Aurélien Briand Miamissa est contre la création d’un socle commun de l’opposition

Le président de la JUR a défini le concept « socle » qui, d’après lui, est le sous-bassement de quelque chose et qu’en politique, c’est avant tout le discours qui fait l’homme.

Réagissant à l’allocution du président de l’UDH-Yuki, Guy-Brice Parfait Kolélas, prononcée le 27 octobre à l’occasion de la sortie officielle des organisations spécialisées de ce parti et dans laquelle il a appelé à la mise en place d’une base commun de l’opposition, le président de la Jeunesse unie pour la République (JUR) a laissé entendre que cette proposition paraît erronée.

Le président de la JUR a d’abord défini le concept « socle » qui, d’après lui, est avant le sous-bassement de quelque chose et qu’en politique, c’est avant tout le discours qui fait l’homme.

« On ne peut pas être initiateur d’un sous-bassement politique quand on n’est pas constant dans le discours. La vacillance, interdit à tout homme politique de proposer une démarche commune au consensus», a déclaré Aurélien Briand Miamissa. « Il faut commencer par avoir un discours. Il faut différencier le fait d’appartenir à l’opposition et le fait d’être opposant, ce sont deux choses différentes », a-t-il souligné.

Le président de la JUR a poursuivi: « Je sais que nous sommes nombreux à l’opposition. Il y a les mécontents du système, c’est-à-dire ceux qui ont été déçus et qui par ressentiment, veulent comme se venger; ceux-là ne sont pas des opposants mais font partie de l’opposition. Ils ne peuvent en aucun cas vouloir faire la leçon aux opposants par conviction et par élan assis sur une base politique qui est le discours ».

Pour Aurélien Briand Miamissa, parler d’un socle commun de l’opposition est un langage qui paraîtrait au sens étymologique erroné. « Aujourd’hui, on ne peut pas parler d’un socle commun de l’opposition dans la mesure où celle-ci est plurielle. Il y a l’opposition dite parlementaire, extraparlementaire, modérée et radicale et donc parler d’un socle commun de l’opposition n’est qu’un abus de langage pour une fois de plus s’afficher face à ceux qui étaient hier les mentors pour donner l’impression de faire chanter et intégrer la machine », a-t-il argumenté.

La JUR, a réitéré son président, ne fera aucunement partie d’une opposition qui n’a pas de discours politique. « Aujourd’hui dans les lycées, l’admission d’un dossier à l’examen est monnayée, les malades meurent au Centre hospitalier universitaire, les conditions d’études des élèves et étudiants ne répondent pas. Alors, face à tout cela que dit le politique ? s’est-il interrogé, signifiant que les politiques devraient avoir un discours contraire », dénonçant cela.

 

Le Maroc impose des restrictions de voyage aux congolais

L’objectif de cette démarche est de fluidifier les demandes et de connaître les motifs de voyage des ressortissants congolais.

Depuis le 01 novembre dernier, le Maroc impose de nouvelles restrictions de voyage aux ressortissants du Congo-Brazzaville depuis le 1er novembre 2018. Notons que jusqu’ici, le pays de Sassou N’Guesso était exempté de visa.

Ces congolais doivent désormais obtenir une « autorisation de voyage électronique » quatre jours avant leur départ et la démarche se fait en ligne.

Cette mesure selon une source au Ministère marocain des Affaires étrangères, a pour but de fluidifier les demandes et de connaître les motifs de voyage des ressortissants congolais. Cette mesure a été prise alors que le Maroc, de nouveau porte d’entrée principale vers l’Europe, a renforcé sa lutte contre l’immigration clandestine.

Le Congo n’est pas le seul pays concerné par cette nouvelle résolution, les ressortissants du Mali et de la Guinée y sont aussi.

Brazzaville : le carburant se fait rare

Dans la capitale congolaise, les stations-services d’essence sont à sec et la situation est à l’origine du ralentissement de plusieurs activités.

Après l’annonce des délestages par la Société nationale d’électricité à Brazzaville, la population est affectée par la pénurie de carburant. Une situation qui pénalise plusieurs secteurs d’activité. Les stations essence de la capitale sont à sec et tout tourne au ralenti.

De moins en moins, on assiste plus aux embouteillages. Les automobilistes sont à la merci des pompistes et des vendeurs à la sauvette communément appelés « kadhafis ».

Selon une source à la Société nationale des pétroles du Congo, cette pénurie serait due aux problèmes logistiques de transport des produits pétroliers entre Pointe-Noire et Brazzaville.

Toussaint : les congolais honorent ses morts

A l’occasion de la célébration de la Toussaint, le ministre de l’Enseignement technique, Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint Eudes, a déposé une gerbe de fleurs au cimetière de la Tsiémé, à Talangaï nom du gouvernement.

Environ 90% de la population congolaise sont des chrétiens. A l’occasion de la commémoration de la fête des saints, qui se célèbre tous les 01 novembre de chaque année, la tradition a été respectée au Congo.  Au cimetière de la Tsiémé, à Talangaï, le sixième arrondissement de Brazzaville, le ministre de l’Enseignement technique et professionnel, de la formation qualifiante et de l’emploi, Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint Eudes, a déposé une gerbe de fleurs au nom du gouvernement.

« Je voudrais juste dire que le gouvernement se rappelle de ses morts. Une République qui ne pense pas à ses morts est une République en dérive. C’est pour cela que le gouvernement, en cette journée particulière, a un regard rétrospectif sur ceux qui sont partis qui, du point de vue de la tradition, ne sont pas morts mais ils sont juste partis et nous apportent leur soutien dans tout ce que nous faisons. Au nom du gouvernement, nous sommes-là », a déclaré le ministre Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint-Eudes.

 

 

Denis Sassou Nguesso en séjour à Oyo

 Le président de la République du Congo est arrivé dans le département de la Cuvette (nord), le mardi 30 octobre 2018 pour une visite de travail.

Denis Sassou N’Guesso s’est rendu à Oyo, mardi 30 octobre 2018, pour une visite de travail. Le chef de l’Etat a été accueilli à l’aéroport international d’Ollombo par les corps constitués des départements des Plateaux et de la Cuvette.

Jeudi 01 novembre, le couple présidentiel a tenu à déposer des gerbes de fleurs sur les tombes des parents du couple présidentielle. L’agenda du président de la République prévoit des audiences qu’il accordera à des personnalités étrangères en séjour de travail au Congo. Et à l’occasion de la journée nationale de l’arbre, le 6 novembre prochain, Denis Sassou Nguesso plantera un arbre pendant une cérémonie organisée pour la circonstance.

Bonne fin de saison pour le club DGSP

La clôture de la saison 2017-2018 du club multidisciplinaire de la Direction générale de la sécurité présidentielle, a été ponctuée par la présentation des trophées glanés la saison écoulée au président général, Serge Oboa.

Le président général de la direction générale de la sécurité présidentielle, Serge Oboa a indiqué le 31 octobre à Brazzaville que les résultats obtenus par les différentes équipes de son club multidisciplinaire, la saison écoulée, étaient satisfaisants et que les sections devaient travailler d’arrache-pied pour remporter d’autres médailles à la saison sportive 2018-2019.

La clôture de la saison 2017-2018 du club multidisciplinaire de la Direction générale de la sécurité présidentielle, a été ponctuée par la présentation des trophées glanés la saison écoulée au président général, Serge Oboa.

Au cours de cette saison écoulée, la DGSP a glané la médaille d’or au championnat d’Afrique de volleyball dames de la zone 4, Afrique centrale le 27 octobre 2018 à Brazzaville. La même équipe a raflé le titre de champion du Congo et de champion départemental de la ligue de Brazzaville 2018.

La moisson a également été bonne au handball où l’équipe des seniors dames a terminé vice-championne du Congo et championne de la ligue départementale de Brazzaville 2018.

A la boxe, la DGSP a occupé la première place au championnat de Brazzaville 2018 avec quatre médailles d’or.

« Je félicite tous les staffs techniques, les joueurs, les membres de mon comité et toutes les personnes qui nous ont accompagnées pendant cette saison 2017-2018. Par ces résultats, vous avez respecté les valeurs de notre famille sportive où seuls le travail et l’effort collectif comptent », a fait savoir Serge Oboa.

« Pour l’année 2018-2019, vous devez viser plus haut car nous souhaitons être parmi les trois meilleures équipes de volleyball dames en Afrique et entrer dans le top cinq des équipes dames de handball au niveau africain. Malgré les difficultés financières, nous vous garantissons de mettre à la disposition des différentes sections sportives les moyens nécessaires pour atteindre nos objectifs », a précisé Serge Oboa.

Lors de cette cérémonie, les équipes et les sportifs qui se sont distingués au niveau départemental, national et zonal ont été récompensés personnellement par le président général de la DGSP.

Les équipes dames de volleyball et handball représenteront le Congo aux championnats d’Afrique des clubs champions la saison prochaine.

Congo : la gouvernance forestière au cœur d’un forum régional

Un forum a réuni divers acteurs concernés par la gouvernance forestière ces mardi 30 et mercredi 31 octobre 2018 à Brazzaville au Congo.

Onzième du genre, mais organisé pour la première fois dans la capitale congolaise, il a été consacré à l’adoption d’une feuille de route commune afin de mieux assurer la transparence dans le secteur forestier.

Ces mardi 30 et mercredi 31 octobre 2018, s’est tenu le onzième forum sur la gouvernance forestière, un premier événement du genre organisé au Congo. Ayant réuni divers acteurs impliqués dont les communautés dépendantes des forêts, les peuples autochtones, les universitaires, le bureau local du Cercle d’appui à la gestion durable des forêts ainsi que les partenaires de l’Union européenne (UE) et du Royaume-Uni qui assurent la facilitation, ce rendez-vous a permis d’échanger sur les questions relatives à la foresterie communautaire, à la conservation des forêts, aux marchés domestiques du bois, aux actions du secteur privé, à l’observation indépendante, aux droits des peuples autochtones.

Les organisateurs indiquent que ce forum visait à fournir un espace d’échange libre et ouvert pour le partage d’informations, d’expériences, des idées et des recherches. La rencontre a également permis aux différents intervenants, venus de la RDC, du Gabon, du Cameroun et de la Centrafrique, d’adopter une feuille de route commune. Celle-ci devrait permettre de mieux assurer la transparence dans le secteur forestier et d’insister surtout sur le processus REDD+ (Réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts).

Le Bassin du Congo au centre des discussions

A en croire les organisateurs, ce forum s’est tenu dans le cadre du projet « Voix des citoyens pour le changement et observation forestière dans le Bassin du Congo ». Ainsi, le bassin du Congo a été au centre des échanges entre les participants durant les deux jours. Second versant hydrographique de la planète après l’Amazonie, et regorgeant de milliers d’espèces rares et d’une biodiversité exceptionnelle, cet écosystème « formidable » est menacé par la déforestation, l’exploitation illicite des forêts et le trafic incontrôlé du bois.

A noter qu’au Congo où on est également concerné par ces phénomènes qui affectent le niveau de vie de la population et de l’environnement, pour remédier à cette situation, les autorités du pays ont mis sur pied un vaste programme d’aménagement forestier devant faciliter son développement et la diversification économique. Selon la ministre congolaise de l’économie forestière, Rosalie Matondo, les efforts seront poursuivi jusqu’à toutes les concessions forestières. « Nous allons faire en sorte que de ces forêts ne soit produit que du bois légal et dont la traçabilité est effective », a laissé entendre la responsable.

Sam Talanis fait son come-back

Il n’est pas coutume pour Sam Talanis de dévoiler à compte-goutte, les petits secrets sonores de ses albums. Cette fois-ci, c’est bien une autre méthode et une stratégie totalement différente que le chanteur de «Black Blanc Beurre » met en pratique. La nouvelle devrait ravir ses très nombreux fans. L’artiste revient en force avec un album éclectique qui va être un gros tournant dans sa carrière musicale.

Né au Congo-Brazzaville, Sam Talanis vit en France depuis une vingtaine d’années. Il est passionné de musique depuis son jeune âge. Initié aux musiques et aux fêtes des villages, aux sons de la forêt, ce médecin de formation a réussi à combiner les genres. La poésie de ses textes, ses métaphores subtiles, ses mélodies légères d’apparence faciles, alliant rumba et reggae au service de sa passion qui est la musique, font de lui un artiste hors pair.

Il est auteur de deux albums autoproduits, «Pèlerinage For Africa», «Cri d’amour» pour le Congo, opus ayant reçu en 2008, le prix Tam Tam d’Or du meilleur album de la diaspora congolaise. Sam Talanis a réédité la même prouesse en 2012 avec son deuxième album, «Vice Versa», couronné également par le prix Tam Tam d’Or.

Pour la sortie imminente du nouvel opus du chanteur franco-congolais intitulé «Symbiose », nous l’avons rejoint dans Paris pour une interview !

Pourquoi « Symbiose » ?

Symbiose parce que c’est un album qui se veut éclectique. Cet éclectisme est apparu naturellement en allant rechercher dans les profondeurs de la musique congolaise tel que la faisait nos anciens et en fait en regardant de plus près, je me suis aperçu que tous ces styles avaient une même matrice : la rumba congolaise et surtout ils étaient complémentaires et s’enrichissaient les uns les autres un peu comme des plantes vivant en symbiose. C’est ainsi qu’en accélérant une rumba on crée une salsa, en la ralentissant on fait un zouk, si on en ralentit encore le tempo ça devient un boléro. L’accélération maximale du tempo donne le ndombolo et ce sont là des styles que l’on retrouve sur ce nouvel album.

De nos jours, la guerre des textes a cessé d’exister au grand dam de la vie. Verckys composa « Nakomi Tunaka », Mpassi Gongo Mermans lui répondit par « A mon avis ». Verckys dégaina de nouveau par « Sakumuna ». Pour répondre à « Pont sur le Congo » de Franklin Boukaka, African Jazz sortit « Ebalé ya Congo ». « Symbiose », est-ce un album qui confirme une fois de plus tes efforts à s’inscrire toujours dans la pure tradition de la chanson à textes ?

À vrai dire, je ne m’inscris que très peu dans la chanson à texte cela viendra en son temps on oublie trop souvent qu’il y’a des paroliers des compositeurs des arrangeurs et des interprètes pour le moment j’explore et apprécie notre rumba dans sa diversité, sa gaité, son côté dansant et festif. C’est pourquoi l’album SYMBIOSE aspire également à être une invitation à la danse voire à la danse de salon.

Dans cette époque où prolifère justement la chanson saisonnière, « Symbiose » mérite qu’on y prête attention une fois dans les bacs ?

À n’en point douter car son côté éclectique avec ce mélange des genres savamment concocté (rumba /boléros / salsa/ zouk / ndombolo ) fera que chacun s’y retrouvera sur au moins un titre de l’ album « SYMBIOSE ».

Dans « Serment d’amour », tu as fait une reprise d’une merveille du passé qui a marqué la musique congolaise des années 80, c’est vraiment devenu votre marque de fabrique ?

Dans quasiment chaque titre, je fais place à une référence des merveilles du passé. En effet, je crois dur comme fer que « c’est sur la corde tressée par les ancêtres que l’on tresse la nouvelle corde ». C’est également un clin d’œil à une certaine génération de mélomanes qui ne se retrouve pas dans la musique qui leur est actuellement proposée.

Est-ce que tu peux nous citer les titres solides de « Symbiose » qui vont ouvrir la voie à un succès comparable à celui de tes précédents albums ?

On a que l’embarras du choix en écoutant « SYMBIOSE ».  Je me souviens d’une personne qui après l’avoir écouté s’écria : « il n’y a rien à jeter dans cet album … ». Bref ! Pour ma part, les titres « serment d’amour « la conjonction rumba/salsa dans un style rumba odemba va faire mouche. Le meddley de boléros « Congo boléros » avec sa douceur fera chavirer plus d’un cœur tendre. Le zouk particulièrement entraînant « marina fille des îles », « la salsa de BRAZZA » vont aussi en inspirer plus d’un sur les pistes. Et que dire du titre « Remontada », dédicace particulière à la génération Zaïko pour se replonger dans les années bonheur 70-80 avec les danses « choquer » « volant » etc… Nostalgie quand tu nous tiens ! Et il y’en a tellement encore.

Le monde a changé, la musique se consomme autrement à coup de “like” sur les réseaux sociaux, est-ce qu’elle nourrit normalement ses créateurs ? Est-ce que Sam Talanis est toujours guidé par le côté « Banquable » de la musique ?

(Rires). Dieu merci j’ai très tôt compris que la musique ne nourrit pas toujours son homme. C’était vrai hier et ça l’est encore aujourd’hui. Dans ce milieu, il y’a beaucoup d’appelés et peu d’élus. Je fais la musique par passion et Dieu merci j’ai un autre métier qui me nourrit. J’avoue cependant garder espoir qu’un jour, je pourrai récupérer tout ou une partie des sommes investies pour toutes ces productions effectuées depuis bientôt 15 ans.

Qui accompagne Sam Talanis dans « Symbiose » ?

La direction artistique a comme d’habitude été assurée par le maestro BALLOU CANTA Pour les chœurs j’ai fait appel à Valérie Tribord et Émeline Sousseing Olivier Tchimanga à la guitare solo et accompagnement , Armel Malonga à la basse, Allan Chimpen pour les percussions , une section cuivre avec au saxo un certain Jimmy Mvondo déjà présent sur les 2 précédents albums, un contre bassiste en la personne de Damian Nueva Pour le titre « Remontada » génération Zaïko, le choix était clair : Mr Popolipo « zéro faute » himself est venu avec son doigté magique nous faire danser au Studios 7ème Ciel et enfin, le salsero congolais Willy Moreno Manolo en featuting sur le titre « la salsa de BRAZZA ».

La rumba congolaise, on en parle toujours en bien et en mal ! Aujourd’hui, on n’a pas le temps de savourer une gamme de musique que déjà s’entend, un cheveu dans la soupe, le nom d’un homme riche, d’un héritier, Bref ! La rumba congolaise a dérapé vers une source au succès. Comme en Economie la mauvaise monnaie chasse la bonne, la musique faite par l’actuelle génération a enseveli sous les décombres de la médiocrité celle léguée par les Jean Serge Essous, Youlou Mabiala et Pamelo Mounka. Est-ce que tu partages cette analyse ?

La nouvelle rumba congolaise a effectivement dérapé. Sa pauvreté artistique est patente, les accords sont les mêmes d’un groupe à l’autre et pire le phénomène des « Mabanga » est juste désespérant, c’est un cache misère. Je pense qu’il s’agit d’un mécanisme réactionnel lié au fait que les droits d’auteurs sont quasi inexistants ou alors très mal gérés. Les musiciens sont donc obligés de se « prostituer » pour s’en sortir. Ceci dit, l’ancienne et véritable rumba n’a pas été ensevelie comme tu l’affirmes. Au contraire, elle renaît de ces cendres grâce à pas mal d’artistes qui la remettent au goût du jour (avec un succès certain) comme Faya Tess, et un certain SAM TALANIS. Comme quoi, le public n’est jamais dupe.

On voit déferler dans les capitales africaines des mercenaires estampillés « Sony Music et Universal » qui se servent de ces noms prestigieux pour appâter les pauvres jeunes artistes africains en les faisant signer des contrats « bas de gamme » avait pour but principal de récupérer la flamme artistique de ces musiciens et de s’approprier leurs droits. Aucun de ces artistes n’ira les réclamer à la Sacem, pour ça il faut résider en France. Comment ou qu’est- ce qu’il faut faire pour y remédier ?

C’est juste la preuve que notre continent regorge de talents. Il revient aux autorités de mettre en place une véritable politique culturelle protectrice des artistes locaux tout comme un père de famille protège sa progéniture. Nos Etats doivent protéger leurs artistes en leur donnant les moyens d’éclore (subventions, gestion et répartition honnête des droits d’auteur, construction de salle de spectacle, centres culturels etc…).

Quel est l’environnement qui a forgé ta personnalité et a été ta source d’inspiration ?

J’ai baigné toute mon enfance dans les sonorités de la musique de chez nous. J’ai toujours eu une bonne mémoire auditive, j’ai aussi hérité de ma mère et ma grand-mère du don du chant et des harmonies, aussi très tôt, dans mon enfance, je mémorisais les mélodies de l’époque voilà pourquoi régulièrement, je les distille dans mes titres. Ma personnalité artistique a donc forcément été forgée dans ce creuset de rumbas, salsas et autres styles musicaux qui font la richesse de notre patrimoine musical dont j’essaye modestement d’être un des vecteurs.

Sam Talanis, succès populaire ou succès d’estime ?

(Rires). Succès populaire à coup sûr car il est plus que temps d’arrêter cette pollution sonore à laquelle se livrent bon nombre d’artistes détournant ainsi l’ouïe du mélomane congolais de la bonne musique, bien mixée et masterisée. Il faut comme le dit Jean Goubald (une de mes idoles) « panser » l’ouïe des mélomanes congolais. Nous permettrons ainsi à notre musique de retrouver ses lettres de noblesse comme à l’époque.

A qui tu dédies l’album « Symbiose » ?

Sam Talanis : Je dédie cet album aux amateurs de la bonne musique, aux nostalgiques de la rumba congolaise d’antan, aux passionnés de danse et aux amoureux de mélodies tantôt chaloupées, tantôt rêveuses. Bref ! A tous ceux qui veulent prendre le temps de savourer la musique de tout leur corps et de toute leur âme.

Nous sommes à la fin de notre entretien, ton message de fin à tes fans et aux férus de la musique africaine ?

J’aimerais qu’avec cet opus SYMBIOSE, que nous avons mis presque 4 années à concocter le public en général et mes fans en particulier me rejoignent et me soutiennent pour faire encore un bout de chemin ensemble afin de porter la musique congolaise toujours plus haut et toujours plus loin et surtout retrouvons nous très bientôt lors de la sortie officielle de votre album « SYMBIOSE ». La date leur sera communiquée sous peu.

Merci Sam Talanis et surtout plein succès dans ta carrière musicale.

Merci Jarele, merci infiniment aux Echos du Congo Brazzaville et à vos lecteurs à travers le monde.

Congo : Mushikiwabo en visite à Brazzaville

La nouvelle secrétaire générale a entamé une visite à travers les pays d’Afrique qui l’ont soutenue afin de les remercier.

Deux semaines après son élection aux fonctions de secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), La Rwandaise Louise Mushikiwabo a entamé une visite à travers les pays d’Afrique qui l’ont soutenue afin de les remercier. Première étape : le Congo-Brazzaville où elle est arrivée mercredi 31 octobre. Face à la presse, elle a évoqué la place qu’elle entend réserver à l’Afrique centrale et à son pays d’origine durant son mandant.

Moins d’une vingtaine de minutes après sa descente d’avion en provenance de Paris, Louise Mushikiwabo a eu des échanges dans un salon VIP de l’aéroport de Maya-Maya avec le ministre congolais de la Défense et le secrétaire général des Affaires étrangères.

Répondant à la presse, elle a reconnu le rôle joué par le Congo avant et pendant son élection. A la zone du Bassin du Congo elle a fait des promesses qu’elle veut bien tenir durant son mandat qui commence en janvier prochain. « Pour moi c’est cette zone de l’Afrique centrale ; celle région du Bassin du Congo à laquelle je serai très attentive dans mes fonctions et mes mandats. Vous me verrez très souvent », a-t-elle déclaré.

Quant à son pays le Rwanda, elle entend lui redonner une place de choix dans la Francophonie.

« Il est clair que dans l’exercice de mon mandat mon pays ne sera pas exclu. Mon pays est un pays multilingue. L’importance de la langue française – bien évidemment – sera une priorité », a poursuivi Mme Mushikiwabo.

Après un échange avec la presse, Louise Mushikiwabo a repris un autre avion pour Oyo où l’attendait le président congolais qui y séjourne depuis deux jours.

Brazzaville: la série « Invisibles » en avant-première

Canal plus international a récemment lancé, en avant-première à la préfecture de Brazzaville, la série du film sous le patronage de Benjamin Belle, directeur général de cette chaîne au Congo.

« Invisibles » a été projetée dans la cité capitale Brazzaville, devant un public venu nombreux. La série est un thriller de société où des enfants délinquants s’organisent en bande ultraviolente pour survivre. Elle s’assimile au phénomène communément appelé au Congo « Bébés noirs », qui gagne depuis quelques années les villes africaines sur d’autres concepts.

« Cette première soirée était pour présenter le film Invisible, une création purement africaine que nous avons donc voulu mettre en avant-première. Nous l’avons présenté à nos partenaires et à nos abonnés sélectionnés dans nos boutiques, en avant-première. Parce que la série va commencer le 29 octobre à partir de 20h », a indiqué Léger Ossombi Dira, chargé de la communication et marketing à Canal plus Congo.

Ce film dont la première diffusion est prévue sur les bouquets Canal plus sera ouvert aux téléspectateurs d’autres maisons de cinéma.

«Ils pourront tous suivre le premier épisode. Notre motivation première c’est de faire découvrir les talents africains et évidemment le groupe Canal+», a-t-il expliqué.

Réalisée et créée par Alex Ogou, acteur, scénariste, directeur de production et réalisateur ivoirien, la série « Invisibles » retrace le parcours initiatique de Chaka et de sa grande sœur Hadjara qui, du jour au lendemain, décident de quitter leurs parents endettés.

La jeune fille trouve un travail mais Chaka, trop jeune pour travailler, se laisse initier par son ami Timo à rejoindre une bande où vandalisme et violence sont les maîtres mots de leur quotidien. Alors qu’Hadjara tente de sauver son frère de la délinquance, une lutte impitoyable est lancée contre Chaka et son chef de bande.

Captivante, émouvante et poignante, la série « Invisibles » met en perspective un phénomène social à échelle d’une jeunesse désorientée qui lutte pour une vie meilleure.

En diffusant ce film, les promoteurs de Canal plus Congo passent un message contre le phénomène qui plombe l’avenir des milliers de jeunes et qui prend des proportions inquiétantes dans des villes africaines et d’ailleurs. A travers cette série, il est question pour Canal+ Congo d’amener les parents à voir comment les enfants peuvent sombrer dans la délinquance à cause des difficultés de la vie, et comment peut-on les prévenir.

Co-produite par Canal+ international et produite par TSK Studios, la série est une production de grande envergure, ayant également bénéficié du soutien du Fonds image de la Francophonie et de l’accompagnement de l’Agence française de développement Medias.

Leger Ossombi Dira a saisi cette occasion pour demander aux parents de suivre cette série et de pouvoir se réabonner à Canal + pour bénéficier de tous les épisodes.

Invisibles est ainsi la première série africaine francophone de 52 mn primée hors des frontières du continent. Elle devra permettre d’éduquer non seulement les enfants mais aussi ceux de leur entourage grâce aux conseils qu’ils auront tirés.