Congo-CEEAC : une conférence extraordinaire à Kintélé

Les Chefs d’Etat et de gouvernement membres de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) se réuniront le 04 juin 2021.

 

Kintélé à Brazzaville va accueillir le 04 juin prochain, la conférence extraordinaire des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale. Il va s’agir de parler de la situation politique et sécuritaire en République du Tchad.

La situation du Tchad est au centre des préoccupations régionales et de la communauté internationale depuis la mort du président Idriss Deby dans des affrontements contre des rebelles.

C’est donc le chef du gouvernement tchadien de transition, Albert Pahimi Padacké, qui représentera le pays à la session extraordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale.

Rappelons que la CEEAC comprend onze Etats membres : l’Angola, le Burundi, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, la République démocratique du Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale, le Rwanda, Sao Tome & Principe et le Tchad

Congo : les pesages de Nkieni et Mengo en service

La Congolaise des routes (LCR) a inauguré officiellement le 1er juin la mise en service du pesage de Kieni à Louteté aet celui de Mengo entre Brazzaville et Pointe-Noire.

 

Les pesages de Kieni et Mengo entre Brazzaville et Pointe-Noire est désormais mise en service. Il a été officiellement inauguré mardi 01 juin en présence de Jean-Charles Lhommée, directeur général adjoint de la LCR  et l’intersyndicale des transporteurs en commun.

Ce contrôle des charges est destiné à préserver la route dans la durée et participe à l’amélioration de la sécurité des personnes circulant sur la RN1.

Les usagers sont appelés à prendre leurs dispositions au chargement car les véhicules en surcharge seront désormais susceptibles d’être verbalisés, conformément à la loi congolaise n°7-2004 (article 12 et 18.B). Ils devront alors décharger avant de franchir la barre de la gare de péage et poursuivre leur chemin. Seulement, comme les stations de pesage ne disposent pas de dépôt, ils seront donc obligés de repartir à leur lieu de chargement pour se conformer et respecter le tonnage autorisé.

Congo-lutte contre le Sida : nouveau plan de riposte contre la maladie

La république du Congo vient élaboré et adopté le plan stratégique national de riposte au VIH/sida 2019-2022 étendu à 2023.

 

Les cadres du ministère de la Santé ainsi que les partenaires publics et privés de la République du Congo en matière de lutte contre le sida et les infections sexuellement transmissibles ont élaboré et adopté, le 2 juin, le plan stratégique national de riposte au VIH/sida 2019-2022 étendu à 2023.

L’atelier organisé par le Conseil national de lutte contre le VIH/sida, les infections sexuellement transmissibles et les épidémies (CNLSE), a permis aux participants de revoir les différentes stratégies contre la pandémie du sida en République du Congo.

Les grandes lignes qui composent ce document permettront au Congo  non seulement de renforcer sa stratégie de lutte, mais aussi et surtout de structurer cette lutte en privilégiant de diverses interventions dans le domaine de la prévention, de la recherche et de la prise en charge. Ce document servira, en réalité, de guide afin de suivre toutes les interventions sur le sida en République du Congo.

Selon le Dr Benjamin Atipo, directeur exécutif du CNLSE, cette pandémie reste généralisée en République du Congo. Depuis 2010, elle est quasi-stable malgré un taux de prévalence de 3,2 % chez les adultes.

« Cette pandémie réduit le gain d’espérance de vie, hypothèque la productivité et aliène une bonne partie des efforts de lutte contre la pauvreté, mettant ainsi en péril l’atteinte des objectifs de développement durable », a expliqué le directeur exécutif du CNLSE.

Pour sa part, le ministre de la Santé et de la Population, Gilbert Mokoki, qui est également vice-président de la coordination nationale de lutte contre le sida, les infections sexuellement transmissibles et les épidémies, a justifié la nécessité pour le Congo d’étendre sa stratégie de lutte par le fait que le sida continue à impacter négativement la vie de certains citoyens. Selon lui, l’exécution de ces stratégies contribue à l’atteinte du point trois des objectifs de développement durable qui garantit la bonne santé pour tous. Il a, par la même occasion, réitéré la volonté du gouvernement de lutter contre le VIH/sida et les infections sexuellement transmissibles.

Congo : les handicapés formés aux métiers des Tic

La formation est une initiative du le Groupement des intellectuels et ouvriers handicapés du Congo (Giohac) en faveur des personnes vivant avec handicap.

 

Dans le cadre du projet d’insertion socio-professionnelle des handicapés, le Groupement des intellectuels et ouvriers handicapés du Congo (Giohac) a organisé une formation sur différents domaines des technologies de l’information et de la communication (TIC) en faveur de cette couche à Brazzaville.

La maintenance des ordinateurs, réseau et télécommunication, base de données, bureautique sont des domaines dans lesquels les personnes vivant avec handicap, homme et femmes, ont été formées sur initiative de la Giohac avec l’appui de ses partenaires.

La formation a été précédée par d’autres, notamment en pâtisserie, en coupe et couture, a rappelé Ghislain Serge Kimbouanga. Pour des formations à venir, le président a lancé un appel aux personnes de bonne volonté pour les accompagner dans l’initiative visant à proposer des formations aux personnes vivant avec handicap afin de faciliter leur insertion socio-professionnelle.

Congo : Avima Iron dénonce une tentative d’expropriation illégale

La compagnie minière australienne revendique la propriété du gisement du minerai de fer Avima en République du Congo.

 

Avima Iron dénonce une tentative d’expropriation illégale par les pouvoirs publics alors qu’elle y aurait investi des centaines de millions de dollars. Tout est partie de la récente visite du ministre congolais des mines et de la Géologie au Cameroun. Selon, l’entreprise qui est à la tête d’un important projet de minerai dans le Nord-ouest du Congo Brazzaville, Pierre Oba serait au Cameroun pour « négocier avec le gouvernement camerounais le transit du minerai de fer d’Avina Iron Limited (« Avima ») à travers le pays jusqu’au port de Kribi ». C’est du moins ce qu’on peut lire dans un communiqué produit à cet effet par l’entreprise.

Cette intervient après le retrait par le gouvernement congolais en novembre 2020 de la licence d’exploitation de la compagnie minière australienne détenue majoritairement par l’australien Core Mining. Les raisons avancées étaient une « insuffisance prolongée d’exploitation manifestement contraire aux potentialités du gisement » ainsi que le « non-paiement des redevances prescrites par la loi ».

Pour l’entreprise Avima, cette prise des devant du gouvernement congolais observée aujourd’hui est une « action illégale » dont la volonté est de lui exproprier un projet minier dont elle se réclame être l’unique propriétaire.

« Avima a lancé ce projet il y a 14 ans et a transformé une zone aux sous-sols obscurs en un gisement de minerai de fer de classe mondiale. Il était prévu qu’Avima exploite et transporte 5 mtpa du gisement jusqu’à ce que le nouveau réseau ferré et l’extension du port de Kribi soient finalisés, ce qui aurait alors augmenté ses exportations à plus de 50 mtpa. Avima a passé des années à préparer la production et l’exploitation de ce projet, qui ont abouti à la conclusion d’accords avec le port de Kribi, des sociétés de transport de marchandises, et les gouvernements congolais et camerounais » peut-on lire dans le communiqué publié à cet effet.

La filiale de Core Mining indique qu’elle était supposée commencer l’exploitation de cette zone en janvier 2021, n’eut été le retrait de son agrément ; ce qui lui aurait fait perdre 27 milliards de dollars. Sur ce projet, elle revendique des investissements de centaines de millions de dollars et plus d’une dizaine d’années de travail.

Les Australiens indiquent prendre des mesures fortes pour empêcher le gouvernement  camerounais de jouir de ce partenariat que la République du Congo lui propose au détriment du secteur privé congolais.

« Nous avons l’intention de faire valoir nos intérêts et nos droits sur le gisement de minerai de fer Avima, dont l’actuelle propriété est illégitime…Nous prenons toutes les mesures nécessaires pour protéger notre investissement contre les tentatives d’expropriation illégales de nos actifs et pour assurer l’avenir du projet ainsi que les milliers d’emplois qui en dépendent » justifie Socrates Vasiliades, le représentant d’Avima.

Pour le moment, Brazzaville n’a pas encore réagi à cette sortie de la société minière. Pour rentrer en possession de ses actifs, l’entreprise s’est entourée d’un conseil d’avocats spécialisé en arbitrage international afin de porter l’affaire en justice « Il est difficile d’imaginer un cas d’expropriation plus flagrant. Notre client a investi des centaines de millions de dollars et plus de dix années de travail sur ce projet. La mine était presque prête pour la commercialisation d’un minerai de fer de très grande pureté » a indiqué Me Simon Greenberg, chef de file du conseil d’avocats.

Congo-forêts : l’Union européenne finance deux projets

La ministre de l’Economie forestière, Rosalie Matondo et l’ambassadeur de l’Union européenne au Congo, Raul Mateus Paula, ont lancé à Brazzaville deux projets d’observation indépendante des forêts.

 

Les deux projets d’observation indépendante des forêts s’inscrivent dans le cadre de l’accord de partenariat volontaire-APV FLEGT. Ces nouveaux projets sont intitulés : « Appui à la société civile pour l’amélioration de la gouvernance forestière en République du Congo à travers le système normalisé d’observation indépendante externe (Pasgof-Snoie Congo) » et l’« Observation indépendante de l’application de la loi et de la gouvernance forestière  dans  le cadre  de  l’APV  FLEGT  au  Congo  (OI –APV FLEGT) ».

Le projet Pasgof-Snoie Congo a bénéficié du soutien financier de l’Union européenne, qui s’élève à 2.300.000 euros. Il contribue à l’appui des organisations de la société civile congolaise, membres de la plateforme pour la gestion durable des forêts (PGDF). Ce projet œuvre également à l’amélioration de la gouvernance forestière en faveur d’une gestion durable, inclusive et transparente des ressources naturelles.

« Les deux subventions estimées à huit cent mille euros, soit environ cinq cent vingt-cinq millions de francs CFA et neuf cent quatre-vingt-quatre mille vont permettre de poursuivre le développement de systèmes, approches, méthodologies et outils d’observation indépendante des forêts. L’APV FLEGT est un accord ambitieux qui nécessite l’implication, la participation et la collaboration de toutes les parties prenantes pour atteindre les objectifs communs fixés. L’observation indépendante des forêts sera encore plus forte, professionnelle et crédible… », a rappelé Raul Mateus Paula.

Par contre ces deux projets travaillent pour relever plusieurs défis dont, entre autres, le développement des partenariats multi-acteurs souples, la garantie d’un  transfert  durable  des compétences  et  un  partage  d’expérience tout au long de la mise en œuvre de l’action pour renforcer l’autonomisation des organisations de la société civile nationale et locale, la mise en place d’un système de suivi par les citoyens sur le contrôle des forêts par  l’État,  ce  qui  les  rendra  moins  vulnérables  à  la  corruption  et  augmentera  la crédibilité des efforts de contrôle.

Ils auront aussi à recourir à une nouvelle technologie satellitaire (Flegt Watch), puis rendront publiques les infractions forestières et diffuseront les cas de non-application de la législation nationale sur les plateformes en ligne. Ils faciliteront le déploiement du système normalisé d’observation indépendante externe au Congo pour améliorer la transparence et la démocratisation des informations requises par les différentes parties prenantes.

Congo/Cameroun : vers le développement d’un projet minier

Le sujet était au centre des échanges entre le ministre d’État, Ministre des Mines, Pierre Oba et le Premier ministre Camerounais Joseph Dion Nguté.

 

Le Ministre d’État, Ministre des Mines et de la Géologie, Pierre Oba, a été reçu vendredi 28 mai 2021 par le Premier ministre camerounais, Joseph Dion Nguté. Au menu des échanges, le développement d’un projet minier de fer dans la zone qui chevauche entre l’Etat du Cameroun et le Congo Brazzaville.

L’arrivée de Pierre Oba fait suite à l’attribution de trois titres d’exploitation par décret présidentiel du 30 novembre 2020 à la compagnie minière Sangha Mining Development pour l’exploitation du gisement de fer d’Avima Badondo et Nabeba dans le département de la Sangha pour une durée de 25 ans.

Avec donc un investissement estimé à près de 5495 milliards de Francs CFA, il est question de voir avec le Cameroun pour booster l’économie et développer les infrastructures des deux Etats. Ce partenariat aura « un impact direct sur la création des emplois au Cameroun », a fait comprendre un expert minier.

Il faut bien le préciser, le Congo s’est engagé dans la lutte contre les indélicatesses de certaines structures qui ne respectent pas les clauses. C’est dans ce contexte qu’il a été procédé au retrait des permis des sociétés minières Congo Iron, propriété de l’australienne Sundance et à Avima fer pour « insuffisance d’exploitation et non-paiement des redevances prescrites par la loi congolaise », selon des sources diplomatiques. Et dans la dynamique de propulser le développement, le ministre Pierre Oba, a signé en mars 2021 un nouveau contrat avec la société Sangha Mining Development à qui on a fait confiance à leur volonté et à leur engouement dans l’exploitation de ce minerai.

Même si rien n’a été filtré, Pierre Oba a été reçu par le président Paul Biya.

Congo-CEEAC : les ministres des télécommunications vont se réunir

Du 26 au 28 juin, il va s’agir d’examiner et d’adopter la méthodologie analytique de priorisation des projets du Pacdice-ac.

 

La République du Congo va organiser la réunion des ministres de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). Celle-ci se tiendra du 26 au 28 juin et aura pour objectif de d’examiner et d’adopter la méthodologie analytique de priorisation des projets du Plan d’action consensuel de déploiement des infrastructures de communications électroniques de l’Afrique centrale (Pacdice-ac).

L’annonce a été faite par la secrétaire exécutive de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), Marie Chantal Mfoula, le 31 mai, à l’issue d’un entretien avec le ministre des Postes et des Télécommunications, Léon Juste Ibombo.

Il va aussi s’agir, entre autres, d’étudier et d’adopter la feuille de route sur la mise en œuvre dudit plan d’action ainsi que d’examiner la déclaration des chefs d’Etat et de gouvernement sur le développement des infrastructures de communications électroniques de la sous-région.

Cette rencontre réunira les experts des Etats membres de la CEEAC, les représentants des autorités de régulation du secteur des télécommunications, des agences nationales des infrastructures numériques, l’Union africaine des télécommunications, le bureau de zone de l’Union internationale des télécommunications pour l’Afrique centrale.

Coronavirus oblige, la réunion des ministres en charge des Télécommunications de la CEEAC se tiendra en visioconférence compte tenu des contraintes marquées par la crise sanitaire liée à la pandémie de coronavirus.

Congo : la société civile demande la libération des prisonniers d’opinion

Trois organisations de la société civile viennent de lancer une campagne de sensibilisation à Brazzaville en vue d’obtenir la libération d’au moins cinq activistes.

 

La campagne en cours est marquée par des affichages sur lesquelles on peut voir les photos des activistes arrêtés ces derniers mois, Raymond Malonga, Dr Alex Ibacka Ndzabana, Jean Louis Packat, Chryst Dongui Ganga et Florian Miangouila.

« Ce sont des prisonniers d’opinions en fait. Nous avons estimé que finalement il faudrait que nous puissions engager un autre processus de plaidoyer. Voilà pourquoi nous avons commencé cette campagne. En dehors de cela, nous sommes en train de voir les possibilités de mener un grand plaidoyer au niveau des missions diplomatiques et saisir si possible le système des Nations unies », a déclaré Roch Euloge Nzobo, le responsable du Cercle pour les droits de l’Homme et du développement (CDHD) qui fait partie des trois ONG à l’origine de la campagne.

On rappelle que les activistes arrêtés sont accusés notamment « d’atteinte à la sécurité intérieure de l’État ».

Une accusation qui ne passe pas, aux yeux de Roch Euloge Nzobo qui dénonce surtout les conditions dans lesquelles ils ont été interpellés.

« On les a kidnappés pour certains. Alex Dzabana a été kidnappé. Christ Dongui a été enlevé chez lui à 5 heures du matin. Ce qui n’est pas conforme à la loi. Ces policiers chargés de les arrêter se comportent comme des gangsters. Ils n’avaient même pas de mandat délivré par un juge », a déploré Roch Euloge Nzobo.

Pour leurs avocats, le dossier des accusés est vide. Mais leurs démarches menées jusque-là se sont avérées infructueuses.

Au nom du respect des libertés fondamentales et des droits humains, la remise en liberté de ces compatriotes est un geste patriotique qui ne laisse indifférent. D’autant que l’unité et la cohésion nationales, au lendemain de la présidentielle du 21 mars dernier, appellent à ce genre de signaux républicains.

Des signaux qui devraient s’amplifier, couplés à une exigence, largement partagée et fort attendue par le peuple congolais, en ce qu’elle procéderait de l’apurement politique d’autres situations où les concernés devraient également recouvrer la liberté.

C’est le cas du Général Jean Marie Michel Mokoko et du ministre André Okombi Salissa. Les deux, candidats au scrutin présidentiel de 2016, sont murés, depuis près de 4 ans, après leur condamnation pour atteinte à la sûreté d’Etat, à la Maison d’arrêt centrale de Brazzaville.

Conséquemment, les Congolais qui se sont vus astreints, dans les affaires Jean Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, devraient tirer profit d’identiques dispositions.

Congo : l’inhumation de Guy-Brice Parfait Kolelas prévu le 11 juin

L’opposant congolais, principal rival de Denis Sassou N’Guesso à la présidentielle du 21 mars dernier, sera inhumé le 11 juin en région parisienne.

 

Guy-Brice Parfait Kolelas sera enterré le 11 juin prochain dans l’après-midi au cimetière du Bourget, ville dans laquelle il résidait pendant ses séjours en France.

L’ex-opposant congolais, et principal rival de Denis Sassou N’Guesso à la présidentielle du 21 mars dernier, est décédé,  à l’âge de 61 ans, des suites du Covid-19 lors de son évacuation sanitaire vers la France, le 22 mars 2021.

Il avait été testé positif au Covid-19 et n’avait pu animer son dernier meeting de campagne à Brazzaville. A quelques heures du scrutin, il avait publié une vidéo dans laquelle il affirmait « se battre contre la mort ».

« Mes chers compatriotes, je me bats contre la mort, mais cependant, je vous demande de vous lever. Allez voter pour le changement. Je ne me serais pas battu pour rien », avait affirmé dans cette vidéo M. Kolelas, alité, affaibli, juste après avoir retiré un masque d’assistance respiratoire.

« Levez-vous comme un seul homme. Faites-moi plaisir. Je me bats sur mon lit de mort. Vous aussi, battez-vous, pour votre changement. Il en va de l’avenir de vos enfants », avait-il ajouté avant de remettre son masque.

Suite à l’ouverture d’une enquête, confiée à la section criminelle, sur la recherche des causes de la mort de l’opposant Guy Brice Parfait Kolelas, le corps du défunt a été autopsié le mardi 23 mars dernier, à l’Institut médico-légal de Paris.

Selon les résultats de l’autopsie rendus publique par le procureur de la République près le tribunal judiciaire de Bobigny, Guy Brice Parfait Kolelas est décédé d’un diabète déséquilibré par le covid-19.

«Une insuffisance cardio-respiratoire due à une pneumopathie diffuse sévère bilatérale compatible avec la constatation médicale congolaise de Covid 19, la contamination au virus SARS-CoV-2 étant confirmée par la virologie moléculaire. »

Les examens toxicologiques n’ont pas mis en évidence une substance nocive quelconque, ayant pu entraîner la mort.