Coopération Congo-Togo : Denis Sassou-N’Guesso reçoit Faure Gnassingbé à Oyo

Le Président de la République du Congo, Denis Sassou-N’Guesso, a reçu ce week-end à Oyo le Président du Conseil de la République togolaise, Faure Gnassingbé, dans le cadre d’une visite placée sous le signe du renforcement des relations d’amitié et de coopération entre les deux pays.

 

Les échanges entre les deux dirigeants ont porté sur plusieurs sujets d’intérêt commun, notamment la coopération bilatérale, les enjeux sécuritaires en Afrique centrale et de l’Ouest, ainsi que les perspectives de développement économique sur le continent.

Au cours de l’entretien, les deux personnalités ont réaffirmé leur engagement à œuvrer pour une Afrique plus intégrée, stable et prospère. Elles ont également insisté sur la nécessité de renforcer les partenariats Sud-Sud afin de faire face aux défis liés à la sécurité, au changement climatique et à la transformation économique des pays africains.

La ville d’Oyo, située dans le département de la Cuvette, est devenue au fil des années un haut lieu diplomatique accueillant régulièrement des rencontres entre chefs d’État et personnalités de marque. La visite de Faure Gnassingbé traduit ainsi l’excellence des relations entre Brazzaville et Lomé.

À travers cette audience, le Congo et le Togo affichent leur volonté commune de dynamiser davantage leur coopération dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment les infrastructures, le commerce, l’énergie et les échanges institutionnels.

Congo : Sassou N’Guesso échange avec le ministre mauritanien des Affaires économiques

Le Président de la République du Congo a accordé une audience, ce jeudi 7 mai 2026, à sa résidence du Plateau, à Abdallahi Soulemane Cheikh Sidya, ministre des Affaires économiques et du Développement de la République islamique de Mauritanie.

 

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations de coopération et d’amitié entre le Congo et la Mauritanie. Les échanges entre les deux personnalités ont porté sur plusieurs sujets d’intérêt commun, notamment les perspectives de coopération économique, le développement des investissements ainsi que les enjeux liés à l’intégration africaine.

À l’issue de l’audience, le ministre mauritanien a salué la qualité des relations entre les deux États et transmis au chef de l’État congolais un message de fraternité et d’amitié des autorités mauritaniennes. Il a également souligné la volonté de son pays de consolider davantage les partenariats avec le Congo dans plusieurs secteurs stratégiques.

De son côté, le Président Denis Sassou-N’Guesso a réaffirmé l’attachement du Congo au renforcement de la coopération sud-sud et à la promotion des échanges entre les pays africains, dans un contexte marqué par les défis du développement et de la transformation économique du continent.

Congo : premier conseil des ministres du nouveau gouvernement

Le Conseil des ministres s’est réuni mercredi, 6 mai 2026 au Palais du peuple, sous l’autorité de Denis Sassou N’Guesso, président de la République, chef de l’Etat.

 

Les affaires suivantes étaient inscrites à son ordre du jour, soit :

– Un projet de loi et un projet de décret au titre du ministère des Finances, du Budget et du Portefeuille public ;

– Une communication au titre du ministère du Plan, de la Statistique et de la Prospective, relative à l’organisation des assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD) à Brazzaville, du 25 au 29 mai 2026.

Avant que l’ordre du jour ainsi indiqué ne soit décliné, les membres du Conseil des ministres ont suivi une importante communication du président de la République à leur endroit.

D’emblée, son excellence M. Denis Sassou N’Guesso, président de la République, chef de l’Etat, a rappelé à tous et à chacun la portée et la signification du premier Conseil des ministres de ce jour, consécutif à l’élection à caractère de plébiscite qui lui a permis de nouer un nouveau pacte de confiance avec les Congolaises et les Congolais.

A cet égard, le chef de l’Etat a tenu à rendre un hommage vibrant au peuple congolais pour sa mobilisation exceptionnelle, tant durant la campagne de l’élection présidentielle qu’à l’occasion des opérations de vote qui se sont déroulées les 12 et 15 mars 2026. Ainsi, son projet de société « L’accélération de la marche vers le développement » a été massivement approuvé par la population ; le président Denis Sassou N’Guesso a souligné que cette confiance massive l’obligeait.

Le chef de l’Etat a indiqué, je le cite, « que le peuple ayant fait sa part » (fin de citation) en lui accordant sa confiance, il convenait à présent que le président de la République et son gouvernement fassent également leur part, c’est-à-dire rendent effective la mise en œuvre du projet de société ainsi sanctifié.

Cette mise en œuvre doit se faire dès maintenant et sans délai. La signification de l’accélération n’est pas seulement une question de rythme ou de cadence, mais également et surtout, l’exécution effective, par le gouvernement, des projets concrets que le chef de l’Etat s’est engagé, devant le peuple congolais, à réaliser. Le président de la République a, pour cela, exhorté les membres du gouvernement de l’accélération à se comporter comme une équipe dont la motivation, l’allant, la détermination et l’énergie doivent tout entiers être orientés vers la satisfaction des attentes de la population congolaise. C’est à ce prix, et seulement à celui-ci, que les projets approuvés par les Congolaises et Congolais pourront être réalisés et aboutir, et le chef de l’Etat y veillera, à des résultats concrets et salvateurs. Le président a insisté sur l’importance de ces principes, qui doivent désormais marquer l’action quotidienne des pouvoirs publics à l’aube du quinquennat qui démarre.

Pour ce faire, le président de la République a décliné quelques axes urgents et prioritaires qui sont au cœur du contrat conclu avec nos compatriotes. En matière d’urgence, il a instruit le Premier ministre, chef du gouvernement, à mettre en place une « task force » composée des départements ministériels compétents, afin de réaliser sans délai la digitalisation des administrations, avec une priorité donnée à celle des régies financières, afin d’optimiser les ressources de l’Etat.

Autres urgences signalées par le chef de l’Etat : la mise en œuvre rapide du projet de réhabilitation du Chemin de fer Congo Océan récemment lancé ; la réalisation du corridor 13 et des voies de communication routières afférentes, afin de désenclaver l’arrière-pays et de connecter notre pays aux Etats voisins, avec une priorité donnée aux axes Ouesso-Pokola et pont sur la Sangha, ainsi que les tronçons Epéna-Impfondo jusqu’à la frontière avec la Centrafrique et Dolisie Ndendé vers la frontière du Gabon.

Le peuple attend également une meilleure desserte en électricité, grâce notamment à la réhabilitation en cours de la ligne très haute tension Pointe-Noire-Brazzaville ; le président de la République a également évoqué la remise effective des installations électriques prêtes dans la ville de Mossaka et la réalisation rapide de la desserte en électricité de localités telles que Louingui, Boko et Loumo ; les objectifs de production d’eau potable sont également une urgence pour laquelle le gouvernement a été instruit ce jour. Ces objectifs sont notamment liés à l’exécution du plan Mattei pour l’Afrique et à la réflexion à mener sur la réhabilitation de l’hydraulique rurale, qui avait permis en son temps de réaliser 2500 forages dans des localités et villages à travers notre pays.

Répondant à ces orientations précises de son excellence M. Denis Sassou N’Guesso à l’endroit du gouvernement, M. Anatole Collinet Makosso, Premier ministre, chef du gouvernement a, au nom des ministres et en son nom propre, remercié le président de la République pour la confiance prêtée ou renouvelée aux uns et aux autres et pris l’engagement, au nom de tous et de chacun, à mettre en œuvre avec énergie et détermination le carnet de route ainsi décliné à l’entame du quinquennat nouveau.

Les membres du Conseil des ministres ont ensuite abordé les points inscrits à l’ordre du jour de la réunion de ce jour, mercredi 6 mai 2026.

I/- Ministère des Finances, du Budget et du Portefeuille public

Invité par le président de la République à prendre la parole, M. Christian Yoka, ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, a soumis deux textes à l’examen des membres du Conseil des ministres. Le premier est un projet de loi portant création de la Caisse des dépôts et consignations.

Le 12 juillet 2025, le Comité ministériel de l’Union monétaire d’Afrique centrale a adopté un Règlement relatif au traitement des comptes inactifs et des avoirs en déshérence dans les livres des établissements de crédit. C’est dans ce cadre que la Commission bancaire d’Afrique centrale confère aux Caisses des dépôts et consignations la mission de sécuriser et placer les avoirs en déshérence, en vue de financer le développement économique et social.

Tandis que la loi de 2014 créant la Caisse des dépôts et consignations assignait à celle-ci le rôle de fonds chargé de gérer les ressources excédentaires de notre pays, le texte soumis ce jour au Conseil répond à la nécessité de mobiliser des ressources tant privées que publiques permettant de financer les projets structurants à même de relever les défis, notamment démographiques et énergétiques des prochaines décennies.

D’autre part, la future Caisse des dépôts doit endosser le rôle de tiers de confiance qui permettra la sécurisation des avoirs en déshérence de toute nature. Les ressources ainsi identifiées seront transformées par la Caisse des dépôts en investissements à même de réduire la fracture territoriale.

Sur le plan pratique et en tenant compte des règles internationales applicables ainsi que de l’émergence d’un marché de capitaux au sein de la Cémac, il s’agira également de créer de nouveaux véhicules de mobilisation des ressources internes et externes en faveur de notre pays, faisant de la Caisse des dépôts et consignations un véritable outil d’ingénierie financière permettant de mobiliser des ressources en faveur de projets structurants au Congo.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi portant création de la Caisse des dépôts et consignations. Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption.

Poursuivant son propos, le ministre Yoka a soumis aux membres du Conseil un projet de décret portant apport en nature d’actifs acquis par l’Etat au profit de Congo Telecom et augmentation de capital. L’Etat autorise et organise ici l’apport en nature de certains investissements réalisés dans le cadre du Projet de couverture nationale en infrastructures de télécommunications au profit de Congo Telecom, notre entreprise publique de télécommunications détenue à 100% par l’Etat. Cette opération se fera en contrepartie d’une augmentation du capital social de la société.

Exécuté en modules distincts, le projet de couverture nationale en est actuellement à sa troisième phase ; les infrastructures réalisées au cours des phases précédentes ont été progressivement mises à la disposition de Congo Telecom sous forme d’un usufruit sans apport formel ou intégration dans son capital social.

L’opération matérialisée par le projet de décret soumis à l’examen du Conseil des ministres a pour objet, dans un secteur stratégique pour notre pays, de permettre à Congo Telecom d’être un des principaux piliers de notre souveraineté numérique. C’est ainsi que l’Etat, par l’entremise du ministère en charge du Portefeuille public, organise par le texte en objet le transfert formel de la propriété de ces actifs à Congo Telecom. Ces actifs sont valorisés à 143 milliards 878 millions 429 mille 945 frs CFA, valeurs à dire d’expert pour les phases 1 et 2 du projet de couverture nationale et au prix du marché passé entre l’Etat et l’opérateur pour la phase 3 actuellement en cours.

Cette opération permettra, entre autres, d’absorber les pertes cumulées évaluées à un peu plus de 20 milliards de frs CFA au 31 décembre 2024 ; de renforcer la gouvernance de l’entreprise ; de renforcer les fonds propres de l’entreprise ; de valoriser le patrimoine de l’Etat dans le secteur des télécommunications ; de préparer l’introduction en bourse et susciter des appels publics à l’épargne pour mobiliser des financements, etc.

Ainsi, au terme de cette opération d’augmentation de capital et de régularisation de la situation financière, le capital social de Congo Telecom s’élèvera à 157 milliards 297 millions 453 mille 418 frs CFA. Le Conseil des ministres a pris acte de cette première étape, qui s’inscrit dans un plan plus large de restructuration de Congo Telecom mené par les instances dirigeantes de l’opérateur. Il s’agira de constituer une société de patrimoine rentable appartenant à 100% à l’Etat et de favoriser la filialisation des activités commerciales ouvertes à des partenariats financiers et techniques. Le Conseil des ministres a donc validé l’opération portant apport en nature d’actifs acquis par l’Etat au profit de Congo Telecom et augmentation de capital en adoptant le projet de décret soumis à son examen.

II/- Communication

Le Conseil des ministres a ensuite entendu une communication relative à l’organisation des assemblées annuelles de la Banque africaine de développement à Brazzaville du 25 au 29 mai 2026 présentée par M. Ludovic Ngatsé, ministre de l’Economie, du Plan, de la Statistique et de la Prospective.

Notre pays s’apprête à accueillir, du 25 au 29 mai 2026 à Brazzaville, les assemblées annuelles du groupe de la Banque africaine de développement qui comprennent la 61e assemblée annuelle de la Banque africaine de développement et la 52e assemblée annuelle du Fonds africain de développement, avec comme thème principal « Modifier le financement du développement de l’Afrique à grande échelle dans un monde fragmenté ».

Cet événement est le rendez-vous économique et financier le plus important du continent africain. 3000 participants y sont attendus, dont des chefs d’Etat, des ministres, des gouverneurs de banques centrales, des investisseurs internationaux et des représentants d’institutions financières et d’organisations internationales.

A travers cet événement majeur dont l’organisation a été confiée à notre pays, le Congo va réaffirmer, sous l’autorité de son excellence M. Denis Sassou N’Guesso, président de la République, chef de l’Etat, son engagement en faveur de l’intégration africaine, du financement du développement et du renforcement des partenariats économiques.

La communication du ministre Ngatsé a donc eu pour objet : de souligner l’intérêt stratégique de l’événement pour le Congo ; d’informer le Conseil sur l’état d’avancement des préparatifs, sur le programme et le déroulement complet des assemblées annuelles, ainsi que sur les thématiques qui y seront abordées. Le ministre Ngatsé a souligné les points critiques qui justifient et nécessitent une mobilisation du gouvernement et des pouvoirs publics, en vue d’assurer la réussite d’un tel événement.

D’autre part, le ministre Ngatsé a rappelé, entre autres événements liés à ces assemblées annuelles, des réunions au niveau des chefs d’Etat liées à la table ronde des bailleurs de fonds du Fonds bleu du bassin du Congo et un événement particulier dénommé « Congo Investment Day », excellente opportunité de présenter les projets structurants de notre pays aux investisseurs présents.

Les membres du Conseil ont pris bonne note des informations ainsi partagées. Ils se sont félicités de la mobilisation des services compétents ; le Conseil a également souligné l’importance pour les pouvoirs publics de s’assurer de la rigueur des préparatifs ainsi que de la pertinence des moyens mis en œuvre pour la réussite de l’événement exceptionnel attendu.

Plus rien n’étant inscrit à l’ordre du jour, le président de la République a clos la réunion et levé la séance. Commencée à 10h00, la réunion du Conseil des ministres a pris fin à 12h45.

 

Fait à Brazzaville, le 6 mai 2026

Pour le Conseil des ministres,

Le ministre de la Communication et des Médias, Porte-parole du gouvernement

Thierry Lézin Moungalla     

 

Conseil des ministres : cap sur les priorités nationales

Le Conseil des ministres s’est tenu ce mercredi 6 mai 2026 au Palais du Peuple, sous l’autorité du président de la République Denis Sassou-N’Guesso.

 

Réuni ce mercredi 6 mai, au Palais du Peuple, le Conseil des ministres a été l’occasion pour l’exécutif de faire le point sur les dossiers majeurs de l’heure et de réaffirmer les grandes orientations de l’action gouvernementale.

Au cœur des échanges, plusieurs secteurs prioritaires ont retenu l’attention des membres du gouvernement, notamment l’économie, les infrastructures, la gouvernance publique et les questions sociales. Dans un contexte marqué par des défis économiques persistants, le Chef de l’État a insisté sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre des réformes engagées, tout en veillant à une gestion rigoureuse des finances publiques.

Le Conseil a également examiné différents projets de textes législatifs et réglementaires, traduisant la volonté des autorités de moderniser l’appareil étatique et de renforcer l’efficacité de l’action publique. Des communications ont été faites par certains ministres, portant notamment sur l’état d’avancement de projets structurants et les mesures envisagées pour améliorer les conditions de vie des populations.

Dans son adresse, le Président de la République a rappelé l’importance de la cohésion gouvernementale et de l’engagement individuel de chaque membre de l’exécutif. Il a exhorté à davantage de célérité dans l’exécution des politiques publiques, tout en mettant l’accent sur les résultats concrets attendus par les citoyens.

Cette session du Conseil des ministres intervient dans un contexte où les attentes sociales demeurent fortes.

Sassou N’Guesso en visite officielle au Gabon

Le chef de l’Etat a pris part dimanche 03 mai 2026, à la cérémonie d’inauguration du palais des congrès Omar Bongo Ondimba.

 

Le président Denis Sassou N’Guesso a été l-invité par son homologue gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema. Le chef de l’État congolais a quitté Brazzaville dimanche 03 mai, pour Libreville dans le cadre de cette visite officielle.

La cérémonie d’inauguration du palais des congrès, baptisé en hommage à l’ancien président gabonais Omar Bongo Ondimba, a rassemblé plusieurs personnalités politiques et diplomatiques de la sous-région. Cette infrastructure moderne se veut un symbole du dynamisme du Gabon et de sa volonté de renforcer son attractivité sur la scène internationale.

Par sa présence, Denis Sassou-N’Guesso réaffirme non seulement les liens historiques et fraternels entre le Congo et le Gabon, mais également son attachement à la coopération régionale et à l’intégration sous-régionale.

Cette visite officielle s’inscrit ainsi dans une dynamique de consolidation des partenariats stratégiques entre Libreville et Brazzaville.

Diplomatie : Denis Sassou-N’Guesso en visite d’État à Moscou

Le président de la République a entamé ce mercredi 29 avril 2026, une séquence symbolique à Moscou, en procédant au dépôt d’une gerbe de fleurs sur la tombe du soldat inconnu.

 

Arrivé la veille, mardi 28 avril, à l’invitation de son homologue russe Vladimir Poutine, le Chef de l’État effectue un séjour diplomatique placé sous le signe du renforcement des relations bilatérales entre Brazzaville et Moscou. Cette visite marque une nouvelle étape dans la consolidation des liens historiques et stratégiques entre les deux pays.

Le programme officiel de cette journée du 29 avril prévoit une rencontre au sommet entre les deux Chefs d’État, suivie d’une séance de travail élargie aux délégations des deux nations. Les discussions devraient porter sur plusieurs axes de coopération, notamment dans les domaines économiques, énergétique et sécuritaire.

La journée se poursuivra par un déjeuner officiel au Kremlin, symbole de l’importance accordée à cette visite par les autorités russes. Ce tête-à-tête entre Denis Sassou-N’Guesso et Vladimir Poutine pourrait ainsi déboucher sur de nouveaux accords visant à dynamiser le partenariat entre la République du Congo et la Russie, dans un contexte international en constante évolution.

Congo : Denis Sassou-N’Guesso en route pour la Russie

Le président de la République a quitté Brazzaville ce jour à destination de la Fédération de Russie, dans le cadre d’une visite officielle placée sous le signe du renforcement des relations bilatérales.

 

Le président de la République du Congo, Denis Sassou-N’Guesso, a quitté Brazzaville ce lundi 27 avril, à destination de la Fédération de Russie, dans le cadre d’une visite officielle placée sous le signe du renforcement des relations bilatérales. Il devrait permettre d’approfondir la coopération dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’énergie, la santé, l’éducation, ainsi que les questions de sécurité et de défense.

Au cours de son séjour, le chef de l’État congolais aura des entretiens de haut niveau avec son homologue russe, Vladimir Poutine, ainsi qu’avec d’autres responsables politiques et économiques. Les discussions porteront sur le développement des partenariats économiques, l’augmentation des investissements et les perspectives de collaboration dans un contexte international marqué par de profondes mutations géopolitiques.

Cette visite intervient à un moment où plusieurs pays africains diversifient leurs partenaires stratégiques afin de mieux répondre aux défis de développement. Pour Brazzaville, il s’agit de renforcer sa présence sur la scène internationale tout en explorant de nouvelles opportunités de coopération.

Congo : Sassou N’Guesso échange avec Anna Popova sur la coopération sanitaire

Le Président de la République a reçu en audience jeudi 23 avril 2026, la cheffe du Service fédéral russe de surveillance de la protection des consommateurs et du bien-être humain.

 

Cette rencontre entre Denis Sassou N’Guesso et Anna Popova s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations de coopération entre la République du Congo et la Russie, notamment dans le domaine de la santé publique. Les échanges ont porté sur les enjeux liés à la prévention des maladies, à la gestion des crises sanitaires ainsi qu’au partage d’expertise en matière de surveillance épidémiologique.

Au cœur des discussions, les deux parties ont évoqué les perspectives de collaboration technique, incluant la formation des personnels de santé, le transfert de compétences et l’appui aux structures sanitaires congolaises. L’expérience russe dans la lutte contre les pandémies et le contrôle sanitaire aux frontières a particulièrement retenu l’attention.

Cette audience témoigne de la volonté des autorités congolaises de diversifier leurs partenariats stratégiques et de consolider leur système de santé face aux défis contemporains.

Congo : Anatole Collinet Makosso reconduit à la primature

L’annonce officielle a été faite à la télévision nationale par Florent Ntsiba, directeur de cabinet du chef de l’État, confirmant ainsi la continuité à la tête du gouvernement congolais.

 

Anatole Collinet Makosso a été reconduit dans ses fonctions de Premier ministre de la République du Congo, à l’issue d’un décret présidentiel rendu public dans la nuit de jeudi à vendredi à Brazzaville.

Cette reconduction intervient dans la foulée de l’investiture du président Denis Sassou N’Guesso, qui a prêté serment le 16 avril dernier pour un nouveau mandat de cinq ans. Elle s’inscrit dans une logique de stabilité institutionnelle et de consolidation de l’action gouvernementale.

Reconduit à la primature, Anatole Collinet Makosso est désormais chargé de proposer au chef de l’État la composition de la nouvelle équipe gouvernementale. Cette étape, attendue dans les prochains jours, devrait permettre de dessiner les grandes orientations du nouveau quinquennat.

Figure centrale de l’appareil exécutif, le Premier ministre en poste depuis le 23 mai 2021, devra relever plusieurs défis, notamment en matière de gouvernance économique, de diversification des ressources et de réponse aux attentes sociales, dans un contexte marqué par des enjeux internes et régionaux importants.

Congo-Présidence : Denis Sassou N’Guesso reconduit ses proches collaborateurs clés

Par des décrets signés le 22 avril à Brazzaville, le président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso, a procédé à la reconduction de deux figures majeures de son entourage institutionnel immédiat.

 

En effet, Florent Ntsiba a été maintenu dans ses fonctions de ministre d’État, directeur de cabinet du président de la République. Occupant ce poste stratégique depuis le 22 août 2017, il demeure un pilier central de l’appareil présidentiel, chargé notamment de la coordination de l’action gouvernementale et du suivi des dossiers prioritaires de la présidence.

Dans la même dynamique, le chef de l’État a renouvelé sa confiance à Stevie Pea Ondongo, reconduit au poste de secrétaire général de la présidence de la République. Nommé pour la première fois le 27 octobre 2022, ce dernier continue d’assurer un rôle clé dans le fonctionnement administratif et institutionnel de la présidence, veillant à la mise en œuvre des orientations présidentielles.

Ces reconductions traduisent la volonté du président congolais de s’appuyer sur des collaborateurs expérimentés et fidèles, dans un contexte où la stabilité institutionnelle apparaît comme un enjeu majeur. En consolidant son équipe rapprochée, Denis Sassou N’Guesso mise sur la continuité pour poursuivre la conduite des affaires de l’État et faire face aux défis politiques, économiques et sociaux du pays.

Congo-Corée du Sud : vers un partenariat énergétique

En marge de l’investiture du président Denis Sassou N’Guesso à Brazzaville, l’envoyé spécial du ministre sud-coréen des Affaires étrangères, Hai-Ung Jung, a rencontré le ministre congolais des Hydrocarbures, Bruno Jean Richard Itoua.

 

Au cœur des échanges entre Hai-Ung Jung et Hai-Ung Jung, la perspective de partenariats énergétiques mutuellement bénéfiques entre la République du Congo et la République de Corée. Les deux parties ont exploré les opportunités de coopération dans un secteur stratégique pour leurs économies respectives.

Pays producteur de pétrole et de gaz, le Congo entend valoriser davantage ses ressources, tandis que la Corée du Sud, dépendante des importations énergétiques, mise sur son savoir-faire technologique pour sécuriser et diversifier ses approvisionnements.

À l’issue de l’entretien, Hai-Ung Jung a mis en avant la complémentarité entre les deux nations. « La Corée est un pays dépourvu de ressources naturelles comme le pétrole brut ou le gaz naturel, mais elle dispose d’une expertise avancée dans les industries pétrochimiques, ainsi que dans les technologies liées au gaz naturel liquéfié, notamment les terminaux et les navires spécialisés », a-t-il déclaré.

Selon l’émissaire sud-coréen, cette convergence d’intérêts ouvre la voie à des projets concrets de coopération. Il a salué la qualité des échanges avec les autorités congolaises et annoncé son intention de mobiliser, à son retour, les institutions gouvernementales et les entreprises de son pays afin d’explorer des pistes de collaboration structurantes.

Congo : Anatole Collinet Makosso remet la démission du gouvernement

L’annonce a été faite à travers un communiqué de presse de la Présidence de la République, rendu public à Brazzaville le 19 avril 2026.

 

Le Premier ministre congolais, Anatole Collinet Makosso, a officiellement remis sa démission ainsi que celle de l’ensemble de son gouvernement au Président de la République. Conformément à l’article 83 de la Constitution du 25 octobre 2015 et à la suite de l’élection présidentielle des 12 et 15 mars 2026, suivie de l’investiture du Chef de l’État le 16 avril 2026, le chef du gouvernement a transmis sa lettre de démission en date du 17 avril 2026.

Le Président de la République a accepté cette démission et a adressé ses remerciements à l’ensemble des membres du gouvernement pour le travail accompli durant les cinq années de collaboration, de 2021 à 2026. Cette période a notamment été marquée par la mise en œuvre du projet de société « Ensemble, poursuivons la marche ».

De son côté, Anatole Collinet Makosso a exprimé sa gratitude au Chef de l’État pour la confiance placée en lui tout au long de son mandat, indiquant qu’il demeurait à sa disposition.

En attendant la formation de la prochaine équipe gouvernementale, le Président de la République a demandé aux membres du gouvernement sortant d’expédier les affaires courantes, assurant ainsi la continuité de l’action de l’État.

Congo-Investiture : le cap du développement réaffirmé

Le président de la République du Congo, Denis Sassou-Nguesso, a prêté serment le 16 avril au stade de la Concorde de Kintélé, à Brazzaville, devant la Cour constitutionnelle et plusieurs chefs d’État africains.

 

Réélu avec 94,90 % des suffrages, le chef de l’État a profité de cette investiture pour tracer les grandes lignes de son nouveau mandat, plaçant son discours sous le signe de la responsabilité, de l’unité et du développement.

Dans cette adresse solennelle à la Nation, Denis Sassou-N’Guesso a réaffirmé son engagement à « respecter et faire respecter la Constitution », tout en insistant sur la préservation de l’unité nationale, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté du pays. Il a appelé les Congolais à la cohésion et à la mobilisation collective pour consolider la paix et la stabilité, qu’il considère comme les piliers indispensables de toute ambition de progrès.

Au cœur de son intervention, le président a mis en avant son programme « Poursuivons la marche pour le développement », articulé autour de priorités économiques et sociales clairement définies. Il a souligné la nécessité d’accélérer la diversification de l’économie afin de réduire la dépendance aux ressources pétrolières, de stimuler l’agriculture pour garantir la sécurité alimentaire et de poursuivre la modernisation des infrastructures structurantes.

Le chef de l’État a également insisté sur l’amélioration des conditions de vie des populations à travers le renforcement des systèmes éducatif et sanitaire. Il a réaffirmé sa volonté d’investir dans la formation de la jeunesse, qu’il a invitée au travail et à l’humilité, la présentant comme le moteur du développement national.

Sur le plan diplomatique, Denis Sassou-N’Guesso a plaidé pour le renforcement de l’intégration régionale et de la coopération africaine, estimant que les défis sécuritaires, économiques et climatiques appellent des réponses concertées à l’échelle du continent.

Par ce discours d’investiture, le président congolais a ainsi voulu donner le ton d’un mandat axé sur la continuité des réformes, la consolidation des acquis et l’accélération du développement au service de la Nation.

Congo-Investiture de Denis Sassou-N’Guesso : plusieurs chefs d’État déjà à Brazzaville

La capitale congolaise va vivre un moment politique majeur ce jeudi 16 avril 2026, avec la cérémonie d’investiture du président élu Denis Sassou N’Guesso.

 

Plusieurs chefs d’État africains ont foulé le sol congolais mercredi 15 avril 2026, pour prendre part à la cérémonie officielle d’investiture du Président Denis Sassou-N’Guesso, prévue ce jeudi. Parmi les personnalités déjà présentes dans la capitale congolaise figurent les présidents Paul Kagame du Rwanda, Azali Assoumani des Comores, Faustin Archange Touadéra de la centrafrique et Brice Clotaire Oligui Nguema du Gabon. Leur arrivée à Brazzaville témoigne de l’importance diplomatique accordée à cet événement et du renforcement des relations bilatérales entre le Congo et les pays frères du continent.

Outre ces présences africaines, les États-Unis d’Amérique seront également représentés. La délégation américaine sera conduite par le Sous-Secrétaire d’État adjoint chargé des réfugiés et de la migration, Erhardt Christian.

La cérémonie d’investiture, prévue ce jeudi, marquera l’ouverture d’un nouveau mandat de cinq ans pour le Président Denis Sassou-N’Guesso. Elle se déroulera en présence des corps constitués nationaux, de nombreuses délégations étrangères ainsi que des invités spéciaux.

Brazzaville, parée aux couleurs nationales, vibre déjà dans une atmosphère mêlant solennité institutionnelle et ferveur populaire.

Congo-Investiture de Denis Sassou-N’Guesso : un nouveau mandat s’ouvre

Conformément aux dispositions de la Constitution, la cérémonie d’investiture de Denis Sassou-N’Guesso, président de la République élu, se tiendra ce jeudi 16 avril 2026 au stade de Kintélé.

 

Devant la Nation et un parterre de hautes personnalités nationales et internationales, le Chef de l’État prêtera serment, marquant ainsi le début officiel d’un nouveau mandat de cinq ans à la tête du Congo. Cette étape solennelle consacre la continuité institutionnelle et ouvre une nouvelle phase de gouvernance pour le pays.

Le stade de Kintélé, cadre emblématique des grands rendez-vous nationaux, accueillera cette cérémonie qui s’annonce à la fois républicaine et symbolique. Autorités civiles et militaires, membres du corps diplomatique, représentants des institutions ainsi que de nombreuses forces vives de la Nation sont attendus pour cet événement majeur de la vie politique congolaise.

À travers cette investiture, le Président Denis Sassou-N’Guesso réaffirmera son engagement à servir la République, à préserver la stabilité des institutions et à poursuivre les efforts de développement économique et social. Ce nouveau quinquennat s’ouvre dans un contexte marqué par des défis multiples, mais également par des attentes fortes en matière de gouvernance, de relance économique et de consolidation de la paix.

La cérémonie du 16 avril scellera ainsi l’entrée du Congo dans une nouvelle étape de son histoire politique, placée sous le signe de la continuité et des ambitions renouvelées.

Congo : Jean Jacques Mouanda inhumé à Dolisie

La cérémonie s’est déroulée au siège fédéral du parti, réunissant cadres, militants, parents et proches venus saluer la mémoire d’un homme au long parcours politique et administratif.

 

Décédé le 5 avril à Djambala à l’âge de 69 ans, le préfet des Plateaux, Jean Jacques Mouanda, a reçu le 11 avril à Brazzaville les hommages du Parti congolais du travail (PCT), en présence du président de la République, Denis Sassou N’Guesso.

Né le 4 novembre 1957 à Dolisie, Jean Jacques Mouanda a consacré plus de quatre décennies à la vie publique. Ancien président du Conseil départemental du Niari (2008-2017), député de Kimongo (2017-2022), préfet de la Likouala (2022-2025), puis des Plateaux depuis 2025, il était également membre du Comité central du PCT. Militant de la première heure, il s’est illustré par son engagement constant au sein du parti, notamment comme directeur de campagne dans le Niari lors de plusieurs scrutins présidentiels.

Dans son oraison funèbre, Michel Mahinga, membre du bureau politique du PCT, a salué un « homme de terrain », artisan du rapprochement entre l’administration et les populations, et acteur de la cohésion sociale. Jean Jacques Mouanda était aussi engagé dans la vie associative, fondateur de l’Association Bana Dol et ancien président du Rotary club de Dolisie.

Décoré à plusieurs reprises, notamment chevalier dans l’Ordre du mérite congolais et dans l’Ordre de la paix, il laisse le souvenir d’un serviteur fidèle de l’État. Il sera inhumé ce 13 avril à Dolisie, sa ville natale.

Congo : la société civile exige des actes sur la forêt

Le président Denis Sassou Nguesso prêtera serment le 16 avril à Brazzaville pour inaugurer son cinquième mandat consécutif. Alors qu’un nouveau gouvernement est attendu, plusieurs organisations de la société civile appellent à placer la gouvernance forestière au cœur des priorités.

 

Le Congo est engagé dans plusieurs processus internationaux de gestion durable des forêts, notamment les Contributions déterminées au niveau national (CDN), le mécanisme REDD+, l’Initiative pour la forêt d’Afrique centrale (CAFI) et l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE). Des engagements salués par Nina Cynthia Kiyindou Yombo, directrice exécutive de l’Observatoire congolais des droits humains (OCDH), qui insiste toutefois sur leur application effective au niveau national.

Selon elle, il est urgent d’harmoniser le cadre juridique et de mettre en œuvre des actions concrètes pour lutter contre la déforestation et l’exploitation illégale des forêts.

De son côté, Christian Mounzeo, de la Rencontre pour la paix et les droits humains (RPDH), reconnaît les avancées du précédent quinquennat, notamment la révision du code forestier, l’adoption d’un code de transparence dans la gestion des finances publiques et la loi sur le registre des bénéficiaires effectifs. Mais il estime que ces réformes doivent désormais être complétées par des textes d’application.

Les organisations plaident également pour l’adoption d’une loi sur l’accès à l’information et d’un cadre de protection des défenseurs des droits humains et des lanceurs d’alerte. Objectif, garantir plus de transparence, de traçabilité et de redevabilité dans l’exploitation forestière, afin que la gestion des ressources naturelles bénéficie réellement aux populations.

Congo : Pékin renouvelle son engagement aux côtés de Brazzaville

Le Président de la République populaire de Chine, Xi Jinping, a adressé, lundi 29 mars 2026, un message officiel de félicitations à son homologue congolais, Denis Sassou-Nguesso, à la suite de sa réélection à la magistrature suprême de la République du Congo.

 

Dans cette correspondance, le dirigeant chinois a salué la confiance renouvelée du peuple congolais envers son Président. Il a souligné que cette victoire traduit la reconnaissance des efforts consentis en faveur de la stabilité, du développement et du rayonnement du Congo sur la scène internationale.

Au-delà des félicitations d’usage, le message de Xi Jinping met en lumière la solidité des relations bilatérales entre Pékin et Brazzaville. Le Président chinois a rappelé les liens anciens et constants qui unissent les deux pays, fondés sur la confiance politique, la coopération économique et les échanges socio-culturels.

Selon lui, le partenariat sino-congolais s’est considérablement renforcé au fil des années, grâce à un soutien réciproque sur les questions d’intérêt commun et les enjeux stratégiques majeurs. Cette coopération, a-t-il relevé, se distingue par des résultats concrets dans plusieurs secteurs clés, notamment les infrastructures, l’énergie, la santé et la formation.

Xi Jinping a également réaffirmé sa volonté de poursuivre, aux côtés du Président Denis Sassou-N’Guesso, le développement d’un partenariat stratégique global, au bénéfice des deux peuples. Il a insisté sur l’importance d’approfondir la solidarité politique et de consolider les acquis d’une collaboration qualifiée d’exemplaire sur le continent africain.

Ce message intervient dans un contexte marqué par le dynamisme des relations sino-africaines, où la Chine demeure un partenaire économique majeur pour de nombreux États du continent, dont le Congo.

Congo : la Cour constitutionnelle confirme la réélection de Denis Sassou Nguesso

La Cour constitutionnelle a validé, samedi 28 mars, les résultats de l’élection présidentielle organisée les 12 et 15 mars derniers, confirmant ainsi la réélection du président sortant, Denis Sassou Nguesso.

 

Dans un communiqué officiel rendu public à Brazzaville, la haute juridiction a déclaré conformes les résultats provisoires proclamés le 17 mars par le ministre de l’Intérieur, Raymond Zéphirin Mboulou. Cette décision met un terme au processus électoral et ouvre la voie à un nouveau mandat pour le chef de l’État.

Selon les chiffres publiés par les autorités, Denis Sassou Nguesso, candidat de la Majorité présidentielle (une coalition regroupant une vingtaine de partis politiques) a obtenu 94,82 % des suffrages exprimés. Le scrutin a enregistré un taux de participation de 84,65 %, sur un corps électoral de 3 167 099 inscrits.

Sept candidats étaient en lice pour cette élection présidentielle, dont le président sortant, confronté à six challengers issus de divers courants politiques. La validation des résultats par la Cour constitutionnelle marque l’aboutissement du processus électoral entamé avec la convocation du corps électoral.

Réélu pour un nouveau mandat, Denis Sassou Nguesso devrait prochainement prêter serment conformément aux dispositions constitutionnelles en vigueur. Les prochaines étapes porteront notamment sur la formation ou le réaménagement de l’équipe gouvernementale, ainsi que sur la mise en œuvre des priorités annoncées durant la campagne électorale.

Congo : la mission de la CEEAC valide le processus électoral

Reçue en audience par le Président Denis Sassou N’Guesso, la mission d’observation électorale de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) a présenté les conclusions préliminaires de son rapport sur l’élection présidentielle des 12 et 15 mars 2026.

 

La mission d’observation électorale déployée par la CEEAC à l’occasion de l’élection présidentielle en République du Congo a fait le point, au terme du processus, avec le chef de l’État réélu. Conduite par son chef de mission, la délégation a été reçue au palais présidentiel pour un échange portant sur le déroulement du scrutin et les principales conclusions issues de ses observations sur le terrain.

Au cours de cette audience, les observateurs ont indiqué que le vote s’est globalement déroulé dans le calme et la sérénité sur l’ensemble du territoire national. Ils ont relevé l’engagement des institutions nationales impliquées dans l’organisation du scrutin, ainsi que la mobilisation des électeurs dans les différents bureaux de vote visités.

La mission a également souligné l’esprit de responsabilité manifesté par les parties prenantes, notamment les candidats et leurs représentants, appelant à préserver cet élan démocratique pour les échéances futures. Dans cette dynamique, elle a formulé quelques recommandations visant à renforcer davantage la transparence et l’inclusivité du processus électoral.

S’adressant au Président de la République, les membres de la délégation ont salué ce qu’ils ont qualifié de « victoire nette », tout en félicitant Denis Sassou N’Guesso pour la confiance renouvelée du peuple congolais à son endroit.

En retour, le chef de l’État a exprimé sa gratitude à la CEEAC pour son accompagnement constant des processus démocratiques dans la sous-région. Il a réaffirmé son engagement à poursuivre les réformes institutionnelles et à œuvrer pour la paix, la stabilité et le développement du pays, dans un esprit d’unité nationale.

La visite de la mission d’observation de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale s’inscrit dans le cadre du soutien des organisations régionales aux processus électoraux en Afrique centrale, avec pour objectif de consolider la démocratie et de promouvoir la gouvernance apaisée au sein des États membres.

Présidentielle : Denis Sassou N’Guesso salue « la maturité du peuple congolais »

Réélu avec 94,82 % des suffrages à l’issue du scrutin présidentiel des 12 et 15 mars, le président sortant, Denis Sassou N’Guesso, a exprimé sa gratitude envers les électeurs congolais.

 

Au terme de la proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle des 12 et 15 mars, Denis Sassou N’Guesso a suivi, entouré de son équipe de campagne, l’annonce officielle confirmant sa large victoire avec 94,82 % des voix.

Depuis son quartier général de Mpila, dans l’arrondissement d’Ouenzé à Brazzaville, le président réélu a tenu à remercier les électeurs pour leur mobilisation. « À travers les résultats que nous venons de suivre, on peut dire que le peuple a massivement participé à l’élection, ce qui montre son niveau élevé de civisme, le sens patriotique aussi », a-t-il déclaré.

Le chef de l’État a également insisté sur le climat dans lequel s’est déroulé le scrutin, évoquant une élection marquée par « la paix, la sécurité et la sérénité », conformément aux attentes exprimées au cours de la campagne. Pour lui, cette atmosphère témoigne de la stabilité institutionnelle du pays et de l’engagement des citoyens en faveur du processus démocratique.

Tout en se félicitant de cette victoire, Denis Sassou N’Guesso s’est engagé à honorer les promesses formulées durant la campagne électorale. Il a réaffirmé sa volonté de poursuivre les actions engagées en matière de développement économique, de consolidation de la paix et d’amélioration des conditions de vie des Congolais.

Congo-Présidentielle 2026 : 94,82 % des voix pour Denis Sassou N’Guesso

C’est ce qui ressort des résultats provisoires proclamés mardi 17 mars 2026 par le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou.

 

Le président sortant, Denis Sassou-Nguesso, a été réélu à la tête de la République du Congo avec 94,82 % des suffrages exprimés, selon les résultats provisoires proclamés mardi 17 mars 2026. Candidat à sa propre succession lors du scrutin organisé les 12 et 15 mars, le chef de l’État, soutenu par la Majorité présidentielle, une coalition regroupant près d’une vingtaine de partis politiques, devance largement les six autres candidats en lice.

Une participation de plus de 84 %

Sur un corps électoral de 3 167 909 inscrits, 2 681 587 électeurs se sont rendus aux urnes, soit un taux de participation de 84,65 %. Les abstentions s’élèvent à 486 322. Le nombre de suffrages exprimés est de 2 644 013.

Selon les chiffres officiels, les résultats provisoires se présentent comme suit :

Denis Sassou-N’Guesso : 2 507 038 voix (94,82 %)

Mavoungou-Zinga Mabio : 39 186 voix (1,48 %)

Dave Uphrem Mafoula : 1,03 %

Destin Gavet : 0,87 %

Joseph Kignoumbi Kia Mboungou : 0,86 %

Romain Vivien Manangou : 0,61 %

Anguios Nganguia Engambé : 0,33 %

Possibilités de recours

Conformément à la loi électorale, les candidats disposent de la possibilité d’introduire un recours devant la Cour constitutionnelle en cas de contestation des résultats.

Denis Sassou-N’Guesso, 82 ans, s’apprête ainsi à entamer un nouveau mandat à la tête du pays.Les résultats définitifs seront proclamés après l’examen éventuel des contentieux par la juridiction compétente.

Congo-Présidentielle : scrutin sous silence après une coupure des communications

La journée de vote pour l’élection présidentielle s’est déroulée dans un climat particulier dimanche 15 mars 2026, marqué par une coupure générale du réseau téléphonique et d’internet sur l’ensemble du territoire.

 

Les bureaux de vote ont fermé leurs portes à 18 heures, au terme d’un scrutin dont il est, pour l’heure, difficile d’évaluer le déroulement à l’intérieur du pays. L’absence d’accès à internet et aux réseaux téléphoniques a empêché toute remontée d’informations en temps réel, aussi bien pour les médias que pour les organisations de la société civile.

Tout au long de la journée, ni les candidats ni les observateurs électoraux n’ont pu s’exprimer publiquement sur la coupure des communications. Les organisations indépendantes de la société civile, qui avaient annoncé une communication à l’issue du scrutin, sont restées injoignables. Durant la campagne, certaines d’entre elles avaient dénoncé un processus jugé déséquilibré.

Dans ce contexte, il demeure impossible de vérifier de manière indépendante les conditions dans lesquelles le vote s’est déroulé à l’intérieur du pays. L’absence de circulation de l’information renforce les incertitudes autour de la participation et du déroulement des opérations électorales.

Aucune date n’a, pour l’instant, été communiquée concernant la proclamation des résultats officiels. Le pays reste donc suspendu à l’annonce des chiffres définitifs, dans une atmosphère marquée par l’attente et les interrogations.

Pour rappel, le président sortant, Denis Sassou-Nguesso, 82 ans, est candidat à sa propre succession pour un cinquième mandat consécutif. Face à lui, six autres candidats étaient officiellement en lice. Toutefois, aucun poids lourd de l’opposition ne figurait sur la liste, les deux principaux partis ayant choisi de ne pas présenter de candidat.

Congo-Présidentielle : près de 2,6 millions d’inscrits attendus dans les urnes ce 15 mars

Ce dimanche 15 mars 2026, les électeurs congolais se rendent aux urnes pour élire leur président de la République dans un scrutin marqué par le face-à-face entre le président sortant Denis Sassou N’Guesso, 82 ans, et six autres candidats.

 

Selon les données officielles, près de 2 600 000 Congolais sont inscrits sur les listes électorales pour participer au scrutin présidentiel du 15 mars, prévu pour désigner le chef de l’État pour les cinq années à venir. Ce chiffre reste proche du registre de l’élection de 2021, où environ 2 645 283 électeurs étaient inscrits, avec une participation de près de 67 % du corps électoral.

Répartition des bureaux de vote

Quelques 6 620 bureaux de vote ont été implantés à travers tout le pays pour accueillir les électeurs civils ce 15 mars. Le 12 mars, le personnel des forces armées et de sécurité a voté par anticipation dans leurs bureaux spéciaux, une pratique courante pour concilier service actif et participation électorale.

Des équipes électorales ont été déployées dans chaque circonscription pour assurer l’ouverture, le déroulement et la clôture des opérations de vote tout au long de la journée.

Le président Denis Sassou N’Guesso est en lice pour un cinquième mandat, après avoir été au pouvoir durant près de quatre décennies, avec une interruption dans les années 1990. Son retour au pouvoir et sa longévité suscitent à la fois soutien dans certaines franges de la société et critiques concernant le dynamisme du processus démocratique.

Six autres candidats sont inscrits au tableau de la Cour constitutionnelle, mais plusieurs partis d’opposition ont choisi de boycotter le scrutin ou demeurent très peu visibles en campagne, ce qui alimente les préoccupations sur la crédibilité et la transparence du processus électoral.

Congo Brazzaville : les femmes adressent un mémorandum au chef de l’État

A l’occasion de la 116è édition de la journée internationale des droits de la femme, les femmes congolaises ont consigné leurs aspirations dans un document commun et s’engagent pour une participation active au cours du prochain quinquennat.

Les activités marquant la célébration de la journée internationale de la femme le 08 mars dernier au Boulevard Alfred-Raoul de Brazzaville ont donné l’occasion de comprendre les aspirations des femmes congolaises pour les prochaines années. Au cours de la cérémonie présidée par la ministre de la Promotion de la femme, de l’Intégration de la femme au développement et de l’Économie informelle, Inès Nefer Bertille Ingani Voumbo Yalo, les femmes ont dévoilé un aperçu de ce qu’elles veulent et qu’elles ont consigné dans un mémorandum commun intitulé ‘’Ensemble pour un pacte social entre les femmes du Congo et leur futur président’’.

Pour les cinq prochaines années, les femmes congolaises sollicitent auprès du prochain président de la République, plus de justice sociale, d’égalité de chance. Dans le mémorandum présente par Yennie Clara Mathurine Ossete Mberi Moukietou, secrétaire permanente du Conseil consultatif de la femme, la responsabilité partagée, l’action concrète et mesurable, la redevabilité mutuelle sont entre autres demandes que les femmes font à la plus haute autorité de l’État.

D’après la ministre de la Promotion de la femme, ces points ont été arrêtés et mis en commun à la suite du recensement des doléances des femmes au niveau des départements. Les propositions recueillies lors des descentes sur le terrain ont permis aux femmes de concevoir un pacte qu’elles proposent au chef de l’État. Dans un contexte politique marquée par la campagne électorale en vue de la présidentielle du 15 mars, la ministre a opté pour la continuité à la tête de l’État.

Pour elle, il n’est pas question de changer le président sortant Denis Sassou N’Guesso en raison des progrès observés en faveur de la condition féminine. Grâce au chef de l’État, ‘’nous voyons comment la femme est maintenant respectée, comment est-ce qu’il y a maintenant des femmes dans les postes de prise de responsabilité et c’est ce qui fait que nous lui proposons ce pacte’’, a soutenu le membre du gouvernement.

Élection au Congo : Denis Sassou N’Guesso rend hommage à son ancien directeur de campagne décédé

Le candidat à la présidentielle du 15 mars 2026 a au cours d’un meeting à Owando dans le département de la Cuvette, demandé d’observer une minute de silence en la mémoire du ministre d’État Firmin Ayessa.

Le 08 mars 2026, le président sortant Denis Sassou N’Guesso a marqué une autre étape importante dans sa campagne électorale en rencontrant les populations du département de la Cuvette. Fait marquant, avant les échanges relatifs au prochain scrutin, le candidat sortant s’est souvenu des bons et loyaux services d’un ancien proche collaborateur. Au cours du meeting fort couru, ses pensées sont allées vers les bons et loyaux services rendus le ministre d’État Firmin Ayessa décédé le 17 février 2026 à Istanbul.

D’après le président sortant, Firmin Ayessa était un combattant de première ligne. Membre du bureau politique du Parti congolais du travail (Pct), il a été commissaire dudit parti pour la fédération de Pointe, il s’est affirmé sur le terrain comme un acteur de premier plan lors des combats politiques internes que le chef de l’État a menés ces dernières décennies, des combats qui ont conduit à la réélection à plusieurs reprises du candidat du camp présidentiel.

Dans les combats publics, ‘’il avait été directeur de campagne’’ de Sassou N’Guesso pour qui le ministre d’État ‘’était un idèle, un homme qui marchait droit. Il nous a quittés, il y a une vingtaine de ours, alors qu’en temps normal, il serait ici en première ligne comme toujours’’, a mentionné le candidat. Pour cette présidentielle en effet, Firmin Ayessa devait jouer le rôle de conseiller spécial du candidat Denis Sassou N’Guesso et celui de son directeur de campagne à Makoua dans le département de la Cuvette.

Mais, malgré son départ, et son absence remarquée à dans la Cuvette lors du meeting de campagne, le président continue sa marche politique pour un prochain mandat à la tête de l’État. ‘’Nous poursuivons le combat’’, a lancé le candidat à la foule avant de demander à l’assistance d’observer une minute de silence en l’honneur du regrette combattant.

Présidentielle 2026 : le MCDDI bat campagne pour Sassou N’Guesso à Makélékélé

Le Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (MCDDI) a entretenu les sages et notables des quartiers du premier arrondissement de Brazzaville sous l’impulsion d’Euloge Landry Kolélas.

Le camp de la majorité présidentielle ne laisse aucune opportunité de convaincre les populations congolaises d’adhérer au président sortant durant ce processus électoral. Le 05 mars 2026, environ 300 sages et notables des comités des quartiers Mayoula, Niania, Centre sportif ou encore Ngassa du premier arrondissement de la ville de Brazzaville se sont rassemblés pour suivre le message de campagne d’Euloge Landry Kolélas, responsable de l’équipe de campagne de la majorité présidentielle dans ledit arrondissement.

Au cours du meeting, il leur a présenté le bien-fondé de manifester leur adhésion au candidat de la majorité présidentielle, le président Denis Sassou N’Guesso. Pour lui, il est question de donner à leur « champion » toutes les chances dans le but de poursuivre toutes les réalisations amorcées dans le cadre des précédents mandats, en particulier au cours du mandat qui se termine. A cet effet, il a appelé les sages et notables à porter ce message à leurs populations et à amener ces dernières à aller voter en masse et à voter pour le président sortant.

D’après Euloge Landry Kolélas, la campagne en faveur du candidat de la majorité présidentielle dont le MCDDI fait partie ne s’arrête pas à la rencontre avec les sages et les notables. Pour faciliter la diffusion du message et susciter le plus d’adhésion, il annonce l’emploi d’autres techniques dont le porte-à-porte ainsi que la tenue d’autres rencontres élargies à l’ensemble de la population.

Congo Brazza : Denis Sassou N’Guesso reçoit des attributs du pouvoir dans les Plateaux

Les notables et sages Tekes assurent la victoire à l’élection présidentielle dans les Plateaux au candidat sortant.

 

C’est un acte symbolique de grande portée que les sages et notables Tekes du département des Plateaux ont posé le 04 mars 2026 à l’occasion de la descente du président Denis Sassou N’Guesso sur le terrain pour la campagne électorale. Suite au meeting présidé par l’homme politique à Djambala, ces dignitaires l’ont reçu pour un rituel, question de l’accompagner physiquement et spirituellement dans la marche vers un nouveau mandat à la tête de l’État.

Après l’avoir reçu en soirée, les détenteurs du pouvoir ancestral ont remis des objets sacrés au président de la République non sans en expliquer la signification : « Nous vous remettons les attributs de la chefferie et du pouvoir légués par nos ancêtres afin que vous ayez la force de combattre vos adversaires pour le salut et le bien-être des Congolais », ont déclaré les sages cités par l’Agence d’information d’Afrique centrale.

La même source rapporte que les notables Tekes ont remis à l’homme d’État des objets dont un balai symbolisant la sagesse lors des palabres, une queue d’éléphant, un couvre-chef symbolisant la paix et la tranquillité. Ils ont par la suite fait une libation pour implorer les esprits dans le but de faire asseoir l’action de Denis Sassou N’Guesso dans la paix, la tranquillité et l’unité.

Le candidat leur a demandé de transformer leurs paroles en acte le jour du vote afin que celles-ci lui assurent la victoire au soir du 15 mars 2026.

 

Congo : le président Sassou N’Guesso à la conquête de son dernier mandat à la tête de l’État

En lice pour la présidentielle des 12 et 15 mars 2026, le président sortant livre bataille sur le terrain pour gagner un dernier séjour de cinq ans au Palais du peuple.

A la tête de la République du Congo depuis près de 30 ans successifs (1997-2026) après avoir dirigé le même pays pendant 13 ans (1979-1992), le président Denis Sasssou N’Guesso met les bouchées doubles pour gagner un dernier mandat à la tête de l’Etat. Dans cette perspective, le locataire du Palais du peuple bat campagne sur le terrain.

Depuis le 28 février dernier, il va à la rencontre des populations pour convaincre les électeurs d’accomplir leur devoir de vote en sa faveur, tout en présentant les axes majeurs de ses prochaines réalisations s’il est réélu. Mais au-delà des certitudes des uns et du scepticisme des autres quant à la suite du processus électoral, il est à noter que le président sortant, même réélu, est presqu’à la porte de sortie du palais présidentiel. Son départ n’est qu’une question de temps si la Constitution est respectée.

En effet, selon l’article 65 de la Constitution de 2015 modifiée par la loi de 2022, « le président de la République est élu pour un mandat de cinq ans renouvelable deux fois ». Sa victoire à l’élection présidentielle de 2016 marque le début du décompte. Le mandat entamé à l’issue de sa réélection en 2021 est le premier renouvellement. En cas de victoire en 2026, les cinq prochaines années constituant le 2è renouvellement seront les dernières pour cet ancien militaire. Conscient de cette échéance, lui-même, dans un entretien récent accordé à l’AFP, déclarait qu’il « ne resterait pas au pouvoir éternellement » et prévenait les jeunes que leur temps viendra.

Président de la République pendant plus de 40 ans et âgé de 82 ans, Denis Sassou N’Guesso a gouverné l’un des Etats de la sous-région riches en pétrole. Mais près de la moitié de la population est constituée des personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté. Et une bonne partie de cette population ne sait ni lire ni écrire. Pourtant, le pays est indépendant de la colonisation française depuis 1960 et la gouvernance n’a pas pu favoriser le développement général et le bien-être de chacun.

Par contre, le gouvernant a fait l’objet d’accusations pour « détournement de deniers publics ». L’opposition l’accuse aussi au fil des élections, d’employer la fraude pour remporter les victoires. Dans ce sillage, les opposants Jean-Marie Mokoko et André Okombi Salissa, anciens candidats à la présidentielle de 2016 sont encore détenus. Ils ont été condamnés pour atteinte à la sûreté nationale en 2018 et 2019. Cette année, les principaux partis d’opposition sont hors de la course pour le fauteuil présidentiel laissant le camp de la majorité présidentielle sans adversaire de poids.

Congo Brazzaville : Sassou N’Guesso en meetings de campagne dans les départements

Le président de la République, candidat sortant à l’élection présidentielle des 12 et 15 mars prochains se déploie sur le terrain depuis le lancement officiel de la campagne le 28 février dernier.

Candidat favori lors du prochain scrutin présidentiel au Congo, Denis Sassou N’Guesso bat campane dans les villes et localités du pays. Ces dernières 48 heures, le président sortant, en compagnie de son équipe de campagne, parcourt les départements de Bouenza et de Niari pour parler aux populations et aux potentiels électeurs en particulier. A Dolisie, chef-lieu du département de Niari, une marée humaine a été mobilisée pour accueillir le candidat. Selon les organisateurs, des centaines de milliers de personnes ont répondu présent au meeting, dont les militants et sympathisants du PCT et des partis alliés.

A l’occasion de ce rassemblement, les notabilités et sages du département du Niari ont assuré qu’ils ont encore besoin du président Denis Sassou N’Guesso à la tête de l’Etat. Ce faisant, ils lui promettent d’effectuer une mobilisation électorale favorisant une participation massive jamais égalée ainsi que la victoire à l’élection présidentielle dès le premier tour. Le candidat quant à lui, promet de poursuivre les chantiers de développement, de consolider la paix, de renforcer les acquis sociaux. Dans le Niari, le candidat, conscient que c’est une zone agricole, promet aussi la mécanisation de l’agriculture en vue d’une plus grande production. Ce qui, selon lui, contribuera à créer des milliers d’emplois pour la jeunesse. Dans le pipe, il rassure quant aux travaux de modernisation du chemin de fer Congo-Océan.

En dehors de Dolisie, la caravane du président Sassou séjourne aussi à Madingou, chef-lieu du département de Bouenza ou encore à Sibiti, chef-lieu du département de la Lékoumou. A chaque arrêt, des populations venues par centaine de milliers des différents districts expriment leur adhésion au candidat sortant, lequel a organisé sa campagne pour pouvoir couvrir l’ensemble du territoire national. La stratégie est basée sur la proximité et différents moyens sont mis à contribution pour toucher la plus grande majorité d’électeurs. L’équipe de campagne emploie le porte-à-porte, des descentes sur le terrain, les causeries citoyennes, la mobilisation communautaire, entre autres.