Congo : entretien entre Denis Sassou N’Guesso et Claudio Descalzi

Le président de la République du Congo et le Président directeur général d’Eni se sont entretenus samedi 29 mai 2021.

 

La rencontre entre les deux personnalités portait sur le développement de l’agriculture au Congo et la transition écologique, à travers la production des produits alternatifs au pétrole tel que le biocarburant, ont constitué la toile de fond de leur échange.

ll faut le dire, le développement de l’agriculture au sens large est le premier des défis à relever le long du quinquennat qui vient de commencer. Il s’agira, entre autres, de sa mécanisation à travers une usine de montage de tracteurs et d’équipements agricoles en cours d’installation à Maloukou au nord de Brazzaville, la mise en place d’une filière agricole qui repose sur une production renforcée par l’irrigation, l’utilisation intelligente des engrais et des semences et la commercialisation des produits agricoles tant à usage domestique qu’à celui de l’exportation.

Congo : plus de 41,5% de filles sont exposées à la fumée de tabac

Le réseau des communicateurs congolais de lutte antitabac, coordonné par Daniel Oba, a fait le 27 mai à Brazzaville, une communication sur les méfaits du tabagisme. Selon ce réseau le Congo a mis en place un plan stratégique multisectoriel de lutte antitabac 2018-2022.

L’édition 2021 de la journée mondiale sans tabac est célébrée sous le thème : « Mensonges et dissimulations : il est temps de faire payer le tabac ». Le coordonnateur du réseau des communicateurs congolais de lutte antitabac, Daniel Oba, a rappelé que le pays s’est engagé à réduire le taux de prévalence du tabagisme de 8% à 4% en général et de 33% à 11% chez les jeunes en particulier.

Selon le coordonnateur de ce réseau, la République du Congo a intégré le processus de lutte antitabac en 1998, avec la nomination du point focal antitabac en 2005, la ratification et la mise en vigueur de la convention cadre de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la lutte antitabac en 2007.

A ce jour, la prévalence tabagique au Congo est de 8%. Elle est de 15,6% chez les jeunes scolarisés de 13 à 15 ans et de 33% chez les jeunes de plus de 15 ans d’après les enquêtes par grappes de 2014 – 2015. Et, plus de 41,5% de filles sont exposées à la fumée de tabac des autres dans les lieux publics.

Le Congo a mis en place un comité technique interministériel de lutte antitabac en 2010. Il a promulgué la loi 12-2012 du 4 Juillet 2012 relative à la lutte antitabac. Le pays a adhéré au protocole pour l’élimination du commerce illicite des produits du tabac en 2015 et publier trois décrets d’application de la loi antitabac en 2018. Il a également élaboré deux plans intégrés de communication de lutte antitabac (2011 -2015, 2017-2019) et un plan stratégique multisectoriel de lutte antitabac 2018-2022.

Le réseau des communicateurs congolais de lutte antitabac a la charge de vulgariser les mesures de lutte antitabac au Congo, sensibiliser et éduquer les populations sur les méfaits du tabagisme.

« Il est temps de faire payer le tabac parce qu’il est la cause principale de maladies évitables dans le monde ; plus de 90% des cancers sont provoqués par le tabac. Le tabac est l’unique produit de consommation qui tue la moitié de ses consommateurs, avec plus de huit millions de décès par année dans le monde dont les non consommateurs. Par conséquent, il est temps d’interpeller l’industrie du tabac, de dénoncer les mensonges, l’hypocrisie et l’ingérence de l’industrie de tabac qui font obstacle et font échouer les politiques de lutte antitabac dans le monde », a indiqué Daniel Oba.

Congo : les agents du CHU-B suspendent leur grève

L’intersyndicale de ce centre hospitalier a suspendu de la grève à l’issue de l’assemblée générale tenue le 27 du même mois à Brazzaville.

 

La grève des agents du Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville (CHUB) a été suspendue momentanément. Celle qui avait été entamée le 10 mai dernier a été suspendue par l’intersyndicale, à l’issue de l’assemblée générale tenue le 27 du même mois à Brazzaville. Cette suspension va durer quinze jours en attendant l’ouverture des négociations avec le ministère de la Santé et de la Population.

La résiliation inconditionnelle et sans délai du contrat avec l’Unité de santé internationale de Montréal au Canada, la signature du protocole d’accord fixant l’échéancier et les modalités d’apurement de la dette, la concomitance de paiement des salaires avec les fonctionnaires à compter du mois de mai 2021, l’amélioration des conditions de travail, la réintégration de Victor Bienvenu Kouama, président de l’intersyndicale licencié en octobre 2020 font partie des grandes lignes du cahier des charges qui sera présenté au ministre de la Santé et de la Population.

« Les efforts du gouvernement ont permis de payer deux mois d’arriérés de salaire. Un échéancier d’apurement des trois restants est également en cours de conclusion », précise le communiqué de presse signé par le directeur général du CHUB, le Dr Denis Bernard Raiche.

Congo : Paul Put est le nouveau sélectionneur des Diables Rouges

Le Belge a la double mission d’obtenir une qualification des Diables rouges, pour le mondial 2022 et la CAN 2023.

 

La République du Congo a dévoilé jeudi 27 mai 2021, l’identité de son nouveau sélectionneur national. Le Belge Paul Put a été retenu de la shot liste des candidats ayant postulés à ce poste. Il aura donc pour mission de ramener l’équipe des Diables Rouges, au premier niveau.

Après la non qualification de cette équipe pour la CAN 2022, le nouveau sélectionneur a pour mission de la faire obtenir un ticket pour le mondial 2022 et la CAN 2023.

La Fédération Congolaise de Football a officialisé, la nomination de Paul Put, à la tête de la sélection. En dehors de la sélection A, le technicien de 65 ans aura également à diriger, celle locale. Il remplace à ce poste le technicien brésilien Valdo dont le contrat est achevé en mars 2021.

Congo-Kouilou : un cas de poliomyélite non sauvage déclaré

Le gouvernement congolais organise une campagne nationale de vaccination contre la poliomyélite du 27 au 29 mai et du 17 au 19 juin.

 

Un cas de poliomyélite non sauvage avait été récemment déclaré dans le département du Kouilou. C’est du moins ce qu’a indiqué le 24 mai,  la responsable du département de communication et mobilisation sociale au programme élargi de vaccination, Élodie Ndzekaba.

Pour lutter contre  la propagation de cette maladie, le gouvernement congolais organise une campagne nationale de vaccination contre la poliomyélite du 27 au 29 mai et du 17 au 19 juin sur toute l’étendue du territoire national, a-t-elle dit lors d’un entretien avec la presse.

Bon à savoir que le virus de la poliomyélite se multiplie dans la muqueuse pharyngée et dans l’intestin grêle et on peut le retrouver dans la gorge et les selles. Sa transmission est exclusivement interhumaine et s’effectue essentiellement par voie féco-orale en particulier par l’intermédiaire d’eau souillée, d’aérosols ou d’aliments contaminés par les selles.

Pour Élodie Ndzekaba, les populations sont également impliquées dans cette campagne qui se fera de porte-porte en vue d’immuniser au moins 95 % des enfants congolais.

Congo-état d’urgence : les députés veulent des données scientifiques

Les députés ont pour la 21e fois d’autoriser la prorogation de l’état d’urgence sanitaire en République du Congo, le 25 mai dernier.

 

Réunie en 12e session extraordinaire le 25 mai sous la direction de son 1er vice-président, Léon Alfred Opimbat, l’Assemblée nationale a demandé au gouvernement de prendre des dispositions nécessaires pour lui faire parvenir les données de la coordination nationale quelques jours avant la prorogation de l’état d’urgence sanitaire.

Les députés viennent pour la 21e fois d’autoriser la prorogation de l’état d’urgence sanitaire en République du Congo. Le projet de loi a été approuvé quelques heures seulement après son adoption en conseil des ministres. Une démarche qui ne permet pas à la représentation nationale d’engager de véritables débats. C’est ainsi que la commission des lois et affaires juridiques a émis le vœu de recevoir du comité des experts toutes les informations nécessaires avant d’accorder l’autorisation.

« Au niveau de la commission, nous aurions aussi à nous préoccuper de ces résultats en convoquant le ministre de la Santé à cet effet. Nous ne serons pas amenés à traiter à chaque fois la prorogation parce que cela tient à la contrainte de ne pas créer un vide juridique. Il est souhaitable que le gouvernement statue sur la prorogation un ou deux jours à l’avance pour donner la possibilité au parlement de faire son travail d’investigation, de recherche pour éclairer la lanterne des représentants du peuple… », a souhaité le président de la commission des lois et affaires administratives, Fernand Sabaye.

Les députés ont également recommandé au gouvernement de leur accorder une dérogation afin de permettre à certains élus restés à la maison depuis près de quinze mois de regagner l’hémicycle. Le but est d’améliorer la qualité de la participation des députés aux séances plénières. « Les députés ont été vaccinés, il y a possibilité d’organiser une distanciation plus efficace et de ce point de vue, leur participation effective renforcerait la légitimité de nos délibérations. La mesure exceptionnelle actuelle ne remet pas en cause cette légitimité, mais nous prive quand même des apports importants des représentants du peuple qui vivent la réalité dans leurs circonscriptions », a plaidé Fernand Sabaye.

Les députés ont, par ailleurs, déploré le manque de communication de la part du gouvernement et le non-respect des mesures barrières édictées par les autorités. Concernant la vaccination, le 1er vice-président de l’Assemblée nationale pense qu’il y a encore un grand travail de sensibilisation à faire. Pour le Congo, il faut environ trois millions de personnes vaccinées alors que le pays est encore à moins de 100 mille vaccinés, soit 3%. « A ce jour, le Congo enregistre un taux de couverture vaccinale contre la pandémie à coronavirus de l’ordre de 3%. Le gouvernement doit créer toutes les conditions pour améliorer ce taux et espérer avoir une immunité collective dans les délais raisonnables », a invité Léon Alfred Opimbat.

 

Congo-Pointe-Noire : décès de l’homme d’affaire Christian Barros

Selon le site en ligne adiac-congo.com, président de l’Union patronale et interprofessionnelle du Congo (Unicongo), se serait donné la mort.

 

Christian Barros, le président de l’Union patronale et interprofessionnelle du Congo (Unicongo), est mort à Pointe-Noire. L’homme d’affaire se serait donné la mort le 25 mai 2021, selon le site d’information en ligne adiac-congo.com. Mais jusqu’ici aucune raison ayant entraîné à commettre cet acte n’a été révélé.

Créé en 1958, ce syndicat patronal, qui compte à ce jour quelque 315 entreprises membres, conduit les actions et projets pour le développement des entreprises. Il participe, en outre, à l’essor économique et social du pays.

Hormis ses fonctions syndicales, Christian Barros, 74 ans, était également président du conseil d’administration de la Caisse nationale de sécurité sociale.

Congo-Coronavirus : plus 60 000 personnes ont reçu le vaccin

C’est ce qui ressort du bilan dressé par le ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion des peuples autochtones, Aimé Ange Wilfrid Bininga, le 25 mai 2021.

 

En République du Congo quelques 61.945 personnes ont été vaccinées contre le coronavirus. Parmi les vaccinés, 42.421 attendent encore la deuxième dose alors que 19.524 ont déjà reçu les deux doses. Cette information ressort du bilan dressé le 25 mai devant la chambre haute du parlement par le ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion des peuples autochtones, Aimé Ange Wilfrid Bininga.

Pour certains sénateurs, ce tableau n’est pas reluisant au regard du manque d’engouement des populations à se faire vacciner.

Le Congo a  reçu 398.200 doses de vaccin, dont 281.200 de Sinopharm et 17.000 de Spoutnik V.

RDC-Goma : 170 enfants disparus après l’éruption volcanique

L’Unicef s’inquiète de la situation humanitaire des enfants qui sont les premières victimes des conséquences de l’éruption volcanique à Goma au Nord-Kivu.

 

L’éruption volcanique de Goma a causé, selon les dernières estimations, vingt morts, plusieurs dégâts matériels et le déplacement massif de population.

Selon l’agence onusienne, cent-soixante-dix enfants sont portés disparus, d’autres enfants estimés à cent cinquante sont séparés de leurs parents. En dépit des activités sismiques  qui se sont intensifiées, la population de Goma commence à regagner la ville. Cependant, des appels à la prudence sont lancés dans la province du Nord-Kivu. Il a été demandé aux parents de ne pas envoyer leurs enfants à l’école. Les écoles sont fermées et les cours sont suspendus jusqu’à ce que la situation revienne à la normale.

Une équipe de l’Unicef a été déployée dans les zones touchées de Sake, Buhene, Kibati et Kibumba pour fournir une réponse de première ligne consistant  à installer des points d’eau de chloration dans et autour de Sake pour limiter la propagation du choléra ; à renforcer aussi sa surveillance épidémiologique du choléra, notamment à Goma à la suite du retour de milliers de résidents. L’agence onusienne a  également créé deux centres de transit pour les enfants non accompagnés et séparés, en collaboration avec les autorités locales congolaises. L’Unicef travaille également avec des partenaires pour orienter les cas de violence et d’abus sexistes vers un soutien médical et psychosocial adéquat.

Entre-temps, une délégation gouvernementale conduite par le ministre de la Défense nationale est arrivée depuis le 23 mai à Goma pour évaluer les besoins urgents de la population qui a tout perdu à cause de cette catastrophe naturelle. La province du Nord-Kivu, particulièrement la ville de Goma étant touchée par la pandémie de  covid-19, il est urgent que les autorités du pays prennent des mesures humanitaires urgentes pour éviter la recrudescence d’autres maladies.

Congo-Meeting international grand prix CAA : les Diables rouges à la 2ème place

La République du Congo a remporté la 2ème place du meeting international grand prix CAA, le 23 mai, à Douala au Cameroun.

 

Les Diables rouges du Congo d’athlétisme ont remporté neuf médailles dont cinq en or lors du meeting international grand prix CAA. Il faut dire que c’était leur première sortie internationale de l’année 2021 et les congolais ont mis les bouchées doubles au cours de cette compétition qui a regroupé seize pays.

La performance du Congo l’a placé en deuxième place derrière le Cameroun qui s’est emparé de la première, dominant ainsi les autres pays comme le Gabon, la France, le Nigeria, le Bénin et la République centrafricain.

Pour l’entraineur du Congo, Darion Mbouma, la moisson a été très honorable puisqu’avec les dix athlètes qui composaient la délégation congolaise, le pays a pu obtenir neuf médailles dont cinq en or, deux en argent et deux en bronze.

Les congolais se préparent déjà à affronter les championnats d’Afrique qui se tiendront au Nigéria du 24 au 28 juin.