Congo Brazzaville : les femmes adressent un mémorandum au chef de l’État

A l’occasion de la 116è édition de la journée internationale des droits de la femme, les femmes congolaises ont consigné leurs aspirations dans un document commun et s’engagent pour une participation active au cours du prochain quinquennat.

Les activités marquant la célébration de la journée internationale de la femme le 08 mars dernier au Boulevard Alfred-Raoul de Brazzaville ont donné l’occasion de comprendre les aspirations des femmes congolaises pour les prochaines années. Au cours de la cérémonie présidée par la ministre de la Promotion de la femme, de l’Intégration de la femme au développement et de l’Économie informelle, Inès Nefer Bertille Ingani Voumbo Yalo, les femmes ont dévoilé un aperçu de ce qu’elles veulent et qu’elles ont consigné dans un mémorandum commun intitulé ‘’Ensemble pour un pacte social entre les femmes du Congo et leur futur président’’.

Pour les cinq prochaines années, les femmes congolaises sollicitent auprès du prochain président de la République, plus de justice sociale, d’égalité de chance. Dans le mémorandum présente par Yennie Clara Mathurine Ossete Mberi Moukietou, secrétaire permanente du Conseil consultatif de la femme, la responsabilité partagée, l’action concrète et mesurable, la redevabilité mutuelle sont entre autres demandes que les femmes font à la plus haute autorité de l’État.

D’après la ministre de la Promotion de la femme, ces points ont été arrêtés et mis en commun à la suite du recensement des doléances des femmes au niveau des départements. Les propositions recueillies lors des descentes sur le terrain ont permis aux femmes de concevoir un pacte qu’elles proposent au chef de l’État. Dans un contexte politique marquée par la campagne électorale en vue de la présidentielle du 15 mars, la ministre a opté pour la continuité à la tête de l’État.

Pour elle, il n’est pas question de changer le président sortant Denis Sassou N’Guesso en raison des progrès observés en faveur de la condition féminine. Grâce au chef de l’État, ‘’nous voyons comment la femme est maintenant respectée, comment est-ce qu’il y a maintenant des femmes dans les postes de prise de responsabilité et c’est ce qui fait que nous lui proposons ce pacte’’, a soutenu le membre du gouvernement.

Élection au Congo : Denis Sassou N’Guesso rend hommage à son ancien directeur de campagne décédé

Le candidat à la présidentielle du 15 mars 2026 a au cours d’un meeting à Owando dans le département de la Cuvette, demandé d’observer une minute de silence en la mémoire du ministre d’État Firmin Ayessa.

Le 08 mars 2026, le président sortant Denis Sassou N’Guesso a marqué une autre étape importante dans sa campagne électorale en rencontrant les populations du département de la Cuvette. Fait marquant, avant les échanges relatifs au prochain scrutin, le candidat sortant s’est souvenu des bons et loyaux services d’un ancien proche collaborateur. Au cours du meeting fort couru, ses pensées sont allées vers les bons et loyaux services rendus le ministre d’État Firmin Ayessa décédé le 17 février 2026 à Istanbul.

D’après le président sortant, Firmin Ayessa était un combattant de première ligne. Membre du bureau politique du Parti congolais du travail (Pct), il a été commissaire dudit parti pour la fédération de Pointe, il s’est affirmé sur le terrain comme un acteur de premier plan lors des combats politiques internes que le chef de l’État a menés ces dernières décennies, des combats qui ont conduit à la réélection à plusieurs reprises du candidat du camp présidentiel.

Dans les combats publics, ‘’il avait été directeur de campagne’’ de Sassou N’Guesso pour qui le ministre d’État ‘’était un idèle, un homme qui marchait droit. Il nous a quittés, il y a une vingtaine de ours, alors qu’en temps normal, il serait ici en première ligne comme toujours’’, a mentionné le candidat. Pour cette présidentielle en effet, Firmin Ayessa devait jouer le rôle de conseiller spécial du candidat Denis Sassou N’Guesso et celui de son directeur de campagne à Makoua dans le département de la Cuvette.

Mais, malgré son départ, et son absence remarquée à dans la Cuvette lors du meeting de campagne, le président continue sa marche politique pour un prochain mandat à la tête de l’État. ‘’Nous poursuivons le combat’’, a lancé le candidat à la foule avant de demander à l’assistance d’observer une minute de silence en l’honneur du regrette combattant.

Présidentielle 2026 : le MCDDI bat campagne pour Sassou N’Guesso à Makélékélé

Le Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (MCDDI) a entretenu les sages et notables des quartiers du premier arrondissement de Brazzaville sous l’impulsion d’Euloge Landry Kolélas.

Le camp de la majorité présidentielle ne laisse aucune opportunité de convaincre les populations congolaises d’adhérer au président sortant durant ce processus électoral. Le 05 mars 2026, environ 300 sages et notables des comités des quartiers Mayoula, Niania, Centre sportif ou encore Ngassa du premier arrondissement de la ville de Brazzaville se sont rassemblés pour suivre le message de campagne d’Euloge Landry Kolélas, responsable de l’équipe de campagne de la majorité présidentielle dans ledit arrondissement.

Au cours du meeting, il leur a présenté le bien-fondé de manifester leur adhésion au candidat de la majorité présidentielle, le président Denis Sassou N’Guesso. Pour lui, il est question de donner à leur « champion » toutes les chances dans le but de poursuivre toutes les réalisations amorcées dans le cadre des précédents mandats, en particulier au cours du mandat qui se termine. A cet effet, il a appelé les sages et notables à porter ce message à leurs populations et à amener ces dernières à aller voter en masse et à voter pour le président sortant.

D’après Euloge Landry Kolélas, la campagne en faveur du candidat de la majorité présidentielle dont le MCDDI fait partie ne s’arrête pas à la rencontre avec les sages et les notables. Pour faciliter la diffusion du message et susciter le plus d’adhésion, il annonce l’emploi d’autres techniques dont le porte-à-porte ainsi que la tenue d’autres rencontres élargies à l’ensemble de la population.

Congo Brazza : Denis Sassou N’Guesso reçoit des attributs du pouvoir dans les Plateaux

Les notables et sages Tekes assurent la victoire à l’élection présidentielle dans les Plateaux au candidat sortant.

 

C’est un acte symbolique de grande portée que les sages et notables Tekes du département des Plateaux ont posé le 04 mars 2026 à l’occasion de la descente du président Denis Sassou N’Guesso sur le terrain pour la campagne électorale. Suite au meeting présidé par l’homme politique à Djambala, ces dignitaires l’ont reçu pour un rituel, question de l’accompagner physiquement et spirituellement dans la marche vers un nouveau mandat à la tête de l’État.

Après l’avoir reçu en soirée, les détenteurs du pouvoir ancestral ont remis des objets sacrés au président de la République non sans en expliquer la signification : « Nous vous remettons les attributs de la chefferie et du pouvoir légués par nos ancêtres afin que vous ayez la force de combattre vos adversaires pour le salut et le bien-être des Congolais », ont déclaré les sages cités par l’Agence d’information d’Afrique centrale.

La même source rapporte que les notables Tekes ont remis à l’homme d’État des objets dont un balai symbolisant la sagesse lors des palabres, une queue d’éléphant, un couvre-chef symbolisant la paix et la tranquillité. Ils ont par la suite fait une libation pour implorer les esprits dans le but de faire asseoir l’action de Denis Sassou N’Guesso dans la paix, la tranquillité et l’unité.

Le candidat leur a demandé de transformer leurs paroles en acte le jour du vote afin que celles-ci lui assurent la victoire au soir du 15 mars 2026.

 

Congo : le président Sassou N’Guesso à la conquête de son dernier mandat à la tête de l’État

En lice pour la présidentielle des 12 et 15 mars 2026, le président sortant livre bataille sur le terrain pour gagner un dernier séjour de cinq ans au Palais du peuple.

A la tête de la République du Congo depuis près de 30 ans successifs (1997-2026) après avoir dirigé le même pays pendant 13 ans (1979-1992), le président Denis Sasssou N’Guesso met les bouchées doubles pour gagner un dernier mandat à la tête de l’Etat. Dans cette perspective, le locataire du Palais du peuple bat campagne sur le terrain.

Depuis le 28 février dernier, il va à la rencontre des populations pour convaincre les électeurs d’accomplir leur devoir de vote en sa faveur, tout en présentant les axes majeurs de ses prochaines réalisations s’il est réélu. Mais au-delà des certitudes des uns et du scepticisme des autres quant à la suite du processus électoral, il est à noter que le président sortant, même réélu, est presqu’à la porte de sortie du palais présidentiel. Son départ n’est qu’une question de temps si la Constitution est respectée.

En effet, selon l’article 65 de la Constitution de 2015 modifiée par la loi de 2022, « le président de la République est élu pour un mandat de cinq ans renouvelable deux fois ». Sa victoire à l’élection présidentielle de 2016 marque le début du décompte. Le mandat entamé à l’issue de sa réélection en 2021 est le premier renouvellement. En cas de victoire en 2026, les cinq prochaines années constituant le 2è renouvellement seront les dernières pour cet ancien militaire. Conscient de cette échéance, lui-même, dans un entretien récent accordé à l’AFP, déclarait qu’il « ne resterait pas au pouvoir éternellement » et prévenait les jeunes que leur temps viendra.

Président de la République pendant plus de 40 ans et âgé de 82 ans, Denis Sassou N’Guesso a gouverné l’un des Etats de la sous-région riches en pétrole. Mais près de la moitié de la population est constituée des personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté. Et une bonne partie de cette population ne sait ni lire ni écrire. Pourtant, le pays est indépendant de la colonisation française depuis 1960 et la gouvernance n’a pas pu favoriser le développement général et le bien-être de chacun.

Par contre, le gouvernant a fait l’objet d’accusations pour « détournement de deniers publics ». L’opposition l’accuse aussi au fil des élections, d’employer la fraude pour remporter les victoires. Dans ce sillage, les opposants Jean-Marie Mokoko et André Okombi Salissa, anciens candidats à la présidentielle de 2016 sont encore détenus. Ils ont été condamnés pour atteinte à la sûreté nationale en 2018 et 2019. Cette année, les principaux partis d’opposition sont hors de la course pour le fauteuil présidentiel laissant le camp de la majorité présidentielle sans adversaire de poids.

Congo Brazzaville : Sassou N’Guesso en meetings de campagne dans les départements

Le président de la République, candidat sortant à l’élection présidentielle des 12 et 15 mars prochains se déploie sur le terrain depuis le lancement officiel de la campagne le 28 février dernier.

Candidat favori lors du prochain scrutin présidentiel au Congo, Denis Sassou N’Guesso bat campane dans les villes et localités du pays. Ces dernières 48 heures, le président sortant, en compagnie de son équipe de campagne, parcourt les départements de Bouenza et de Niari pour parler aux populations et aux potentiels électeurs en particulier. A Dolisie, chef-lieu du département de Niari, une marée humaine a été mobilisée pour accueillir le candidat. Selon les organisateurs, des centaines de milliers de personnes ont répondu présent au meeting, dont les militants et sympathisants du PCT et des partis alliés.

A l’occasion de ce rassemblement, les notabilités et sages du département du Niari ont assuré qu’ils ont encore besoin du président Denis Sassou N’Guesso à la tête de l’Etat. Ce faisant, ils lui promettent d’effectuer une mobilisation électorale favorisant une participation massive jamais égalée ainsi que la victoire à l’élection présidentielle dès le premier tour. Le candidat quant à lui, promet de poursuivre les chantiers de développement, de consolider la paix, de renforcer les acquis sociaux. Dans le Niari, le candidat, conscient que c’est une zone agricole, promet aussi la mécanisation de l’agriculture en vue d’une plus grande production. Ce qui, selon lui, contribuera à créer des milliers d’emplois pour la jeunesse. Dans le pipe, il rassure quant aux travaux de modernisation du chemin de fer Congo-Océan.

En dehors de Dolisie, la caravane du président Sassou séjourne aussi à Madingou, chef-lieu du département de Bouenza ou encore à Sibiti, chef-lieu du département de la Lékoumou. A chaque arrêt, des populations venues par centaine de milliers des différents districts expriment leur adhésion au candidat sortant, lequel a organisé sa campagne pour pouvoir couvrir l’ensemble du territoire national. La stratégie est basée sur la proximité et différents moyens sont mis à contribution pour toucher la plus grande majorité d’électeurs. L’équipe de campagne emploie le porte-à-porte, des descentes sur le terrain, les causeries citoyennes, la mobilisation communautaire, entre autres.

Congo Brazzaville : Denis Sassou N’Guesso à Impfondo pour lancer les travaux du Corridor 13

Le président de la République est arrivé dans cette localité du département de la Likouala en fin d’après-midi du mardi 24 février 2026. Il procède ce 25 février au lancement des travaux de construction du corridor 13.

Les populations d’Impfondo ont réservé un accueil chaleureux au président Sassou N’Guesso qui foule le sol du département de Likouala quatre jours avant le début officiel de la campagne électorale. De sources médiatiques, des foules nombreuses se sont massées depuis l’aéroport et le long de l’itinéraire pour acclamer le chef de l’État pour sa présence, ainsi que pour des actions entreprises et annoncées pour le développement du Congo. C’est justement dans le cadre de la réalisation d’un grand projet d’infrastructure qu’il se trouve à Impfondo.

Le président de la République procède ce 25 février 2026 au lancement du chantier de construction du Corridor 13, une route qui va relier au moins trois pays de la sous-région Afrique centrale. L’infrastructure routière est prévue pour relier les villes de Ouesso au Congo, Bangui en RCA et N’Djaména au Tchad. Ladite infrastructure moderne permettra ainsi de fluidifier la circulation des biens et des personnes entre les trois pays, membres de la CEMAC, par voie terrestre. Elle favorisera l’accès à la mer au Tchad et à la RCA, pays enclavés, par les infrastructures portuaires aménagées au Congo.

En lançant les travaux de ce corridor, le chef de l’État réaffirme son engagement pour l’amélioration de la situation économique du Congo et de la sous-région. La zone d’Impfondo est ainsi sur le point de devenir une plaque tournante pour les échanges entre les acteurs économiques de plusieurs pays. Sa visite annonce donc pour les populations locales un début de réalisation des promesses fortes de l’homme d’État.

Présidentielle au Congo : Sassou Nguesso face à six autres candidats, les principaux partis d’opposition absents

La direction générale des affaires électorales a bouclé la réception des dossiers de candidatures comme prévoit la loi. Pour l’élection présidentielle du 15 mars 2026, sept candidats ont déposé leurs dossiers.

Le processus électoral entame la phase décisive en République du Congo. Au terme de la période consacrée à la déclaration des candidatures, sept personnalités ont manifesté leur engagement de participer au scrutin en tant que candidats. La compétition commence déjà avec l’examen de leurs dossiers, lequel aboutira, par décision de la Cour constitutionnelle, à la rétention des candidats définitifs.

En attendant cette décision, Denis Sassous Nguesso président sortant, 82 ans dont 40 au pouvoir, brigue un nouveau mandat. Il vient de passer avec succès l’épreuve du contrôle sanitaire à la Cour constitutionnelle. Épreuve à l’issue de laquelle il a été déclaré mercredi dernier apte à exercer les fonctions présidentielles. Le résultat médical valide ainsi le premier niveau de sélection qui n’engage pas encore les performances électorales, lesquelles exigent une compétition à la base, selon les principes démocratiques. Et à laquelle l’homme d’État s’apprête à participer face à six adversaires tant bien que mal connus, qui s’avancent en tant qu’opposants mais en rang dispersé.

Parmi eux, certaines figures sont bien connues de la scène politique congolaise pour avoir déjà à plusieurs reprises, challengé le président sortant au cours d’une élection. Joseph Kignoumbi Kia Mboungou est à sa cinquième tentative. Après 2002, 2009, 2016 et 2021, le moment est arrivé pour lui, de capitaliser sur la base de son expérience et de sa connaissance du Congo et des habitudes des Congolais. Tout comme lui, Anguios Nganguia Engambé va prendre part au scrutin pour la quatrième fois consécutive. Opposant du régime durant ces dernières décennies, il s’engage à offrir aux fidèles du changement la victoire à travers les urnes. Dave Mafoula revient aussi après l’expédition de 2021 tout comme l’universitaire spécialiste des questions de droit Vivien Manangou. L’ancien député Zinga Mabio Mavoungou aussi en lice lorgne le fauteuil présidentiel.

La surprise de cette liste de candidats à la candidature est le jeune Melaine Destin Gavet Eléngo. Âgé de 35 ans, il est ingénieur géologue pétrolier, investi à l’élection par le Mouvement républicain (MR). Il incarne la jeunesse qui ose prendre la gouvernance du pays en main.

Ces sept candidats, au cas où ils sont retenus par la Cour constitutionnelle, vont animer la scène politique, leurs états-majors avec, jusqu’au 15 mars 2026.

Cependant, l’absence des deux partis politiques considérés comme les principaux de l’opposition, l’UPADS et Ludh-Yuki, interroge sur le véritable enjeu de cette élection. Cette absence révèle déjà un certain déséquilibre des forces en présence amenant les observateurs à ranger le prochain scrutin dans la liste des élections qui se succèdent selon la démocratie à l’africaine qui consiste pour le camp sortant à organiser l’élection pour ne pas la perdre. Les derniers scrutins au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Gabon, en RCA et celui qui aura lieu au Bénin le 12 avril prochain, en sont quelques illustrations déplorables.

Election présidentielle : des soutiens s’élèvent en faveur de Sassou Nguesso, 82 ans

Denis Sassou Nguesso, avec plus de 40 années cumulées au pouvoir, a annoncé le 05 février 2026 sa candidature à la prochaine présidentielle.

« Je ferai acte de candidature à l’élection présidentielle », a-t-il déclaré devant une foule de plusieurs milliers de personnes rassemblées lors d’un déplacement à Ignié (Sud). Déjà, le mouvement présidentiel (Parti congolais du travail, PCT) avait désigné fin décembre en congrès Sassou Nguesso comme « candidat naturel du parti ». Celui-ci sera donc candidat à sa propre succession, lors de l’échéance de mars 2026.

Des soutiens commencent à se manifester comme c’est très souvent en Afrique centrale, lors des élections présidentielles. Le président de l’Union pour la refondation républicaine (Unirr), parti du centre, Roger Ndokolo, salue et soutient ce choix du chef de l’État congolais sortant. « Voir Denis Sassou N’Guesso briguer un nouveau mandat à la haute magistrature de la République du Congo, avec l’autorité de l’État, cela s’inscrit dans la logique de la préservation, en toutes circonstances, de la paix sociale, la cohésion nationale et la stabilité institutionnelle de notre pays. C’est, pour nous, une raison de plus de le soutenir dans sa démarche», a confié Roger Ndokolo lors d’un point presse.

Par ailleurs, un meeting de soutien du Mouvement action et renouveau (MAR) au candidat Denis Sassou N’Guesso a été organisé, le 5 février à l’auditorium du Port autonome de Pointe-Noire, peu après sa déclaration solennelle de candidature au scrutin présidentiel des 12 et 15 mars prochains.

Durel Lobo Itoua, au nom des jeunes du MAR a souligné que, « le Congo a besoin de l’expérience, de la vision et la sagesse d’un homme d’Etat». Il a ajouté: « Nous sommes prêts à mobiliser, à convaincre, à défendre votre candidature sur le terrain dans les quartiers, dans le pays et dans les urnes ».

Pour mémoire, élu en 2002, réélu en 2009, Denis Sassou Nguesso a pu se représenter et remporter les présidentielles de 2016 et 2021, après un changement de Constitution qui a fait sauter en 2015 la limite d’âge (70 ans) et porté à trois le nombre possible de mandats de cinq ans. Il compte briguer un autre mandat en 2026.

 

 

Congo : Denis Sassou N’Guesso lance la première édition de la Grande foire agricole

L’événement a pour objectif de renforcer l’autosuffisance alimentaire, de stimuler la consommation des produits locaux.

 

Le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a procédé, jeudi 05 février 2026, au lancement officiel de la première édition de la Grande foire agricole du Congo (GFAC), à Bambou Mingali, localité située à une soixantaine de kilomètres au nord de Brazzaville. Cet événement s’inscrit dans la volonté des autorités de promouvoir l’autosuffisance alimentaire, de stimuler la consommation des produits locaux et aussi de réduire significativement les importations.

Organisée du 5 au 15 février par le ministère de l’Agriculture, la GFAC se tient sous le thème évocateur : « Le progrès par la terre, l’unité par le travail ». Elle réunit des producteurs agricoles issus des zones agricoles protégées de l’ensemble des départements du pays, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des chercheurs et experts du secteur agricole.

Au-delà de la mise en valeur des produits agricoles locaux, cette foire vise à attirer les investissements dans le secteur, à favoriser le partage d’expériences et d’innovations, et à renforcer durablement la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Elle entend également encourager une saine concurrence entre les acteurs agricoles nationaux, moteur essentiel du développement socio-économique du Congo.

Plusieurs activités marquent cette première édition, notamment des expositions-ventes des produits issus de la terre, des démonstrations de techniques agricoles modernes, ainsi que des conférences et ateliers thématiques. Ces échanges porteront entre autres sur l’agriculture, l’élevage, la pêche et les changements climatiques, dont les effets négatifs sur les rendements agricoles préoccupent de plus en plus les producteurs.

Congo-présidentielle 2026 : Denis Sassou N’Guesso officialise sa candidature

Dans une déclaration adressée à la nation, le chef de l’État a justifié sa décision par la volonté de poursuivre les réformes engagées au cours de son mandat.

 

Le président sortant, Denis Sassou N’Guesso a annoncé officiellement sa candidature à l’élection présidentielle de 2026. Une annonce qui mettre ainsi fin aux spéculations qui entouraient sa position à quelques mois du scrutin.

Dans une déclaration solennelle adressée à la nation, le chef de l’État a justifié sa décision par la volonté de poursuivre les réformes engagées au cours de son mandat. Il a mis en avant les acquis enregistrés dans plusieurs secteurs clés, notamment la gouvernance, les infrastructures, la sécurité et le développement économique, tout en reconnaissant les défis qui restent à relever.

Le président candidat a appelé à l’unité nationale et à un climat politique apaisé, exhortant l’ensemble des acteurs à privilégier un débat démocratique responsable et respectueux. « Notre pays a besoin de stabilité, de cohésion et de continuité dans l’action publique », a-t-il déclaré, invitant les citoyens à participer massivement au processus électoral.

Cette déclaration intervient dans un contexte politique marqué par la mobilisation progressive des partis et des candidats potentiels. Plusieurs formations politiques ont déjà annoncé leur intention de présenter des candidats, augurant d’une compétition électorale qui s’annonce intense.

Conformément au calendrier électoral, la campagne présidentielle va s’ouvrir 28 février 2026, sous la supervision des institutions compétentes. Les électeurs seront ainsi appelés à se prononcer sur les différents projets de société proposés, dans un scrutin présenté comme déterminant pour l’avenir du pays.

Libye : Denis Sassou N’Guesso condamne une attaque meurtrière

Le drame s’est produit le 3 février à Zintan, dans l’Ouest de la Libye, lorsque des hommes armés ont pris pour cible le domicile de Seif al-Islam Kadhafi, fils de l’ancien dirigeant libyen.

 

Le président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso, a exprimé, mercredi 5 février 2026, sa profonde tristesse et sa vive condamnation à la suite de l’attaque armée ayant coûté la vie à Seif al-Islam Kadhafi, fils de l’ancien dirigeant libyen.

Dans un message adressé aux autorités libyennes, le chef de l’État congolais a qualifié cet assassinat d’« acte odieux », tout en présentant, au nom du peuple et du gouvernement congolais, ses condoléances les plus attristées au peuple libyen ainsi qu’à la famille de la victime.

Président du Comité de haut niveau de l’Union africaine sur la Libye, Denis Sassou N’Guesso a souligné que cette attaque constitue un sérieux revers pour les efforts de réconciliation nationale engagés dans le pays. Il a notamment rappelé que la Charte de réconciliation, fruit de longues concertations entre les différentes parties prenantes, était sur le point d’être signée par l’ensemble des acteurs libyens.

Pour le chef de l’État congolais, ce drame doit néanmoins servir d’électrochoc collectif. Il a appelé l’ensemble des parties libyennes à faire preuve de responsabilité et de retenue, afin de consolider les mécanismes de dialogue et d’approfondir les processus visant à mettre définitivement fin aux hostilités.

Denis Sassou N’Guesso a réaffirmé l’engagement constant de l’Union africaine à accompagner la Libye sur la voie de la paix, de la stabilité et de la réconciliation.

Congo-Sénégal : Brazzaville et Dakar renforcent leur coopération bilatérale

En visite officielle à Brazzaville, le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a été reçu le 2 février par son homologue congolais, Denis Sassou N’Guesso, au Palais du peuple.

 

Arrivé en fin d’après-midi, le chef de l’État sénégalais a été accueilli dans la salle des ambassadeurs, cadre solennel choisi pour des échanges approfondis portant sur les grandes questions bilatérales, régionales et continentales. Les deux dirigeants ont passé en revue plusieurs axes de coopération susceptibles d’être renforcés, notamment dans les domaines de l’agriculture, de l’énergie, de l’éducation, de la culture, des hydrocarbures, ainsi que d’autres secteurs stratégiques. Ces discussions ouvrent la voie à la conclusion de nouveaux accords destinés à dynamiser les échanges et à soutenir le développement économique des deux pays.

Les enjeux sécuritaires en Afrique ont également occupé une place centrale dans les entretiens. Denis Sassou N’Guesso et Bassirou Diomaye Faye ont échangé sur les zones de tension persistantes, en particulier dans l’Est de la République démocratique du Congo et au Soudan, tout en évoquant les défis communs auxquels le continent est confronté. À cet égard, les deux chefs d’État ont abordé les attentes liées au 39ᵉ sommet de l’Union africaine, prévu ce mois de février à Addis-Abeba, en Éthiopie.

Les discussions ont par ailleurs porté sur l’actualité diplomatique africaine, notamment la candidature de l’ancien président sénégalais, Macky Sall, au poste de secrétaire général des Nations unies, une initiative qui pourrait bénéficier d’un large soutien au sein du continent africain.

À l’issue de cet entretien en tête-à-tête, le président Denis Sassou N’Guesso a offert un dîner officiel à son homologue sénégalais, symbole de l’excellence des relations d’amitié, de solidarité et de coopération qui unissent le Congo et le Sénégal.

Congo-Présidentielle 2026 : le PRL apporte son soutien à Denis Sassou N’Guesso

Le Parti républicain et libéral (PRL) a clôturé, le 31 janvier à Brazzaville, les travaux de sa troisième convention nationale, marquée par l’adoption de plusieurs résolutions majeures, dont une dédiée à l’élection présidentielle prévue les 12 et 15 mars prochains.

 

Parmi les points saillants de ces assises figurait le choix du candidat que le PRL entend soutenir lors de ce rendez-vous électoral décisif. À l’issue d’un examen approfondi du contexte politique national et international, cette formation politique, membre de l’opposition, a décidé d’apporter son soutien à la candidature du président sortant, Denis Sassou N’Guesso.

Dans sa déclaration officielle, le PRL justifie ce choix par des considérations qu’il qualifie de patriotiques et responsables. « Tenant compte des motions des douze départements sur treize, de la configuration politique actuelle du pays, des mutations mondiales ainsi que des transitions africaines et congolaises, nous estimons que notre devoir patriotique est de promouvoir et de soutenir la candidature du président sortant, Son Excellence M. Denis Sassou N’Guesso », souligne le parti.

Prenant la parole lors de la cérémonie de clôture, le président national du PRL, Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint-Eudes, a exposé devant les militants les motivations profondes de cette décision. Selon lui, le choix porté sur le chef de l’État sortant repose sur sa capacité à garantir l’unité nationale et la stabilité du pays dans un contexte international marqué par de profondes incertitudes.

« Notre candidat incarne l’unité nationale, il est le garant de la stabilité dans un monde en furie. Il dispose de l’expérience des grandes transitions, maîtrise les arcanes de la diplomatie mondiale et peut conduire le Congo jusqu’en 2030 avec sagesse, sécurité et détermination », a-t-il affirmé.

Outre les questions politiques, cette troisième convention nationale a également été consacrée au renouvellement des instances dirigeantes du parti. Antoine Thomas Nicéphore Fylla Saint-Eudes a été réélu à la tête du PRL. Les congressistes ont par ailleurs mis en place un secrétariat exécutif national de dix-huit membres, une coordination nationale de plus de 150 membres, un comité de sages ainsi qu’un comité paritaire chargé de la résolution des litiges.

Créé en 1990, le Parti républicain et libéral a profité de cette rencontre pour célébrer ses 36 années d’existence, réaffirmant à cette occasion sa volonté de demeurer un acteur engagé du débat politique national.

Congo : Bassirou Diomaye Faye attendu à Brazzaville

Dans le cadre d’une visite officielle prévue le 2 février, le président de la République du Sénégal, est attendu à Brazzaville, où il s’entretiendra avec son homologue congolais, Denis Sassou-N’Guesso.

 

Les échanges entre les deux chefs d’État porteront à la fois sur l’état de la coopération entre leurs pays et sur plusieurs enjeux régionaux majeurs, notamment la situation politique et sécuritaire en Guinée-Bissau.

Sur le plan bilatéral, la visite du président Bassirou Diomaye Faye vise à consolider les liens d’amitié et de coopération entre Dakar et Brazzaville, tant sur les plans politique qu’économique. Les discussions aborderont des secteurs stratégiques tels que l’énergie, l’agriculture et les infrastructures, considérés comme des leviers essentiels pour le développement économique et l’amélioration des conditions de vie des populations.

D’autres axes prioritaires ont également été identifiés pour approfondir la coopération, notamment l’assainissement, l’enseignement supérieur, la défense, les finances, le commerce, ainsi que le développement des zones économiques spéciales. Autant de domaines appelés à structurer un partenariat durable, fondé sur des intérêts communs et une vision partagée de l’avenir.

Un accent particulier sera mis sur la coopération énergétique, avec la volonté des deux pays de faciliter un partenariat entre la Société nationale sénégalaise d’électricité (Senelec) et Énergie électrique du Congo (E²C).

Affaire Petronor : le Congo cité dans une affaire de corruption en Norvège

Les autorités norvégiennes ont annoncé l’inculpation d’une filiale de la société pétrolière norvégienne Petronor ainsi que de deux de ses dirigeants, soupçonnés d’avoir versé plusieurs millions de dollars à des proches du président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso, dans le cadre de l’attribution de permis pétroliers offshore.

 

Selon un communiqué publié lundi à Oslo par l’Okokrim, l’organe norvégien chargé de la lutte contre la criminalité économique, les poursuites concernent des faits présumés de « corruption aggravée ». Les deux personnes mises en cause sont de nationalité norvégienne.

L’enquête a débuté après la détection d’une transaction financière jugée suspecte vers une banque monégasque. Alertée, la Cellule de renseignement financier de Monaco a saisi les autorités norvégiennes, donnant lieu à une vaste coopération judiciaire internationale, impliquant notamment la France et les États-Unis.

Les enquêteurs norvégiens affirment avoir bénéficié d’une aide « substantielle » de ces pays, ce qui leur a permis de mettre en évidence un système de corruption à grande échelle lié à l’obtention de permis pétroliers en République du Congo au cours de la dernière décennie.

Des sociétés congolaises citées dans le dossier

D’après l’acte d’accusation, la société congolaise MGI International, contrôlée par des membres proches de la famille présidentielle, détenait 25 % des parts de la société Hemla E&P Congo (HEPCO), titulaire de la licence pétrolière. Les 75 % restants appartenaient à Hemla Africa Holding.

Les autorités norvégiennes estiment que les dirigeants inculpés ont organisé le versement régulier de dividendes de HEPCO vers MGI International. Ces versements auraient permis, jusqu’en 2024, d’accorder un avantage financier estimé à au moins 24,68 millions de dollars, au bénéfice du président congolais par l’intermédiaire de membres de sa famille proche.

Petronor nie les faits reprochés

Dans un communiqué, la société Petronor rejette catégoriquement les accusations portées contre sa filiale et affirme souhaiter que l’affaire soit examinée de manière approfondie par la justice norvégienne.

L’Okokrim précise toutefois que, bien que les versements évoqués soient présentés comme liés au président du Congo et à ses proches, les autorités norvégiennes n’ont pas compétence pour engager des poursuites contre des personnes ou entités situées en dehors de la Norvège.

Coopération : le président Bassirou Diomaye Faye attendu à Brazzaville le 2 février

L’information a été rapportée par Africa Intelligence dans une publication datée du 26 janvier 2026.

 

À l’invitation du président Denis Sassou-N’Guesso, le chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, est attendu à Brazzaville le 2 février prochain pour une visite officielle. Cette visite s’inscrit dans la continuité des échanges entre les deux dirigeants, qui s’étaient rencontrés le 8 décembre 2025 à Abidjan, en marge de la cérémonie d’investiture du président ivoirien Alassane Ouattara. À Brazzaville, les discussions devraient porter sur plusieurs dossiers stratégiques, tant sur le plan économique que politique.

Sur le volet bilatéral, l’énergie figure parmi les priorités. Début 2025, les autorités congolaises ont attribué un contrat à la Société nationale d’électricité du Sénégal, ouvrant la voie à un partenariat renforcé dans ce secteur clé. D’autres domaines de coopération, notamment l’agriculture et les infrastructures, devraient également être abordés lors des échanges entre les deux délégations.

Au-delà des questions économiques, la visite du président sénégalais devrait être marquée par des discussions sur des enjeux politiques régionaux, en particulier la situation en Guinée-Bissau, un dossier sensible qui mobilise l’attention de plusieurs capitales africaines.

Par ailleurs, un sujet plus discret pourrait également s’inviter à l’agenda des discussions : celui de l’ancien président sénégalais Macky Sall. Selon Africa Intelligence, ce dernier, qui peine à renouer des liens avec son successeur, s’est rendu début janvier à Brazzaville puis à Oyo, dans le département de la Cuvette. L’ex-chef de l’État serait actuellement à la recherche de soutiens financiers, d’opportunités d’affaires et d’un appui diplomatique international dans le cadre de son projet de candidature au poste de secrétaire général des Nations unies.

Congo : le Senat reçoit conclusions d’une enquête citoyenne sur le quinquennat 2021-2026

Le coordonnateur de l’Observatoire 242, Prince Michrist Kaba-Mboko, a présenté, le 23 janvier à Brazzaville, au président du Sénat, Pierre Ngolo, les conclusions d’une enquête consacrée à l’évaluation du quinquennat 2021-2026 du président de la République, Denis Sassou N’Guesso.

 

Cette enquête, menée sur un échantillon de 5 200 Congolais, s’est attachée à recueillir les aspirations, le ressenti, les difficultés mais aussi les motifs de satisfaction des citoyens quant à la mise en œuvre des politiques publiques au cours des cinq dernières années. L’objectif, selon les initiateurs, est d’apporter une lecture citoyenne et scientifique de l’action publique, tout en ouvrant des perspectives pour le prochain cycle politique.

« Quoi de plus normal que de venir ici au Sénat, chambre haute du Parlement et véritable temple de la démocratie, pour présenter ces conclusions. Il s’agit de montrer que, même si tout n’a pas été rose durant ce quinquennat, beaucoup de choses ont été faites, mais aussi d’esquisser des pistes capables d’éclairer les autorités de la République dans l’élaboration de l’offre 2026-2031 », a expliqué Prince Michrist Kaba-Mboko.

Pour le coordonnateur de l’Observatoire 242, cette initiative démontre que la jeunesse congolaise ne reste pas en marge du débat public, mais s’implique activement dans la réflexion sur l’avenir du pays. Réalisée sur une période d’environ un an, l’enquête s’est appuyée sur la méthode statistique hypothético-déductive, couvrant les neuf arrondissements de Brazzaville, y compris le district de l’île Mbamou ainsi que la commune de Kintelé.

Les thématiques abordées sont larges et englobent l’ensemble des préoccupations sociales majeures : énergie, eau, électricité, éducation, santé, mais aussi d’autres problématiques structurelles de la société congolaise. « Ce ne sont pas nos propres jugements qui ont été évalués, mais bien ceux des citoyens. C’est le ressenti du Congolais lambda, exprimé de manière indépendante, sur les défis mais également sur les réussites du quinquennat 2021-2026 », a-t-il insisté.

Prince Michrist Kaba-Mboko a ainsi appelé le Sénat à s’approprier ce document, qu’il considère comme un outil d’aide à la décision pour légiférer en toute conscience. Il s’agit, selon lui, d’un apport significatif de la jeunesse à l’évaluation, à l’amélioration et à la conception des politiques publiques.

« La jeunesse a compris, à travers cet exercice, que partout où les institutions ont été bousculées, rien de bon n’en est sorti. Il suffit de regarder autour de notre pays. Cette offre est donc destinée à nos décideurs, à nos dirigeants, qui, nous l’espérons, auront encore la lourde responsabilité de conduire le Congo lors du prochain quinquennat », a-t-il conclu.

Congo : Denis Sassou N’Guesso reçoit Félix Tshisekedi à Oyo

Le chef de l’Etat a reçu en audience, samedi 24 janvier en début d’après-midi, son homologue de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

 

Les deux chefs d’État ont eu un tête-à-tête pendant plus de deux heures. À l’issue de cette rencontre, le président congolais de la RDC s’est adressé à la presse pour préciser les motivations de sa visite, avant de regagner Kinshasa dans la soirée.

« Je suis venu présenter mes vœux de Nouvel An au président Denis Sassou N’Guesso et lui apporter tout mon soutien à l’approche de l’élection présidentielle qui se tiendra dans quelques semaines ici au Congo, élection pour laquelle je lui souhaite bonne chance », a déclaré Félix Tshisekedi.

Au-delà de cet échange de civilités, la situation sécuritaire et politique en République démocratique du Congo a occupé une place centrale dans les discussions. Le président Tshisekedi a fait part à son hôte de l’évolution préoccupante du contexte sécuritaire dans l’est de son pays, évoquant le manque d’engagement des « agresseurs » dans la mise en œuvre effective des accords de paix conclus ces derniers mois.

Notons que des accords récemment signés aux États-Unis entre Kinshasa et Kigali peinent encore à produire des effets tangibles sur le terrain. Quant aux combattants de l’AFC/M23, accusés de bénéficier du soutien de l’armée rwandaise, ils continuent d’occuper plusieurs zones stratégiques des provinces du Nord et du Sud-Kivu, conquises à l’issue de violents affrontements avec les forces armées congolaises il y a environ un an.

Dans ce contexte, le président Félix Tshisekedi a salué l’expérience et le rôle de médiateur reconnu du président Denis Sassou N’Guesso sur la scène internationale. « J’ai tenu à prendre conseil auprès du président Sassou N’Guesso, dont l’expertise en matière de prévention et de résolution des conflits est largement reconnue », a-t-il souligné.

Cette rencontre illustre la volonté des deux États voisins de renforcer leur coopération politique et diplomatique.

CEMAC : les chefs d’Etas attendus à Brazzaville pour un sommet d’urgence

Ils se réuniront le 22 janvier 2026, pour un sommet extraordinaire, convoqué à l’initiative du président congolais Denis Sassou Nguesso, président en exercice de la Conférence des chefs d’État.

 

Les chefs d’État de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) vont se réunir le 22 janvier 2026 prochain, à Brazzaville. Cette rencontre intervient dans un contexte régional particulièrement sensible, à peine quatre mois après la dernière session ordinaire, signe de l’urgence et de la gravité des enjeux à venir.

Selon plusieurs sources concordantes, ce sommet vise à anticiper un choc économique, financier et monétaire majeur susceptible de frapper la sous-région dès le premier trimestre 2026. La rapidité de la convocation traduit les inquiétudes croissantes des autorités face à une conjoncture internationale défavorable et à des fragilités structurelles persistantes au sein des économies de la CEMAC.

La CEMAC, qui regroupe le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine et le Tchad, fait face à une combinaison de risques notamment le ralentissement économique mondial, les tensions géopolitiques, la vulnérabilité des finances publiques, la dépendance aux matières premières et les pressions sur les réserves de change.

À cela s’ajoutent des défis internes liés à la stabilité monétaire, à l’endettement et à la soutenabilité des politiques budgétaires. Dans ce contexte, les chefs d’État devront examiner des mesures concertées afin de préserver la stabilité macroéconomique et financière de la zone, tout en renforçant la résilience des économies nationales.

Le sommet de Brazzaville devrait accorder une place centrale aux questions monétaires, notamment le rôle de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), la gestion des réserves de change et les mécanismes de prévention des crises.

Des décisions fortes pourraient être envisagées pour rassurer les marchés, les partenaires internationaux et les populations, dans un climat marqué par l’incertitude.

Au-delà des aspects techniques, cette rencontre sera également un test de solidarité régionale, alors que les États membres sont appelés à dépasser les réponses nationales pour privilégier une approche communautaire.

Les conclusions de Brazzaville seront donc scrutées de près, tant par les acteurs économiques que par les populations de la sous-région, pour qui les décisions prises pourraient avoir des répercussions directes sur le pouvoir d’achat, l’emploi et la stabilité sociale.

Congo-présidentielle de mars : des ONG dénoncent des menaces contre les libertés publiques

À l’approche de l’élection présidentielle prévue le 22 mars, des déclarations du directeur général de la sécurité présidentielle, le général Serge Oboa, suscitent une vive inquiétude au sein de la société civile.

 

Il y a quelques jours, le haut-gradé a tenu des propos fermes à l’encontre de toute personne qui envisagerait de manifester dans le cadre du contentieux électoral. « Ceux qui veulent organiser des manifestations le fassent chez eux, dans leur parcelle ou leur maison. Dehors, dans la rue, ils croiseront les forces de l’ordre. Ils seront punis sans état d’âme », a-t-il déclaré.

Ces propos ont provoqué une levée de boucliers de la part de cinq organisations non gouvernementales, qui ont dénoncé ce qu’elles considèrent comme des menaces graves contre les libertés civiles et politiques. Lors d’un point de presse tenu au siège de l’Observatoire congolais des droits de l’homme, les ONG ont exprimé leur préoccupation face à ce qu’elles qualifient de dérive sécuritaire en période électorale.

« Nous sommes inquiets par les propos tenus par le directeur général de la sécurité présidentielle, qui a proféré des menaces à l’encontre de citoyens susceptibles de manifester pacifiquement. Il est avant tout le garde du corps de l’un des candidats en lice. À ce titre, il est très mal placé pour intervenir dans la régulation du jeu électoral, surtout dans une période aussi sensible de l’histoire de notre pays », a déclaré Maixent Fortunin Agnimbat Emeka, coordonnateur du Forum pour la gouvernance et les droits de l’homme (FGDH).

Les ONG appellent le chef de l’État à intervenir afin de mettre un terme à ces prises de position qu’elles estiment incompatibles avec les principes démocratiques. « Nous demandons au président de la République de rappeler à l’ordre les responsables de sa sécurité et de leur rappeler qu’ils ne peuvent s’ingérer dans les questions électorales, pour lesquelles ils ne disposent ni de mandat ni de compétence », a ajouté Agnimbat Emeka.

Contactée, une source gouvernementale n’a pas souhaité commenter ni les propos du général Serge Oboa, ni les dénonciations formulées par les organisations de défense des droits de l’homme.

Pour rappel, les électeurs congolais sont appelés aux urnes le 22 mars 2026 pour élire leur président. Denis Sassou Nguesso, âgé de 82 ans et cumulant plus de quarante années au pouvoir, a été désigné à l’unanimité candidat de son parti, le Parti congolais du travail (PCT), lors d’un congrès tenu le 30 décembre 2025.

Message de vœux du president de la République aux corps constitues nationaux

 

  • Monsieur le Président du Sénat ;
  • Monsieur le Président de l’Assemblée nationale ;
  • Monsieur le Premier ministre, Chef du gouvernement ;
  • Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement ;
  • Mesdames et Messieurs les représentants des institutions constitutionnelles,
  • Monsieur le Chef de l’opposition ;
  • Mesdames et Messieurs les représentants des partis politiques, des organisations non gouvernementales et associations ;
  • Mesdames et Messieurs les membres des confessions religieuses ;
  • Mesdames, Messieurs ;
  • Monsieur le Président de la Cour constitutionnelle ;
  • Mesdames, Messieurs ;

Comme de tradition au seuil de chaque année, Nous nous retrouvons, ce jour, pour l’échange de vœux de nouvel an.  J’ai suivi, avec une grande attention, les souhaits stimulants que vous venez de formuler à mon égard et à celui de mon Epouse, de ma famille, de mes proches.

Nous vous adressons nos sincères remerciements et saluons la chaleur fraternelle et l’amabilité réconfortante de vos propos. En retour, Je forme mes meilleurs vœux de paix, de longévité et de bonheur pour vous-même, vos familles et les membres de vos institutions, organisations et instances respectives. Que 2026 conforte davantage la foi, l’engagement et l’efficacité dans votre action pour l’accomplissement réussi des charges et missions qui vous sont dévolues.

  • Monsieur le Président de la Cour constitutionnelle ;
  • Mesdames, Messieurs ;

L’année 2025 est définitivement rentrée dans le passé, un passé qui donne au présent le moyen d’être pensé. C’est en cela que le passé illumine le présent. 2025 constitue désormais le phare le plus proche de notre présent qui éclaire le premier événement majeur de la nouvelle année, J’ai parlé des Présidentielles de mars 2026.

Ce moment sensible et déterminant de notre démocratie doit être abordé et vécu dans la paix et la concorde car, comme le stipule un adage ancien,  Je cite : « Là où habite la concorde, habite la réussite » Fin de citation.

Je souligne également que la concorde ne peut s’exonérer du respect de la diversité qui sous-tend la vitalité et la  grande richesse de notre patrimoine commun, ce bien que nous avons en partage, à savoir le Congo, notre pays.

Je rappelle, enfin, que les forces vives représentent la communauté nationale au sein de laquelle chaque composante, en jouant sa partition, participe à la consolidation de la paix et du vivre ensemble.

En cela, la religion, qui dispose de toute sa place dans cet espace multipolaire, en dépit de la laïcité de l’Etat, appelle le peuple à œuvrer à la préservation de la paix. Le christianisme et l’islam, qui demeurent les deux religions les plus pratiquées dans notre pays, subliment l’amour du prochain et prêchent la paix. Jésus, le fondateur historique du christianisme, n’avait-il pas dit, Je cite : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ».  Fin de citation.

Pour sa part, le Coran magnifie l’amour du prochain par la sentence ci-après, attribuée au prophète Mahomet telle que, Je cite : « La bonté est un acte de foi et celui qui n’a pas de bonté n’a pas de foi ».  Fin de citation.

De leur côté, les partis politiques, les associations, les organisations non gouvernementales prônent eux aussi, dans leurs textes fondateurs, la paix, le civisme, l’amour et le respect de l’autre. Dès lors, il nous faut toujours renforcer la cohésion sociale et la cohabitation basées sur le respect mutuel et la tolérance pour consolider le vivre ensemble et construire une société solidaire, autour de certains principes clés, tels :

  • le dialogue et l’écoute ;
  • le partage de valeurs communes pour le bien de la communauté ;
  • la civilité, c’est-à-dire l’adoption des comportements qui ne nuisent pas la vie en société.

Bref, nos leviers de socialisation imposent le respect des représentations collectives, des normes, des symboles établis qui, en dernier ressort, régissent notre vivre ensemble et nous interpellent tous.

C’est pourquoi, J’exhorte, à nouveau et de manière pressante, la communauté nationale à privilégier toujours l’unité et la cohésion des forces vives par le dialogue constructif, pour une Nation unie et résolument engagée dans la voie de la paix et du progrès.

En ce début d’année 2026, chacun est donc invité à renouer et à revenir sur les fondements de sa croyance pour les religieux et de ses convictions en ce qui concerne les acteurs politiques, croyance et convictions basées toujours sur la vertu morale, c’est-à-dire une manière d’être et d’agir, notamment la prédisposition à faire le bien,

  • le bien au pays ;
  • le bien à la société.

Ainsi, acteurs politiques, responsables administratifs, autorités religieuses, chefs coutumiers, femmes, jeunes, Je vous invite à promouvoir inlassablement les valeurs prônées par notre belle Devise : UNITÉ – TRAVAIL – PROGRÈS.

BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2026 A TOUS !

Je vous remercie.

 

 

Congo : échange de vœux entre le président et le corps diplomatique

Le président Denis Sassou-N’Guesso, accompagné de Madame Antoinette Sassou-N’Guesso, a reçu ce mardi 06 janvier 2026, au Palais du Peuple, les membres du Corps diplomatique accrédité en République du Congo, à l’occasion de la traditionnelle cérémonie d’échange de vœux du Nouvel An.

 

Cette rencontre solennelle, devenue un moment fort du calendrier diplomatique, a permis aux représentants des missions diplomatiques et consulaires ainsi qu’aux responsables des organisations internationales de présenter leurs vœux de paix, de prospérité et de réussite au Chef de l’État et au peuple congolais pour l’année 2026.

S’exprimant au nom du Corps diplomatique, le doyen a salué la qualité des relations de coopération qui unissent le Congo à leurs pays respectifs, tout en réaffirmant leur engagement à œuvrer au renforcement du dialogue politique, de la coopération économique et des échanges culturels. Il a également rendu hommage aux efforts déployés par les autorités congolaises en faveur de la paix, de la stabilité et du développement durable.

En réponse, le Président Denis Sassou-N’Guesso a exprimé sa gratitude pour les vœux formulés et a réitéré la volonté du Congo de poursuivre une diplomatie fondée sur le respect mutuel, la solidarité et la coopération gagnant-gagnant. Le Chef de l’État a souligné l’importance du multilatéralisme et de la concertation internationale face aux défis mondiaux, notamment ceux liés à la paix, au climat et au développement.

La cérémonie s’est déroulée dans une atmosphère empreinte de convivialité et de courtoisie diplomatique, illustrant la solidité des liens entre la République du Congo et la communauté internationale. Elle s’est achevée par des échanges informels entre le couple présidentiel et les membres du Corps diplomatique, marquant ainsi le début d’une nouvelle année placée sous le signe du dialogue et du partenariat.

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Congo-présidentielle mars 2026 : le PCT investit Denis Sassou N’Guesso candidat

Réuni à Brazzaville à l’occasion de son sixième congrès ordinaire, le Parti congolais du travail (PCT), au pouvoir, a officiellement investi le président Denis Sassou-N’Guesso comme son candidat à l’élection présidentielle prévue en mars 2026.

 

Les 3 000 délégués et participants au sixième congrès ordinaire du PCT ont tranché, le 30 décembre au soir, en investissant à l’unanimité Denis Sassou-N’Guesso, 82 ans, à la magistrature suprême. Fort de plus de quarante années cumulées à la tête de l’État, le président sortant est présenté par son parti comme l’homme de la stabilité et de la continuité.

Pour les militants du PCT, ce choix s’imposait. Christ Dufort Mambiki Bakissi, congressiste, estime que le chef de l’État est « le garant de la paix au Congo ». « En dehors de Sassou-Nguesso, nous ne voyons personne d’autre capable de diriger le pays. Depuis qu’il est là, il a instauré un climat de stabilité et de paix », a-t-il déclaré, résumant un sentiment largement partagé au sein du congrès.

Dès l’ouverture des travaux, le secrétaire général du PCT, Pierre Moussa, avait donné le ton. Le samedi 27 décembre, devant un parterre de militants, de sympathisants, de partis alliés de la majorité présidentielle et d’invités venus de l’étranger, il avait appelé solennellement Denis Sassou-N’Guesso à briguer un nouveau mandat. « La candidature de notre champion de tous les temps est la seule susceptible d’assurer au PCT et à la majorité présidentielle la stabilité du pays », avait-il affirmé, exhortant les militants à une « mobilisation totale », à la discipline et à une fidélité « à toute épreuve ».

Selon Pierre Moussa, le Congo a encore besoin de l’expérience du président sortant « dans un monde plein d’incertitudes ». Il a également insisté sur le rôle du chef de l’État comme « garant de l’unité nationale et de la paix ».

Mais cette investiture est loin de faire l’unanimité sur la scène politique nationale. Du côté de l’opposition, les critiques sont virulentes. Clément Mierassa, figure de l’opposition congolaise, dénonce « le maintien coûte que coûte du PCT au pouvoir ». Il estime que « les conditions d’une élection libre et transparente en 2026 ne sont pas réunies » et parle d’« un moment triste pour le Congo », évoquant un « reniement de la Constitution ».

Par ailleurs, le congrès du PCT s’est achevé sans consensus sur des questions internes majeures. Les délégués n’ont pas réussi à s’accorder sur la désignation d’un nouveau secrétaire général du parti, ni sur la composition du bureau politique et du comité central. Les travaux prennent définitivement fin ce mercredi 31 décembre, laissant ces dossiers en suspens.

Prévue pour mars 2026, la prochaine élection présidentielle s’annonce déjà comme un rendez-vous politique majeur et clivant. Conformément à la Constitution en vigueur, Denis Sassou-N’Guesso est éligible à un cinquième mandat. Tandis que la majorité présidentielle se range derrière sa candidature, l’opposition promet de poursuivre le combat politique, dans un contexte où les enjeux démocratiques, institutionnels et sociaux restent au cœur du débat national.

Diplomatie : trois nouveaux ambassadeurs accrédités au Congo

Le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a reçu en audience, le 22 décembre à Brazzaville, les lettres de créance de trois nouveaux chefs de missions diplomatiques accrédités en République du Congo.

 

Il s’agit du nouvel ambassadeur de la République gabonaise, Mathurin Boungou, de son homologue de la République de Namibie, Hopelong Uushona Iipinge, ainsi que de l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République fédérale démocratique d’Éthiopie, Mesfin Gebremaria Shawo.

La cérémonie officielle de présentation des lettres de créance marque l’entrée en fonction de ces diplomates auprès des autorités congolaises. Elle symbolise également la volonté commune de leurs pays respectifs et de la République du Congo de consolider et dynamiser la coopération bilatérale, dans des domaines variés tels que la diplomatie, l’économie, le commerce, la culture et les échanges institutionnels.

Mathurin Boungou, un juriste chevronné à la tête de la mission gabonaise

Nommé ambassadeur du Gabon à Brazzaville, Mathurin Boungou est un magistrat hors hiérarchie à la carrière remarquable. Il a successivement exercé comme juge d’instruction de 1991 à 1995, puis doyen des juges d’instruction jusqu’en 1997. De 2005 à 2008, il a occupé le poste de président de la Chambre d’accusation de la Cour d’appel, avant de diriger l’Agence judiciaire du Trésor entre 2008 et 2013. Depuis 2013, il assumait les fonctions de directeur général adjoint de l’Agence judiciaire du Congo.

À Brazzaville, il aura pour mission de renforcer les relations d’amitié et de coopération entre Libreville et Brazzaville, fondées sur des liens historiques et fraternels.

Hopelong Uushona Iipinge, une nouvelle impulsion pour la coopération Namibie-Congo

La Namibie est désormais représentée au Congo par Hopelong Uushona Iipinge, diplomate chevronné âgé de 68 ans. Marié et père de six enfants, il est titulaire d’une maîtrise en relations internationales obtenue à l’Université des Îles Vierges au Royaume-Uni, ainsi que d’un diplôme en stratégie civilo-militaire délivré en Floride, aux États-Unis.

Avant sa nomination, il occupait les fonctions de secrétaire général et chargé des comptes des anciens combattants de son pays. Il a également servi comme ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de l’Éthiopie à Cuba entre 2010 et 2013. Sa mission à Brazzaville vise à insuffler une nouvelle dynamique aux relations bilatérales entre Windhoek et Brazzaville.

Mesfin Gebremaria Shawo, ambassadeur éthiopien non résident au Congo

Déjà en poste à Kigali, Mesfin Gebremaria Shawo est ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République fédérale démocratique d’Éthiopie, avec accréditation non résidente en République du Congo. Diplômé de l’Université d’Addis-Abeba et de l’Université du Pendjabi en Inde, il est chargé de représenter son pays sur les plans politique, économique et diplomatique.

Son action portera notamment sur le développement du commerce, la promotion des investissements, la coopération culturelle, ainsi que sur les services consulaires et de visas, contribuant ainsi au renforcement des relations entre Addis-Abeba et Brazzaville.

Congo : la Banque congolaise de l’habitat se dote d’un nouveau siège à Brazzaville

Les travaux de construction de cet édifice ont été officiellement lancés le 19 décembre 2025 par le président de la République, Denis Sassou N’Guesso.

 

Dans un délai d’environ vingt-quatre mois, l’avenue Amilcar Cabral, en plein cœur de Brazzaville, accueillera un nouvel immeuble de sept niveaux abritant le siège social de la Banque congolaise de l’habitat (BCH). La construction de ce nouveau siège s’inscrit dans la dynamique de redressement et de modernisation de la BCH. À fin août 2025, la banque représentait 5,35 % des dépôts bancaires du pays, 4,32 % des crédits à l’économie et 4,70 % des créances de l’État, selon les chiffres communiqués par le ministre des Hydrocarbures, Bruno Jean-Richard Itoua, s’exprimant au nom de son collègue en charge des Finances. Des indicateurs qui témoignent, selon lui, de la bonne santé du secteur bancaire congolais et du retour progressif de la BCH parmi les acteurs crédibles du système financier national.

Fruit d’un partenariat entre la République du Congo et la République tunisienne, la Banque congolaise de l’habitat a été créée en 2007 avec pour mission principale de financer l’habitat et l’immobilier, stimuler le secteur de la construction et faciliter l’accès des Congolais à un logement décent à coût abordable. L’ambition affichée était d’accompagner chaque Congolais dans l’acquisition d’un toit.

Cependant, comme l’a rappelé le directeur général de la BCH, Oscar Ephraïm Ngole, la banque a connu, de sa création jusqu’en 2020, une évolution marquée par de nombreuses difficultés. Parmi celles-ci figuraient notamment l’insuffisance de ressources adaptées et l’absence d’un écosystème favorable au développement de projets immobiliers et d’habitats de grande envergure, limitant ainsi sa capacité à remplir pleinement son rôle.

Face à cette situation, le gouvernement a élaboré en octobre 2020 un plan de restructuration d’urgence de la BCH. Ce plan reposait sur quatre axes majeurs, dont l’augmentation du capital social de la banque à hauteur de 30 milliards de FCFA et l’affectation à son profit des ressources du Fonds national de l’habitat.

Les résultats de cette nouvelle orientation stratégique sont aujourd’hui visibles. La BCH est désormais implantée dans quatre grandes villes du pays : Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie et Ouesso. Ce maillage territorial, a souligné le ministre Bruno Jean-Richard Itoua, permet à la banque d’être plus proche des populations, d’offrir des services adaptés aux réalités sociales et de contribuer activement à l’inclusion financière.

Suspension des visas américains : Brazzaville se veut rassurant

Vendredi 19 décembre, lors d’une conférence de presse consacrée à la présentation du livre-bilan du président Denis Sassou Nguesso, le chef du gouvernement a indiqué que des discussions étaient en cours avec Washington en vue d’une levée prochaine de cette mesure.

 

Le Premier ministre congolais, Anatole Collinet Makosso, a tenté de rassurer l’opinion publique face à la décision des États-Unis de suspendre l’octroi de visas aux ressortissants du Congo-Brazzaville. Il faut noter que cette décision américaine s’inscrit dans le cadre du rétablissement d’un « travel ban » annoncé le mercredi 4 juin par le président Donald Trump, interdisant l’entrée sur le territoire américain aux ressortissants de douze pays. En Afrique, sept États sont concernés : le Tchad, la Guinée équatoriale, l’Érythrée, la Libye, la Somalie, le Soudan et le Congo-Brazzaville.

Concernant le Congo-Brazzaville, les autorités américaines invoquent officiellement un taux jugé élevé de « visas overstay », ces séjours prolongés au-delà de la durée légale du visa, ainsi que des insuffisances dans les dispositifs administratifs de contrôle des voyageurs avant leur départ.

Prenant la parole le 20 décembre à Brazzaville, Anatole Collinet Makosso a affirmé que le gouvernement congolais n’avait jamais été informé en amont d’une telle décision. « À aucun moment, on ne nous avait fait état d’une menace de ce genre », a-t-il déclaré, cité par notre correspondante à Brazzaville, Loïcia Martial. Selon lui, cette absence d’alerte explique les interrogations initiales suscitées par l’annonce.

Le Premier ministre a par ailleurs insisté sur la solidité des relations diplomatiques entre Brazzaville et Washington. « Nous avons des relations parfaites », a-t-il assuré, précisant que des démarches ont immédiatement été engagées par les autorités diplomatiques congolaises dès confirmation que le Congo figurait bien parmi les pays concernés.

Anatole Collinet Makosso a également relativisé la portée de la mesure, évoquant une diplomatie américaine « très active » et « fluctuante ». « On peut prendre une décision aujourd’hui, demain on l’a changée », a-t-il observé, soulignant que le Congo-Brazzaville s’inscrit dans cette dynamique de dialogue avec ses partenaires américains.

Se voulant optimiste, le chef du gouvernement a conclu en affirmant que les griefs soulevés par Washington étaient « en train d’être gérés » et que des solutions devraient être rapidement trouvées. « Je ne pense pas que ce soit réellement un problème. Nos relations redeviendront normales », a-t-il assuré.

Côte d’Ivoire : Denis Sassou N’Guesso à l’investiture d’Alassane Ouattara

La capitale économique ivoirienne a accueilli la cérémonie de prestation de serment du président Alassane Ouattara, réélu le 25 octobre dernier.

 

L’événement a réuni une dizaine de chefs d’État africains et de hautes personnalités, parmi lesquels, le président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso, dont la présence a une fois de plus illustré la solidité des relations historiques et diplomatiques entre Brazzaville et Abidjan.

Ont notamment répondu présents le président angolais João Lourenço, également président en exercice de l’Union africaine, le président sierra-léonais Julius Maada Bio, président en exercice de la CEDEAO, ainsi que le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye. La rencontre a également enregistré la participation des chefs d’État du Ghana, John Dramani Mahama, du Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguema, du Liberia, Joseph Nyumah Boakai, de Djibouti, Ismaïl Omar Guelleh, de Mauritanie, Mohamed Ould Ghazouani, de la Gambie, Adama Barrow, et des Comores, Azali Assoumani.

La forte mobilisation de délégations étrangères, de chefs d’État et de représentants d’institutions régionales et internationales a confirmé le rôle stratégique que joue la Côte d’Ivoire en Afrique de l’Ouest et sur l’ensemble du continent.

Dans son discours d’investiture, Alassane Ouattara a mis en avant les défis sécuritaires persistants auxquels fait face la sous-région, marquée par la montée du terrorisme et du cyberterrorisme. Il a réaffirmé la détermination de son pays à renforcer la sécurité alimentaire, à accélérer la transition énergétique et à investir davantage dans le numérique, afin de stimuler la productivité et la compétitivité de l’économie ivoirienne.

Malgré un contexte régional marqué par l’instabilité, le président ivoirien s’est montré confiant et optimiste, réaffirmant sa volonté de conduire la Côte d’Ivoire vers un avenir de paix, de stabilité et de prospérité.

Congo: Brazzaville accueille un nouvel hôtel 5 étoiles du groupe Kempinski

Le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a inauguré, le 2 décembre, le tout nouvel établissement du groupe hôtelier Kempinski, désormais implanté sur les berges du fleuve Congo.

 

Érigé en plein cœur de la ville et offrant une vue panoramique sur le fleuve, l’imposant complexe hôtelier symbolise l’ambition d’un Congo tourné vers l’avenir. « Brazzaville est une terre d’accueil qui garantit le développement des affaires et l’investissement privé », a rappelé le maire de la capitale, Dieudonné Bantsimba, saluant l’arrivée d’un acteur hôtelier de renommée internationale.

La ministre de l’Industrie culturelle, touristique, artistique et des Loisirs, Lydie Pongault, a souligné l’impact attendu de ce nouvel hôtel de luxe sur l’économie locale. Elle y voit « un vecteur d’employabilité et d’émergence du secteur touristique », à même de dynamiser plusieurs filières connexes, de la restauration aux services culturels.

Avec cette ouverture, le Congo affiche clairement sa volonté d’attirer davantage d’investisseurs et de voyageurs internationaux. L’établissement, qui conforte la place de Brazzaville dans le réseau mondial de Kempinski, vient enrichir l’offre d’hébergement haut de gamme du pays et renforcer son attractivité dans la sous-région.

L’inauguration s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification de l’économie nationale, misant sur le tourisme comme moteur de croissance.

Congo : la ville de Ewo reliée au réseau électrique national et à Boundji

Ce mardi 25 novembre, le président de la République Denis Sassou N’Guesso a procédé à la mise en service officielle du poste de desserte électrique d’Ewo.

 

Longtemps considérée comme l’un des départements les plus enclavés du pays, la Cuvette-Ouest récolte ainsi les fruits du programme de municipalisation accélérée lancé en 2011. Cette dynamique a permis, au fil des années, l’édification d’infrastructures essentielles : voiries urbaines, modernisation des bâtiments administratifs et aujourd’hui, la desserte électrique ainsi que la route, deux défis majeurs pour les pouvoirs publics.

Les travaux de la route Boundji–Ewo, initialement confiés à la société Andrade Gutierrez, avaient connu un arrêt en 2017 après 60 kilomètres réalisés, faute de financement. Ce n’est qu’en 2022, à la suite de la résiliation du contrat initial et d’un nouvel appel d’offres, que la société Stecol Corporation a repris le chantier pour achever les 16 kilomètres restants, livrés ce jour.

Pour les populations locales, ces réalisations représentent une véritable bouffée d’oxygène. Le préfet de la Cuvette-Ouest, Baron Frédéric Bozock, a rappelé les difficultés majeures auxquelles étaient confrontés les habitants il y a encore quelques années, notamment pour la circulation des personnes et des biens. Il a exprimé la satisfaction générale née de l’ouverture de la route et de l’accès à l’électricité, tout en appelant à la poursuite du désenclavement et à l’extension du réseau électrique dans l’ensemble du département.

De son côté, le ministre de l’Aménagement du territoire, des Infrastructures et des Grands Travaux, Jean-Jacques Bouya, s’est félicité de l’aboutissement de ces projets inscrits dans la logique gouvernementale de doter le pays d’infrastructures structurantes. « Nos réseaux routier et électrique sont en construction continue », a-t-il déclaré, saluant la concrétisation de la route Boundji–Ewo et de la connexion électrique. Il a également insisté sur la nécessité d’entretenir ces ouvrages pour éviter de revenir, selon lui, à un « éternel recommencement ».

Comme dans les autres départements récemment inaugurés, la cérémonie a débuté par un rituel traditionnel conduit par les sages et notabilités de la Cuvette-Ouest, marquant l’adhésion symbolique des communautés locales à cette nouvelle étape de développement.