Diplomatie : la doyenne Marie Charlotte Fayanga est morte

L’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République centrafricaine en République du Congo, doyenne du corps diplomatique, est décédée, le 5 février, à La Rochelle, en France.

A 75 ans, fatiguée et malade, l’ambassadeur Marie Charlotte Fayanga a été évacuée d’urgence en France, le 31 janvier 2021, pour y bénéficier des soins intensifs. La nouvelle de sa disparition qui circulait déjà sur les réseaux sociaux a finalement été officialisée, le 7 février, par l’ambassade de la Centrafrique à Brazzaville.

En poste à Brazzaville depuis le 25 mars 2005, Marie Charlotte Fayanga était devenue quelques années après la doyenne du corps diplomatique au Congo. Avant sa nomination comme ambassadeur, cet administrateur civil de formation était inspectrice de Transports de surface dans son pays.

Ressortissante de l’École nationale d’administration et d’Institut international d’administration publique de Paris, Marie Charlotte Fayanga a occupé de hautes fonctions politiques et administratives. Elle était secrétaire d’État sous l’empereur Jean-Bedel Bokassa en 1975 puis 1977 ; contrôleur d’État entre 1972 et 1974 ; directrice générale de la Caisse de stabilisation en 1976 ; directrice du contrôle des prix en 1982…

Marie Charlotte Fayanga était également connue pour avoir été au premier rang au côté des hommes politiques qui ont milité pour l’avènement du multipartisme en République centrafricaine au début des années 90. Elle fut plusieurs fois arrêtée et emprisonnée.

Née le 23 janvier 1946 à Bangui, elle était mère de sept enfants, de dix-sept petits-fils et de neuf arrière-petits-fils.

Congo : 44 000 retraités vivent dans la précarité

Ces hommes et femmes qui ont servi l’Etat congolais cumulent dix-huit trimestres d’arriérés de pensions de retraite depuis 1997.

En République du Congo, 44 000 retraités immatriculés à la Caisse nationale de sécurité sociale congolaise (CNSS) peinent à joindre les deux bouts. Ils cumulent dix-huit trimestres d’arriérés de pensions de retraite depuis 1997. Ces hommes et femmes sont convaincus que leur situation est due à l’indifférence de l’État qui ne paie pas ses créances. Il faut dire que cet avis est partagé par des analystes économiques qui demandent l’assainissement de toutes les caisses de retraite du pays.

« Moi, personnellement, c’est par miracle que je vis. On vivote : quelqu’un peut vous donner 1 000 FCFA pour faire le bouillon avec les enfants et vous mangez. Quant à l’électricité nous nous contentons de la lampe tempête « luciole » parce qu’on n’a pas d’autres moyens de vivre », se plaint Félix Tendi, un retraité de plus de 70 ans.

Cet homme exige le paiement de ses arriérés de pensions qui s’élèvent à dix-huit trimestres depuis 1997.

« Vis-à-vis de l’État, nous demandons le paiement de nos arriérés de pensions ; et cela sans délai », menace M. Tendi.

Du côté de la CNSS, l’on accuse des difficultés pour payer ses pensionnés qui sont des anciens employés des entreprises, des établissements dits à budget de transfert et autres contractuels, pour diverses raisons. À titre d’exemple jusqu’à fin décembre 2020, l’État n’avait pas pu faire face à des charges sociales estimées à près de 49 milliards de FCFA.

Gaspard Bakadiankouka, président de la Confédération des retraités contractuels du Congo vit cette situation comme une injustice de la part des autorités.

« Pendant que les retraités croupissent sous le poids de la misère, paradoxalement les autorités habilitées pratiquent la politique de deux poids, deux mesures. En effet, au cours de la même période les fonctionnaires congolais accumulant 23 mois d’arriérés de salaires depuis 1990, ont pu être payés par l’Etat qui a versé la totalité de leurs arriérés de salaires », s’insurge M. Bakadiankouka.

De son côté, Roch Euloge Nzobo du Cercle des droits de l’homme pour le développement (CDHD) juge peu satisfaisante la gestion de la retraite au Congo. À la Caisse de retraite des fonctionnaires (CRF), la situation n’est vraiment pas reluisante.

« La gestion de nos deux caisses de retraite (CRF et CNSS) est chaotique. C’est un peu malheureusement à l’image de la situation du Congo. On ne peut pas laisser les retraités à l’abandon et les soumettre à une paupérisation alors que ce sont des personnes qui ont travaillé pour ce pays », analyse M. Nzobo.

Roch Euloge Nzobo propose des pistes pour régler le problème.

« Qu’on commence par un audit, qu’on identifie le vrai problème et que le gouvernement prenne des mesures pour que le paiement (des pensions) se fasse au même rythme que le paiement des salaires des fonctionnaires », suggère-t-il.

La constitution en vigueur dans le pays indique que les personnes âgées et vivant avec handicap ont droit à des mesures de protection en rapport avec leurs besoins physiques et moraux, affirme une source gouvernementale.

Congo-présidentielle 2021 : l’opération d’enrôlement sur les listes électorales prorogée jusqu’au 10 février

Cette décision du ministère en charge de l’Intérieur et de la Décentralisation, fait suite à « l’engouement des populations » à se faire enrôler.

Les congolais ont jusqu’au 10 février prochain pour se faire enrôler sur les listes électorales. Prévues initialement du 23 janvier au 7 février, les opérations d’enrôlement, en vue de la présidentielle du 21 mars, s’achèveront plutôt le 10 février à 17 heures.

C’est une décision du ministère en charge de l’Intérieur et de la Décentralisation. Une démarche que la Commission nationale électorale indépendante (Cnei) justifie par « l’engouement des populations » à se faire enrôler en vue du prochain scrutin présidentiel.

« Nous pouvons dire qu’à la date d’aujourd’hui, les opérations se déroulent très bien dans les 123 circonscriptions administratives que compte notre pays. Au 4 février, nous avons au total 80 028 inscrits qui viennent de s’ajouter aux électeurs qui figurent de manière permanente sur nos listes électorales », a annoncé, Henri Bouka, président de la coordination de la Cnei.

Pour ce qui est du respect des délais d’organisation d’une élection libre et apaisée, Henri Bouka a signifié que le temps restant est suffisant pour réaliser les différentes opérations. Il s’agit notamment de la saisie des renseignements collectés, leur mise sous forme de listes électorales et l’édition des cartes d’électeur, ainsi que la distribution concomitamment du matériel nécessaire à la tenue du scrutin.

Congo : 224 médecins formés à Cuba vont en stage dans l’arrière-pays

Sur un total de 356 médecins, 224 ont quitté Brazzaville ce 8 février pour les hôpitaux d’Owando et d’Oyo (Cuvette), de Nkayi (Bouenza) et de Dolisie(Niari), en vue d’un stage de consolidation des compétences de huit mois.

Deux-cent-vingt-quatre médecins congolais formés à Cuba vont en stage dans les hôpitaux de l’arrière-pays. Vingt-huit médecins passeront le stage à l’hôpital général de Dolisie. Le même nombre est affecté à l’hôpital général Edith-Lucie-Bongo-Ondimba d’Oyo, ainsi qu’aux hôpitaux de référence de Talangaï et de Nkayi. Celui du 31 juillet d’Owando va recevoir 29 tout comme le Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville et Blanche-Gomes : 29 médecins à Pointe-Noire, les hôpitaux de Loandjili, Tié-Tié, à Sice et militaire accueilleront 28 médecins chacun.

Ces hommes de blouses blanches ont reçu chacun un kit complet composé de matériels de première nécessité pour la pratique médicale. C’est du moins ce qu’a précisé le directeur général de l’administration et des ressources du ministère en charge de la Santé, Gilbert Ndziessi.

Par ailleurs, un système de mentorat composé de quarante-huit médecins spécialistes en gynéco-obstétrique, en chirurgie, en pédiatrie et de médecine a été mis en place. Il s’agit des spécialités retenues dans le cadre de ce stage de consolidation des compétences. Ces mentors sont des spécialistes expérimentés qui assureront le suivi des stagiaires sur le terrain.

Le directeur de cabinet de la ministre en charge de la Santé, Florent Balandamio, a fait savoir qu’en juillet 2021, une deuxième vague de 700 médecins formés à Cuba viendra compléter les effectifs actuels.

Judo : l’assemblée générale élective se prépare

La réunion de préparation l’assemblée générale élective de la Fédération congolaise de judo et disciplines associées(Fécojuda) se tient ce lundi 08 février.

Le directeur de cabinet par intérim du ministre des Sports et de l’Education physique, Charles Makaya, alias Mackaill, coordinateur de la commission technique nationale des élections des fédérations sportives, a convoqué une réunion ce lundi 08 février. Celle-ci vise à préparer l’assemblée générale élective de la Fédération congolaise de judo et disciplines associées (Fécojuda).

Il faut dire depuis plus de ans la Fécojuda n’a pas tenu son assemblée générale élective. C’est d’ailleurs la seule fédération qui se trouve dans cette situation à cause des tergiversations du comité de normalisation. Les judokas de leur restent optimistes et souhaitent que leur art redémarre sur de nouvelles bases.

« Je suis vraiment en difficulté depuis que le judo a été sanctionné au niveau national, surtout avec la pandémie de coronavirus. Nous voulons que la fédération soit mise en place. Toutes les conditions sont réunies, puisque le corps électoral de 2016 est là, les candidats sont connus. Que le ministère pense à notre avenir, car tout dépend de sa décision et nous comptons sur la volonté du ministre de faire évoluer les choses. Lorsque je participais aux compétitions, je gagnais bien ma vie, mais maintenant ? », interroge un judoka.

Prendront part à rencontre, les représentants de la direction générale des sports, du Comité national olympique et sportif congolais, du comité de normalisation et autres. Il s’agit de: André Blaise Bollé; Jean Robert Bindelé; Hervé Séraphin Saturnin Icka; Jean Paul  Ngaloua; Jean Nganga; Aloyse Dississa; Serge Wilfrid Mbouma; Gin-Clord Samba Samba; Francoise Mahoungou; Marien Ngouabi Ikama; Arnaud Wamba Sassou Nguesso; Caloger Andrénic Aya et Fernand Ondono.

Coronavirus : le Congo reçoit des équipements médicaux du Brésil

Le don a été réceptionné jeudi 04 février 2021, par la ministre de la Santé, de la Population, de la Promotion de la femme et de l’Intégration de la femme au développement, Jacqueline Lydia Mikolo.

Le Brésil a fait un don d’équipements médicaux à la république du Congo. Ce geste va s’inscrit dans un élan de solidarité à un pays ami. Ces équipements médicaux étaient constitué des divans d’examens (21); tables d’accouchement (20); boîtes d’accouchement (21) tensiomètres (200); blouses (150); garrots (100), kits de glucométrie (200); anios gel hydro-alcoolique (50); pèse-bébés électroniques (20); pèse-bébés salter (20); des pèse-personnes grand cadran (20), y compris des toise-bébés (20).

C’est la ministre de la Santé, de la Population, de la Promotion de la femme et de l’Intégration de la femme au développement, Jacqueline Lydia Mikolo, qui a réceptionné l’offre du gouvernement brésilien, le 4 février à Brazzaville.

« Au nom du gouvernement brésilien, j’exprime ici la solidarité du peuple brésilien avec le peuple congolais par cette modeste contribution marquant une action d’amitié et d’espoir qui pourra contribuer à trouver des solutions à la crise sanitaire liée à la Covid-19 », a déclaré le vice-consul de l’ambassade du Brésil, José Auguste Ramos Cruz, lors de la remise.

Coronavirus : les femmes de la Lékoumou invitées à observer les gestes barrières

Le Mouvement action et renouveau (MAR) a effectué une tournée spéciale dans le département de la Lékoumou, pour sensibiliser les femmes aux dangers liés au coronavirus.

Le coronavirus fait encore parle de lui dans le monde et en République du Congo. C’est pour limiter la propagation de cette pandémie que la délégation du MAR a effectué une tournée dans le département de la Lékoumou. Les femmes de cette partie du Congo ont eu droit aux informations sur le coronavirus.

Pendant cette campagne de sensibilisation sur le coronavirus, le MAR a profité pour demander à ses militantes de s’inscrire sur les listes électorales afin de pouvoir accomplir leur devoir civique le 21 mars prochain lors de l’élection présidentielle.

Congo-révision des listes électorales : des élus locaux sensibilisent

Le collectif des élus locaux de la majorité présidentielle de Brazzaville a lancé le 3 février une campagne de sensibilisation citoyenne pour l’inscription sur les listes électorales.

Les opérations de révision extraordinaire des listes électorales qui a commencé le mercredi 03 février pourraient s’achever, le 7 février prochain. Selon le coordonnateur du collectif des élus locaux de la majorité présidentielle de Brazzaville, Arnaud Michel Ngakala, l’élection présidentielle est une échéance majeure dont le souverain primaire est appelé à choisir celui ou celle qui conduira les destinées du pays pour les cinq prochaines années.

Il a également rappelé les quatre conditions exigées pour exercer son droit de vote. Il s’agit notamment d’être de nationalité congolaise ; de jouir de ses droits civiques et politiques, d’être âgé d’au moins dix-huit ans et de s’inscrire sur les listes électorales. « C’est dans cet élan que le collectif des élus locaux de la majorité présidentielle de Brazzaville invite la population de la ville capitale à s’inscrire massivement sur les listes électorales dans les points d’enrôlement de chaque arrondissement. Afin d’affirmer sa citoyenneté, la population est tenue d’accomplir son devoir civique, car le vote est un devoir et un acte d’amélioration du progrès politique et social », a exhorté Arnaud Michel Ngakala.

Il a, par ailleurs, rappelé la nécessité pour les citoyens et les responsables politiques d’œuvrer pour la paix tout au long du processus électoral. Aux conseillers départementaux et municipaux, le coordonnateur du collectif les a invités à poursuivre le travail de terrain. « Chers collègues conseillers, afin d’incarner ensemble l’expression de nos ambitions, nous devons occuper pour le temps qui reste chaque périmètre de notre ville, en cristallisant, en catalysant le dynamisme de chaque arrondissement, de chaque quartier, de chaque ruelle pour faire de notre champion, le réceptacle de l’espérance de tout un peuple », a conclu Arnaud Michel Ngakala, insistant sur le respect des mesures barrières pendant le déroulement de la campagne de sensibilisation.

Congo-présidentielle 2021 : l’opération « Ma voix compte » est lancée

C’est une initiative du ministre de la promotion de la femme qui vise à inciter les congolaises à s’inscrire massivement sur les listes électorales.

La ministre en charge de la Promotion de la femme et de l’Intégration de la femme au développement, Jacqueline Lydia Mikolo, a lancé l’opération « Ma voix compte ». Celle-ci a pour objectif d’inciter les femmes, notamment les vendeuses dans les marchés domaniaux de Brazzaville, à s’inscrire sur les listes électorales.

C’est d’ailleurs ce qui a favorisé une rencontre citoyenne entre la ministre et les vendeuses dans les marchés domaniaux de Madibou, de Mfilou, de Moungali et de Talangaï le 3 février dernier à Brazzaville. La campagne « Ma voix compte » était au centre de l’échange.

« Cette campagne est faite d’une série d’activités facilitant l’implication de la femme dans le processus électoral à travers l’expression de l’un de ses droits fondamentaux qui est celui de vote », a indiqué la directrice générale du Centre d’information et de documentation sur la femme, Virginie Ndessabeka.

Jacqueline Lydia Mikolo a précisé à ces femmes qu’elles constituent plus de la moitié de la population congolaise. Ainsi, elle les a appelées à le prouver par le taux de participation aux différentes échéances électorales qui pointent à l’horizon.

Congo-présidentielle 2021 : Mathias Dzon a déposé son dossier de candidature

L’ancien ministre des Finances a déposé son dossier de candidature mercredi 3 févier à la Direction générale des affaires électorales (DGAE).

En République du Congo, à moins de deux mois de l’élection présidentielle, ils sont nombreux, ces personnalités qui se sont déclarés candidats. L’ancien ministre des Finances Mathias Dzon, 73 ans, a fait un pas de plus mercredi 3 févier en déposant son dossier de candidature à la Direction générale des affaires électorales (DGAE), qui l’a enregistré. Il était accompagné d’une fourchette de ses militants. Selon ses proches, il aurait payé sa caution de 25 millions de FCFA lundi.

Le candidat à la présidentielle de 2021, Mathias Dzon, dans un message a assuré l’opinion nationale et internationale qu’il se porte bien, en témoigne le certificat médical joint à son dossier, délivré par trois médecins de la Cour constitutionnelle.

« Je suis un candidat rassuré, rassuré parce que c’est le devoir qui me le commande. Ce devoir on l’assume sans rechigner. Nous participons à cette élection parce que la sanction du vote se fait dans l’urne. S’agissant de mes chances, je ne sais pas si normalement quelqu’un peut me battre. Je vais pour gagner. Que chaque Congolais mette son bulletin (dans l’urne) et c’est ce bulletin qui comptera pour le choix de celui qui dirigera les destinées de notre pays », a déclaré le candidat.

Rappelons que Mathias Dzon est un ancien cadre de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), ministre des Finances entre 1997 et 2002.Il également a été député de la première circonscription de Gamboma dans les Plateaux (Centre) entre 1992 et 1997. Après la présidentielle de 2009, Mathias Dzon tente l’expérience pour la deuxième.