Congo : l’ONUDC présente son calendrier d’activités 2024

C’était à Brazzaville dans le cadre du projet intitulé « Renforcer la sécurité maritime et l’Etat de droit en mer dans le Golfe de Guinée ».

 

Le programme des activités de l’année 2024 de l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC), a été dévoilé dans la capitale congolaise. Le document prévoit entre autres, recrutement d’un binôme d’experts juriste et opérationnel pour la formulation d’un document de procédures opérationnelles standards harmonisées ; recrutement d’experts juridiques pour soutenir la réforme législative et de la tenue de l’atelier juridique pour réviser ou mettre à jour l’avant-projet de loi portant répression des infractions commises en mer.

Autres activités inscrit dans le calendrier 2024 de l’ONUDC, le renforcement des équipes d’enquête des Officiers de police judiciaire ; le déploiement d’un expert en maintenance flotte navale ; la tenue de l’atelier national de présentation des objectifs structure du projet document des Procédures opérationnelles standard (POS) harmonisée ainsi que l’atelier national de révision de l’ébauche du document POS.

Etaient présent à cet atelier de présentation du programme d’activités de l’ONUDC, les experts des représentants du comité interministériel de l’action de l’Etat en mer et dans les eaux continentales et ceux du Secrétariat permanent dudit comité.

AGL Congo célèbre la fête du Travail dans la ferveur

AGL Congo a pris part au défilé civil tenu à la place de la gare centrale de Pointe-Noire, organisé par la préfecture de Pointe-Noire à l’occasion de la fête du Travail. Un défilé qui a réuni un grand nombre d’entreprises publiques et privées et plus de 2 000 participants.

 

Les agents AGL Congo ont porté avec fierté les couleurs de leur entreprise, brandissant le nom de celle- ci sur un support où le logo était mis à l’honneur, pour marquer leur appartenance à l’entreprise. Après le défilé, les salariés ont pris part à un déjeuner offert par AGL Congo dans un restaurant de la place.

Henri LOEMBET BILLY, responsable des ressources humaines, a saisi l’opportunité de ce déjeuner pour encourager les collaborateurs à continuer à s’investir davantage dans l’amélioration continue de la qualité de travail délivrée aux clients et partenaires. Il a également détaillé l’ensemble des mesures mises en place par l’employeur pour le bien-être des employés ces cinq dernières années. Notamment l’aménagement des espaces de travail, la réorganisation des équipes, la promotion des nouveaux collaborateurs, la mise en application de convention collective revue plus avantageuse pour les collaborateurs.

AGL Congo est l’opérateur logistique multimodal de référence dans le pays. L’entreprise emploie plus de 500 collaborateurs et déploie des systèmes de management QHSE reposant sur des référentiels reconnus tels que l’ISO 9001, 14001 et 45001. L’entreprise met en œuvre une politique RSE au profit des familles des employés et de la population environnante.

TBC sensibilise sur l’impact des changements climatiques sur la santé

Le 2 mai 2024 à Brazzaville, Terminaux du Bassin du Congo (TBC) a organisé un Toolbox meeting (TBM) sous le thème « impact du changement climatique sur la santé et la sécurité au travail », afin de sensibiliser environ 42 collaborateurs et sous-traitants.

 

Au cours de cet atelier de sensibilisation, Ernych Fernandez KIBA NGASSAY, superviseur HSE à TBC, a montré le lien entre le changement climatique, la hausse des températures et les variations météorologiques. Il a également insisté sur les conséquences d’une exposition prolongée aux températures élevées sur la santé, et présenter les bonnes pratiques à adopter pour y faire face.

« Les effets du changement climatique sont visibles partout dans le monde. Nous œuvrons pour réduire l’impact de nos activités sur l’environnement avec le plan climat. Nous sensibilisons également nos collaborateurs sur la nécessité de préserver leur santé au travail en leur expliquant les dispositions idoines à prendre pour minimiser l’impact des changements climatiques sur leur santé et leur productivité. », a indiqué Ernych Fernandez KIBA NGASSAY, superviseur HSE à TBC.

Depuis 2023, TBC met en oeuvre le « plan zéro accident » axé sur les meilleures pratiques du secteur afin de garantir un environnement de travail sûr et sain. Ce plan est bâti sur 5 piliers fondamentaux à savoir : l’exemplarité des cadres au travers de leur engagement, le respect de 14 règles non- négociables créées par l’entreprise et adaptées à son contexte, la connaissance des dangers propres à chaque environnement de travail, l’identification de tous les dysfonctionnements sur le terrain et le partage des bonnes pratiques.

Fête du Travail : TBC célèbre ses collaborateurs et sous-traitants

Le 1er mai 2024, à l’occasion de la journée internationale des travailleurs, le personnel et sous-traitant des Terminaux du Bassin du Congo (TBC) ont célébré la fête du Travail à Brazzaville au cours d’une cérémonie festive.

 

Près de 100 collaborateurs étaient présents à cette cérémonie au cours de laquelle, les efforts consentis par le top management pour accompagner le développement des carrières du personnel et l’amélioration de leurs conditions de travail ont été mis en lumière.

« Depuis 2021, nous disposons d’une équipe HSE qui suit et fait appliquer les mesures de sécurité sur notre site. Le port des EPI a intégré nos habitudes. Nous sommes plus safe qu’il y a quelques années » explique Privat AKOLI, chef du personnel à TBC.

« Nous avons réorganisé les équipes et les espaces de travail. Cela a favorisé la promotion des collaborateurs et de meilleurs rendements. Nous continuons à œuvrer pour leur bien-être. Une nouvelle convention collective des entreprises de transport et assimilés plus avantageuse pour les collaborateurs a été récemment conclue et mise en application au 1er janvier 2024 » explique Christophe PUJALTE,
Directeur Régional AGL Congo/RDC/Angola.

Engagé dans une politique de modernisation du Port de Brazzaville, les Terminaux du Bassin du Congo (TBC) y assurent les opérations de manutention et d’acconage. L’entreprise, qui bénéficie de la forte expérience portuaire du réseau AGL, développe l’offre sur les corridors Pointe- Noire/Brazzaville/Kinshasa, Pointe-Noire/Brazzaville/Bangui et désenclave l’hinterland en fluidifiant le trafic fluvial des marchandises.

Fête du travail : plus de 150 employés de Congo Terminal défilent à la place de la gare

A l’occasion de la fête du Travail, le 1er mai 2024, plus de 150 employés ont arboré les couleurs de Congo Terminal lors d’un défilé civil organisé par la préfecture de Pointe-Noire au profit de plusieurs entreprises publiques et privées.

 

Les salariés ont ensuite partagé des moments festifs dans un espace avec vue sur mer. Les efforts consentis par la direction générale pour l’amélioration des conditions de travail, le bien- être des employés ont été mis en lumière par Aristide DJAWE, directeur des ressources humaines. Sandrine WAMY, directrice d’exploitation, a pour sa part encouragé le personnel pour le travail accompli en l’invitant à plus d’efforts.

Depuis la mise en concession du terminal à conteneurs de Pointe-Noire en 2009, grâce au savoir-faire et à l’engagement des équipes opérationnelles, les volumes manutentionnés sont passés de 200 000 EVP à plus de 1000 000 EVP à fin 2021. Un record repris en 2022 et 2023 et que Congo Terminal veut dépasser tenant compte des investissements supplémentaires réalisés dans les infrastructures, la formation du personnel et l’acquisition de nouveaux équipements. A fin 2023, l’entreprise a réalisé des investissements de plus de 400 millions d’euros

Congo : l’Ocla va délivrer des actes de naissance à plus de 6000 enfants

L’Observatoire congolais de lutte contre l’apatridie (Ocla) a lancé une campagne spéciale d’enregistrement et de délivrance des actes de naissance aux enfants apatrides.

 

Plus de six mille enfants vont recevoir les actes de naissance en République du Congo. Ce sera à travers une campagne spéciale d’enregistrement et de délivrance de ce document, qu’organise l’Ocla. Lancé à Djiri, dans le neuvième arrondissement, celle-ci s’inscrit dans le cadre de la lutte contre l’apatridie au Congo.

L’opération permettra d’enregistrer et de délivrer des actes de naissance aux enfants non déclarés à l’état civil et ne disposant pas de repère administratif. Pour cette campagne, rien que dans la ville de Brazzaville, l’Ocla va octroyer gratuitement des actes de naissance à plus de six mille enfants apatrides mais la demande reste croissante.

Après Brazzaville, l’Ocla va déployer le mois prochain une mission express dans la partie septentrionale.

Notons tout de même que l’organisation a déjà implanté ses antennes à Bétou, dans le département de la Likouala; à Gamboma, dans les Plateaux; à Sibiti, dans la Lékoumou; à Dolisie, dans le Niari; et à Pointe-Noire. Très bientôt, il mettra le cap sur Ouesso, dans la Sangha; Owando, dans le département de la Cuvette avant de couvrir l’ensemble du territoire national.

Congo : le Conseil des ministres adopte le projet de loi portant création de l’ACAM

L’Agence congolaise des affaires maritimes (ACAM), pourrait succéder à la Direction générale de la marine marchande.

 

Le projet de loi a été présenté mercredi 08 mai, lors du conseil des ministres par Honoré Sayi, ministre des Transports, de l’aviation civile et de la marine marchande. L’ACAM pourrait remplacer la Direction générale de la marine marchande (DIGEMAR), créée en 1987.

Le projet viendra répondre à la volonté du gouvernement de moderniser le secteur maritime et de s’aligner sur les normes internationales en matière de navigation, de sécurité et de certification maritimes. L’ACAM va également répondre à un besoin important de mobilisation des ressources humaines, financières et matérielles pour dynamiser le secteur.

L’audit avait été réalisé en 2018 par l’Organisation maritime internationale (OMI).

Compte rendu du Conseil des ministres du mercredi 8 mai 2024

Le Conseil des ministres s’est réuni le mercredi 8 mai 2024 au Palais du peuple, sous la très haute autorité de son excellence, M. Denis Sassou N’Guesso, président de la République, chef de l’Etat.

Douze affaires étaient inscrites à son ordre du jour, soit :

– Un projet de loi au titre du ministère des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande ;

– Un projet de loi et deux projets de décret au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique ;

-Trois projets de loi au titre du ministère du Budget, des Comptes publics et du Portefeuille public ;

-Un projet de décret et une communication au titre du ministère de l’Economie et des Finances ;

-Deux projets de décret au titre du ministère de la Jeunesse et des Sports, de l’Education civique, de la Formation qualifiante et de l’Emploi ;

-Une nomination au titre du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale.

I/- Ministère des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande

Invité par le président de la République à prendre la parole, M. Honoré Sayi, ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande, a soumis à l’examen des membres du Conseil des ministres un projet de loi portant création de l’Agence congolaise des affaires maritimes (Acam). Le code de la marine marchande et la création des services de la marine marchande, il y a une soixantaine d’années, prouvaient la volonté de notre pays de développer les services portuaires, maritimes et connexes et, ainsi, de porter le plus haut possible le pavillon congolais.

Devenus la direction générale de la marine marchande en 1987, les services concernés ont mis en évidence la volonté du gouvernement de moderniser le secteur et de répondre aux besoins d’adaptation prescrits au niveau international.

La mise en œuvre des réformes induites, inspirées des conventions internationales ainsi que du code de la marine marchande de la Cémac, a concerné des domaines aussi divers que la sécurité et la certification maritimes, les droits et taxes maritimes, la formation des personnels des académies maritimes, etc.

Ce développement a été cependant freiné par des insuffisances diverses, en termes de ressources humaines, financières et matérielles.

Un audit mis en œuvre en 2018 par l’OMI a déploré l’absence de stratégie maritime nationale, et a pointé un certain nombre de pistes de développement de l’économie maritime. L’importance des ressources humaines, matérielles et financières à mobiliser est telle qu’elle justifie amplement la création, sur les cendres de la direction générale de la marine marchande, d’un établissement public à caractère administratif dénommé « Agence congolaise des affaires maritimes », structure capable de redynamiser les actions dans ce secteur et de finaliser les réformes, en conformité avec les exigences de la communauté internationale.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi portant création de l’Acam. Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption.

II/- Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique

Invitée par le président de la République à prendre la parole, Mme le Pr Delphine Edith Emmanuel, née Adouki, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, a soumis à l’examen des membres du Conseil trois projets de texte ; le premier est un projet de loi portant création du centre multiservices de valorisation des bioressources.

Il s’agit là d’une des composantes du projet d’appui à la modernisation de l’enseignement supérieur (AMES) financé par l’Agence française de développement à hauteur de 7 millions d’euros. Située dans l’enceinte de l’Université Marien-Ngouabi, cette structure permettra d’élargir l’offre de formations professionnelles et mettre des services de proximité à la disposition des entreprises.

Seront concernés par cet outil de modernisation du système d’enseignement supérieur qu’est le projet AMES : le financement compétitif de projets de recherche et de formation ; l’amélioration de la qualité des formations et des résultats de la recherche et de l’employabilité des diplômés ; la valorisation des bioressources ; la redynamisation des partenariats et des coopérations scientifiques avec notamment l’appui d’institutions françaises de recherche et de formation.

Ce centre, dont les ressources proviendront aussi bien de l’Etat que de ses recettes propres, aura pour missions : de soutenir les travaux de recherche appliquée des étudiants et doctorants ; de fournir des formations de qualité pour les futurs ingénieurs du secteur agroalimentaire ; de valoriser les ressources naturelles ; de stimuler la transformation des bioressources en encourageant l’entrepreneuriat, la création de recettes innovantes et de qualité adaptées au marché national.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi portant création du centre multiservices de valorisation des bioressources. Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption.

Poursuivant son propos, la ministre Emmanuel a présenté un projet de décret portant organisation des études universitaires en République du Congo, dans le cadre du système LMD (« Licence, master, doctorat »). Elle a précisé à l’attention des membres du Conseil que ce système désigne l’ensemble des mesures qui modifient le système d’enseignement supérieur, pour l’adapter aux standards internationaux et modifie l’organisation des études supérieures dans les universités et établissements d’enseignement supérieur.

Fruit de la volonté politique des chefs d’Etat de la Cémac, exprimée en 2005, de constituer un espace commun d’enseignement supérieur, de recherche et de formation professionnelle, cette réforme a été introduite à l’Université Marien-Ngouabi en 2009 puis a été étendue à tous les établissements d’enseignement supérieur publics et privés.

C’est le principe de cette extension à tous ces établissements qui est consacré par le projet de décret examiné ce jour par le Conseil.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant organisation des études universitaires en République du Congo, dans le cadre du système LMD.

La ministre Emmanuel a, in fine, soumis à l’examen du Conseil un projet de décret portant application de la libre circulation et l’établissement pour la création d’un établissement privé d’enseignement préscolaire, primaire, secondaire, supérieur ou professionnel par un ressortissant d’un Etat membre de la Cémac établi en République du Congo.

Fondée sur le principe de la libre circulation des biens, des services, des capitaux et des personnes, l’Union économique de l’Afrique centrale (UEAC), le projet de décret soumis à l’examen des membres du Conseil des ministres est pris en application d’une directive des chefs d’Etat du 28 décembre 2021 qui autorise la libre circulation et l’établissement pour la création d’un établissement privé d’enseignement préscolaire, primaire, secondaire, supérieur ou professionnel par un ressortissant d’un Etat membre établi sur le territoire d’un autre Etat membre de la Cémac.   Le texte a pour objet de faciliter la libre circulation des ressortissants Cémac dans un autre pays de la Cémac, pour les raisons évoquées.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant application de la libre circulation et l’établissement pour la création d’un établissement privé d’enseignement préscolaire, primaire, secondaire, supérieur ou professionnel par un ressortissant d’un Etat membre de la Cémac établi en République du Congo.

III/- Ministère du Budget, des Comptes publics et du Portefeuille public

Invité à son tour par le chef de l’Etat à prendre la parole, M. Ludovic Ngatsé, ministre du Budget, des Comptes publics et du Portefeuille public, a soumis trois projets de textes à l’examen du Conseil. Le premier d’entre eux est un projet de loi portant réglementation des jeux de hasard et d’argent.

Longtemps considérés comme un divertissement, ces jeux deviennent de plus en plus une véritable activité économique et génèrent d’importantes recettes fiscales. Cette réalité met cependant au jour des risques de criminalité en bande organisée, ayant amené les pays du monde à réglementer et encadrer cette activité.

Au Congo, le secteur, constitué d’établissements de paris hippiques et de paris sportifs, de casinos et de maisons de jeux, connaît un véritable vide juridique, susceptible de générer des abus de plusieurs ordres : non-protection des mineurs ; refus des tenanciers de s’acquitter de leurs obligations fiscales, au détriment des recettes légitimes attendues par l’Etat ; troubles à l’ordre public ; risques de développement d’activités prohibées par la loi et la morale, etc.

Le projet de loi soumis au Conseil va doter notre pays d’un cadre législatif adéquat qui encadrera ces activités et permettra de se prémunir des risques évoqués.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi portant réglementation des jeux de hasard et d’argent. Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption.

Poursuivant son propos, le ministre Ngatsé a soumis à l’attention des membres du Conseil un projet de loi portant création de l’autorité de régulation des jeux de hasard et d’argent. Créée sous la forme d’un établissement public à caractère administratif et placée sous la tutelle du ministre en charge du Budget, cette structure aura pour mission de sécuriser le secteur des jeux de hasard et d’argent dont la réglementation sera adoptée concomitamment.

Permettant de protéger le pays du risque de prolifération de machines à sous clandestines familières aux organisations mafieuses, l’autorité de régulation sera également chargée d’encadrer le secteur le plus délicat, celui des jeux en ligne, qui peut exposer au risque de blanchiment d’argent et de financement éventuel d’actes pouvant porter atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l’Etat.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi portant création de l’autorité de régulation des jeux de hasard et d’argent. Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption.

Enfin, le ministre Ngatsé a soumis à la sagacité des membres du Conseil un projet de loi portant charte des établissements publics à caractère administratif. Ce projet s’inscrit dans le cadre de la réforme d’ensemble des établissements publics qui doit consacrer un nouveau cadre juridique et institutionnel adapté.

Les établissements publics à caractère administratif (EPA) sont une technique d’organisation de l’action publique. Ils sont créés dans des domaines très divers. Il s’agit ici de prendre en compte les principes de redevabilité, de transparence, de performance, mais également les obligations liées au basculement du budget en mode programme ainsi que la nécessaire transposition des directives communautaires en droit national.

Contrairement aux établissements publics à caractère industriel et commercial, qui ont la forme d’entreprises publiques depuis la loi de 1981, les EPA n’avaient jusqu’ici pour fondement que l’article 125 tiret 11 de la Constitution du 25 octobre 2015 ; la loi en examen a donc pour objet de doter les EPA nationaux et locaux d’un cadre juridique spécifique en vue d’augmenter leurs performances.

Il s’agit de fixer les règles relatives au patrimoine, au budget, à la fusion, à la scission, au transfert d’activités, à la dissolution et à la liquidation des EPA ; les dispositions de la loi permettent également de moderniser l’organisation et le fonctionnement des organes des EPA et de déterminer les règles de nomination et la nature des mandats de dirigeants de ces organes.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi portant charte des établissements publics à caractère administratif. Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption.

IV/- Ministère de l’Economie et des Finances

Invité par le président de la République à prendre la parole, M. Jean-Baptiste Ondaye, ministre de l’Economie et des Finances, a soumis aux membres du Conseil un projet de décret portant approbation des statuts de la caisse congolaise d’amortissement. Créée en 1971, la Caisse congolaise d’amortissement (CCA) des emprunts souscrits par le Congo a connu des évolutions de son cadre législatif et règlementaire avec, notamment, l’introduction des dispositions communautaires de la Cémac.

Gérée sur la base d’une organisation provisoire datant de 1983, devenue entretemps obsolète, la caisse a été réinstituée par la loi n°2-2024 du 8 février 2024, complétée par le décret n°2024-99 du 6 mars 2024 portant attributions et organisation de la direction générale du trésor qui fixe les compétences partagées par ces deux administrations dans la gestion de la dette publique.

Le projet soumis aux membres du Conseil vise à améliorer le cadre organisationnel et opérationnel de la caisse congolaise d’amortissement. Il s’agit également de compléter le dispositif de gestion de la dette publique et des dépôts des divers organismes publics confiés à la CCA. Enfin, ce recadrage organisationnel doit s’inscrire dans les principes de la loi de 2024 réinstituant la CCA.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant approbation des statuts de la caisse congolaise d’amortissement.

V/- Ministère de la Jeunesse et des Sports, de l’Education civique, de la Formation qualifiante et de l’Emploi

Prenant la parole après y avoir été invité par le président de la République, M. Hugues Ngouélondélé, ministre de la Jeunesse et des Sports, de l’Education civique, de la Formation qualifiante et de l’emploi, a soumis deux textes à l’examen des membres du Conseil.

Le premier est un projet de décret portant attributions, organisation et fonctionnement du programme « Corps des jeunes volontaires du Congo ». Notre pays a ratifié le 22 octobre 2010 la charte africaine de la jeunesse. Celle-ci prévoit la création d’un Corps de jeunes volontaires au sein de chacun des Etats membres de l’Union africaine. Ainsi, la loi du 12 avril 2021 a institué le Corps des jeunes volontaires du Congo.

Le texte soumis au Conseil ce jour est donc le texte d’application permettant de rendre opérationnel le corps des volontaires, dont la vocation est de stimuler la vulgarisation, la promotion du volontariat et le déploiement des volontaires sur l’ensemble du territoire national au bénéfice de notre jeunesse.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant attributions, organisation et fonctionnement du programme « Corps des jeunes volontaires du Congo ».

Le second texte présenté par le ministre Ngouélondélé est un projet de décret fixant les attributions, la composition et le fonctionnement de la commission interne de conciliation du programme « Corps des jeunes volontaires du Congo ».

Dans le cadre de la ratification de la charte africaine de la jeunesse précitée, ainsi que de loi de 2021 portant institution du Corps des jeunes volontaires au Congo, il est prévu un organe de règlement des litiges qui pourraient survenir. L’activité de volontariat étant dérogatoire au code du travail ainsi qu’au statut général de la fonction publique, un organe d’arbitrage est institué pour gérer les litiges ou différends émanant de ladite activité.

Ainsi, les litiges individuels nés de l’exécution du contrat de volontariat sont préalablement et obligatoirement soumis à une commission interne de conciliation, avant toute saisine des tribunaux.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret fixant les attributions, la composition et le fonctionnement de la commission interne de conciliation du programme « Corps des jeunes volontaires du Congo ».

VI/- Communication

Enfin, le Conseil des ministres a suivi une communication. Présentée par M. Jean-Baptiste Ondaye, ministre de l’Economie et des Finances, elle était relative à la participation de la délégation congolaise aux réunions de printemps 2024 du Fonds monétaire international (FMI) et du groupe de la Banque mondiale à Washington (Etats-Unis), du 15 au 20 avril 2024.

Conduite par le ministre de l’Economie et des Finances, la délégation congolaise était notamment composée de Mme Ghislaine Ingrid Olga Ebouka-Babackas et de M. Ludovic Ngatsé, respectivement ministres du Plan et du Budget, ainsi que de M. Serge Mombouli, ambassadeur du Congo aux Etats-Unis.

Le Congo a pris part aux rencontres multilatérales statutaires, notamment avec Mme Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI.

Les relations avec l‘ensemble des autres institutions de Bretton Woods ont fait l’objet de diverses rencontres, notamment avec M. Ousmane Diangana, vice-président de la Banque mondiale, rencontres auxquelles M. Jean-Jacques Bouya, ministre d’Etat, ministre de l’Aménagement du territoire, des Infrastructures et de l’Entretien routier a ponctuellement pris part.

Ces contacts, complétés par diverses rencontres bilatérales, ont permis à la délégation congolaise de faire un tour d’horizon de l’actualité économique et financière mondiale et de s’imprégner des défis du moment. Il en ressort de nombreux enseignements quant à la poursuite des réformes à mener par notre pays.

Les membres du Conseil ont pris bonne note de ces informations. Le président de la République, chef de l’Etat, son excellence M. Denis Sassou N’Guesso, a invité le gouvernement à poursuivre avec la résolution qui le caractérise la mise en œuvre des réformes et l’exécution du programme, dont la Facilité élargie de crédit est l’élément essentiel, avec en point de mire la très prochaine 5e revue du FMI prévue en ce mois de mai 2024.

Après avoir souligné le fait que les pouvoirs publics disposaient à présent de tous les outils d’appréciation de la situation, fruit de la large consultation menée depuis plusieurs semaines, le président de la République a instruit le Premier ministre et les membres du gouvernement de finaliser le programme en faveur de la jeunesse, en vue de sa présentation et de son adoption lors de la tenue très prochaine d’une réunion du Conseil des ministres consacrée à cette problématique.

VII/- Nomination

Enfin, et au titre des mesures individuelles, le Conseil des ministres a procédé à une nomination au titre du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale.

Est nommée :

Présidente du conseil d’administration de la Caisse d’assurance maladie universelle : Mme Yvonne Valérie Yolande Voumbo Matoumona, née Mavoungou, docteur en médecine, maître de conférences agrégée en santé publique.

Plus rien n’étant inscrit à l’ordre du jour, le président de la République a clos la réunion et levé la séance.

Commencée à 10h00, la réunion du Conseil des ministres a pris fin à 13h15.

Fait à Brazzaville, le 8 mai 2024

Le ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement,

Thierry Lézin Moungalla

Enseignement supérieur : le Congo adopte le système LMD

Le système Licence, Master, Doctorat (LMD) a été approuvé au cours de la tenue mercredi 08 mai, du Conseil des ministres.

 

La ministre en charge de l’enseignement supérieur, Edith Emmanuel Adouki, a présenté mercredi 08 mai dernier, le système LMD. C’était au cours du Conseil des ministre présidé par le président de la République Denis Sassou N’Guesso.

La réforme vise à harmoniser l’enseignement supérieur avec les normes internationales et à remodeler l’organisation des études dans les universités et établissements d’enseignement supérieur. Le projet de décret portant organisation des études universitaires dans le cadre du système LMD a été approuvé par le Conseil des ministres.

Initialement introduit à l’Université Marien Ngouabi en 2009, le système LMD va désormais s’étendre à tous les établissements d’enseignement supérieur, publics et privés, de la République du Congo.

Rappelons que cette réforme est fruit de la volonté politique des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire et l’Afrique centrale (Cemac) exprimée en 2005. L’objectif est d’harmoniser l’enseignement supérieur avec les normes internationales.

Congo : les ministres adoptent le projet de loi sur la réglementation des jeux de hasard

Ils étaient réunis mercredi 08 mai, dans le cadre du Conseil des ministres présidé par le chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso.

 

Le Conseil des ministres vient d’approuvé le projet de loi portant réglementation des jeux de hasard et d’argent. Ledit projet a été présenté à l’assistance par Ludovic Ngatse, ministre du Budget, des comptes publics et du portefeuille public.

La République du Congo faisant face à des défis importants dans ce domaine, notamment en ce qui concerne la protection des mineurs, la collecte des taxes, ainsi que la préservation de l’ordre public. Le projet de loi vise à mettre en place un cadre législatif solide pour encadrer ces activités et éviter les abus.

Les ministres ont reconnu l’urgence d’une réglementation appropriée dans ce secteur en plein essor. Le texte sera désormais soumis au Parlement pour examen et adoption.