbain et de restructuration des quartiers précaires, sans oublier le chantier de la route de la corniche de Brazzaville.

A Soukissa, l’ouvrage est déjà assez avancé. Il est question de construire un bâtiment plain-pied, d’une architecture simple et moderne, totalement couvert et ayant une emprise au sol de près de 3850 m2.

Les travaux du marché Soukissa sont exécutés par l’entreprise Erico sous l’expertise du bureau de contrôle du bâtiment et des travaux publics. Ce marché sera doté de 648 tables en béton, 14 boutiques, deux boucheries, un restaurant, une bâche à eau de 50 mille litres, une citerne de mille litres, un réseau d’assainissement, un bloc d’infirmerie. Il sera livré le 31 janvier à en croire les experts.

Le chantier de pavage des voiries du quartier Moukondzi-Ngouaka sont exécutés par la société Stécole corporation. Pour cette première phase, onze rues sont concernées dont huit se trouvent déjà en chantier.

« Ce projet des quartiers dits précaires est exceptionnel et nous le partageons avec la Banque mondiale et les différentes collectivités notamment la maire de Brazzaville et celle de Pointe-Noire. C’est un projet participatif qui a un regard sur les quartiers précaires en les dotant des biens collectifs tels que les marchés. Ce sont des activités à haute intensité de main-d’œuvre. Les travaux sont en cours et l’assainissement se fait un peu partout. », a expliqué le ministre Jean Jacques Bouya.

Concernant le chantier de la route de la corniche de Brazzaville, il a fait savoir que « … les travaux se déroulent bien et sont de grande envergure. S’il n’y avait pas cette pandémie difficile on aurait pu finir en temps et avant la fin de l’année. Malheureusement, on va peut-être pouvoir tirer un tout petit peu en longueur en espérant finir d’ici le mois de février. L’entreprise est à pied d’œuvre et nous sommes satisfaits de ce que nous voyons ».

Dolisie : le gouvernement interdit la vente de la viande de brousse

Le Préfet du Niari (Sud), Baron Frédéric Bouzock est descendu sur le terrain pour s’assurer de l’effectivité de la mesure sur le terrain.

Les vendeurs de gibiers dans le département du Niari ont eu trois jours pour vider le marché central. C’est l’ultimatum que leurs a donné le préfet du Niari, Baron Frédéric Bouzock. Il a effectué une descente au marché central de Dolisie, accompagné des autorités de la force publique et des agents de la direction départementale de l’économie forestière du Nairi, pour faire respecter la décision du gouvernement sur la période de fermeture de la chasse sportive auprès des vendeurs des gibiers.

En République du Congo, toute activité de chasse, capture, transport et commercialisation des produits de la chasse sont temporairement arrêtés sur l’ensemble du territoire national, pendant la période allant du 1er novembre 2020 au 30 avril 2021.

L’objectif de la fermeture temporaire résulte de la volonté du gouvernement congolais en tant que garant de la gestion de la biodiversité, de permettre aux espèces fauniques du pays de se reproduire en vue de diminuer les risques de disparition de certaines espèces animales.

Notons que le Congo et le reste de la sous-région Afrique centrale connaissent ces derniers temps la recrudescence du phénomène de braconnage des espèces protégées. Les auteurs de ces actes sont des bandes armées bien organisées et entretenues par des réseaux mafieux internationaux de trafic illicite des produits de la faune sauvage.

Lutte contre les violences faites aux femmes : l’ACAS et l’UNESCO font de la sensibilisation leur cheval de bataille

À l’instar d’autres pays à l’échelle mondiale engagés dans la lutte contre les violences faites aux femmes, la République du Congo ne reste pas en marge de ce combat.

C’est en faveur de la lutte contre les violences faites aux femmes qu’une campagne de sensibilisation de 16 jours – 25 novembre au 10 décembre 2020 – a été mise sur pieds au Congo. L’initiative est de l’ l’Association congolaise pour l’assistance sociale (ACAS) et de l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO).

Ces 16 jours d’activisme sont aussi une occasion  pour le gouvernement congolais, les organismes internationaux et les acteurs de la société civile d’initier et maximiser les actions de sensibilisation, et de mobilisation contre les violences faites aux femmes et à la jeune fille.

Il faut le dire, les violences à l’égard des femmes continuent d’être un obstacle à la réalisation de l’égalité, au développement, à la paix et à la réalisation des droits fondamentaux des femmes et des filles.

Engagée en première ligne sur les questions du genre, l’Association congolaise pour l’assistance sociale organise une série d’activités sur le terrain dans les écoles…, qui consiste à assister les victimes et dénonciation des faits. Cette association distribue des prospectus relatifs à la lutte des violences faites à l’égard des femmes.

Pour aller plus loin dans ce combat et ses partenaires (UNESCO, gouvernement…) ont mis sur pied un spot de sensibilisation. Spot dans lequel plusieurs acteurs, leaders d’opinion invitent la communauté à s’engager dans la lutte afin d’inverser la tendance de ces pratiques  en République du Congo.

Yoan Ibiliki, président de l’ACAS lance un appel aux victimes. Elle leurs demande de briser le silence, de prendre la parole et dénoncer ces comportements déviants en appelant les numéros verts, 117 pour joindre la police, 1444 du ministère de la promotion de la femme et le 118 pour le compte des sapeurs-pompiers.  Des dispositions sont prises pour accompagner les victimes.

Bon à savoir, Outre l’UNESCO à ses côtés, l’ACAS mène ses actions avec l’apport du ministère de la santé, de  la promotion de la  femme et de l’intégration de la femme au développement, et  le Fonds des nations pour la population.