Congo : Dolisie accueillera bientôt une agence de la BEAC

Le ministre d’État en charge des Affaires foncières, Pierre Mabiala, a procédé, le 8 novembre dernier, à l’affectation symbolique d’un terrain de trois hectares destinés à la construction de cette infrastructure bancaire.

 

La ville de Dolisie, chef-lieu du département du Niari, s’apprête à accueillir la quatrième agence de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) en République du Congo. Le ministre d’État en charge des Affaires foncières, Pierre Mabiala, a procédé, le 8 novembre dernier, à l’affectation symbolique d’un terrain de trois hectares destinés à la construction de cette infrastructure bancaire de grande envergure.

L’agence sera implantée en plein cœur de la cité de l’or vert, à proximité du garage administratif de la mairie. Elle viendra s’ajouter aux structures déjà opérationnelles de la BEAC à Brazzaville, Pointe-Noire, Ouesso et Oyo.

Conçu selon les standards modernes, le futur bâtiment abritera des bureaux spacieux, des salles de réunion de haut standing, un restaurant d’entreprise et diverses installations techniques répondant aux exigences de sécurité et de performance de l’institution régionale.

Selon les autorités, l’ouverture de cette agence à Dolisie vise à rapprocher davantage la BEAC des populations et des acteurs économiques du Niari. Elle facilitera notamment l’approvisionnement des banques commerciales et des établissements de microfinance en liquidités, tout en soutenant les opérations du Trésor public dans cette partie du pays.

Au-delà de son rôle opérationnel, cette nouvelle implantation contribuera à renforcer l’inclusion financière dans le département, en offrant aux particuliers comme aux entreprises un meilleur accès aux services financiers et monétaires.

Congo : la Chine renouvelle son engagement sanitaire

La 32ᵉ mission médicale chinoise a officiellement pris ses fonctions mardi 11 novembre à Brazzaville, lors d’une cérémonie présidée par l’ambassadrice de Chine au Congo, AN Qing.

 

Cet événement, marqué par la présence de plusieurs représentants du gouvernement congolais et du bureau de l’OMS, a symbolisé la passation entre l’équipe sortante et la nouvelle délégation appelée à poursuivre l’œuvre commune en faveur du système de santé congolais.

Le chef de la 32ᵉ mission médicale a salué le travail accompli par ses prédécesseurs tout en soulignant la responsabilité qui incombe désormais à sa nouvelle équipe.

« Nous arrivons avec beaucoup d’espoir et de responsabilité, a-t-il déclaré, en apportant les nouvelles technologies et idées médicales de Chine, ainsi que l’amitié sincère du peuple chinois envers le peuple congolais. »

Parmi leurs principaux devoirs figurent notamment la continuité des soins de qualité dans les hôpitaux de Mfilou (Brazzaville) et de Loandjili (Pointe-Noire) ; le transfert de compétences et la formation du personnel médical congolais ; le renforcement du dialogue entre médecine traditionnelle chinoise et médecine moderne ; la contribution à l’amélioration de l’accès aux soins dans les zones à forte demande sanitaire.

Pour l’ambassadrice de Chine, AN Qing, cette nouvelle mission s’inscrit dans un contexte de la mise en œuvre du 15ᵉ Plan quinquennal chinois et des « dix actions de partenariat » du FOCAC.

Elle a invité les nouveaux médecins à faire preuve d’excellence professionnelle, d’éthique et d’esprit d’équipe, des qualités qui « écrivent chaque jour de nouveaux chapitres dans l’histoire de l’amitié sino-congolaise ».

« L’ambassade de Chine restera votre appui indéfectible. Elle continuera de créer les conditions nécessaires pour que votre mission s’accomplisse dans les meilleures conditions », a assuré la diplomate, soulignant que cette 32ᵉ mission « devra porter haut l’esprit du service, du partage et de la solidarité médicale ».

La cérémonie a également permis de rendre hommage à la 31ᵉ mission médicale chinoise, dont les membres ont reçu des diplômes honorifiques pour leur contribution exemplaire. Leur expérience, illustrée dans un documentaire projeté à cette occasion, servira de repère à la nouvelle équipe dans l’accomplissement de ses devoirs.

Pendant un an, la 32ᵉ mission médicale chinoise interviendra dans plusieurs structures sanitaires du pays afin de renforcer l’offre de soins, d’améliorer la prise en charge des patients et de promouvoir la coopération hospitalière entre la Chine et le Congo.

Chine-Congo : un partenariat tourné vers la modernisation et le développement partagé

La Chine et la République du Congo entendent poursuivre leur marche commune vers un développement durable, inclusif et de haute qualité.

 

De retour d’une visite à Oyo, ville natale du président Denis Sassou N’Guesso, l’ambassadeur de Chine au Congo, An Qing, a salué le dynamisme et la vitalité qui caractérisent cette localité et, plus largement, l’ensemble du pays. Elle a rappelé que, tout comme le peuple chinois œuvre sans relâche pour tracer la voie de la modernisation, le Congo s’inscrit lui aussi dans cette dynamique de progrès et de renouveau.

« Nous devons saisir la tendance historique pour ouvrir de belles perspectives au développement dans les cinq ans à venir », a déclaré la diplomate.

« Aujourd’hui, la Chine voit son commerce mondial se hisser aux premiers rangs : premier pour les marchandises, deuxième pour les services. Sa croissance moyenne atteint 5,5 %, et sa contribution à l’économie mondiale avoisine 30 %. Elle dispose désormais des systèmes d’éducation, de sécurité sociale et de santé publique les plus vastes au monde. »

Saluant les progrès remarquables de la Chine, le président Denis Sassou N’Guesso a souligné l’exemplarité de ce modèle de développement. Selon l’ambassadeur, la Chine a su, par ses efforts constants, se transformer d’un pays pauvre et faible en la plus grande nation en développement du monde.

Cette réussite, estime-t-elle, constitue une source d’inspiration pour le Congo et d’autres pays émergents, appelés à suivre une voie de modernisation adaptée à leurs réalités nationales.

« Personne ne peut retourner à l’isolement sous le même ciel, et un simple trait d’union ne suffit pas à relier le grand village planétaire », a-t-elle cité, reprenant un proverbe chinois.

Pour l’ambassadeur An Qing, la modernisation doit profiter à chaque foyer : garantir une éducation de qualité, créer des emplois décents, assurer une répartition équitable des revenus et un accès égal aux services publics.

Ces actions, souligne-t-elle, permettront de renforcer le sentiment de bonheur collectif et de répondre à l’aspiration croissante des peuples à une vie meilleure.

Abordant les défis mondiaux actuels, la diplomate a mis en garde contre la montée de l’unilatéralisme, du protectionnisme et des actes hégémoniques.

« Face au contre-courant de notre époque, la Chine se tient fermement du côté de l’équité, de la justice et de l’impartialité », a-t-elle affirmé.

Coprésidents du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC), la Chine et le Congo entendent consolider leurs acquis et construire ensemble une communauté d’avenir partagé de haut niveau.

Congo : IFC accorde 14,5 milliards Fcfa à la BOA pour dynamiser les PME

La Société financière internationale (IFC), filiale du Groupe de la Banque mondiale, a conclu un accord de prêt de 14,5 milliards Fcfa avec Bank of Africa (BOA) Congo, destiné à soutenir le financement des petites et moyennes entreprises (PME) du pays.

 

Ce partenariat vise à stimuler l’entrepreneuriat local, encourager la création d’emplois durables et renforcer la contribution des PME à l’économie nationale. Selon les projections, le projet pourrait générer entre 800 et 1 300 nouveaux emplois dans les cinq prochaines années, tout en favorisant une croissance inclusive.

« Ce que nous célébrons ici ne se limite pas à un accord entre la BOA et l’IFC. Il s’agit d’un engagement en faveur de celles et ceux qui font tourner l’économie congolaise : les entrepreneurs, les artisans et les femmes qui innovent et transforment leurs communautés », a déclaré Alexandra Célestin, représentante résidente de la Banque mondiale au Congo.

Au moins 10 % des fonds mobilisés seront consacrés à des entreprises détenues ou dirigées par des femmes, en vue de promouvoir l’égalité des chances et l’autonomisation féminine.

« Chaque franc mobilisé sera investi de manière judicieuse dans l’intérêt exclusif de l’économie congolaise et du développement du secteur privé national », a affirmé Mamadou Igor Diarra, directeur Afrique centrale du groupe BOA. Il souligne la convergence de visions entre la BOA et l’IFC pour un développement économique durable du continent.

Présente à la cérémonie, pour la ministre des Petites et moyennes entreprises, de l’Artisanat et du Secteur informel, Jacqueline Lydia Mikolo, « Cet accord est le fruit des efforts du gouvernement pour créer un environnement propice au développement de nos PME. Je remercie la Banque mondiale et la BOA d’avoir répondu à la requête du président de la République ».

La signature de l’accord s’est déroulée en présence de la représentante du PNUD au Congo, Adama Dian Barry, ainsi que des représentants du patronat congolais et de l’Association professionnelle des établissements de crédit (APEC).

Congo : vers un cadre légal pour fiabiliser les statistiques du commerce extérieur

Des représentants de l’Institut national de la statistique (INS) et des acteurs du commerce extérieur se sont réunis, le 10 novembre à Igné, dans le département de Djoué-Léfini, afin de poser les bases d’un cadre technique et légal pour la production des statistiques du commerce extérieur.

 

Organisé dans le cadre du Programme d’harmonisation de la production statistique en Afrique, initié par l’Union africaine, l’atelier de mise en place du cadre technique et légal entre l’INS et ses partenaires vise à renforcer la collaboration institutionnelle autour de la production des statistiques du commerce extérieur des marchandises.

La rencontre a réuni les principaux acteurs publics et privés du secteur, parmi lesquels les douanes congolaises, la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), l’Énergie électrique du Congo (E²C), les ports autonomes de Brazzaville et de Pointe-Noire, le Conseil congolais des chargeurs, le Guichet unique des opérations transfrontalières, la Chambre de commerce de Brazzaville ainsi qu’UniCongo.

Ouvrant les travaux, Amzy Perdya Gnalabeka, directeur des enquêtes et recensements à l’INS, a souligné l’importance stratégique de disposer de statistiques fiables et harmonisées :

« Cette initiative est une étape cruciale dans notre ambition d’améliorer la qualité, la fiabilité et l’exhaustivité des données relatives aux échanges extérieurs de marchandises », a-t-il déclaré.

Il a rappelé que ces statistiques constituent un outil essentiel d’aide à la décision, tant pour la planification du développement et la recherche économique que pour les stratégies du secteur privé.

Soutenu par la Banque mondiale à travers le projet régional d’Harmonisation et d’amélioration des statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre, l’atelier d’Igné ouvre la voie à une meilleure coordination entre institutions nationales.

Selon Thierry Elemba, chef du service des statistiques du commerce extérieur à l’INS, cette concertation aboutira à la désignation officielle de points focaux au sein des administrations concernées, qui auront pour mission d’assurer la collecte et la validation trimestrielle des données.

Congo : le PCT fixe la tenue de son 6e congrès ordinaire pour décembre à Brazzaville

Réunis en session extraordinaire les 9 et 10 novembre au Palais des congrès de Brazzaville, les membres du Comité central du Parti congolais du travail (PCT) ont arrêté les dates de la tenue du 6ᵉ congrès ordinaire et adopté le thème qui en guidera les travaux.

 

Attendu depuis plusieurs mois, cet important rendez-vous politique se déroulera du 27 au 30 décembre 2025 à Brazzaville. Les assises se tiendront autour du thème :

« Cadres, militants et sympathisants du Parti congolais du travail dans l’unité, la cohésion et la discipline, en avant pour la consolidation de la paix, de l’unité nationale et la démocratie en vue de l’accélération de la marche vers le développement. »

Durant ces deux jours de travaux préparatoires, les membres du Comité central ont également adopté, avec amendements, les rapports des sept commissions thématiques du comité préparatoire et d’organisation du congrès. Ces rapports portaient notamment sur la politique, les questions sociales et culturelles, l’environnement et le développement durable, la doctrine économique et le financement du parti, la communication, les réformes institutionnelles et organisationnelles, ainsi que sur les mouvements associatifs et les unions catégorielles.

Les annexes, comprenant la charte, les statuts et le règlement intérieur du parti, ont également été validées.

S’exprimant à la clôture des travaux, le secrétaire général du PCT, Pierre Moussa, s’est félicité du climat de sérénité et de cohésion ayant marqué les débats.

« Au regard des conclusions pertinentes auxquelles nous sommes parvenus, je reste convaincu que nous avons pris la bonne mesure des innovations préconisées. Ce thème traduit la fidélité à nos valeurs fondamentales et notre engagement constant pour le bien-être du peuple », a-t-il déclaré.

Le président du comité préparatoire a également exhorté les membres du Comité central à redoubler d’efforts pour la réussite des congrès fédéraux, étape décisive avant la tenue du congrès national.

« Les facteurs clés de notre succès – unité, cohésion, discipline et solidarité – doivent être incarnés par chacun de nous », a insisté Pierre Moussa, appelant les responsables politiques à jouer pleinement leur rôle d’encadrement sur le terrain.

En fixant définitivement le cap sur décembre, le Parti congolais du travail entre ainsi dans la dernière ligne droite de la préparation de son 6ᵉ congrès ordinaire, qui s’annonce comme un moment fort de réflexion, de renouvellement et de mobilisation pour l’avenir du parti.

Denis Sassou N’Guesso à Luanda pour les 50 ans de l’indépendance de l’Angola

Le chef de l’État congolais assistera, ce mardi 11 novembre 2025, aux cérémonies marquant le cinquantenaire de l’indépendance de la République d’Angola.

 

Après avoir pris part à la Conférence des Nations unies sur le climat (COP30) à Belém, au Brésil, le président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso, a poursuivi son agenda diplomatique. Il est arrivé lundi 10 novembre à Luanda, où il prendra part ce mardi aux activités marquant les 50 ans de l’indépendance de l’Angola, un moment historique célébré avec faste par la nation angolaise.

Le chef de l’Etat congolais a été reçu, ce 10 novembre, au palais présidentiel, par son homologue angolais, João Lourenço. Les deux chefs d’État ont eu des entretiens en tête-à-tête centrés sur la coopération bilatérale entre leurs pays.

La présence du président Sassou N’Guesso à ces festivités illustre l’excellence des relations de coopération, d’amitié et de bon voisinage qui unissent depuis plusieurs décennies Brazzaville et Luanda. Les deux pays partagent en effet une longue histoire de solidarité et de concertation dans les domaines politique, économique et sécuritaire.

Cette participation du dirigeant congolais à la commémoration du jubilé d’or angolais s’inscrit également dans la continuité des efforts déployés par les deux gouvernements pour renforcer l’intégration régionale et promouvoir les valeurs de paix, de stabilité et d’assistance mutuelle en Afrique centrale.

Congo : Jean Rosaire Ibara sonne la fin de l’impunité à l’hôpital de Talangai

En visite de travail, le 7 novembre à Brazzaville, le ministre de la Santé et de la Population, Pr Jean Rosaire Ibara, a effectué une descente à l’hôpital de référence du district sanitaire de Talangai, dans le 6ᵉ arrondissement.

 

Jean Rosaire Ibara s’est entretenu avec le staff dirigeant et le personnel soignant sur les dérives professionnelles qui minent le fonctionnement de cette structure. Face à ces responsables et agents de santé, le ministre a dénoncé avec fermeté la montée des pratiques anti-professionnelles, de plus en plus décriées par la population.

« L’hôpital de Talangai est souvent cité parmi les structures où les comportements déviants se multiplient : vente illicite de médicaments, consultations informelles, orientation d’examens vers des structures privées, détournements de recettes, prélèvements illicites sur les frais de consultation… Cela doit cesser », a martelé le Pr Ibara.

Tout en adoptant un ton pédagogique, le ministre a rappelé aux agents de santé la noblesse de leur mission et le respect du serment d’Hippocrate.

« Nous avons choisi une profession tournée vers le bien des autres. Cette responsabilité exige discipline, probité et exemplarité. L’hôpital dispose de médicaments, mais certains agents prétendent le contraire pour vendre les leurs. Les kits de césarienne, pourtant gratuits, sont vendus illicitement. C’est inadmissible », a-t-il fustigé.

Le ministre a également condamné les prolongations abusives des hospitalisations et les détournements d’examens médicaux vers les laboratoires privés. Selon lui, ces pratiques ternissent l’image du service public de santé.

« Si vous voulez faire fortune, démissionnez et ouvrez vos structures privées. Les recettes de l’hôpital public appartiennent à l’État. Nous devons redonner ses lettres de noblesse à l’hôpital et restaurer la confiance des malades », a insisté le ministre.

Autre sujet d’inquiétude : la pléthore d’agents au sein de l’hôpital de Talangai, qui compte actuellement 1 116 agents permanents. Le ministre a instruit le directeur général, Firmin Eyikili, de procéder à une restructuration de l’effectif afin d’optimiser la gestion des ressources humaines et d’améliorer la qualité des soins.

Avant cette rencontre, le Pr Jean Rosaire Ibara a effectué une visite des principaux services, notamment les urgences, la maternité et la pédiatrie, pour s’enquérir du fonctionnement général de l’établissement et du niveau d’exécution des instructions ministérielles précédentes.

En conclusion, le ministre a rappelé que la santé publique est un pilier essentiel du développement national et que chaque agent doit en être un acteur responsable.

Congo : les retraités de la CRF saisissent le Sénat pour leurs pensions impayés

Accumulant cinquante mois de pensions impayées, les retraités affiliés à la Caisse de retraite des fonctionnaires (CRF) ont sollicité, le 7 novembre à Brazzaville, l’intervention du président du Sénat, Pierre Ngolo, afin d’obtenir le versement d’au moins trois mois d’arriérés.

 

Réunis au sein de la Fédération des associations des retraités (FAR), de l’Union pour la défense des intérêts des retraités (UDIR) et de la Coordination nationale des associations des retraités (CNAR) de la CRF, une quinzaine de représentants syndicaux ont présenté au président de la chambre haute leurs principales revendications. Celles-ci portent notamment sur le paiement partiel des cinquante mois de pensions impayées, la valorisation des pensions au point d’indice 300, la révision des situations administratives et l’ouverture d’un dialogue direct avec le Premier ministre et les ministres concernés.

« Si nous partons de 2016 jusqu’à 2021, cela fait 45 mois d’impayés, auxquels s’ajoutent deux mois en 2024 et trois en 2025, soit un total de 50 mois. Le président du Sénat nous a invités à la voie pacifique, mais encore faut-il que le gouvernement nous écoute. En 2024 et 2025, nous en sommes déjà à cinq mois sans pension : quel Congolais peut faire cinq mois sans manger ? » a dénoncé Eugène Bakoula, président de l’UDIR/CRF.

Les retraités espèrent que le budget de l’État pour l’exercice 2026 inclura un chapitre spécifique intitulé « Paiement de pensions », afin de garantir la régularité des versements.

« Sous le ministre Andely, il existait une ligne budgétaire appelée “complément retraite”, supprimée dans les budgets 2024 et 2025. Nous demandons sa reconduction pendant l’examen du budget », a plaidé Eugène Bakoula.

Initialement déterminés à organiser un sit-in le 17 novembre prochain, les retraités semblent désormais opter pour le dialogue après leur échange avec le président du Sénat.

L’appel à la sérénité du président du Sénat

Pierre Ngolo, président du Sénat, a promis de saisir la commission Économie et Finances du Sénat pour examiner la possibilité de rattraper certaines irrégularités dans le cadre du budget actuellement en discussion. Il a néanmoins rappelé la situation économique difficile du pays et invité les retraités à préserver la paix sociale.

« Votre situation est particulière, car vous êtes des personnes d’un certain âge, fragiles. Nous devons vous accorder une attention spéciale. Mais restons sereins : si les sages allument le feu, que feront les jeunes ? » a-t-il déclaré, appelant à la discipline et à la responsabilité collective.

Pour rappel, ce n’est pas la première fois que les retraités interpellent le Sénat. En novembre 2021, ils avaient déjà dénoncé l’insuffisance des crédits inscrits au budget 2022 pour le paiement des pensions – 49,8 milliards FCFA au lieu des 133 milliards nécessaires. Cette action avait porté ses fruits, les douze mois de pensions de 2022 ayant été régulièrement payés.

COP30 : le WWF réclame justice climatique pour l’Afrique

Dix ans après l’Accord de Paris, l’organisation environnementale réclame un « Paquet de Belém pour l’Afrique ».

 

À Belém, au Brésil, le Fonds mondial pour la nature (WWF) a lancé un appel aux dirigeants mondiaux réunis à la COP30. Il leurs demandent de reconnaître le Bassin du Congo comme un pilier essentiel de la stabilité climatique de la planète. L’organisation environnementale réclame un « Paquet de Belém pour l’Afrique » ambitieux, fondé sur des financements équitables et une transition énergétique juste.

Deuxième plus grande forêt tropicale du monde après l’Amazonie, le Bassin du Congo joue un rôle vital dans la régulation du climat mondial. Il stocke des milliards de tonnes de carbone, influence les régimes de précipitations en Afrique et fait vivre des millions de personnes.

Pourtant, les financements dédiés à sa préservation demeurent largement insuffisants, alerte le WWF. « Protéger le Bassin du Congo est non négociable si nous voulons réellement limiter le réchauffement à 1,5 °C », prévient Laurent Some, directeur régional du WWF pour le Bassin du Congo.

L’organisation plaide pour une reconnaissance formelle du rôle écologique et économique de cette région, accompagnée de mécanismes de financement transparents et d’un partage équitable des bénéfices avec les peuples autochtones et les communautés locales.

Pour le WWF, la lutte contre le changement climatique passe avant tout par la justice. Les peuples autochtones, gardiens ancestraux des forêts, doivent être au cœur des décisions et bénéficiaires directs des financements climatiques.

Face à l’urgence climatique et à l’aggravation des inégalités, le WWF appelle à un « Paquet de Belém pour l’Afrique », véritable feuille de route pour maintenir le cap des 1,5 °C. Ce plan repose sur quatre piliers : des plans climatiques nationaux plus ambitieux (CDN 3.0), un financement massif à la hauteur des besoins, une transition énergétique juste, et une adaptation concrète et mesurable aux impacts climatiques.

Le WWF appelle la communauté internationale à mobiliser au moins 1 300 milliards de dollars par an pour soutenir l’action climatique mondiale, dont une part significative pour l’Afrique. L’organisation exhorte à la mise en œuvre rapide de la feuille de route Bakou–Belém, au doublement des fonds pour l’adaptation et à l’activation du Fonds pour pertes et préjudices au profit des populations déjà affectées.