Liberté de la presse 2023 : le Congo au 81e rang sur 180 au classement mondial

La 21e édition du Classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières (RSF) place le Congo 81eme sur 180.

 

La République du Congo occupe la 81e place sur les 180 du classement mondial de la liberté de la presse. La 21e édition révèle des évolutions majeures et parfois radicales, liées à une instabilité politique, sociale et technologique.

L’influence du pouvoir se ressent fortement sur le secteur médiatique, pluraliste en apparence, mais où l’autocensure demeure la règle. Les détentions arbitraires de journalistes sont rares, mais peuvent s’avérer très longues.

Selon le RSF, l’édition 2023 du Classement mondial de la liberté de la presse, qui évalue les conditions d’exercice du journalisme dans 180 pays et territoires, est publiée à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le 3 mai. Il apparaît que la situation est “très grave” dans 31 pays, “difficile” dans 42 et “problématique” dans 55, alors qu’elle est “bonne” ou “plutôt bonne” dans 52 pays. Autrement dit, les conditions d’exercice du journalisme sont mauvaises dans 7 pays sur 10 et satisfaisantes dans seulement 3 pays sur 10.

Congo : validation du plan de surveillance intégrée de la FVR

Le Plan de surveillance intégrée de la fièvre de la vallée du Rift (FVR), a été élaboré et validé au cours de l’atelier national multisectoriel organisé par le gouvernement, OMSA et la Banque mondiale.

 

Le Congo valide le Plan de surveillance intégrée de la fièvre de la vallée du Rift (FVR). Selon l’approche « Une seule santé », ledit plan a été élaboré et validé au cours de l’atelier national multisectoriel, organisé du 25 au 29 avril, à Kintelé, par le gouvernement avec l’appui de l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) et la Banque mondiale.

Avec un potentiel de développement de l’élevage avéré, la République du Congo a un effectif du cheptel modeste estimé à 47 122 bovins, 75 181 ovins et 68 363 caprins. En dépit des efforts du gouvernement à soutenir l’élevage, la persistance des maladies animales et zoonotiques est l’une des contraintes majeures à l’essor de l’élevage. De même, les principales zoonoses telles la rage, la fièvre de la vallée du Rift, la brucellose, la tuberculose constituent un véritable problème de santé publique nécessitant un renforcement du dispositif de surveillance afin de prévenir la survenue d’une épidémie dans la population humaine qu’animale.

Représentant la directrice générale de l’OMSA, le Dr Yacinthe Guigma a rappelé que deux tiers des maladies infectieuses humaines sont issus des animaux, voire 75% dans le cas des maladies infectieuses émergentes.  Coordonnateur du projet Ebo-Sursy, il a indiqué que sa structure est née dans la dynamique visant à renforcer les capacités et la surveillance des fièvres hémorragiques virales dans la faune sauvage, en Afrique centrale et de l’Ouest. En effet, l’un des axes de ce projet est de renforcer les protocoles de la surveillance à travers une amélioration des connaissances des cycles viraux et des mécanismes de transmissions à l’interface humain-animal-environnement.

« A l’instar de la Côte d’Ivoire et de la République centrafricaine, la République du Congo s’est inscrite dans le processus de finalisation de son plan de surveillance intégrée de la FVR qui constituera un document de plaidoyer pour le renforcement du système de surveillance des FHV en particulier et des zoonoses de façon générale », a déclaré Yacinthe Guigma, à l’ouverture de l’atelier.

Le directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Robin Pascal Ongoka, de son côté, a rappelé que cet atelier vise le renforcement du dispositif de surveillance d’une maladie retenue parmi les dix-huit maladies prioritaires listées dans le cadre de surveillance intégrée de la maladie et la riposte au Congo. « Ce plan de surveillance intégrée, assorti d’un budget servira d’outil de plaidoyer auprès de nos partenaires au développement pour mobiliser les ressources nécessaires à sa mise en œuvre », a-t-il souligné.

Provoquée par un virus du genre Phlebovirus et de la famille des Bunyaviridae, la FVR est une fièvre hémorragique virale aiguë qui est le plus souvent observée chez les animaux domestiques (comme les bovins, les moutons, les chèvres et les chameaux) et peut aussi provoquer des maladies chez les humains.

Notons que cet atelier est organisé par le gouvernement avec l’appui de l’OMSA à travers le projet Ebo-Sursy financé par l’Union européenne, avec le cofinancement de la Banque mondiale à travers le projet Régional de renforcement des systèmes de surveillance des maladies en Afrique centrale.

Congo : les activités de la Pophac sont suspendues

L’arrêt des activités de la Pophac jusqu’à nouvel ordre a été prononcé à l’issue de la réunion dirigée par le secrétaire exécutif permanent, Jean de Dieu Goma.

 

Le Conseil consultatif des personnes vivant avec handicap a suspendu, le 2 mai, à Brazzaville, la Plateforme des organisations des personnes handicapées du Congo (Pophac). L’arrêt des activités de la Pophac jusqu’à nouvel ordre a été prononcé à l’issue de la réunion dirigée par le secrétaire exécutif permanent, Jean de Dieu Goma, après plus de trois heures de discussion. La décision fait suite à la diffamation, à la dénonciation calomnieuse, à l’injure et la désinformation au Conseil consultatif des personnes vivant avec handicap.

Le conseil demande au ministère de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local la dissolution pure et simple de la Pophac. Pour lui, cette plateforme a commis une usurpation de fonction. Elle est devenue une association en 2020 et ne renferme nulle part les objectifs qui lui sont reconnus dans son récépissé de déclaration, telle que la gestion des quotas d’intégration à la Fonction publique de cette catégorie de personnes.

Le membre du collège des présidents de la plateforme des organisations des personnes handicapées du Congo, Jean Claude Nzaba, s’est dit très touché de la suspension de leur plateforme car un conseil ne peut dissoudre une association.

Congo : le budget 2023 du CESE est de 1185 millions FCFA

Ce budget a été adopté au cours de la cinquième session ordinaire du Conseil économique, social et environnemental (CESE).

 

Le CESE a arrêté son budget de 2023 à 1185 millions FCFA. Comparé à celui de l’année dernière qui s’élevait à 1 045 millions de FCFA, le budget de 2023 a connu une augmentation de 13, 39%.

Au cours de cette 5ème session ordinaire, outre le budget, les conseillers ont adopté le rapport général de la quatrième session ordinaire et le rapport d’activités 2022. Ils ont également formulé plusieurs recommandations, entre autres, l’élaboration des manuels de procédures, le renouvellement des badges et cartes de membre du Conseil, la mise en place de la couverture sanitaire au profit des conseillers et du personnel, la mise en œuvre du mémorandum de la coopération avec les autres conseils et institutions similaires et le renforcement de la cellule informatique en vue de vulgariser le télétravail.

Cette cinquième session ordinaire a été l’occasion pour les conseillers de suivre plusieurs communications liés la zone de libre-échange continentale africaine, notamment ses objectifs et sa mise en œuvre au Congo.

Congo : l’Ocla sensibilise contre l’apatridie

L’Observatoire congolais de lutte contre l’apatridie (Ocla), a lancé, le 26 avril, la deuxième phase de la campagne de sensibilisation à l’enregistrement des naissances.

 

L’Ocla a lancé le 26 avril dernier la deuxième phase de la campagne de sensibilisation des enregistrements des naissances et la prévention de l’apatridie dans le département de Brazzaville.

La campagne s’inscrit dans le cadre des engagements pris par le gouvernement de la République du Congo en matière de lutte contre l’apatridie sur l’ensemble de son territoire.

L’initiative de cette organisation vise la prévention de l’apatridie. Cette deuxième phase concerne tous les arrondissements de Brazzaville y compris l’île Mbamou. Ainsi, cette phase qui se déroulera du 25 avril au 31 décembre couvrira environ 100 000 ménages dont les habitants sont de différentes nationalités et sera couplée à l’identification des personnes à risque d’apatridie.

Les volontaires formés par les experts du Haut-Commissariat pour les réfugiés, du ministère de la Justice et ceux du ministère de la Décentralisation en 2022 seront déployés dans les arrondissements de Brazzaville. Les données récoltées à l’issue de cette campagne feront l’objet d’un diagnostic et d’un plaidoyer auprès du gouvernement pour des solutions appropriées.

Rappelons que la première phase pilote, conduite en 2022, s’était limitée à la commune de Kintélé, au Nord-Est de la commune de Brazzaville où 10 000 ménages avaient été sensibilisés à travers les équipes des volontaires communautaires.

Congo Terminal intensifie la lutte contre le Paludisme

Le 25 avril 2023, à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le paludisme célébrée sous le thème « Il est temps de parvenir à zéro cas de paludisme : investir, innover, mettre en œuvre », 23 pairs éducateurs ont sensibilisé près de 900 collaborateurs de l’entreprise à qui ils ont distribué des moustiquaires imprégnées.

 

Dans ce challenge, ils ont pu bénéficier de l’accompagnement de Justin IMBOUA, médecin conseil, qui la veille leur a rappelé les informations utiles sur la maladie : chiffres clés, mode de transmission, symptômes, prévention et comportements à adopter pour une lutte efficace. Il a également abordé les innovations dans les méthodes de sensibilisations de ces pairs.

« Notre engagement pour la lutte contre le paludisme ne faiblit pas. Sensibiliser et mettre à disposition des employés les moyens de protection sont des axes de notre responsabilité sociale » précise Anthony SAMZUN, Directeur Général Congo Terminal.

Depuis le début de la concession en 2009, Congo Terminal lutte contre le paludisme. L’entreprise organise régulièrement la distribution des moustiquaires imprégnées aux salariés, les dons de moustiquaires dans les écoles et les centres hospitaliers ainsi que la sensibilisation par les médias. 

A propos de Congo Terminal

Congo Terminal, filiale de AGL (Africa Global Logistics), est l’opérateur du terminal à conteneurs de Pointe-Noire. L’entreprise est engagée dans un partenariat public-privé qui lui permet de répondre aux exigences de ses clients armateurs, importateurs ou exportateurs.

Grâce à ses nombreux investissements, Congo Terminal participe à l’amélioration du pouvoir d’achat et contribue activement à la lutte contre la vie chère. Certifiée ISO 9001/2015, ISPS (sûreté) et Pedestrian Free Yard (HSE), l’entreprise dispose d’équipements et de technologies de pointe dont le système d’exploitation Navis 4. Congo Terminal emploie près de 900 collaborateurs congolais et mène des actions solidaires en faveur de la jeunesse, de la protection de l’environnement et de l’éducation.

Congo : pose de la première pierre du siège de la SNPC

Denis Sassou N’Guesso, a posé, le 26 avril dans la capitale économique, la première pierre de construction du futur siège de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC).

 

La SNPC va se doter d’un nouveau siège dans la ville de Pointe-Noire. L’ouvrage sera construit sur une superficie d’environ 10 000 m2 sur l’avenue Moe Telli, au quartier Plateau-ville, dans le premier arrondissement, Emery-Patrice-Lumumba. Le coup d’envoi des travaux a été donné par le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, mercredi 26 avril 2023.

Le projet de construction de cette structure s’inscrit dans le cadre de la célébration du centenaire de la ville de Pointe-Noire et du 25e anniversaire de la création de la SNPC. Ce sera un immeuble de 16 étages composé des bureaux, salle de conférence, auditorium de 528 places, restaurant, cinq ascenseurs, deux monte-charges, parking souterrain, parking extérieur, salle de sport, des salles polyvalentes.

La tour de la SNPC sera construite dans le respect des normes de sécurité exigées au niveau international, notamment la sécurité incendie, la détection, l’extinction, le compartiment automatique et le désenfumage, la possibilité d’évacuation rapide, le contrôle d’accès, la vidéo surveillance.

Le début des travaux du futur siège de la SNPC est prévu en juin prochain pour une durée de vingt-quatre mois. L’entreprise chargée de la construction de l’édifice est la société turque Centurion Partners Sarl.

Congo : Arlette Soudan-Nonault reçu par Nasser Bourita à Rabat

La ministre congolaise de l’Environnement, du Développement Durable et du Bassin du Congo s’est rendue mardi 25 avril 2023, à Rabat.

 

La ministre de l’environnement, Arlette Soudan-Nonault était porteuse d’un message du président Dinis Sassou N’Guesso destiné au Roi Mohammed VI. La coordinatrice de la Commission Climat du Bassin du Congo a été reçu mardi 25 avril, à Rabat, par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.

Soudan-Nonault a déclaré à la presse que sa visite au Maroc s’inscrit dans le cadre de la préparation du sommet des trois bassins forestiers mondiaux prévu en octobre prochain à Brazzaville.

Le sommet de Brazzaville des trois bassins de biodiversité africaine mondiale va permettre de « nous inscrire dans la dynamique de l’accord de Paris ». Celle-ci portera également sur le bassin d’Amazonie, de Bornéo-Mékong en Asie du Sud-Est, qui représentent 80 pc de la biodiversité mondiale. C’est du moins ce qu’a affirmé la ministre congolaise.

Congo-RGPH : Denis Sassou N’Guesso remplit sa fiche de recensement

Le chef de l’Etat en séjour de travail à Pointe-Noire depuis lundi 24 avril, a reçu une équipe des argents de recensement.

 

Le président de la République et son épouse, Antoinette Sassou N’Guesso ont rempli leurs fiches de recensement. C’était à Pointe-Noire, où il séjourne depuis le 24 avril dernier, dans le cadre de son travail. Denis Sassou N’Guesso a reçu une équipe des agents recenseurs conduite par le directeur général de l’Institut national de la statistique, Gaspard Symphorien Mbou Likibi.

Pour la ministre du Plan, de la Statistique et de l’Intégration régionale, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka Babackas, présente sur les lieux, l’acte du chef de l’Etat témoigne de l’intérêt qu’il accorde à cette opération.

Lancé officiellement ce 25 avril, le cinquième recensement général de la population et de l’habitation (RGPH) se poursuivra jusqu’au 24 mai prochain.

Congo : vers l’exportation du gaz naturel liquéfié

Le président Denis Sassou N’Guesso a lancé, le 25 avril, les travaux de construction d’une usine de traitement du gaz naturel liquéfié.

 

Le président Denis Sassou N’Guesso a lancé, le 25 avril, au quartier Côte Mateve à Ngoyo dans le sixième arrondissement de Pointe-Noire,

La République du Congo entend exporter le gaz naturel liquéfié. Le chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso a lancé mardi 25 avril 2023, les travaux de construction de l’usine de traitement du gaz naturel liquéfié. C’est le fruit d’un partenariat entre la République du Congo et la compagnie pétrolière italienne Eni.

Le projet, qui s’inscrit dans une approche de zéro-torchage, prévoit l’installation de deux usines flottantes de liquéfaction de gaz naturel (FLNG) dans les champs de Nené et de Litchendjili, déjà en production, et dans d’autres champs qui doivent encore être développés. Le premier FLNG, en cours de conversion, a une capacité de 0,6 million de tonnes par an et va entrer en production cette année. Le second FLNG en construction sera opérationnel en 2025 avec une capacité de 2,4 millions de tonnes par année. A terme, il est attendu une production de 3 millions de tonnes par an, soit environ 4,5 milliards de mètres cubes par an à partir de 2025.