Congo : le budget 2018 adopté avec un déficit de 779 milliards de FCFA

Le budget 2018 de l’Etat congolais a été adopté jeudi dernier par les parlementaires du pays, avec un déficit de trésorerie de l’ordre de 778,9 milliards Francs CFA à combler. Il s’élève à un peu plus de 1.602,7 milliards de francs CFA avec une légère augmentation par rapport aux prévisions de l’année dernière. Le pays devra certainement s’endetter combler une partie de ce déficit.

Voté ce jeudi 17 janvier 2018 à Brazzaville au siège de l’Assemblée nationale par les parlementaires avec amendements, en première lecture, le budget 2018 du Congo prend en compte le contexte économique et financier particulier et difficile que traverse le pays. Le budget voté affiche un déficit de trésorerie de l’ordre de 778,900 milliards Fcfa à combler avec des financements, soit 219 milliards de francs CFA sur financement intérieur ou apport en excédent budgétaire, et 559 milliards francs CFA en financement extérieur ou apport des bailleurs internationaux.

En revanche, l’exercice budgétaire devrait dégager un excédent prévisionnel de 219 milliards de francs CFA. Selon le ministre congolais des finances, Calixte Ganongo, il s’agit de prévisions faites sur la base d’un cadrage macroéconomique conclu conjointement avec les services du Fonds monétaire international (FMI), en vue de la conclusion d’un programme économique et financier triennal (2018-2020) pour le Congo et qui prend en compte une amélioration de la situation économique du pays.

Notons que le budget 2018 de l’Etat est arrêté par les autorités de Brazzaville, en recettes à la somme de 1.602 milliards 619 millions 295.029 de francs CFA et en dépenses à 1.383 milliards 619 millions 295.029 de francs CFA. Il est en légère augmentation par rapport au budget de 2017 qui s’élevait à un peu plus de 1.500 milliards de francs CFA.

Gestion prudente recommandée

Les autorités congolaises entendent imprimer une prudence à la gestion des dépenses publiques au cours de cette nouvelle année et cela se voit dans le budget de l’Etat 2018. Selon le ministre Calixte Ganongo, cette prudence et la reprise de l’économie devraient se voir au plan budgétaire par une amélioration du solde primaire hors pétrole qui devrait se situer à -6,4% du Produit intérieur brut (PIB) global, contre -23,4% en 2017 et -24% un an auparavant.

« Le solde primaire serait positif après plus de quatre années de déficit et représenterait 7,1% du PIB global», a prévu le responsable gouvernemental. Dans les prévisions, Brazzaville ne cache pas ses objectifs. Ceux de la réduction du déficit primaire hors pétrole, la discipline budgétaire et la rationalisation de la dépense, l’amélioration des performances des régies financières, la maîtrise de la politique d’endettement et de gestion rigoureuse de la dette, et le renforcement du système financier, annonce-on du côté du gouvernement, ceci, conformément aux négociations entamées avec le FMI.

Le Congo importe plus de 60 milliards FCFA de médicaments

C’est une révélation faite samedi 20 janvier 2018, par le Directeur de la pharmacie et du médicament, Dr Boniface Okouya.

Les importations des médicaments au Congo sont estimées à plus de 60 milliards de francs CFA, a révélé, samedi à Brazzaville, le directeur de la Pharmacie et du Médicament, Dr Boniface Okouya, regrettant que son pays soit parmi les rares d’Afrique à ne pas disposer de laboratoire de contrôle de qualité, a-t-on appris, dimanche de source officielle.

‘’Le Congo dépense soixante milliards F CFA pour l’importation de médicaments’’, a déploré le directeur de la Pharmacie, qui a souligné que la population congolaise est victime des laboratoires clandestins et de la magouille des personnes véreuses, lors d’une rencontre avec les pharmaciens.

Selon lui, sa direction envisage d’améliorer ses prestations en octroyant des autorisations d’exercice, des autorisations de mise sur le marché, le cadrage des prix des médicaments dont certains sont classés comme médicaments de confort et subissent une imposition abusive.

‘’La direction de la Pharmacie et du Médicament prendra soin de signer des accords de partenariat avec les laboratoires d’assurance de qualité des médicaments de la sous-région et la centrale humanitaire médico-pharmaceutique de Clermont Ferrant, en France, pour que les analyses qualitatives et quantitatives des produits de certaines agences de médicaments soient effectuées’’, a-t-il indiqué.

L’objectif de la rencontre était d’annoncer les réformes pharmaceutiques prises par le gouvernement, qui visent, entre autres, à faire adopter la loi pharmaceutique au parlement, rendre accessible le médicament de qualité à la population, renforcer le partenariat public/privé, mettre en place la commission d’homologation des médicaments ainsi que lutter contre les faux médicaments et créer une commission nationale de lutte contre les faux médicaments.

Les pharmaciens ont sollicité, par la voix du vice-président du syndicat national des pharmaciens du Congo, Dr Clément Edmond Mampouya, la diligence pour la création d’une commission nationale interministérielle d’octroi des autorisations de mise sur le marché.

Ngamakosso: Démarrage des travaux de construction des canaux de drainage des eaux

Cette construction a été engagée afin de  barrer la route aux inondations dans la ville capitale indique le responsable du chantier, M. Cyr Massala.

Les travaux de construction des canaux de drainage des eaux de l’érosion de Ngamakosso dans le 6èmearrondissement, Talangaï, viennent de démarrer avec des canalisations au-delà de l’épicentre de l’érosion jusqu’au fleuve Congo, par la société  chinoise CRBC.

«Cette construction a été engagée afin de  barrer la route aux inondations dans la ville capitale» a indiqué le responsable du chantier, M. Cyr Massala, précisant qu’on peut réussir cette construction si les riverains peuvent changer les mentalités  en arrêtant de  jeter les ordures dans les voies de canalisation et d’arrêter d’occuper des terrains dans les zones à risque.

A cet effet, il a rassuré la population riveraine qu’«avec les ouvriers chinois, nous travaillons pratiquement tous les jours, même les dimanches, pour que les travaux s’achèvent dans le délai, notamment  au mois de mars prochain».

Pour mieux résister aux érosions devenues récurrentes dans le secteur, M. Massala a fait savoir que les ouvriers vont tenter d’aménager et d’élargir les canaux de drainage ainsi que de construire des rampes d’accès.

Les habitants de Ngamakosso ont été touchés de plein fouet par les érosions et inondations dues à des pluies diluviennes qui se sont abattues ces derniers jours à Brazzaville, a-t-il  expliqué.

Il a précisé que  beaucoup d’entre eux sont devenus des sans-abri. La principale voie d’accès quasiment coupée, ils sont aujourd’hui obligés d’effectuer des transbordements pour joindre l’un et l’autre bout du tronçon.

Experts et sociétés fixent les prix des produits pétroliers

Une réunion regroupant le ministère des hydrocarbures, les représentants des sociétés pétrolières et les experts en la matière, s’est tenue du 16 au 17 janvier dernier à Pointe-Noire, pour fixer les prix des hydrocarbures produits au Congo, annonce une source digne de foi. Au cours de cette réunion présidée par le ministre des hydrocarbures, M. Jean Marc Thystère Tchicaya, les moyennes trimestrielles des prix fixés des hydrocarbures produits au Congo, arrêtées au cours de la réunion des prix du quatrième trimestre 2017, en dollars par baril, se présentent comme suit :

 

Hydrocarbures produits au Congo Prix fixés en dollars par baril
Djéno Mélange 61
Nkossa Blend 63, 3
Yombo 55, 6
Nkossa Butane 49, 6
Nkossa propane 36, 6

Les moyennes des différentiels des prix des bruts congolais, en dollars par baril, sont fixées comme suit :

Bruts congolais Moyennes des différentiels des prix en dollars par baril
Djéno Mélange -0,6 par rapport au Brent daté
Nkossa Blend 0,04 par rapport au Brent daté
Nkossa Butane 1,6 par rapport au butane North West Europe
Nkossa Propane -3,2 par rapport au Propane Mont Belvieu

La moyenne trimestrielle des prix fixés des hydrocarbures lors de la réunion des prix du quatrième trimestre 2017 est de 61,2 dollars par baril pour un différentiel de -0,6 dollars par baril.

Remerciant la société Eni Congo qui a innové avec l’organisation de ces assises, le ministre Jean Marc Thystère Tchicaya a rappelé que la République du Congo a décidé d’adhérer à l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Cette adhésion imminente à l’OPEP traduit la volonté du président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, de placer le Congo au rang des leaders mondiaux, porteurs de propositions dans les négociations internationales, a-t-il dit citant la déclaration du gouvernement à ce sujet.

Cette adhésion devrait aussi permettre au Congo de tisser des relations de coopération bilatérale avec d’autres grands pays exportateurs, notamment l’Arabie saoudite, dans le domaine du pétrole et sur des questions de développement économique.

La République du Congo prévoit de produire, en 2018, 122 millions de barils. Cette performance devrait être atteinte grâce à la production du champ de Moho Nord et aux efforts de tous. Efforts qui portent sur de nouveaux développements structurant et l’optimisation des performances des champs matures, a dit le ministre des hydrocarbures.

Cette année sera aussi marquée par l’examen et l’adoption en Conseil des ministres puis au parlement des textes d’application relatifs à la loi n°28-2016 du 12 octobre 2016 portant code des hydrocarbures. L’objectif étant, au travers de ces textes d’application, de continuer à attirer plus d’investisseurs dans le secteur amont, en favorisant un climat des affaires propice au développement et en encadrant le volet contenu local et les aspects environnementaux», a-t-il déclaré.

Tenue en mars à Brazzaville d’une conférence sur les tourbières du Bassin du Congo

La conférence se tiendra du 21 au 23 mars prochain à Brazzaville, avec la participation de l’ONU, des ONG et d’experts venus du monde entier.

Une conférence internationale sur les tourbières du bassin du Congo, premier puits de captation de carbone au monde, se tiendra du 21 au 23 mars prochain à Brazzaville, avec la participation de l’ONU, des ONG et d’experts venus du monde entier, a annoncé récemment le président congolais, M. Denis Sassou-N’Guesso.Dans une interview accordée au journal en ligne de «Jeune Afrique» et publiée le 15 janvier dernier, M. Sassou-N’Guesso qui est également président de la Commission climat du bassin du Congo, a souligné que «plus que jamais, c’est une part du destin de la planète qui se joue au cœur de notre continent. A nous de nous montrer dignes de cette immense responsabilité».

Il a rappelé qu’en décembre dernier, à Paris, en France le premier sommet de la planète a débouché sur 12 engagements, afin de mobiliser les ressources financières en vue d’assurer la transition vers une économie bas carbone.

Le Président Sassou-N’Guesso a également annoncé la tenue du 28 au 29 janvier prochain à Addis-Abeba en Ethiopie de la 30ème session ordinaire de la conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA), au cours de laquelle un point sera fait sur les initiatives prises en commun contre les effets dévastateurs du réchauffement climatique.

Au sujet des effets engendrés par les changements climatiques au niveau mondial, il a dit que «le Congo prend toute sa part dans cette stratégie régionale commune, et cela depuis plus de vingt ans déjà, même lorsque la prise de conscience écologique n’en était, sur le continent, qu’à ses balbutiements».

Il a rappelé que La COP22, qui s’est tenue à Marrakech au Maroc en 2016, a constitué une étape décisive dans l’appropriation par l’Afrique des enjeux du réchauffement climatique, et 2017 aura été l’année de la mise en œuvre de cette volonté commune.

Un démenti sur la faillite de l’hôtel Ledger

Au cours d’un point de presse, le directeur général de Ledger a reconnu que l’hôtel traverse une situation difficile, qui n’est pas liée au mauvais fonctionnement de la société.

Le directeur général de l’Hôtèl Ledger-Plaza-Maya-Maya, M. Anicet Massengo-Mbemba, a démenti le 13 janvier dernier dans la capitale congolaise, les allégations mensongères de la faillite de cette société hôtelière, diffusées sur les réseaux sociaux en vue de ternir l’image de marque de cet hôtel à Brazzaville. Au cours d’un point de presse, le directeur général de Ledger a reconnu que l’hôtel traverse une situation difficile, qui n’est nullement liée au mauvais fonctionnement de la société, mais plutôt à la conjoncture économique actuelle que vit le pays.

«Pour faire face aux exigences de la maison, l’hôtèl Ledger se préoccupe et attelle à créer l’équilibre entre les charges fixes et les recettes. C’est dans ce contexte de crise que la direction générale s’engage à relever la pente, en vue d’arriver à un lendemain meilleur», a-t-il rassuré les personnels de l’hôtel Ledger, ex-Méridien.

Ainsi, le tableau sombre diffusé sur les réseaux sociaux, ne peut nous décourager, mais doit être un motif d’encouragement, parce que le relèvement de l’hôtel Ledger dépend de la volonté et de la compréhension de tous les travailleurs pour sauvegarder l’instrument de production, a fait savoir la direction générale aux médias.

«Nous devons nous adapter à la crise», a exhorté le directeur général de l’hôtel, tout en interpellant les travailleurs à donner le maximum dans leurs prestations des services, pour juguler cette crise et relever les recettes de l’entreprise afin d’éviter les licenciements.

Une forte pluie cause la mort d’un collégien à Kimongo

S’agissant des dégâts matériels, les sources font état d’une vingtaine de maisons inondées dans cette ville.

La pluie diluvienne qui s’est abattue, le 16 janvier dernier à Kimongo, dans le département du Niari, a causé la mort de l’élève Jorny Ngatseké, 22 ans, fréquentant le collège de cette localité. Ce collégien a été frappé par une foudre survenue au cours de cette pluie, blessant grièvement quatre autres élèves du CEG de Kimongo, admis actuellement à l’hôpital de référence de Dolisie pour des soins intensifs.

S’agissant des dégâts matériels, les sources font état d’une vingtaine de maisons inondées dans cette ville. Les eaux en furie ont drainé des ordures à leur passage jusqu’aux portes de certaines habitations. Plusieurs familles ont abandonné leurs résidences pour trouver refuge dans les villages voisins.

Le siège du fonds bleu sera installé à Brazzaville courant 2018

L’annonce a récemment été fait au Journal en ligne de Jeune Afrique, par le chef de l’Etat congolais, également président de la Commission climat de ce bassin.

Le siège du Fonds bleu pour la gestion du Bassin du Congo sera installé à Brazzaville courant 2018, a annoncé récemment au Journal en ligne de Jeune Afrique, le chef de l’Etat congolais, M. Denis Sassou-N’Guesso, également président de la Commission climat de ce bassin. Faisant le 15 janvier dernier, le bilan des activités menées à la tête de la Commission climat du Bassin du Congo, dans une interview accordée à ce journal, M. Sassou-N’Guesso enjoint ses pairs à faire pression sur les pays du Nord, les plus pollueurs, pour qu’ils remplissent leurs promesses de financements du Fonds bleu.

Il a signifié que la signature, en mars dernier à Oyo dans la Cuvette, nord du Congo, du mémorandum d’entente sur le Fonds bleu, qui a pour objectif de mobiliser les ressources nécessaires auprès des contributeurs et investisseurs en vue du financement des projets de développement durable, a été suivie en octobre à Brazzaville par une conférence ministérielle conjointe CEEAC-EAC, Brazza Finance Climat, consacrée à l’opérationnalisation de cet outil.

«En tant que président de la commission climat du Bassin du Congo, il me paraît nécessaire, au terme d’une année 2017 particulièrement dense en événements internationaux consacrés au défi climatique, de coordonner nos approches sur les modalités de financement du Fonds bleu, bras financier de ladite commission, qui regroupe quinze États d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Est», a-t-il signifié.

Il s’agit aussi de «restituer à mes pairs les résultats globaux de cette séquence, d’échanger sur nos expériences respectives ainsi que sur l’opérationnalisation de nos outils», a-t-il indiqué dans son interview.

L’Assemblée nationale adopte le budget exercice 2018

Ce budget prévoit plusieurs allocations entre autres celles du chef de file de l’opposition qui s’élève à 150 millions de FCFA.

L’Assemblée Nationale a adopté avec amendement, le 17 janvier à Brazzaville, la loi de finances de l’Etat exercice 2018 arrêté à la somme de 1602 milliards 619 millions 295.029 FCFA, au cours d’une séance plénière de la première session extraordinaire budgétaire.

Ce budget, en dépense à la somme de 1383 milliards 619 millions 295.029 FCFA, dégage un excédent de 219 milliards de FCFA destiné à financer une partie du déficit de trésorerie de 778 milliards 900.000 de FCFA. Le solde du déficit de trésorerie de 559 milliards sera financé par des apports extérieurs.

Ce budget prévoit plusieurs allocations entre autres celles du chef de file de l’opposition qui s’élève à 150 millions de FCFA, un milliard pour la réinsertion des déplacés du Pool, 150 millions de FCFA pour l’appui à l’opération d’immatriculation d’office des propriétés et droits réels immobiliers dans les 5 villes, du projet cadastral national et 100 millions de FCFA pour le fonds d’études des projets d’investissements dont 200 millions de FCFA pour la finalisation des études de construction des ponts sur la Libenga et la Motaba.

Intervenant à cette occasion, le ministre des finances et du budget, M. Calixte Nganongo a souligné la nécessité de retrouver les équilibres financiers avant de penser à l’investissement, car selon lui, le fonds Monétaire Internationale (FMI), recherche les équilibres budgétaires financiers. Ce budget, a-t-il dit qui est un budget de rétablissement de l’équilibre à respecter le cadre macroéconomique.

Au Congo, la récession observée en 2016 (-2,8%), s’est accentué en 2017 avec une croissance négative estimée à (-4,6%), cependant en 2018 l’économie congolaise renouerait avec la croissance 0,7% en raison de l’augmentation de la production du champ pétrolier Moho-Nord. Ce budget 2018 est élaboré dans un contexte où la croissance mondiale devrait se consolider à 3,7% en 2018 contre 3,6% en 2017 selon les estimations du FMI, a conclu M. Nganongo.

Au cours de cette séance plénière, les députés ont recommandé au gouvernement de se conformer à la discipline budgétaire qu’implique la gestion des finances publiques conformément aux dispositifs constitutionnels, législatifs et réglementaires. Ils ont demandé au parlement d’user de toutes ses prérogatives constitutionnelles et législatives en entreprenant toute investigation et enquête relatives à l’exécution de cette loi de finances.

A cet effet, les députés ont souhaité que les recommandations soient respectées en vue de payer les dettes et reconstituer les réserves d’échanges pour la crédibilité du pays dans la sous-région.

Ce budget est assorti de plusieurs mesures d’accompagnements, et l’Assemblée Nationale ayant constaté une indiscipline budgétaire au niveau du gouvernement, s’engage à faire un contrôle permanent afin de ne plus revenir sur la situation antérieure, a fait savoir le président de la commission économie finances et contrôle, M. Maurice Mavoungou.

La commune de Poto-Poto nécessite un désengorgement des rues

La question a été soulevée devant le maire de Brazzaville, Christian Roger Okemba, par les habitants du troisième arrondissement au cours d’un échange qu’il a eu avec eux le 17 janvier.

La rencontre s’inscrivait dans le cadre du lancement de l’initiative citoyenne des résolutions des besoins prioritaires, dénommée « Bâtissons Brazzaville ensemble ».  L’objectif étant de discuter et écouter la population afin de susciter son implication dans la recherche des solutions aux problèmes qui minent la ville.   

La population de Poto-Poto a évoqué, devant le maire central, la question de l’inondation des parcelles environnantes de la rivière Madoukou, la dégradation des voies de circulation dans le quartier OCH ainsi que le manque d’électricité et d’eau potable dans ce quartier, l’encombrement des rues par des épaves de voitures, l’exemple de la rue Paul-Kamba, les embouteillages sur les voies publiques, etc.

Le manque de transparence dans la gestion des fonds de la mairie a été aussi soulevé. Selon la population de Poto-Poto, les agents de la mairie sont toujours présents dans le marché pour le recouvrement des taxes mais les retombées ne sont pas observées sur le terrain. Il a été également déploré la distinction des taxes des boutiques et des étalages, des grossistes et des détaillants, le coût élevé des taxes ainsi que le non-paiement de celles-ci par la communauté étrangère. 

Les habitants de Poto-Poto ont aussi fait part  à Roger Christian Okemba de l’existence des lieux de fumoir dans leur arrondissement, se fondant sur le cas de la rue 5-février. Ils ont déploré le comportement malsain des agents de la police qui, d’après eux, ne cessent de rançonner les commerçants, les arrestations abusives dans le marché et même devant les mosquées des communautés ouest-africaines.

 L’échange avec le maire a permis aussi à la population de lui rappeler la vétusté de leur maison commune ainsi que le problème des insignes distinctifs des chefs de bloc et zone.

Répondant à toutes les doléances qui lui ont été soumises, le maire de Brazzaville a reconnu que l’arrondissement 3, Poto-Poto, a perdu son image d’antan. Les artères ne permettent plus la libre circulation et çà et là abondent des immondices qui sont même la cause des inondations après les pluies diluviennes. Il a toutefois rassuré que le travail de désengorgement s’effectue sur les avenues de France et Trois martyrs. Roger Christian Okemba a assuré son auditoire que la mairie centrale possède bien les moyens techniques mais l’action nécessite la contribution de la population.

Au sujet de l’édifice de la mairie de Poto-Poto, a-t-il souligné, l’architecture ne pourra pas être modifiée car ce bâtiment fait partie de l’histoire du Congo. Il peut néanmoins être peint en vue de donner une bonne qualité.  

A la question de l’évasion fiscale, Christian Roger Okemba a promis de mettre fin à cette mauvaise pratique des agents véreux de la mairie. « Je suis confronté à ce problème depuis mon arrivée à la tête de la mairie  qui ne reçoit que 40% des recettes municipales  collectées. Les mesures sont prises et nous sommes en train de créer des mécanismes pour que l’argent ne soit plus donné à main propre », a-t-il indiqué. Il a, par ailleurs, instruit le maire de Poto-Poto, Jacques Elion, de mettre en place un comité de gestion représenté par toute la communauté présente dans cet arrondissement pour identifier les maux qui les concernent.

Notons que les problèmes évoqués par cette population ont été également soulignés par leur maire dans son mot de circonstance, en présence de ses collègues d’autres arrondissements. Ces problèmes sont notamment ceux de l’insalubrité, des voiries, la délimitation des marchés publics, etc.    

Francophonie : l’émulation dans la synergie, outil de valorisation du français

Pour le lycée français Saint-Exupéry de Brazzaville, le concours de dictée qui est à sa septième édition cette année, est un outil de plus pour la valorisation de la langue française. Pourvu que tout le monde s’y implique de manière active.

Ils sont près de 150 élèves de 3è et de seconde à avoir participé au concours de dictée organisé récemment à Brazzaville par l’Institut français du Congo (IFC), à en croire le quotidien « Les Dépêches de Brazzaville ».

Issus de quinze établissements publics et privés de la capitale congolaise, les participants ont produit des textes qui seront soumis à l’examen d’un jury qui sélectionnera le meilleur texte à utiliser lors de la grande finale le 20 mars prochain à l’occasion de la journée internationale de la Francophonie.

Parmi les critères de sélection, la brièveté, car le texte ne doit pas excéder dix lignes. Il devrait contenir aussi les dix mots à l’honneur pendant la semaine de la Francophonie. Les meilleurs élèves prendront ainsi part à la finale qui aura lieu le 20 mai à l’IFC.

Si le bilan des six premières éditions n’est pour l’instant pas disponible, Saint-Exupéry estime resté fidèle à l’objectif qu’il s’est fixé en initiant le concours de dictée. Celui de promouvoir la langue française afin qu’elle soit davantage compétitive face à d’autres langues en perpétuelle évolution.

Mais, une promotion qui doit se faire en symbiose au sein de la grande famille francophone dans sa diversité. « L’objectif, c’est de faire travailler ensemble les établissements congolais et l’établissement français, dans un cadre d’une émulation, d’un dynamisme de travail en commun pour produire la meilleure dictée et emmener les élèves, à travers leurs imaginations, leur volonté de progresser, à pouvoir fournir un travail commun », explique Laurent Cadic, proviseur du lycée français Saint-Exupéry.

Un travail en commun dont se félicitent des établissements scolaires tant publics que privés du Congo. Tant l’initiative apporte une sorte de valeur ajoutée à l‘épanouissement des élèves. « Notre motivation n’est autre que de développer l’imagination et la collaboration avec l’établissement français. Nous voulons aussi avoir les prix », se félicite Maurice Jean Charles Samba, coordonnateur du groupe évangélique de Makélékélé, un établissement privé de Brazzaville.

Le Congo prépare son adhésion à l’OPEP

La République du Congo Brazzaville compte solliciter son adhésion en tant que membre à part entière, à l’Organisation des pays producteurs et exportateurs de pétrole (OPEP).

Dans un communiqué, la présidence congolaise indique que les démarches sont déjà entamées pour permettre au Congo de jouer un rôle plus actif sur le marché international du pétrole. Si son adhésion est acceptée, le pays sera alors le 3ème d’Afrique centrale à rejoindre le cartel depuis 2016 et le 7ème pays africain à devenir membre de l’OPEP.

Après le Gabon en 2016 et la Guinée équatoriale en 2017, c’est au tour du Congo de soumettre sa demande d’adhésion au principal cartel international du marché mondial de l’or noir.

Le directeur de cabinet du chef de l’Etat congolais, Florent Ntsiba, a fait noter que l’initiative vise à placer le pays au rang des leaders mondiaux, porteurs de propositions dans les négociations internationales.

L’autre objectif est de donner au Congo les moyens de prendre sa place dans la définition des politiques et la prise de décision au sein de cette organisation, souligne Ntsiba.

Ce statut de membre de plein droit, poursuit-il, témoigne de l’engagement du Congo d’appartenir à un cartel ayant, entre autres missions, la fixation des quotas de production qui influe sur les prix de vente du pétrole, et ce, dans l’intérêt des pays membres.

Les autorités congolaises annoncent avoir déjà reçu le soutien de l’Arabie saoudite, l’un des membres les plus influents de l’OPEP.

Le Congo, 4ème producteur de pétrole du continent, entend désormais booster sa production lors des prochains mois afin de franchir le cap des 300.000 barils par jour, dès cette année et ce, grâce notamment à de nouveaux investissements dans l’industrie pétrolière.

Les recettes pétrolières représentent près des deux tiers du PIB du Congo, 90% de ses recettes à l’exportation et 75 % des ressources publiques.

CAN handball : Le Congo s’incline devant le Gabon (22-27)

Le Gabon et son renfort des binationaux venus de France se sont imposés mercredi à Libreville, 27-22, devant le Congo en ouverture de la 23ème édition de la Coupe d’Afrique des nations de handball version séniore qui se jouera dans la capitale gabonaise du 17 au 27 janvier 2018.

Le Gabon pour cette compétition a reçu un précieux renfort de 5 joueurs binationaux, tous résidant en France. Le maigre public qui a effectué le déplacement du tout nouveau palais des Sports livré un jour auparavant n’a pas été déçu.

La sélection congolaise voulait à tout prix faire la différence en remportant ce match d’ouverture. Le second match a opposé l’Egypte, tenant du titre, à la Tunisie. Les égyptiens, favoris de la compétition, se sont imposés par un score de 33-28.

De son côté, l’Angola a dominé le Nigeria (29-16). L’Algérie a pris le dessus sur le Cameroun (31-23).

La 23ème édition de la CAN Handball senior opposera dix équipes (Gabon, Tunisie, Algérie, Cameroun, Congo, Egypte, Angola, Maroc, RD Congo et Nigéria).

Téléphonie mobile: le ministre Ibombo s’oppose au plan de licenciement concocté par Airtel-Congo

Le ministre des Postes, des télécommunications et de l’économie numérique, a d’ailleurs demandé au directoire de cette société de surseoir son plan de suppression d’une centaine d’emplois.

Le plan de licenciement de travailleurs, mis en place par la société de téléphonie mobile Airtel-Congo, vient d’être désapprouvé par le ministre des Postes, des télécommunications et de l’économie numérique, M. Léon Juste Ibombo, selon une source digne de foi.

Le ministre Ibombo qui a effectué, le 15 janvier dernier à Brazzaville, une descente à la direction générale d’Airtel-Congo, a demandé au directoire de cette société de surseoir son plan de suppression d’une centaine d’emplois.

Cette opération se menait en catimini, car la tutelle n’a reçu aucun document officiel «précis et explicite», faisant état de difficultés économiques de l’entreprise, alors que les résultats financiers présentés en fin d’année 2017 sont excellents et en progression exponentielle.

«Notre présence ce jour à Airtel Congo a pour but d’attirer l’attention des dirigeants sociaux, que nous n’approuvons pas la démarche qu’ils ont entreprise. Nous ne l’acceptons pas en tant que gouvernement», a déclaré le ministre Ibombo.

Un plan social qui implique des licenciements massifs pour motif économique, ne peut se faire sans l’avis de la tutelle, a ajouté le ministre, car les détails fournis sont censés permettre au ministère de situer l’opinion et, pour le cas échéant, les hautes autorités de l’État.

Le ministre a insisté sur la nécessité de mettre en place un comité placé sous sa supervision, chargé de redresser l’entreprise et de trancher l’épineuse question de licenciement. Il appartiendra donc au comité, y compris les représentants du personnel, de décider d’un possible plan social.

«Les dirigeants d’Airtel sont libres de prendre des décisions, mais celles-ci doivent être conformes à la loi. L’intérêt des travailleurs doit être garanti et préservé», a-t-il conclu.

Le Conseil supérieur islamique contre les messages de terrorisme

Le président du Conseil Supérieur Islamique (CSI) du Congo, M. El Hadj Djibril Bopaka, a déclaré le 16 janvier à Brazzaville, que sa structure est «le numéro un» dans la lutte contre les messages de division, de désordre, du terrorisme dans le pays.

Dans une déclaration publiée à l’issue d’un entretien avec le ministre de l’enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation, M. Anatole Collinet Makosso, M. Bopaka qui conduisait une délégation du Conseil Supérieur Islamique du Congo, dans le cadre de la gestion des structures scolaire franco-arabe de cette confession religieuse, a affirmé que le CSI a déjà démontré que «nous sommes les premiers gendarmes qui veille sur la bonne éducation de nos enfants».

Bopaka a soutenu que «le CSI respecte l’application du Coran à 100%, mais ne suit pas le chemin de ceux qui pensent qu’à l’aide de quelques billets de dollars on peut aller tuer des innocents, cela est interdit chez nous».

Selon lui, c’est à cet effet que le CSI travaille en parfaite collaboration avec les institutions de la République et avec les services de sécurité du Congo.

Dans le cadre de la gestion d’un certain nombre des structures d’éducation, le CSI a présenté quelques préoccupations du Centre islamique franco-arabe du Congo au ministre Makosso. A ce niveau, a-t-il indiqué, ils ont reçu de la part du ministre, des conseils, des orientations dans le cadre de la bonne gouvernance pour la gestion de leurs établissements scolaires.

«Le Conseil Supérieur Islamique du Congo est très satisfait du fait que chaque année, nous sortons avec des résultats de 100% de réussite concernant le CEPE et 99% pour le BEPC», a-t-il révélé. A ce niveau, M. Bopaka s’est dit être fier d’expliquer au ministre leur contribution au ministère dans la formation et l’éducation.

«Nous partons satisfaits de cet entretien avec le ministre sur les questions d’organisation, de discipline et de mobilisation par rapport aux directives de notre pays sur une bonne éducation de nos jeunes», s’est-il réjoui.

Vers la tenue du premier forum sur l’alimentation scolaire 

Ce forum sur l’alimentation scolaire est prévu du 27 février au 1er mars prochain à Brazzaville.

Le Représentant résident du Programme Alimentaire Mondiale (PAM) au Congo, M. Jean Martin Bauer, a annoncé le 16 janvier à Brazzaville, la tenue, du 27 février au 1er mars prochain, du premier forum sur l’alimentation scolaire au Congo.

Cette annonce a été faite à la sortie de l’audience que le ministre de l’enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation M. Anatole Collinet Makosso, a eu avec M. Bauer, dans le but de réaffirmer les liens de coopération entre le ministère de l’éducation primaire et secondaire et le PAM.

«Le 1er mars, c’est la journée africaine de l’alimentation scolaire. Nous souhaitons, à l’occasion de cette journée, réunir au tour d’une même table, tous les partenaires qui interviennent dans le domaine de l’alimentation scolaire pour qu’on puisse discuter ensemble de la mise en oeuvre effective du programme national d’alimentation scolaire pour qu’il ait une cantine scolaire dans chaque établissement du Congo», a-t-il indiqué.

A cette occasion, les deux interlocuteurs ont également parlé de l’achat du haricot produit par les paysans de la Bouenza, qui est un programme mis en place avec le ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, mené en collaboration avec la FAO et le FIDA. Ce programme qui appuie une vingtaine de producteurs de haricot est financé par l’Union Européenne.

Le PAM, a-t-on appris, achète ce haricot pour le distribuer au niveau des cantines scolaires. A cet effet, le PAM a pu acheter 13 tonnes de haricots directement aux petits producteurs de la Bouenza. «Pour nous, c’est une première au niveau de ce programme, donc nous sommes fièrs de nous appuyer de plus en plus sur les potentialités productives du Congo, pour pouvoir les mettre au bénéfice des enfants qui sont dans les écoles du pays», a-t-il fait savoir.

Pour lui, ce sont des nouvelles positives que le PAM a discuté avec le ministre. Pour cela, il a souhaité pouvoir faire des cantines scolaires, une véritable plateforme pour l’agriculture, la nutrition et pour l’éducation dans le pays.

Actuellement, a dit M. Bauer, le PAM est en train de couvrir un nombre limité des départements compte tenu des contraintes financières que cet organe a connu. Par ailleurs, le représentant du PAM a annoncé l’arrivée, à partir du mois d’avril, des produits alimentaires des Etats Unis d’Amérique pour un programme qui couvrira les départements de la Likouala, de la Bouenza, du Niari, du Pool, des plateaux et de la cuvette dont bénéficieront 54000 élèves en mois d’avril.

«Nous sommes actuellement à un niveau plus bas. Nous avons aussi discuté avec le ministre sur les voies et moyens pour améliorer et augmenter le volume de la couverture des cantines scolaires», a-t-il reconnu.

Le Congo va adhérer à l’Organisation des Pays Producteurs et Exportateurs du Pétrole (OPEP)

La nouvelle vient d’être rendue publique par le biais d’un communiqué de la présidence de la République du Congo.

Le Congo a décidé d’adhérer à l’Organisation des Pays Producteurs et Exportateurs du Pétrole, (OPEP), en vue de placer le pays «au rang des leaders mondiaux, porteurs de propositions dans les négociations internationales», indique un communiqué de la présidence de la République du Congo, publié récemment à Brazzaville.

Selon le communiqué, «ce statut de membre de plein droit témoigne de l’engagement du Congo d’appartenir à un cartel ayant entre autres missions, la fixation des quotas de production qui influe sur le prix de vente du pétrole, et ce, dans l’intérêt des pays membres».

«A travers cette démarche, qui est une volonté du Président congolais, M. Denis Sassou-N’Guesso, la République du Congo entend se donner les moyens de prendre sa place dans la définition des politiques et la prise de décisions au sein de cette organisation», poursuit le communiqué.

L’initiative d’appartenance à l’OPEP, précise la source, «a été saluée par le ministre saoudien des affaires étrangères, lors de sa visite de travail à Brazzaville, le 8 janvier 2018», rappelle-t-on.

La mairie centrale légalise une trentaine de parkings

La légalisation de ces parkings à arrêter l’évasion des recettes générées par les chargeurs de ces bus et les commissaires de police.

La mairie centrale a accordé, le 15 janvier dernier à Brazzaville, les autorisations d’exploitation et de gestion à une trentaine de parkings de véhicules de transport en commun sur plus de 100 parkings existant dans le département de Brazzaville, en vue d’arrêter l’évasion des recettes générées par les chargeurs de ces bus et les commissaires de police.

Pour éviter le désordre dans ce secteur qui était encore à l’état informel, le maire central, M. Christian Roger Okemba, a décidé de récupérer et de légaliser ce secteur, en octroyant des autorisations d’exploitation de gestion de ces parkings, a souligné M. Ngatse Itoua Mboula, secrétaire général de la Fédération Syndicale des Transports du Congo (FESYPTC) de Brazzaville, à l’occasion de la cérémonie de remise de ces autorisations.

De son côté, le premier vice-maire, M. Guy Marius Okana, a précisé que «nous avions mis en gestion indirecte ces parkings en délivrant les autorisations d’exploitations provisoires de trois mois. Désormais, la police n’a plus le droit de mettre la main sur les recettes générées par ces parkings, c’est le travail de la mairie».

En effet, chaque bus verse au responsable du parking une somme de 100 FCFA ou 150 FCFA à chaque embarquement des clients. A la fin de la journée, le chargeur totalise une recette de 10.000 FCFA ou 15.000 FCFA, cela constitue un gain important. Malheureusement, la plupart des commissaires de police prennent cet argent, mettant ainsi à mal les droits de la mairie centrale.

Créer les conditions pour une recherche Scientifique à la portée du peuple

La promesse vient d’être faite à Brazzaville par le ministre de la recherche scientifique et de l’innovation technologique, M. Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou.

Le ministre de la recherche scientifique et de l’innovation technologique, M. Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou, a promis, récemment à Brazzaville, lors d’une communication, de créer toutes les conditions pour que la recherche scientifique et l’innovation technologique soient à la portée du peuple congolais.

S’adressant le 12 janvier dernier à ses collaborateurs, le ministre Coussoud-Mavoungou a dit que la recherche scientifique et l’innovation technologique «doivent savoir se sauver et doivent savoir créer les conditions de leur positionnement dans le dispositif congolais».

«Nous n’allons pas attendre que l’on vienne nous sauver, alors que nous avons tous ensemble les moyens nécessaires de créer toutes les conditions pour que la recherche scientifique et l’innovation technologique soient à la portée du peuple congolais», a-t-il fait remarquer, indiquant «ne pas vouloir de la recherche pour la recherche, mais la recherche dans l’intérêt des populations de notre pays».

Il a invité les cadres et agents de ce ministère à faire de sorte que la recherche scientifique et l’innovation technologique en République du Congo avancent, tout en les amenant à comprendre le rôle et l’importance de la recherche dans un Etat.

Il est nécessaire que la communauté scientifique mette en place le dispositif qui va faire de telle sorte que la recherche scientifique ait sa place dans le dispositif national de production de richesses et des meilleures conditions de vie des populations, a-t-il signifié.

Il a prescrit que «sans recherche un Etat ne peut pas évoluer, et si elle n’est pas bien orientée, la recherche au Congo sera une opération vaine», a insisté le ministre en charge de la recherche scientifique aux agents de son département.

Congo-Algérie : renforcer les relations parlementaires entre les deux pays

La décision a été prise au cours d’une rencontre entre le président de l’Assemblée nationale du Congo et l’ambassadeur de l’Algérie au Congo.

Le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba et l’ambassadeur de l’Algérie au Congo, M. Mohamed Benattou ont souligné, le 15 janvier à Brazzaville, la nécessité de renforcer la coopération entre les Assemblées nationales des deux pays.

Reçu en audience par M. Mvouba, le diplomate algérien a transmis le message écrit du président de l’Assemblée nationale populaire d’Algérie à son homologue congolais. La teneur de ce message n’a pas était révélé, explique une source bien informée, expliquant qu’il pouvait avoir trait aux relations entre les deux parlements.

L’Algérie et le Congo entretiennent des relations d’amitié et de solidarité de si longue date. Les universités et les instituts de formation accueillent annuellement un bon nombre d’étudiants congolais. Les deux pays travaillent pour la réactivation de la commission mixte de coopération.

Cette coopération bilatérale a connu une redynamisation significative, suite à la visite d’Etat qu’avait effectuée, en mars dernier, le Président de la République, M. Denis Sassou-N’Guesso, en Algérie. A cette occasion, plusieurs accords de coopération ont été signés et une série de rencontres ministérielles effectuées.

La Banque mondiale au secours de la forêt congolaise

La Banque Mondiale, par le canal de son sous-comité du Programme pour l’investissement forestier (PIF), a approuvé le financement de deux projets REDD+ du plan d’investissement de la stratégie congolaise REDD+ en vue de promouvoir l’économie verte au Congo, a appris, mercredi 17 janvier, auprès du service de communication de cette institution financière internationale.

Selon cette source, avec l’approbation de ce financement survenue le 13 décembre 2017 à Washington, le Congo qui est arrivé au terme de la première phase du processus REDD+ dite « de préparation », au cours de laquelle les principaux outils de sa mise en œuvre ont été élaborés, est autorisée à passer à la 2e phase dite « d’investissement » et à la 3e phase dite « de paiement de crédits carbone ».

« Cette décision ouvre la voie au financement de deux projets soumis par le gouvernement congolais au Programme pour l’investissement forestier, pour contribuer à la réduction de la déforestation et au développement économique des départements de la Likouala et de la Sangha au Nord du pays représentant plus de la moitié de la superficie forestière nationale », souligne Julian Lee, spécialiste de l’environnement à la Banque mondiale.

Le premier projet, qui s’inscrit dans le cadre du Programme de réduction des émissions Sangha-Likouala, prévoit le développement des plantations agro-forestières. Il s’agit de la cacao-culture sous ombrage et des associations fruitiers/cultures vivrières, sur des superficies dégradées dans les départements de la Likouala et de la Sangha.

Le second projet sera mis en œuvre dans les Départements du Pool et des Plateaux, qui constituent un bassin d’approvisionnement de Brazzaville en bois énergie, avec l’accompagnement de la Banque africaine de développement. Il développera des plantations agro-forestières et de bois-énergie.

Le Programme d’investissement forestier statuera sur l’enveloppe financière à accorder à la République du Congo, lors de sa réunion prévue pour fin février 2018.

A cette occasion, il sera annoncé le montant accordé au Mécanisme de financement dédié aux initiatives des populations autochtones du Congo.

Le Plan d’investissement de la Stratégie nationale REDD+ du Congo, a été élaboré pour servir de cadre de référence destiné à assurer la mobilisation des investissements nécessaires à la réalisation des projets et programmes.

Sous-tendu par des programmes habilitant et des programmes géographiquement intégrés, il sera mis en œuvre pour la période 2018-2025. Son élaboration a été financée par le PIF et l’Initiative pour la Forêt de l’Afrique Centrale (CAFI).

Port d’insignes de grade pour les promus de la garnison de Brazzaville de la ZMD n° 9

La cérémonie était présidée par le Chef d’Etat-major Général (CEMG) des Forces Armées Congolaises (FAC,) le général de division Guy Blanchard Okoï.

Environ 100 militaires de la garnison de Brazzaville, de la Zone Militaire de Défense (ZMD) n° 9 ont porté, le 13 janvier dans la ville capitale, des insignes de grade au titre du premier trimestre 2018, sous le patronage du Chef d’Etat-major Général (CEMG) des Forces Armées Congolaises (FAC,) le général de division Guy Blanchard Okoï.

A cette occasion, le CEMG a, au nom du haut commandement des FAC, félicité les bénéficiaires, tout en leur demandant de redoubler d’ardeur pour bénéficier encore plus de la confiance des chefs. Il a exhorté aussi ceux qui n’ont pas été promus de redoubler d’efforts pour que prochainement ils soient sur le tableau des promus.

S’adressant à toutes les troupes, le général Okoï a rappelé les orientations du Président de la République, Chef suprême des armées, le 31 décembre 2017, lors du réveillon d’armes, demandant à la force publique d’être aux côtés du gouvernement en ces temps difficiles pour faire respecter les objectifs de 2018.

«Il nous a aussi surtout félicité parce que dans les conditions difficiles, nous avons fait l’essentiel de nos missions», a-t-il poursuivi. Selon lui, il leur a été demandé pour 2018 de travailler sur trois axes. Le premier est celui du renforcement des capacités à tous les niveaux, notamment dans la discipline et l’organisation. Le 2ème axe est le maintien de la relation armée et nation et le 3ème axe porte sur le respect des engagements tant nationaux qu’internationaux.

Pour le CEMG, l’objectif  du premier axe ne pourra qu’être atteint que s’il y a d’abord renforcement des capacités spirituelles, intellectuelles, éthiques et physiques, mais aussi de la compétence y compris la capacité à s’entrainer en tout temps, à mieux gérer les hommes et le matériel mis à disposition.            Pour le 2ème axe, a-t-il dit,  il faut toujours porter  la protection des populations au village dans leurs responsabilités. «Il faut que les droits fondamentaux des citoyens soient  respectés à commencer par nous-mêmes», a-t-il indiqué.

Le 3ème axe, a rappelé le CEMG concerne le respect des engagements nationaux et internationaux. Sur le plan national, il a fait état de  l’accord de cessez-le-feu et de cessation des hostilités dans le département du Pool, signé le 23 décembre 2017 à Kinkala. «Pour nous, cela veut dire que le ramassage des armes, le retour et la protection des populations avec la réorganisation de la force publique, c’est à cela que nous devons nous employer», a-t-il instruit.

Pour atteindre ces objectifs, a précisé le général Okoï, «il faut encore que les FAC s’appuient sur la cohésion à tous les niveaux, la discipline librement consentie qui fait, comme toujours, la porte principale des armées et non de  la leur,  l’instruction,  et l’entrainement».

Tout en souhaitant une bonne et heureuse année 2018 à toutes les troupes et leurs familles et au sein de leurs unités, dans leurs différentes activités, il a imploré  les bienfaits de l’Eternel des armées afin qu’il puisse les inspirer, les guider et les protéger tout au long de l’année 2018.

Pool: la commission de suivi de l’accord de paix tient sa première réunion

Il est question ce mercredi 17 janvier 2018, d’une prise de contact entre les autorités et les représentants du pasteur Ntumi.

Les travaux de la Commission de suivi de l’accord de paix, signé le 23 décembre à Kinkala dans le département du Pool, sont sur le point de débuter. C’est une première réunion de « prise de contact » ce mercredi 17 janvier entre les autorités et les représentants du pasteur Ntumi, principal protagoniste de la rébellion armée depuis 2016.

Officiellement, ces discussions doivent déboucher sur la rédaction d’une feuille de route destinée à poursuivre le processus de paix. Mais avant de se pencher sur les modalités concrètes d’application de cet accord, les représentants du pasteur Ntumi entendent bien y apporter certaines modifications.

Premier point à négocier : le sort du pasteur. Ce dernier se trouve toujours sous le coup d’un mandat d’arrêt. Ses délégués demandent la levée des poursuites. « On ne peut négocier les poings liés », explique Philippe Ané, son représentant au sein de la délégation envoyée à Brazzaville.

« Nous sommes venus discuter avec la partie gouvernementale pour enrichir l’accord, pour étoffer l’accord, pour apporter quelques rectificatifs à un certain nombre d’éléments qui n’ont pas été pris en compte dès le départ. Les points qui n’ont pas été inscrits – de l’accord -, on va devoir rééquilibrer, recadrer, de façon que l’accord en question soit un accord complet. Les questions notamment liées à la levée du mandat d’arrêt, par exemple. Parce qu’on ne peut pas aujourd’hui désamorcer cette crise avec les mains liées. Donc ce sont ces questions préliminaires qu’il faut que nous voyions avant. Lorsque ces questions seront résolues, je crois que les autres choses suivront. Les autres points devront être exécutés très progressivement, en fonction, bien entendu, de ce que nous aurions arrêté avec la partie gouvernementale », conclut-il.

Deuxième point de négociation : les revendications formulées par le pasteur dans un enregistrement audio diffusé quelques jours après la signature de l’accord de Kinkala par Jean-Gustave Ntondo. Parmi ces revendications : la libération de tous les détenus politiques, l’adoption de la loi d’amnistie générale ou encore l’organisation d’un dialogue inclusif sous l’égide d’observateurs internationaux.

Cette rencontre entre les autorités congolaises et les représentants du leader de la rébellion du Pool n’est donc qu’une première étape. Aucun calendrier n’a encore été fixé.

La production pétrolière pourrait atteindre 117 millions de barils en 2018

Avec cette production de barils, le Congo entend engranger en 2018 des recettes pétrolières de plus de 749 milliards de FCFA.

Le Congo s’attend en 2018 à une production de 117 millions de barils de pétrole brut, selon les prévisions budgétaires du gouvernement, a annoncé le 12 janvier dernier,  une source proche du ministère  des Finances.

Avec cette production prévue de 117 millions de barils et le prix d’un baril du brut congolais s’élevant à 60 dollars, le Congo entend engranger en 2018 des recettes pétrolières de plus de 749 milliards de FCFA.

Selon la même source, ces recettes pétrolières sont en nette augmentation de quelque 357 milliards de FCFA par rapport à l’année 2017 qui a enregistré de faibles recettes de l’ordre de 391 milliards de FCFA.

Elles représentent 2/3 du PIB national soit 75% des recettes publiques et 90% des recettes d’exportation. Le pétrole est la première source de revenu du Congo qui, avec une production d’environ 350.000 barils de brut par jour, s’est hissé au 4ème rang des producteurs africains subsahariens.

Pourtant, la chute du prix du baril sur le marché international a plongé le Congo dans une crise socio-économique profonde.

Congo: 1600 milliards F CFA pour le projet de budget 2018

Il est en baisse par rapport à celui de 2017 qui était de près de 2744 milliards FCFA , a indiqué jeudi, 28 décembre, à Brazzaville, Thierry Lézin Moungalla, porte-parole du gouvernement

Le projet de budget 2018 au Congo est estimé à près de 1600 milliards F.CFA, et a subi une baisse par rapport à celui de 2017 qui était de près de 2744 milliards FCFA , a indiqué jeudi à Brazzaville, le porte-parole du gouvernement, Thierry Lézin Moungalla.

Par ailleurs souligne Thierry Moungalla ce projet de budget dégage un excédent budgétaire prévisionnel de 219.000.000.000) de frs CFA, destiné à résorber le déficit en ressources de trésorerie.

Malgré la conjoncture économique internationale plutôt favorable le porte-parole du gouvernement congolais a déploré que  l’économie congolaise continue de subir « les effets de la récession constatée en 2016 et accentuée en 2017, avec une croissance négative de 4,6%. »

Il relève toutefois que le Congo devrait renouer avec une légère croissance, dont le taux prévisionnel est fixé à +0,7% en 2018, et ce
grâce à un regain d’activités du secteur pétrolier, caractérisé entre autres, par l’entrée en production du nouveau champ MOHO Nord. Un retour timide à la croissance qui devrait permettre une résorption des déséquilibres des finances publiques.

Ce projet de budget sera transmis à l’Assemblée nationale pour adoption dans les prochains jours a conclu, Thierry Lézin Moungalla.

Congo: l’accord de paix du Pool est-il réel?

Le gouvernement de Brazzaville a annoncé, durant le week-end de Noël, un accord de paix avec les rebelles du pasteur Ntoumi, dans la fertile région du Pool

Le gouvernement de Brazzaville a annoncé, durant le week-end de Noël, un accord de paix avec les rebelles du pasteur Ntoumi, dans la fertile région du Pool. Des opposant au régime Sassou Nguesso affirment cependant qu’il a été signé par un homme de Ntoumi libéré de prison pour l’occasion et qu’il n’engage pas vraiment les combattants.

Le Congo-Brazzaville a connu cinq conflits armés depuis 1993, opposant divers chefs de guerre entre eux, notamment Denis Sassou Nguesso, officier originaire du nord, qui totalise 33 ans à la Présidence de la République (1979-1992 et 1997 à aujourd’hui). En 1998, les miliciens « Ninjas » du Pool (région fertile du sud du pays, entre Brazzaville et le port de Pointe-Noire) qui avaient déjà guerroyé sous l’autorité de Bernard Kolelas, sont réunis par Frédéric Bintsamou, alias pasteur Ntoumi, pour un nouveau conflit, qui s’étendra jusqu’en 2003-2005. En 2007, il se voit proposer un poste dans le cabinet du président Sassou Nguesso, qu’il acceptera deux ans plus tard, sortant enfin de sa retraite du Pool pour gagner Brazzaville.

Référendum constitutionnel

Entre 2014 et 2016, toutefois, le président Sassou procède à un recensement de la population controversé, puis à un référendum – entaché d’irrégularités – modifiant la Constitution afin de lui permettre de s’incruster au pouvoir, puis à une élection présidentielle ne laissant aucune chance à ses adversaires – dont deux sont aujourd’hui en prison pour « atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat ». C’en est trop pour le pasteur Ntoumi, alors âgé de 52 ans, qui a repris le maquis en avril 2016.

Or, samedi 23 décembre, les autorités de Brazazaville ont annoncé qu’un accord avait été signé entre le ministre de l’Intérieur et un des hommes de Ntoumi, Jean-Gustave Ntondo. Le gouvernement assure que ce dernier est un représentant du chef rebelle. Mais un collectif d’opposants au président Sassou, « Sassoufit », a indiqué à l’AFP que « M. Ntondo était en prison. Il a été libéré, il est surveillé, il n’est pas libre de ses mouvements… Il n’a pas été en contact avec ceux qui sont dans le maquis ». M. Ntondo a en effet été libéré le 6 novembre et assure avoir été en contact avec le pasteur Ntoumi depuis lors.

L’accord signé entre le ministre de l’Intérieur et M. Ntondo prévoit que la partie rebelle s’engage à « faciliter le ramassage des armes détenues par les ex-combattants » et à « ne créer aucune entrave » au rétablissement de l’autorité de Brazzaville dans le Pool. En échange, le gouvernement garantit « le processus de démobilisation, de réinsertion professionnelle, sociale et économique des ex-combattants après le ramassage des armes ». Sera-t-il appliqué?

L’accord de paix dans le Pool a été signé « sous contraintes » selon un collectif d’opposants

L’accord a été signé entre le gouvernement et Jean-Gustave Ntondo, présenté par les autorités comme le représentant du chef rebelle, Frédéric Bintsamou, alias Pasteur Ntumi, qui a pris les armes en avril 2016

Le Congo-Brazzaville a annoncé samedi un accord de paix pour mettre fin aux hostilités à huis clos avec les rebelles de la région du Pool, qui s’étaient soulevés en avril 2016 contre Brazzaville.

Un accord signé « sous contraintes » a cependant dénoncé auprès de l’AFP un collectif d’opposants.

Le ministre congolais de l’Intérieur, Raymond Zéphyrin Mboulou, a supervisé la signature de cet « accord de cessez-le-feu et de cessation des hostilités » avec Jean-Gustave Ntondo, présenté par les autorités comme le représentant du chef rebelle, Frédéric Bintsamou, alias Pasteur Ntumi, qui a pris les armes en avril 2016.

L’accord a été signé dans le département du Pool à Kinkala, à 70 km au sud de Brazzaville, avant une conférence de presse dans la capitale.

« L’accord entre en vigueur aujourd’hui » (samedi), a déclaré M. Ntondo, secrétaire général du Conseil national des Républicains (Cnr), le parti du pasteur Ntumi.

« L’accord est une bonne nouvelle à un moment où la situation économique n’est pas très bonne », a réagi auprès de l’AFP le porte-parole du gouvernement Thierry Moungalla.

Adversaire du régime du président Denis Sassou Nguesso, le collectif Sassoufit a cependant dénoncé « un accord sous contrainte ».

« M. Ntondo était en prison, il a été libéré, il est surveillé, il n’est pas libre de ses mouvements…Il n’a pas été en contact avec ceux qui sont dans le maquis », a indiqué à l’AFP depuis Paris le porte-parole de ce collectif principalement actif sur internet, Andrea Ngombet.

« Que vaut réellement un accord signé sous la menace de la torture et de la prison ? Rien », a ajouté le collectif dans un communiqué.

Après plusieurs mois de prison, Jean-Gustave Ntondo et l’un des porte-parole du pasteur Ntumi, Franck Euloge Mpassi, ont été libérés le 6 novembre. Ils affirment avoir été en contact avec Ntumi depuis leur libération jusqu’à la signature de l’accord.

Huis clos médiatique 

Les « Ninjas » du Pasteur Ntumi ont pris les armes dans le département du Pool au sud de Brazzaville en avril 2016 contestant la réélection du président Denis Sassou Nguesso, qui cumule 33 ans au pouvoir dont 20 d’affilée.

La violence des rebelles et la réponse militaire de Brazzaville a eu lieu dans un huis clos médiatique total.

Le conflit a engendré des conséquences bien réelles pour l’économie malade du Congo-Brazzaville, pays pétrolier d’à peine cinq millions d’habitants touché par une sévère récession depuis que le prix du baril plafonne à 50-60 dollars.

Le chemin de fer Congo-Océan et la route entre Brazzaville et le port pétrolier de Pointe-Noire ont été coupés à la circulation en novembre 2016 en raison de l’insécurité.

Les élections législatives n’ont pas pu se tenir dans neuf des quatorze circonscriptions du Pool en juillet dernier. Le Parti congolais du Travail (PCT) du président Sassou Nguesso a sans surprise hérité d’une confortable majorité à l’Assemblée.

Surtout, les violences ont placé 138.000 personnes dans une situation humanitaire difficile, selon les estimations.

Selon cet accord dont l’AFP a reçu copie et qui tient en deux paragraphes, le révérend Pasteur Ntumi Bintsamou Frédéric s’engage à « faciliter le ramassage des armes détenues par les ex-combattants » et à « ne créer aucune entrave » au rétablissement de l’autorité de l’Etat dans le département du Pool.

Le gouvernement s’engage lui à garantir « le processus de démobilisation, de réinsertion professionnelle, sociale et économique des ex-combattants après le ramassage des armes ».

Brazzaville veut aussi garantir « la réinstallation des populations dans leurs localités d’origine » et la « libre circulation des personnes, des biens et des services dans le département du Pool ».

Une commission mixte paritaire sera mise en place pour l’application de l’accord.

Le Pasteur Ntumi demandait aussi « l’arrêt immédiat des bombardements dans le Pool » et la « libération sans condition de tous les détenus politiques », affirme le porte-parole du collectif Sassoufit.

Après être déjà entré en rébellion contre Brazzaville depuis sa région du Pool de 1998 à 2003, Ntumi était ensuite devenu un notable local, avant de se rebeller de nouveau en 2016.

Deux anciens candidats à l’élection présidentielle de 2016, Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, sont en prison, officiellement poursuivis « pour atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat ».

Des activistes ont demandé cette semaine la libération de l’opposant Paulin Makaya, arrêté le 25 novembre 2015 pour avoir organisé une marche interdite contre le changement de Constitution, et condamné à deux ans de prison. Ses soutiens estiment qu’il a purgé sa peine.

 

 

Pool : Accord sous contrainte, paix des charniers ?

Par Andréa Ngombet, Coordinateur du Collectif #Sassoufit

Après les fausses dettes, les faux rapports au FMI, les fausses attaques de Ninja en RDC, le faux terroriste islamiste, serions nous face à une fausse paix de Noël ?

Comment croire à la réalité d’un accord de paix qui s’effectuerait en écartant l’ensemble de la classe politique, la société civile congolaise et le journaliste Ghys Fortuné Dombe emprisonné justement pour complicité supposée avec Ntumi ?

Le discrédit est immense pour Sassou Nguesso qui ne comptait déjà plus dans les cercles politiques internationaux. Ce gouvernement est celui qui a bombardé sciemment des populations civiles, emprisonné, torturé et enlevé des personnes en raison de leur origine ethnique supposée. Cette fausse paix le disqualifie définitivement, aux yeux de tous, pour continuer à diriger l’Etat congolais.

Quel crédit peut on apporter à des accords signés par un émissaire qui hier encore croupissait dans les geôles de la tristement célèbre DGST ?

La paix pour Sassou, c’est la reddition, l’assassinat ou l’emprisonnement de ses opposants. Il l’a longuement démontré en violant systématiquement tous les accords de paix depuis son retour par les armes en 1997.

Le Collectif Sassoufit, organisation de la société civile congolaise, en remplacement de cet accord sous contrainte, propose  un accord élargi à l’ensemble des acteurs pour la paix véritable au bénéfice de l’ensemble des Congolais dont voici le contenu :

  1. Libération des prisonniers politiques
  2. Déploiement d’une force internationale d’interposition pour désarmer les parties
  3. Création d’une commission vérité, justice et réconciliation sur les violations des droits humains.
  4. Ouverture d’une négociation sous contrôle international pour aboutir à une transition.

 

 

Valentin Oko, nouveau directeur de la Presse présidentielle du Congo

Le nouveau directeur de la Presse présidentielle, Valentin Oko, a pris ses fonctions le 20 décembre 2017 au cours d’une cérémonie solennelle de passation des services, patronnée par le Directeur du cabinet du secrétaire général du Gouvernement, Stevie Péa

Le nouveau directeur de la Presse présidentielle, Valentin Oko, suite à sa nomination le 19 décembre dernier, a pris ses fonctions ce 20 décembre 2017 au cours d’une cérémonie solennelle de passation des services, patronnée par le Directeur du cabinet du Secrétaire Général du Gouvernement, Stevie Péa.

La cérémonie officielle a été précédée par un huis clos entre les deux directeurs ainsi que d’autres personnalités. De la cérémonie officielle, les deux personnalités ont échangé sur certains documents. Lisant le procès verbal, M. Gambomi a planté de décors du déroulement de passation des services. Le procès verbal renseigne que le directeur sortant, André Ondelé, a remercié son successeur et l’a encouragé dans ses nouvelles fonctions. Et à son tour, Valentin Oko, le nouveau Directeur de la presse présidentielle a, tout d’abord remercié le président de la République de la confiance qu’il lui a faite, en le nommant à ce poste, avant de remercier Mme le Conseilleur spécial, Claudia Lemboumba Sassou N’Guesso. Il a aussi pris acte des documents qui lui ont été concédés par son successeur.

Prenant la parole en premier, André Ondelé, a reconnu que la cérémonie du jour a été celle « d’adieu qui est le dernier cycle, pour lui, qui se ferme et, en même temps, signe d’un nouveau commencement. »

Avant d’inviter son successeur à bien apprécier la valeur intrinsèque du temps. Au terme de son discours, André Ondelé a remis au nouveau directeur de la presse présidentielle, Valentin Oko, « quelques documents pour lui permettre, en amorçant ce long voyage vers d’autres nombreux voyages, de mieux planter ses dix orteils dans le sol, avant d’en poser le premier pas. »

Valentin Oko, pour sa part, a reconnu, dans son mot de circonstance, que « la mission qui lui incombe ainsi que ceux de ses collaborateurs est pleine de contraintes et d’exigences. »

Sur ce, le nouveau Directeur de la presse présidentielle a sollicité l’ensemble de son personnel d’une collaboration étroite et sans faiblesses.

Reconnaissant la lourde tâche, la responsabilité énorme, Valentin Oko est persuadé qu’elle sera accomplie avec toute rigueur voulue.

A noter que le nouveau directeur de la Presse présidentielle, fruit du département de la communication et des médias, a rassuré tout le personnel dudit département ainsi qu’à Mme le Conseiller spécial, Claudia Sassou N’Guesso, bien qu’il quitte ce département aujourd’hui, en réalité pour mieux les retrouver demain.

En conclusion, Valentin Oko a rappelé à son prédécesseur qu’il aura toujours besoin de son concours pour pérenniser et élever davantage le niveau du travail collectif.

Il sied de signaler que Valentin Oko, n’est pas novice dans le milieu de la présidence. Il a occupé bon nombre de fonctions dans cette institution de la République, notamment le poste de rédacteur en chef de l’agenda officiel de la République.

Le Congo « menacé de suspension du processus ITIE »

Le Congo pourrait être exclu du processus de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE), d’après Brice Makosso, co-cordonnateur de la branche congolaise de la Coalition Publiez ce que vous payez (PCQVP)

L’alerte est donnée par Brice Makosso, co-cordonnateur de la branche congolaise de la Coalition Publiez ce que vous payez (PCQVP), un groupe d’Ong œuvrant au monitoring des paiements effectués par les industries extractives aux différents États à travers le monde et particulièrement en Afrique.

Dans une interview accordée récemment au Bi-hebdomadaire catholique « La Semaine Africaine », le défenseur des droits de l’homme révèle que le Congo tarde à publier le rapport des paiements de 2015, car c’est le 31 décembre prochain, la date butoir.

Un retard qui pourrait valoir au Congo une exclusion de l’ITIE. S’il s’abstient de donner les raisons du retard, parce que « n‘étant pas membre du gouvernement », Brice Makosso dit connaître la situation des entreprises extractives au Congo. « En ma qualité de membre du Comité de mise en œuvre de l’ITIE, je sais que les compagnies pétrolières, en l’occurrence Total, Eni, Chevron et toutes les autres ont fourni leurs déclarations. Malheureusement la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) et les agences du Gouvernement, c’est-à-dire le Trésor, les Impôts, la Douane n’ont pas fourni leurs déclarations. Ils doivent le faire pour que le rapport soit prêt », explique-t-il.

Ce qui, à priori ne devrait pas poser problème pour le Congo, puisque l’adhésion à l’ITIE est volontaire. Le processus n’a donc aucun caractère coercitif ni répressif vis-à-vis des pays qui n’en font pas partie. Seulement, redoute Brice Makosso, les conséquences sont nombreuses. « Les investisseurs veulent évoluer dans un environnement où il y a la transparence et où il n’y a pas de corruption. Mais une fois que le Congo est suspendu, le pays sera considéré comme un Etat ‘’non-transparent’’ ou un état corrompu. Des investisseurs sérieux ne peuvent pas venir dans un tel environnement. Et c’est d’autant plus grave que le Congo est aujourd’hui en train de solliciter de l’argent auprès du FMI ».

Makosso propose ainsi à l’Etat congolais de « prendre la mesure de la situation ».

Les membres du comité national ITIE devraient se réunir ce mercredi à Brazzaville, rapportent des sources concordantes sans révéler l’ordre du jour de ces retrouvailles. Sans doute pour voir comment publier ce rapport dès le 31 décembre.