Congo-Fécofoot : la justice congolaise bloque la tenue de l’Assemblée générale ordinaire

Prévue pour le 4 octobre, l’Assemblée générale ordinaire de la Fédération congolaise de football (Fécofoot) n’a finalement pas eu lieu. À la surprise générale, une nouvelle ordonnance de la justice congolaise, signée par la doyenne des juges d’instruction près du Tribunal de grande instance de Brazzaville, a suspendu la tenue de la réunion statutaire de l’instance dirigeante du football national.

 

Réunis dans la salle pour cette occasion importante, les délégués ainsi que le représentant de la Fédération internationale de football association (Fifa) n’ont eu droit qu’à une déclaration officielle de la Fécofoot.

« Nous sommes venus ici pour vous délivrer le message. Hier après-midi, nous avons tous été surpris de voir à travers les réseaux sociaux – parce qu’officiellement la Fédération congolaise de football n’a pas été notifiée – cette décision qui a annulé la tenue de notre assemblée de ce jour. Se faisant, la Fécofoot a préféré faire droit à cette décision en reportant cette assemblée », a expliqué Carle Boniface Malalou, deuxième vice-président de la Fécofoot.

Il a invité les délégués à faire preuve de patience, tout en annonçant que des démarches juridiques seront engagées pour trouver une issue. « On vous donnera la nouvelle date à laquelle notre assemblée générale va se tenir. Je pense que dans la semaine, on aura des nouvelles et on pourra donc fixer une nouvelle date », a-t-il ajouté.

Présente à Brazzaville pour l’occasion, la Fifa était représentée par Franciny Samba. Ce dernier n’a fait aucune déclaration publique, se réservant de transmettre un rapport à son instance pour évaluer la portée de la décision judiciaire.

La Fifa interdit toute ingérence extérieure dans la gestion des fédérations nationales. Selon ses statuts (art. 14 al. 1 lit. i et art. 19), « chaque association membre jouit d’une indépendance et d’une autonomie à préserver de toute ingérence extérieure, qu’elle soit étatique ou autre ». En annulant une assemblée générale statutaire, la justice congolaise s’expose ainsi à des sanctions de la part de la Fifa, qui pourrait considérer cette décision comme une ingérence.

Cette nouvelle suspension intervient alors que le Congo est déjà sous le regard attentif de la Fifa, qui exige des fédérations membres une gestion autonome et transparente des fonds qu’elle injecte. Le blocage des activités statutaires risque d’avoir de lourdes conséquences pour le développement du football national.

« Aujourd’hui, la jeunesse sportive est abandonnée. Personne ne lui vient au secours. Personne ne vient soutenir les dirigeants qui dépensent beaucoup. Les équipes ont déjà commencé à se préparer mais jusqu’alors, il n’y a pas de compétitions. C’est déplorable », a regretté Landry Louvenzo, de la Ligue de Brazzaville.

Congo : près de 2 milliards FCFA pour étendre le projet « Téléma »

Cette enveloppe permettra d’élargir le projet aux départements de la Cuvette (Oyo), du Niari (Dolisie) et de la Lékoumou (Mayéyé).

 

Le projet « Téléma » bénéficie d’un financement additionnel de 1,968 milliard FCFA, signé entre le ministre des Finances, Christian Yoka, et l’ambassadrice de France au Congo, Claire Bodonyi. Grâce à ce financement, les circonscriptions d’action sociale (CAS) de ces localités seront modernisées et mieux équipées pour accueillir le public. Il renforcera également les capacités de la direction générale des affaires sociales à Brazzaville, afin d’accompagner 600 nouvelles personnes vulnérables, dont la moitié sont des jeunes femmes.

L’investissement servira aussi à mettre en place des dispositifs pilotes pour l’insertion socio-économique des populations autochtones, à soutenir le système national d’information de l’action sociale et à déployer le Programme national des filets sociaux, notamment pour le suivi des bénéficiaires.

Le projet « Téléma », financé via le Contrat de désendettement et de développement (C2D) entre le Congo et la France depuis 2010, a déjà permis d’accompagner près de 1 000 bénéficiaires de microprojets, financés en moyenne à hauteur de 2 millions FCFA chacun. Les CAS de Brazzaville, Pointe-Noire et du Pool ont été réhabilités et équipés pour soutenir l’autonomisation sociale et économique des populations.

La cérémonie de signature a été rehaussée par la présence d’Antoine Chevalier, directeur de l’Agence française de développement, et d’Eugène Ikounga, directeur de cabinet de la ministre des Affaires sociales, de la Solidarité et de l’Action humanitaire.

Congo : plus d’un quart des jeunes filles concernées par les avortements clandestins

Avec un taux d’avortements illicites atteignant 31,3 % chez les jeunes femmes de 20 à 24 ans et 25,9 % chez les adolescentes de 15 à 19 ans, l’Association congolaise pour les droits et la santé (ACDS) tire la sonnette d’alarme sur une situation devenue un véritable problème de santé publique.

 

La pratique des avortements clandestins connaît une progression inquiétante au Congo, en particulier chez les adolescentes et les jeunes femmes. C’est ce que révèle l’Association congolaise pour les droits et la santé (ACDS), lors d’une causerie-débat organisée le 1er octobre à Brazzaville, à l’occasion de la Journée mondiale de la contraception.

Devant une cinquantaine de jeunes filles et adolescentes réunies au siège du Fonds des Nations unies pour la population (Fnuap), l’ACDS a présenté les résultats d’une étude du ministère de la Santé et de la Population, dressant un tableau préoccupant de la situation.

Des chiffres alarmants

25,9 % des adolescentes âgées de 15 à 19 ans ont recours à l’avortement clandestin. Ce taux grimpe à 31,3 % chez les jeunes femmes de 20 à 24 ans. Les avortements illicites sont aujourd’hui la principale cause de mortalité maternelle chez les jeunes filles, représentant 25 % des décès dans la tranche d’âge de 10 à 24 ans. Chez les adolescentes de 10 à 15 ans, ces pratiques sont responsables de 10 % des décès maternels. Le taux de mortalité maternelle et néonatale au Congo est estimé à 304 décès pour 100 000 naissances vivantes.

Selon la directrice exécutive de l’ACDS, la législation actuelle contribue indirectement à l’essor de ces pratiques dangereuses.

« L’avortement non sécurisé est une cause majeure, mais évitable, des décès maternels. Les interdictions strictes poussent les jeunes filles vers des solutions clandestines, souvent risquées », a-t-elle déclaré.

Au-delà de la sensibilisation des jeunes, l’ACDS appelle les pouvoirs publics à adapter les politiques de santé et le cadre juridique pour réduire les risques liés aux avortements clandestins. Créée en 2019, l’association œuvre pour le droit à la santé, le renforcement des compétences médicales et la mise en place d’un environnement favorable à la santé sexuelle et reproductive.

En mettant ces chiffres au centre du débat, l’ACDS espère provoquer une prise de conscience nationale sur un phénomène souvent passé sous silence, mais qui coûte chaque année la vie à de nombreuses jeunes Congolaises.

Congo : Brazzaville accueille JB Mpiana pour une célébration magistrale de la rumba

Le concert qui aura lieu le 08 octobre prochain, promet une soirée d’exception, mêlant mémoire musicale, communion culturelle et excellence artistique.

 

L’événement s’inscrit dans une démarche artistique ambitieuse. JB Mpiana souhaite offrir au public brazzavillois une célébration musicale à la hauteur de son parcours légendaire. En choisissant le prestigieux Radisson Blu, symbole d’élégance et de raffinement, l’artiste affirme sa volonté d’allier exigence scénique et proximité avec ses fans. Cette date marque également l’ouverture symbolique de la saison culturelle 2025-2026 dans la capitale congolaise, annonçant une programmation placée sous le signe de la perfection.

Le programme musical s’annonce riche, fédérateur et minutieusement orchestré. JB Mpiana revisitera les titres phares de son album Balle de match notamment Régis, Zebuka, Elga, Raisonner et Abed. Ces morceaux emblématiques seront interprétés avec la fougue et la rigueur scénique qui font la renommée de Wenge Musica BCBG. Grâce à des arrangements inédits et une mise en scène travaillée, le public revivra les grandes heures de la rumba moderne dans un écrin de qualité.

En marge du concert, plusieurs activités culturelles viendront enrichir l’expérience. Une exposition photographique retracera les moments forts de la carrière de JB Mpiana, offrant un regard rétrospectif sur son parcours. Des séances de dédicaces, une vente de produits dérivés et une réception VIP avec les partenaires culturels sont également prévues, renforçant ainsi le lien entre l’artiste et son public et valorisant son héritage musical avec authenticité et finesse.

Figure incontournable de la musique africaine, JB Mpiana a été couronné de nombreuses distinctions : Prix Kora du meilleur artiste d’Afrique centrale, disques d’or pour Feux de l’amour et Internet, ainsi qu’une médaille d’honneur pour sa contribution à la culture congolaise. Autant de récompenses qui témoignent d’une carrière exemplaire, marquée par l’innovation, la rigueur et une fidélité indéfectible à la rumba.

Né en République démocratique du Congo, JB Mpiana fonde Wenge Musica BCBG après la scission du mythique groupe Wenge Musica. Très vite, il impose un style raffiné, une écriture soignée et une vision artistique exigeante. Son surnom de « Souverain 1er » illustre son statut de leader incontesté, capable de fédérer autour de lui une génération entière d’artistes et de passionnés.

Festival tuSeo 2025 : le rire africain à l’honneur entre Brazzaville et Kinshasa

Du 23 au 25 octobre, la 18ᵉ édition du festival tuSeo promet trois soirées inoubliables à la salle Savorgnan-de-Brazza avant de traverser le fleuve pour conquérir Kinshasa.

 

Brazzaville s’apprête à vibrer au rythme du rire africain. Le festival tuSeo revient pour sa 18ᵉ édition avec une programmation encore plus ambitieuse et une ouverture inédite vers la capitale voisine, Kinshasa.

Créé pour célébrer l’humour sous toutes ses formes, tuSeo est aujourd’hui un carrefour d’échanges artistiques et un tremplin pour les talents venus de tout le continent. Pendant trois jours, la scène de la salle Savorgnan-de-Brazza réunira des humoristes venus du Congo, du Gabon, de la Guinée, du Mali, de la France-Guyane et de la RDC, offrant au public un panorama riche et diversifié des expressions comiques africaines.

Le 23 octobre, la soirée d’ouverture mettra en vedette Nenette (France-Guyane), Juste Parfait et Honorable Massengo (Congo), Bregéant (Gabon), Horty la Rossignol (RDC) et M. Satini (Guinée Conakry).

Le 24 octobre, place à Bruno Alves, Black Panda et Serge Crubijin (Congo), accompagnés de Irène Ziviriuka, Lidame et Rigostar (RDC).

Enfin, le 25 octobre, la clôture promet une apothéose avec Manitou (Gabon), Fama (Mali), Esther Bias (Congo), Kabdjo et Dieu Merci (RDC), ainsi que Jojo la Légende (Congo).

Cap sur Kinshasa pour une édition transfrontalière

Grande nouveauté cette année : le festival franchit une étape importante en s’étendant pour la première fois à Kinshasa. Cette ouverture symbolique renforce la dimension internationale et panafricaine de l’événement, tout en créant un pont culturel entre les deux capitales sœurs.

Avec son mélange unique de comédie, satire et improvisation, tuSeo 2025 s’annonce comme un moment de partage, de convivialité et de réflexion. Plus qu’un simple divertissement, ce festival rappelle que le rire est un langage universel capable de rassembler et de transmettre des messages profonds.

Congo : vers un financement durable de la biodiversité

Le gouvernement a lancé la validation nationale des projets de paiements pour services environnementaux et certificats biodiversité, pour transformer les idées locales en solutions concrètes de protection de la nature et de développement inclusif.

 

La ministre de l’Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo, Arlette Soudan-Nonault, a ouvert un atelier national de validation des notes conceptuelles des projets de paiements pour services environnementaux (PSE) et de certificats biodiversité, dans le cadre de la deuxième phase du projet Biovev 2030.

Cet atelier, qui réunit divers acteurs issus des dialogues territoriaux, vise à mobiliser des capitaux innovants, renforcer l’implication du secteur privé et valoriser davantage les services écosystémiques rendus à la société.

« C’est une occasion unique pour transformer des idées en projets concrets, de mobiliser des financements innovants et de démontrer qu’il est possible d’allier protection de la biodiversité et développement économique inclusif », a souligné la directrice nationale de WWF Congo, Zelo Carine Abibi.

Pour la ministre Arlette Soudan-Nonault, cette rencontre poursuit un objectif double : garantir la pertinence et la faisabilité technique des notes conceptuelles tout en assurant leur conformité avec les priorités nationales de conservation et les critères attendus par les partenaires techniques et financiers, notamment l’Agence française de développement, Expertise France et WWF-France.

« La présente session revêt une importance capitale. Sa finalité essentielle est de procéder à la validation formelle, au niveau national, des notes conceptuelles issues des consultations locales. Ces documents synthétiques esquissent des propositions de projets visant l’opérationnalisation de dispositifs financiers novateurs : le PSE et le certificat biodiversité », a-t-elle déclaré.

Les PSE, particulièrement en agriculture, consistent à rémunérer les agriculteurs pour des actions qui contribuent à préserver ou restaurer les écosystèmes. Ces pratiques profitent à l’ensemble de la société en améliorant la qualité de l’eau, en stockant du carbone, en protégeant les paysages et la biodiversité. Planter des arbres, par exemple, permet non seulement de purifier l’air, mais aussi de réduire les risques d’inondations.

Congo-transport routier : le ministère fixe la durée des agréments à cinq ans

Le ministère des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babbackas a annoncé la fixation de la durée de validité de l’agrément pour la profession de transporteur routier et des professions connexes à cinq ans.

 

Cette décision, rendue publique mercredi 01 octobre, à Brazzaville, s’appuie sur les dispositions du décret n°2025-399 du 19 septembre 2025, modifiant l’article 22 du décret n°2011-491 du 29 juillet 2011, qui encadre l’accès et l’exercice de la profession de transporteur routier et des professions connexes.

L’agrément couvre différents acteurs du secteur du transport. Pour la profession de transporteur routier, il s’adresse aux grandes et moyennes entreprises, aux petites entreprises ainsi qu’aux opérateurs de transport public de marchandises et de voyageurs.

S’agissant des professions connexes au transport automobile, il concerne notamment : les établissements d’enseignement de la conduite automobile ; les entreprises de location de véhicules ; les sociétés de contrôle technique des véhicules ; les cabinets médicaux et institutions sanitaires habilitées à délivrer des certificats d’aptitude à la conduite ; les entreprises de fabrication de plaques minéralogiques et de signaux routiers ; ainsi que celles spécialisées dans la manutention, l’entreposage et l’organisation des transports.

Le ministère a rappelé que « toute personne morale détenant un agrément ou souhaitant en obtenir un doit se rapprocher des services de la direction générale des transports terrestres du ressort de son département, au plus tard le 30 octobre 2025, afin de mettre son dossier en conformité et procéder à son enregistrement dans le répertoire officiel ».

Cette mesure vise à renforcer la régulation du secteur et à assurer une meilleure organisation des activités de transport routier sur l’ensemble du territoire national.

Plus de 1 800 enseignants recrutés pour combler le déficit dans l’enseignement technique

Le ministre Ghislain Thierry Maguessa Ebomé a annoncé des recrutements massifs pour renforcer le sous-secteur de l’enseignement technique et professionnel.

 

À la veille de la rentrée scolaire 2025-2026, le ministre de l’Enseignement technique et professionnel, Ghislain Thierry Maguessa Ebomé, a rassuré sur les efforts du gouvernement pour pallier le déficit en enseignants dans ce sous-secteur clé.

Lors d’un déjeuner de presse organisé le 30 septembre à Brazzaville, il a rappelé que plus de 1 800 enseignants ont été recrutés entre 2021 et 2024. En 2025, près de 280 volontaires supplémentaires ont rejoint les rangs, portant un coup d’accélérateur au renforcement des effectifs dans les départements.

« L’enseignement technique et professionnel est en phase de réforme. Ces recrutements traduisent notre volonté de donner aux jeunes un encadrement de qualité et de préparer leur compétitivité face aux défis du marché mondial », a-t-il affirmé.

Le ministre a également évoqué d’autres innovations, notamment l’instauration de stages pour les classes d’examen, la candidature unique au baccalauréat, ainsi que la réorganisation des structures avec la fermeture des collèges techniques féminins et la création de lycées techniques.

Rentrée scolaire 2025-2026 : le ministre Maguessa Ebomé rassure sur la reprise effective des classes

Le ministre de l’Enseignement technique et professionnel a annoncé la reprise effective des cours mercredi 1er octobre sur toute l’étendue du territoire, marquant ainsi le coup d’envoi de la nouvelle année scolaire.

 

Le ministre de l’Enseignement technique et professionnel, Ghislain Thierry Maguessa Ebomé, a confirmé, le 30 septembre à Brazzaville, la bonne reprise des classes dès 7 heures du matin ce 1er octobre, au titre de l’année scolaire 2025-2026.

S’exprimant lors d’un déjeuner de presse, il a exhorté les parents à envoyer leurs enfants dans les différents établissements du sous-secteur, tout en annonçant sa présence sur le terrain pour constater l’effectivité de la rentrée, notamment la mobilisation des enseignants, du personnel administratif et des apprenants.

Le ministre a profité de l’échange avec la presse pour éclairer l’opinion sur plusieurs réformes en cours. Parmi elles figurent la candidature unique au baccalauréat pour garantir des résultats fiables, l’organisation de stages pour les classes d’examen, ainsi que l’ouverture de nouveaux métiers dans les filières afin de mettre les jeunes Congolais en concurrence avec ceux du monde entier.

Concernant le déficit d’enseignants, il a rappelé le recrutement de plus de 1 800 professeurs entre 2021 et 2024, ainsi que celui de 280 volontaires supplémentaires en 2025 pour renforcer les effectifs.

Autre innovation, la suspension du concours d’entrée dans les établissements techniques cette année, afin de permettre à un plus grand nombre d’élèves d’intégrer ces écoles de formation. Par ailleurs, les collèges techniques féminins ont été fermés pour des raisons liées au respect du genre, en contrepartie de la création de lycées techniques.

« L’enseignement technique et professionnel est en pleine réforme. Ces innovations visent à mieux préparer la jeunesse et à lui offrir une place compétitive sur le marché mondial », a conclu Ghislain Thierry Maguessa Ebomé.

Cémac : la croissance économique attendue à 2,6% en 2025 selon la BEAC

La BEAC table sur une croissance modérée de 2,6% en 2025 dans la Cémac, marquée par le recul du secteur pétrolier malgré une légère reprise du non-pétrolier.

 

La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) prévoit une croissance économique de 2,6% en 2025 dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac). Cette prévision, annoncée le 29 septembre par le gouverneur Yvon Sana Bangui lors d’une conférence de presse en ligne, marque un léger recul par rapport aux 2,7% enregistrés en 2024.

Selon les experts réunis à l’occasion de la troisième session du Comité de politique monétaire, ce ralentissement s’explique principalement par la baisse des activités pétrolières et gazières, malgré une progression du secteur non pétrolier estimée à 3,2% en 2025.

La BEAC note toutefois une atténuation de l’inflation, qui devrait s’établir à 2,6% en 2025, contre 4,1% l’an dernier. En revanche, la situation budgétaire se dégrade : le solde budgétaire passerait de -1% du PIB en 2024 à -1,3% en 2025, tandis que le déficit du compte courant atteindrait 2,2% du PIB.

Les réserves de change de la sous-région devraient également baisser, passant de 7 101,7 milliards FCFA fin 2025 à un niveau représentant 4,59 mois d’importations, contre 4,82 mois en 2024. Entre juin et août 2025, elles ont connu une tendance particulièrement baissière, avec un taux de couverture extérieure de la monnaie tombé à 61,6% au 31 août.

Pour soutenir la stabilité monétaire, la BEAC a décidé de maintenir ses principaux taux : taux d’intérêt des appels d’offres : 4,50% ; facilité de prêt marginal : 6,00% ; facilité de dépôt : 0,00% ; réserves obligatoires : 7% sur les dépôts à vue et 4,5% sur les dépôts à terme

Ces prévisions s’inscrivent dans un environnement international marqué par un léger ralentissement. D’après les données du FMI, la croissance mondiale devrait s’établir à 3,0% en 2025, contre 3,3% en 2024, avant de remonter légèrement à 3,1% en 2026.