Congo : Mushikiwabo en visite à Brazzaville

La nouvelle secrétaire générale a entamé une visite à travers les pays d’Afrique qui l’ont soutenue afin de les remercier.

Deux semaines après son élection aux fonctions de secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), La Rwandaise Louise Mushikiwabo a entamé une visite à travers les pays d’Afrique qui l’ont soutenue afin de les remercier. Première étape : le Congo-Brazzaville où elle est arrivée mercredi 31 octobre. Face à la presse, elle a évoqué la place qu’elle entend réserver à l’Afrique centrale et à son pays d’origine durant son mandant.

Moins d’une vingtaine de minutes après sa descente d’avion en provenance de Paris, Louise Mushikiwabo a eu des échanges dans un salon VIP de l’aéroport de Maya-Maya avec le ministre congolais de la Défense et le secrétaire général des Affaires étrangères.

Répondant à la presse, elle a reconnu le rôle joué par le Congo avant et pendant son élection. A la zone du Bassin du Congo elle a fait des promesses qu’elle veut bien tenir durant son mandat qui commence en janvier prochain. « Pour moi c’est cette zone de l’Afrique centrale ; celle région du Bassin du Congo à laquelle je serai très attentive dans mes fonctions et mes mandats. Vous me verrez très souvent », a-t-elle déclaré.

Quant à son pays le Rwanda, elle entend lui redonner une place de choix dans la Francophonie.

« Il est clair que dans l’exercice de mon mandat mon pays ne sera pas exclu. Mon pays est un pays multilingue. L’importance de la langue française – bien évidemment – sera une priorité », a poursuivi Mme Mushikiwabo.

Après un échange avec la presse, Louise Mushikiwabo a repris un autre avion pour Oyo où l’attendait le président congolais qui y séjourne depuis deux jours.

Brazzaville: la série « Invisibles » en avant-première

Canal plus international a récemment lancé, en avant-première à la préfecture de Brazzaville, la série du film sous le patronage de Benjamin Belle, directeur général de cette chaîne au Congo.

« Invisibles » a été projetée dans la cité capitale Brazzaville, devant un public venu nombreux. La série est un thriller de société où des enfants délinquants s’organisent en bande ultraviolente pour survivre. Elle s’assimile au phénomène communément appelé au Congo « Bébés noirs », qui gagne depuis quelques années les villes africaines sur d’autres concepts.

« Cette première soirée était pour présenter le film Invisible, une création purement africaine que nous avons donc voulu mettre en avant-première. Nous l’avons présenté à nos partenaires et à nos abonnés sélectionnés dans nos boutiques, en avant-première. Parce que la série va commencer le 29 octobre à partir de 20h », a indiqué Léger Ossombi Dira, chargé de la communication et marketing à Canal plus Congo.

Ce film dont la première diffusion est prévue sur les bouquets Canal plus sera ouvert aux téléspectateurs d’autres maisons de cinéma.

«Ils pourront tous suivre le premier épisode. Notre motivation première c’est de faire découvrir les talents africains et évidemment le groupe Canal+», a-t-il expliqué.

Réalisée et créée par Alex Ogou, acteur, scénariste, directeur de production et réalisateur ivoirien, la série « Invisibles » retrace le parcours initiatique de Chaka et de sa grande sœur Hadjara qui, du jour au lendemain, décident de quitter leurs parents endettés.

La jeune fille trouve un travail mais Chaka, trop jeune pour travailler, se laisse initier par son ami Timo à rejoindre une bande où vandalisme et violence sont les maîtres mots de leur quotidien. Alors qu’Hadjara tente de sauver son frère de la délinquance, une lutte impitoyable est lancée contre Chaka et son chef de bande.

Captivante, émouvante et poignante, la série « Invisibles » met en perspective un phénomène social à échelle d’une jeunesse désorientée qui lutte pour une vie meilleure.

En diffusant ce film, les promoteurs de Canal plus Congo passent un message contre le phénomène qui plombe l’avenir des milliers de jeunes et qui prend des proportions inquiétantes dans des villes africaines et d’ailleurs. A travers cette série, il est question pour Canal+ Congo d’amener les parents à voir comment les enfants peuvent sombrer dans la délinquance à cause des difficultés de la vie, et comment peut-on les prévenir.

Co-produite par Canal+ international et produite par TSK Studios, la série est une production de grande envergure, ayant également bénéficié du soutien du Fonds image de la Francophonie et de l’accompagnement de l’Agence française de développement Medias.

Leger Ossombi Dira a saisi cette occasion pour demander aux parents de suivre cette série et de pouvoir se réabonner à Canal + pour bénéficier de tous les épisodes.

Invisibles est ainsi la première série africaine francophone de 52 mn primée hors des frontières du continent. Elle devra permettre d’éduquer non seulement les enfants mais aussi ceux de leur entourage grâce aux conseils qu’ils auront tirés.

Congo : 129 réfugiés centrafricains regagnent leur pays

Ces centrafricains qui vivaient à Brazzaville et à Pointe-Noire, ont été rapatriés par un avion affrété par le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

Ce sont 129 réfugiés centrafricains vivant à Brazzaville et à Pointe-Noire, qui ont été rapatriés mardi 30 octobre, vers leur pays d’origine. Ils sont rentrés par un avion affrété par le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

Cette opération s’inscrit dans le cadre de la poursuite de rapatriement volontaire des réfugiés centrafricains vivant au Congo-Brazzaville, avec l’accord des gouvernements des deux pays. C’est du moins ce qu’a affirmé la ministre centrafricaine de l’Action humanitaire et de la Réconciliation nationale, Virginie Mbaïkoua.

Des statistiques officielles révèlent que depuis le début de l’année 2018, environ 2 700 réfugiés centrafricain vivant au Congo-Brazzaville ont retrouvé leur terre natale.

Buti Kalé, le représentant résident du HCR en Centrafrique, a fixé l’effectif global des réfugiés centrafricains au Congo à plus de 32 000 personnes, et dans le reste du monde à plus de 575 000 personnes.

Cyrille Kenabomo Lendzo présente sa « Triste fleur »

Le livre parle de Dieudonné Liboungoutoulou, un jeune diplômé hautement qualifié.  Il est témoin d’une dépravation et d’une injustice que la jeunesse de son pays Tsinini subit.

Le cynisme et le népotisme sont, entre autres, les maux qui le rongent. Dans la ville d’Albatroce, tout semble aller mal, le système scolaire est à terre depuis plusieurs années, c’est de la mer à boire. Sa situation sociale est désastreuse et pitoyable.  Les bourses qu’on accorde gracieusement au pays pour former l’élite sont octroyées sur des bases assez subjectives, ethniques et tribales. Dans cette ville, les chômeurs sont fatigués de chercher l’emploi.

Après ses études universitaires, Dieudonné Liboungoutoulou rêve devenir un avocat international, son seul défi est de trouver l’emploi. Soucieux de ses parents, il est à la quête de travail et quitte la maison familiale pour aller vivre dans un immeuble au centre-ville, au quartier Radin où s’affichent rarement les avis de recrutement.

Il entreprend un commerce pour éviter l’oisiveté, vend du pain pour vivre. Tous les jours, à 5 h et demie, Dieudonné se rend à la boulangerie acheter des pains chauds à vendre au pied de l’immeuble.  Sur son chemin, il voit une affiche placardée au portail de la direction d’une société de mines de Tsinini, indiquant que la société a besoin de recruter deux avocats et un conseiller en communication. Au lendemain de la lecture de l’annonce, il dépose son dossier.

A l’entrée de la société, le vigile le reçoit et lui demande : que puis-je faire pour vous monsieur ? Je suis venu déposer mon dossier pour le concours qui aura lieu demain, répond–il. Tu as une sacrée chance, c’est à midi que l’on devrait clôturer.  Il passe le concours, les résultats seront connus dans une semaine.

Le bonheur que lui apporte l’amour de Marie-Sylvie, jeune femme issue de la haute classe et enceinte de lui, ne suffit pas pour alléger ses souffrances.

Cyrille Kenabomo Lendzo est né à Brazzaville, en République du Congo. Il est titulaire d’une licence ès lettres, option journalisme, obtenue à l’Université Marien-Ngouabi. « Triste fleur », son premier roman, compte trois cent quarante-deux pages.

Education : nouvelle coopération entre le Congo et la Chine

Un accord qui a été matérialisé mardi 30 octobre, à Brazzaville, par la remise d’un don de l’Ecole secondaire expérimentale de Henan au complexe scolaire Révolution-Gampo Olilou.

Le mardi 30 octobre à Brazzaville, le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation (MEPSA), Anatole Collinet Makosso, a réceptionné un don, de l’ambassadeur de Chine au Congo, Ma Fulin. Il s’agissait d’un don fait par l’Ecole secondaire expérimentale de Henan au complexe scolaire Révolution-Gampo Olilou. Ceci entrait dans le cadre de la signature de l’accord de jumelage entre deux établissements.

Ce don était composé, entre autres, de livres, sacs à dos, plumiers, cahiers, calculatrices, stylos, cartouches de stylo, kits de géométrie… Une action qui marque le début d’une coopération amicale entre le Complexe scolaire Révolution-Gampo Olilou et l’Ecole secondaire expérimentale de Henan. L’accord de remise de ce don a été signé par le directeur général adjoint du Bureau provincial de Henan, Diao Yuhua, et l’Inspecteur général du MEPSA, David Boké.

Le proviseur du lycée de la Révolution, Firmin Moungalla, a profité de l’occasion pour inviter les élèves tout comme les travailleurs à se mettre résolument au travail. Selon les termes du document signé, vingt élèves et enseignants du lycée de la Révolution et du CEG Gampo Olilou bénéficieront, une fois pendant le camp d’été, de dix jours de vacances en Chine.

Le proviseur de l’Ecole secondaire expérimentale de Henan, Ma Yuxia, pense, de son côté que « La convention amicale signée entre nos deux écoles est la mise en œuvre de la visite du président du CCPPC et correspond aux huit actions proposées par le président chinois lors du sommet Chine-Afrique de cette année. (…). Nous avons compris, après des échanges avec les amis, que votre école est très populaire au Congo, une école bien équipée avec beaucoup d’enseignants excellents ».

Congo: une nouvelle galerie ouvre ses portes

Destinée aux artistes peintres, la Galerie Arts Brazza est érigée en plein centre-ville de Brazzaville.

Depuis ce week-end, la ville de Brazzaville a une nouvelle galerie. Terminé les expositions dans les centres culturels ou encore sur les principales artères des grandes cités. Cette initiative privée est une occasion pour ces artistes d’exposer leurs œuvres des spacieux espace réserver également aux photographes et autres dessinateurs.

La Galerie Arts Brazza est érigée en plein centre-ville de Brazzaville. Les masques, statues et tableaux multicolores qui y sont exposés sont les œuvres de l’artiste Sylvestre Mangouandza, de l’école de peinture de Poto-Poto. « Je me suis amusé à montrer la culture congolaise : c’est notre vécu d’aujourd’hui, voire de demain parce que nous peignons aussi des rêves », déclare l’artiste.

Photographe de renom, Baudouin Mouanda est également présent à travers les photos qui font revivre les stigmates de la douloureuse guerre civile que le Congo a connue en 1997. « Pour moi cette exposition est une grande opportunité pour les artistes congolais. Déjà, ça fait des années que les Congolais, notamment les artistes, attendaient un tel espace », se félicite Baudouin.

Emerveillé, le public apprécie la galerie et veut voir les artistes exposer davantage. « C’est pour moi un plaisir d’être là parce que le Congo va enfin entrer dans l’histoire de l’art. Il est temps qu’on accorde plus d’importance et de temps au travail de nos artistes locaux parce que nombreux d’entre eux font du très bon travail, mais restent dans l’anonymat total », témoigne une visiteuse de la galerie. L’exposition en cours est prévue pour une durée d’un mois.

Affaire des jeunes morts dans un commissariat : six policiers jugés

La justice congolaise a ouvert le procès de six policiers accusés d' »homicide involontaire » dans l’affaire des treize jeunes décédés fin juillet dans un commissariat de police à Brazzaville.

Ces six prévenus, mis aux arrêts peu après la mort des jeunes, dans la nuit du 22 au 23 juillet dans le commissariat de Chacona au quartier Mpila, sont poursuivis pour « homicide involontaire et non-assistance à personne en danger ».

Comme les proches des victimes, l’État congolais s’est constitué partie civile dans cette affaire. Les avocats des victimes et ceux de la défense ont demandé au tribunal de « reconsidérer » le rôle de l’État.

« L’État n’a pas souffert du préjudice occasionné par les prévenus, les policiers qui sont ses préposés. Il faut plutôt le placer dans le statut de civilement responsable », a déclaré Me Yvon Éric Ibouanga, un des avocats des victimes.

Pour Me Nestor Obambe de la défense, « il y a la théorie du cumul de responsabilité : un préposé ne répond pas des actes qu’il pose quand il est en service. C’est l’État qui est responsable ».

Le tribunal ne s’est pas prononcé sur cette demande. La prochaine audience est prévue pour le 8 novembre.

Après le drame, le gouvernement congolais avait accordé deux millions de francs CFA (3.049 euros) par famille pour l’enterrement des victimes.

Dans un rapport publié en septembre, l’Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH) a affirmé que « ces jeunes avaient été torturés et exécutés » au commissariat de police.

Assises de la presse: vers de nouvelles résolutions dans ce secteur d’activité

L’enjeu des ces rencontres est de faire l’état de l’évolution des médias, 25 ans après celles tenues en 1992.

C’est ce jeudi 25 octobre 2018, à Brazzaville, qu’ont démarré les assisses de la presse congolaise. Ces états généraux arrivent 25 ans après les derniers qui s’étaient tenus en 1992. Il est question au cours de ces assises de faire le point sur l’évolution des médias en République du Congo. C’est une initiative du Conseil supérieur de la liberté de la Communication (CSLC) du Congo.

« Avec la tenue de ces assises la presse congolaise devrait passer par les étapes incontournables que sont la formation, la professionnalisation, la responsabilité, l’acquisition des vertus humaines (…) pour se rende davantage utile et indispensable à la société congolaise », a souhaité Philippe Mvouo.

Le ministre de l’Intérieur et de l’Administration du territoire, Raymond Zéphirin Mboulou, qui a présidé la cérémonie d’ouverture, a décrié la pratique du journalisme au Congo qui ne « comble pas encore les attentes du public ». Pour lui, ces assises arrivent à point nommé.

« Ces assises arrivent à point nommé car, les mauvaises pratiques du journalisme au Congo caractérisées par le sensationnel, la diffamation, la calomnie…subsistent et ont tendance à s’aggraver », a déploré Raymond Zéphirin Mboulou.

Le ministre souhaite que cette rencontre « dégage des solutions correctives afin que cette presse réponde aux attentes du public en matière d’information, et qu’elles fassent sortir un cadre juridique adapté au niveau paysage médiatique mondiale. ».

Le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, Thierry Lézin Moungalla, quant à lui, « cet évènement doit être considéré comme une nécessité historique en ce qu’il devrait poser les jalons d’un journalisme du 21ème siècle au Congo et contribuer à la démocratie, facteur de progrès. »

Le 28 octobre prochain, les travaux de ces assises de la presse devront prendre fin, avec de nouvelles résolutions dans ce secteur d’activité.

Développement du Congo: la diaspora entend apporter sa contribution

Regroupés au sein de la plate-forme Actions pour le développement du Congo (ADC), des Congolais vivant à l’étranger ont résolu d’unir leurs efforts pour contribuer à la construction de leur nation.

Apporter sa touche au développement du Congo, c’est la mission que s’est donné la diaspora congolaise. « Nous voulons dynamiser la diaspora congolaise afin qu’elle soit active et participe davantage au processus de développement du Congo, qu’elle soit informée des réalités du pays et s’engage à agir », a expliqué le président de cette association, le père Bouka Ossangué.

Les membres de l’ADC sont en séjour à Brazzaville, où ils prennent part à un séminaire de renforcement des capacités des membres des bureaux départementaux et municipaux et des préfets. C’était l’occasion pour eux d’avoir des échanges les responsables administratives de la cité capitale.

Selon ses dirigeants, l’ADC est structurée autour des délégués par département ou par région et d’un bureau qui en assure le bon fonctionnement. L’ONG dispose de délégués au Congo, tant à Brazzaville que dans les départements, permettant un partage constant d’informations et de suivi des projets.

« A l’ère de la mondialisation généralisée, le lien avec le pays d’origine, le département et le village d’origine même est plébiscité. L’utilisation massive et généralisée des nouvelles technologies a gommé la distance, l’éloignement. Loin d’être la rupture inexorable avec le pays d’origine, c’est de plus de pays dont les Congolais ont envie. Des réponses instantanées possibles », peut-on lire sur leur prospectus.

Le vice-président de l’ADC, Rufin Assama, a renchéri en évoquant différentes stratégies de cette ONG axées notamment sur la mise en place des projets agricoles pilotes au Congo, la création d’une bibliothèque numérique, des écoles, des dispensaires, etc.

« Nous sommes ici à Brazzaville pour se faire connaître, rencontrer nos compatriotes et expliquer au public ce qu’ADC attend des Congolais et ce que les Congolais peuvent faire pour l’ADC. Nous souhaitons mettre en place un certain nombre de projets afin de participer au développement de notre pays. Une fois repartis en France, nous tiendrons une grande assemblée pour sensibiliser officiellement les Congolais de la diaspora », a-t-il précisé.

Pool : aide américaine aux agriculteurs

Les déplacés de Missié-Missié dans le district de Mindouli ont choisi d’ouvrir, 7 kilomètres de route, dans un sol sablonneux.

Un bruit de scie à moteur brise le silence lugubre qu’a imposé pendant deux ans le conflit armé à Missié-Missié. Des arbres sont coupés. Les populations qui avaient fui, commencent à revenir. Grâce aux vivres du PAM (Programme alimentaire mondial), les retournés de guerre du Pool veulent rendre accessible leur bassin de production au marché local.

« Les gens sont rémunérés en vivres. Ils reçoivent l’équivalent de 360 francs CFA par jour et par personne dans leur ménage. Ils travaillent, désherbent et dessouchent. Ils ont élargi le passage ici qui fait maintenant 4 mètres de large. Le véhicule peut passer là où le passage était impossible. Là, les travailleurs il y en a 64, et les bénéficiaires de la route, il y en a plus de 1.000, repartis sur six villages », explique le représentant du PAM au Congo, Jean-Martin Bauer.

Pour Antoinette Dinga Dzondo, ministre en charge de l’Action humanitaire, c’est important d’être d’accord de ne plus se faire nourrir gratuitement.

« Ce que nous faisons maintenant, c’est ce qu’on appelle le relèvement, la réhabilitation des moyens de vie. C’est un peuple agricole et ces produits ne sont pas seulement pour eux, c’est pour être vendu et la route est nécessaire », indique la ministre.

Une logique qu’accepte volontiers Philippe Mabouaka, chef du village Missié-Missié, mais aussi à la tête de la communauté de travailleurs sur de cette nouvelle piste.

« Avec cette piste, il y a plus de contours. La route va nous servir à faire rentrer les véhicules commerciaux à Missié-Missié. Ici, on produit les haricots, le gombo, les aubergines, mêmes les cultures européennes, les arachides, le foufou. Ceux qui font le haricot vont jusqu’à 300-400 sacs. Mais, ils posent un problème de déplacement. Une femme pour partir de Mounkonkoto jusqu’à Missié-Missié, il faut qu’elle fasse au moins 5 heures du temps. Mais actuellement, c’est une heure, et on est très content », témoigne le chef Mabouaka.