Congo : les agences de voyages réouvrent après deux mois de fermeture

C’est un soulagement pour tous ceux qui y travaillent mais il faut tout de même relever le fait que l’engouement ne bat pas encore son plein.

Le gouvernement congolais vient de recommandé la réouverture des agences de voyages. Désormais il est possible pour des congolais de faire des voyages d’un département à un autre. Il faut néanmoins noter que dans les agences de transports, l’engouement n’est pas au rendez-vous. Une situation qui peut s’expliquer. Après plus de deux mois de fermeture à cause de la pandémie du coronavirus, la nouvelle n’a vraiment pas encore atteint sa cible.

On est loin des gares routières, habituellement bondées. Ces lieux étaient presque vides au deuxième jour de la reprise des activités.

Il faut relever que dans ces agences de voyages, plusieurs mesures ont été mises en place dans le souci de limiter la contamination du coronavirus. Parmi celles-ci, on note la présence des dispositifs de lavage des mains à l’entrée tout comme à l’intérieur, l’utilisation régulière du gel hydro alcoolique et des thermo flash (appareil de prise de température) la mise en place d’un système de contrôle, le port obligatoire du masque.

Coronavirus : le Congo totalise cent jours de vie sous la pandémie

Le point épidémiologique de Covid-19 du 22 juin indique que le pays a atteint 1087 cas positifs, 456 guéris et 37 décès.

Le premier cas Covid-19 est officiellement annoncé dans le pays le 14 mars 2020. Deux semaines plus tard, le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a décrété le confinement général de la population. Le Congo est ainsi entré dans un mode de vie jamais connu auparavant où même la salutation fait désormais partie des interdits dans le but de couper la chaîne de contamination. Le point de la pandémie qui totalise cent jours dans le pays ce mercredi 24 juin.

Le point épidémiologique de Covid-19 du 22 juin indique que le pays a atteint 1087 cas positifs, 456 guéris et 37 décès. Bien avant d’atteindre ces chiffres, le gouvernement avait pris des dispositions pour éviter le pire à travers le confinement qui a été décrété le 28 mars et entré en vigueur le 2 avril. Frontières, écoles, églises, lieux de loisirs fermés. Pas de déplacements injustifiés, le nombre de personnes aux mariages et funérailles limité au nom des mesures barrières visant à couper la chaîne de contamination.

« Nous allons tous combattre pour sauver notre économie et notre société de la noyade consécutive au règne de la pandémie de Covid-19. Nous allons tous combattre pour que le pays reste debout et poursuive avec hardiesse sa marche vers le développement. On ne va pas au combat, on ne mène pas le combat, on ne gagne pas le combat, sans règles strictes à observer, sans détermination inébranlable et sans discipline de fer. A la vérité, l’observance de toutes les règles édictées, la détermination et la discipline de tous forment l’essentiel du combat. Combattre pour soi, combattre pour nous tous, c’est avant tout s’y conformer », déclarait le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, en annonçant l’état d’urgence sanitaire et le confinement le 28 mars.

Congo : Innoss’B est nominé aux BET Awards 2020

Pour cette 20eme édition des Bet Awards 2020,  l’artiste congolais a été  retenu sur la liste finale des nominés dans la catégorie « Best International Act ».

Innoss’B figure dans la liste finale des nominés dans la catégorie « Best International ». L’annonce a été faite par la chaîne Black Entertainment Télévision, organisatrice de ce grand événement, le 15 juin dernier. C’est au côté de Ninho qu’Inoss’B fera la course avec le Nigerian Burna boy, les Français S. Pri Noir et Ninho, le Sud-africain Sho Madjozi et bien d’autres comme artistes.

De son vrai nom Innocent Balume, le jeune artiste Innoss’B égaye les mélomanes avec ses différents hits notamment « Yo pe » et sa version remixée en collaboration avec son homologue tanzanien Diamond Platnumz. Dans des productions live sur les réseaux sociaux ces derniers temps, l’artiste totalise des millions de vues. À 22 ans seulement, Innoss’B est en train de se tailler une belle réputation dans son pays et hors des frontières de sa terre natale. Celui qui réussit à combiner le son de la rumba congolaise au R’n’B et à l’afrobeat a su créer son propre style musical et ses mouvements de danse.

Créée en 2001, par la chaîne télé Black Entertainment Télévision, cette cérémonie récompense principalement les Afro-Américains et autres minorités dans divers domaines de divertissement.

Congo-Affaire jeunes morts à Chacona : le verdict en appel renvoyé au 7 juillet

Ledit renvoi a provoqué la colère des parents des victimes et même chez leurs avocats.

Mardi 23 juin 2020, le dossier sur l’affaire des 13 jeunes congolais retrouvés mort au commissariat de police de Chacona, en juillet 2018, était devant la justice congolaise. Une fois de plus, le verdict du jugement en appel de l’affaire a été renvoyé au 07 juillet 2020.

Un renvoi qui a provoqué la colère des parents et même des avocats. En première instance, il y a un peu plus d’un an, la Cour qui avait jugé cette affaire et condamné six policiers à diverses peines pour «homicide involontaire» s’était déclarée incompétente pour se prononcer sur l’indemnisation des parties civiles.

La cour d’appel a expliqué le rabattement du délibéré et son renvoi au 7 juillet pour lui permettre de se recomposer car un de ses membres est décédé il y a quelques jours. Une explication qui n’a pas reçu un écho favorable chez  les parents.

« Ça fait depuis bientôt deux ans que ça (dure)… C’est pas normal. Nous sommes quand même dans un pays de droit ! Je ne suis pas satisfait du tout », s’indigne l’un. « On ne se sait que dire de la façon dont les choses se passent au niveau de la justice de la République du Congo », dénonce un autre.

Me Steve Bagne, avocat des ayants-droits, souligne que le jugement définitif a trop traîné. « Nous sommes (vraiment) confrontés à une lenteur judiciaire. Ça fait plus d’une année que l’affaire est pendante devant la cour d’appel. Contrairement à ce que dit la loi – qui stipule que c’est dans une période de trois mois après la première instance que la cour d’appel doit décider- nous avons attendu de juin 2019 à juin 2020, ça fait une année de cela ! C’est quand même agaçant ! ».

Maitre Bagne et ses confrères, des organisations, à l’instar de l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) se disent prêts à porter l’affaire devant les juridictions internationales, la Cour pénale internationale (CPI) notamment, si la justice congolaise ne parvient pas à accorder l’indemnisation des parents des 13 jeunes morts dans le Commissariat de Chacona.

Pour rappel, après le drame de Chacona le gouvernement avait accordé 2 millions de FCFA par famille pour l’inhumation des victimes. Les avocats quant à eux réclament 500 millions de FCFA (762.000 euros) d’indemnisation par famille. Et en mars 2019, la justice a condamné à diverses peines six policiers jugés notamment pour homicide involontaire dans l’affaire.

Congo : une Coupe d’Afrique des nations féminine 2020 incertaine

Le Comité exécutif de la Confédération africaine de football abordera le sujet le 30 juin.

La prochaine Coupe d’Afrique des nations féminine, initialement prévue en novembre-décembre au Congo, n’aura peut-être pas lieu en 2020. Les qualifications n’ont toujours pas débuté et un nouveau pays hôte n’a pas encore été désigné. Le Comité exécutif de la Confédération africaine de football abordera néanmoins le sujet le 30 juin.

Un an après une Coupe du monde 2019 en France, le football au féminin n’est plus autant à la fête. Une situation en grande partie due à la pandémie du coronavirus, mais pas seulement. En Afrique ? Un silence persiste autour de la CAN féminine 2020 alors que les spéculations sont incessantes concernant la CAN masculine prévue au Cameroun en janvier-février 2021. La CAN dames 2020 devrait pourtant, elle, être reportée, a appris rfi.fr de sources concordantes. Le sujet sera en tout cas abordé lors de la prochaine réunion du Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF), programmée le 30 juin.

Le sort de la prochaine Coupe d’Afrique des nations dames, dont la phase finale était prévue en novembre-décembre au Congo, est plus qu’incertain. Les qualifications n’ont pas pu débuter. Les deux tours aller/retour devaient se dérouler entre avril et juin, mais n’ont pas pu se tenir à cause du coronavirus. Les quatre journées d’éliminatoires pourraient certes se jouer en septembre-octobre. Mais il faudrait ensuite organiser le tirage au sort et tout mettre en place en un temps record.

Une mission d’autant plus complexe que les Congolais ont renoncé en juillet 2019 à organiser la compétition. Ils se sont estimés incapables de répondre convenablement au cahier de charge de la compétition. Pour la CAN 2020, la CAF a décidé d’accroître le nombre de pays participants à douze. Une augmentation logique après onze éditions ayant rassemblé huit équipes depuis 1998. Mais ce format revu à la hausse tombe du coup au plus mauvais moment car il suppose des moyens supplémentaires.

Cette décision n’aurait évidemment rien de surprenant. Le sort de la prochaine Coupe d’Afrique des nations dames, dont la phase finale était prévue en novembre-décembre au Congo, est plus qu’incertain. Les qualifications n’ont pas pu débuter. Les deux tours aller/retour devaient se dérouler entre avril et juin, mais n’ont pas pu se tenir à cause du coronavirus. Les quatre journées d’éliminatoires pourraient certes se jouer en septembre-octobre. Mais il faudrait ensuite organiser le tirage au sort et tout mettre en place en un temps record.

La Guinée équatoriale, une nouvelle fois plan B ?

Deux pays ont proposé leurs services pour remplacer le Congo : le Nigeria et la Guinée équatoriale. Mais, d’après nos informations, les Nigérians ont mis leur candidature entre parenthèses, pour des raisons financières et sanitaires. Restent donc les Équato-Guinéens. Ces derniers ont de sérieux atouts : ils ont organisé deux CAN féminines (2008 et 2012), ont co-organisé la CAN 2012 masculine avec le Gabon. Surtout, ils ont remplacé avec succès le Maroc à la dernière minute pour abriter la CAN 2015, et ce en pleine crise Ebola.

La Guinée équatoriale dispose des stades nécessaires, de l’expérience requise, et son équipe nationale féminine reste une valeur sûre sur le continent. Cela suffira-t-il pour autant à sauver la CAN 2020 ? Les acteurs du ballon rond féminin aimeraient désormais être fixés. « Pour le moment rien n’est clair, on attend le calendrier de la CAF », résume le sélectionneur d’une des meilleures équipes du continent.

Congo : le projet Motissage pour soutenir les jeunes

L’initiative est de la slameuse Robinson Solo, ce projet artistique et socioculturel propose aux jeunes des animations itinérantes, alliant éducation, culture et arts.

La plateforme vient soutenir les jeunes pour lutter contre les antivaleurs et de sensibilisation ces derniers sur le développement personnel et le travail de la confiance en soi. Il s’agit d’aider les jeunes sans distinction d’âge, de sexe, de situation sociale, de milieu, de religion, d’ethnie…, à devenir des acteurs du développement de la société.

« C’est une initiative à caractères préventive et curative. Préventive parce qu’elle entend empêcher les jeunes dans les écoles, les orphelinats…, de se laisser séduire par des choix qui minent leurs vies. Et curative, parce qu’elle veut aider les jeunes qui ont déjà subi un programme de réinsertion, de réorientation ou un programme disciplinaire ; de replonger dans le rehaussement des antivaleurs », a fait savoir Robinson Solo.

« Motissage » : Mot (idée) et Tissage (action), juxtapose la parole et les actes. Le projet fait la part belle au slam, afin de mener à bien son plan d’action « Le Slam devient un « styloratoire ». Au-delà d’un simple phénomène de mode, il est en train de devenir un véritable partenaire des enseignants, en particulier et de la société, en général. Il serait dommage de le nier et de s’en priver », déclare la slameuse.

Parmi les actions menées dans ce cadre figure des ateliers d’initiations aux métiers d’art dans diverses agglomérations du pays, à l’instar de la descente effectuée par l’équipe dudit projet au lycée technique de Kinkala, au complexe scolaire Sainte Thérèse de Mfilou, à l’orphelinat de la communauté notre dame du perpétuel secours, à Massengo dans l’arrondissement 9 de Brazzaville, Djiri.

« Motissage » fait partie des projets de « La Kasa Anonymat », une structure visant à favoriser la rééducation et la réinsertion des jeunes, dont la slameuse Robinson Solo est également à l’initiative.

« Je veux d’une société où les jeunes seraient mieux équipés pour faire face aux maux afin de ne pas céder aux tentations qui ruinent leur vie. L’avenir appartient à toutes les forces qui saisissent l’importance de l’art dans la construction continue des sociétés. J’apporte donc ma pierre à l’édifice dans ce combat qui consiste en la conscientisation de la jeunesse. Puisque, l’éducation aux arts est un facteur de réussite scolaire et sociale », a conclu la slameuse.

Parution : les éditions MCN entendent faire la promotion de la littérature congolaise

Créées par l’écrivain Malachie Cyrille Ngouloubi, les éditions MCN sont une vision de son fondateur pour soutenir la publication d’ouvrages et la promotion d’auteurs congolais.

« Il n’est pas toujours aisé de publier rapidement son ouvrage, même lorsque le contenu est de qualité. Le dépôt de tapuscrit pour avis du comité de lecture met beaucoup de temps et recevoir la réponse dans les délais n’est pas toujours facile », témoigne Malachie Cyrille Ngouloubi, responsable de la maison d’édition MCN.

L’écrivain Malachie Cyrille Ngouloubi pense qu’à côté des difficultés sus évoqué, les jeunes écrivains font face aux difficultés financières. Autant de contraintes qui font mourir plusieurs projets.

C’est dans ce contexte que les Editions MCN veulent mettre en vitrine les forgerons des mots qui sombrent encore dans l’anonymat, faute de cadres nationaux de publication, à foison, de leurs productions, traces de mémoire à la postérité. A cet effet, la structure assure la publication d’ouvrages de toutes catégories : littérature, sciences, art, religion… et se propose d’accompagner les auteurs dans l’écriture de leurs œuvres, qu’importe le genre : poésie, nouvelle, roman, théâtre, essai, etc.

« Nous voulons donner l’opportunité à tout le monde de vivre sa passion de l’écriture. Même le plus grand écrivain reconnu à l’international aujourd’hui a connu ses débuts quelque part à travers la publication d’un premier, d’un deuxième, d’un troisième manuscrit jusqu’à ce que sa plume séduise un très grand public », estime Cyrille Ngouloubi.

Cette maison d’édition souhaite pallier le problème d’importations.

Congo-Nécrologie : l’ancien footballeur Foundoux Mulélé s’en est allé

Léopold Bernard Foundoux Mulélé est mort mardi 16 juin dernier, à Brazzaville.

Triste nouvelle pour le football congolais. Léopold Bernard Foundoux Mulélé n’est plus. L’ancien international congolais est mort le 16 juin dernier à Brazzaville. Il était considéré comme l’une des grandes satisfactions des Diables rouges de la génération 65.

Il faut le dire, Foundoux Mulélé est l’un des pionniers de l’équipe nationale créée en 1962 à l’époque Congo-sport qu’il il a découvert à l’âge de 17 ans. Avec les Diables rouges, Léopold a gagné la médaille d’or des premiers Jeux africains organisés à Brazzaville en 1965, après avoir battu en finale le Mali au nombre de corners 7-2 (0-0, temps règlementaire).

Léopold Bernard Foundoux Mulélé  a joué pour Patronage Sainte-Anne où il a passé 20 longues et bonnes années avec à la clé le titre de meilleur joueur du championnat congolais, lors de la saison 1964 puis a joué contre le Roi Pelé dans les années 1967 et 1969, lorsque le FC Santos est arrivé à Brazzaville.

« Pelé portait le numéro 10 comme moi. Le hasard a fait qu’on se retrouva face à face. Je l’ai dribblé en lui faisant un petit pont et il est tombé. Le public a crié. Pelé était étonné de voir le public jubilé pour ce geste. Cela m’a immortalisé et Pelé m’a remis son maillot à la fin du match », avait déclaré Léopold Bernard Foundoux Mulélé, peu avant sa mort.

Même à la retraite Foundoux Mulélé a été président de la commission du football des jeunes sous la présidence d’Antoine Ibovi entre 2005-2007. Il était aussi chef de la délégation du Congo, lors du tournoi international qui préparait la 15e édition de la Coupe d’Afrique des nations junior organisée par le Congo en 2007.

Congo : les sénateurs rejettent la loi sur institution de l’assurance obligatoire des risques sportifs

Ladite loi n’obéirait pas à la procédure habituelle suivie par tous les projets de loi examinés au parlement.

La chambre haute du parlement a rejeté le 18 juin à Brazzaville, le projet de loi portant institution de l’assurance obligatoire des risques sportifs. Pour les Sénateurs, cette loi n’obéi pas à la procédure habituelle suivie par tous les projets de loi examinés au parlement, à savoir la Cour suprême, le Conseil des ministres, le secrétariat général du gouvernement.

Le ministre des Sports et de l’Education physique, Hugues Ngouélondélé, qui défendait ladite loi devant la haute chambre,  a expliqué que c’est après le Conseil des ministres que le département exploitant l’avis de la Cour suprême a décidé d’un certain nombre de modifications.

Le gouvernement, par la voix du ministre chargé des Relations avec le parlement, Pierre Mabiala, a rappelé que cette procédure a été observée. Il a signifié qu’au niveau du gouvernement il arrive que celui-ci n’attende pas l’avis de la Cour suprême et ces cas, a-t-il dit, sont légions.

« S’il y a une urgence, le conseil de cabinet examine l’affaire en cours de procédure interne gouvernementale. La Cour suprême peut en ce moment-là nous transmettre son avis et il peut être examiné pour la première fois même en conseil des ministres devant le président de la République », a indiqué Pierre Mabiala, ministre chargé des Relations avec le parlement.

Cela a fait réagir le président du Sénat, Pierre Ngolo, qui a précisé que l’avis de la Cour suprême est exploité avant le Conseil des ministres et le texte vient au parlement avec avis de cette Cour suprême parce que déjà exploité par le Conseil des ministres qui peut suivre la Cour ou non. « Et il est une condition nécessaire pour que le texte soit examiné par le parlement », a-t-il déclaré.

Pour le président du Sénat, un projet de loi sans l’avis de la Cour suprême ne peut être examiné par le parlement. C’est donc constatant cela que le Sénat a renvoyé ledit projet de loi à la Commission santé, affaires sociales, genre et développement durable pour réexamen et s’il y a des modifications majeures, le texte est retourné au gouvernement a conclu le président du Sénat.

Congo-Coronavirus : réouverture des modes de transport entre Brazzaville et Pointe-Noire

Cette nouvelle a été annoncée par le Premier ministre, clément Mouamba, lors de son allocution sur le deuxième palier du déconfinement progressif samedi 20 juin 2020, à Brazzaville.

Les vols commerciaux et des autres modes de transport des voyageurs (autobus, trains et bateaux), entre Brazzaville et Pointe-Noire reprennent à partir de ce mardi 23 juin 2020. L’annonce avait déjà été fait samedi par le Premier ministre, Clément Mouamba, quand il s’exprimé sur le deuxième palier du confinement progressif au Congo.

Dans ce speech ce 20 juin, le Premier ministre a souligné entre autres que l’état d’urgence sanitaire était maintenu et que le couvre-feu sur l’ensemble du territoire national était désormais fixé de 22 heures à 5 heures du matin. Il a également abordé la question de la réouverture des bars et des restaurants, des hôtels et d’autres lieux d’hébergement collectif, des lieux de culte, de la reprise des sports individuels de compétition, mais avec un public ne dépassant pas les 50 personnes.

Clément Mouamba a aussi annoncé le déconfinement progressif de la localité de Tchiminzi, dans la sous-préfecture de Tchamba-Nzassi, dans le département de Pointe-Noire, précisant que toutes ces réouvertures et reprises se dérouleront dans le strict respect des mesures de prévention d’hygiène, de gestes barrières, de distanciation physique et du port obligatoire et conforme du masque.

La fermeture de toutes les frontières toujours en vigueur

Le Premier ministre a martelé en substance que la fermeture de toutes les frontières demeuraient en vigueur, à l’exception des navires, des vols cargos et autres transports de marchandises vers le Congo ou au départ du Congo. Il a en outre rappelé le caractère obligatoire de la quarantaine et du test virologique (RT-PCR) pour les passagers entrant sur le territoire national.

Pour lui, le régime de fonctionnement actuel des marchés domaniaux reste en vigueur, au même titre que la fermeture, excepté les classes d’examens, les crèches, les établissements préscolaires, scolaires, les centres d’alphabétisation, les classes intermédiaires et les universités publics et privés, les résidences universitaires et les internats.

Il a précisé que cette fermeture concernait aussi les bars dancing, les boîtes de nuit et autres établissements clos de danse. L’interdiction des rencontres des sports collectifs et des spectacles demeuraient également en vigueur. Il a aussi ordonné la limitation à cinquante (50) personnes maximum participant à toute activité collective, à condition de respecter strictement toutes les mesures barrières.

Le Premier ministre a rappelé que la célébration, dans l’intimité, de tous les événements familiaux, dans le respect de toutes les mesures de prévention ; l’exercice des contrôles sanitaires et de la force publique à l’entrée et à la sortie de toutes les localités et les mesures régissant le transport urbain étaient en vigueur.

Il a fait savoir que le gouvernement se réservait le droit de rétablir le confinement dans une localité ou sur l’ensemble du territoire national, s’il était constaté une flambée de l’épidémie dans une ville ou dans plusieurs localités du pays en même temps.

Un fonds de 50 milliards de Fcfa mobilisé

Pour soutenir les entreprises des secteurs formel et informel, les ménages en grande précarité et les personnes vulnérables, dont celles vivant seules ou avec handicap, le Premier ministre a annoncé la mobilisation d’un fonds de 50 milliards FCFA. Il a fait savoir que ce Fonds national de solidarité, créé pour faire face à la crise sanitaire, sous la forme d’un compte spécial du trésor, bénéficie d’une inscription budgétaire de 100 milliards Fcfa, sur lesquels 50 milliards de Fcfa sont immédiatement mobilisés.

Le Premier ministre a expliqué que cette somme est répartie concerne 40 milliards de Fcfa pour le soutien des entreprises et dix milliards de Fcfa pour les transferts monétaires au bénéfice des ménages vulnérables.

Il a ensuite révélé que les mécanismes de mise en œuvre seront précisés conjointement par les ministres en charge de l’économie, des finances et des affaires sociales, en rapport avec les partenaires du secteur financier et les acteurs sociaux.

Par ailleurs, Clément Mouamba informé que le gouvernement avait décidé de la levée des financements extérieurs pour un apurement substantiel de la dette intérieure au cours de cette année. Il a dévoilé qu’aux affectations du Fonds national de solidarité et au paiement de la dette intérieure, s’ajouteront les commandes publiques à réserver prioritairement aux entreprises et autres opérateurs économiques locaux de bonne moralité fiscale et sociale.