Congo : Brazzaville accueille un atelier régional sur la santé animal et humaine

Ouvert mardi 11 avril, la rencontre a pour objectif d’assurer l’amélioration continue des processus de diagnostic, d’investigation et d’examen de la qualité des laboratoires.

 

La capitale congolaise abrite depuis hier mardi 11 avril, un atelier régional sur le système de gestion de la qualité et la cartographie des laboratoires utilisant l’approche « Une seule santé ». Les professionnels de la santé animale et humaine des Etats membres de l’Afrique centrale vont se réunir jusqu’au 14 avril 2023.

Ladite atelier a pour objectif d’assurer l’amélioration continue des processus de diagnostic, d’investigation et d’examen de la qualité des laboratoires, conformément à l’approche « Une seule santé » pendant la pandémie de la covid-19. Il s’agit de fournir aux laboratoires des Etats membres une approche systématique axée sur les processus pour atteindre les objectifs de qualité, élaborer, mettre en œuvre et maintenir des politiques, des processus et des procédures pertinents pour chaque système de quotas essentiels. Les discussions porteront sur la gestion des processus, l’évaluation externe de la qualité, la gestion et l’événement non conforme ainsi que les travaux de groupe.

Congo : 20 000 personnes seront réinsérées socialement dans le Pool

Ce sera dans le cadre du mémorandum d’entente et le plan de lancement du programme de Démobilisation, désarmement et réinsertion sociale (DDR).

 

Le programme DDR dans le Pool sera lancé d’ici la fin du mois d’avril. Le programme prévoit théoriquement la réinsertion sociale d’environ 20 000 personnes, dont 7500 ex-combattants ninjas, déjà démobilisés après la signature, le 23 décembre 2017, à Kinkala, de l’accord de cessez-le-feu et de cessation des hostilités entre le gouvernement et la partie rebelle.

L’opération DDR est financée à hauteur de 8 milliards FCFA, dont 6,3 milliards seront apportés par les partenaires et 2 milliards par le gouvernement congolais. L’objectif est de permettre à la population du Pool, meurtrie par des conflits armés à répétition, de se réinsérer dans la société afin de prévenir la recrudescence des violences.

Notons que, le mémorandum d’entente et le plan de lancement du programme de DDR dans le Pool ont été présentés au ministre, haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants, Euloge Landry Kolelas, le 11 avril à Brazzaville par le représentant-résident adjoint du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) au Congo, Henri René Diouf.

Il s’agit d’une feuille de route élaborée avec l’appui des partenaires techniques qui contient l’ensemble des stratégies de développement du projet.

Congo : des travaux pour améliorer l’offre de santé à Bouenza

Les travaux de la première session du Conseil départemental de la santé se sont tenus les 05 au 06 avril 2023 à Madingou.

 

La première session du Conseil départemental de la santé s’est tenue les 5 et 6 avril. Celle-ci a été présidé par le préfet du département de la Bouenza, Jules Monkala Tchoumou. Les travaux avaient pour objectifs d’examiner et d’améliorer les performances du système de santé de ce département tout en misant sur le renforcement de celles-ci cette année. Ils ont connu la participation des délégués de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Les participants ont, par ailleurs, visité le centre de santé intégré de Madingou-gare et l’hôpital de base pour s’enquérir de leur fonctionnement.  Au terme des échanges et visites, des recommandations ont été formulées au nombre desquelles, organiser des ateliers de formation à l’endroit des membres du Conseil et des secteurs connexes à la santé en vue d’un fonctionnement harmonieux des systèmes de santé pour faciliter l’accompagnement politique.

Congo : 870 jeunes prêts à se lancer sur le marché du travail

Ils ont été formés grâce au projet Lisungi, mis sur pied dans le cadre de la coopération entre la République du Congo et la Banque mondiale.

 

Menuiserie, soudure, coupe-couture, coiffure esthétique, électricité, plomberie sanitaire, maraîchage, restauration, maçonnerie, mécanique générale, pâtisserie, charpente bois et apiculture sont les différents métiers auxquels ont été formés les jeunes du département de la Likouala. Ces 870 jeunes ont bénéficié du projet Lisungi qui s’inscrit dans le cadre de la coopération entre le gouvernement congolais et la Banque mondiale.

L’accord de financement additionnel du projet, signé en mars 2019, prévoyait la formation de 900 jeunes candidats à l’auto-emploi dont 439 pour Impfondo ; 146 pour Enyellé et 315 pour Bétou. Après cette formation, ces jeunes attendent d’être lancés sur le marché du travail.

Congo : les travaux de la cimenterie de Niari réalisés à près de 45%

Le ministre du Développement industriel et de la Promotion du secteur privé, Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint Eudes, qui a visité ce chantier ce week-end.

 

La nouvelle cimenterie de Tao-Tao dans le département du Niari, est réalisée 45%. Ce projet est un fruit de la coopération entre les gouvernements congolais et indiens. Il a été signé le 25 février 2015, à travers l’accord de prêt avec la Banque de l’exportation-importation de l’Inde. La deuxième cimenterie du Niari pourrait être opérationnelle en 2024.

D’une capacité de production estimée à 600 000 tonnes, une fois opérationnelle, la cimenterie de Tao-Tao permettra d’augmenter la production nationale après la fermeture de Cimaf à Hinda (Pointe-Noire) et Diamond Cement Congo à Mindouli (Pool). « Cette usine va intégrer les trois autres opérationnelles à l’heure actuelle au Congo, à savoir Dangoté, Sonocc et Forspak. Les deux autres, Cimaf et Mindouli étant complément en arrêt, ce qui diminue notre capacité à offrir du ciment sur le marché national et international », a expliqué le ministre Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint Eudes.

Congo : Léon Juste Ibombo quitte la tête du Fasuce

Le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique à fait ses adieux à la présidence du Fasuce lundi le 03 avril 2023.

 

Le Fonds pour l’accès et le service universel des communications électroniques (Fasuce), a tenu sa session bilancielle le 03 avril 2023. Convoquée par les administrateurs du Fonds, la session dite extraordinaire a vu Léon Juste Ibombo faire ses adieux à la tête de cette institution qu’il a présidé pendant trois années.

Le comité du Fonds a, d’ailleurs, au cours de la session, dressé le portrait des localités à couvrir cette année. Bien que le nombre n’ait pas été dévoilé, les administrateurs ont annoncé des localités urgentes comme le village Koundzoulou-Miranda, dans le département du Pool, dans le district de Ngabé précisément, où se tient une activité agricole capable de franchir une nouvelle étape grâce aux communications électroniques. Des localités comme Kébara, dans les Plateaux, Epena dans la Likouala, figurent parmi les projets à réaliser au cours des prochains mois.

Initié par le gouvernement, le Fasuce lancé en 2020 promeut une politique d’inclusion numérique au profit des communautés rurales et d’autres couches défavorisées de la population afin qu’elles bénéficient des mêmes opportunités.

Interclubs de la CAF : le tirage au sort des quarts de final le 5 avril

Le tirage au sort des quarts de finale de la Coupe africaine de la Confédération et de la Ligue africaine des champions aura lieu ce 5 avril, en Egypte.  

 

Les clubs qualifiés pour les quarts de finale de la Coupe africaine de la Confédération ont été sélectionnés à l’issue de la phase de groupes qui s’est achevée le 2 avril.

Les Diables noirs de Brazzaville manquent à l’appel, ayant occupé la troisième place de leur groupe avec six points après avoir concédé un nul blanc à domicile de 0-0 devant le Daring club Motema Pemba de Kinshasa.  Asec Mimosas a donc pris la tête du groupe B après avoir battu Rivers United du Nigeria sur un score étriqué d’un but à zéro. Les Ivoiriens comptent treize points devant Rivers, dix points. Les deux clubs sont qualifiés pour les quarts de finale.

Dans le groupe A, Marumo Gallants football (12 points) et USM d’Alger (11 points) ont tiré leur épingle du jeu. Les Sud-Africains ont battu Saint Eloi Lupopo 3-2 et les Algériens ont écrasé Al Akhdar Sport club 4-1.

Dans le groupe C, FAR de Rabat et Pyramids FC se sont qualifiés pour le tour décisif. FAR de Rabat a fait un nul 1-1 devant ASKO Kara. Pyramids a eu raison de Future football club 2-1. Avec onze points chacune, les deux formations disputeront les quarts de finale. Dans le groupe D, Young Africans et Monastir ont occupé les premières places avec treize points, se qualifiant ainsi pour les quarts de finale. Young Africans a battu TP Mazembe 1-0 et Monastir a eu raison du Real de Bamako 2-1.

Au terme de cette phase de poules la Confédération africaine de football (CAF) a défini les chapeaux. Marumo Gallant, Asec Mimosas, AS FAR de Rabat et Young Africans sont dans le premier chapeau. Rivers United, Us Monastir, Pyramids FC et USM d’Alger sont dans le chapeau 2.

En Ligue des champions, le chapeau 1 comprend le Wydad athlétic de Casablanca, Mamelodi Sundowns, Raja de Casablanca et Espérance de Tunis. Le chapeau 2 regroupe la Jeunesse sportive de Kabylie, Al Ahly du Caire, Simba SC et CR Belouizdad.

Congo : début des activités de la Zone agricole protégée de Louvakou

Le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Paul Valentin Ngobo, a lancé officiellement, le 2 avril, les activités de la Zone agricole protégée (ZAP) de Louvakou.

 

Les activités de la Zone agricole protégée (ZAP) de Louvakou, ont été lancées dimanche 02 avril 2023. Sur un espace de plus de 100 hectares aménagés par les tracteurs du ministère de l’Agriculture, plusieurs cultures seront développées dont le maïs, le soja et le manioc. Les regroupements qui y évoluent ont reçu du matériel aratoire, des semences et des motopompes pour contribuer à l’augmentation de la production végétale en République du Congo.

Selon le ministre en charge de l’Agriculture, cette ZAP contribue au renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, du tissu économique ainsi qu’à la création des emplois en vue de réduire le chômage. « Nous développons les ZAP pour renforcer notre souveraineté alimentaire, parce que nous sommes très dépendants de l’extérieur. En dehors de ce que les producteurs vont nous aider à devenir de plus en plus autonomes, cela leur permet de se retrouver. Nous pouvons aujourd’hui considérer que l’ensemble de ces groupements sont des entreprises. En additionnant tous ces sites à travers le pays, nous allons contribuer à la diversification de l’économie puisque nous allons augmenter le poids du secteur agricole dans l’économie nationale », a déclaré Paul Valentin Ngobo.

Compte rendu du Conseil des ministres du mercredi 29 mars 2023

Le Conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 29 mars 2023 au Palais du peuple, sous la très haute autorité de son excellence, M. Denis Sassou N’Guesso, président de la République, chef de l’Etat.

 

Sept affaires étaient inscrites à son ordre du jour, à savoir :

  • Trois projets de loi au titre du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale ;
  • Trois projets de décret au titre du ministère de l’Economie forestière ;
  • Une communication pour le compte du ministère du Plan, de la Statistique et de l’Intégration régionale.

     I/- Ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale

Invité par le président de la République à prendre la parole, M. Firmin Ayessa, ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale, a soumis à l’examen des membres du Conseil des ministres trois textes. Le premier est un projet de loi modifiant et complétant certaines dispositions de la loi n°31-2011 du 15 juillet 2011 instituant le système de sécurité sociale. Pris en application de la directive n°001/CM/Cipres du 12 décembre 2019 portant socle applicable aux organismes de prévoyance sociale des Etats-membres, le projet soumis à l’examen du Conseil des ministres est une transposition en droit national de ce texte.

Les dispositions modifiées de la législation nationale portent notamment sur l’extension de la couverture sociale à des catégories supplémentaires ;  définit les organismes de prévoyance sociale ; précise les modalités du pouvoir de tutelle sur les organismes de prévoyance sociale ; les compétences du comité national de financement de la sécurité sociale quant à l’approbation des budgets en recettes et en dépenses sont transférées au conseil d’administration ; la consécration d’un régime fiscal privilégié en faveur des organismes de prévoyance sociale ; sur la conservation de l’intégralité des droits acquis, par le régime d’accueil pour tout travailleur passant du régime des pensions des agents de l’Etat à celui des risques professionnels et de pensions des travailleurs relevant du code du travail et vice-versa.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi modifiant et complétant certaines dispositions de la loi n°31-2011 du 15 juillet 2011 instituant le système de sécurité sociale. Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption.

Le deuxième texte, pris sur le fondement de la directive Cipres précitée, est un projet de loi modifiant et complétant certaines dispositions de la loi n°37-2014 du 27 juin 2014 instituant le régime d’assurance maladie universelle. Il s’agit là également d’une transcription dans la législation congolaise de certaines dispositions, notamment : la consécration du caractère obligatoire du régime d’assurance maladie universelle ; la redéfinition des sources de financement du régime ; la gestion du régime d’assurance maladie confiée à la caisse d’assurance maladie universelle.

Après discussion, le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi modifiant et complétant certaines dispositions de la loi n°37-2014 du 27 juin 2014 instituant le régime d’assurance maladie universelle. Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption.

Enfin, le Ministre d’Etat Ayessa a présenté aux membres du Conseil un projet de loi portant création de la caisse d’assurance maladie universelle. Ce texte relève de la même directive Cipres que les deux précédents. Ce texte a vocation à abroger la loi n°12-2015 du 31 août 2015 portant création de la caisse d’assurance maladie universelle. Il contient un certain nombre d’innovations, notamment : la consécration du caractère spécial de la personnalité morale de la caisse ; des prérogatives particulières de la caisse, et la détermination de privilèges en sa faveur en matière de recouvrement des créances ; l’insaisissabilité des biens et deniers de la caisse et le caractère dérogatoire d’acquisition de ses biens et services.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi portant création de la caisse d’assurance maladie universelle. Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption.

      II/- Ministère de l’Economie forestière

Invitée à son tour par le président de la République à prendre la parole, Rosalie Matondo, ministre de l’Economie forestière, a soumis à l’examen du Conseil des ministres trois projets de décret.

Le premier texte est un projet de décret déterminant la composition, les attributions et le fonctionnement du comité de concertation et de gestion des conflits au sein d’une concession forestière. Afin de rendre pérenne la production des ressources issues de nos forêts, notre pays a fait le pari de leur gestion durable, participative et concertée. Ainsi, la gestion du domaine forestier doit tenir compte des droits d’usage reconnus aux populations riveraines et autochtones vivant dans les concessions ou autour de celles-ci. Cette orientation, prévue par la loi n°33-2020 du 8 juillet 2020 portant code forestier, est ici concrétisée par la mise en place de règles déterminant les conditions de transparence dans l’attribution et l’utilisation des forêts. Pour prévenir les éventuels conflits, tout concessionnaire a l’obligation d’élaborer un plan d’aménagement qui doit prévoir des mécanismes de concertation et de gestion des conflits.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret déterminant la composition, les attributions et le fonctionnement du comité de concertation et de gestion des conflits au sein d’une concession forestière.

Poursuivant son propos, la ministre Matondo a soumis à l’attention des membres du Conseil un projet de décret déterminant la composition, les attributions et le fonctionnement de la commission d’adoption du plan d’aménagement d’une concession forestière. Dans la droite ligne de la gestion durable de ses ressources forestières, le Congo a érigé en principe fondamental l’aménagement des concessions forestières, en vue de fixer les normes de gestion et d’exploitation des ressources ligneuses  et non ligneuses. Le décret en objet prévoit que les plans d’aménagement des concessions forestières sont examinés et adoptés par une commission ; cette commission, adaptée aux dispositions du code forestier de 2020, a un caractère inclusif puisqu’elle prévoit, outre les représentants de l’administration publique et la société forestière concernée, les organisations de la société civile, les collectivités locales, les communautés locales et les populations autochtones concernées.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret déterminant la composition, les attributions et le fonctionnement de la commission d’adoption du plan d’aménagement d’une concession forestière.

Enfin, la ministre Matondo a présenté un projet de décret déterminant la composition, les attributions et le fonctionnement de la commission interministérielle de classement et de déclassement de forêts. La volonté des pouvoirs publics de lutter contre l’occupation anarchique du domaine public et privé de l’Etat a pour objectif de sécuriser ses forêts et celles des collectivités décentralisées. Cette sécurisation passe par des procédures, prévues par le décret en objet, de classement (incorporation) ou de déclassement (retrait) des forêts protégées, plantations forestières, ou toutes terres à vocation forestière.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret déterminant la composition, les attributions et le fonctionnement de la commission interministérielle de classement et de déclassement de forêts.

     III/- Communication

Enfin, le Conseil des ministres a suivi une communication relative aux travaux de la XXVIIe session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale, présentée par Mme Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, ministre du Plan, de la Statistique et de l’Intégration régionale.

La conférence s’est appesantie sur la situation diplomatique qui prévaut dans la sous-région, mais également sur la situation économique et a adopté divers protocoles, notamment sur le développement de l’économie bleue durable en Afrique centrale, la sûreté et la sécurité des intérêts vitaux en mer et dans les eaux continentales partagées des Etats membres, ainsi que sur la nécessité de redynamiser le centre régional de sécurité maritime de l’Afrique centrale implanté à Pointe-Noire.

D’autre part et sur le plan sécuritaire, des avancées ont été enregistrées quant à la mise en place des capacités promises à la Force multinationale de l’Afrique centrale.

La conférence a pris une décision forte, à savoir la mise en place attendue d’une contribution spéciale des Etats membres en vue de l’établissement d’un fonds de solidarité en faveur des victimes des crises humanitaires dans la région ; enfin, la conférence a acté l’engagement des Etats membres de lutter contre l’impact dramatique des changements climatiques.

Plus rien n’étant inscrit à l’ordre du jour, le président de la République a clos la réunion et levé la séance.

Commencée à 10h00, la réunion du Conseil des ministres a pris fin à 11h35.

Fait à Brazzaville, le 29 mars 2023

Le ministre de la Communication et des Médias,

Porte-parole du gouvernement

Thierry Lézin Moungalla

Congo : Sassou N’Guesso révoque neuf magistrats

Le président de la République a révoqué neuf magistrats au cours de la réunion du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), le 27 mars 2023.

 

Neuf magistrats révoqués, d’autres rétrogradé et réprimandé. Leur sentence est tombée au pendant la réunion du Conseil supérieur de la magistrature qui s’est tenue le 27 mars dernier. Celle-ci était présidée par le chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso.  Notons que les motifs de leur révocation n’ont pas été précisés par le CSM. Mais des acteurs de la société civile, demandent des sanctions contre ces magistrats. Pour eux, c’est un moyen pour combattre la corruption.

« La conclusion que nous tirons, c’est qu’il y a le ver dans le fruit. Et nous devons le détruire. Peut-être pas seulement dans le secteur de la justice, mais dans tous les secteurs d’État », a déclaré le premier magistrat congolais à RFI.

Ces déclarations ont fait réagir Maixent Hanimbat Emeka, responsable du Forum pour la gouvernance et les droits de l’homme (FGDH). Il appelle le président à faire beaucoup plus.

« En tant qu’acteur de la société civile, je ne ferai pas l’hypocrisie de verser les larmes de crocodile sur les sorts des juges indélicats, souligne-t-il. Par ailleurs, il faut dire qu’au-delà du système judiciaire le ver qui est dans le fruit se trouve dans l’administration avec les indélicatesses financières, avec les fraudes électorales. Tout cela est lié, parce que les magistrats sont souvent interpellés pour couvrir les fraudes électorales ».