Congo-présidentielle 2021 : un vote serein pour les agents de force publique

Au moins 131 bureaux étaient ouverts entre 7 et 17 heures sur l’ensemble du pays, pour recevoir entre 55 000 et 60 000 personnes.

Mercredi 17 mars, en République du Congo, c’est un jour de vote pas comme souvent. Les militaires sont passés devant les urnes pour choisir leur prochain Président de la République. Ils étaient compris entre 55 000 et 60 000 personnes, extraites du fichier général de plus de 2,5 millions d’électeurs. Au moins 131 bureaux étaient ouverts entre 7 et 17 heures sur l’ensemble du pays. Avec le plus grand contingent, Brazzaville et ses trente bureaux de vote ont été envahis par les militaires, gendarmes et policiers dont certains étaient en civile.

Même si c’est un vote anticipé, dépouillement du vote de la force publique se fera le même jour celui du vote du 21 mars prochain.

Cependant comme l’a expliqué le président de la Commission nationale électorale indépendante (CNEI), Henri Bouka, les délégués des candidats pouvaient au fur et à mesure demander que soient insérées les observations qu’ils croient utiles dans le procès-verbal tout au long du vote.

Les congolais qui gardent encore les séquelles des violences de la présidentielle précédente, craignent que des troubles n’éclatent après la proclamation des résultats dans certains quartiers de Brazzaville et Pointe-Noire.

Congo : des compagnies minières réclament des milliards de dollars de dédommagement

Le 13 mars, le Congo-Brazzaville a attribué au Chinois Sangha Mining Development l’exploitation de trois gisements de fer dans le nord du pays. Ces permis miniers avaient d’abord été octroyés à trois sociétés liées à des intérêts australiens avant que le gouvernement congolais ne les reprenne en novembre, provoquant la colère des miniers. Ces derniers menacent le Congo de poursuites et réclament des milliards de dollars de dédommagement. L’affaire pourrait conduire Brazzaville devant un tribunal d’arbitrage londonien.

À première vue, la photo prise le samedi 13 mars dans les locaux du ministère des Finances et du Budget à Brazzaville est plutôt belle. On voit les ministres des Mines et de la Géologie, Pierre Oba, celui du Budget, Calixte Ngagongo, et la ministre du Plan, Ingrid Olga Ebouka-Babackas ratifier avec Manuel André, le représentant de la société Sangha Mining Development, des conventions attribuant à cette société – et pour vingt-cinq années – les permis d’exploitation de trois gisements de fer de Badondo, Avima et Nabemba.

La photo est belle et les discours sont enthousiastes. Sangha Mining Development, qui récupère un potentiel d’un milliard de tonnes de minerai de fer à haute teneur, promet dix milliards de dollars d’investissements et la construction d’une voie ferrée jusqu’à Pointe-Indienne, dans la région de Pointe-Noire, où sera installé un port minéralier. Le ministre Pierre Oba voit déjà le Congo occuper « le troisième rang mondial des producteurs de fer de qualité », selon des propos rapportés par le site en ligne du ministère des Finances et du Budget.

Si le contrat de mariage est signé, l’un des époux n’a pourtant pas encore totalement réglé ses divorces précédents. En effet, les permis d’exploitation octroyés à Sangha Mining Development ont été repris officiellement en novembre dernier à deux sociétés minières, Congo Iron et Avima Fer, pour « insuffisance d’exploitation (…) et non-paiement des redevances prescrites par la loi », selon les motifs signifiés par le Journal officiel congolais en date du 30 novembre 2020. Ces deux sociétés contestent ces griefs et ont annoncé leur intention de porter l’affaire en justice. Une autre société, Equatorial Resources, s’est vu retirer un simple permis d’exploration, rétrocédé lui aussi au nouveau partenaire chinois. Dans son cas, l’État lui reprochait d’avoir cédé une partie du permis à un tiers.

Brazzaville bientôt poursuivi ?

Parmi ces sociétés, Congo Iron SA, propriété de l’Australienne Sundance Resources, a bien l’intention de poursuivre l’État congolais devant la Cour d’arbitrage internationale de Londres, une juridiction commerciale. Congo Iron, dont le permis d’exploitation concerne l’énorme gisement de fer du mont Nabemba, aux réserves prouvées de 517 millions de tonnes, dit avoir investi 400 millions de dollars dans le développement de la phase une du projet. Un calcul basé sur les bénéfices potentiels du gisement permet à l’entreprise d’estimer à 8,76 milliards de dollars les pertes entrainées par l’annulation de son permis, soit une somme équivalente à 60% du PIB congolais.

Congo Iron se sent d’autant plus fondée à recourir aux tribunaux d’arbitrage internationaux qu’elle dit avoir respecté les termes de son contrat, contrairement aux affirmations de la partie congolaise. « Si l’État congolais nous reproche une certaine lenteur dans la mise en route du gisement, il ne peut s’en prendre qu’à lui-même », précise Aimé Emmanuel Yoka, le directeur général de Congo Iron, qui souligne que Brazzaville n’a pas rempli sa part du contrat, ne parvenant notamment pas à assurer un approvisionnement en électricité du site. Par ailleurs, « le gouvernement n’a pas validé notre étude d’impact environnementale et sociale, pourtant réalisée selon les normes internationales. Or, sans cette étude, il est impossible de lever des fonds auprès des investisseurs internationaux. » Et donc de commencer l’exploitation.

« Aujourd’hui, l’État congolais fait semblant de ne pas se souvenir de toutes ces clauses suspensives pourtant inscrites noir sur blanc dans la convention minière », regrette Aimé Emmanuel Yoka. Quant aux accusations de taxes impayées, avancée par le gouvernement, « elle sont fausses », selon le directeur général. « Nous avons payé la redevance superficiaire », assure Congo Iron qui dit cependant avoir refusé certains paiements de taxes sur des comptes non-officiels du ministère des Mines « car la loi interdit les paiements de taxes non-effectués directement au Trésor public ».

Si l’Australien Sundance Resources conteste donc la décision sur le fond, il déplore aussi la méthode employée par Brazzaville pour l’évincer qui, selon lui, « ne respecte pas la loi ». Congo Iron dit avoir été informé seulement le 13 novembre 2020 d’une mise en demeure signée par le ministre des Mines en juillet de la même année qui lui donnait un mois pour débuter l’exploitation. Congo Iron a donc reçu une mise en demeure expirée et, le 30 novembre, le permis lui était définitivement enlevé. Les dirigeants de Sundance Resources, qui ont par ailleurs respecté le délai de conciliation de soixante jours, allant même jusqu’à le prolonger d’un mois, ne se font plus d’illusions sur une possible entente avec Brazzaville. « C’est l’arbitrage international qui tranchera », estime le directeur général. L’affaire est entre les mains des avocats.

De son côté, l’Australien Socrates Vasiliades envisage de poursuivre l’État congolais, à qui il réclame 27 milliards de dollars de dédommagement, soit l’équivalent de deux années du PIB du pays. Le patron d’Avima Iron Ore, dont la filiale locale Avima Fer a perdu son permis d’exploitation pour le gisement du mont Avima, soupçonne en outre certains responsables politiques – qu’il ne nomme pas – de corruption. Selon un communiqué de presse de la société, « le retrait du permis semble avoir été effectué dans le seul intérêt personnel de certains dirigeants congolais et de tiers complices ». Il n’exclut pas, dès lors, de poursuivre certains membres du gouvernement congolais. L’Australien se dit d’autant plus dépité qu’il assure que « l’exploitation du gisement allait débuter au premier trimestre de cette année. »

Un nouveau partenaire chinois inconnu dans le milieu des mines

Pour l’heure, Brazzaville ne semble pas préoccupé par ces menaces de poursuites et ces demandes de dédommagement. « Les miniers australiens n’ont rien fait pendant dix ans », affirme un officiel congolais proche du ministre des Mines et qui souhaite conserver l’anonymat, « il est normal qu’au bout d’un moment, nous voulions des résultats. » Le fait que depuis quelques mois, le cours du fer flambe sur le marché mondial après des années de léthargie, n’est sans doute pas étranger à cet intérêt que suscitent les gisements du nord du Congo. « Le moment est opportun », relève un connaisseur du marché, « et la volonté de regrouper les trois permis miniers du nord du pays est en soi une idée intéressante », ajoute-t-il. Par ailleurs, la volonté de voir le minerai évacué vers le sud, dans la région de Pointe-Noire, plutôt que de sortir par le Cameroun, comme l’envisageaient Congo Iron et Avima Fer, « est peut-être une aberration économique, mais c’est un choix politique. » Reste que la méthode d’éviction des miniers australiens pose question. « Les milieux d’affaires s’inquiètent d’autant plus que Congo Iron et Sundance Resources avaient bonne réputation et faisaient un travail plus que correct », analyse un observateur du secteur minier.

Ce qui alimente surtout les conversations entre les acteurs du secteur, c’est le choix du nouveau partenaire chinois de Brazzaville. En effet, Sangha Mining Development est une parfaite inconnue dans le secteur minier. Dirigée par un ancien banquier de nationalité française, Manuel André, la société immatriculée en octobre 2020 au registre du commerce et du crédit mobilier de Pointe-Noire, que RFI a consulté, a pour unique associé une société hongkongaise, Bestway Finances limited. Une structure dont on ne connait pas les actionnaires et qui semble de création récente. Dès lors, « se pose la question de la capacité réelle de Sangha Mining Development à mener à bien un projet minier d’une telle ampleur », commente un spécialiste.

Brazzaville doit faire preuve de plus de transparence, relève le fondateur du collectif anticorruption Sassoufit, Andrea Ngombet, qui déclare : « Sans préjuger de l’expertise de cette société, jusqu’à ce jour inconnue dans le domaine minier, nous demandons la transparence complète sur le contrat et sur la composition du capital de cette société. » Même son de cloche pour le coordonnateur-adjoint de l’ONG « Publiez ce que vous payez », Brice Makosso, qui juge « important pour la République du Congo de divulguer les informations relatives aux octrois de licences, de contrats, mais aussi les critères techniques et financiers, ainsi que les propriétaires réels » des projets miniers.

Congo : retour des inondations à Brazzaville

La population de la capitale congolaise a renoué avec le spectre des inondations suite à la forte pluie mardi 16 mars 2021.

De nouvelles inondations à Brazzaville. La forte pluie qui s’est abattue dans cette ville mardi 16 mars capitale congolaise plongeant plusieurs quartiers dans les eaux. Les populations ont souffert le martyre, avec des eaux jusque dans leurs chambres. Les routes ont été envahies par les eaux pluviales mélangées par endroit aux eaux usées et sont devenues impraticables pour les automobilistes.

A Brazzaville, les eaux pluviales ont envahi les maisons, délogeant du coup les populations vivant au bord de la rivière la Tsiémé et autres cours d’eau de la capitale.

Les principales artères de la capitale ont été envahies également par les eaux rendant la circulation difficile pour les véhicules.

Pour traverser le pont de la Tsiémé à pied, il faut se faire porter au dos par des jeunes moyennant 100 à 200 FCFA ou faire usage d’un véhicule 4×4.

Certains occupants vivant au bord de la Tsiemé sont obligés de quitter leurs maisons pour élire domicile dans la rue en attendant de trouver un logement de fortune pour cette nuit.

Congo-présidentielle 2021 : les militaires convoqués aux urnes

Les forces de défense et de sécurité doivent passent devant les urnes ce mercredi 17 mars 2021, dans le cadre d’un vote par anticipation.

Ils sont estimés entre 55 000 et 60 000 personnes, extraites du fichier général de plus de 2,5 millions d’électeurs. Ces militaires doivent voter ce mercredi matin par anticipation. Un vote qui sera comptabilisé avec celui du 21 mars prochain. Au moins 131 bureaux seront ouverts ce mercredi entre 7 et 17 heures sur l’ensemble du pays et c’est une première expérience que tente la République du Congo.

Pour les autorités ce vote doit permettre de gagner en temps, car la force publique ne s’occupera plus que la sécurisation du scrutin le jour J. « Ce vote anticipé est juste une application de la loi qui stipule que la force publique vote en premier lieu. Ça  permet de gagner certainement en temps », a indiqué une source à la CNEI pour justifier la démarche. Elle a précisé que le dépouillement et  la compilation de ce vote anticipé se feront au même moment que  ceux du vote général du 21 mars.

L’opposition et la société civile y voient par contre une occasion créée pour frauder.

« Pourquoi ce vote anticipé des militaires quand on sait que les militaires ont toujours voté le même jour que les civils ? Quels sont les objectifs derrière ce vote-là ? Une fois le vote organisé, les urnes seront organisées par qui, où et comment ? », s’est interrogé Franck Nzila Malembé, activiste.

Le Congo a déjà reçu des observateurs pour superviser la présidentielle, venus notamment des pays membres de la Conférence internationale pour la région des Grands Lacs (CIRGL).

Congo : vers un fact-checking des contenus facebook

En République du Congo, Facebook, en partenariat avec Congo Check, ont annoncé le lancement de son programme de vérification des faits par des tiers. Actif dans plus de 21 pays d’Afrique subsaharienne, le programme s’inscrit dans la lignée des actions menées par Facebook pour lutter contre la diffusion des fausses informations.

Congo-Pdac : cinq coopératives produisent 25 hectares de manioc à Makoua

Ils avaient reçu les fonds du Projet d’appui au développement de l’agriculture (Pdac), a permis la production de 25 hectares de manioc.

A Makoua, dans le département de la cuvette, cinq coopératives bénéficiaires du fonds à coûts partagés du Projet d’appui au développement de l’agriculture commerciale (Pdac), cultivent du manioc sur 25 hectares, soit cinq hectares par groupement.

Pour se rendre compte de l’évolution des activités après le décaissement par le projet de la première tranche de la subvention dont le montant global s’élève à plus de 35 millions FCFA, le Pdac a organisé une visite de terrain, le 13 mars, conduite par le directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, Michel Elenga.

« Nous sommes venus discuter avec vous pour savoir ce que vous avez réalisé avec l’argent reçu du Pdac. Nous sommes rassurés que la terre sur laquelle vous travaillez n’est pas objet à problème », a indiqué Michel Elenga.

Rassurant le directeur de cabinet, le responsable de la coopérative « Offrande de la forêt et du sol », l’un des bénéficiaires, a indiqué qu’il avait signé un accord à durée indéterminée avec les propriétaires fonciers. « Sur ce point, il n’y a aucun souci à se faire », a-t-il lancé.

Le premier financement du Pdac a permis à ce groupement en activité depuis 2009 et composé des membres d’une même famille, de faire l’abattage, le morcellage, le ramassage puis de s’acquitter de certaines charges. « Le Pdac est pour nous une bouffée d’oxygène. Nous leur disons merci », a reconnu le secrétaire du groupement, Prince Guélor Okouango.

Outre les producteurs agricoles, le groupement agropastorale Jéhova Jiré production, spécialisé dans la pisciculture a été aussi visité. « Les jeunes travaillent bien, nous les félicitons. Tout ce que nous souhaitons c’est que les exploitations comme celles relatives à la pisciculture soient faites sur une terre où la propriété foncière est bien établie. Car, les installations qu’on y érige sont plus ou moins de longue durée », a signifié le coordonnateur du Pdac, Isidore Ondoki.

Après avoir ouvert à la circulation la piste Pamba-Odzaka-Okombe le 12 mars dernier, le Pdac s’active à la réhabilitation de celle reliant Owando- Ikongono-Ollendet (44 km). Les travaux ont fait l’objet le 13 mars d’une visite de la délégation du ministère de l’Agriculture et du Pdac.

L’ouvrage est réalisé par l’établissement Etami services et concerne la mise en place de la couche de forme, le bétonnage, le terrassement, la construction de quatre nouveaux dalots.

Une fois terminée, cette piste permettra aux coopératives « Etinga », « Terre promise », « Offrande de la forêt et du sol », « Dzalala » et « Onoho Mbia Endzongadouma » d’évacuer facilement leur production vers les centres de consommation. Impraticable depuis quelques années, cette piste en réhabilitation soulage déjà les populations riveraines qui se déplacent en général par vélo.

 

Congo-présidentielle 2021 : les meetings se multiplient

La campagne électorale a officiellement été lancée le vendredi 05 mars dernier en République du Congo. Les meetings se multiplient pour convaincre l’électorat.

Le dimanche 21 mars 2021, ce sont plus de 2,5 millions d’électeurs qui devront passer devant les urnes pour choisir leur prochain président. Les meetings se multiplient tant du côté de l’opposition que de la majorité présidentielle, les alliances se tissent.

A l’occasion de la Journée internationale de la femme qui s’est célébrée le 08 mars dans le monde, les congolaise n’étaient en reste. Michrist Kaba-Mboko, élu local de Ouenzé saisie l’occasion pour parler aux femmes de sa localité, de leur importance dans la vie politique du Congo à la veille de l’élection présidentielle.

Cet élu local a exhorté les femmes de Ouenzé à élire massivement son candidat, Denis Sassou Nguesso. Michrist KABA-MBOKO entend poursuivre ses échanges avec toutes les couches sociales pour fédérer une forte mobilisation autour de Dénis Sassou Nguesso à Ouenzé.

Congo-présidentielle 2021 : le corps électoral estimé à plus de 2,5 millions d’électeurs

La République du Congo a enregistré 335 000 nouveaux inscrits sur les listes électorales, ce qui fait un total de plus de 2,5 millions d’électeurs attendus dans les urnes.

 

Le 21 mars prochain, ce sont 2.545.578 électeurs qui doivent accomplir leur devoir civique. Après la révision des listes électorales, l’on enregistre 335 000 nouveaux inscrits. C’est du moins ce que présente le bilan provisoires dressé par le président de la commission nationale électorale indépendante (CNEI), Henri Bouka.

«En ce qui concerne le vote général, nous avons l’ancien corps électoral issu des élections législatives et locales de 2017, auquel nous avons ajouté les nouveaux inscrits de 2021, qui est de 2.545.578 électeurs en attendant les listes définitives », a déclaré Henri Bouka au cours d’une conférence de presse animée ce jeudi 4 mars à Brazzaville.

Il faut dire que ces chiffres sont critiqués par l’opposition congolaise.

Le Centre africain de recherche sur l’intelligence artificielle se tiendra au Congo

D’ici quelques mois, le pays de Denis Sassou N’Guesso devrait susciter un vif intérêt de la part des autres nations du continent.

La République du Congo va abriter le Centre africain de recherche sur l’intelligence artificielle. L’infrastructure technologique sera installée à l’université Denis Sassou Nguesso de Kintele avec l’appui de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) qui collabore sur ce projet avec l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) et l’Union internationale des télécommunications (UIT).

Un accord de partenariat a été signé à cet effet, le mercredi 3 mars, par le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique, Léon Juste Ibombo, celui de l’Enseignement supérieur, Jean Bruno Itoua, et Vera Songwe, la secrétaire exécutive de la CEA. C’était en marge de la 7e session du Forum régional africain sur le développement durable (FRADD2021) qui s’est tenu à Brazzaville du 1er au 4 mars 2021.

Selon Mactar Seck, chargé des questions numériques au sein de la division des technologies, du climat et des ressources naturelles à la CEA, la Commission « en collaboration avec ses partenaires entend appuyer les pays africains et mettra tout en œuvre pour que le Centre puisse être vecteur de l’amélioration de la recherche en intelligence artificielle pour le bénéfice de l’ensemble des pays africains. Nous allons développer un programme de travail et des axes de recherche sur lesquels le Centre va se focaliser ».

D’après la CEA, le choix de la République du Congo pour abriter cette infrastructure tient compte des relations particulières qu’elle a eues avec le pays, notamment la mise en place d’une plateforme de communication pour la santé en vue de lutter contre la Covid-19 ; et des améliorations observées dans la lutte contre la pandémie ; d’un environnement universitaire qui présente beaucoup d’opportunités pour le développement des technologies.

« La croissance de l’intelligence artificielle au cours des cinq prochaines années est estimée à 33% ; sans compter qu’elle peut générer jusqu’à 4,3 milliards de dollars pour le continent […] Ce Centre permettra de développer non seulement l’intelligence artificielle dans le pays ; mais aussi au niveau de l’Afrique ; parce que l’intelligence artificielle présente beaucoup d’opportunités », a souligné Mactar Seck.

Congo : Zora Frenchilia revient avec « Sacrifice » son nouveau single

La jeune artiste congolaise, à travers son single sacrifice tourné à Brazzaville, conscientise, dénonce et interpelle les gens à plus de responsabilité.

Zora Frenchilia est une artiste musicienne, chanteuse congolaise qui évolue en carrière solo. Elle a à son actif trois singles « Ciel » ; « Zora la Française » et « Sacrifice » son tout récent. Ces titres sont disponibles sur les plateformes de téléchargements : YouTube, Facebook, Instagram et WhatsApp.

Dans ces chansons, Zora parle de la souffrance d’une mère abandonnée avec ses enfants ; des injustices sociales, de la corruption ainsi que de sa carrière musicale. Ces chansons sont chantées en français et un peu en anglais, jouées dans un style  trap chant et rap guém

La jeune femme fait du rap et du funk, elle lie musique et études. Etudiante en Master I, à la Faculté de Sciences économiques, à l’Université Marien Ngouabi, la musique, dit-elle, est innée, c’est un don de famille « La musique c’est quelque chose que j’aime, en mojorité les membres de ma famille chantent, la musique pourrait être mon gagne-pain, si est seulement si cela est mon destin, seul Dieu connait mon avenir », a-t-elle signifié

Zora s’inspire des injustices et des comportements des gens observés au quotidien « Ma musique ne s’adresse pas seulement à une quelconque génération mais plutôt à toutes les générations », a-t-elle fait savoir avant d’inviter les mélomanes à écouter les messages qui sont véhiculés dans ces singles.

La jeune Zara espère capter l’attention des producteurs puisqu’elle s’autoproduit, ce qui n’est pas facile. « Je n’ai pas de contrat avec une quelconque maison de disques, le côté financement me pèse, je n’ai pas de producteur, bien que j’ai un manager. Je demande aux personnes qui veulent que je puisse aller loin dans ma carrière de me soutenir », a indiqué Zora la Française.   L’artiste se prépare pour son premier album dans lequel elle collabore avec plusieurs artistes congolais.

En attendant la sortie de son prochain album, dégusté le titre « Sacrifice » qui est disponible sur les plateformes de téléchargement.