Congo : les étudiants congolais de Cuba réclament 26 mois de bourse

La situation est devenue difficile pour plusieurs d’entre eux et ils demandent au gouvernement de remédier aux problèmes dont ils font face.

 

Depuis bientôt 26 mois, des étudiants congolais de Cuba n’ont pas perçu leurs bourses. Et malgré maintes tentatives de rallier les autorités congolaises à leur cause, le Ministère des Finances traîne les pieds.

Ils ont pu tenir deux ans durant, c’est grâce à l’aide de bonnes volontés et de parents qui ont bien voulu les dépanner, jusque-là.

Certains n’en peuvent plus, par manque de moyens et demandent à l’Etat de remédier, le plus rapidement possible, à leurs maux.

Congo : la Croix rouge réaffirme sa collaboration avec les pouvoirs publics

Le président de la Croix-Rouge congolaise, Christian Sédar Ndinga, a réitéré le 8 mai son engagement à œuvrer au côté des pouvoirs publics.

 

C’était lors de la célébration de la Journée internationale de la Croix-Rouge congolaise et du Croissant-Rouge sur le thème « Ensemble, nous sommes inarrêtables ».

Christian Sédar Ndinga a rappelé dans son allocution l’historique du mouvement, l’élan de solidarité des volontaires ainsi que leur capacité d’intervention sur le terrain au quotidien.

« Au-delà de la dimension festive, émotionnelle de cette célébration, il y a toujours une activité réflective à mi-chemin entre l’état des lieux et la prospective qui permet de revisiter la qualité de l’engagement humanitaire afin de permettre d’évaluer les points forts et faibles du mouvement », a-t-il déclaré.

Il a signifié que la Croix-Rouge congolaise organisera plusieurs activités dans le cadre de son programme dénommé « Semaine humanitaire ». Parmi celles-ci figurent les travaux d’hygiène et d’assainissement des lieux publics, les campagnes de collectes de don de sang, les activités sportives, la présentation des troupes théâtrales.

Le chef de la délégation par intérim de la Croix-Rouge française au Congo, Maazou Boukary, a souligné pour sa part l’implication du mouvement auprès des sociétés nationales sœurs par un partenariat opérationnel visant à développer leur potentiel par des actions internationales décentralisées illustrant l’engagement de son réseau national.

« Nous sommes inarrêtables dans notre engagement et notre capacité d’agir. La célébration de cette journée nous rappelle que nous faisons tous partie du plus grand réseau humanitaire mondial. Œuvrons pour prévenir et alléger les souffrances dans autres », a-t-il dit.

Le chef de mission du Comité international de la Croix-Rouge, Marie-Bonheur Bahande, a assuré le mouvement de son soutien multiforme.

Congo : un hommage à Rapha Bounzeki

La directrice générale du Mémorial Pierre-Savorgnan-de-Brazza (MPSB), a organisé une cérémonie en mémoire de cet artiste disparu il y a 13 ans.

 

À l’occasion de la célébration des treize ans de la disparition de l’illustre artiste musicien Rapha Boundzeki, la directrice générale du Mémorial Pierre-Savorgnan-de-Brazza (MPSB), Bélinda Ayessa, lui a organisé une cérémonie d’hommage. Par la même occasion les sapeurs se sont appropriés le complexe culturel du Congo, deuxième module de cet espace.

10 mai 2008- 10 mai 2021, voici exactement treize ans que disparaissait au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Brazzaville l’artiste musicien Rapha Bounzeki, de son vrai nom Bernard Bounzeki. Cet auteur-compositeur et chanteur était également chantre de la sapologie. La directrice générale du MPSB a voulu en cette date symbolique et mémorable lui rendre un hommage mérité en compagnie des sapeurs élégamment habillés. « Merci d’avoir accepté de rendre hommage au grand brazzavillois, Rapha Bounzeki. Le grand brazzavillois a eu à se produire ici au Mémorial Pierre-Savorgnan-de-Brazza avec d’autres artistes musiciens. Lorsque Rapha Bounzeki nous a quittés le 10 mai 2008, c’est ici qu’on lui a rendu hommage. Je voudrais en sa mémoire, observer une minute de silence », a déclaré Bélinda Ayessa.

S’adressant aux sapeurs, la directrice générale du MPSB a dit : « Je crois en vous et comme j’aime à le dire très souvent, la sapologie en réalité c’est notre identité, soyez fiers de ce que nous sommes, soyons fiers de ce que nous représentons, c’est une authenticité. Ne pensez pas que la Sape soit quelque chose de vulgaire, non ! Bien au contraire, c’est un phénomène que l’on doit connaitre comme tel à sa juste valeur. »

Héritier Mbemba, coordonnateur des différents clubs des sapeurs de Brazzaville, a rendu hommage à la directrice générale du MPSB, Bélinda Ayessa, pour avoir pensé à l’illustre artiste musicien et sapeur Rapha Bounzeki. « Ce que vient de faire madame Bélinda Ayessa est à féliciter. Ce n’est pas pour la première fois qu’on se retrouve ici. Il y a plus de quinze ans qu’elle a toujours soutenu ce mouvement culturel qui est la sape. C’est un phénomène de société qui détourne les gens de la violence, un brassage de la jeunesse de toutes les ethnies afin de cultiver le vivre-ensemble. Vu sous cet angle, cela devrait être pris en compte par nos autorités », a-t-il fait savoir.

Pour agrémenter la cérémonie, les sapeurs ont dandiné sous le rythme de la musique de Rapha Bounzeki.

Notons que Rapha Bounzeki était né le 4 août 1961 à Brazzaville et mort le 10 mai 2008 des suites d’un malaise causé par une crise d’hypertension à l’âge de 47 ans.

Congo : service minimum au Centre hospitalier de Brazzaville

Comme prévue, la grève illimitée des agents du Centre hospitalier de Brazzaville a été déclenchée ce lundi 10 mai 2021.

 

Après le déclenchement d’une grève générale et illimitée qui est entrée en vigueur ce 10 mai, seuls les agents désignés pour le service minimum se sont présentés dans leurs services respectifs au Centre Hospitalier et Universitaire (CHU).

Le droit de grève concilie la nécessité d’assurer la continuité de certains services considérés comme essentiels, notamment en matière de santé en ce qui concerne le CHU-B, reconnait l’intersyndicale des travailleurs de cette structure hospitalière. Ainsi, dans la matinée du 10 mai, jour de l’entrée en vigueur de la grève générale et illimitée, les malades ont afflué comme d’habitude, les travailleurs retenus pour le service minimum étaient eux aussi au rendez-vous. Il est clair que dans un tel climat les services seront débordés, l’offre des soins de santé sera ralentie, les malades vont durement en pâtir.

Pour la défense des droits des travailleurs, l’intersyndicale se montre rigide. « Au nom de l’assemblée générale des travailleurs du CHU-B, l’intersyndicale met en garde contre tout acte et toute manœuvre de quelque nature que ce soit de la part de la direction générale visant à entraver le libre exercice du droit de grève garanti par la législation en vigueur », souligne le communiqué de l’intersyndicale qui annonce la mise en place du service minimum.

Pour reprendre le service à plein régime, les travailleurs exigent le paiement de deux mois cumulés de salaires sur cinq mois impayés ainsi que la signature d’un protocole d’accord déterminant l’échéancier d’apurement des arriérés de salaires restants.

De son côté, la direction générale du CHU-B s’est dite surprise du déclenchement de la grève alors qu’elle avait déjà lancé une démarche conjointe avec l’intersyndicale afin d’obtenir du gouvernement l’apurement des arriérés et la régularisation des salaires à venir. Ainsi, la direction a appelé les agents à se rendre au service.

L’intersyndicale attend donc l’intervention urgente et immédiate de la ministre en charge de la Santé pour résoudre la situation salariale des travailleurs du CHU-B qui, selon eux, se détériore davantage.

Congo : 39 000 retraités réclament des arriérés de pensions

À l’appel de leur Syndicat ces pensionnaires ont lancé ce lundi 10 mai 2021, un sit-in devant la primature même si celle-ci n’a pas plus de locataire.

 

À l’appel de leur Syndicat au moins 39 000 pensionnés de la Caisse de retraite des fonctionnaires (CRF) lancent ce lundi 10 mai 2021 un sit-in illimité devant la primature, même si celle-ci n’a pas plus de locataire puisque le Congo attend la nomination d’un nouveau Premier ministre depuis une semaine. Ces pensionnés demandent le paiement de plus de 33 mois cumulés d’arriérés de pensions. Nombreux vivent une situation sociale difficile.

Tête rasée, une montre sur le bras droit, son pantalon jeans négligemment enfilé, Raymond Kihoulou, un ancien employé de l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac) est arrivé visiblement en colère à la réunion qui a décidé de l’organisation du sit-in des retraités. Ils disent avoir épuisé toutes les voies pour obtenir le paiement de leurs arriérés de pension.

Quelques jours avant cette réunion, Raymond Kihoulou a simplement demandé aux agents des compagnies d’eau et d’électricité qui lui brandissaient des factures de repasser plus tard. « Nous traversons une situation très difficile. C’est très difficile d’autant plus que je suis incapable de faire face aux factures d’eau et d’électricité. De temps en temps nous faisons appel à l’aide des pays amis parce que les pensions sont payées en dents de scie. Nous avons touché notre pension en décembre. Ça fait plus de quatre mois. C’est difficile de vivre sans pension », clame ce retraité impayé depuis des mois.

Cet homme a travaillé pendant plus de 30 ans. Il ne comprend vraiment pas pourquoi il ne perçoit pas sa pension : « Je ne vois pas la raison parce que l’argent est retiré à la source. Dès qu’on paie les fonctionnaires, il faut automatiquement penser aux retraités. Je crois que c’est un fait exprès, un manque de volonté, une mauvaise gouvernance. »

Raymond Kihoulou et ses collègues retraités pensent qu’ils sont victimes d’un « détournement d’argent des allocations ». Ils ne comprennent surtout pas la précarité dans laquelle ils vivent après une période électorale où l’argent a coulé à flot, notamment pendant la campagne.

Congo : qui de Alain-Giresse et Paul Put sera retenu comme sélectionneur des Diables rouges

La Fédération congolaise de football (Fecofoot) a annoncé que les deux hommes ont passé leur audition en vue de devenir le prochain sélectionneur.

 

Alain-Giresse et Paul Put sont les deux retenus de la liste des candidats postulant pour le poste de sélectionneur des Diables rouges en République du Congo. La Fécofoot samedi 08 mai que les deux hommes avaient passé leur audition.

«Ces deux entraineurs font partie de la short-list de la commission. Ils avaient été retenus pour leurs compétences ainsi que leur connaissance du football africain et bien évidement leurs qualifications. A l’issue de ces entretiens, la commission devrait se prononcer sur le nom de l’entraîneur qui dirigera l’équipe nationale congolaise pour les prochaines échéances», a écrit l’instance dans un communiqué.

Il faut dire que les deux hommes sont effectivement des grands habitués du football africain puisque Giresse a dirigé successivement le Gabon, le Mali (deux fois), le Sénégal et la Tunisie qu’il a menée en demi-finales de la CAN 2019. Après ses passages en Gambie, au Burkina Faso et au Kenya, Put avait quant à lui conduit la Guinée jusqu’en 8es de finale de la compétition, où elle avait été étrillée par le futur vainqueur algérien (0-3). L’aventure s’était très mal terminée ensuite puisque le technicien avait été accusé de «corruption» et interdit d’exercer à vie en Guinée.

Les Diables Rouges qui n’ont pas pu se qualifier pour la CAN 2021 devront affronter le Sénégal, la Namibie et le Togo dans leur groupe éliminatoire au Mondial 2022.

Congo : le personnel de SOPECO réclament 04 mois de salaire

Ils expriment leur ras-le-bol en se rassemblant tous les jours pendant les heures de service dans l’enceinte de leur direction générale.

 

C’est munis des couvercles de marmites, des casseroles, des bidons, des bouteilles cassables et bien d’autres objets que, les agents de la société des postes et de l’épargne du Congo (SOPECO) se font entendre. Ils accusent 26 mois d’arriérés de salaire.

Mercredi 05 mai 2021, les travailleurs de cette société ont réclamé le paiement d’au moins quatre mois de salaire de l’année en cours sur les 26 mois d’arriérés accumulés.

« Depuis le début de l’année 2021, nous avons perçu aucun salaire pour cause de gestion chaotique  de l’entreprise  par la directrice générale, qui se  caractérise par son égocentrisme et le manque  de dialogue social »  s’est indigné Stell Gabiot,  Porte-parole de l’intersyndical de la SOPECO.

Il faut noter en plus de leurs salaires, ces employés demandent aussi le départ de la directrice générale Ludovique Mbossa Mabwere.

« Il n’existe pas de dialogue sincère avec la directrice générale, pendant des réunions, elle nous dénigre. Elle oublie que nous devons collaborer pour le bon fonctionne de la société » a fait savoir Franck Siassia,  Secrétaire général de la section fédérale syndical de la poste et télécommunication.

Les agents de cette structure lancent un cri d’alarme au  Chef de l’Etat  afin que leur situation soit revue.

Congo : les agents du CHU-B entrent en grève lundi

L’intersyndicale du Centre Hospitalier et Universitaire de Brazzaville (CHU-B) a appelé à la grève des agents le lundi 10 mai 2021.

 

Les agents du Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville (CHU-B) entament une grève lundi prochain. Cette décision a été prise à l’issue de l’assemblée générale tenue ce vendredi 7 mai 2021, à Brazzaville.

Dans une lettre datée du 28 avril, cosignée par le directeur général, l’intersyndicale avertissait qu’elle mettrait sa décision à exécution au cas où certaines revendications, dont le paiement de deux mois d’arriérés de salaires, avant le 5 mai, ne trouveraient pas de solution.

Seul un mois a été payé, d’où le maintien de l’option de la grève ont indiqué les syndicats. Une situation qui va perturber encore l’offre des soins et les malades vont en payer le prix.

En 2017, l’irrégularité du paiement des salaires des travailleurs du CHU-B avait conduit à une grève générale aux conséquences très néfastes.

En 2020, en vue de trouver une solution idoine aux revendications des travailleurs, des négociations tripartites ont eu lieu entre la direction générale du CHU-B, l’intersyndical et le cabinet du vice-premier ministre, ministre du travail et de la fonction publique, malheureusement sans aboutir à un accord positif concret et efficace.

Congo : les parlementaires demandent au gouvernement d’élargir la couverture vaccinale

Les deux chambres du parlement se sont retrouvées pour la 11e et 12e sessions extraordinaires respectivement de l’Assemblée nationale et le Sénat.

 

Le président du Sénat, Pierre Ngolo a indiqué le 5 mai lors de la 20e prorogation de l’état d’urgence sanitaire que la nécessité du gouvernement à protéger la population congolaise contre la Covid-19 exigeait un élargissement de la couverture vaccinale dans l’ensemble des départements du pays.

Les deux chambres du parlement se sont retrouvées pour la 11e et 12e sessions extraordinaires respectivement pour l’Assemblée nationale et le Sénat. Au terme de ces deux sessions l’adoption pour la 20e fois de la prorogation de l’État d’urgence sanitaire. Si le taux de contamination global semble en nette baisse, celui de Pointe-Noire s’est en revanche quadruplé lors des deux dernières semaines selon les données de la coordination nationale de lutte contre la Covid-19 réactualisées le 4 mai.

Pour les présidents des deux institutions, le gouvernement doit continuer à intensifier les mesures visant à prémunir les Congolais de cette pandémie mondiale.

« La charge de la protection de la population qui incombe au gouvernement, lui commande de prendre toutes les dispositions pour que la campagne de vaccination lancée le 25 mars 2021 par le Président de la République poursuive son cours dans tous les autres départements que les trois pris en compte actuellement, à savoir Brazzaville, Pointe-Noire et la Cuvette », a souhaité Pierre Ngolo.

« Le relâchement de la population dans les mesures de distanciation sociale, le port correct du masque, l’hygiène et le lavement des mains sont des défis auxquels le gouvernement, nous parlementaires et l’ensemble de la population devrons nous y atteler. Le gouvernement devra enfin intensifier la communication sur les spécificités des vaccins ainsi que leurs principes de précaution », a insisté Léon Alfred Opimba, le vice-président de l’Assemblée nationale.

Congo : Sam Mangwana fait son come-back avec son nouvel Lubamba

« Lubamba », qui signifie Liane en kikongo, est le nouvel album de l’artiste musicien Sam Mangwana sorti sous le label de Grounded Music.

 

« J’aime bien me balader à travers les cultures, les langues, brasser les styles. On m’avait surnommé d’ailleurs à une époque « Le pigeon voyageur » », dit-il. En appelant cet album « Lulamba », l’artiste exhorte les populations qui parlent le kikongo et le lingala à remettre en valeur les campagnes.

À 75 ans et doté d’une voix éraillée qui égraine l’amour, la joie et la tristesse de l’Afrique en Europe, en passant par les Caraïbes, les chansons de Sam Mangwana issues de ce nouvel opus contiennent des messages de paix et de tolérance. Il prône le rapprochement des cultures et le respect des différences.

Ainsi, ce monument de la musique africaine et vétéran de l’âge d’or de la dansante rumba chante dans huit différentes langues (lingala, kikongo, bambara, swahili, français, anglais et espagnol).

Fidèle à lui-même et pour être à la hauteur des attentes ses mélomanes, l’artiste s’est entouré de quelques membres du groupe Kekele parmi lesquels son jeune frère Nyboma. Sam Mangwana s’est permis de faire une reprise de Parafifi de Joseph Kabasele. Une grande chanson composée par le Grand Kallé qui a fait danser toute l’Afrique noire. Une façon pour l’artiste de se remémorer les années du grand African Jazz.