Congo-Loi de finances 2023 : les abonnés de la LCDE vont payer l’impôt foncier

Le sujet a fait l’objet d’une séance de travail de la commission Economie, finances et contrôle de l’exécution du budget de l’Assemblée nationale, le 1er mars 2023.

 

Les abonnées de La Congolaise des eaux (LCDE) observeront très bientôt une légère augmentation de leurs factures. Ils se verront prélever conformément à la loi de finances exercice 2023, l’impôt foncier.

La direction générale de La Congolaise des eaux (LCDE) entend élaborer un plan de communication en relation avec l’Assemblée nationale afin de sensibiliser la population.

En effet, cette hausse substantielle varie d’une ville à une autre. Selon le directeur général des affaires foncières, du cadastre et de la topographie, Lebo Ange Poungui, au niveau du centre-ville de Brazzaville et Pointe-Noire, l’impôt foncier s’élève à 10 000 FCFA l’année, soit 833 FCFA le mois. Dans les arrondissements non périphériques, il est payé à 5 000 FCFA, soit 433 FCFA le mois, et à 2500 FCFA dans les quartiers périphériques, en ce qui concerne Brazzaville et Pointe-Noire.  Au niveau des communes de plein exercice, telles que Dolisie et Nkayi, le montant prévu est de 5 000 FCFA au centre-ville et 2500 FCFA dans les quartiers non périphériques.

Journée mondiale de la protection civile : le Congo opte pour la sensibilisation

La République du Congo de concert avec la communauté internationale commémore la journée mondiale de la protection civile, ce 1er mars 2023.

 

Comme tous les 1ers mars de chaque année, la communauté internationale célèbre la journée mondiale de la protection civile. L’édition de cette année 2023 a pour thème : « Le rôle des technologies de l’information dans l’évaluation des risques ».

A cette occasion, le ministre congolais de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local, Raymond Zéphirin Mboulou, a rendu publique une déclaration. Dans celle-ci, il a relevé l’importance de sensibiliser le grand public au rôle de la protection civile dans la vie quotidienne de la communauté ainsi qu’aux différentes mesures de prévention à adopter en cas de situation d’urgence.

Pour le ministre, il faut accorder une attention particulière à la prévention et à tout outil susceptible de la promouvoir, entre autres les technologies de l’information.

Congo : le ministère de la santé peaufine sa stratégie de coopération

C’était au cours d’un atelier d’élaboration de la stratégie de coopération qui a réuni les cadres et techniciens du ministère de la santé et les responsables des agences des nations unies.

 

Le ministère de la santé et de la population a lancé les travaux d’élaboration de sa stratégie de coopération. C’était au cours d’un atelier qui a réuni les cadres et techniciens du ministère de la Santé et de la Population ainsi que quelques responsables des agences du système des Nations unies au Congo.

Cette stratégie devra permettre de mobiliser les partenaires afin de mieux finances les projets retenus dans le secteur de la santé et de la population. Pendant les travaux, les participants vont établir un diagnostic du cadre institutionnel de mise en œuvre de la coopération en matière de santé publique. La stratégie va s’étendre sur une période quinquennale.

Congo : quelles résolutions prises par le Comité consultatif du Cames ?

Officiellement ouverte mardi 28 février 2023, les conclusions de la réunion extraordinaire du Comité consultatif général du Cames seront présentées ce 1er mars.

 

Le Comité consultatif général du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames) tient sa réunion extraordinaire à Brazzaville. Celle-ci s’est officiellement ouverte mardi 28 février 2023.

La réunion extraordinaire du Cames avait pour but d’examiner les questions académiques et scientifiques qui devront être soumisses au conseil de ministres du Cames qui se tiendra du 22 au 26 mai prochain. C’est du moins ce qu’a précisé le secrétaire général du Cames, le Pr Souleymane Konaté.

Notons qu’en marge de la cérémonie d’ouverture de cette réunion extraordinaire une conférence publique s’est tenue sur l’assurance qualité dans l’enseignement supérieur.

La réunion extraordinaire du Comité consultatif général du Cames s’achève ce 1er mars 2023. Il va s’agir de présenter les résolutions prises au cours de cette rencontre.

Congo : le sénateur Alphonse Mboudo-Nesa tire sa révérence

Le deuxième vice-président du Sénat, est décédé lundi 27 février 2023, à Brazzaville à l’âge de 79 ans.

 

Le sénateur Alphonse Mboudo-Nesa n’est plus. Il a tiré sa révérence le 27 février, dans la capitale congolaise. Membre du Parti congolais du travail (PCT) depuis 1975, Alphonse Mboudo-Nesa est au sénat depuis 2008.

Economiste de formation, il a occupé plusieurs postes administratifs et politiques. Il a été conseiller économique et financier du président Marien Ngouabi de 1974-1975 avant d’être nommé ministre des Mines et de l’Energie puis directeur général d’Hydro-Congo.

De 1989 à 1991, il est nommé ministre du Commerce et des Petites et moyennes entreprises puis directeur général de la Société nationale d’électricité de 1998 à 2002.

Depuis 2011 jusqu’à sa mort, il est membre du comité d’honneur du PCT.

Congo : Port autonome de Pointe-Noire accueille son premier navire

C’est le plus grand navire pouvant transporter 15000 conteneurs équivalent vingt pieds (EPV), construit par MSC Virgo en 2020.

 

Le Port autonome de Pointe-Noire (PAPN) a accueilli, le premier navire transportant 15 000 conteneurs équivalent vingt pieds (EPV), le 27 février 2023. C’est le plus grand porte-conteneurs construit par MSC Virgo en 2020 qui n’a jamais amarré sur les côtes d’Afrique centrale.

L’amarrage du grand porte-conteneurs marque aussi la première liaison entre l’Asie et Pointe-Noire, sur le service Africa Express proposé par MSC qui offre le meilleur temps de traversée sur le marché, entre l’Asie et l’Afrique centrale. Il conforte en même temps la position du PAPN comme la principale porte d’entrée du Bassin du Congo.

Deux lignes maritimes et un service feeder feront escale à Pointe-Noire, notamment l’Africa Express qui relie l’Asie à l’Afrique de l’Ouest, la ligne Angola, un service commercial intra-africain reliant l’Afrique de l’Ouest à l’Angola et à la Namibie, ainsi que le feeder Matadi vers la République démocratique du Congo (RDC).

Congo-Burundi : vers une redynamisation de la coopération entre les 2 pays

Le président burundais Evariste Ndayishimiye a effectué une visite officielle de 48 heures à Brazzaville, capitale de la République du Congo.

 

La visite officielle de 48 heures du chef de l’État burundais Évariste Ndayishimiye à Brazzaville a pris fin lundi 27 février. Avec son homologue congolais Denis Sassou-Nguesso, les échanges ont porté sur la coopération entre leurs deux pays et le besoin de la redynamiser. Il a aussi été question de la paix et de la sécurité dans la sous-région, notamment en République démocratique du Congo.

Les deux chefs d’État ont « réitéré leur attachement ferme à l’initiative africaine de faire taire les armes sur le continent à l’horizon 2030 », ont-ils dit dans le communiqué conjoint, publié à la fin de la visite d’Évariste Ndayishimiye.

Quant au conflit armé qui secoue l’Est de la République démocratique du Congo, ils ont encouragé toutes les parties prenantes concernées à résoudre la crise sécuritaire par les moyens pacifiques. Le président burundais a dit toute sa disponibilité à contribuer au retour de la stabilité dans ce pays.

« Nous sommes tous solidaires pour aider nos frères de la RDC pour retrouver la paix et la sécurité et commencer à œuvrer pour le développement de leur pays », a déclaré Évariste Ndayishimiye.

Toujours au sujet de la crise en RDC, le président Denis Sassou-Nguesso a appelé à la stricte application des différentes résolutions prises à Luanda, Nairobi ou Bujumbura :

« Il ne faut pas prendre les résolutions sans les mettre en œuvre. Et, lorsque les résolutions prises sont mises en œuvre avec le soutien des populations, je crois que nous allons atteindre les objectifs. »

Enfin, concernant la coopération entre Brazzaville et Bujumbura, les deux présidents ont demandé à leurs ministres des Affaires étrangères et de la coopération de réactiver les travaux de la commission mixte de coopération.

Congo : débat autour de l’interdiction de l’exportation du bois en grumes

Le gouvernement a décidé, dès le début de l’année 2023, d’interdire l’exportation de ces gros troncs de bois pour les transformer sur place, afin de créer plus d’emplois.

 

La mesure est soutenue par une partie de la société civile mais boudée par les compagnies forestières qui estiment qu’elles ont été prises de cours.

La décision d’interdire l’exportation du bois, produit sur le sol congolais, en grumes, est saluée par le Centre d’actions pour le développement (CAD) que dirige Trésor Nzila.

« Nous voulons vraiment qu’il y ait une transformation plus poussée du bois, parce qu’il y aura une plus-value dans l’économie et la vie des Congolais », soutient-il.

Elle est cependant contestée par Georges Claver Bouzanga, conseiller auprès de la société privée IFO, Industrie forestière de Ouesso, qui juge la décision brutale et demande une transition de trois ans.

« C’est une mesure qui surprend pratiquement les forestiers, parce que ceux-ci, dans la disposition de 2023, avaient déjà préparé les coupes annuelles. Donc, c’est une mesure qui surprend un peu les forestiers », déplore-t-il.

« Faux », rétorque Joseph Moumbouilou, directeur général de l’économie forestière.

« La mesure n’est pas brutale. L’interdiction des exportations est une mesure qui date de plus de 20 ans. Je pense qu’il y a eu concertation. Les concertations vont continuer. Nous sommes partenaires avec les professionnels du bois », argumente-t-il.

C’est en 2000 que le Congo-Brazzaville avait décidé d’arrêter les exportations du bois en grumes, mais la mesure n’avait jamais été appliquée, le gouvernement ayant laissé du temps aux sociétés forestières d’installer des unités de transformation. Mais jusque-là, ce n’est toujours pas le cas pour toutes les entreprises.

Congo : Emmanuel Macron sera à Brazzaville le 02 mars

Le président français fera du 1er au 5 mars prochain une tournée dans quatre pays d’Afrique pour renforcer des liens bilatéraux.

 

Emmanuel Macron est annoncé le 02 mars prochain en République du Congo. C’est l’un des quatre pays que le président français visitera pendant sa tournée de cinq jours (du 1er au 05 mars 2023 NDR).

En République du Congo comme dans les trois autres pays, la visite du chef de l’Etat français aura pour objectif de renforcer les liens bilatéraux qui existent entre la Français et certains pays du continent.

En dehors de la République du Congo, Emmanuel Macron se rendre au Gabon où il débutera d’ailleurs sa tournée, puis en RDC et en Angola. L’annonce de sa tournée a été faite par la présidence française.

Il faut relever que la tournée d’Emmanuel Macron intervient alors que alors que l’influence de la France est bousculée par la Russie et le groupe de mercenaires russes Wagner en Afrique francophone, du Mali à la Centrafrique.

Congo : une ONG met en cause l’action de la police et de la force publique

Le Centre d’action pour le développement (CAD) vient de publier son rapport annuel sur les droits humains dans le pays.

 

Le président de l’ONG CAD  dans son rapport annuel qu’elle a publié demande « aux autorités d’examiner réellement des violations manifestes » et « des mesures pour assainir l’appareil sécuritaire ». L’organisation met en causes les actions sur le terrain de la police et la force publique.

Notons qu’en République du Congo, la situation des droits de l’homme se dégrade, selon le Centre d’action pour le développement (CAD). Le CAD dans le même rapport relève des arrestations et détentions arbitraires, torture, usage excessif de la force létale, expulsions forcées et de plus en plus de bavures de la police contre les jeunes, au nom de la lutte contre le banditisme. L’organisation non-gouvernementale (ONU) a eu connaissance de 572 atteintes aux droits humains en 2022.

Cette organisation estime qu’une réforme de la police est indispensable.