Congo : les parlementaires édifiés sur les missions du CICR

Le Comité international de la Croix-rouge (CICR) a organisé, le 17 mars à Brazzaville, un séminaire atelier au profit des parlementaires congolais à l’occasion  duquel il les a édifiés sur son rôle et ses attributions en temps de conflit armé.

L’atelier a été coordonné par la conseillère juridique régionale du CICR, Claudine Mushobekwa Kalimba. Il a réuni les membres de la commission des lois et des affaires administratives de l’Assemblée nationale et celle des affaires juridiques et administratives du Sénat.

La sensibilisation visait à édifier ces parlementaires sur le rôle régalien du CICR ainsi que sur ses missions traditionnelles au moment de conflit armé ou d’une situation de violence.

« Le Comité international de la Croix-Rouge collabore depuis des années avec le gouvernement sur des thématiques variées. Cet énième atelier a été organisé au profit des membres des commissions des lois et administratives des deux chambres. Cette fois-ci, il s’est agi de nous édifier sur les missions du CICR », a précisé le président de la Commission affaires juridiques et administratives du Sénat, Jean Pierre Manoukou Kouba.

Le CICR a aussi édifié les parlementaires sur le droit international humanitaire, qui réglemente les situations de conflits armés internationaux ou internes. Son objectif est double : limiter les cibles et les formes de la violence armée et garantir des secours aux populations victimes du conflit. Ce droit organise les deux piliers de l’action humanitaire, notamment l’assistance et la protection, et s’applique en temps de conflit armé.

Dans sa présentation, le CICR a souligné qu’il dispose d’une mission exclusivement humanitaire, visant à protéger la vie et la dignité des victimes de conflits armés et bien d’autres situations de violence, en vue de leur apporter une assistance.

L’institution humanitaire a aussi la mission de prévenir la souffrance des populations, par la promotion et le renforcement du droit et principes humanitaires universels.

Coronavirus-Pointe-Noire : 10000 bavettes offertes à des hôpitaux publics

C’est un don de la fondation Congo qui a à sa tête la première dame, Antoinette Sassou Nguesso.

La fondation Congo a fait un don de dix mille bavettes à certains établissements de santé dans la ville océane. La cérémonie de remise du don a eu lieu samedi 14 mars à la clinique Poto Djembo.

Composé de plus de dix mille bavettes, celles-ci ont été remises par Félicité Meno Diop Tchilimbou, responsable antenne Congo Assistance Pointe-Noire, aux responsables de l’hôpital général Adolphe-Sicé, l’hôpital de base de Tié-Tié, du Centre de santé intégré Madeleine-Mouissou et l’hôpital régional des armées.

En ce moment où le monde traverse la pandémie du coronavirus, tous les pays prennent des mesures pour limiter les dégâts. Ces bavettes serviront à protéger le personnel et les malades, a indiqué Raoul Chocolat, directeur général de l’hôpital général Adolphe-Sicé.

Leur usage constitue une des mesures de prévention de cette pandémie détectée pour la première fois dans la ville de Wuhan en Chine, qui ne cesse de se propager dans le monde. Au Congo, le premier cas a été détecté samedi 14 mars. Ce qui suscité la prise d’un certain nombre de mesures par le gouvernement.

Salon de l’artisanat féminin : plus de deux mille visiteurs ont fait « le tour du Congo »

Pendant dix jours, des exposantes ont montré leur créativité au travers des articles qu’elles ont présentés au public.

Le salon de l’artisanat féminin a mis la clef sous le paillasson samedi 14 mars 2020. C’était un moment d’échange et de découverte entre exposants et visiteurs. Dix jours ont suffi pour que les exposants fassent découvrir non seulement les richesses culturelles du Congo mais de montrer les talents à travers leurs fabrications.

Ils sont venus plus de deux mille visiteurs, découvrir, échanger, et acheter. C’était aussi leur manière d’encourager les femmes congolaises qui se donnent corps et âme pour valoriser la culture congolaise.

Pour le directeur général de l’Agence nationale de l’artisanat (ANA), Serge Gaston Mondele Mbouma, « L’objectif de cet évènement a été atteint dans ce sens que les artisanes ont pu attirer l’attention de près de deux mille visiteurs et réaliser un chiffre d’affaires global avoisinant les deux millions huit cents. Un très bon chiffre en seulement dix jours d’exposition. Ce genre d’événement sert de vitrine à tous les artisans, débutants ou professionnels. J’invite donc les femmes artisanes à une participation massive pour les prochaines éditions ».

Le thème dudit salon était « Artisanat : gisement d’emploi et vecteurs d’autonomisation ». Ce sont près de quarante femmes choisies dans différents corps de métiers qui ont exposé plusieurs produits locaux à savoir des vêtements, bijoux, des perles, des sacs etc. Durant cette exposition, il a également été question de communiquer sur l’autonomisation réelle de la femme autour des différentes activités qu’elles mènent dans ce secteur.

Coronavirus : suspension des vols en provenance des pays à risque au Congo

L’annonce a été faite lundi 16 mars 2020, par le Premier ministre, Clément Mouamba.

La République du Congo va suspendre les vols en provenance des pays à haut risque à partir du jeudi 19 mars prochain. C’est l’une des mesures prises par ce pays pour contrer l’évolution du coronavirus. Lundi 16 mars, à Brazzaville, le Premier ministre, Clément Mouamba, a annoncé, une dizaine de mesures visant à élever le niveau de protection des populations contre le coronavirus (Covid-19). Notamment la création d’un fonds sur le coronavirus, d’un montant d’un milliard cinq cents millions de francs CFA. Les contrôles aux points d’entrée, par la mobilisation des équipes supplémentaires de santé et de sécurité seront intensifiés et les mesures d’hygiène dans les administrations publiques et privées seront renforcées.

Il faut dire que le premier cas de coronavirus a été détecté au Congo samedi 14 mars. Suite à cela, le gouvernement a décidé de renforcer les mesures de lutte contre la maladie.

« Toutes les compétitions sportives de masse sont suspendues sur le territoire national, les salles de jeux, de spectacles et de cinéma ainsi que les restaurants en plein air sont fermés. Les évènements internationaux prévus au Congo notamment les congrès, conférences et croisades sont reportés ultérieurement », a déclaré le Premier ministre Clément Mouamba.

Il est important de signaler que, les demandes de visa d’entrée sur le territoire congolais sont conditionnées par la présentation d’un résultat négatif de test Covid-19, effectué par une institution agréée. Toutes les missions officielles à l’étranger sont reportées jusqu’à nouvel ordre.

Congo : Christian Roger Okemba déféré en prison

L’ex-maire de la commune de Brazzaville est accusé d’avoir détourné milliard deux cent cinquante millions de francs CFA.

Christian Roger Okemba a été déféré le 13 mars à la Maison d’arrêt de la capitale congolaise avec six de ses présumés complices dont le directeur général du budget, Nicolas Okandzi. Après avoir passé quelques jours en garde à vue à la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), l’ex maire de Brazzaville, a été conduit en prison.

Christian Roger Okemba est suspecté de détournement d’un milliard deux cent cinquante millions de francs CFA : un appui budgétaire du gouvernement destiné à la mairie qui serait versé dans un compte d’une structure privée, appartenant à sa fille.

Le ministre congolais de l’Intérieur et de la Décentralisation, Raymond Zéphyrin Mboulou, avait donc ordonné le blocage du compte dans lequel a été ordonné le virement.

Coronavirus : un cas détecté au Congo

Le gouvernement congolais annonce la confirmation d’un premier cas de coronavirus détecté samedi 14 mars 2020.

Dans un communiqué rendu public, le gouvernement congolais annonce la confirmation d’un cas de coronavirus dans le territoire. Il s’agit d’un ressortissant franco-congolais âgé de 50 ans, arrivé à Brazzaville depuis le 1er mars en provenance de Paris (France), après un bref séjour à Amsterdam.

« Le patient a alerté les services de santé après avoir constaté l’apparition de symptômes caractéristiques du Covid-19. Ainsi, le laboratoire national a immédiatement réalisé des tests biologiques d’usage, samedi, qui se sont révélés positifs », explique le porte-parole du gouvernement, Thierry Moungalla, qui intervenait à la télévision nationale.

Le porte-parole du gouvernement a ajouté que l’état du patient qui a été pris en charge immédiatement est stable et sa famille, notamment son épouse de nationalité française et leur fille de six ans, ont été isolées et sont sous surveillance permanente.

Le gouvernement rassure la population, qu’un traçage et la recherche des autres sujets contacts sont en cours. Il demande tout de même à toutes les personnes arrivées par le vol Ethiopian Airlines à prendre contact avec les services de santé et invite tous les congolais à respecter les règles d’hygiènes et de préventions recommandés.

Dominique Tchimbakala : « Il est temps que d’autres femmes sortent de l’ombre et libèrent leur parole »

L’affaire Rokia Traoré- du nom de la chanteuse malienne arrêté et incarcérée à Paris suite à une affaire l’opposant à son ex-mari – continue de susciter de l’indignation. Alors que l’écrivain Felwine Sarr s’est porté solidaire de la chanteuse en expliquant que statistiquement, les femmes africaines perdaient leurs droits parentaux à la suite d’un contentieux post-union, la journaliste Dominique Tchimbakala (d’origine congolaise) apporte un témoignage personnel pour l’étayer.

« Pour la plupart des couples mixtes, les femmes quand elles sont africaines perdent souvent à l’issue de contentieux post-union, leurs droits parentaux. C’est une donnée statistique et structurelle ».

Felwine Sarr, merci d’ouvrir cet espace de parole. Nous sommes trop nombreuses à vivre les situations dont vous vous faites le porte-voix. Sidérées par le choc, anéanties par la violence des institutions sensées nous protéger, nous nous enfermons dans la honte et dans un mutisme traumatique.

La plupart d’entre nous avons été traitées comme des criminelles, insultées, montrées du doigt, jugées folles, hystériques, déséquilibrées et bien sûr, jugées incapables d’être de bonnes mères. Parce que ces mots ont été prononcés, répétés, écrits, validés par des représentants d’institutions ou des autorités administratives, ils ont acquis la puissance d’une vérité judiciaire.

Puisque c’est par les mots que nous avons été enfermées, alors il est temps de reprendre possession de notre récit pour dire qui nous sommes et ce que nous subissons. C’est la raison pour laquelle je décide de m’affranchir de la honte pour témoigner de ce que j’ai vécu.
Que vous soyez une honnête travailleuse, une mère de famille consciencieuse, investie dans la vie scolaire et associative, journaliste reconnue ou artiste de renommée internationale, face à des représentants d’institutions, vous n’êtes rien d’autre qu’une femme noire. C’est-à-dire rien.

Peu importe que vous soyez victime de violences conjugales. Peu importe que vos enfants soient instrumentalisés. Peu importe que votre ex-compagnon ait reçu un rappel à la loi pour possession d’armes sans autorisation. Peu importe votre plainte pour harcèlement (qui sera d’ailleurs classée). Peu importe votre demande de protection à la police, c’est vous qui serez placée en garde à vue. Peu importent les antécédents judiciaires et les articles de presse sur le caractère violent du personnage, si votre ex-compagnon est un homme blanc, il sera tout-puissant.

A l’issue du contentieux post-union, il obtiendra tout. Non seulement vous pourrez perdre la garde de vos enfants mais en effet, perdre jusqu’à vos droits parentaux. Vous serez traitée comme une mère-porteuse. Toutes les institutions juridiques, éducatives, psychologiques, sociales vous regarderont comme suspecte. Et parce que vous ne leur ressemblez pas, parce qu’ils ont du mal à vous mettre dans une case, intuitivement –à leurs yeux- vous serez coupable. Vous serez jugée illégitime pour élever vos enfants. Et plus vous serez calme, plus vous tenterez d’expliquer l’absurdité de la situation, l’absurdité des décisions de justice, plus les institutions deviendront violentes à votre égard. Pour vous remettre à votre place, ou plutôt à celle qu’elles vous assignent.

Oui, les séparations dans les couples mixtes sont souvent plus violentes et traumatisantes que dans les couples non-mixtes. Au moment de la rupture, en particulier si nous en avons pris l’initiative, nous découvrons un autre visage de ces hommes que nous avons aimés, avec qui nous avons vécu et eu des enfants. Nous découvrons des individus capables de se comporter comme le faisaient les grands-bourgeois du 19è siècle ou les colons de la même époque : en maîtres et possesseurs de leurs épouses, de leurs compagnes et de leur progéniture. En conséquence, ils vous prendront tout, à commencer par vos enfants, pour vous punir d’avoir voulu exister en dehors d’eux.

Cette violence post-séparation est malheureusement la réalité de beaucoup de femmes, quelle que soit leur couleur. Mais il faut être une mère noire pour expérimenter la violence des institutions supposées nous protéger.
Cela commence avec une directrice d’école qui alerte les services sociaux en dehors des règles énoncées par l’Education Nationale.

Vient ensuite l’institutrice frustrée, jalouse, envieuse du statut que -vous une femme noire- avez pu atteindre dans SON pays. L’institutrice qui vous insulte devant vos enfants, refuse de vous laisser les récupérer à la sortie de l’école, en l’absence de toute décision de justice ! La même personne rongée par le sentiment de déclassement que vous entendez vous cracher sa haine et vous dire : « ah… Vous parlez bien, hein… Vous parlez bien !»
Puis l’inspectrice d’académie qui refusant de reconnaître la validité de vos arguments conclut par un argument d’autorité spécieux : « Madame nous sommes en France et en France il y a des règles et des lois ».

Puis l’expert-psychiatre désigné par la Cour pour juger de votre santé mentale et déterminé si les enfants sont ou non instrumentalisés. Un « expert » qui ne vous verra jamais interagir avec vos enfants. Une « expert » qui, alors que vous lui exposez les violences auxquelles vous avez été soumises de la part de votre ex-compagnon, vous répond : « Madame vous m’avez l’air volcanique, j’ai du mal à croire que vous vous soyez laissée faire ».
Enfin, le Juge des Affaires Familiales qui- contre l’avis du Juge des enfants !- décide de ne plus vous laisser voir librement votre fils.

Mais tout au long de la procédure, il y a un ex-compagnon, qui vous décrit auprès de tous les intervenants comme une femme «privilégiant sa carrière au bien-être des enfants », comme une personne déséquilibrée se livrant à des « crises d’hystérie sexualisée », bref l’archétype de la femme noire sauvage et sexualisée. Des propos tellement outranciers qu’ils pourraient faire rire si la situation n’était pas dramatique mais qui ne font réagir aucun des éducateurs, assistantes sociales, psychologues et autres supposés experts.

Peu importent les éléments tangibles, peu importent les documents que vous pourrez produire, la justice adoptera à l’égard de votre ex-compagnon une indulgence complice. Quand vous êtes une femme noire, face à un homme blanc et que vous êtes en situation de vulnérabilité, les institutions qui devraient être protectrices deviennent prédatrices.

D’un trait de stylo, elles peuvent vous faire basculer de la case « famille modèle » à la catégorie « cas social ». En une expertise, un jugement, elles peuvent anéantir votre vie et mettre en danger la construction psychique de vos enfants. C’est ainsi que des familles entières sont détruites en France.

Oui, Felwine Sarr, cette réalité est une donnée statistique et structurelle. Et j’ajouterai, pour paraphraser une citation célèbre, qu’il y a quelque chose de pourri en France dans le fonctionnement des institutions et de la justice familiale.
Il est temps que d’autres femmes sortent de l’ombre et libèrent leur parole pour qu’enfin, nous puissions ouvrir ce débat.

Senna Miangue appelé chez les Diables Rouges du Congo

Ce footballeur qui a fait toutes ses classes avec les équipes nationales belges, pourrait opter pour une autre sélection.

Senna Miangue a un choix important à faire pour sa carrière professionnelle. Entre les Diables Rouges du Congo, ou ceux de Belgique, où est que le cœur de Senna Miangue penchera. A 23 ans et pour la première fois de sa carrière, le latéral gauche du Standard a été appelé par Valdo, sélectionneur du Congo.

Les Diables Rouges du Congo préparent deux prochains matchs, dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2021. Si Senna Miangue y prend part alors son choix serait définitivement arrêté puisqu’il s’agit de deux rencontres officielles contre l’Eswatini.

Le Conseil départemental du Niari a adopté son budget de l’année

Avec une légère augmentation par rapport à l’année dernière, ce budget s’élève à plus de deux milliards de francs CFA.

Le budget du conseil départemental du Niari, exercice 2020, connait une légère augmentation de huit cent cinq millions neuf cent onze mille (805.911.342) francs CFA, par rapport à celui de l’année dernière. Il est arrêté en recettes et en dépenses à la somme de deux milliards cent soixante-neuf millions quatre cent treize mille neuf cent soixante-dix-neuf (2.169.413 .979) francs CFA.

Dans cette enveloppe, un milliard quatre cent soixante-dix millions deux cent dix mille quarante-huit (1.470.202.048) francs CFA est orienté dans le fonctionnement et six cent quatre-vingt-dix-neuf millions deux cent onze mille neuf cent trente-et-un (699.211.931) francs CFA seront consacrés à l’investissement.

La ville d’Oyo accueille la réunion du groupe de contact ONU-UA

Cette réunion de travail s’inscrit dans le cadre des actions menées par l’UA pour le règlement de la crise libyenne.

Oyo, la ville natale du Président congolais, Denis Sassou Nguesso, est située à 400 km au nord de Brazzaville. Ce jeudi 12 mars, Oyo va abriter une rencontre du groupe de contact ONU-UA. Le sujet à l’ordre du jour, la crise libyenne. Cette réunion, la deuxième en terre congolaise depuis le début de l’année, après celle du 30 janvier dernier à Brazzaville.

Il va s’agir de relancer le processus politique dans ce pays, à la suite de la démission le 2 mars dernier de l’émissaire de l’ONU en Libye, Ghassan Salamé.

L’UA et l’ONU comptent organiser un dialogue inclusif et promouvoir la réconciliation dans le cadre du Forum national pour la réconciliation et la paix prévu à Addis-Abeba. Ce dialogue inclusif connaîtra la participation de toutes les parties prenantes de la question libyenne.

Il faut rappeler que la rencontre de Brazzaville de janvier dernier avait établi une feuille de route en vue de la tenue effective d’un forum de réconciliation nationale inter-libyen.