Congo : un excédent de 81 milliards FCFA en 2024

Le Congo enregistre un solde excédentaire de sa balance des paiements en 2024. Une performance qui marque un net redressement après le déficit de 2023.

 

Les indicateurs économiques sont en nette amélioration pour la République du Congo. Réuni le 18 mars 2026, le Comité national de la balance des paiements (CNBP) a validé un solde global excédentaire de 81 milliards de FCFA pour l’année 2024. Un résultat qualifié d’historique, qui contraste avec le déficit enregistré en 2023.

Selon le rapport présenté par Armel Fridelin Mbouloukoue, rapporteur du CNBP, cette performance traduit une meilleure tenue des comptes extérieurs et une gestion plus rigoureuse des équilibres macroéconomiques. La croissance du produit intérieur brut (PIB) réel est estimée à 2,1 % en 2024.

Cette progression a été portée en grande partie par le dynamisme du secteur hors pétrole. Un signal fort pour la stratégie nationale de diversification économique, longtemps freinée par la forte dépendance aux hydrocarbures. Cette évolution laisse entrevoir une économie plus équilibrée et moins vulnérable aux fluctuations des cours mondiaux.

Malgré ces avancées, les autorités restent prudentes. Le CNBP appelle à accélérer les réformes afin de consolider ces acquis, notamment en renforçant la diversification et en stimulant les échanges au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

Congo : le FIGA va démarrer ses opérations avec 15 milliards FCFA

La cérémonie de lancement des activités de ce fonds destiné à soutenir les petites et moyennes entreprises s’est déroulée ce 12 janvier 2021 à Brazzaville.

Le Fonds d’impulsion, de garantie et d’accompagnement des très petites, petites et moyennes entreprises (FIGA) va démarrer ses activités avec une mise initiale de 15 milliards FCFA.

Cette enveloppe sera principalement dédiée à assurer l’activité de garantie auprès des banques et des établissements pour les porteurs de projets. Il s’agira également pour le FIGA d’aider à l’impulsion des porteurs de projets confrontés aux difficultés d’élaboration des business plans, d’être une garantie de résolution de la problématique d’accès aux financements, mais également de palier aux difficultés de développement des bénéficiaires.

Pour Yvone Adelaïde Mougany, la ministre des petites et moyennes Entreprises il est attendu du FIGA, « une contribution significative pour booster le rythme de naissance et le taux de pérennisation des très petites, des petites et des moyennes entreprises congolaises. Car plus que jamais auparavant, notre économie a vitalement besoin d’entreprise, nombreuses fortes et dynamiques capables de créer des emplois décents, des richesses de plus en plus importantes pour sortir le pays de la crise économique financière et sanitaire ».

Dès lors, le Fonds se « positionne comme un outil de facilitation d’accès aux services financiers et non financiers catalyseurs d’émissions et d’attributions dévolues aux autres composantes qui sont : l’Agence congolaise pour la création des entreprises, l’Agence de développement des très petites, et petites et moyennes entreprises, la Bourse de sous-traitance et de partenariat des entreprises, le Centre de gestion agrée et l’agence nationale de l’artisanat », ajoute-t-elle.

En gestation depuis 2015, une impulsion définitive a été donnée lorsque le projet FIGA va être adopté en Conseil des ministres le 27 décembre 2018. Ceci avec l’approbation du projet de loi portant création dudit Fonds. Et en septembre 2020, Armel Fridelin Mbouloukoué prend ses fonctions en qualité de Directeur général du FIGA.

Il est à noter que la cérémonie de lancement des activités du FIGA a été présidée par le Premier ministre du Congo Clément Mouamba.