Congo : les militaires appelés à sécuriser les élections en 2021

L’armée va voter en avance afin de se donner les moyens d’assurer la sécurité à travers tout le pays le jour du scrutin.

A l’occasion du port d’insignes de grade dans l’armée congolaise, ce 12 janvier à Brazzaville, le chef d’Etat-major  général a rappelé l’une des principales missions des militaires en 2021. Il s’agira de sécuriser le processus électoral.

« En 2021, en pleine lutte contre la pandémie, les militaires devront voter par anticipation et sécuriser les élections prévues au premier trimestre sur toute l’étendue du territoire national », a déclaré le général de division Guy Blanchard Okoï. Il a tenu à rappeler l’engagement du président de la République sur le sujet : « le président de la République, chef de l’Etat, chef suprême des armées veut que ces élections se déroulent dans la paix, la sécurité et la sérénité. Notre challenge est là. Le vote est un acte civique du citoyen. Il nous le faut le consacrer nous-mêmes ».

Il s’exprimait ainsi lors de la cérémonie de remise des insignes à plus de 250 officiers et sous-officiers de l’armée congolaise.

En rappel, l’élection présidentielle est prévue au Congo en mars 2021. Dénis Sassou Nguesso, le président sortant âgé de 77 ans est candidat à sa propre succession, pour un nouveau mandat de 5 ans.

Congo : les diplômes de plus de 200 médecins finalistes de Cuba remis au gouvernement

En attendant la remise officielle, les ministres de la Santé et de l’Enseignement supérieur ont réceptionné les parchemins de ces médecins congolais arrivés enfin de formation à Cuba.

L’ambassadrice du Congo à Cuba a remis au ministre de l’Enseignement supérieur 266 diplômes des médecins finalistes en fin de formation.  C’était ce 12 janvier 2021 en présence de la ministre de la Santé et de la Population, Jacqueline Lydia Mikolo.

Selon l’ambassadrice Rosalie Kama Niamayoua « la formation à Cuba est une formation complète. On ne forme pas qu’un médecin, on forme un médecin intégré. Et ce travail est fait pendant six années parce que dès la troisième année, les étudiants sont déjà dans les stages au niveau des hôpitaux ». « Ils sont compétents, les étudiants qui sont rentrés », se félicite-t-elle.

De son côté, le ministre de l’Enseignement supérieur, Bruno Jean Richard Itoua a rassuré que non seulement une cérémonie solennelle de remise des diplômes sera organisée, mais également tous les médecins de retour seront intégrés à la fonction publique.  « Désormais c’est fait. Ces diplômes sont entre nos mains. Nous allons avec la ministre de la Santé voir dans quelles conditions nous pouvons les remettre de façon solennelle aux bénéficiaires. Les copies de ces diplômes seront remises au ministre de la Santé afin qu’il puisse les intégrer. Nous leur avons dit qu’ils seront intégrés tous à la fonction publique. Le dossier est en cours  de circulation ».

Il convie par ailleurs les récipiendaires à compléter leur dossier d’affection, car ils seront affectés dans les différentes formations sanitaires.

En rappel, en aout 2020, le gouvernement du Congo s’est dit prêt à accueillir ses étudiants en médecine qui viennent de passer 7 ans de formation à Cuba. Partis en 2013, la première vague de ces plus de 250 étudiants était attendue à Brazzaville.

Congo : le FIGA va démarrer ses opérations avec 15 milliards FCFA

La cérémonie de lancement des activités de ce fonds destiné à soutenir les petites et moyennes entreprises s’est déroulée ce 12 janvier 2021 à Brazzaville.

Le Fonds d’impulsion, de garantie et d’accompagnement des très petites, petites et moyennes entreprises (FIGA) va démarrer ses activités avec une mise initiale de 15 milliards FCFA.

Cette enveloppe sera principalement dédiée à assurer l’activité de garantie auprès des banques et des établissements pour les porteurs de projets. Il s’agira également pour le FIGA d’aider à l’impulsion des porteurs de projets confrontés aux difficultés d’élaboration des business plans, d’être une garantie de résolution de la problématique d’accès aux financements, mais également de palier aux difficultés de développement des bénéficiaires.

Pour Yvone Adelaïde Mougany, la ministre des petites et moyennes Entreprises il est attendu du FIGA, « une contribution significative pour booster le rythme de naissance et le taux de pérennisation des très petites, des petites et des moyennes entreprises congolaises. Car plus que jamais auparavant, notre économie a vitalement besoin d’entreprise, nombreuses fortes et dynamiques capables de créer des emplois décents, des richesses de plus en plus importantes pour sortir le pays de la crise économique financière et sanitaire ».

Dès lors, le Fonds se « positionne comme un outil de facilitation d’accès aux services financiers et non financiers catalyseurs d’émissions et d’attributions dévolues aux autres composantes qui sont : l’Agence congolaise pour la création des entreprises, l’Agence de développement des très petites, et petites et moyennes entreprises, la Bourse de sous-traitance et de partenariat des entreprises, le Centre de gestion agrée et l’agence nationale de l’artisanat », ajoute-t-elle.

En gestation depuis 2015, une impulsion définitive a été donnée lorsque le projet FIGA va être adopté en Conseil des ministres le 27 décembre 2018. Ceci avec l’approbation du projet de loi portant création dudit Fonds. Et en septembre 2020, Armel Fridelin Mbouloukoué prend ses fonctions en qualité de Directeur général du FIGA.

Il est à noter que la cérémonie de lancement des activités du FIGA a été présidée par le Premier ministre du Congo Clément Mouamba.

Congo : un éboulement de terrain fait un mort et 1 blessé dans l’ancienne cimenterie de Niari

Un éboulement de terrain survenu dans l’ancienne carrière de la cimenterie chinoise Forspak de Niari a brutalement arraché la vie au jeune Norvel Junior Kombo-kombo âgé de 18 ans

Un jeune congolais de moins de 20 ans a perdu la vie suite à un affaissement de terrain d’une hauteur de près de 20 mètres au village Moukondo, dans le département de Niari. Précisément à l’ancienne carrière chinoise Forspak

La victime a été absorbée par la terre qui a rasé tout sur son passage. Bien qu’ayant été conduit d’urgence dans un établissement sanitaire, le jeune Norvel Junior Kombo-kombo a succombé. Sa dépouille a été déposée à la morgue municipale de la circonscription.

Un autre jeune, Christ Drick Emmanuel Lebambou, victime du même incident suit actuellement les à l’hôpital général de Dolisie. Il a été grièvement blessé suite à l’éboulement de terrain.

Une enquête est ouverte par les services de recherches judiciaires et de la région de gendarmerie compétente. D’après les premières informations, cet incident aurait été causé par les intempéries.

Covid-19 : le Congo met en place un plan stratégique de vaccination

Le ministre congolaise en charge de la santé et de la population, Jacqueline Lydia Mikolo a coordonné les travaux du plan stratégique de mise en œuvre de la vaccination contre le Covid-19 du 7 au 9 janvier 2021

Cet atelier avait pour objectif de déterminer les personnes à vacciner en priorité, évaluer la capacité de la logistique de vaccination, élaborer un plan de communication, faire une estimation des ressources financières nécessaire et d’élaborer un plan de communication. Jacqueline Lydia Mikolo a précisé que : « la vaccination est essentiellement pour vaincre la Covid-19 ». Elle fait savoir quelles résolutions retenues ont été contenues dans un document.

Le directeur général du ministère de la Santé, Oyéré Moke a souligné qu’à travers ces travaux : « le Congo joue sa partition dans la lutte contre la pandémie à coronavirus ». Cet atelier est une mission urgente à l’issue de laquelle, les experts et cadres devront produire un document de qualité sur tout le processus de vaccination à soumettre au gouvernement.

Ces travaux ont été menés par les cadres et experts des ministères de la Santé, des Finances, de la Banque mondiale, de l’Organisation mondiale de la santé et de l’Unicef.

Congo : Denis Sassou N’Guesso à l’investiture de Nana Akufo-Addo

Le Chef de l’Etat congolais s’est rendu à Accra pour prendre part à la cérémonie d’investiture du président ghanéen, Nana Akufo-Addo.

Plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement dont Denis Sassou-N’Guesso du Congo étaient à Accra, capitale ghanéenne, pour assister à la cérémonie d’investiture de Nana Akufo-Addo le jeudi 7 janvier 2021.

Le président ghanéen Nana Akufo-Addo a été réélu à l’issue d’un scrutin extrêmement serré mais sa victoire est contestée par l’opposition qui dénonce une « attaque » à l’encontre de la démocratie.

A Peine réélu, Nana Akufo devra très vite se mettre au travail pour relever l’économie du Ghana dans un contexte difficile marqué par la pandémie du coronavirus et la chute du prix du baril du pétrole dont le pays est producteur.

La croissance du pays en 2020 est tombée de 0,9%, selon le FMI, soit le taux le plus bas depuis plus de 30 ans.

Congo-coronavirus : les premières livraisons de vaccin arrivent au plus tard en mars

L’annonce a été faite par la ministre de la santé, Jacqueline Lydie Mikolo au cours d’une conférence de presse le 06 janvier à Brazzaville.

La ministre de la Santé, Jacqueline Lydia Mikolo, a annoncé, lors d’une conférence de presse tenue le 6 janvier à Brazzaville, que le Congo va acquérir les premières livraisons du vaccin contre le coronavirus au cours du premier trimestre 2021.

« La facilité que le Congo aura au sein du consortium de l’initiative internationale Covax, pour l’accès équitable au vaccin permettra au pays de couvrir 20% de la population. Avec la mobilisation des ressources propres, la proportion sera élargie à 60% voire plus », a déclaré Jacqueline Lydia Mikolo, ajoutant que les réflexions se poursuivent pour déterminer le vaccin le mieux adéquat pour la population tenant compte de l’environnement et d’autres facteurs.

La ministre en charge de la Santé a précisé que ce vaccin ne sera pas administré tous azimuts. Il y a des cibles prioritaires qui seront définies, entre autres, les personnes souffrant des comorbidités, c’est-à-dire d’autres maladies dont la Covid-19 devient un facteur aggravant qui peut entraîner la mort.

Dans son rapport, la Commission affaires juridiques et administrative (Caja) du Sénat, s’inspirant du dernier bulletin épidémiologique de la coordination de gestion de la covid-19, a relevé qu’au 1er janvier, 1162 personnes étaient détectées positives au coronavirus, dont 182 sont actuellement hospitalisées dans les sites de prise en charge et six en soins intensifs.

Congo-présidentielle : la révision des listes électorale divise la classe politique

Après la nomination contestée des nouveaux membres de la Commission électorale, le gouvernement a annoncé la révision spéciale des listes électorales.

En République du Congo, les actes préparatoires de l’élection présidentielle de mars 2021 se multiplient. Après la nomination contestée des nouveaux membres de la Commission électorale, le gouvernement a annoncé le début, ce jeudi 7 janvier 2021, de la révision spéciale des listes électorales. Mais cette opération divise la classe politique.

Selon l’arrêté du ministère de l’Intérieur, qui convoque cette révision extraordinaire des listes électorales, l’opération va se dérouler sur l’ensemble du territoire national jusqu’au 16 février. Mais, elle n’est pas du goût de Clément Miérassa, coordonnateur par intérim de la Fédération de l’opposition congolaise qui dénonce une manœuvre visant à bloquer l’alternance. Une « fuite en avant »

« Je regrette que le gouvernement ait choisi de faire la fuite en avant. Ils (les gouvernants) savent que cette opération ne permettra ni d’avoir un bon fichier électoral ni des listes électorales fiables ni un corps électoral maîtrisé. Je regrette que le gouvernement ait choisi cette voie pour conserver son pouvoir ; donc pour une élection non libre, non démocratique, non transparente et non apaisée. Il y a un manque de volonté politique du régime actuel d’organiser une élection libre et transparente. Ce qu’ils veulent c’est conserver le pouvoir », dénonce M. Miérassa.

Révision « acceptée par tous les acteurs politiques »

« Clément Mirassa n’est pas dans la vision de la concertation de Madingou tenue fin novembre », rétorque une source gouvernementale qui ajoute : « La révision des listes a été actée à cette rencontre politique Madingou. Il s’agit d’une opération fondée et surtout acceptée par tous les acteurs politiques. »

Congo-coronavirus : les congolais recevront le vaccin d’ici mars

Lors d’une conférence de presse tenue le 6 janvier à Brazzaville, la ministre de la Santé, Jacqueline Lydia Mikolo, a indiqué que le pays va acquérir les premières livraisons du vaccin contre le coronavirus au cours du premier trimestre 2021.

Dans son discours sur l’état de la nation, le 23 décembre, le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, annonçait avoir mis le Congo sur la voie du vaccin contre la pandémie de Covid-19, en instruisant le gouvernement à prendre toutes les dispositions y relatives. Visiblement, le travail vient d’être amorcé. « La facilité que le Congo aura au sein du consortium de l’initiative internationale Covax, pour l’accès équitable au vaccin permettra au pays de couvrir 20% de la population. Avec la mobilisation des ressources propres, la proportion sera élargie à 60% voire plus », a expliqué la ministre Jacqueline Lydia Mikolo,  précisant que les réflexions se poursuivent pour déterminer le vaccin le mieux adéquat pour la population tenant compte de l’environnement et d’autres facteurs.

Par ailleurs, la ministre en charge de la Santé a souligné que le moment venu, ce vaccin ne sera pas administré tous azimuts. Il y a des cibles prioritaires qui seront définies, entre autres, les personnes souffrant des comorbidités, c’est-à-dire d’autres maladies dont la Covid-19 devient un facteur aggravant qui peut entraîner la mort.

Congo-présidentielle 2021 : la Fédération de l’opposition congolaise critique la reconduction des membres de la CNEI

Le président par intérim de la Fédération de l’opposition congolaise (FOC), Clément Miérassa, a, au cours d’une conférence de presse animée le 6 janvier à Brazzaville, critiqué la reconduction des membres de la Commission nationale électorale indépendante (CNEI) et le lancement des opérations de révision des listes électorales.

Devant le collège des présidents de la FOC dont Michel Mampouya, Bonaventure Mbaya, Paulin Makaya et Jacques Banangandzala, Clément Miérassa a signifié que le pouvoir a réuni les conditions pour « une élection non crédible en mars prochain». « Le régime de Brazzaville qui a laissé passer tout le temps de son mandat…, n’a pas cru utile de préparer l’élection présidentielle de 2021. Voilà que, quelques jours avant cette échéance, il se précipite à créer les conditions d’une élection crédible, transparente et apaisée », a-t-il déclaré.

Pour lui, la concertation politique de Madingou a été « une occasion de distraction » de l’opinion nationale et internationale. Ainsi, il a fustigé la reconduction des membres de la CNEI et la non-maîtrise du corps électoral. D’après Clément Mierassa, sans une bonne mise à jour du fichier électoral, il n’y a pas de maîtrise de corps électoral.

« La méthodologie consistant à déterminer le corps électoral au moyen d’une révision des listes électorales n’est pas de nature à permettre une bonne mise à jour du fichier électoral. L’organisation des élections apaisées, libres et transparentes ainsi que la préservation de la paix sociale dépendent d’une bonne maîtrise du corps électoral », a-t-il lancé.

Quant à leur participation à l’élection présidentielle de mars prochain, Clément Miérassa et les autres membres du collège des présidents entendent se prononcer lors de la troisième convention de leur groupement politique qui se tiendra avant la fin du mois de janvier.

Se réclamant d’être des démocrates et des républicains, les leaders de la FOC prévoient de mener leur combat en respectant des lois et règlements de la République. D’où ils revendiquent le respect de la Constitution sur les libertés de réunions, de manifestation et de libre circulation ; la décrispation de la situation politique par « la libération des prisonniers politiques » ; la convocation d’un dialogue national inclusif.

Sur la situation générale du pays, cette plate-forme de l’opposition a affirmé que le Congo n’avait jamais connu un tel effondrement. Elle a, par ailleurs, dénoncé la violation des dispositions constitutionnelles et réglementaires par les autorités nationales. « Le non exercice du jeu démocratique s’est érigé en système de gestion de la cité. La propagande médiatique naguère révolue, a refait surface au sein des médias publics. Les systèmes éducatif et sanitaire sont totalement délabrés et désarticulés ; l’économie nationale s’est effondrée ; les villes et routes sont dans une dégradation prononcée ; l’électricité et l’eau sont devenues des denrées rares », a souligné Clément Miérassa.

Notons que Clément Miérassa a été récemment désigné par ses pairs pour assurer l’intérim à la présidence de la FOC avec la déchéance de Claudine Munari, en attendant la tenue de la prochaine convention nationale.