Pointe-Noire : un nouveau-né retrouvé mort dans un sac plastique

Le corps de ce bébé de quelques jours se trouvait au quartier la poudrière, près du mur de l’aéroport Agostino Neto.

A Pointe-Noire, capitale économique du Congo, le corps d’un nouveau-né a été retrouvé dans un sac plastique. Cette découverte a été faite par des riverains qui ont lancé l’alerte au service d’urgence de la Police.

La police judiciaire est saisie pour mener des investigations pour retrouver les auteurs de cet acte.

Congo-coronavirus : début d’une campagne de sensibilisation entre Moungoumba et Bétou

L’Organisation de coordination pour la lutte contre les endémies en Afrique centrale (OCEAC) a lancé ce week-end une campagne transfrontalière de prévention du coronavirus entre ces deux localités de Centrafrique et du Congo.

Dans cette zone transfrontalière, les populations échangent couramment aussi bien par voie terrestre que fluviale, mais les tests et les médicaments contre le coronavirus font défaut.

Depuis cinq semaines que les responsables de l’Organisation de coordination pour la lutte contre les endémies en Afrique centrale (OCAEC) sillonnent les zones transfrontalières de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale pour sensibiliser contre le coronavirus. Une pandémie qui gagne du terrain.

Les équipes ont déjà parcouru plus de 10 000 kilomètres dans la zone de Bétou au Congo et Moungoumba en Centrafrique où les populations échangent fréquemment. Cette sensibilisation a été motivée pour des raisons évoquées par le Dr Brahim Issa Sidi représentant du secrétaire exécutif de l’OCEAC : « L’épidémie n’est plus importée, on vit avec ça. Les contaminations sont devenues pratiquement domestiques ou locales. Nous allons faire en sorte que, non seulement on ne va pas relâcher la sensibilisation ou la prévention, on va ajouter le dépistage et autres prises en charge parce que, s’il y a des positifs dans la population, il faut les connaître. »

Pour le Dr Issa Sidi, la sensibilisation est une flamme qu’il faut nécessairement maintenir parce que l’épidémie, selon les enquêtes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), va s’accentuer et durer encore longtemps.

 

Congo-covid 19 : questionnement autour de la mesure de dépistage instaurée aux frontières aériennes

Les autorités congolaises ont instauré un dépistage obligatoire aux frontières aériennes du pays pour lutter contre le coronavirus. Mais les conditions d’attribution du marché interrogent.

Un dépistage obligatoire à tous ceux qui traversent les frontières aériennes du Congo, le gouvernement vient d’instaurer cette mesure. Celle-ci est bien accueillie et saluée par la société civile. Néanmoins, deux choses sont déplorées en ce qui concerne ladite mesure et soulève un questionnement. Tout d’abord, le fait que le coût de ces tests ne soit pas pris en charge par le gouvernement mais par les voyageurs. Ensuite, le manque de transparence sur les conditions du choix de l’opérateur retenu pour effectuer ce test, la société DEl Biotechnologie. Y a-t-il eu un appel d’offre ? Quelle est l’expérience de cette entreprise dans le domaine ?

Christian Mouzeo, coordinateur de l’organisation « Publiez ce que vous payez » au Congo, se dit inquiet et demande des explications aux autorités.

« Nous n’avons pas vu le processus qui a conduit à la sélection de cet opérateur, on ne sait rien des conditions techniques et financières qui leur ont été proposées, est-ce que cela a été intégré […] Si à la base ce recrutement ne s’est pas fait dans les conditions recommandées en ce qui concerne la passation de marché, nous craignons que cela soit quelqu’un qui n’a pas la compétence nécessaire pour pouvoir faire ce travail »

Coronavirus : le Congo reçoit six tonnes de médicaments de l’Inde

La ministre de santé, Jacqueline Lydia Mikolo, a réceptionné ce don de médicaments le 26 juin dernier, à Brazzaville.

L’Inde vient de faire un don de six tonnes de médicaments au Congo. Il s’agit du tout premier don composé exclusivement des médicaments que le Congo a reçus depuis le début de la pandémie de coronavirus dans le pays. C’est la ministre en charge de la Santé, Jacqueline Lydia Mikolo, qui a réceptionné ces produits, le 26 juin à Brazzaville.

Le don de médicaments fait par l’Inde répond favorablement à l’appel de solidarité lancé par le président de la République pour mutualiser les efforts afin de lutter contre la Covid-19. « Nous avons apporté plus de six tonnes de médicaments pour appuyer les efforts du gouvernement congolais dans la lutte contre cette pandémie. Nous estimons que ces produits seront d’une grande importance dans ce cadre », a indiqué l’ambassadeur de l’Inde au Congo, Ghotu Ram Meena. Il s’agit du deuxième lot du don du gouvernement de son pays à la République du Congo.

La ministre de la Santé a pour sa part souligné que ces médicaments sont utiles pour la prise en charge non seulement de la Covid-19 mais aussi de plusieurs autres pathologies en précisant que cela s’ajoute à ce que le gouvernement a acquis sur fonds propres. « Pour d’autres pathologies, il n’y a pas de rupture de stock au niveau de la Centrale d’achat des médicaments essentiels et produits de santé notamment les antirétroviraux, les antituberculeux, les antipaludiques », a-t-elle déclaré après avoir visité ladite centrale où les équipes se mobilisaient à regrouper les produits de santé qui doivent être acheminés dans l’arrière-pays sous peu.

Congo-gestion des forêts : le gouvernement cherche du soutien auprès des investisseurs

Arlette Soudan Nonault, ministre du Tourisme et  de l’environnement, l’a souligné le 25 juin dernier, lors du 16e conseil d’administration de l’initiative pour la forêt de l’Afrique centrale.

La République du Congo dans sa lutte contre le changement climatique, sollicite des investisseurs pour la gestion de ses forêts.

«  Les ressources financières mobilisées dans le cadre de l’assistance traditionnelle du FEM pour les notifications à la convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques  restent insuffisantes et ne permettent pas aux experts d’entreprendre des missions de terrain, ni de mener des expérimentations de laboratoire pour passer des informations avec des niveaux de confiance plus fiables », a indiqué la ministre Arlette Soudan Nonault lors de la réunion du 16ème conseil d’administration  du conseil d’administration de l’initiative  pour les forêts d’Afrique centrale  (CAFI)

Arlette Soudan Nonault  a aussi  précisé que des ressources (financière et matérielle) supplémentaires méritaient d’être mobilisées pour accompagner le processus de préparation des inventaires des Gaz à effet de serre.

L’appel de la ministre lors de la tenue de cet évènement a eu un écho favorable auprès des investisseurs, ainsi que du présentant du Programme des Nations unies pour le développement au Congo. Ils ont d’ailleurs manifesté  leur  volonté  d’accompagner le Congo dans ce combat,  afin de lui permettre de remplir pleinement ses engagements.

Congo : la Socotraf en pleine crise financière

La Société congolaise de transport fluvial (Socotraf) fait face à un manque de financements pour l’entretien de sa flotte et le paiement des arriérés de salaires de plus de deux cents mois.

Créée sur des cendres de l’ex-Chantier naval et transports fluviaux (CNTF), la Socotraf a perdu une bonne partie de sa flotte et des équipements essentiels. Les ateliers techniques et ses matériels moteurs, dont les barges, les pousseurs à passagers, les pousseurs cargo et micro-pousseurs des barges, les bateaux et canots rapides immobilisés… se sont transformés en montagne de ferraille.

Outre les difficultés liées aux matériels et financement, l’unique armateur public recherche de la main-d’œuvre qualifiée pour assurer la relève ; puisque la majeure partie des agents est à la porte de la retraite. Le directeur général de la Socotraf, Alphonse Kani, tire la sonnette d’alarme face à la menace de cessation d’activités qui guette son entreprise. « La Socotraf n’a pas de fonds de roulement, toutes ses machines sont détruites par la rouille… Nous recherchons des partenaires pour sauver la Socotraf », a lancé Alphonse Kani.

Le directeur général de la Socotraf s’exprimait devant la ministre des Transports, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, en visite dans les structures sous-tutelle. Elle voulait échanger directement avec les dirigeants sociaux et avec les représentants du personnel sur l’état actuel de l’armateur. « L’on ne peut pas avoir un majestueux fleuve et ne pas développer le transport fluvial », a-t- elle souligné, peu après une rencontre avec les responsables du Groupement d’intérêt économique et de service d’entretien des voies navigables.

Notons qu’en mars dernier, le gouvernement congolais et la société danoise JGH Marine ont signé un protocole en vue de la réhabilitation des unités navigantes de la Socotraf et de la construction d’un chantier naval en terre congolaise. Ce document faisait suite aux conclusions d’un mémorandum signé en mai 2019 à Brazzaville lors de la visite d’une délégation des investisseurs du Danemark.

Congo : à quand la fin des travaux de l’avenue Marien-Ngouabi

Lancés il y a près d’une année par le Conseil départemental et municipal de Pointe-Noire, les travaux de réhabilitation de l’avenue Marien-Ngouabi, au débouché du secteur le club des unis, s’éternisent.

L’avenue Marien-Ngouabi, autrement dit Bord-Bord, a maintes fois connu des réparations. L’année dernière, une partie des travaux d’enrobage exécutés dans le cadre de la campagne saison sèche par les services municipaux a été emportée par les eaux. Les pluies diluviennes qui s’abattent sans cesse dans la ville ont eu raison d’une partie de cette route, notamment au débouché du secteur le Club des Unis, dans le troisième arrondissement Tié-Tié, aujourd’hui impraticable.

Pour permettre aux usagers de la route de circuler librement, le Conseil départemental et municipal avait pris la résolution de vite entamer les travaux de réparation sur la partie abimée tout en incluant la construction des caniveaux afin d’éviter les inondations pendant la saison des pluies.

Malheureusement, ces travaux qui ont débuté il y a plus de sept mois tardent à finir. Aujourd’hui, cette partie est désormais impraticable, obligeant les automobilistes en provenance des quartiers environnants de franchir l’avenue de l’indépendance déjà complètement saturée aux heures de pointe.

Aucune déviation n’étant créée pour relier un point à un autre, les automobilistes sont confrontés à un nouveau défi pour atteindre le centre-ville, alors que les quelques itinéraires de contournement sont déjà complètement engorgés. « On se demande quand les travaux vont finir, nous sommes obligés de passer sur l’avenue de l’Indépendance pour atteindre le centre-ville », a dit un chauffeur. Notons que, aujourd’hui, avec la fermeture de cette partie de la route, l’ensemble du trafic provenant des quartiers Mpaka, KM 8, Patra, Tchimagni et autres se déverse sur l’avenue de l’indépendance pour accéder au centre-ville. Ce qui provoque chaque matin et chaque soir au niveau du marché fond Tié-Tié un embouteillage de plusieurs mètres.

Cop13-2021 : le Congo candidate pour abriter l’évènement

La ministre du Tourisme et de l’environnement, Arlette Soudan Nonault a déclaré le 23 juin à Brazzaville que le gouvernement confirmait sa volonté  d’organiser la prochaine COP13 de la convention  d’Abidjan, si la situation sanitaire liée à la Covid-19 s’améliorait.

« La République du Congo soutient le choix de la gouvernance des océans comme thème de la COP13, car la gouvernance est le fondement  même de notre  démarche. C’est elle qui détermine le cadre dans lequel nous nous inscrivons pour atteindre les objectifs de gestion », a fait savoir  Arlette Soudan Nonault à l’occasion de la deuxième réunion du bureau de la convention d’Abidjan.

Lors de cette rencontre, les parties prenantes de la convention d’Abidjan, la ministre du Tourisme a évoqué la problématique des arriérés pour la contribution des conventions. « Le Congo  est bien conscient qu’il ne peut organiser la COP13, Si elle a des arriérés de paiement encore non soldées au compte d’affectation spéciale. Ainsi, nous vous  informons  que des dispositions ont été prises pour que la somme de 105.963,03 dollars soit immédiatement virée sur le compte des Nations unies »,  a-t- elle indiqué.

En marge  de la COP13, qui sera tenue au Congo dans la ville économique en premier trimestre 2021, une réunion interministérielle  est prévue dans les  mois avenir,  afin  de coordonner les pays de la convention d’Abidjan.

Congo : le président Denis Sassou N’Guesso séjourne à Oyo

Le chef de l’État congolais, Denis Sassou N’Guesso s’est envolé mercredi, 24 juin 2020 pour Oyo, dans la Cuvette, à environ 400 km, au Nord de Brazzaville.

Le président de la république, Denis Sassou N’Guesso est en visite de travaille à Oyo, depuis mercredi 24 juin 2020. L’agenda du chef de l’Etat prévoit plusieurs activités qui seront fait par visioconférence.

Il faut dire que, ce déplacement intervient dans un contexte difficile, à cause du coronavirus  qui a déjà fait payer un lourd tribut à l’économie nationale. En ce qui concerne ses incidences macroéconomiques, sur la base des informations collectées à fin mai 2020, la crise sanitaire a eu un impact très fort sur la bonne dynamique de l’économie congolaise dans plusieurs secteurs à cause des mesures de confinement mises en œuvre dans la quasi-totalité du pays pour freiner l’épidémie de coronavirus.

Une forte récession économique avec un taux de croissance négatif compris entre 10% et 7%, une forte augmentation du chômage, par la suppression d’emplois, notamment dans le secteur formel, une forte contraction du commerce extérieur, tant en exportations qu’en importations, une dégradation importante des finances publiques, actée par l’adoption de la loi de finances rectificative promulguée le 13 mai 2020.

Les entreprises de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche ont connu une baisse d’activités de 34% entre mars et avril 2020, les industries minières ont presque toutes arrêté leurs activités, à cause de la forte baisse de la demande mondiale et des prix. Les industries forestières et pétrolières ont eu à faire face aux mêmes contraintes. Les industries agroalimentaires ont vu leur production reculer de près de 55%, les entreprises du BTP ont enregistré un effondrement de leur activité qui a atteint 92%. Les cimenteries ont connu la même évolution.

Le commerce et les services ont affiché des taux de diminution d’activités de plus de 50%. Le secteur informel, lui aussi, a été lourdement précarisé.

Viny Okouo : « Le gouvernement devrait miser sur la formation et l’accompagnement des équipes existantes »

Le basketteur congolais évoluant actuellement à Navezis, un club professionnel de la première division (D1) en Lituanie, parle de son parcours ainsi que l’impact du coronavirus sur sa vie professionnelle.

Qui est Viny Okouo ?

Merci beaucoup, Viny Okouo est un basketteur professionnel congolais qui joue à Nevezis en D1 en Lituanie. J’ai quitté le Congo Brazzaville pour l’Espagne afin de pouvoir continuer mes études et le sport. J’ai eu de la chance de rester dans le même club de formation pendant plusieurs années. Je parle de chance parce que j’ai vu plusieurs joueurs passer par là, mais j’ai pu rester dans la même équipe. Après la formation, j’ai aussitôt signé un contrat professionnel avec la même équipe, l’une des meilleures équipes de l’Espagne (Unicaja de Malaga). Une fois arrivé en fin de contrat avec cette formation qui nous a permis de gagner l’Euro Cup en 2017, j’ai décidé avec mon agent de me rendre en Lituanie, en D1, où j’évolue actuellement.

Quelles sont les conséquences du coronavirus sur votre vie professionnelle ?

C’est simple mais aussi complexe. Les conséquences, je dirais que j’avais plus accès au terrain de basket vu que tout était fermé. Nous les sportifs, nous avons toujours besoin d’être actifs sur le terrain, dans les salles ou les gymnases avec les autres ou en individuel mais, pour un basketteur, il est très important d’être toujours en contact avec un ballon et l’absence de celui-ci peut désorienter la carrière. Malgré tout, le sport c’est ma passion, ma vie. Je ne peux que continuer à le pratiquer.

Un mot de la fin ?

Je vais juste prêcher l’unité. A l’endroit des sportifs, je peux dire qu’il ne faut pas abandonner quels que soient les problèmes que vous allez affronter parce que le domaine que nous avons choisi n’est pas facile. Il faut être fort mentalement pour pouvoir lutter contre tout problème qui perturbera votre carrière. Je demanderai au gouvernement de pouvoir relancer l’équipe nationale du basketball parce que j’ai commencé avec le sport dès le bas âge au Congo. Et il faut laisser la chance à tout le monde. Nous avons des athlètes dynamiques et ambitieux dans toutes les disciplines. Il faut juste les booster afin que ces derniers honorent parfaitement le Congo. Le gouvernement devra miser sur la formation et l’accompagnement des équipes existantes.