Politique monétaire : la BEAC relève ses taux directeurs malgré le recul de l’inflation

Réuni le 15 décembre 2025 à Yaoundé, le Comité de politique monétaire de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a constaté un retour de l’inflation sous la norme communautaire de 3%. Dans un contexte de ralentissement de la croissance et de fragilisation des équilibres extérieurs, l’institution a toutefois choisi de relever ses principaux taux directeurs afin de préserver la stabilité monétaire de la sous-région.

 

Le quatrième et dernier Comité de politique monétaire (CPM) de l’année 2025 de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) s’est tenu le 15 décembre à Yaoundé, sous la présidence du gouverneur de la Banque, Yvon Sana Bangui. À l’issue de cette session stratégique, l’instance monétaire a procédé à un ajustement de sa politique, marquée par le relèvement de certains taux directeurs et le maintien d’autres instruments inchangés.

Un environnement économique mondial en ralentissement

Sur le plan international, le CPM s’est appuyé sur les perspectives actualisées du Fonds monétaire international (FMI). Celles-ci font état d’un léger ralentissement de la croissance mondiale, attendue à 3,2% en 2025 et 3,1% en 2026, contre 3,3% en 2024. En revanche, les tensions inflationnistes mondiales devraient s’atténuer, avec un taux d’inflation projeté à 4,2 % en 2025 et 3,7% en 2026, après 5,8% en 2024.

Ces évolutions traduisent une normalisation progressive des prix à l’échelle mondiale, dans un contexte encore marqué par les incertitudes géopolitiques, la volatilité des marchés financiers et les ajustements des politiques monétaires des grandes économies.

Au niveau sous-régional, les prévisions macroéconomiques actualisées par les services de la BEAC pour l’année 2025 mettent en évidence un ralentissement de la croissance économique à 2,4%, contre 2,7% en 2024. Toutefois, fait notable, le taux d’inflation devrait reculer à 2,2%, contre 4,1 % l’année précédente, repassant ainsi sous la norme communautaire fixée à 3 %.

Cette évolution favorable des prix constitue un signal positif pour les économies de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), longtemps confrontées à une inflation persistante, alimentée notamment par la hausse des coûts des importations et des produits de première nécessité.

Malgré ce recul de l’inflation, les autres indicateurs macroéconomiques appellent à la prudence. Le solde budgétaire, base engagements hors dons, afficherait une légère amélioration à -1,4% du PIB en 2025, contre -1,6% en 2024. En revanche, le solde du compte courant, dons officiels compris, se dégraderait sensiblement, passant de 0,3% du PIB en 2024 à -2,9% du PIB en 2025.

Par ailleurs, la masse monétaire devrait progresser de 5,1% pour atteindre 21977,7 milliards de FCFA à fin décembre 2025. Dans le même temps, les réserves de change de la sous-région enregistreraient une baisse de 2,6%, pour s’établir à 6377,3 milliards de FCFA, représentant 4,2 mois d’importations de biens et services, contre 4,9 mois en 2024. Le taux de couverture extérieure de la monnaie reculerait ainsi à 67%, après 74,9% un an plus tôt.

Au regard de ces tendances, le Comité de politique monétaire a décidé de relever le taux d’intérêt des appels d’offres de 4,50% à 4,75%, ainsi que le taux de la facilité de prêt marginal de 6,00% à 6,25%. Ces décisions visent à consolider la stabilité monétaire, à contenir les risques inflationnistes futurs et à renforcer la position extérieure de la sous-région.

En revanche, le taux de la facilité de dépôt a été maintenu à 0,00%. Les coefficients des réserves obligatoires restent également inchangés, à 7,00% sur les exigibilités à vue et 4,50 % sur les exigibilités à terme.

Lors de la conférence de presse sanctionnant les travaux du CPM, le gouverneur de la BEAC a souligné le « retour de l’inflation sous la norme communautaire », tout en insistant sur la nécessité d’une politique monétaire prudente et proactive face aux vulnérabilités persistantes des économies de la CEMAC.

À travers ce réajustement, la Banque centrale entend préserver la crédibilité du cadre monétaire régional, soutenir la stabilité macroéconomique et accompagner les États membres dans un contexte économique encore fragile, marqué par des défis structurels et externes.

Congo : le PNLS s’installe dans un nouveau siège moderne à Brazzaville

Le gouvernement congolais a officiellement réceptionné, le 15 décembre à Brazzaville, le nouveau siège du Programme national de lutte contre le sida (PNLS), réhabilité par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) avec l’appui financier du Fonds mondial.

 

Implanté à Poto-Poto, dans le 3ᵉ arrondissement de la capitale, l’édifice s’étend sur un site de 10 000 m² et comprend 23 pièces fonctionnelles, dont des bureaux, des salles de réunion, d’archivage et de reprographie, répondant aux standards modernes de travail. Réalisée en cinq mois, la réhabilitation respecte les normes environnementales et intègre des solutions durables visant à améliorer le confort et l’efficacité énergétique.

Ces travaux s’inscrivent dans un vaste programme comprenant également la réhabilitation ou la construction de vingt entrepôts sanitaires à travers les quinze départements du pays, afin de faciliter l’accès aux médicaments. L’investissement global s’élève à plus de 384 millions de FCFA.

La représentante résidente du Pnud au Congo, Adama-Dian Barry, a exprimé l’espoir que ce nouveau siège devienne « un phare d’espoir » dans la prévention, le dépistage et le traitement du VIH. Elle a par ailleurs salué les résultats enregistrés entre 2024 et 2025, notamment la prise en charge de plus de 48 000 personnes vivant avec le VIH, dont 3 000 enfants, ainsi que le renforcement des actions de prévention et de dépistage à l’échelle nationale.

 

 

Congo : l’Anac adopte un budget 2026 de plus de 9,2 milliards FCFA

Le comité de direction de l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac) s’est réuni le 12 décembre à Brazzaville sous la présidence de Ferdinand Sosthène Likouka, directeur de cabinet du ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande.

 

Le budget a été voté en recettes à 9 244 260 500 francs CFA et en dépenses à 9 237 336 000 francs CFA, avec amendements. Cette session a également permis l’approbation de plusieurs documents de gouvernance, notamment le procès-verbal du précédent comité de direction, le rapport de la session ordinaire du 2 décembre 2024, ainsi que le projet de rapport d’activités de l’exercice 2024 clos.

Les échanges ont donné lieu à une série de recommandations adressées à la hiérarchie de l’Anac. Parmi celles-ci figurent la régularisation de la situation administrative des agents ayant cumulé trois contrats à durée déterminée, la résorption du déficit en personnel technique, notamment dans les domaines de la météorologie et des services de la circulation aérienne au niveau des aérodromes, ainsi que le réexamen, lors du prochain conseil d’administration, des recommandations dont l’exécution n’a pas été réalisée à 100 %.

Cette réunion s’inscrit également dans un contexte de réforme institutionnelle, à la suite de l’adoption du décret n°2025-369 du 3 novembre 2025 fixant l’organisation, les attributions et la composition des organes de gestion et de tutelle des entreprises et établissements publics. Désormais, l’Agence nationale de l’aviation civile sera administrée par un conseil d’administration et gérée par une direction générale.

Présidant les travaux, Ferdinand Sosthène Likouka a insisté sur l’importance de cette phase de transition. « Nous devons, au cours de cette réunion, assurer une transition harmonieuse, rigoureuse et exemplaire vers le nouveau cadre institutionnel ainsi prescrit. Il nous faut doter l’Agence nationale de l’aviation civile des outils de gestion indispensables à son fonctionnement et à la conduite efficace de ses missions statutaires. Il s’agit là de l’objet principal de cette session », a-t-il déclaré.

Congo-redevance audiovisuelle : plus de 1,5 milliard FCFA reversé au trésor en 2024

La séance de questions orales avec débat au gouvernement, organisée le 12 décembre par le Sénat, a permis d’aborder plusieurs préoccupations majeures liées à la gestion des ressources publiques et à la mise en œuvre des projets de développement.

 

De l’utilisation de la redevance audiovisuelle (RAV) à la construction des infrastructures routières et énergétiques, en passant par l’accès à l’eau potable et la fiscalité sectorielle, les échanges ont été jugés fructueux par l’exécutif comme par la chambre haute du Parlement.

Interpellé sur le non-reversement récurrent de la Redevance audiovisuelle aux services publics, malgré son recouvrement systématique par Énergie électrique du Congo (E²C), le chef du gouvernement a tenu à dissiper les inquiétudes. Il a assuré que la RAV est effectivement perçue et reversée au Trésor public, reconnaissant toutefois l’existence de dysfonctionnements au niveau de la chaîne de gestion financière.

Conduite par le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, la délégation gouvernementale comprenait cinq ministres sur les onze interpellés. Les travaux se sont déroulés sous la coordination du président du Sénat, Pierre Ngolo, dans un climat de dialogue marqué par la recherche de réponses précises aux interrogations des sénateurs.

« Je confirme que la RAV est bel et bien perçue par E²C lorsque les usagers s’acquittent de leurs factures et que les ressources sont reversées au Trésor public », a déclaré Anatole Collinet Makosso. Selon les données comptables fournies par E²C, les reversements au titre de la RAV se sont élevés à 1,508 milliard de FCFA en 2024. Pour l’année 2025, à fin octobre, le montant reversé atteint 757,793 millions de FCFA. Le Premier ministre a par ailleurs rappelé que la loi de finances 2025 prévoit une répartition de ces ressources à hauteur de 60 % pour le financement de l’électrification rurale et au profit d’E²C, et de 40 % pour les organes de presse publics.

La séance a également été marquée par les préoccupations liées au retrait de certains projets structurants du budget de l’État, exercice 2026, au détriment du département de la Likouala. Le sénateur Venance Mania a notamment évoqué l’absence de projets de construction de barrages hydroélectriques, de ponts sur les rivières Libenga et Motaba, ainsi que les travaux de la route Epena–Impfondo–Dongou.

En réponse, le Premier ministre a assuré que le gouvernement poursuit la réalisation des études de faisabilité nécessaires avant le lancement effectif des travaux. Il a souligné que ces études constituent un préalable indispensable pour garantir la viabilité technique et financière des projets, réaffirmant ainsi l’engagement de l’exécutif à promouvoir un développement équilibré et durable sur l’ensemble du territoire national.

Au terme de cette séance, les échanges ont permis de renforcer le contrôle parlementaire de l’action gouvernementale, tout en offrant à l’exécutif l’occasion de clarifier sa vision et ses priorités en matière de gouvernance publique et de développement des infrastructures.

Congo-Présidentielle 2026 : Dave Mafoula se déclare candidat

Il place cette ambition politique « sous le signe d’un nouveau départ vers la justice, la vérité et la renaissance du Congo ».

 

Le président du parti d’opposition Les Souverainistes (LS), Uphrem Dave Mafoula, a annoncé samedi 13 décembre à Brazzaville sa candidature à l’élection présidentielle de mars 2026. Déjà candidat malheureux à la présidentielle de 2021, Dave Mafoula a fait cette annonce lors d’une déclaration à la presse, en présence de nombreux militants et sympathisants. Se présentant comme le porte-voix des Congolais en quête de changement, il a affirmé vouloir restaurer la dignité nationale, libérer la jeunesse de la misère et mettre fin à plusieurs décennies de gouvernance qu’il juge néfastes.

Critique à l’égard de la gestion du pouvoir en place, le leader des Souverainistes a appelé à une refondation profonde de l’État, fondée sur la démocratie, la justice indépendante et une redistribution équitable des richesses. Il a également plaidé pour une Constitution rénovée, garantissant une réelle séparation des pouvoirs et des institutions stables.

Pour Dave Mafoula, l’élection présidentielle de 2026 représente une opportunité historique de redonner confiance aux citoyens et d’ouvrir une nouvelle page politique pour le Congo.

AGL met l’Afrique en mouvement à l’occasion de la CAN 2025

À l’occasion de la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des Nations, Maroc 2025, prévue du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, Africa Global Logistics (AGL), partenaire logistique officiel de la Confédération Africaine de Football (CAF), annonce un dispositif exceptionnel d’animations et d’initiatives déployé dans plusieurs pays du continent. En tant que Partenaire Logistique Officiel de la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des Nations, Maroc 2025, AGL a assuré l’acheminement d’ITRI, le ballon officiel de la compétition, vers les pays des équipes participantes ainsi que vers le Maroc. Par cette opération, AGL contribue pleinement à la réussite organisationnelle de ce tournoi continental majeur.

À travers cette troisième participation aux événements organisés par la CAF, AGL réaffirme son engagement à faire du sport, et notamment du football, un puissant vecteur de cohésion sociale, d’inclusion et de développement durable au service des communautés africaines.

“Moving Africa Forward” : une campagne continentale

Lancée lors de la TotalEnergies CAF Coupe D’Afrique des Nations féminine, Maroc 2024 et prolongée pour la CAN Masculine 2025, la campagne “Moving Africa Forward” incarne la mission d’AGL : contribuer au progrès du continent en connectant les territoires, en soutenant les économies locales et en promouvant l’unité par le sport.

Au cœur de cette campagne, un concept créatif fort : établir un parallèle entre le terrain logistique et portuaire, où les collaborateurs d’AGL œuvrent chaque jour, et le terrain de football, où les joueurs défendent les couleurs de leurs nations. Deux terrains différents, mais un même engagement : performance, précision, sens du collectif et détermination.

Cette approche valorise le rôle essentiel des collaborateurs d’AGL, présents dans 47 pays d’Afrique, qui contribuent au mouvement du continent avec la même passion que les équipes nationales sur le terrain.

Un dispositif d’animations au Maroc et sur le continent

Pendant toute la durée de la CAN, AGL mettra en œuvre une série d’initiatives destinées à rapprocher les communautés autour de la passion du football :
• Des fan zones dans plusieurs villes marocaines et dans d’autres pays africains (RDC, Comores, Côte d’Ivoire, Burkina Faso…), proposant animations, jeux concours et distribution de goodies.

• Des partenariats avec des équipes nationales dans plusieurs pays, notamment :

o Côte d’Ivoire – Les Éléphants (FIF)o Comores – Fédération de Football des Comores (FFC)Sensitivity: Internal
o Gabon – Ligue Nationale de Football Professionnel (LINAFP)
o Bénin – Ministère des Sports et Fédération de Football

• Une campagne média multicanal (radio, télévision, affichage) accompagnera l’ensemble du dispositif tout au long de la compétition.

Un engagement fort pour la jeunesse avec Tibu Africa

Engagée aux côtés de la jeunesse africaine, AGL s’associe à à Tibu Africa, une association de référence dans l’inclusion des jeunes par le sport au Maroc. Ce partenariat vise à utiliser le sport comme levier éducatif, d’inclusion et de cohésion sociale, en ciblant jeunes, écoles et quartiers à travers plusieurs actions solidaires. Le lancement officiel de ce partenariat sera annoncé lors d’une conférence de presse le samedi 20 décembre 2025 à Casablanca, la veille de l’ouverture de la compétition.

En soutenant la Coupe d’Afrique des Nations, AGL accompagne le sport dans ce qu’il a de plus puissant : faire bouger les corps, unir les nations et rassembler les passions autour du talent des communautés africaines. Suivez AGL sur les réseaux sociaux pour ne rien manquer des activations tout au long de la compétition.

A propos d’AGL (Africa Global Logistics)

AGL est l’opérateur logistique de confiance en Afrique, offrant des solutions logistiques,  portuaires, maritimes et ferroviaires. Avec 23 000 collaborateurs présents dans 50 pays, AGL s’appuie sur son expertise développée pour fournir des services sur mesure et innovants à ses clients africains et internationaux. L’ambition d’AGL est de contribuer durablement à la transformation de l’Afrique. AGL est également présent en Haïti, au Timor oriental et en Indonésie.

UBA Congo remporte pour la septième fois le prix de la Meilleure Banque de l’Année décerné par le magazine The Banker

Brazzaville, Décembre 2025UBA Congo, filiale de la prestigieuse United Bank for Africa (UBA) Plc, vient d’être désignée « Meilleure Banque de l’Année » pour la République du Congo par le magazine financier international The Banker, une publication du Financial Times Group reconnue mondialement pour son expertise dans l’analyse du secteur bancaire.

Cette distinction, remportée pour la septième fois par UBA Congo, reflète la qualité exceptionnelle des performances de la banque, sa capacité d’innovation, sa stratégie axée sur le client et sa contribution significative au développement économique local. UBA Congo s’illustre ainsi une nouvelle fois comme l’institution financière la plus performante et la plus influente du pays.

Un processus d’évaluation rigoureux

Le prix Bank of the Year de The Banker s’appuie sur une méthodologie d’évaluation strictement indépendante, fondée sur plusieurs critères clés, notamment :

  • la solidité des résultats financiers ;
  • la croissance durable ;
  • l’innovation technologique ;
  • la qualité du service à la clientèle ;
  • l’impact socio-économique.

Les banques participantes sont évaluées sur leurs performances de l’année écoulée, ainsi que sur leur engagement envers l’excellence et la résilience face aux défis du secteur.

Une reconnaissance qui renforce la confiance

Dans un contexte économique marqué par une concurrence accrue et une digitalisation rapide des services financiers en Afrique, cette septième consécration pour UBA Congo confirme :

  • la confiance forte des clients et partenaires ;
  • la pertinence de la stratégie d’innovation et de croissance adoptée par la banque ;
  • sa contribution durable au renforcement du tissu financier national.

À travers cette reconnaissance, UBA Congo illustre non seulement sa performance locale, mais aussi son intégration réussie dans le réseau panafricain d’UBA, présent dans plus de 20 pays à travers l’Afrique et à l’international.

Succès du Groupe UBA sur le continent

Cette année, 9 autres filiales du Groupe UBA ont également remporté le titre de Meilleure Banque de l’Année dans leurs pays respectifs, soulignant l’excellence et la cohérence des performances à l’échelle du Groupe.
Par ailleurs, le Groupe UBA a été élu “Meilleure Banque de l’Année en zone Afrique”, renforçant ainsi son positionnement comme leader bancaire continental et acteur majeur du développement économique en Afrique.

Perspectives d’avenir

Fort de cette nouvelle distinction, UBA Congo envisage de poursuivre :

  • l’expansion de ses solutions innovantes ;
  • l’intégration de nouvelles technologies financières ;
  • l’accompagnement des entrepreneurs et des PME congolaises ;
  • le renforcement de l’inclusion financière.

Cette reconnaissance confirme le leadership durable de UBA Congo et du Groupe UBA, et inspire chaque collaborateur à continuer de viser l’excellence dans tous les domaines.

Les 5 moments les plus mémorables de l’histoire de la CAN

La 35ᵉ Coupe d’Afrique des nations débute au Maroc le 21 décembre. 1xBet, site de paris sportifs international et partenaire officiel de la CAF, revient sur les moments les plus marquants de l’histoire de la plus prestigieuse compétition de football du continent.

La première Coupe d’Afrique des nations et le triomphe de l’Égypte

Le tournoi s’est tenu pour la première fois à Khartoum, capitale du Soudan, en 1957. Seules trois équipes y participaient alors : l’Égypte, le Soudan et l’Éthiopie. L’Afrique du Sud figurait initialement parmi les participants, mais a dû abandonner suite à sa disqualification. Ce tournoi, bien que modeste, a posé les fondements de la culture footballistique africaine et a joué un rôle déterminant dans la construction de l’identité du continent.

L’Égypte, qui disposait déjà d’un système de jeu performant, a remporté l’or avec brio. En demi-finale, les « Pharaons » ont battu le Soudan 2-1, et en finale, ils ont humilié l’Éthiopie 4-0 avec un quadruplé signé Ad-Diba.

Le titre historique de l’Afrique du Sud

Le pays a fait son retour sur la scène internationale du football en 1992 et, quatre ans plus tard seulement, a accueilli la Coupe d’Afrique des nations. Les Bafana Bafana ont soulevé la coupe, qui est devenue un symbole de renaissance nationale. En finale, les hôtes ont dominé la Tunisie 2-0 devant 80 000 spectateurs. Ce titre a confirmé le statut de l’Afrique du Sud comme nouvelle puissance du continent.

Il est à noter que la Coupe d’Afrique des nations 1996 est également entrée dans l’histoire en passant à 16 équipes. Cependant, 15 équipes ont effectivement participé au tournoi, le Nigeria s’étant retiré à la dernière minute.

Zambie, 2012 : une victoire née de la tragédie

La 28ᵉ édition de la Coupe d’Afrique des nations, au Gabon et en Guinée équatoriale, a offert un véritable conte de fées footballistique. La Zambie ne figurait pas parmi les favoris, mais elle a réalisé un parcours impeccable et est devenue championne pour la première fois, en battant une Côte d’Ivoire constellée de vedettes au terme d’une longue séance de tirs au but en finale.

La tragédie de 1993 confère une dimension symbolique à ce succès. Ce jour-là, l’avion transportant la sélection zambienne s’écrase au large des côtes gabonaises, emportant avec lui 18 joueurs. Les hommes d’Hervé Renard se sont battus non seulement pour la gloire sportive, mais aussi pour la mémoire de ceux qui resteront à jamais gravés dans l’histoire du football ivoirien.

Deux chocs décisifs entre la Côte d’Ivoire et le Ghana (1992 et 2015)

Le football a cette capacité à entretenir la tension pendant des décennies. En 1992, la Côte d’Ivoire et le Ghana s’affrontaient en finale de la CAN, un match entré dans les annales comme l’un des plus dramatiques. Le temps réglementaire n’ayant pas déterminé de vainqueur, il a fallu 22 tirs au but pour départager les troupes. Les Ivoiriens se sont révélés plus forts et ont remporté la CAN pour la première fois de leur histoire.

En 2015, le scénario s’est répété : les deux équipes n’ont pas réussi à trouver le chemin des filets, et le sort du titre s’est joué aux tirs au but. Les « Éléphants » ont débuté par deux frappes ratées, suivies par une série de sans-faute. Après le but décisif de leur gardien, Boubacar Barry, les joueurs ivoiriens ont couru vers leurs supporters, tandis que les Ghanéens se sont écroulés au sol, en plein désespoir.

Le Sénégal brise le signe indien 

Pendant de nombreuses années, le Sénégal a été considéré comme l’une des meilleures équipes africaines, sans jamais accrocher de trophée. Il a fallu attendre 2021 pour que les « Lions de la Téranga » empochent enfin le titre tant attendu : en finale, l’équipe d’Aliou Cissé est venue à bout de l’Égypte aux tirs au but.

Sadio Mané aurait offert la victoire à ses consorts dans le temps réglementaire, s’il n’avait pas loupé son penalty. Le capitaine sénégalais a alors pris les choses en main et a transformé le penalty lors de la séance de tirs au but. Après le coup de sifflet final, les Sénégalais ont déferlé dans les rues pour célébrer un triomphe qu’ils attendaient depuis plus de 50 ans.

La CAN 2025 réunira les stars du football mondial, promettant des matchs époustouflants, des rebondissements inattendus et un véritable spectacle footballistique. Suivez le tournoi et pariez avec les meilleures cotes sur 1xBet, le meilleur site de paris sportifs international !

Congo : la CSLC veut renforcer l’accompagnement des médias

Le président du Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC), organe de régulation des médias, Médard Milandou, a annoncé, le 12 décembre, la création prochaine d’un fonds spécial destiné au soutien des organes de presse.

 

Médard Milandou a dévoilé plusieurs innovations visant à améliorer les conditions de travail des journalistes. Parmi elles figure la mise en place, dans les prochains mois, d’un fonds d’appui à la presse. Une commission ad hoc sera chargée de définir les modalités et critères d’attribution de cette aide.

« Conformément à ses attributions, le CSLC veille à une répartition équitable des aides de l’État entre les entreprises publiques et privées. Le gouvernement a décidé de constituer un fonds d’appui à la presse sur la base de la redevance audiovisuelle. Une réflexion sera menée avec le ministère de la Communication et les organisations professionnelles afin d’en définir les mécanismes d’octroi », a précisé le président du CSLC.

Autre annonce majeure, la relance de la campagne d’attribution de la carte de presse. Cette initiative vise à faciliter l’accès des journalistes aux sources d’information, notamment dans le cadre des activités politiques et électorales.

« Le CSLC vient de relancer la campagne d’attribution de la carte de presse afin de permettre aux journalistes d’accéder plus facilement aux meetings et autres événements à caractère électoral. Les directeurs de médias et les journalistes indépendants sont invités à se rapprocher du secrétariat général pour plus d’informations », a-t-il indiqué.

Cette mesure s’inscrit dans la perspective de la prochaine élection présidentielle prévue dans trois mois, pour laquelle le régulateur souhaite garantir une couverture médiatique professionnelle et équilibrée.

La rencontre a réuni de nombreux responsables de médias ainsi que les professionnels de la plume et du micro. Une occasion pour le nouveau président de présenter le fonctionnement du CSLC, composé d’un bureau exécutif de trois membres, (président, vice-président et secrétaire comptable) appuyé par huit hauts-conseillers chargés d’animer les différentes commissions.

En ce qui concerne les médias en ligne et des réseaux sociaux dans le paysage médiatique congolais, Médard Milandou a souligné la nécessité d’une régulation adaptée. Il a appelé les professionnels des médias à faire preuve de responsabilité et d’esprit républicain dans l’exercice de leur métier.

Congo : Kaani Assistance alerte sur la hausse des VBG

L’organisation non gouvernementale a présenté, le 12 décembre à Brazzaville, le rapport d’une étude réalisée au mois de novembre, dans le cadre de la Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes.

 

Intitulé « Visibiliser et documenter les violences faites aux femmes en République du Congo », le rapport dresse un état des lieux des réalités vécues par les survivantes. Aussi, les difficultés rencontrées par les acteurs de prise en charge. L’enquête a été menée en collaboration avec la police judiciaire, des hôpitaux de Brazzaville et le Programme national de lutte contre les violences basées sur le genre.

Sur le terrain, les équipes de Kaani Assistance, conduites par la coordinatrice Luce Bénédicte Gangoue et sa collègue Franche Orchidée Malanda, ont identifié plusieurs défis majeurs. Parmi ceux-ci, l’organisation note le manque récurrent de kits de prise en charge, l’absence de suivi psychologique, ainsi que des lourdeurs administratives et opérationnelles qui entravent l’accompagnement des victimes.

Le rapport souligne par ailleurs une hausse notable des cas de VBG en 2025, comparativement aux années 2023 et 2024. Cette situation est attribuée à la précarité économique, aux inégalités de genre, au poids des traditions, à la faible sensibilisation des communautés et à la banalisation des violences.

Malgré leur ampleur, ces violences restent largement sous-déclarées, en raison de la stigmatisation, de la peur des représailles et de l’absence d’un système harmonisé de collecte des données, rendant les réponses institutionnelles peu adaptées. C’est ce que révèle les résultas de l’étude.

Pour améliorer la documentation, Kaani Assistance a lancé un sondage en ligne sur son site internet. L’initiative vise notamment à recueillir davantage de témoignages, donner la parole aux survivantes, publier les données disponibles et renforcer la collaboration entre la société civile, les forces de sécurité et les structures de santé.

Parmi ses recommandations figurent la mise en place d’un mécanisme national de coordination des données, le renforcement des capacités des acteurs, la création d’espaces sécurisés pour l’accueil des victimes, ainsi que l’intensification des actions de prévention et de sensibilisation communautaire.

Pour Kaani Assistance, ce rapport constitue un point de départ et un appel à une action collective renforcée afin de mieux protéger les femmes et de lutter durablement contre les violences basées sur le genre au Congo.