Vers une nouvelle dynamique entre le Congo et le Niger

C’était l’un des sujets abordés par le président du Niger Mohamed Bazoum et le président Dénis Sassou-N’Guesso, mercredi 22 février 2023.

 

Dans un communiqué conjoint, les deux chefs d’Etats à leur gouvernement respectif de créer un cadre juridique approprié capable de dynamiser les relations entre les deux pays. Ils ont réitéré leur engagement en faveur de l’accélération de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine et renouvelé leur attachement à la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine (UA).

Autre sujet abordé par Mohamed Bozoum et Denis Sassou N’Guesso, la crise en Libye. Le problème libyen est « délicat » parce que ce pays est très riche, a-t-il dit, soulignant que les enjeux sont extrêmement importants et les interférences internationales très nombreuses.

Le président du Niger Mohamed Bazoum a bouclé mercredi 22 février une visite dans la capitale congolaise.

Congo : Mohamed Bazoum reçu par Sassou N’Guesso à Brazzaville

Le président nigérien Mohamed Bazoum est arrivé dans la capitale congolaise mardi 21 février 2023, pour une visite de travail.

 

Mohamed Bazoum a été accueilli mardi soir au bas de la passerelle de l’avion par son homologue Denis Sassou N’Guesso. Les deux hommes d’État vont discuter en tête-à-tête ce mercredi au palais présidentiel. Des entretiens qui, selon des sources poches de la présidence congolaise, doivent porter autour de la paix et de sécurité au Sahel mais aussi en Afrique Centrale.

En effet, au Sahel, zone dont fait partie le Niger, la situation sécuritaire s’est considérablement dégradée depuis 2011. Elle est la conséquence de l’instabilité en Libye. Le Congo qui dirige le Comité de haut niveau de l’Union africaine sur la Libye, a présenté au dernier sommet de l’UA un rapport sur la situation dans ce pays. Une conférence de réconciliation libyenne doit se tenir prochainement. La date et le lieu restent à déterminer. Le soutien diplomatique du Niger pour l’organisation de cette conférence est sollicité.

Notons aussi que la visite de Mohamed Bazoum devrait être marquée par la signature d’accords de coopération entre Niamey et Brazzaville qui accueille une importante communauté nigérienne, très active dans le commerce.

Congo : Brazzaville va abriter un forum économique, culturel et touristique

Organisé par l’ambassade de Côte d’Ivoire au Congo, le forum a pour but de faire la promotion économique de ce pays pour créer des opportunités d’affaires.

 

Le forum économique, culturel et touristique se tiendra du 22 au 24 mars au mémorial Pierre-Savorgnan-de-Brazza, en République du Congo. Cet évènement a pour objectif de faire la promotion économique de la Côte d’Ivoire de manière à créer des opportunités d’affaires, des débouchés de partenariat pour les entreprises ivoiriennes au Congo tout en suscitant auprès des opérateurs économiques congolais un intérêt particulier pour des investissements en Côte-d’Ivoire.

L’annonce a été faite par l’ambassadeur de Côte d’Ivoire au Congo, Touré née Kone Maman, à l’issue d’un échange avec la directrice générale de ce mémorial, Bélinda Ayessa, le 20 février dernier. Ce sont des entrepreneurs, des industriels, des artisans, des commerçants, des porteurs de projet qui sont attendus au forum économique, culturel et touristique de Côte d’Ivoire.

Il va s’agir au cours de ce forum d’informer les milieux d’affaires présents au Congo par une communication d’experts sur les opportunités d’investissements qu’offre la Côte d’Ivoire à travers le Cepici, la CCI-CI, la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire, le Bureau national d’études techniques et de développement, le Centre national de recherche agronomique, l’Agence nationale d’appui au développement rural, Côte d’Ivoire tourisme et bien d’autres structures du pays ; créer un cadre permettant aux entreprises ivoiriennes de se faire connaître, de faire des prospections, de détecter des marchés et différentes opportunités d’affaires pouvant favoriser le développement de leurs structures ; proposer des offres dans le secteur agro-industriel qui puissent intéresser les Congolais ; présenter les potentialités de la Côte d’Ivoire dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage, de l’enseignement supérieur privé, la formation professionnelle et technique, le tourisme ; favoriser des échanges d’expériences et de partenariats entre les entreprises ivoiriennes et congolaises.

Au programme, une conférence institutionnelle avec pour thème « Coopération économique Côte d’Ivoire- Congo : opportunités et perspectives » ; des rencontres B to B pour des opportunités d’affaires et de financement ; des panels et ateliers thématiques animés par des experts de haut niveau venant de Côte-d’Ivoire et du Congo ; une exposition des produits « Made in Côte d’Ivoire » ; le tout sanctionné par un dîner gala (prestation humoristique et artistique).

Congo : aucun licenciement n’est envisagé à l’E2C

Le gouvernement congolais a décidé de céder l’exploitation de quatre centrales électriques du pays à des entreprises privées.

 

Il n’y aura aucun plan de licenciement contre les travailleurs de l’E2C. Le gouvernement a décidé de céder l’exploitation de quatre centrales électriques à des entreprises privées. En effet, le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Émile Ouosso, a échangé avec les responsables syndicaux de l’Énergie électrique du Congo (E2C) sur la sécurisation des emplois.

Notons que la privatisation de la gestion du sous-secteur production de l’électricité concerne les centrales hydroélectriques du Djoué, de Moukoukoulou, d’Imboulou, de Liouesso ainsi que la centrale électrique à gaz de Djéno.

D’après les autorités congolaises, la réforme vise à accroître la production nationale, à améliorer l’accès à l’électricité pour les ménages et les entreprises, à inciter les investisseurs privés au développement du secteur, à optimiser les performances techniques, la qualité du service public…

Le transfert de la gestion des centrales hydroélectriques aux concessionnaires ne se traduira pas par la mise à l’écart des travailleurs. L’article 45 du Code du travail de la République du Congo sera respecté dans toutes les concessions, a insisté le ministre Émile Ouosso.

« Le gouvernement a l’obligation de faire en sorte que les investissements consentis par l’État soient pérennisés, entretenus et développés. Ils doivent connaître une extension avec les concessionnaires avec les cahiers des charges bien précis, notamment sur l’article 45 du Code du travail qui garantit les emplois. Tous ces barrages appartiennent à l’État. Aucun barrage n’a été vendu à une entreprise », a-t- il déclaré.

Face aux inquiétudes exprimées par les partenaires sociaux, les autorités entendent privilégier la stabilité du contrat individuel de travail, y compris sa protection contre les modifications dans la situation juridique du nouvel employeur. Le principe énoncé par l’article 45 du Code du travail est donc l’irrévocabilité du lien contractuel avec l’entreprise concessionnaire, a commenté Célestin Koumba, le directeur général de l’Énergie.

Rappelons que la réforme de ce secteur a débuté en 2018, avec la liquidation de l’ex-Société nationale d’électricité et la création de la compagnie publique E2C.

Congo : une formation en kinésithérapie à l’hôpital général Adolphe-Sicé

Ouvert mardi 21 février 2023, l’atelier de formation en kinésithérapie concerne le personnel des hôpitaux généraux Adolphe-Sicé et Ngoyo.

 

Le personnel des hôpitaux généraux Adolphe-Sicé et Ngoyo dans la ville de Pointe-Noire, prend part à l’atelier d’e formation en kinésithérapie qui s’est ouvert mardi 21 février 2023. La formation a pour thème : « Prise en charge rééducative de la lombalgie commune sur rachis opéré ou non ».

En plus du thème principal, les participants développeront quelques autres sous-thèmes notamment le contrôle de connaissances de base, l’introduction à la lombalgie commune ; l’évaluation kinésithérapique ; le leadership associatif ; la prise en charge de la lombalgie commune ; la prise en charge kinésithérapique de la lombalgie commune ; la lombalgie et ergothérapie ; la hernie discale lombaire et kinésithérapie et autres.

L’ouverture dudit atelier a été présidée par Lambert Chakirou et du Pr Urbain Richard Bileckot, respectivement directeur général de cet hôpital et chef de service de rhumatologie au Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville.

Congo-Enseignement général : les syndicats lancent un mot d’ordre de grève

Les syndicats réclament, le paiement intégral des rappels de solde d’activités dus aux enseignants dont la dernière paie date de décembre 2020.

 

Les Forces unies des syndicats de l’enseignement du Congo ont donné le mot d’ordre de grève. Cette grève devrait entrer en vigueur ce 21 février sur toute l’étendue du territoire national. Mais sur le terrain, la grève n’a pas été constatée car il y a eu cours dans les établissements scolaires.

C’est à l’issu d’une session extraordinaire organisée le 20 février à Brazzaville, que le mot d’ordre a été lancé. Les syndicats réclament, le paiement intégral des rappels de solde d’activités dus aux enseignants dont la dernière paie date de décembre 2020.

Les syndicats réclament, en effet, le paiement intégral des rappels de solde d’activités dus aux enseignants dont la dernière paie date de décembre 2020. Ils réclament aussi la publication d’un quota convergent d’intégration des enseignants volontaires, communautaires et finalistes non affectés.

CEMAC : le comité de suivi de ces projets est réuni

Les six pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), ont décidé de réaliser onze projets prioritaires d’intégration.

 

Préoccupés par la libre circulation des personnes et des biens dans la sous-région, les six pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), ont décidé de réaliser onze projets prioritaires d’intégration. Pour y parvenir, ils ont organisé en 2020 à Paris une table-ronde qui leur a permis de mobiliser 3,8 milliards d’euros (plus de 2 000 milliards de francs CFA) auprès des bailleurs. Le comité de suivi de ces projets se réunit du 20 au 23 février à Brazzaville.

Dans l’ensemble, ces projets concernent la construction des routes devant relier les capitales des États. Mais aussi la construction de deux ports secs ; d’une université Inter-état, l’interconnexion par la fibre optique ou encore l’aménagement du barrage hydroélectrique de Chollet entre le Congo et le Cameroun.

« Premiers décaissements »

« 70 % des projets intégrateurs présentés à Paris en novembre 2020 ont effectivement démarré. Désormais, les équipes nationales de gestion de sept de ces projets sont en place. Les premiers décaissements ont été faits au profit des États concernés par la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) conformément aux accords de prêt et de don dûment signés et ratifiés par les parlements nationaux », explique Jean-Baptiste Ondaye, ministre congolais des Finances.

« Nous devons nous orienter vers les résultats »

Ces projets, lancés il y a trois ans après la mobilisation de fonds à Paris, intègrent le programme des réformes économiques et financières de la Cemac dont le professeur Michel-Cyr Djiena Wembou est le secrétaire permanent. « Nous devons nous orienter vers les résultats. Il faut produire les résultats d’abord pour nos peuples et aussi pour la postérité. Et aussi, pour la postérité parce qu’on ne travaille pas seulement pour maintenant, mais aussi pour l’avenir », analyse-t-il.

Faute d’infrastructures le commerce inter-Cemac reste très faible, avec un taux d’échanges de moins de 5%.

Congo : Mohamed Bazoum attendu à Brazzaville

Le président de la République du Niger sera dans la capitale congolaise ce mardi 21 février 2023, pour une visite de travail.

 

Mohamed Bazoum, président de la République du Niger sera en visite de travail à Brazzaville ce mardi 21 février 2023. Le programme du chef de l’Etat nigérian prévoit un tête à tête avec son homologue congolais, Denis Sassou Nguesso.

Outre la coopération bilatérale, les deux présidents vont parler des problèmes de sécurité et de paix en Afrique.

Le président Bazoum regagnera son pays mercredi prochain à 15h (14 h GMT). Ce voyage sera sa deuxième visite en République du Congo après celle effectuée en 2021, à l’occasion de l’investiture du président Sassou Nguesso.

Congo : des femmes handicapées apprennent des métiers

La campagne de formation des jeunes filles et femmes handicapées sur les activités génératrices de revenus a été lancée le 17 février 2023, à Mfilou.

 

Ce sont Trente-sept femmes handicapées dont des jeunes filles et femmes de Mfilou, qui bénéficieront d’une formation aux activités génératrices de revenus. Elles seront formées par vague en top vente, top départ et en perlerie pendant un mois. L’initiative est du collectif Liloba, une branche qui s’occupe des questions du genre au sein de l’organisation non gouvernementale Observatoire handicap humanité (H20).

Cette formation est intitulée « Elengui ya mosala » pour autonomiser cette catégorie de personne très souvent exclues du système éducatif de base. La campagne de formation s’inscrit dans le cadre du programme d’activités 2022-2023, avec l’appui technique de l’Institut européen de coopération et de développement, Congo entreprise développement ainsi que l’Institut Chic-perle.

Il faut noter que ladite formation est couplée à la sortie officielle de l’organisation non gouvernementale H20.

Congo-France : vers la création l’Institut de hautes études maritimes et fluviales

Cet institut formera des cadres en fonction dans les administrations aussi bien militaires que civiles.

 

Le projet de création de l’Institut de hautes études maritimes et fluviales est en étude. Le directeur de la coopération, sécurité et défense du ministère des Affaires étrangères de France, le général de corps d’armée Régis Colcombet, et le secrétaire permanent du comité interministériel de l’action de l’Etat en mer et dans les eaux continentales, Éric Olivier Sébastien Dibas-Franck, se sont entretenus, le 18 février à Brazzaville, sur un certain nombre d’aspects liés au projet de création de l’Institut de hautes études maritimes et fluviales.

« Nous ne pouvons pas parler de l’action de l’Etat en mer et dans les eaux continentales si les capacités ne sont pas renforcées », a fait savoir Éric Olivier Sébastien Dibas-Franck, lors de l’échange avec Régis Colcombet sur la coopération bilatérale entre les deux parties. Le Congo, a-t-il poursuivi, est membre de l’Organisation maritime de l’Afrique de l’Ouest et du centre dont le siège est à Abidjan, en Côte d’Ivoire, mais dans la région Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale-Communauté économique des États de l’Afrique centrale, il n’existe pas d’école de hautes études maritimes et fluviales. Ce qui a poussé les hautes autorités à initier ce projet qui, à terme, sera régional.

Cet institut formera des cadres en fonction dans les administrations aussi bien militaires que civiles. Il associera les ministères de la Défense nationale et celui en charge de l’Enseignement supérieur pour répondre aux exigences du système licence-master-doctorat. Ce projet, adopté en Conseil des ministres, est au Parlement pour examen, a précisé le secrétaire permanent de l’action et de l’Etat en mer et dans les eaux continentales. En outre, il a souhaité un accompagnement dudit projet, à l’instar de l’Institut supérieur maritime international (ISMI) basé à Abidjan.

Par ailleurs, Éric Olivier Sébastien Dibas-Franck a suggéré que cet institut soit plus large et s’étende aux questions environnementales. Il a fait part au général Colcombet de son récent entretien avec l’ambassadeur de France au Congo, François Barateau. Sur la francophonie maritime, le secrétaire permanent a émis le souhait de créer un réseau des sepcims, une opportunité pour ces secrétaires permanents de s’appuyer à l’image des réseaux des chefs d’état-major qui existent.