Yaya Sangaré en visite au Congo

Le séjour du ministre des Maliens de l’Extérieur et de l’intégration africaine à Brazzaville entre dans le cadre d’une mission d’évaluation générale de la situation des Maliens au Congo.

Yaya Sangaré, ministre des Maliens de l’Extérieur et de l’intégration africaine, a eu un échange avec le ministre des Affaires étrangères, de la coopération et des Congolais de l’étranger, Jean-Claude Gakosso.

« Je ne pouvais pas repartir sans venir remercier les autorités congolaises et, notamment, le chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso. Car, c’est grâce à lui que les Maliens vivent ici en paix et en toute sécurité. Ils me l’ont déclaré et, dans l’ensemble, les rapports sont très fraternels avec la population du Congo », a-t-il déclaré.

Le ministre des Maliens de l’extérieur a profité de ce voyage au Congo pour saluer l’implication du président congolais Sassou Nguesso – il faisait allusion à son statut de président du Comité de pilotage de la crise libyenne – dans le règlement des conflits au niveau du continent.

Yaya Sangaré est aussi revenu sur la solidarité du président congolais aux côtés de son frère du Mali, Ibrahim Boubacar Kéïta, dont le pays fait face à plusieurs menaces terroristes.

Après le ministre malien, Jean-Claude Gakosso a échangé avec le coordonnateur-résident du Système des Nations unies au Congo, arrivé au terme de son mandat.

«Le ministère des Affaires étrangères est notre porte d’entrée et de sortie. J’ai pensé lui réserver la priorité de cette phase de visites d’adieux. Je n’ai pas de bilan à faire car, en tant que fonctionnaire onusien, je travaille selon un programme défini, exécuté par mon prédécesseur et par celui qui va me succéder. Le secrétaire général de l’ONU m’a affecté en Mauritanie qui sera mon nouveau poste. Je m’en vais tout en restant Congolais », a lâché le fonctionnaire onusien, Antonhy Ohemeng Boamah.

Un homme meurt par noyade sur le fleuve Congo (Police)

Le corps de ce belge a été retrouvé dimanche 10 mars, à hauteur du Nautic Club dans la commune de Gombe.

Selon les informations données par la police nationale congolaise, la victime serait de nationalité belge. La PNC n’a pas révélé le nom l’homme noyé.

Le corps a été découvert dimanche 10 mars 2019 à hauteur du Nautic Club dans la commune de Gombe.

L’on se souvient qu’il y a 4 jours, la police a découvert un autre corps, celui d’un sujet chinois dans la commune de Limete.  Aucun détail n’a été communiqué par les forces de l’ordre sur les circonstances du décès de cet expatrié.

Environnement : le Congo renforce les capacités des points focaux

A travers un atelier qui s’est tenu du 6 au 8 mars avait pour objectif  de renforcer les capacités des points focaux fonds bleu des pays membres de la CCBC.

La ministre du Tourisme et de l’environnement, Arlette Soudan Nonault a souligné le 8 mars à Brazzaville que l’atelier de renforcement des capacités avait permis aux points focaux de la Commission climat du Bassin du Congo et du Fonds bleu pour le Bassin du Congo  de se doter des connaissances nécessaires à la conduite du processus d’opérationnalisation de cette communication.

Au terme des travaux, les participants à l’atelier de formation des points focaux de la Commission climat du Bassin du Congo et du Fonds bleu pour le Bassin du Congo ont élaboré une feuille de route et ont recommandé aux points focaux d’assurer le plaidoyer auprès de leurs pays, en vue de la ratification du protocole instituant la Commission climat du Bassin du Congo.

Ils devraient aussi organiser une plate-forme interministérielle du Fonds bleu du bassin du Congo dans leurs pays et sensibiliser les partenaires locaux, notamment les parlementaires, les ministères impliqués, la société civile, les peuples autochtones et le secteur privé sur la Commission Climat du Bassin du Congo et le Fonds bleu pour le bassin du Congo.

A la coordination technique, les participants ont demandé d’initier un plaidoyer auprès des autorités des pays membres de la commission climat du bassin du Congo pour prendre les dispositions nécessaires pour ratifier l’accord et mobiliser les financements de l’unité de démarrage.

« Les résultats de l’étude de préfiguration appelleront de votre part des interventions éclairées lors des prochaines étapes du processus d’opérationnalisation du Fonds bleu pour le bassin du Congo, suivant la feuille de route adoptée par les Ministres en avril 2018 », a indiqué Arlette Soudan Nonault à la clôture de l’atelier.

L’atelier qui s’est tenu du 6 au 8 mars avait pour objectif  de renforcer les capacités des points focaux fonds bleu des pays membres de la CCBC visant une appropriation des problématiques et processus portés par ladite Commission et ledit Fonds pour le suivi des activités actuelles et futures, notamment la validation des livrables de l’étude de préfiguration.

Affaire des Jeunes tués dans un commissariat au Congo: le verdict des policiers « complaisant » pour des ONG

Ces policiers étaient jugés pour plusieurs chefs d’accusations notamment homicide involontaire dans l’affaire des treize jeunes retrouvés morts en juillet dans le commissariat de Chacona à Brazzaville.

Le verdict est tombé, la justice a condamné à diverses peines les six policiers accusés dans l’affaire des treize jeunes retrouvés morts dans le commissariat de Chacona. Un verdict que certaines ONG trouvent « complaisant ». Ces organisations sont indignées par le fait que la justice ne s’est pas prononcée sur les indemnisations des parents des victimes.

Le bal a été ouvert par l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH), qui a révéler, après enquête, que ces treize jeunes étaient morts suite à une torture. Pour le directeur exécutif de l’OCDH, Trésor Nzila, le verdict du procès de cette affaire est « complaisant et scandaleux », les peines prononcées contre les six policiers coupables sont très légères.

« Ces jeunes ne sont pas morts par un coup de foudre : il y a eu des actes commis par les policiers. Quant aux peines prononcées par la justice à l’encontre de ces policiers, elles sont très légères et vont décourager les victimes plus tard à porter plainte », a fait observer Trésor Nzila.

Trésor Nzila et son confrère Loamba Moké de l’Association des droits de l’homme et de l’univers carcéral (ADHUC) ne comprennent pas pourquoi la justice n’a pas pu se prononcer sur les intérêts civils.

« C’est une façon de renvoyer les victimes à leur triste sort parce qu’elles ont été privées du droit à la réparation », s’est indigné le directeur de l’OCDH. « Les peines prononcées doivent être suivies des réparations. Mais lorsque ces peines ne sont pas suivies des réparations, on se moque des réparations. Notre justice devient pour nous une justice douteuse », s’est exclamé Loamba Moké de l’ADHUC.

Le Congo désormais à l’Internationale des services publics

Les femmes syndicalistes des municipalités et des administrations publiques au militantisme ont tenu une réunion dans la capitale congolaise le 06 mars 2019.

La rencontre a été présidée par le conseiller politique du maire de Brazzaville, Galebaye Abira. Les femmes syndicalistes des municipalités et des administrations publiques ont été informées de la reconnaissance du Congo par l’Internationale des services publics (ISP), une institution basée en Suisse et chargée de la défense des syndicats.

Le Congo est le cent soixantième pays à adhérer à cette institution syndicale internationale. Notons que l’ISP travaille en étroite collaboration avec le Comité interprofessionnel des femmes syndicalistes des municipalités et des administrations publiques (Cifsmapc).

La représentante de l’Internationale des services publics au bureau régional Afrique et pays arabes, Charlotte Kalanbani Kougnondame Pondomoyo, a exhorté, le 6 mars à Brazzaville, les femmes syndicalistes des municipalités et des administrations publiques au militantisme et à redoubler leurs efforts à la faveur d’une réunion tenue dans la capitale.

« Les femmes du Congo marquent leur présence à la marche du monde. C’est une première pour notre pays et espérons en être le fer de lance en Afrique. Cette adhésion témoigne la pleine collaboration et le soutien de l’ISP au combat des femmes syndicalistes », a indiqué Myriam Taty N’Sitou Ihou, présidente du Cifsmapc.

Pour sa part, la représentante de l’ISP au bureau régional Afrique et pays« Il était important pour moi de venir moi-même pour renforcer cette solidarité. Les échanges vont se faire pour le renforcement du mouvement syndical. Je suis arrivée pour vous remettre officiellement le certificat d’adhésion. Le Congo a soumis tous ses dossiers et remis sa contrepartie financière pour son adhésion » arabes a déclaré : , a déclaré Charlotte Kalanbani Kougnondame Pondomoyo, la représentante de l’Internationale des services publics au bureau régional Afrique et pays arabes.

Georges Mavouba Sokate nous dévoile « Sous le charme des courtisanes »

Edité à Pointe-Noire par Les lettres mouchetées, dans la collection Mbongi, ce roman relate l’histoire émoustillante d’une fille de joie.

C’est le premier roman de Georges Mavouba. Il nous raconte l’histoire de Kosia-Iris, une femme presque nymphomane qui construit sa fortune grâce à une interminable liste d’amants. Chacun, PDG, ministres, officiers, hommes d’affaires ou d’église, etc., victime de son irrésistible beauté, passe dans la vie de la jeune courtisane comme on tourne les pages d’un suave récit.

C’est un personnage futé dans l’art de la séduction. A son passage, elle laisse derrière elle trouble et désolation. Des foyers, des vies et des cœurs brisés. Après moult aventures et déceptions mêlées, elle parvient à attirer l’attention d’une nouvelle victime. Un homme au portefeuille bien garni sous la peau d’un bon père de famille.

Comme une larve dans un tronc d’arbre, elle s’introduit dans l’intimité de Samba Dikusenga et fait tout basculer. De la simple maîtresse, elle finit par accaparer tout le cœur de cet ancien mari fidèle. Pour redorer sa réputation, elle réussit à sédentariser sa vie amoureuse avec cet homme marié. Mais en vain, car la bonne conscience revient à l’aventureux Samba qui finalement rejoint son foyer.

L’écrivain met le lecteur en garde contre la frivolité et les dangers de la vie libertine. Le comble du ridicule est que la courtisane fait autant d’envieux que de jaloux, tel qu’en témoigne cette scène entre Samba et sa secrétaire :

« Merci chef ! Je veux juste vous dire que cette place de Kosia-Iris, c’est moi qui devais la prendre. Oui chef ! J’ai tout fait. J’ai fait tout ce qu’une secrétaire et tout ce qu’une femme doit faire pour intéresser un homme. J’ai porté de beaux pagnes pour mettre en valeur mes formes de femme africaine, vous ne m’avez pas regardée. J’ai porté des robes, des jupes, des culottes, des pantalons, des tailleurs, comme Kosia-Iris et les autres filles de ma génération. Je ne vous ai fait aucun effet. » (p.48).

Georges Mavouba Sokate est né à Brazzaville en 1949. Ancien professeur d’anglais, il est l’un des animateurs du Salon littéraire Jean-Baptiste-Tati-Loutard, et auteur d’une dizaine d’ouvrages dont, « Mal de mer à vingt ans », aux éditions Souvenir Porto-Novo 2000; « N’Dandu le vieux pêcheur et l’enfant du fleuve, contes du royaume Kongo »  à L’Harmattan Paris 2011; « La construction d’une conscience nationale au Congo par le musicien », à L’Harmattan Paris 2014.

JIF : les femmes de la SNPC font un don des médicaments aux centres de santé intégrés

La célébration de la journée internationale de la femme a commencé le 07 mars 2019, dans les centres de santé intégré Marien-Ngouabi et Moukondo.

Cette activité des femmes de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), s’inscrit dans le cadre de la célébration de la femme. Il s’est agi pour ces dames d’apporter leur assistance à ces établissements sanitaires. C’est travers un don de médicaments que les ladies de la SNPC, ont voulu marquer d’une pierre l’édition 2019 de la JIF.

Tout a commencé en matinée ce mars. Ces femmes ont débuté leur ronde au chevet des femmes ayant accouché, à cette date, au Centre de santé intégré Marien-Ngouabi, dans le sixième arrondissement, Talangaï. Ensuite, elles ont poursuivis à l’autre structure sanitaire de Moukondo, dans le quatrième arrondissement, Moungali.

Les mamans ont-elles aussi reçu de la part de leurs sœurs de la SNPC, des kits de trousseaux de maternité, d’habits pour les nouveau-nés, des pagnes. « Par ce geste, la direction générale de la SNPC prouve que l’entreprise est toujours proche de la population », a expliqué Esther Itoua Ekamba-Elombé, qui a conduit la délégation.

Elle a  souligné que les femmes qui accouchent ne sont pas souvent prises en compte de façon conséquente lors des festivités de la Journée internationale de la femme. La SNPC a donc tenu à mettre un accent particulier sur elles.

Pour le chef du centre de santé intégré Marien-Ngouabi, le Dr Gérard Ngakosso, ce don vient à point nommé. Il a assuré que ces médicaments seront d’une grande importance puisqu’ils permettront de répondre aux besoins sanitaires de la population. Le directeur du centre de santé de Moukondo, le Dr Pascal Itoua, lui aussi a salué l’action des femmes de la SNPC.

Les ladies de SNPC ne se sont pas limitées à Brazzaville, elles ont poursuivi leur Pointe-Noire, notamment à l’hôpital de base de Tié-Tié et aussi à l’orphelinat du centre social de Mahouata ; à Impfondo, dans le département de la Likouala.

Les étudiants congolais à l’étranger auraient plus de 20 mois d’arriérés de bourses

Les parents doivent se battent eux-mêmes pour prendre en charge leurs enfants, alors qu’on sait que le Congo en pleine crise financière.

Plus de vingt (20), c’est le nombre d’arriérés de bourses qu’ont les étudiants congolais qui vivent dans plusieurs pays étrangers.

Selon les informations recueillis par nos confrères de lesechos-congobrazza.com, voici quelques images du quotidien de ces étudiants congolais. A Cuba, certains étudiants en médecine tissent le mauvais coton. Ils n’arrivent plus à assurer les gardes dans les hôpitaux par manque de déplacement.

Leurs collègues établis en Algérie ne dorment plus du sommeil du juste. Depuis 2 ans, ils n’ont pas perçu leurs bourses. Et malgré maintes tentatives de rallier les autorités à leur cause, l’Etat congolais, à l’instar du Ministère des Finances traîne les pieds et continue de faire la sourde oreille.

Depuis plus de 14 mois, des étudiants congolais en Russie n’ont pas perçu également leurs bourses. S’ils ont pu tenir un an durant, c’est grâce à l’aide de bonnes volontés et des parents qui ont bien voulu les dépanner, jusque-là. Certains n’en peuvent plus, par manque de moyens et demandent à l’Etat de remédier, le plus rapidement possible, à leurs maux.

Naguère respecté, l’étudiant congolais a perdu de sa superbe, surtout à l’étranger. Si pour le payement de la bourse, les étudiants restés au pays se font souvent entendre à coups de grèves, les étudiants congolais à l’étranger sont quasiment livrés à eux-mêmes, sans bourse. Et la situation devient intenable.

En dépit des dénégations et des justifications des autorités régissant l’enseignement supérieur, la situation qui déjà empire, vire au désastre.

De nombreux étudiants qui tant bien que mal ont terminé leur cursus n’ont pas le droit aux soutenances, d’autres se voient confisqués leurs diplômes, du fait que l’État congolais ne s’est pas acquitté de ses dettes.

Le 05 mars 2019, lors de la plénière, le gouvernement a été interpellé par l’Assemblée nationale, au sujet de la bourse des étudiants congolais. Interrogé sur la situation, le ministre congolais de l’Enseignement supérieur, Bruno Jean Richard Itoua, a indiqué que le gouvernement est conscient de ce désagrément causé par le manque de liquidités au niveau du Trésor public.

Le ministre a tout de même assuré les élus de la chambre basse du parlement que l’exécutif s’attelait à ce que la situation soit régularisée sans pourtant préciser l’échéance ou le nombre d’arriérés dus aux étudiants.

Climat des affaires : bonnes perspectives pour le Congo (experts)

Forum Vox Eco qui s’est tenu à Brazzaville, a permis aux de ressortir les difficultés et perspectives de l’investissement au Congo.

Le Congo peut s’attendre en 2019 à une embellie de son économie grâce notamment aux belles perspectives qui s’annoncent pour le climat des affaires, selon des économistes réunis au Forum Vox Eco qui s’est tenu à Brazzaville.

Trois panels ayant porté entre autres sur l’attrait des investissements privés nationaux et étrangers, les difficultés et perspectives de l’investissement au Congo, ont été organisées dans le cadre du Forum Vox Eco qui a eu lieu mercredi.

A cette occasion, Annick Patricia Mongo, la directrice de l’Agence pour la promotion des investissements (Api), a fait savoir que le gouvernement congolais a consenti « d’énormes efforts pour l’amélioration du climat des affaires au Congo ».

Pour sa part, Michel Djombo, expert en climat des affaires, a invité le gouvernement congolais à travailler davantage pour lever les obstacles que sont « la multitude de taxes, la durée de l’obtention des papiers pour les potentiels investisseurs… » et qui freinent le développement des affaires. Des opérateurs économiques congolais, présents au Forum Vox Eco, ont appelé le gouvernement à s’enquérir de leurs besoins afin de les satisfaire.

Satisfaite de la tenue du forum, Vérone Mankou, la Présidente Directrice Générale du groupe Vox médias, a fait part de son souhait pérenniser cette rencontre en l’organisant tous les quatre mois à Brazzaville.

Pour elle, le but est d’aider le secteur privé congolais et les investisseurs étrangers à comprendre les enjeux de la diversification de l’économie du pays.

Le statut politique du général Mokoko discuté au cours d’un atelier organisé à Paris par l’association ACB-J3M-France

L’ACB-J3M-France (Association Actions pour le Congo-Brazzaville avec Jean-Marie Michel Mokoko-France) a organisé un atelier samedi 2 mars 2019, salle Maurice Ravel, porte de Vincennes à Paris.

L’évènement s’est logiquement inscrit dans la lignée de la réunion du 29 avril 2018, rue de Dunkerque, où furent discutées les conditions d’incarcération du général Mokoko après les élections ô combien manipulées de 2016. Bien entendu, depuis Dunkerque, beaucoup d’eau a coulé sous le viaduc : le FMI a mis son étau sur Sassou, la RDC a réalisé une transition pacifique, le Gabon est en crise politique, la RCA est sous la coupe de la Russie.

Trois orateurs ont pris la parole Porte de Vincennes. Isidore Aya Tonga, Jean-Didier Ekori, et le président del’ACB-J3M-France, le Dr Ifoundza Paul-Thierry. Modérateur Bedel Baouna.

Le sujet : réfléchir à la convention internationale des partisans de Jean-Marie Michel Mokoko. Deux thèmes ont été discutés : la condamnation arbitraire de de Jean-Marie Michel Mokoko. Ce thème a donné lieu, selon le mot du modérateur, à une « question existentielle », en l’occurrence, quel avenir politique pour Jean-Marie Michel Mokoko.

Deuxième thème : quelles institutions républicaines pour une concorde nationale au Congo-Brazzaville ?

Rejet

Hasard du calendrier ou non, l’atelier de Maurice Ravel, samedi 2 mars 2019, a coïncidé avec le déni de justice à travers lequel vient de s’illustrer le système judiciaire made in Sassou en rejetant le pourvoi en cassation fait par les avocats de Mokoko. La décision de rejet a été qualifiée d’unique par les partisans de Jean-Marie Michel Mokoko.

Les avocats du général Jean-Marie Michel Mokoko avaient en effet fait appel de la décision de garder leur client en prison pour vingt ans. Mais la justice du Congo (entendez Sassou) a simplement rejeté le pourvoi. Or il y a urgence et péril en la demeure.

« Le général vit dans des conditions carcérales pénibles. Point de visites familiales, médicales. Une injustice unique en son genre » a rappelé le Dr Thierry Ifoundza dans son exposé.

Une fois les travaux ouverts par le Dr Paul Thierry Ifoundza, le modérateur Bedel Baouna s’est, d’entrée, engouffré dans la brèche sémantique induite par le rejet. « En quoi cette décision était-elle unique ? » s’est-il interrogé, estimant sans doute que dans le cas du Congo où le régime a sonné le glas de la justice, il n’y avait rien d’étonnant à cela.

Inique

A bien regarder, la qualification d’unique n’est pas loin de celle d’ « inique ». Elle fait penser au Juge des Ecritures dont la cruauté a inspiré une parabole à Jésus. La Bible dit cependant que même inique, le juge exauça la requête de la femme venue solliciter sa clémence. Que ceux qui ont des oreilles entendent. Mais Sassou entend-il les choses de cette oreille ? Permettez qu’on en doute.

La décision est en effet Unique. Voici pourquoi. La «  seule volonté d’un homme », Denis Sassou-Nguesso, a plongé le Congo dans la misère économique et politique. Jean-Marie Michel Mokoko a en commun avec le général de Gaulle la particularité de revendiquer la légitimité. Mokoko envers le Peuple, De Gaulle envers le gouvernement de Vichy.

A la question des chances de ce pourvoi de tout de même aboutir, le Dr. Thierry Paul Ifoundza, a indiqué que les organisations internationales (ONU, UA) étaient saisies de la démarche juridique et que, par ailleurs des personnes, en coulisse, jouaient des pieds et des mains pour que le sort du général Mokoko ait une issue favorable. Donc, pour des raisons d’efficacité il n’était pas nécessaire de dévoiler ici dans cet atelier les stratégies de ces hommes de l’ombre.

« Après sa condamnation, les avocats se sont pourvus en cassation. Il y a des anomalies dans le dossier, il faut les réparer. Ne parlons pas du mutisme du gouvernement congolais ; sans compter les violations des lois et des chartes signés par le Congo. Des juges seront désignés pour trancher sur ce problème pour lequel des plaintes ont été déposées auprès des organisations internationales, les nations Unies, l’Union africaine. Ces plaintes sont en voie d’être examinées. », a dit le médecin Lillois.

Poursuivant son exposé, le Dr Ifoundza a lié les solutions aux problèmes moraux traversés par le Congo à des personnes intègres, ayant su garder leur morale intacte, en l’occurrence le général Mokoko.

Cela suppose qu’il faut « espoir gardé ». Mais alors, « quel avenir pour 3JM ?  »

Peut-on postuler que le général Jean-Marie Michel Mokoko représente « l’alternative  » ? « Oui bien sûr !  », selon le Dr Thierry Paul Ifoundza. D’autant plus que le général est incontestablement arrivé premier aux élections présidentielles de 2016. Mokoko le de Gaulle congolais ? Mieux : il incarne « les valeurs républicaines ». Il est irréprochable sur le chapitre du crime politique et du crime économique. Si Sassou a une dent contre lui, c’est parce que J3M a osé le défier sur le plan politique.

Donc le crime atteinte à la sûreté de l’état pour lequel aujourd’hui Jean-Marie Michel Mokoko, Okombi Salissa, hier Paulin Makaya, Anatole Limbongo Ngoka ont fait l’objet d’arrestation serait, en fait, un crime de lèse-majesté. Quand on voit la fameuse pièce à conviction (les cassettes du coup d’état), comment ne pas pouffer de rire si seulement la vie d’un homme n’était pas en jeu.

Malade en prison, privé de la lumière du jour, privé de la visite de ses médecins et de celle de sa famille, qui plus est, à un moment où Sassou ne veut pas entendre de pourvoi en cassation, on ne vendrait pas cher la peau du général. Si les chances de sa survie physiques vont diminuant, ce ne serait pas faire preuve de pessimisme de dire que politiquement Jean-Marie Michel Mokoko est déjà un homme mort.

Anatole Limbongo-Ngoka

En tout cas, il semble évident, que dans l’inconscient de l’un de ses fidèles lieutenants, Anatole Libongo-Ngoka, le général Mokoko est une page qu’il faut tourner. Ce compagnon de route, ancien prisonnier de Sassou, libéré dans des conditions ambiguës, battant actuellement campagne dans les régions du Congo grâce à des frais dont l’origine suscite des interrogations, ce compagnon a lâché une petite phrase qui invite quasiment les militants de faire le deuil le Moïse congolais (entendez J3M)

« Anatole Limbongo Ngoka, parle de reprendre le Congo dans Les Dépêches de Brazzaville. Que signifie ce projet ? », a rappelé Bedel Baouna.

De quoi parle-t-on sinon de reprendre le flambeau des mains de Mokoko.

Evidemment le lapsus (le non-dit) de Libongo n’a pas échappé au commun des mortels. Le modérateur ne s’est pas empêché alors de conforter la thèse de la fin politique de Mokoko après analyse linguistique de la pensée de Ngoka Limbongo, ancien soutien de Jean-Marie Mokoko. A ce jour, la cote de sympathie d’Anatole Limbongo a vertigineusement dégringolé dans l’opinion des militants de Mokoko.

Il a fallu le recadrage de l’orateur Jean-Didier Ekori, pour que certains propos au sujet d’Anatole Libongo Ngoka n’intègrent pas des noms d’oiseau dans leur contenu. Son épouse Emilie Limbongo-Ngoka, née Makosso, vice-présidente de l’association ACB, ancienne magistrate, n’a pas eu de mots assez durs pour qualifier l’attitude de son époux. Elle a littéralement vidé son sac dans un réquisitoire anti-conjugal.

« Les propos tenus ici par les orateurs n’engagent pas l’association » a tenu à signaler le secrétaire général de ACB-J3M-France.

Tribalisme

Isidore Aya Tonga a exposé son modèle politique sur le Congo. En compagnie de Miayoukou, Aya Tonga travaille sur un projet fédéraliste qui mettrait hors d’état de nuire l’ethnocentrisme, le mal du Congo. « La Suisse en est arrivé à faire fonctionner ce système bien qu’elle ait une faible démographie » a balayé d’un revers de main l’argument de la petite taille du Congo. La petite structure de ce modèle serait la localité, circonscription électorale d’où sortirait un représentant. Celui-ci siègerait alors au sein de l’assemblée régionale. C’est une parade efficace au tribalisme.

Jean-Didier Ekori a donné sa vision de l’évolution des institutions politiques du Congo. L’orateur s’est aligné sur les travaux en commission du colloque de Nice organisés en 2018 par l’Acodesa de Jean-Luc Malékat. Dans sa commission on comptait des juristes dont Me Amedé Nganga. L’enjeu est toujours de combattre cette maladie infantile du Congo : la discrimination ethnique. Psychosociologue, Jean-Didier Ekori observe les dynamiques de groupe. Originaire de la Cuvette Ouest, il se sent ponténégrin, ville où il a grandi. Ayant passé à peine six ans à Brazzaville, cette ville n’a eu aucun impact sur la psychologie de groupe. En somme, là où tu es né, là est ta patrie.

Dans leurs profondeurs, les Congolais ne sont pas ethnocentristes. Pour preuve, Jean-Marie Michel Mokoko, Makoua né à Mossaka, donc du Nord, a été voté aussi bien par les nordistes que par les sudistes. Le péché tribal vient des hommes politiques qui instrumentalisent les individus. Sassou, cela va sans dire, est un spécialiste en la matière.

Pour Jean-Raphael Oyabi, , porte-parole de l’ACB-J3M-France, seule l’école peut guérir la société congolaise du mal tribal qui la mine.

Debat

Dans la salle, les questions ont fusé, les points de vue aussi. Jean-Marie Michel Mokoko, à en croire certains, s’est mal défendu à son procès, en tout cas moins bien que André Okombi Salissa. Si jamais il repasse à la barre, changera-t-il de tactique ? De toute façon, dans une cour de cassation, le débat est théorique. On discute de la doctrine. Les juges se passent de l’accusé. Est-ce le cas au Congo de Sassou où le Tribunal est à la fois juge et partie ? Ne nous faisons pas d’illusions. Le sort du général Mokoko est à jamais scellé. Sauf si changement politique au Congo.

Comment obtenir le départ de Sassou ? Par voie électorale en 2021 ? Le cas de figure de 2016 n’a laissé aux démocrates que leurs yeux pour pleurer. Mais alors, faut-il avoir recours à la méthode forte ?

La synthèse de l’atelier faite par le Dr Ifoundza sur fond de larmes de compassion pour le général Mokoko en disait long sur la complexité du combat.

On a noté dans la salle la présence de Me Eric Pantou, Itoua okongo Jérôme Ouabari Marriotti, Anicet Mapa, Loubelo…

Jérôme Itoua Okongo est à la tête de L’Association Traditions Solidaires.

Un pot a été offert au cours duquel les échanges ont continué dans une franche convivialité.