Message de vœux du president de la République aux corps constitues nationaux

 

  • Monsieur le Président du Sénat ;
  • Monsieur le Président de l’Assemblée nationale ;
  • Monsieur le Premier ministre, Chef du gouvernement ;
  • Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement ;
  • Mesdames et Messieurs les représentants des institutions constitutionnelles,
  • Monsieur le Chef de l’opposition ;
  • Mesdames et Messieurs les représentants des partis politiques, des organisations non gouvernementales et associations ;
  • Mesdames et Messieurs les membres des confessions religieuses ;
  • Mesdames, Messieurs ;
  • Monsieur le Président de la Cour constitutionnelle ;
  • Mesdames, Messieurs ;

Comme de tradition au seuil de chaque année, Nous nous retrouvons, ce jour, pour l’échange de vœux de nouvel an.  J’ai suivi, avec une grande attention, les souhaits stimulants que vous venez de formuler à mon égard et à celui de mon Epouse, de ma famille, de mes proches.

Nous vous adressons nos sincères remerciements et saluons la chaleur fraternelle et l’amabilité réconfortante de vos propos. En retour, Je forme mes meilleurs vœux de paix, de longévité et de bonheur pour vous-même, vos familles et les membres de vos institutions, organisations et instances respectives. Que 2026 conforte davantage la foi, l’engagement et l’efficacité dans votre action pour l’accomplissement réussi des charges et missions qui vous sont dévolues.

  • Monsieur le Président de la Cour constitutionnelle ;
  • Mesdames, Messieurs ;

L’année 2025 est définitivement rentrée dans le passé, un passé qui donne au présent le moyen d’être pensé. C’est en cela que le passé illumine le présent. 2025 constitue désormais le phare le plus proche de notre présent qui éclaire le premier événement majeur de la nouvelle année, J’ai parlé des Présidentielles de mars 2026.

Ce moment sensible et déterminant de notre démocratie doit être abordé et vécu dans la paix et la concorde car, comme le stipule un adage ancien,  Je cite : « Là où habite la concorde, habite la réussite » Fin de citation.

Je souligne également que la concorde ne peut s’exonérer du respect de la diversité qui sous-tend la vitalité et la  grande richesse de notre patrimoine commun, ce bien que nous avons en partage, à savoir le Congo, notre pays.

Je rappelle, enfin, que les forces vives représentent la communauté nationale au sein de laquelle chaque composante, en jouant sa partition, participe à la consolidation de la paix et du vivre ensemble.

En cela, la religion, qui dispose de toute sa place dans cet espace multipolaire, en dépit de la laïcité de l’Etat, appelle le peuple à œuvrer à la préservation de la paix. Le christianisme et l’islam, qui demeurent les deux religions les plus pratiquées dans notre pays, subliment l’amour du prochain et prêchent la paix. Jésus, le fondateur historique du christianisme, n’avait-il pas dit, Je cite : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ».  Fin de citation.

Pour sa part, le Coran magnifie l’amour du prochain par la sentence ci-après, attribuée au prophète Mahomet telle que, Je cite : « La bonté est un acte de foi et celui qui n’a pas de bonté n’a pas de foi ».  Fin de citation.

De leur côté, les partis politiques, les associations, les organisations non gouvernementales prônent eux aussi, dans leurs textes fondateurs, la paix, le civisme, l’amour et le respect de l’autre. Dès lors, il nous faut toujours renforcer la cohésion sociale et la cohabitation basées sur le respect mutuel et la tolérance pour consolider le vivre ensemble et construire une société solidaire, autour de certains principes clés, tels :

  • le dialogue et l’écoute ;
  • le partage de valeurs communes pour le bien de la communauté ;
  • la civilité, c’est-à-dire l’adoption des comportements qui ne nuisent pas la vie en société.

Bref, nos leviers de socialisation imposent le respect des représentations collectives, des normes, des symboles établis qui, en dernier ressort, régissent notre vivre ensemble et nous interpellent tous.

C’est pourquoi, J’exhorte, à nouveau et de manière pressante, la communauté nationale à privilégier toujours l’unité et la cohésion des forces vives par le dialogue constructif, pour une Nation unie et résolument engagée dans la voie de la paix et du progrès.

En ce début d’année 2026, chacun est donc invité à renouer et à revenir sur les fondements de sa croyance pour les religieux et de ses convictions en ce qui concerne les acteurs politiques, croyance et convictions basées toujours sur la vertu morale, c’est-à-dire une manière d’être et d’agir, notamment la prédisposition à faire le bien,

  • le bien au pays ;
  • le bien à la société.

Ainsi, acteurs politiques, responsables administratifs, autorités religieuses, chefs coutumiers, femmes, jeunes, Je vous invite à promouvoir inlassablement les valeurs prônées par notre belle Devise : UNITÉ – TRAVAIL – PROGRÈS.

BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2026 A TOUS !

Je vous remercie.

 

 

Congo : échange de vœux entre le président et le corps diplomatique

Le président Denis Sassou-N’Guesso, accompagné de Madame Antoinette Sassou-N’Guesso, a reçu ce mardi 06 janvier 2026, au Palais du Peuple, les membres du Corps diplomatique accrédité en République du Congo, à l’occasion de la traditionnelle cérémonie d’échange de vœux du Nouvel An.

 

Cette rencontre solennelle, devenue un moment fort du calendrier diplomatique, a permis aux représentants des missions diplomatiques et consulaires ainsi qu’aux responsables des organisations internationales de présenter leurs vœux de paix, de prospérité et de réussite au Chef de l’État et au peuple congolais pour l’année 2026.

S’exprimant au nom du Corps diplomatique, le doyen a salué la qualité des relations de coopération qui unissent le Congo à leurs pays respectifs, tout en réaffirmant leur engagement à œuvrer au renforcement du dialogue politique, de la coopération économique et des échanges culturels. Il a également rendu hommage aux efforts déployés par les autorités congolaises en faveur de la paix, de la stabilité et du développement durable.

En réponse, le Président Denis Sassou-N’Guesso a exprimé sa gratitude pour les vœux formulés et a réitéré la volonté du Congo de poursuivre une diplomatie fondée sur le respect mutuel, la solidarité et la coopération gagnant-gagnant. Le Chef de l’État a souligné l’importance du multilatéralisme et de la concertation internationale face aux défis mondiaux, notamment ceux liés à la paix, au climat et au développement.

La cérémonie s’est déroulée dans une atmosphère empreinte de convivialité et de courtoisie diplomatique, illustrant la solidité des liens entre la République du Congo et la communauté internationale. Elle s’est achevée par des échanges informels entre le couple présidentiel et les membres du Corps diplomatique, marquant ainsi le début d’une nouvelle année placée sous le signe du dialogue et du partenariat.

DR
© DR
DR
© DR
DR
© DR
DR
© DR

Congo-présidentielle mars 2026 : le PCT investit Denis Sassou N’Guesso candidat

Réuni à Brazzaville à l’occasion de son sixième congrès ordinaire, le Parti congolais du travail (PCT), au pouvoir, a officiellement investi le président Denis Sassou-N’Guesso comme son candidat à l’élection présidentielle prévue en mars 2026.

 

Les 3 000 délégués et participants au sixième congrès ordinaire du PCT ont tranché, le 30 décembre au soir, en investissant à l’unanimité Denis Sassou-N’Guesso, 82 ans, à la magistrature suprême. Fort de plus de quarante années cumulées à la tête de l’État, le président sortant est présenté par son parti comme l’homme de la stabilité et de la continuité.

Pour les militants du PCT, ce choix s’imposait. Christ Dufort Mambiki Bakissi, congressiste, estime que le chef de l’État est « le garant de la paix au Congo ». « En dehors de Sassou-Nguesso, nous ne voyons personne d’autre capable de diriger le pays. Depuis qu’il est là, il a instauré un climat de stabilité et de paix », a-t-il déclaré, résumant un sentiment largement partagé au sein du congrès.

Dès l’ouverture des travaux, le secrétaire général du PCT, Pierre Moussa, avait donné le ton. Le samedi 27 décembre, devant un parterre de militants, de sympathisants, de partis alliés de la majorité présidentielle et d’invités venus de l’étranger, il avait appelé solennellement Denis Sassou-N’Guesso à briguer un nouveau mandat. « La candidature de notre champion de tous les temps est la seule susceptible d’assurer au PCT et à la majorité présidentielle la stabilité du pays », avait-il affirmé, exhortant les militants à une « mobilisation totale », à la discipline et à une fidélité « à toute épreuve ».

Selon Pierre Moussa, le Congo a encore besoin de l’expérience du président sortant « dans un monde plein d’incertitudes ». Il a également insisté sur le rôle du chef de l’État comme « garant de l’unité nationale et de la paix ».

Mais cette investiture est loin de faire l’unanimité sur la scène politique nationale. Du côté de l’opposition, les critiques sont virulentes. Clément Mierassa, figure de l’opposition congolaise, dénonce « le maintien coûte que coûte du PCT au pouvoir ». Il estime que « les conditions d’une élection libre et transparente en 2026 ne sont pas réunies » et parle d’« un moment triste pour le Congo », évoquant un « reniement de la Constitution ».

Par ailleurs, le congrès du PCT s’est achevé sans consensus sur des questions internes majeures. Les délégués n’ont pas réussi à s’accorder sur la désignation d’un nouveau secrétaire général du parti, ni sur la composition du bureau politique et du comité central. Les travaux prennent définitivement fin ce mercredi 31 décembre, laissant ces dossiers en suspens.

Prévue pour mars 2026, la prochaine élection présidentielle s’annonce déjà comme un rendez-vous politique majeur et clivant. Conformément à la Constitution en vigueur, Denis Sassou-N’Guesso est éligible à un cinquième mandat. Tandis que la majorité présidentielle se range derrière sa candidature, l’opposition promet de poursuivre le combat politique, dans un contexte où les enjeux démocratiques, institutionnels et sociaux restent au cœur du débat national.

Diplomatie : trois nouveaux ambassadeurs accrédités au Congo

Le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a reçu en audience, le 22 décembre à Brazzaville, les lettres de créance de trois nouveaux chefs de missions diplomatiques accrédités en République du Congo.

 

Il s’agit du nouvel ambassadeur de la République gabonaise, Mathurin Boungou, de son homologue de la République de Namibie, Hopelong Uushona Iipinge, ainsi que de l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République fédérale démocratique d’Éthiopie, Mesfin Gebremaria Shawo.

La cérémonie officielle de présentation des lettres de créance marque l’entrée en fonction de ces diplomates auprès des autorités congolaises. Elle symbolise également la volonté commune de leurs pays respectifs et de la République du Congo de consolider et dynamiser la coopération bilatérale, dans des domaines variés tels que la diplomatie, l’économie, le commerce, la culture et les échanges institutionnels.

Mathurin Boungou, un juriste chevronné à la tête de la mission gabonaise

Nommé ambassadeur du Gabon à Brazzaville, Mathurin Boungou est un magistrat hors hiérarchie à la carrière remarquable. Il a successivement exercé comme juge d’instruction de 1991 à 1995, puis doyen des juges d’instruction jusqu’en 1997. De 2005 à 2008, il a occupé le poste de président de la Chambre d’accusation de la Cour d’appel, avant de diriger l’Agence judiciaire du Trésor entre 2008 et 2013. Depuis 2013, il assumait les fonctions de directeur général adjoint de l’Agence judiciaire du Congo.

À Brazzaville, il aura pour mission de renforcer les relations d’amitié et de coopération entre Libreville et Brazzaville, fondées sur des liens historiques et fraternels.

Hopelong Uushona Iipinge, une nouvelle impulsion pour la coopération Namibie-Congo

La Namibie est désormais représentée au Congo par Hopelong Uushona Iipinge, diplomate chevronné âgé de 68 ans. Marié et père de six enfants, il est titulaire d’une maîtrise en relations internationales obtenue à l’Université des Îles Vierges au Royaume-Uni, ainsi que d’un diplôme en stratégie civilo-militaire délivré en Floride, aux États-Unis.

Avant sa nomination, il occupait les fonctions de secrétaire général et chargé des comptes des anciens combattants de son pays. Il a également servi comme ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de l’Éthiopie à Cuba entre 2010 et 2013. Sa mission à Brazzaville vise à insuffler une nouvelle dynamique aux relations bilatérales entre Windhoek et Brazzaville.

Mesfin Gebremaria Shawo, ambassadeur éthiopien non résident au Congo

Déjà en poste à Kigali, Mesfin Gebremaria Shawo est ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République fédérale démocratique d’Éthiopie, avec accréditation non résidente en République du Congo. Diplômé de l’Université d’Addis-Abeba et de l’Université du Pendjabi en Inde, il est chargé de représenter son pays sur les plans politique, économique et diplomatique.

Son action portera notamment sur le développement du commerce, la promotion des investissements, la coopération culturelle, ainsi que sur les services consulaires et de visas, contribuant ainsi au renforcement des relations entre Addis-Abeba et Brazzaville.

Congo : la Banque congolaise de l’habitat se dote d’un nouveau siège à Brazzaville

Les travaux de construction de cet édifice ont été officiellement lancés le 19 décembre 2025 par le président de la République, Denis Sassou N’Guesso.

 

Dans un délai d’environ vingt-quatre mois, l’avenue Amilcar Cabral, en plein cœur de Brazzaville, accueillera un nouvel immeuble de sept niveaux abritant le siège social de la Banque congolaise de l’habitat (BCH). La construction de ce nouveau siège s’inscrit dans la dynamique de redressement et de modernisation de la BCH. À fin août 2025, la banque représentait 5,35 % des dépôts bancaires du pays, 4,32 % des crédits à l’économie et 4,70 % des créances de l’État, selon les chiffres communiqués par le ministre des Hydrocarbures, Bruno Jean-Richard Itoua, s’exprimant au nom de son collègue en charge des Finances. Des indicateurs qui témoignent, selon lui, de la bonne santé du secteur bancaire congolais et du retour progressif de la BCH parmi les acteurs crédibles du système financier national.

Fruit d’un partenariat entre la République du Congo et la République tunisienne, la Banque congolaise de l’habitat a été créée en 2007 avec pour mission principale de financer l’habitat et l’immobilier, stimuler le secteur de la construction et faciliter l’accès des Congolais à un logement décent à coût abordable. L’ambition affichée était d’accompagner chaque Congolais dans l’acquisition d’un toit.

Cependant, comme l’a rappelé le directeur général de la BCH, Oscar Ephraïm Ngole, la banque a connu, de sa création jusqu’en 2020, une évolution marquée par de nombreuses difficultés. Parmi celles-ci figuraient notamment l’insuffisance de ressources adaptées et l’absence d’un écosystème favorable au développement de projets immobiliers et d’habitats de grande envergure, limitant ainsi sa capacité à remplir pleinement son rôle.

Face à cette situation, le gouvernement a élaboré en octobre 2020 un plan de restructuration d’urgence de la BCH. Ce plan reposait sur quatre axes majeurs, dont l’augmentation du capital social de la banque à hauteur de 30 milliards de FCFA et l’affectation à son profit des ressources du Fonds national de l’habitat.

Les résultats de cette nouvelle orientation stratégique sont aujourd’hui visibles. La BCH est désormais implantée dans quatre grandes villes du pays : Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie et Ouesso. Ce maillage territorial, a souligné le ministre Bruno Jean-Richard Itoua, permet à la banque d’être plus proche des populations, d’offrir des services adaptés aux réalités sociales et de contribuer activement à l’inclusion financière.

Suspension des visas américains : Brazzaville se veut rassurant

Vendredi 19 décembre, lors d’une conférence de presse consacrée à la présentation du livre-bilan du président Denis Sassou Nguesso, le chef du gouvernement a indiqué que des discussions étaient en cours avec Washington en vue d’une levée prochaine de cette mesure.

 

Le Premier ministre congolais, Anatole Collinet Makosso, a tenté de rassurer l’opinion publique face à la décision des États-Unis de suspendre l’octroi de visas aux ressortissants du Congo-Brazzaville. Il faut noter que cette décision américaine s’inscrit dans le cadre du rétablissement d’un « travel ban » annoncé le mercredi 4 juin par le président Donald Trump, interdisant l’entrée sur le territoire américain aux ressortissants de douze pays. En Afrique, sept États sont concernés : le Tchad, la Guinée équatoriale, l’Érythrée, la Libye, la Somalie, le Soudan et le Congo-Brazzaville.

Concernant le Congo-Brazzaville, les autorités américaines invoquent officiellement un taux jugé élevé de « visas overstay », ces séjours prolongés au-delà de la durée légale du visa, ainsi que des insuffisances dans les dispositifs administratifs de contrôle des voyageurs avant leur départ.

Prenant la parole le 20 décembre à Brazzaville, Anatole Collinet Makosso a affirmé que le gouvernement congolais n’avait jamais été informé en amont d’une telle décision. « À aucun moment, on ne nous avait fait état d’une menace de ce genre », a-t-il déclaré, cité par notre correspondante à Brazzaville, Loïcia Martial. Selon lui, cette absence d’alerte explique les interrogations initiales suscitées par l’annonce.

Le Premier ministre a par ailleurs insisté sur la solidité des relations diplomatiques entre Brazzaville et Washington. « Nous avons des relations parfaites », a-t-il assuré, précisant que des démarches ont immédiatement été engagées par les autorités diplomatiques congolaises dès confirmation que le Congo figurait bien parmi les pays concernés.

Anatole Collinet Makosso a également relativisé la portée de la mesure, évoquant une diplomatie américaine « très active » et « fluctuante ». « On peut prendre une décision aujourd’hui, demain on l’a changée », a-t-il observé, soulignant que le Congo-Brazzaville s’inscrit dans cette dynamique de dialogue avec ses partenaires américains.

Se voulant optimiste, le chef du gouvernement a conclu en affirmant que les griefs soulevés par Washington étaient « en train d’être gérés » et que des solutions devraient être rapidement trouvées. « Je ne pense pas que ce soit réellement un problème. Nos relations redeviendront normales », a-t-il assuré.

Côte d’Ivoire : Denis Sassou N’Guesso à l’investiture d’Alassane Ouattara

La capitale économique ivoirienne a accueilli la cérémonie de prestation de serment du président Alassane Ouattara, réélu le 25 octobre dernier.

 

L’événement a réuni une dizaine de chefs d’État africains et de hautes personnalités, parmi lesquels, le président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso, dont la présence a une fois de plus illustré la solidité des relations historiques et diplomatiques entre Brazzaville et Abidjan.

Ont notamment répondu présents le président angolais João Lourenço, également président en exercice de l’Union africaine, le président sierra-léonais Julius Maada Bio, président en exercice de la CEDEAO, ainsi que le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye. La rencontre a également enregistré la participation des chefs d’État du Ghana, John Dramani Mahama, du Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguema, du Liberia, Joseph Nyumah Boakai, de Djibouti, Ismaïl Omar Guelleh, de Mauritanie, Mohamed Ould Ghazouani, de la Gambie, Adama Barrow, et des Comores, Azali Assoumani.

La forte mobilisation de délégations étrangères, de chefs d’État et de représentants d’institutions régionales et internationales a confirmé le rôle stratégique que joue la Côte d’Ivoire en Afrique de l’Ouest et sur l’ensemble du continent.

Dans son discours d’investiture, Alassane Ouattara a mis en avant les défis sécuritaires persistants auxquels fait face la sous-région, marquée par la montée du terrorisme et du cyberterrorisme. Il a réaffirmé la détermination de son pays à renforcer la sécurité alimentaire, à accélérer la transition énergétique et à investir davantage dans le numérique, afin de stimuler la productivité et la compétitivité de l’économie ivoirienne.

Malgré un contexte régional marqué par l’instabilité, le président ivoirien s’est montré confiant et optimiste, réaffirmant sa volonté de conduire la Côte d’Ivoire vers un avenir de paix, de stabilité et de prospérité.

Congo: Brazzaville accueille un nouvel hôtel 5 étoiles du groupe Kempinski

Le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a inauguré, le 2 décembre, le tout nouvel établissement du groupe hôtelier Kempinski, désormais implanté sur les berges du fleuve Congo.

 

Érigé en plein cœur de la ville et offrant une vue panoramique sur le fleuve, l’imposant complexe hôtelier symbolise l’ambition d’un Congo tourné vers l’avenir. « Brazzaville est une terre d’accueil qui garantit le développement des affaires et l’investissement privé », a rappelé le maire de la capitale, Dieudonné Bantsimba, saluant l’arrivée d’un acteur hôtelier de renommée internationale.

La ministre de l’Industrie culturelle, touristique, artistique et des Loisirs, Lydie Pongault, a souligné l’impact attendu de ce nouvel hôtel de luxe sur l’économie locale. Elle y voit « un vecteur d’employabilité et d’émergence du secteur touristique », à même de dynamiser plusieurs filières connexes, de la restauration aux services culturels.

Avec cette ouverture, le Congo affiche clairement sa volonté d’attirer davantage d’investisseurs et de voyageurs internationaux. L’établissement, qui conforte la place de Brazzaville dans le réseau mondial de Kempinski, vient enrichir l’offre d’hébergement haut de gamme du pays et renforcer son attractivité dans la sous-région.

L’inauguration s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification de l’économie nationale, misant sur le tourisme comme moteur de croissance.

Congo : la ville de Ewo reliée au réseau électrique national et à Boundji

Ce mardi 25 novembre, le président de la République Denis Sassou N’Guesso a procédé à la mise en service officielle du poste de desserte électrique d’Ewo.

 

Longtemps considérée comme l’un des départements les plus enclavés du pays, la Cuvette-Ouest récolte ainsi les fruits du programme de municipalisation accélérée lancé en 2011. Cette dynamique a permis, au fil des années, l’édification d’infrastructures essentielles : voiries urbaines, modernisation des bâtiments administratifs et aujourd’hui, la desserte électrique ainsi que la route, deux défis majeurs pour les pouvoirs publics.

Les travaux de la route Boundji–Ewo, initialement confiés à la société Andrade Gutierrez, avaient connu un arrêt en 2017 après 60 kilomètres réalisés, faute de financement. Ce n’est qu’en 2022, à la suite de la résiliation du contrat initial et d’un nouvel appel d’offres, que la société Stecol Corporation a repris le chantier pour achever les 16 kilomètres restants, livrés ce jour.

Pour les populations locales, ces réalisations représentent une véritable bouffée d’oxygène. Le préfet de la Cuvette-Ouest, Baron Frédéric Bozock, a rappelé les difficultés majeures auxquelles étaient confrontés les habitants il y a encore quelques années, notamment pour la circulation des personnes et des biens. Il a exprimé la satisfaction générale née de l’ouverture de la route et de l’accès à l’électricité, tout en appelant à la poursuite du désenclavement et à l’extension du réseau électrique dans l’ensemble du département.

De son côté, le ministre de l’Aménagement du territoire, des Infrastructures et des Grands Travaux, Jean-Jacques Bouya, s’est félicité de l’aboutissement de ces projets inscrits dans la logique gouvernementale de doter le pays d’infrastructures structurantes. « Nos réseaux routier et électrique sont en construction continue », a-t-il déclaré, saluant la concrétisation de la route Boundji–Ewo et de la connexion électrique. Il a également insisté sur la nécessité d’entretenir ces ouvrages pour éviter de revenir, selon lui, à un « éternel recommencement ».

Comme dans les autres départements récemment inaugurés, la cérémonie a débuté par un rituel traditionnel conduit par les sages et notabilités de la Cuvette-Ouest, marquant l’adhésion symbolique des communautés locales à cette nouvelle étape de développement.

Congo : Ouesso inaugure son hôpital général moderne

Après Sibiti, Pointe-Noire et Brazzaville, Ouesso devient ainsi le quatrième chef-lieu de département à accueillir une structure de ce type.

 

Le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a procédé lundi 24 novembre à l’inauguration de l’hôpital général de Ouesso. Après Sibiti, Pointe-Noire et Brazzaville, c’est au tour de Ouesso qui devient ainsi le quatrième chef-lieu de département à accueillir une structure de ce type, conformément au programme gouvernemental visant à doter chaque département d’un hôpital général.

Doté de 235 lits, l’hôpital général de Ouesso comprend sept zones opérationnelles et propose une prise en charge complète allant de la médecine générale à plusieurs spécialités médicales et chirurgicales. Une montée en gamme qui permettra de répondre de manière plus efficace aux besoins croissants de la population.

Pour le ministre de la Santé et de la Population, Jean Rosaire Ibara, que la création et la rénovation des infrastructures sanitaires déjà réalisées ou en cours contribuent directement à l’amélioration des conditions de vie des populations, tout en rapprochant les services de santé des usagers.

La cérémonie a été marquée par un rituel exécuté par les notables de la Sangha, mettant à l’honneur des gestes ancestraux destinés à sanctuariser le site. À l’issue de ces rites traditionnels, le président Denis Sassou N’Guesso a procédé à la coupure du ruban, marquant l’ouverture officielle de l’établissement.

 

Le président Denis Sassou N’Guesso à Ouesso pour inaugurer l’hôpital général

Le Chef de l’État a été accueilli par les autorités locales, les corps constitués ainsi qu’une population venue nombreuse saluer sa présence.

 

Le Président Denis Sassou N’Guesso, est arrivé le dimanche 23 novembre 2025, à Ouesso pour un séjour de travail placé sous le signe du renforcement des infrastructures sanitaires nationales.

Au cœur de ce déplacement figure l’inauguration officielle de l’hôpital général de Ouesso, un établissement moderne dont la mise en service marque une avancée majeure pour le département de la Sangha. Cette nouvelle structure sanitaire, dotée d’équipements de dernière génération, contribuera à améliorer l’offre de soins, à renforcer la prise en charge des patients et à rapprocher davantage les services de santé des communautés locales.

La cérémonie d’ouverture, prévue dans les prochaines heures, symbolise la volonté du gouvernement de poursuivre la modernisation du système de santé et de réduire les inégalités d’accès aux soins sur l’ensemble du territoire national.

Avec cette nouvelle infrastructure, la Sangha renforce son rôle stratégique dans la dynamique de développement régional. Les autorités locales saluent d’ores et déjà un projet porteur d’espoir pour les populations, qui y voient l’opportunité d’une meilleure qualité de vie et d’un accès amélioré aux soins spécialisés.

Le séjour présidentiel se poursuivra avec d’autres activités inscrites à l’agenda, traduisant l’importance accordée par le Chef de l’État à l’amélioration continue des services publics essentiels.

Congo : un musée pour faire rayonner la mémoire africaine

Le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a procédé, mardi 18 novembre, au lancement officiel des travaux de cet infrastructure.

 

C’est sur l’ancien port d’embarquement des esclaves, à la baie de Loango que les travaux de construction du futur musée ont été lancés. Prévu pour s’achever fin 2026, l’édifice s’étendra sur plus de 3 000 m² et représente un investissement de près de 23 milliards FCFA. Selon le ministre de l’Aménagement du territoire et des Grands travaux, Jean-Jacques Bouya, le projet confié au groupement GCC-SCTB, avec un contrôle assuré par Géo-Consult, reposera sur une surface totale bâtie de 3 300 m².

Le musée comprendra quatre zones principales notamment un espace d’exposition dédié aux artistes ; un parcours permanent retraçant l’histoire du mémorial ; une cinémathèque ; une zone commerciale. À cela s’ajouteront un bloc administratif, des espaces paysagers et un amphithéâtre, offrant au site une ampleur culturelle et touristique sans précédent.

« Ce musée sera un espace de mémoire, de savoir, de conscience et de prise de conscience collective ; un lieu d’éducation, de recherche et de dialogue. Il racontera à l’éternité l’histoire, mais aussi la culture, la résistance et la dignité », a souligné Jean-Jacques Bouya.

« Aujourd’hui, en posant la première pierre du Mémorial de la Baie de Loango, vous transformez ce seuil en promesse. Vous faites de ce lieu de fracture un lieu de réconciliation. Vous rendez à ces âmes leur voix, à ce rivage sa dignité, et à notre mémoire sa verticalité. (…) C’est un acte de vision. » a exprimé au chef de l’Etat, Lydie Pongault, ministre de l’Industrie culturelle, touristique, artistique et des loisirs

Un devoir d’histoire

À partir du XVIIᵉ siècle, la baie de Loango fut l’un des points d’embarquement majeurs du commerce négrier. Des millions d’hommes, de femmes et d’enfants y furent déportés vers les Amériques, victimes d’un système de déshumanisation dont les séquelles marquent encore le monde contemporain.

Le Congo se dote d’un institut de pointe pour renforcer sa sécurité sanitaire

Le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a inauguré lundi 17 novembre, l’Institut national de biologie et de veille sanitaire (INBVS), dans le 1er arrondissement Emery Patrice Lumumba.

 

L’INBVS vient répondre à trois besoins essentiels à savoir le diagnostic biologique avancé, la recherche et l’innovation, ainsi que la surveillance épidémiologique et la veille sanitaire. C’est du moins ce qu’a expliqué le ministre de la Santé et de la Population, Jean Rosaire Ibara, lors de la cérémonie d’inauguration.

L’Institut s’appuie sur une architecture moderne, composée de cinq grands laboratoires complémentaires, interconnectés et spécialisés. Ils couvrent les domaines de la biologie moléculaire et de la génomique fonctionnelle, la microbiologie, la biochimie, l’immunologie et l’hématologie, la bromatologie et la toxicologie, sans oublier la biologie d’urgence. Un dispositif qui, selon le ministre, fait de l’INBVS un futur « pivot national de la recherche biomédicale appliquée ».

Au-delà de sa mission sanitaire, l’établissement prévoit de développer des partenariats avec les universités publiques et privées afin de renforcer la formation, l’innovation et la production scientifique au Congo.

Pour le gouvernement congolais, l’ambition est claire, faire de l’INBVS un modèle africain en matière de sécurité sanitaire, doté d’une veille biologique permanente et capable de déployer une réponse rapide en cas d’épidémie.

Le ministre de la Santé souhaite que l’Institut devienne « un phare de science, de souveraineté et de responsabilité au service du Congo et de l’Afrique tout entière ».

Congo : Denis Sassou N’Guesso inaugure une usine gazière

Le président de la République a procédé, lundi 17 novembre 2025, à l’inauguration de l’usine de valorisation du gaz associé du champ Banga-Kayo, à Tchamba Nzassi.

 

Le complexe gazier inauguré comprend un système complet : unités de traitement, de séparation, de compression, de liquéfaction, stockage, logistique et toutes les infrastructures nécessaires à la transformation du gaz associé en produits énergétiques et industriels. L’infrastructure a été réalisée par la société chinoise Wing Wah Exploration & Production (E&P) en partenariat avec la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC)

Selon Wing Wah, l’usine prévoit la production de gaz sec, de propane, de butane et d’un volume important de GNL destiné à la fois au marché national et à l’exportation.

Le vice-président de Wing Wah E&P, Li Jin Qiang, a souligné que cette mise en service découle directement de la vision du chef de l’État.

« À pleine capacité, nous traiterons 5 millions de mètres cubes de gaz associé par jour, produisant plus de 219 000 tonnes de propane, 151 000 tonnes de butane, 88 000 tonnes et 250 000 tonnes de GNL, ainsi qu’un volume important de gaz sec. C’est un changement d’échelle majeur pour la République du Congo », a-t-il déclaré.

Ce programme industriel progressif, déployé en trois phases entre 2024 et 2026, augmentera à chaque étape les capacités de traitement et les bénéfices économiques pour le pays.

Filiale du groupe chinois Southernpec, Wing Wah ambitionne d’atteindre 500 000 barils équivalent pétrole par jour d’ici 2030. Li Jin Qiang s’est félicité du climat de confiance instauré par les réformes du gouvernement depuis 2021.

« Grâce à cette impulsion, notre production est passée en un temps record de 8 000 barils en 2021 à 58 000 barils aujourd’hui », a-t-il rappelé.

L’inauguration de l’usine s’inscrit dans un vaste projet intégré dont le déploiement complet est prévu pour décembre 2025. Ce programme reliera plusieurs permis pétroliers au moyen d’un réseau d’oléoducs, de gazoducs, d’infrastructures routières, de centres de traitement et de transfert.

À terme, il devrait permettre la production additionnelle d’environ 200 000 barils équivalent pétrole, ainsi que la création de plus de 7 000 emplois directs et indirects, une véritable opportunité pour les jeunes et les entreprises locales.

Le vice-président de Wing Wah a également salué le rôle crucial de la SNPC.

« La SNPC est un partenaire essentiel. Son implication constante a été déterminante dans chaque étape du projet », a-t-il insisté.

Le ministre des Hydrocarbures, Bruno Jean Richard Itoua, a souligné l’importance stratégique de ces investissements : réduction du torchage, montée en compétence, consolidation du tissu industriel et renforcement de la chaîne de valeur gazière.

Le projet global de Wing Wah prévoit à long terme 1 400 forages sur 20 ans, pour un investissement estimé à 23 milliards de dollars, en plus des 4 milliards déjà engagés dans le programme initial.

« Au total, ce sont près de 27 milliards de dollars qui seront investis dans notre pays », a rappelé le ministre.

Congo : Denis Sassou N’Guesso en visite de travail à Pointe-Noire et dans le Kouilou

Le chef de l’État a entamé dimanche 16 novembre, une visite de travail de deux jours à Pointe-Noire et dans le Kouilou, consacrée à plusieurs inaugurations d’infrastructures industrielles, sanitaires, éducatives et mémorielles.

 

Arrivé en fin d’après-midi à l’aéroport Antonio Agostinho Neto, le chef de l’État, Denis Sassou N’Guesso, a entamé dimanche une visite de travail de deux jours à Pointe-Noire et dans le département du Kouilou. Accueilli par les autorités locales réunies pour les honneurs officiels, le président a été chaleureusement salué par une foule nombreuse massée le long de l’avenue menant de l’aéroport à sa résidence en bordure de mer. Une partie du trajet a été effectuée à bord d’un véhicule décapotable, permettant au cortège présidentiel de communier avec les Ponténégrins.

Ce lundi 17 novembre 2025, le programme du chef de l’État est marqué par deux inaugurations majeures. Il procédera d’abord à l’ouverture officielle de l’usine de valorisation du gaz associé de la société Wing Wah Exploration and Production Pétrolière SAU, un projet stratégique pour la réduction du torchage et la valorisation énergétique des ressources nationales. Dans la foulée, Denis Sassou N’Guesso inaugurera l’Institut national de biologie et de veille sanitaire, une infrastructure essentielle pour le renforcement du système de surveillance épidémiologique du pays.

La deuxième journée de la visite, prévue le mardi 18 novembre, sera consacrée à plusieurs activités dans le Kouilou. Le président inaugurera l’Université catholique, avant d’effectuer une visite technique à l’huilerie Africa Oil. La tournée s’achèvera à Loango avec la pose de la première pierre du futur musée de l’esclavage, un projet mémoriel majeur destiné à mettre en lumière un pan important de l’histoire du Congo et de la sous-région.

Tony Elumelu plaide pour l’investissement dans l’énergie, les infrastructures et l’entrepreneuriat au Congo Brazzaville

Dans le cadre de sa tournée africaine en cours, le Président du Groupe United Bank for Africa (UBA) Plc, Tony Elumelu, a effectué une visite de courtoisie au Président de la République du Congo, Son Excellence Denis Sassou-Nguesso, réaffirmant l’engagement fort de la banque envers le pays et l’ensemble de la région d’Afrique centrale.

Au cours de l’audience, Elumelu a exprimé sa profonde gratitude au Président pour l’accueil chaleureux réservé à lui et à son équipe, qualifiant cette rencontre d’opportunité privilégiée pour échanger avec les membres du conseil d’administration de UBA, le personnel et les clients de valeur de Congo Brazzaville. Il a salué leur engagement ainsi que le rôle essentiel qu’ils jouent dans la croissance de la banque et son impact à travers l’Afrique.

Il a également félicité le Président pour les progrès remarquables réalisés dans les domaines des infrastructures et des réformes économiques, décrivant la République du Congo comme « une nation d’un immense potentiel et riche en opportunités ».

Pour sa part, le Président Sassou-Nguesso a salué le partenariat constant de UBA et les contributions de la banque au développement national. Il a appelé à poursuivre les échanges dans des secteurs clés, notamment la banque transactionnelle, la mobilisation des recettes et l’efficacité institutionnelle.

Le Président a également exprimé le souhait de voir UBA construire un nouveau siège à Brazzaville, promettant d’allouer un terrain adéquat pour ce projet.

En évoquant les priorités nationales, le Chef de l’État a encouragé la poursuite du soutien de la banque au secteur pétrolier et gazier, et particulièrement au développement de l’accès à l’énergie pour les populations congolaises. Il a mentionné un protocole d’accord récemment signé à Dar es Salaam sur les infrastructures énergétiques régionales et a invité le Président du Groupe UBA à mettre à profit son expérience pour contribuer à relever le défi énergétique en République du Congo.

Tony Elumelu a assuré le Président de l’appui total de UBA, promettant la construction d’un nouveau siège qui servira de quartier général régional pour l’Afrique centrale. Il a réaffirmé la volonté de la banque de déployer ses plateformes innovantes, ses solutions et son expertise locale pour renforcer l’inclusion financière, la mobilisation des revenus et le développement des infrastructures.

Il a également mis en avant l’impact de la Tony Elumelu Foundation, qui a déjà accompagné plus de 100 jeunes entrepreneurs congolais à travers un programme de formation de 12 semaines et une dotation en capital initial non remboursable de 5 000 dollars US chacun, contribuant ainsi à l’émergence d’une nouvelle génération de leaders économiques africains engagés dans une transformation durable.

Tony Elumelu était accompagné de plusieurs cadres dirigeants de UBA, notamment : Hilarion Bounsana, Président du Conseil d’administration de UBA Congo Brazzaville ; Sarata Koné, Directrice Exécutive/CEO UBA Africa ; Bili Odum, Secrétaire Général/Conseiller Juridique du Groupe ; Mariam Yago Toure, Directrice Générale/CEO UBA Congo Brazzaville ; Emmanuel Lamptey, Directeur des Opérations du Groupe ; et Samuel Ocheho, Directeur Exécutif, Financial Services Group.

Cette visite a non seulement réaffirmé le rôle stratégique de UBA à Brazzaville, mais a également souligné l’ambition de la banque de renforcer sa présence en Afrique centrale. Avec UBA Congo Brazzaville comme pôle majeur, la banque entend étendre son soutien aux priorités du pays dans les secteurs de l’énergie, du pétrole & gaz et des infrastructures, afin de promouvoir une prospérité partagée et une croissance durable pour tous.

Congo-Souanké : le Centre des métiers des mines effectue sa première rentrée

Cinquante apprenants, tous internes, composent cette première cohorte qui marque le démarrage de cette formation professionnelle.

 

À quelques jours de son inauguration officielle par le chef de l’État, Denis Sassou N’Guesso, prévue le 18 novembre, le Centre des métiers des mines de Souanké (CEFA), dans le département de la Sangha, a lancé le 11 novembre sa première rentrée académique.

Le CEFA de Souanké a pour vocation de former des mineurs-foreurs et des soudeurs, deux métiers très demandés dans l’industrie extractive. Interdit aux moins de 16 ans, l’établissement dispensera d’abord les enseignements théoriques dans ses locaux avant de les compléter par une formation pratique en milieu minier.

« Les programmes sont déjà disponibles et les conditions administratives et pédagogiques sont remplies. Il ne nous reste qu’à exhorter la jeunesse congolaise, en général, et celle de Souanké en particulier, à saisir cette opportunité unique », a déclaré le directeur général de l’enseignement professionnel, Christophe Lia, venu superviser la cérémonie de rentrée. Selon lui, ce centre permettra aux apprenants de transformer leurs expériences en compétences formalisées et diplômantes, favorisant ainsi leur employabilité.

Alors que l’inauguration par le président Denis Sassou N’Guesso approche, l’ensemble de la sous-préfecture vit au rythme des préparatifs. Autorités traditionnelles, politiques, administratives et religieuses multiplient les réunions pour garantir un accueil à la hauteur de l’événement.

« Les habitants de Souanké s’apprêtent à réserver un accueil chaleureux au chef de l’État. Ils ne rateront pas cette occasion. Le moment venu, ils sortiront de toute part pour venir saluer son arrivée », a assuré le sous-préfet, Georges Nzengué.

Du côté des sages, l’enthousiasme est tout aussi palpable. « C’est une joie. Quand le papa vient voir les enfants, ils sont contents. Nous sommes très contents que le président vienne nous voir », a confié le président des sages de Souanké, Jean-Paul Biteké.

Dans les rues de Souanké, l’annonce de la visite présidentielle suscite une ferveur généralisée. Commerçants, élèves, habitants… Tous préparent ce moment attendu.

« Depuis que l’on sait que le président arrive, chaque jour nous recevons beaucoup de clients », témoigne un commerçant ouest-africain. Une élève en uniforme confie : « Je n’ai jamais entendu dire que le président Sassou N’Guesso était déjà venu à Souanké. Je vais chercher à le voir. »

Les responsables religieux, eux, se mobilisent sur le plan spirituel et social. « Nous prions pour que tout se déroule sous la protection du Seigneur, et nous sensibilisons la population à bien se préparer pour accueillir le président et sa délégation », explique un homme d’Église.

Chine-Congo : un partenariat tourné vers la modernisation et le développement partagé

La Chine et la République du Congo entendent poursuivre leur marche commune vers un développement durable, inclusif et de haute qualité.

 

De retour d’une visite à Oyo, ville natale du président Denis Sassou N’Guesso, l’ambassadeur de Chine au Congo, An Qing, a salué le dynamisme et la vitalité qui caractérisent cette localité et, plus largement, l’ensemble du pays. Elle a rappelé que, tout comme le peuple chinois œuvre sans relâche pour tracer la voie de la modernisation, le Congo s’inscrit lui aussi dans cette dynamique de progrès et de renouveau.

« Nous devons saisir la tendance historique pour ouvrir de belles perspectives au développement dans les cinq ans à venir », a déclaré la diplomate.

« Aujourd’hui, la Chine voit son commerce mondial se hisser aux premiers rangs : premier pour les marchandises, deuxième pour les services. Sa croissance moyenne atteint 5,5 %, et sa contribution à l’économie mondiale avoisine 30 %. Elle dispose désormais des systèmes d’éducation, de sécurité sociale et de santé publique les plus vastes au monde. »

Saluant les progrès remarquables de la Chine, le président Denis Sassou N’Guesso a souligné l’exemplarité de ce modèle de développement. Selon l’ambassadeur, la Chine a su, par ses efforts constants, se transformer d’un pays pauvre et faible en la plus grande nation en développement du monde.

Cette réussite, estime-t-elle, constitue une source d’inspiration pour le Congo et d’autres pays émergents, appelés à suivre une voie de modernisation adaptée à leurs réalités nationales.

« Personne ne peut retourner à l’isolement sous le même ciel, et un simple trait d’union ne suffit pas à relier le grand village planétaire », a-t-elle cité, reprenant un proverbe chinois.

Pour l’ambassadeur An Qing, la modernisation doit profiter à chaque foyer : garantir une éducation de qualité, créer des emplois décents, assurer une répartition équitable des revenus et un accès égal aux services publics.

Ces actions, souligne-t-elle, permettront de renforcer le sentiment de bonheur collectif et de répondre à l’aspiration croissante des peuples à une vie meilleure.

Abordant les défis mondiaux actuels, la diplomate a mis en garde contre la montée de l’unilatéralisme, du protectionnisme et des actes hégémoniques.

« Face au contre-courant de notre époque, la Chine se tient fermement du côté de l’équité, de la justice et de l’impartialité », a-t-elle affirmé.

Coprésidents du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC), la Chine et le Congo entendent consolider leurs acquis et construire ensemble une communauté d’avenir partagé de haut niveau.

Denis Sassou N’Guesso à Luanda pour les 50 ans de l’indépendance de l’Angola

Le chef de l’État congolais assistera, ce mardi 11 novembre 2025, aux cérémonies marquant le cinquantenaire de l’indépendance de la République d’Angola.

 

Après avoir pris part à la Conférence des Nations unies sur le climat (COP30) à Belém, au Brésil, le président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso, a poursuivi son agenda diplomatique. Il est arrivé lundi 10 novembre à Luanda, où il prendra part ce mardi aux activités marquant les 50 ans de l’indépendance de l’Angola, un moment historique célébré avec faste par la nation angolaise.

Le chef de l’Etat congolais a été reçu, ce 10 novembre, au palais présidentiel, par son homologue angolais, João Lourenço. Les deux chefs d’État ont eu des entretiens en tête-à-tête centrés sur la coopération bilatérale entre leurs pays.

La présence du président Sassou N’Guesso à ces festivités illustre l’excellence des relations de coopération, d’amitié et de bon voisinage qui unissent depuis plusieurs décennies Brazzaville et Luanda. Les deux pays partagent en effet une longue histoire de solidarité et de concertation dans les domaines politique, économique et sécuritaire.

Cette participation du dirigeant congolais à la commémoration du jubilé d’or angolais s’inscrit également dans la continuité des efforts déployés par les deux gouvernements pour renforcer l’intégration régionale et promouvoir les valeurs de paix, de stabilité et d’assistance mutuelle en Afrique centrale.

COP30 : Sassou N’Guesso déplore l’impuissance du monde face au dérèglement climatique

Le chef de l’État congolais a regretté « la quasi impuissance du monde entier face au dérèglement climatique », tout en rappelant les efforts constants de son pays en matière de préservation des forêts et de développement durable.

 

Devant les dirigeants du monde réunis à la 30ᵉ Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP30), le président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso, a livré, mercredi 5 novembre, un plaidoyer pour une action climatique plus concrète et solidaire.

Revenant sur plus de trente années de conférences et de résolutions restées sans effets notables, Denis Sassou N’Guesso a regretté que les mêmes préoccupations se répètent « en boucle », tandis que les engagements pris par les parties « ne sont pas suivis d’effet ».

« Le fossé se creuse davantage entre les ambitions proclamées et la grande insuffisance des efforts réalisés », a-t-il dénoncé, appelant les décideurs à un sursaut collectif.

Fier des acquis de son pays, le président congolais a mis en avant le modèle du Congo en matière de gestion durable des ressources forestières.

« Depuis plus de quatre décennies, mon pays porte en toute responsabilité sa contribution à la dynamique globale de lutte contre les changements climatiques », a-t-il rappelé, soulignant que le Congo dispose de plus de 4 millions d’hectares d’aires protégées, soit 13,5 % du territoire national.

À cela s’ajoute plus de 9 millions d’hectares de forêts aménagées, dont la moitié est déjà certifiée selon les normes internationales.

Instituée dès 1984, la Journée nationale de l’arbre, célébrée chaque 6 novembre, symbolise cette politique durable. Elle s’inscrit dans un ensemble cohérent d’initiatives, parmi lesquelles figurent le Programme national d’afforestation et de reboisement, le Fonds bleu pour le Bassin du Congo et la certification des forêts hors zones tropicales humides.

Denis Sassou N’Guesso a salué l’adoption, en avril dernier, par l’Assemblée générale des Nations unies, de la Décennie des Nations unies pour le boisement et le reboisement (2027-2036), un projet initié et porté par le Congo.

Cet aboutissement, a-t-il souligné, « couronne les efforts soutenus d’un pays qui n’a cessé de croire en la force de la reforestation pour l’avenir de la planète ».

Le chef de l’État s’est également félicité de la création, par le Brésil, pays hôte de la COP30, d’un fonds pour la préservation des forêts tropicales, une initiative qu’il a qualifiée de « complémentaire » à celle de la Commission climat du Bassin du Congo et de son instrument financier, le Fonds bleu.

« Cette initiative est d’autant plus louable qu’elle se met aussi au service des peuples autochtones et des communautés locales, premiers gardiens des écosystèmes les plus riches en biodiversité du monde », a-t-il souligné.

S’adressant aux nations les plus riches, Denis Sassou N’Guesso a insisté sur la nécessité d’un appui concret aux pays vulnérables.

Il a plaidé pour que les engagements financiers « maintes fois annoncés » soient enfin tenus afin d’accompagner les pays en développement dans leurs actions d’atténuation, d’adaptation et de prévention, tout en prenant en compte la compensation des pertes et dommages.

Le président congolais a également porté la voix des peuples autochtones des trois bassins tropicaux – Amazonie, Congo, Bornéo-Mékong – en invitant la COP30 à intégrer la Déclaration de Brazzaville, issue du premier congrès mondial organisé en début d’année dans la capitale congolaise.

Malgré le constat de lenteur et les promesses non tenues, Denis Sassou N’Guesso a tenu à rappeler sa foi en l’action collective :

« Je tiens à réaffirmer l’engagement solennel de mon pays en faveur d’une gouvernance forestière fondée sur les principes de durabilité, de souveraineté écologique et de solidarité intergénérationnelle. »

COP30 : Sassou N’Guesso à Belém pour défendre la voix des forêts et des peuples autochtones

Le président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso, est arrivé le 5 novembre à Belém, au Brésil, pour participer à la 30ᵉ Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP30).

 

Ce rendez-vous mondial réunit les pays signataires de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, avec pour objectif principal de renforcer les efforts visant à limiter le réchauffement planétaire à 1,5°C.

Durant deux semaines, chefs d’État, experts, représentants de la société civile et acteurs économiques débattront des stratégies à adopter pour accélérer la transition écologique et honorer les engagements pris lors des précédentes conférences. La COP30 devrait notamment permettre de présenter de nouveaux plans d’action nationaux et d’évaluer les progrès réalisés en matière de financements climatiques, un enjeu majeur pour les pays du Sud.

À la tribune de cette grande rencontre onusienne, Denis Sassou N’Guesso devrait, une fois de plus, plaider pour la préservation des écosystèmes tropicaux, considérés comme les “poumons verts” de la planète. Le chef de l’État congolais entend rappeler la nécessité d’un équilibre entre développement durable et justice climatique, tout en exhortant les pays industrialisés principaux émetteurs de gaz à effet de serre à tenir leurs promesses de financement en faveur des États forestiers.

Depuis plusieurs années, le Congo s’impose comme un acteur clé de la diplomatie climatique internationale à travers notamment l’initiative du Fonds bleu pour le bassin du Congo, un mécanisme destiné à soutenir les projets écologiques et communautaires dans la région.

La participation du président congolais à Belém s’inscrit également dans la continuité du premier Congrès des peuples autochtones et des communautés locales des forêts de l’Amazonie, du Congo et du Bornéo-Mékong, tenu à Brazzaville en mai dernier.

À cette occasion, les représentants de ces peuples avaient appelé Denis Sassou N’Guesso à porter leur voix à la COP30, soulignant leur rôle essentiel dans la gestion durable de la biodiversité et la préservation des forêts tropicales.

En défendant cette cause à Belém, le président congolais entend rappeler que la lutte contre le changement climatique ne peut être gagnée sans une reconnaissance pleine et entière des droits et savoirs traditionnels des communautés autochtones.

Congo : compte rendu du Conseil des ministres du lundi 03 novembre 2025

Le Conseil des ministres s’est réuni ce lundi 03 novembre 2025 au Palais du peuple, sous l’autorité de Denis Sassou N’Guesso, président de la République, chef de l’Etat.

 

Les affaires suivantes étaient inscrites à son ordre du jour, soit :

  • Un projet de loi au titre du ministère des Industries minières et de la Géologie ;
  • Un projet de loi et un projet de décret au titre du ministère des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande ;
  • Une communication au titre du ministère de l’Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo ;
  • Des nominations au titre des ministères suivants : ministère de la Santé et de la Population ; ministère du Développement industriel et de la Promotion du secteur privé ; ministère de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation.

      I/- Ministère des Industries minières et de la Géologie   

Invité par le président de la République à prendre la parole, Pierre Oba, ministre d’Etat, ministre des Industries minières et de la Géologie, a soumis à l’examen des membres du Conseil des ministres un projet de loi portant code minier en République du Congo.

Le ministre d’Etat Pierre Oba a rappelé que la République du Congo, notre pays, dispose de ressources minières en abondance. A cet égard, le code minier a pour objet de régir les activités d’exploration, de détention, d’exploitation, de transformation, de commercialisation, d’importation et d’exportation de ces ressources.

Le code minier en vigueur, promulgué en 2005, avait pour principal objectif d’attirer les investisseurs grâce à un régime fiscal et douanier adapté ; il apparaît aujourd’hui dépassé. Le projet soumis ce jour à l’examen des membres du Conseil s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Vision minière africaine et de la Politique minière commune de la zone Cémac. Il s’agit de concilier les intérêts de l’Etat et ceux des partenaires privés, tout en privilégiant la sécurisation des investissements.

Le projet de code minier reprend les principales innovations contenues dans le futur code minier de la Cémac en cours d’adoption, ce qui en fait un instrument d’avant-garde dans le secteur minier.

Le projet soumis à l’examen des membres du Conseil a fait l’objet de travaux et de débats, notamment interministériels, qui se sont déroulés entre 2022 et 2023.

Les principales innovations attendues du projet de code minier sont les suivantes : la consécration du régime de partage de production ; l’ouverture obligatoire de 10% du capital de chaque société de droit congolais détentrice d’un titre ; l’ouverture d’un compte séquestre auprès de la banque centrale regroupant 30% des fonds destinés au  développement des projets miniers ; la mise en place d’un cadastre minier, afin de mieux gérer les demandes de titres miniers et de déterminer le quadrillage des zones d’exploration et d’exploitation minières ; la possibilité de recourir à des appels d’offres dans des cas spécifiques ; le renforcement du centre de recherches géologiques et minières ; la création de permis pour l’exploitation des mines à petite échelle ; la mise en valeur du contenu local ; la promotion de la transformation locale par la réduction des exportations, etc.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi portant code minier en République du Congo. Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption.

      II/- Ministère des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande   

Invitée à son tour par le président de la République à prendre la parole, Mme Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande, a présenté aux membres du Conseil deux textes. Le premier est un projet de loi portant création de l’Autorité nationale des enquêtes et d’analyse pour la prévention des accidents et incidents de l’aviation civile (ANEA). 

En 2010, notre pays a créé un bureau chargé des enquêtes dénommé « bureau des enquêtes et des accidents d’aviation ». Une réforme majeure découle, en 2024, dans le secteur aérien, de l’entrée en vigueur du Règlement n°05/23-UEAC-066CM-40 portant adoption du code de l’aviation civile des Etats membres de la Cémac.

Les dispositions communautaires prévoient que chaque « Etat membre doit créer un service chargé des enquêtes, fonctionnellement indépendant, notamment de l’autorité (nationale) de l’aviation civile et de toute autre partie dont les intérêts pourraient entre en conflit avec ses missions ». 

Ainsi, il s’agit de concilier le lien organique de la structure avec le ministère en charge de l’Aviation civile avec le principe d’indépendance dans l’exercice de ses missions.

Sur la base de ce double principe, le « bureau des enquêtes et des accidents d’aviation » existant présente des faiblesses structurelles majeures, notamment l’absence d’indépendance fonctionnelle au sens de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI); l’insuffisance des dotations financières, et des moyens matériels et humains pour mener des enquêtes rigoureuses ;  l’absence d’un mandat clair en matière de prévention et de gestion des données de sécurité ; l’absence de missions claires relatives à l’assistance aux victimes d’accidents d’aviation et à leurs familles ; des pouvoirs techniques et opérationnels insuffisamment définis, etc.

Ces insuffisances ont pour conséquence principale de maintenir le taux de conformité de notre pays aux normes internationales en matière d’enquêtes et d’accidents d’aviation en dessous de la moyenne internationale.

La création de l’ANEA sous forme d’établissement public à caractère administratif a pour but de pallier les insuffisances épinglées, d’assurer un équilibre entre les exigences du service public et la nécessaire autonomie et indépendance fonctionnelle et ce en conformité avec les standards internationaux.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de loi portant création de l’ANEA. Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption.

Poursuivant son propos, la ministre Ebouka-Babackas a soumis aux membres du Conseil un projet de décret portant approbation des statuts de l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac). Créée en 1978 et réorganisée en 2012, l’Anac est un établissement public à caractère industriel et commercial. Il apparaît cependant que les attributions et l’organisation de l’Anac ne sont pas conformes aux dispositions des articles 1.2.9, 1.2.10 et suivants du Règlement n°05/23-UEAC-066 CM-40 du 18 juin 2024 portant adoption du code de l’aviation civile des Etats membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac).

Cette réforme s’inscrit dans le sillage de l’audit de sécurité réalisé dans notre pays par l’OACI du 15 au 17 octobre dernier, examen qui a donné des résultats très positifs ; le présent projet de décret prévoit l’institution, entre autres mises aux normes, d’un conseil d’administration et d’une direction générale aux attributions conformes, notamment aux dispositions de la loi du 14 mars 1981 instituant la charte des entreprises d’Etat complétées par la loi du 6 juillet 1983 et le décret n°2002-369 du 30 novembre 2002 fixant les attributions et la composition des organes de gestion et de tutelle des entreprises et établissements publics.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant approbation des statuts de l’Anac.

      III/- Communication

Poursuivant ses travaux, le Conseil des ministres a suivi une communication relative à la participation de la République du Congo au 2e sommet africain sur le climat, à Addis-Abeba (Ethiopie), du 6 au 10 septembre 2025.

La délégation congolaise y était conduite par Mme Arlette Soudan-Nonault, ministre de l’Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo. Notre pays y a réaffirmé sa position comme acteur de solution face aux effets du changement climatique. Le Congo a notamment plaidé pour un financement équitable pour l’adaptation et le besoin d’investissements importants dans les énergies renouvelables ; la délégation congolaise a fortement soutenu le principe de la coopération intra-africaine et la reconnaissance de l’Afrique comme force essentielle dans l’atteinte des objectifs climatiques mondiaux.

D’autre part, notre pays a obtenu une importante victoire diplomatique. En effet, le 3e sommet africain sur le climat se tiendra à Brazzaville en 2028.

Le Conseil des ministres a pris bonne note de ces nouvelles positives. Il a félicité et rendu hommage au président de la République, président de la Commission climat du bassin du Congo pour son leadership, à l’origine de ces avancées diplomatiques notables.

      V/- Nominations  

Enfin, et au titre des mesures individuelles, le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes.

1/- Ministère de la Santé et de la Population

  • Inspecteur général de la santé : M. Edouard Ndinga, médecin, spécialiste en santé publique.
  • Directeur général de la population : M. Clotaire Itoua, professeur titulaire de gynécologie obstétrique.
  • Directeur général de l’hôpital Adolphe-Sicé : M. Lézin Didier Cyriaque Goubakouly, colonel des Forces armées congolaises, diplômé en comptabilité.
  • Directeur général de l’hôpital de Loandjili: M. Casimir Ondonda, administrateur de santé.
  • Directeur général de l’hôpital spécialisé Mère et enfant de Blanche Gomes: Mme Philestine Clausine Rochelvie Mikolele Bilombo née Ahoui Apendi, médecin, hépato-gastro-entérologue.

2/- Ministère du Développement industriel et de la Promotion du secteur privé 

  • Secrétaire permanent du Comité national de concertation et du dialogue économique entre le secteur privé et les administrations publiques (CNCDE-SPAP) : M. Jean Ignace Tendelet, docteur en sciences économiques, enseignant à l’Université Marien-Ngouabi.
  • Secrétaire permanent adjoint du Comité national de concertation et du dialogue économique entre le secteur privé et les administrations publiques (CNCDE-SPAP) : Mme Gouadi-Bouzimbou Koussiama, master en droit de la propriété intellectuelle.

3/- Ministère de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation

  • Directeur général de l’alphabétisation et de l’éducation non-formelle : M. Rémy Alain Blaise Boumba, professeur certifié des lycées de 13e échelon.

Plus rien n’étant inscrit à l’ordre du jour, le président de la République a clos la réunion et levé la séance.

Commencée à 10h00, la réunion du Conseil des ministres a pris fin à 12h00.

Fait à Brazzaville, le 3 novembre 2025

Pour le Conseil des ministres,

Le ministre de la Communication et des Médias, Porte-parole du gouvernement,

Thierry Lézin Moungalla

 

Congo : 1000 arbres plantés à Oyo

En séjour de travail à Oyo, le président de la République,Denis Sassou N’Guesso a présidé dimanche 2 novembre, la cérémonie anticipée de la trente-neuvième édition de la Journée nationale de l’arbre, placée sous le thème : « Un arbre, une forêt, une plantation pour un Congo florissant ».

 

En prélude à la célébration de la 39e édition de la Journée nationale de l’arbre, 1 000 plants ont été mis en terre à Oyo, répartis selon un espacement de 5 m x 5 m sur un site de 2,5 hectares au sein du Lycée d’excellence d’Oyo. Cette action initiée par le Programme national d’afforestation et de reboisement (ProNAR), vise à enrichir le patrimoine forestier du Congo et à sensibiliser la jeunesse aux valeurs écologiques.

Selon François Mankessi, coordonnateur par intérim du ProNAR, ce jardin d’ornement de 2,25 hectares, est composé de 900 Terminalia mantaly, une espèce choisie pour son ombrage et son esthétique apaisante. L’espace sera dédié au repos, à la lecture et à la réflexion des élèves.

Un verger pédagogique de 0,25 hectare, réunissant une centaine de plants fruitiers (safoutiers, manguiers, orangers, citronniers, avocatiers) destinés à l’apprentissage et à l’expérimentation des techniques horticoles.

Les plantations ont été réalisées dans des trous enrichis en fertilisant organique, à base de Tithonia diversifolia et Echinochloa pyramidalis, pour améliorer la croissance des plants. Les interlignes seront exploités pour la culture du maïs, dans une logique d’agroforesterie intégrée, associant production vivrière, boisement et protection des sols.

Instituée depuis 1984 et célébrée chaque 6 novembre, cette journée symbolique rappelle à chaque Congolais le devoir de planter un arbre, où qu’il se trouve, pour contribuer à la préservation de l’environnement et à la lutte contre le changement climatique. L’édition 2025 coïncide avec la décennie des Nations unies pour l’afforestation et le reboisement.

Congo-BAD : l’énergie et l’agriculture au cœur d’un partenariat

Le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a reçu en audience mardi 28 octobre à sa résidence du Plateau, la vice-présidente de la Banque africaine de développement (BAD), Marie-Laure Akin Olougbade, en mission de travail à Brazzaville.

 

L’entretien a porté sur les relations de coopération entre le Congo et la BAD, particulièrement dans les domaines du développement des infrastructures, de l’énergie, de l’agriculture et de l’intégration régionale.

Au sortir de l’audience, Akin Olougbade a salué « l’excellente collaboration » entre l’institution panafricaine et le gouvernement congolais, soulignant que cette coopération s’inscrit dans la droite ligne de la vision de développement portée par le chef de l’État.

« Nos échanges ont permis de passer en revue l’état d’avancement de plusieurs projets essentiels dans les secteurs du transport, de l’énergie et de l’agriculture, qui constituent des leviers prioritaires pour la transformation économique du Congo », a-t-elle déclaré.

Dans le domaine de l’énergie, la vice-présidente de la BAD a annoncé le financement prochain d’études de faisabilité en vue d’accroître la capacité de production électrique nationale. L’objectif est d’améliorer l’accès à l’électricité pour les ménages et de soutenir la croissance industrielle.

Sur le plan agricole, la BAD s’est engagée à soutenir le gouvernement congolais à hauteur de 80 milliards de dollars, afin de dynamiser un secteur considéré comme stratégique par le président Denis Sassou N’Guesso. Ce financement vise à renforcer la sécurité alimentaire, stimuler la production locale et créer de nouveaux emplois en milieu rural.

Les discussions ont également porté sur les projets d’intégration régionale inscrits dans le cadre du développement du libre-échange continental. Ces initiatives, soutenues par la BAD, devraient favoriser la connectivité entre les pays d’Afrique centrale, tout en stimulant les échanges commerciaux et la croissance inclusive.

« Ces projets sont particulièrement importants pour le président de la République, car ils constituent un pilier du développement durable et de la coopération régionale », a ajouté Akin Olougbade.

En poste depuis octobre 2024, Marie-Laure Akin Olougbade cumule 34 années d’expérience au sein de la BAD, dans des domaines aussi variés que la trésorerie, la gestion de la dette et le développement régional. Avant d’accéder à la vice-présidence, elle pilotait la stratégie de développement régional de l’institution.

Elle était également porteuse d’un message verbal du nouveau président de la BAD, Sidi Ould Tah, à l’endroit du chef de l’État congolais. Entré en fonction en mai 2025, ce dernier a réaffirmé la volonté de la Banque de poursuivre sa mission d’appui au développement durable et à la lutte contre la pauvreté dans les pays membres.

Congo : Denis Sassou N’Guesso invité au sommet de la CIRGL à Kinshasa

Le président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso, a reçu, jeudi 23 octobre à Brazzaville, une invitation officielle de son homologue de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour prendre part au prochain sommet de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), prévu le 15 novembre à Kinshasa.

 

C’est le ministre RDcongo de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, qui a remis en main propre cette invitation au chef de l’État congolais.

« Le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a tenu à ce que cette invitation soit transmise officiellement à son homologue et obtenir ses engagements et suggestions par rapport à l’avenir de cette organisation, dans un contexte régional complexe qui demande sa redynamisation pour ramener la paix dans la région des Grands Lacs », a déclaré le ministre Anzuluni à l’issue de l’audience.

Selon lui, la RDC demeure résolument engagée dans les efforts visant à instaurer une paix durable, notamment dans la partie orientale de son territoire en proie à des violences récurrentes.

« Nous pouvons renforcer cette dynamique ; nous restons optimistes quant à un meilleur aboutissement de tous ces processus », a-t-il ajouté, réaffirmant la volonté de Kinshasa de collaborer étroitement avec les pays voisins dans la recherche de solutions concertées.

Le sommet de Kinshasa s’inscrit dans la continuité des initiatives diplomatiques entreprises au sein de la CIRGL, une organisation régionale regroupant douze États africains, dont l’objectif principal est de promouvoir la paix, la sécurité et le développement dans la région des Grands Lacs.

La participation du président Denis Sassou N’Guesso, connu pour son rôle de médiateur et d’artisan de paix sur la scène régionale, est attendue comme un signe fort de la volonté des États membres de renforcer la coopération et la stabilité dans cet espace stratégique du continent.

Denis Sassou N’Guesso et Mahamadou Issoufou échangent sur la sécurité au Sahel

Le président de la République du Congo, a reçu, mardi 21 octobre à Brazzaville, l’ancien président du Niger, Mahamadou Issoufou, pour une séance de travail axée sur le renforcement des relations bilatérales et les enjeux majeurs du continent africain.

 

Au cours de leurs échanges, les deux personnalités ont revisité les liens historiques et amicaux qui unissent le Congo et le Niger, tout en réaffirmant leur engagement à œuvrer pour une Afrique plus intégrée et plus solidaire.

Parmi les sujets abordés figurait notamment l’opérationnalisation de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), un instrument clé pour stimuler le commerce intra-africain et favoriser le développement économique du continent.

La rencontre a également porté sur la sécurité au Sahel, une région confrontée à de multiples défis liés au terrorisme et à l’instabilité. À ce sujet, il convient de rappeler que Mahamadou Issoufou a été désigné par le secrétaire général des Nations unies pour diriger une équipe spéciale chargée de réfléchir sur la sécurité et le développement dans cette partie du continent.

Cette visite à Brazzaville s’inscrit dans le cadre des consultations régulières entre dirigeants africains, soucieux de mutualiser leurs efforts pour la paix, la stabilité et la prospérité du continent.

Congo-hommage de la Nation à Joseph Mbossa : un dernier adieu à un serviteur de l’État

La République du Congo a rendu, lundi 20 octobre au Palais des congrès de Brazzaville, un vibrant hommage à Joseph Mbossa, président de la Commission plan, aménagement du territoire, infrastructures et développement local de l’Assemblée nationale, décédé le 28 septembre à Paris à l’âge de 70 ans.

 

Le chef de l’État, Denis Sassou N’Guesso, les hautes autorités du pays, les corps constitués nationaux et de nombreux anonymes ont saluer une dernière fois la mémoire de cet homme d’État. Le président de la République a, en effet, déposé une gerbe de fleurs au pied du catafalque érigé dans le hall du Palais des congrès avant de se recueillir, marquant ainsi la reconnaissance de la République à l’un de ses fils les plus constants dans l’effort collectif de développement.

Né le 28 mars 1955 à Ebongo, dans le district d’Abala, département de la Nkeni-Alima, Joseph Mbossa s’était distingué très tôt par son engagement et ses compétences techniques. Titulaire d’un master en ingénierie et gestion de ressources hydroélectriques et docteur ingénieur diplômé de l’Université de Tianjin en République populaire de Chine, il a consacré une large part de sa carrière à la Société nationale d’électricité (SNE).

De 1983 à 1998, il y a exercé plusieurs fonctions clés : adjoint au chef du projet barrage d’Imboulou, conseiller chargé de l’électrification rurale, directeur régional du Centre Nord-Congo et chef du département des études. Ces années d’expérience ont forgé un technicien aguerri, au service de l’énergie et du développement rural.

Un homme politique et administrateur engagé

À partir de la fin des années 1990, Joseph Mbossa met ses compétences au service de l’État. Il occupe successivement les fonctions de conseiller politique du ministre de l’Intérieur, directeur de cabinet du Haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants, puis coordonnateur du programme national de démobilisation, désarmement et réinsertion (2006-2008).

Toujours attaché à la promotion du développement, il a également dirigé l’unité de coordination des projets d’appui à la diversification de l’économie entre 2013 et 2018, avant de s’engager pleinement dans la vie parlementaire.

Élu député de la circonscription unique d’Abala en 2017, Joseph Mbossa a marqué la 13ᵉ législature par sa rigueur et sa maîtrise des dossiers. De 2018 à 2022, il fut premier vice-président de la Commission défense et sécurité, avant de prendre la tête de la Commission plan, aménagement du territoire, infrastructures et développement local, où il a œuvré jusqu’à son décès.

Son inhumation est prévue ce 21 octobre à Abala, sa terre natale, où reposera désormais.

Congo-Guinée-Bissau : vers une coopération renfoncée

Le président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso, a reçu mardi 14 octobre, à Brazzaville son homologue de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló, dans le cadre d’une visite officielle marquée par une volonté commune de dynamiser les relations bilatérales entre les deux pays.

 

Au cœur de cette rencontre, un tête-à-tête entre les deux chefs d’État qui a permis de passer en revue les acquis de la coopération existante et d’envisager de nouvelles perspectives dans des secteurs stratégiques. À l’issue de leurs échanges, les deux dirigeants ont convenu de la mise en place de groupes de travail mixtes chargés de réfléchir aux modalités d’élargissement de la collaboration sur des sujets d’intérêt commun.

Les discussions ont notamment porté sur les accords déjà en vigueur, à commencer par l’accord-cadre signé le 11 janvier 2022 à Bissau, portant suppression de visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques. Ce texte, considéré comme un jalon important dans la facilitation des échanges officiels, est accompagné d’un mémorandum d’entente sur les consultations politiques entre les deux gouvernements.

Fort de ces bases solides, Denis Sassou N’Guesso et Umaro Sissoco Embaló souhaitent désormais hisser la coopération à un niveau supérieur.

Un partenariat multisectoriel en construction

Plusieurs domaines ont été identifiés comme prioritaires dans cette nouvelle dynamique de collaboration. Il s’agit entre autres du commerce, de l’économie, des mines, du pétrole, de l’industrie, de l’agriculture et des services. Les deux présidents ont exprimé leur volonté commune de voir leurs pays respectifs tirer profit de leurs complémentarités économiques, à travers des projets concrets portés par les groupes de travail à venir.

Congo : Serge Mombouli élevé au rang de commandeur à titre posthume

L’ex-ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Congo aux Etats-Unis d’Amérique a été inhumé le 29 septembre au cimetière du centre-ville de Brazzaville.

 

Le Palais des congrès a servi lundi 29 septembre de cadre aux derniers hommages de nation à Serge Mombouli, ex l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Congo aux Etats-Unis d’Amérique. Le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a décerné à sa dépouille à titre posthume le grade de commandeur dans l’ordre national de la paix. Une reconnaissance de la nation au défunt pour loyaux services.

« M. Serge Mombouli, au nom de la République, nous vous faisons commandeur dans l’ordre national de la paix », a déclaré le président Denis Sassou N’Guesso, avant de déposer la gerbe de fleurs au pied de la chapelle ardente érigée pour la circonstance.

Fils d’un diplomate, Serge Mombouli est né en 1959 à Pointe-Noire. Titulaire d’un diplôme en droit des affaires, obtenu au Conservatoire national des arts et métiers de Paris, il était un expert en négociation commerciale. Il a démarré sa carrière professionnelle dans la compagnie aérienne panafricaine Air Afrique avant de s’installer aux Etats-Unis à la fin des années 1990 et de devenir un businessman.

Avant sa nomination officielle, il a œuvré de 1997 à 2001 au renforcement des relations diplomatiques entre les Etats-Unis et le Congo, jouant un rôle central dans la promotion de la coopération en matière de gouvernance, de développement international et d’investissement étranger. Il fut pendant cette période vice-président du groupe AWE à Houston, et vice-président des opérations internationales et de développement de projets au sein de Transworld consortium corporation à Houston, au Texas.

Serge Mombouli est décédé le 5 septembre dernier aux Etats-Unis à l’âge de 66 ans.

Paris et Brazzaville envisagent un partenariat renforcé autour de l’écologie et de la jeunesse

La perspective d’un jumelage entre Paris et Brazzaville a été évoquée lors d’une rencontre entre la maire de la capitale française, Anne Hidalgo, et le président congolais, Denis Sassou N’Guesso, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies.

 

Ce projet de partenariat vise à structurer la coopération entre les deux capitales autour de plusieurs domaines prioritaires, notamment l’écologie urbaine, la jeunesse et le sport. Anne Hidalgo a souligné que Paris entend partager son expérience, particulièrement après l’organisation réussie des Jeux olympiques et paralympiques de 2024.

« Je pense que ce renforcement passe d’abord par des échanges et des coopérations très concrètes. Brazzaville est déjà très impliquée, notamment à travers l’Association internationale des maires francophones (AIMF), et son gouverneur joue un rôle actif dans notre réseau », a déclaré la maire de Paris, rappelant les initiatives déjà engagées par la capitale congolaise dans la transformation urbaine et écologique.

L’écologie urbaine figure au premier plan de cette coopération. Elle pourrait inclure des actions de végétalisation, d’agriculture urbaine et de gestion des déchets. Anne Hidalgo a par ailleurs salué l’implication du président Denis Sassou N’Guesso dans la défense des forêts équatoriales et son rôle lors des négociations climatiques internationales, notamment l’Accord de Paris en 2015.

Au-delà de l’environnement, la jeunesse représente un autre pilier de ce rapprochement. Des projets conjoints dans les domaines du sport, de l’éducation et de la culture sont envisagés. Pour Anne Hidalgo, il s’agit d’« initier des projets communs qui donneront des perspectives aux jeunes, au sein d’un cadre bilatéral mais aussi multilatéral, grâce au soutien de l’AIMF ».

La rencontre a également permis d’évoquer les mutations actuelles du monde et la nécessité de renforcer les liens entre pays développés et pays en développement. Les deux responsables ont insisté sur l’importance d’un dialogue fondé sur la solidarité, la complémentarité et l’engagement commun face aux défis globaux, en particulier la crise climatique.