Congo : le budget de l’Etat exercice 2022 revu à la hausse

Le Conseil des Ministres a approuvé le 13 juillet dernier le projet de loi de finances rectificative pour l’année 2022. Ainsi le budget de l’Etat réajusté, au titre de l’année 2022, est arrêté en recettes à la somme de 2825 milliards de francs CFA et en dépenses à la somme de 2049 milliards de FCFA.

 

Le budget de l’État exercice 2022 a été réajusté dans la perspective de soutenir la reprise et renforcer la résilience de l’économie. Fixé à 1925 milliards FCFA l’an dernier, il passe à 2825 milliards soit une augmentation de 46%.

« La situation favorable des cours des prix des matières premières, et les crises alimentaire et énergétique mondiales sévères qui fragilisent le pays, consécutivement au conflit russo-ukrainien, ont conduit le Gouvernement à réviser les hypothèses budgétaires initiales et à proposer des mesures vigoureuses de résilience de l’économie nationale », indique le compte-rendu du Conseil des ministres.

Les révisions devraient ainsi permettre au Gouvernement de poursuivre la mise en œuvre des mesures ciblées de politique budgétaire qui portent sur l’efficacité du recouvrement et la sécurisation des recettes publiques ; la rationalisation de la dépense publique ainsi que la maîtrise de la dette.

Concernant les dépenses, le budget de l’État réajusté est arrêté à la somme de 2049 milliards FCFA, soit un excédent budgétaire d’environ 775,8 milliards FCFA. Le déficit est estimé à plus de 1183 milliards FCFA.

Ces modifications intègrent les mesures incitatives d’accompagnement des acteurs des filières agro-pastorales et halieutiques, ainsi que la promotion d’une politique de substitution des importations par une offre locale, en vue de juguler les effets induits de la crise alimentaire mondiale sur les prix des produits alimentaires de base.

Le projet de loi de finances rectificative pour l’année 2022 a été présenté par le gouvernement ce mardi 19 juillet 2022 à l’hémicycle du Sénat pour examen et adoption.

Source: congo metia time

 

Congo : Digne Elvis Okombi Tsalissan un des grands perdants des élections législatives 2022

Digne Elvis Tsalissan Okombi, président de l’Union pour un mouvement populaire (UMP),  est l’un des grands perdants des élections législatives qui se sont déroulé les 4 et 10 juillet dernier.

 

A sa grande stupéfaction, le député sortant de la circonscription unique de Ngo a été battu dès le premier tour par plus de 900 voix. 6 864 citoyens congolais ont voté dans la circonscription unique de Ngo dans le département des Plateaux soit un taux de participation de 52,24 pourcent lors du scrutin du 04 et 10 juillet 2022.

Alors que  plusieurs l’annonçait comme grand favori dans la circonscription unique de Ngo, Digne Elvis Okombi Tsalissan candidat à sa propre succession, s’est fait surprendre en perdant face au candidat de l’UDPD Éric Didier Gongarad Nkoua Nkoua.

Ce dernier a remporté son duel en obtenant 3412 voix soit 51,61% contre 2440 voix soit 36,91% obtenu par son adversaire Digne Elvis Tsalissan Okombi du parti centre Union pour un mouvement populaire (Congo : Digne Elvis Okombi Tsalissan un des grands perdants des élections législatives 2022).

« A Ngo le président de la commission locale a organisé une fraude massive, autorisant des milliers de personnes venues de Brazzaville et des peuples autochtones à voter sans aucune pièce, sans carte d’électeur et  sans carte d’identité », signalait le candidat déchu sur les réseaux sociaux.

 

Congo : Étienne Makosso prend officiellement les commandes de la COGELO

Étienne Makosso a été installé officiellement, lundi18 juillet, à  la tête de la Congolaise de gestion des loteries (Cogelo) en remplacement de Guy Roger Moigni. Le nouveau directeur général s’est engagé à relancer une entreprise publique en difficulté financière et sociale depuis une décennie.

 

Le nouveau directeur général de l’entreprise publique de loterie, a pris ses fonctions à l’issue d’une cérémonie de passation de service empreinte des us et coutumes de l’administration publique congolaise, supervisée par le président du Conseil d’administration de la Cogelo, Michel Mongo. L’entrant a appelé ses collaborateurs à plus d’efforts en vue de redresser la plus ancienne société des jeux d’argent du pays.

Parmi les nombreux chantiers qui attendent le nouveau patron de la Cogelo figurent l’adoption, à court terme, d’un plan de travail et du budget 2022, la refonte du statut de l’entreprise, l’actualisation de l’organigramme de la société vieille de trente ans, le suivi de l’adoption du projet de loi sur les jeux d’argent en République du Congo. « La Cogelo doit fonctionner comme une entreprise et non une administration. Elle doit jouer son rôle de mobilisation de ressources en faveur des actions sociales », a interpellé Michel Mongo.

La nouvelle équipe dirigeante devra également relancer le dialogue avec les partenaires sociaux, notamment au sujet du plan de réduction des charges de l’entreprise et des charges du personnel en tenant compte de nouvelles grilles salariales. Les partenaires sociaux devraient aussi être associés à l’élaboration du plan de redressement de l’entreprise publique.

Signalons tout de même que, les syndicats de la Cogelo réclament à ce jour treize mois de salaires impayés et plus de huit milliards FCFA d’arriérés de cotisations sociales.

 

 

Guy Mbenza attaquant des Diables Rouges a signé un contrat de deux saisons avec le club saoudien d’Al-Tai

Auteur d’un prêt réussi du côté du Wydad Athletic Club (WAC) au Maroc en remportant deux trophées majeurs, la Ligue des Champions Africaine et le championnat marocain, Guy Mbenza était fort convoité durant ce mercato estival. L’attaquant des Diables Rouges a signé un contrat de deux saisons, plus une année en option avec le club saoudien d’Al-Tai.

 

L’international congolais Guy Mbenza a officiellement quitté le club marocain Wydad Athletic Club (WAC) au terme d’un prêt d’une saison, en provenance du club belge Royal Antwerp Football Club, la saison dernière.

Il a rejoint le club d’Al-Tai, 6e du dernier championnat de l’Arabie Saoudite le 15 juillet dernier. Les deux parties ont signé un contrat de deux saisons, plus une en option pour un transfert estimé à près de 500 000 euros .

Un choix surprenant de la part du joueur congolais après une saison convaincante avec le club marocain.  Auteur de 19 buts toutes compétitions confondues, Guy Mbenza a été l’un des grands artisans du sacre du WAC en Ligue des Champions Africaine et en championnat marocain la saison écoulée.

Sur le plan individuel, l’international congolais a connu une adaptation réussie terminant meilleur buteur du championnat marocain avec 16 réalisations lors son passage en terre marocaine.  De bonnes prestations qu’il a aussi rééditées avec sa sélection nationale lors des matchs internationaux cette saison.

En s’engageant avec le club saoudien, Guy Mbenza laisse l’opinion pantoise, alors qu’on le voyait poursuivre son aventure au Maroc avec le WAC qui avait manifesté l’intérêt de le signer.

Aussi, le public sportif congolais espérait à défaut voir l’un de ses leaders d’attaque signer dans un club du top 5des championnats européens au vu de ses statistiques.

 

 

Législatives 2022 : le Pct et ses alliés rapportent 100 siège au premier tour

Guy Georges Mbacka, ministre en charge du Développement local, a rendu publique les résultats du premier tour des élections législatives des 4 et 10 juillet dernier. Ces résultats font état de la victoire de plusieurs favoris alors que la bataille du second tour s’annonce rude pour d’autres.

 

2 877 080 votants étaient attendus  dimanche 10 juillet pour élire 151 députés sur plus de 1300 candidats aux législatives. Le ministre de la Décentralisation et du développement local, Guy Georges Mbacka a présenté  jeudi 14 juillet, les résultats officiels des élections législatives de chacune des circonscriptions électorales du pays.

Une publication qui intervient plus de 72 heures après la fermeture des bureaux de vote sur l’ensemble du territoire national et le dépouillement.

On note la victoire du parti au pouvoir, le Pct et ses alliés avec plus de 100 sièges grâce aux victoires d’Anatole Collinet Makosso, Jean François Kando, Pierre Mabiala, Jean Marc Thystère Tchicaya du RDPS et Juste Desiré Moundelé du Club 2022 Pur.

Du côté de l’opposition, l’Upads s’est aussi distinguée lors de cette échéance électorale grâce à la réélection de Pascal Tsaty Mabiala et Jérémie Lissouba entre autres.

Même son de cloche du côté de l’Udh Yuki, avec Kolelas Juste Ntoumi, Nicolas Malonga et Matsima Gérald Kibembe.

Claudine Munari, leader du Mouvement pour l’unité, la solidarité et le travail (Must) quant à elle est en ballotage avec Jacqueline Lydia Mikolo du Pct, dans la circonscription unique de Mouyondzi, dans le département de la Bouenza.

A cela s’ajoutent la lutte pour le second tour du ministre du Développement industriel, Nicéphore Thomas de Saint-Eudes à Kinkala dans le Pool d’une part ; d’autre part, celle de Ninon Ngoumba, député sortant de Ouenzé 4 dans le cinquième arrondissement de Brazzaville.

On observe également l’élection de nouveaux visages tels que Vadim Osdet Mvouba, secrétaire à la Jeunesse de l’Union catégorielle du Pct et Thierry Ghislain Maguessa Ebome.

Des résultats qui ne semblent pas surprendre l’opinion publique puisque ces chiffres viennent confirmer les résultats « officieux » publiés essentiellement via les réseaux sociaux depuis plusieurs heures.

Lancement des épreuves du Bepc : J.L. Mouthou a adressé un message à l’endroit des candidats

Les épreuves écrites du Brevet d’étude du premier cycle (Bepc) vont démarrer ce mardi 19 juillet sur l’ensemble du territoire national.Pour le bon déroulement de cet examen, les membres du jury retenus pour la supervision de cette session ont été édifiés par le ministre de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation, Jean Luc Mouthou.

 

Les élèves de la classe de 3ème affrontent l’examen du Jean Luc Mouthou brevet d’étude primaire  cycle (Bepc), session de juillet 2022, ce mardi 19 juillet, sur toute l’étendue du territoire national. Cette année, ils sont au total  115 065 candidats inscrits, répartis dans 490 centres à travers le pays.

À la veille de cet examen d’Etat, Jean Luc Mouthou ministère de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation, a adressé un message à l’endroit des candidats et parents d’élèves et particulièrement aux différents jurés retenus pour la supervision de cet examen d’Etat.

Il a indiqué que toutes les dispositions nécessaires ont été prises pour la tenue de cette session. « Nous pouvons vous certifier que nous sommes pratiquement à 99% dans l’exécution des tâches qui nous ont été confiées », a déclaré le président général des jurys, Serge Loukaka.

Par ailleurs, le ministre de tutelle, Jean Luc Mouthou a rappelé aux membres du jury les principes fondamentaux à respecter dans l’exercice de leurs missions. Il a entre autres parlé des formalités administratives, de la sécurisation des malles des sujets, l’entretien des centres et la lutte contre la fraude dans les centres d’examen.

 

Congo : l’âge de départ à la retraite passer de 60 à 65 ans

Le gouvernement de la République envisage de réformer le système des retraites notamment l’âge de départ à la retraite actuellement fixé à 60 ans. Le projet de loi y relatif adopté ce mercredi 13 juillet, évoque le passage de l’âge légal de la retraite à 65 ans. Mais quel impact passer de 60 à 65 ans aurait-il sur la société congolaise ?

 

La réunion du Conseil des ministres tenue ce mercredi 13 juillet à Brazzaville, a permis aux membres du gouvernement d’examiner et d’adopter un projet de loi portant révision du statut général de la Fonction publique.

L’allongement des carrières au Congo a été l’une des propositions phares de cette rencontre placée sous l’autorité du Chef de l’Etat Denis Sassou Nguesso.

Ainsi, l’âge limite d’admission à la retraite des fonctionnaires va passer de 60 à 65 ans pour les fonctionnaires de la catégorie I ; de 60 à 63 ans pour les fonctionnaires de la catégorie II ; de 57 à 60 ans pour les fonctionnaires de la catégorie III et de 65 à 70 ans pour les cadres placés hors catégories.

Cette disposition nouvelle est principalement justifiée par le fait que les autorités congolaises veulent arrimer notre système social aux exigences de l’heure en la matière, a indiqué l’exécutif par le truchement du ministère du Travail, de la fonction publique et de la sécurité sociale.

« Au regard des nombreuses évolutions liées à la réglementation liée à la Fonction publique, l’ancienne loi malgré les modifications apportées en 2007 et en 2010 est devenue caduque, ce qui impose d’élaborer un nouveau cadre légal pour prendre en compte les changements intervenus dans le domaine de la gestion des ressources humaines et au niveau du contexte administratif et politique », a-t-il déclaré.

Mais outre l’aspect réglementaire, cette réforme propose aussi certaines mesures jugées favorables aux agents du secteur public, a renchéri le ministre chargé de la sécurité sociale.

Il s’agit notamment de :

«  permettre aux candidats recrutés de plus en plus tardivement de travailler plus longtemps afin de bénéficier d’une pension de retraite ;

– permettre à l’administration de bénéficier davantage de l’expertise de certains de ses cadres expérimentés et mettre fin aux demandes pressantes des autorités administratives relatives aux prolongations d’activités de leurs cadres dont la présence demeure indispensable ;

– assurer l’équilibre nécessaire du régime de sécurité sociale des fonctionnaires, fortement pénalisé par les départs massifs à la retraite. »

Dans le même esprit, ce projet de loi évoque également la rénovation des modalités d’accès aux grands corps de l’administration publique. L’accès aux corps hors catégories se fera désormais par décret en Conseil des ministres, pour préserver le « caractère rigoureux » et « très sélectif » de l’accès à ce statut, précise le ministère.

Le nouveau texte par rapport à l’ancien texte de loi, n° 021- 89 du 14 novembre 1989, portant statut général de la Fonction publique, apporte l’institution du télétravail dans le secteur public.

Selon le gouvernement congolais, le télétravail, un mode d’organisation « en développement constant » dans l’administration publique, permet d’assurer la « continuité du service public » en cas de circonstances de nature à empêcher l’agent de se rendre à son poste de travail

Autres aspects relevés dans ce texte porte sur la définition des modalités de l’évaluation du fonctionnaire, afin de « mesurer objectivement ses performances » et d’« atteindre les objectifs escomptés. » Cette évaluation sera désormais effectuée sur la base d’un contrat d’objectifs et de performance signé entre le supérieur hiérarchique et le fonctionnaire.

Les participants ont aussi discuté de l’introduction de la notion de validation des acquis de l’expérience professionnelle, une procédure visant à rétablir une certaine parité entre les acquis de l’enseignement classique et ceux résultant de parcours parallèles ou autodidactes.

Ce projet de loi sera transmis au Parlement pour examen et adoption.

Plusieurs administrations publiques congolaises emploient des personnes retraitées sous prétexte de leurs expériences, du manque de campagne de recrutement au sein de la fonction publique… Cette pratique ne permet pas aux jeunes de découvrir les réalités professionnelles malgré leurs diplômes et connaissances.

Une pratique qui avait suscité le ras-le-bol des jeunes évoluant au sein de la direction générale du Budget qui avaient barricadé les accès aux bureaux de certains cadres retraités.

Source: Congo Media Time

Congo: compte rendu du Conseil des Ministres du mercredi 13 juillet 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce mercredi 13 juillet 2022 en mode présentiel, sous la Très Haute Autorité de Son Excellence, Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République, Chef de l’Etat.

 

Quatre (4) affaires étaient inscrites à son ordre du jour, à savoir :

  • Un (1) projet de loi portant statut général de la fonction publique, au titre du Ministère de la fonction publique, du travail et de la sécurité sociale ;
  • Un (1) projet de loi des finances rectificative pour l’année 2022, au titre du Ministère des finances, du budget et du portefeuille public
  • Une (1) communication relative à la mission du Premier Ministre, chef du Gouvernement, à Bruxelles (Belgique) du 19 au 23 juin 2022, présentée par le Ministère de l’économie, du plan, de la statistique et de l’intégration régionale.
  • Des nominations, au titre du Ministère des finances, du budget et du portefeuille public.

S’agissant des projets de texte soumis à l’examen du Conseil des ministres, le premier texte a été présenté par :

I- Ministère de la fonction publique ; du travail et de la sécurité sociale

Invité par le Président de la République à prendre la parole, Monsieur Firmin AYESSA, Ministre d’Etat, Ministre du travail, de la fonction publique et de la sécurité sociale, a montré les principales innovations apportées par le nouveau texte par rapport à l’ancien texte de loi, n° 021- 89 du 14 novembre 1989, portant statut général de la fonction publique. Au regard des nombreuses évolutions liées à la réglementation liée à la fonction publique, l’ancienne loi malgré les modifications apportées en 2007 et en 2010 est devenue caduque, ce qui impose d’élaborer un nouveau cadre légal pour prendre en compte les changements intervenus dans le domaine de la gestion des ressources humaines et au niveau du contexte administratif et politique.

Au nombre des innovations contenues dans le projet de loi, figurent entre autres :

1°) Le relèvement de l’âge limite d’admission à la retraite des fonctionnaires, notamment, pour :

  • permettre aux candidats recrutés de plus en plus tardivement de travailler plus longtemps afin de bénéficier d’une pension de retraite ;
  • permettre à l’administration de bénéficier davantage de l’expertise de certains de ses cadres expérimentés et mettre fin aux demandes pressantes des autorités administratives relatives aux prolongations d’activités de leurs cadres dont la présence demeure indispensable ;
  • assurer l’équilibre nécessaire du régime de sécurité sociale des fonctionnaires, fortement pénalisé par les départs massifs à la retraite.

Cette limite d’âge est passée de :

  • 65 à 70 ans pour les cadres placés hors catégories ;
  • 60 à 65 ans pour les fonctionnaires de la catégorie I ;
  • 60 à 63 ans pour les fonctionnaires de la catégorie II ;
  • 57 à 60 ans pour les fonctionnaires de la catégorie III.

2°) La rénovation des modalités d’accès aux grands corps de la fonction publique. L’accès aux corps hors catégories se fera désormais par décret en Conseil des ministres, pour préserver le caractère rigoureux et très sélectif de l’accès à ce statut.

3°) L’institution du télétravail dans la fonction publique. Ce mode d’organisation du travail, en développement constant dans l’administration publique, permet d’assurer la continuité du service public en cas de circonstances de nature à empêcher l’agent de se rendre à son poste de travail.

4°) La définition des modalités de l’évaluation du fonctionnaire, afin de mesurer objectivement ses performances et d’atteindre les objectifs escomptés. Cette évaluation sera effectuée désormais sur la base d’un contrat d’objectifs et de performance signé entre le supérieur hiérarchique et le fonctionnaire.

5°) L’introduction de la notion de validation des acquis de l’expérience professionnelle.

La validation des acquis professionnels est une procédure visant à rétablir une certaine parité entre les acquis de l’enseignement classique et ceux résultant de parcours parallèles ou autodidactes.

Le mécanisme de validation des acquis de l’expérience professionnelle permettra au fonctionnaire d’accéder à un stage de qualification sur la base de ses aptitudes professionnelles.

6°) L’instauration du contrat spécial permettant à l’Etat, pour nécessité de service, de recourir à l’expertise des fonctionnaires admis à la retraite, pour une durée déterminée.

C’est dans ce cadre que la discussion s’est engagée sur le projet de loi soumis à l’examen des Membres du Conseil des Ministres.

Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a approuvé le projet de loi portant statut général de la fonction publique. Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption.

Le deuxième texte présenté est au titre du

II- Ministère des Finances, du Budget et du Portefeuille Public

Invité par le Président de la République, Monsieur Rigobert Roger ANDELY, Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille Public, a présenté aux membres du Conseil des Ministres, le projet de loi de finances rectificative pour l’année 2022.

La situation favorable des cours des prix des matières premières, et les crises alimentaire et énergétique mondiales sévères qui fragilisent le pays, consécutivement au conflit russo-ukrainien, ont conduit le Gouvernement à réviser les hypothèses budgétaires initiales et à proposer des mesures vigoureuses de résilience de l’économie nationale. Ainsi, en vertu des dispositions de la loi organique n°36-2017 du 3 octobre 2017 relative aux lois de finances, notamment en son article 29, la loi de finances pour l’année 2022 en cours d’exécution est modifiée.

En conséquence, la modification de la loi de finances pour l’année 2022, qui s’appuie sur le plan de résilience à la crise alimentaire adopté par le Gouvernement, intègre les mesures incitatives d’accompagnement des acteurs des filières agro-pastorales et halieutiques, ainsi que la promotion d’une politique de substitution des importations par une offre locale, en vue de juguler les effets induits de la crise alimentaire mondiale sur les prix des produits alimentaires de base.

Le contexte international qui prévaut au moment de la modification de la loi de finances initiale, indique un ralentissement de la croissance économique mondiale au cours du premier trimestre de l’année. Suivant les perspectives de l’économie mondiale du Fonds Monétaire International (FMI), les facteurs de vulnérabilité sont principalement liés à la guerre en Ukraine, aux restrictions à nouveau des déplacements au niveau de certains Etats dues au rebond du nouveau variant de COVID 19 (Omicron), ainsi qu’à l’augmentation du prix de l’énergie et des ruptures d’approvisionnements. Ainsi, le FMI projette un repli de la croissance qui passerait de 6,1% en 2021 à 3,6% en 2022.

On note en effet que :

  • aux Etats-Unis d’Amérique, la croissance se projetterait à 3,7% en 2022 contre 5,7% en 2021, en raison d’un niveau d’inflation plus élevé et plus généralisé que prévu ;
  • dans la zone Euro, la croissance se rétracterait à 2,8% en 2022 contre 5,3% en 2021, consécutivement aux effets directs des sanctions économiques imposées à la Russie par les pays occidentaux ;
  • en Chine, la croissance se replierait à 4,4% en 2022 contre 8,1% en 2021, suite aux contreperformances du secteur immobilier et à une reprise plus lente que prévu de la consommation privée ;
  • au niveau de la zone CEMAC, après une reprise timide observée en 2021 de 1,9%, on tablerait sur une accélération de la croissance en 2022 à 3,7%.

Sur le plan national, le contexte est marqué par le lancement du Plan National de Développement (PND) 2022-2026, la poursuite de l’exécution du programme de facilité élargie de crédit conclu avec le Fonds Monétaire International (FMI), ainsi que par une reprise économique fragile due aux conséquences négatives de la pandémie de COVID-19 et de la guerre en Ukraine.

Sous l’effet de l’amélioration des recettes pétrolières, du dynamisme du secteur agricole et de l’exploitation minière, le PIB réel devrait se renforcer pour atteindre 4,3% en 2022 contre -0,6% en 2021. Par contre, la flambée des prix mondiaux des denrées alimentaires due à la guerre en Ukraine ferait remonter l’inflation à 3,5%.

Les orientations générales du projet de loi de finances rectificative requièrent un assainissement budgétaire progressif tout en augmentant les dépenses d’aide sociale, de santé, d’éducation et d’infrastructures.

Ces objectifs stratégiques concernent, notamment :

  • le maintien de l’équilibre entre le soutien d’une reprise économique et la sauvegarde de la viabilité de la dette ;
  • la mobilisation des recettes et la rationalisation des subventions induites par l’augmentation des prix de l’énergie ;
  • l’application du plan de résilience adopté par le gouvernement, suscité en vue d’assurer l’appui aux filières prioritaires de l’industrie agro-alimentaire.

Dans la perspective de soutenir la reprise et renforcer la résilience de l’économie, le Gouvernement entend poursuivre la mise en œuvre des mesures ciblées de politique budgétaire qui portent sur :

  • l’efficacité du recouvrement et la sécurisation des recettes publiques ;
  • la rationalisation de la dépense publique ;
  • la maîtrise de la dette.

Ainsi, le budget de l’Etat réajusté, au titre de l’année 2022, est arrêté en recettes à la somme de deux mille huit cent vingt-cinq milliards cinquante-huit millions (2 825 058 000 000) de francs CFA et en dépenses à la somme de deux mille quarante-neuf milliards deux cent cinquante millions (2 049 250 000 000) de francs CFA.

Le niveau prévisionnel de l’excédent budgétaire attendu pour un montant de sept cent soixante-quinze milliards huit cent huit millions (775 808 000 000) de francs CFA, devrait contribuer à résorber le déficit en ressources de trésorerie et de financement.

Le budget de l’Etat, exercice 2022 réajusté, se présente dans ses grandes masses ainsi qu’il suit :

  1. BUDGET GÉNÉRAL

EXCÉDENT BUDGÉTAIRE PRÉVISIONNEL ((1) – (2))     775 808 000 000

En financement, en 2022, la loi de finances rectificative projette un déficit estimé à mille cent quatre-vingt-trois milliards trois cent quatre-vingt-treize millions (1 183 393 000 000) de francs CFA, qui fera l’objet d’un financement selon les modalités suivantes :

  • Affectation du solde budgétaire :   775 808 000 000 FCFA
  • Financement intérieur et extérieur : 407 585 000 000 FCFA

Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a approuvé le projet de loi de finances rectificative pour l’année 2022. Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption.

III- Communication

Pour terminer, le Conseil des Ministres a suivi une communication relative à la mission du Premier Ministre, chef du Gouvernement, à Bruxelles (Belgique) du 19 au 23 juin 2022.

Invitée par le Président de la République à prendre la parole, Madame Ingrid Olga Ghislaine EBOUKA-BABACKAS, Ministre de l’économie, du plan, de la statistique et de l’intégration régionale a fait une synthèse des points forts et des résultats attendus de la mission du Premier Ministre, chef du Gouvernement en Belgique. Il ressort notamment :

  • la participation et l’allocution du Premier Ministre à la 15ème édition des « Journées Européennes de Développement (JED) », organisée sous la thématique « Global gateway : créer des partenariats durables pour un monde connecté» qui mobilisera 300 milliards d’euros sur la période 2021-2027 ;
  • mais aussi les échanges sur les plans bilatéral (Gouvernement belge) et multilatéral (Union Européenne).

IV-Des nominations

Au titre des mesures individuelles, le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes.

Ministère des finances, du budget et du portefeuille public.

  • Président du Comité de Direction de l’Agence de Régulation des transferts de fonds: Monsieur Dominique Ursel TSONO NDZALE, Economiste financier.
  • Directeur Général de l’Agence de Régulation des transferts de fonds: Monsieur Basile Jean Claude BAZEBI, Inspecteur principal du trésor, catégorie I, échelle 1, 16ème échelon.
  • Inspecteur Général des Finances: Monsieur Darel Gildas NGOUALA, Inspecteur du trésor, 7ème échelon.
  • Directeur Général des Institutions financières nationales: Monsieur Jean Pierre NONAULT, expert en finances et comptabilité d’entreprises.
  • Directeur Général du Contrôle des marchés publics: Monsieur Joël IKAMA NGATSE, Juriste.
  • Directeur Général du Budget: Monsieur Jean Claude IWANGA, Administrateur en chef des SAF, 12ème échelon.
  • Directeur Général de l’Agence Congolaise des systèmes d’information: Monsieur Marhyno Lord GANDOU, Manager des systèmes d’information.
  • Secrétaire Permanent aux Réformes des finances publiques: Monsieur Nicolas OKANDZI, Administrateur des SAF.

Plus rien n’étant inscrit à l’ordre du jour, le Président de la République a clos la réunion et levé la séance.

Commencée à 10h, la réunion du Conseil des Ministres a pris fin à 15H.

Fait à Brazzaville, le 13 juillet 2022

Pour Le Ministre de la Communication et des Médias, Porte-parole du Gouvernement, en mission

Le Ministre des Hydrocarbures

Bruno Jean Richard ITOUA

CEEAC : Sommet des chefs d’Etat à Kinshasa en RDC le 25 juillet 2022

Les chefs d’Etat des pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) se réuniront en sommet, en présentiel, à Kinshasa (RD Congo), annonce un communiqué de la CEEAC parvenu au journal de Brazza.com.

 

Le sommet a été convoqué par Félix Antoine Tshisekédi Tshilombo, chef de l’Etat congolais en sa qualité de président en exercice de la CEEAC. Le sommet sera précédé des réunions préparatoires des ministres dès le 15 juillet. Il fera le point sur le bon fonctionnement des institutions de la CEEAC.

La CEEAC a été créée en 1983 et regroupe dix pays (Angola, Burundi, Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale, République Démocratique du Congo, Sao Tomé et Principe, Tchad). Elle est l’une des cinq zones développement sur lesquels l’Union Africaine entend bâtir la coopération et l’intégration continentales.

Guinée Equatoriale,a pour mission de favoriser le dialogue politique dans la région, de créer le marché commun régional, d’établir des politiques sectorielles communes, de promouvoir et de renforcer une coopération harmonieuse et un développement équilibré et auto-entretenu dans les domaines de l’industrie, des transports et des communications, de l’énergie, de l’agriculture, des ressources naturelles, du commerce, des douanes, des questions monétaires et financières, des ressources humaines, du tourisme, de l’enseignement, de la culture, de la science et de la technologie et du mouvement des personnes en vue de réaliser l’autonomie collective, d’élever le niveau de vie des populations.

En vue de garantir le développement, la solidarité, la libre circulation des biens et services et la paix dans la région, un plan stratégique d’intégration a été adopté en 2007 par les pays membres.

 

Nécrologie : le Colonel pasteur Albert Oniangué est mort ce jeudi au CHU de Brazzaville

Le candidat malheureux à la présidentielle de 2021, ancien Aide de camp de deux Présidents de la République congolaise, feu Jacques Joachim Yhombi Opango et Denis Sassou N’Guesso, est mort ce jeudi matin au Centre Hospitalier et Universitaire (CHU) de Brazzaville suite à un malaise.

 

Indigné par le manque de volonté des élites à relever le défi du redressement de la nation congolaise, le Colonel à la retraite, le pasteur Albert Oniangué, avait déclaré sa candidature à la magistrature suprême en février 2021 et avait proposé aux Congolais un nouveau contrat de rétablissement.

Victime d’une tentative d’assassinat en 1993, Albert Oniangué fut réfugié politique en France pendant cinq (5) ans. Depuis son retour au Congo en 1998, Albert Oniangué, Ancien Enfant de Troupe (AET) s’était engagé en faveur de la paix et de la réconciliation.

Fervent croyant de foi chrétienne, il a exercé jusqu’à sa mort la fonction de pasteur au service des congolais, notamment les plus démunis dans leur vie quotidienne, au sein d’une Église Évangélique à Brazzaville.

Paix à son âme

Paix à son âme