RDC : la population de la cité de Bukama plongée dans le noir

Depuis deux semaines, la coupure d’un câble moyenne tension sur le tronçon Bukama-Luena a plongé la ville dans le noir.

 

La cité de Bukama, territoire du même nom (Haut-Lomami) est plongée, depuis deux semaines, dans le noir à la suite de la coupure d’un câble moyenne tension sur le tronçon Bukama-Luena.

« Jusqu’à présent nous sommes dans le noir. C’est ainsi que nous demandons aux autorités de la SNCC de s’y impliquer afin que nous puissions avoir de l’énergie électrique.  Et comme nous continuons à être dans le noir les inciviques peuvent aussi profiter de cette obscurité pour faire ce qu’ils veulent », a-t-il souligné.

Le président de la société civile locale, Augustin Monga a expliqué que cette coupure était due à la remise de la ligne sous tension caténaire. Il redoute que ce câble et deux poteaux, encore couchés par terre, soient endommagés en cas du passage du train marchandises de la Société nationale des chemins de fer (SNCC).

Congo : une conférence-débat sur l’impact et l’avenir de la langue française en Afrique

Des échanges ont tourné autour de l’apport de la langue française dans le développement, le manque d’attractivité par rapport aux langues comme l’anglais ou le chinois.

 

L’association le Réseau des villes et villages amis de la Francophonie en partenariat avec la jeunesse francophone congolaise a organisé, le 31 octobre, à Brazzaville une conférence- débat. Celle-ci portait sur le rôle de langue française ainsi que l’impact et l’avenir de la francophonie en Afrique, en général, et au Congo, en particulier.

Cette activité a coïncidé avec l’inauguration, le 29 octobre, par le président français, Emmanuel Macron, de la cité internationale de la langue française, en France. Durant la rencontre, il était question d’échanger sur l’avenir de la langue française, ses avantages, sa diversité mais également ses limites. « Le français est une langue d’opportunité. Certes elle est menacée, mais nous devrons le promouvoir. Le français n’est plus une particularité de la France, mais plutôt une langue universelle. Déjà, les locuteurs francophones sont plus nombreux en Afrique, évitons l’amalgame entre le français comme langue et la France en tant que nation », a signifié Vanessa Lebeka, un des animateurs de la conférence.

Des échanges ont, en effet, tourné autour de l’apport de la langue française dans le développement, le manque d’attractivité par rapport aux langues comme l’anglais ou le chinois, le non développement des pays francophones, la conciliation entre le français et les langues locales, la concentration de l’usage du français uniquement dans les grandes agglomérations et bien d’autres.

La conférence a été co-animée par Vanessa Lebeka pour le compte du Réseau des villes et villages amis de la Francophonie puis Chelvie Darfie Ngouloubi, membre de la jeunesse francophone congolaise. Elle s’est déroulée sur le thème « Massolo : le français, notre langue, notre affaire ».

Congo : Presight ai ltd poursuit son projet de transformation numérique

Le sujet était au centre de la rencontre entre le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique, Léon Juste Ibombo et une délégation de la société « Presight ai ltd ».

 

Le ministre Léon Juste Ibombo a reçu une délégation de la société « Presight ai ltd » conduite par Sheik Hosenbocus, directeur du développement des affaires, ce jeudi 02 novembre 2023. Les échanges portaient sur le suivi du protocole d’accord signé entre les deux parties en 2022.

Cet accord s’inscrit dans le cadre de l’opérationnalisation du Plan national de développement ( PND 2022-2026). Il a pour but de favoriser la transformation numérique du secteur public ainsi que d’accompagner le Congo dans l’implémentation des différents projets liés audit domaine en combinant compétences, efforts et connaissances afin d’atteindre les objectifs fixés dans le Plan Congo Digital 2025.

« le processus est en train de progresser et on aimerait commencer les travaux au début de l’année prochaine », a expliqué Sheik Hosenbocus.

Congo : la Fécofoot sollicite un sélectionneur intérimaire pour les Diables rouges

Celui-là devra dirigera l’équipe nationale de football pendant les deux prochaines journées des éliminatoires de la Coupe du monde 2026 zone Afrique.

 

Qui remplacera Paul Put ? Le contrat du sélectionneur belge a pris fin, lui qui avait pout mission de de qualifier le Congo à la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations qui se jouera l’an prochain en Côte d’Ivoire.

Le Congo sera reçu le 17 novembre par la Zambie lors de la première journée. Trois jours après pour le compte de la deuxième journée, les Diables rouges seront face à l’Erythrée. La Fédération congolaise de football (Fécofoot) demande la nomination d’un entraîneur intérimaire qui dirigera les Diables rouges. Demande faite au cours de sa session du Comité exécutif tenue le 31 octobre, une réunion de concertation avec le ministre des Sports.

Au cours de la réunion, la Fécofoot a procédé au dépouillement des dossiers reçus suite à l’appel à candidatures lancé le 16 octobre, en vue de recruter un sélectionneur national. Dix-sept dossiers ont été reçus, dont treize candidats expatriés et quatre de nationalité congolaise.

« Après dépouillement, le Comité exécutif a décidé de ne pas examiner les dossiers des entraîneurs expatriés d’autant plus qu’ils n’étaient pas concernés », précise un communiqué de presse.

Signalons qu’aucun des quatre dossiers des Congolais ne remplissait les conditions d’éligibilité exigées. C’est du moins une précision de la Fécofoot.

CAFI : signature d’un nouvel accord pour le lancement du projet Lituka

Le projet va permettra entre autres à l’appui d’un peu plus de 30 acteurs dans la fabrication des foyers améliorés.

 

Financé à hauteur d’un million d’euros, le projet Lituka vise notamment à économiser plus de 10 000 tonnes de bois et kilos de carbone et permettra d’appuyer un peu plus de 30 acteurs dans la fabrication des foyers améliorés. L’Initiative des forêts d’Afrique centrale (Cafi) et le gouvernement congolais ont signé, le 30 octobre, un accord pour le lancement dudit projet. C’était en en marge de la quatrième session du comité de pilotage de ce mécanisme. Le but est la diffusion de plus de 8500 foyers améliorés à Brazzaville et Pointe-Noire.

Etablie pour une durée de 5 ans, la Lettre d’intention Cafi-Congo comprend des jalons sur des questions telles que le code forestier, la politique agricole, la réduction de la pauvreté, la lutte contre les changements climatiques, le développement durable et la gouvernance.

Il est important de noter que Cafi au Congo c’est plus de 45 millions de dollars, soit environ 28 milliards de FCFA de projets en cours d’exécution.

Congo : le Pnud réitère son engagement dans l’accélération de la mise en œuvre du PND

C’est ce qui ressort des échanges entre la directrice adjointe du bureau régional pour l’Afrique du Pnud, Noura Hamladji et la ministre du Plan, de la Statistique et de l’Intégration régionale, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas.

 

Noura Hamladji réitère l’engagement du Pnud à accompagner le Congo dans l’accélération de la mise en œuvre du Plan national de développement ( PND 2022-2026). L’information a été donnée pendant son audience le 31 octobre à Brazzaville avec la ministre du Plan, de la Statistique et de l’Intégration régionale, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas.

« Avec la ministre, nous avons pu discuter au niveau du Congo sur comment accélérer la mise en œuvre du PND et aller au niveau local avec des plans locaux de développement. Aussi, avoir un programme d’accélération pour l’achèvement des Objectifs de développement durable (ODD), notamment pour les populations les plus vulnérables. Il s’agit ici de garantir l’accès aux services de base, à l’électricité, à l’eau, à l’éducation, à la santé, mais aussi à des activités génératrices de revenus », a indiqué la directrice adjointe du bureau régional pour l’Afrique du Pnud.

Poursuivant son propos, elle a fait savoir que dans le cadre de l’atteinte des objectifs fixés dans la mise en œuvre des ODD, il est nécessaire et important de mobiliser des ressources et des financements.

« Lors de nos échanges, nous avons également évoqué l’idée de mettre en place un cadre intégré pour les financements, la traçabilité de ceux-ci ainsi que l’exploration de toutes les sources de financement innovantes », a expliqué Noura Hamladji.

La diplomate onusienne a ensuite abordé le sujet de l’emploi des jeunes. D’après elle, les jeunes représentent la majorité de la population au Congo d’où l’importance accélérer à travers le programme de développement communautaire mis en place par le Pnud.

Sommet des 3 bassins des forêts tropicales : les 7 engagements à retenir

À l’issue des travaux déployés en une trentaine de side events et cinq (5) panels consacrés aux grandes thématiques sur le climat, les États parties se sont engagés sur les sept (7) éléments suivants dans la Déclaration finale du Sommet.

 

Du 26 au 28 octobre 2023, la ville de Brazzaville a abrité sommet de trois (3) bassins de la biodiversité et des forêts tropicales. Plus de 4000 personnes y ont pris part et ont pris d’importants engagements.

1° Reconnaître l’utilité d’une coopération renforcée entre les trois bassins;

2° Reconnaître la gestion souveraine de la biodiversité, des forêts et des ressources associées des pays qui composent les trois bassins, sans préjudice de l’ouverture à recevoir une coopération extérieure dans les enjeux prioritaires qu’ils définissent en cette qualité ou d’un commun accord au niveau régional et/ou des trois bassins;

  1. Développer ensemble des solutions adhoc sur les plans institutionnel, diplomatique, juridique, scientifique, technique et technologique, adaptées aux défis spécifiques de chaque État et de chaque bassin;
  2. Mutualiser et capitaliser sur les connaissances, les expériences, les ressources, et les acquis existants dans chacun des bassins;
  3. Associer, dans une logique inclusive, l’ensemble des États et autorités nationales, incluant les peuples autochtones, les jeunes, les femmes, la société civile, les organisations non gouvernementales, les milieux universitaires et de recherche, les collectivités locales et le secteur privé ;
  4. Encourager la mobilisation financière et le développement de mécanismes de financement traditionnels et innovants;
  5. Instaurer un système de rémunération pérenne des services écosystémiques rendus par les trois (3) bassins.

Les trois écosystèmes de la biodiversité et des forêts tropicales entendent ainsi de construire une alliance mondiale pour parler d’une seule voix.

Mondial féminin de handball : les Diables rouges entre en stage en novembre

La liste des 14 joueuses locales présélectionnées pour les stages de Brazzaville et Luanda en Angola a été publiée le 26 octobre dernier.

 

Les Diables rouges féminines de handball auront deux stages en novembre. Le premier se déroulera du 2 au 12 novembre à Brazzaville puis du 13 au 19 novembre prochain à Luanda en Angola. Ces stages sont organisés en vue de la préparation au championnat du monde de la discipline, du 30 novembre au 17 décembre 2023 au Danemark, Norvège et Suède.

La Fédération congolaise de handball (Fécohand) a officialisé le 26 octobre une liste de 14 joueuses évoluant dans les clubs de Brazzaville. Ces deux stages permettront à l’équipe de handball du Congo de peaufiner ses automatismes.

Le Congo évoluera dans le Groupe H face à l’Argentine, la République Tchèque et les Pays-Bas.

Les 14 joueuses locales présélectionnées pour les stages de Brazzaville et Luanda en Angola :

Gardiennes de but : Kodia Ruth (Etoile du Congo), Iloki Floriane (CARA) ;

Demi-centres : Mouele Missamou Ruptia (DGSP), Domingos Eugenia Ventura (AS Otohô) ;

Arrières-gauches : Olikaka Jonedie (AS Otohô), Molambi Francine (Kali Sport) ;

Arrières-droites : Hendo Merciane (DGSP), Malonga Cecilia (Grain de Sel) ;

Ailières gauches : Mambou Suzanne (DGSP), Pessomono Marinette (AS Otohô) ;

Ailière droites : Zoubabela Grâce (DGSP), Mongo Makouala Hermida (DGSP) ;

Pivots : Awola Vihat Grâce (DGSP), Koha Akera Fredena (AS Otohô).

Congo-Pool : à Ngabé, la population se sent abandonnée

Pendant une rencontre citoyenne avec Uphrem Dave Mafoula, la population a présenté de ses difficultés socio-économiques auxquelles elle est confrontée au quotidien.

 

Dégradation des routes, absence de médecins et autres personnels de santé, manque d’enseignants dans les établissements scolaires sont entre autres les problèmes que rencontre la population de Ngabé.

Pour un tronçon d’environ 50 km seulement, à partir de la route bitumée qui mène à la Centrale hydroélectrique d’Imboulou, un véhicule peut purger toute une demi-journée lorsqu’il a plu pour rallier Ngabé. Un véritable calvaire pour la population qui éprouve des difficultés à écouler leurs produits agricoles ou halieutiques.

L’école primaire, le collège et le lycée tournent au ralenti et sont tenus par les enseignants bénévoles. Pour leur permettre de tenir les classes, les parents d’élèves leur donnent chaque fin du mois une petite prime d’encouragement.

Sur le plan sanitaire, Ngabé dispose d’un centre de santé et d’un hôpital, mais les deux structures tournent au ralenti à cause du manque du personnel soignant. Sans médecins, ni d’assistants sanitaires, ces deux structures dépourvues d’équipements et de médicaments serait animées par deux infirmiers.

Congo : ce qu’on retient du sommet des trois grands Bassins forestiers tropicaux

La capitale congolaise a abrité du 26 au 28 octobre 2023, la le sommet des trois grands Bassins forestiers tropicaux de la planète : Amazaonie, Congo et Bornéo Mekong.

 

Les principaux objectifs du sommet étaient, entre autres, de construire une coalition mondiale pour accélérer la transition énergétique et de renforcer la collaboration entre ces bassins, reconnus comme les grands poumons de la planète.

Au moins 3 000 personnes représentants les gouvernements, mais aussi des organisations internationales, ONG, société civile, scientifiques, chercheurs, environnementalistes et les populations autochtones ont pris part à cet évènement.

Ce sont au moins dix Chefs d’Etat du contient (Congo, RDCongo, Burundi Centrafrique, Comores, Gabon, Guinée Bissau, Kenya, Sao Tomé et Principe) ont répondu présents. En revanche aucun président d’Amazonie et du Bornéo n’a fait le déplacement de Brazzaville. La Colombie et le Venezuela ont délégué respectivement leurs ministres des relations extérieures et celui des affaires étrangères.

Dans la déclaration sanctionnant les travaux, les participants ont réaffirmé l’engagement de poser les bases d’une feuille de route pour aller vers la construction d’un cadre commun de coopération entre les trois bassins.

Au sommet de Brazzaville sur les trois bassins forestiers tropicaux, le deuxième du genre après celui de 2011, les participants ont souhaité que ces réunions se tiennent à intervalles réguliers. Ils ont également souhaité que ces trois ensembles forestiers parlent le même langage à la prochaine COP28 prévue en novembre aux Emirats Arabes Unis.