Congo-Présidentielle : Tshisekedi et Kagame félicitent Sassou N’Guesso

Plusieurs chefs d’État africains ont adressé leurs félicitations au président réélu au lendemain de la proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle des 12 et 15 mars. Parmi les premiers, ses homologues de la République démocratique du Congo et du Rwanda.

 

Les réactions n’ont pas tardé à affluer à Brazzaville après l’annonce des résultats provisoires donnant Denis Sassou N’Guesso vainqueur avec 94,82 % des suffrages exprimés. Depuis Kinshasa, le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a transmis ses « vives et chaleureuses félicitations » à son homologue congolais, saluant sa réélection à la magistrature suprême.

Dans son message officiel, le chef de l’État de la RDC a exprimé le souhait que ce nouveau mandat soit placé sous le signe du progrès et du bien-être du peuple congolais, réaffirmant ainsi la solidité des liens historiques et fraternels entre les deux pays voisins, unis par la géographie et par une coopération multiforme.

Du côté de Kigali, le président Paul Kagame a également adressé ses félicitations à Denis Sassou N’Guesso, qu’il a qualifié de « frère ». Le dirigeant rwandais a souligné l’importance de poursuivre une collaboration étroite entre le Rwanda et le Congo, au service des priorités communes et de la prospérité des deux peuples.

Ces messages, intervenus avant la proclamation officielle des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle.

Dans son projet de société intitulé « Accélérons la marche vers le développement », le président réélu s’est engagé à renforcer l’intégration économique sous-régionale et à consolider les acquis en matière de gouvernance et de croissance.

Congo-Présidentielle : Destin Gavet dénonce un scrutin perturbé par la coupure de communication

Le président du Mouvement les républicains (MR) et candidat à l’élection présidentielle des 12 et 15 mars dernier, a exprimé son mécontentement face aux conditions de déroulement du scrutin.

 

Mélaine Destin Gavet Elengo a voté dimanche 15 mars 2026, au lycée Victor-Angagneur de Pointe-Noire. Le candidat à la présidentielle dénonce les coupures de communication qui ont marqué cette élection

« Cette élection se déroule dans un climat moins démocratique. On est en peine de croire qu’en plein 21e siècle, on peut priver un citoyen de l’accès à l’internet, l’accès à la communication parce que tout simplement quelques personnes décident de verrouiller l’espace d’un pays. C’est inacceptable, ces choses ne peuvent pas se faire ailleurs », a déploré le candidat.

Le plus jeune des sept candidats en lice, a également souligné les difficultés rencontrées par la population dans un pays confronté à de graves défis économiques et sociaux : « Comment voulez-vous qu’une élection se déroule dans de bonnes conditions pendant que nous avons un pays extrêmement pauvre où la population peut être dans des situations d’extrême urgence. Pas de connexion, pas de message, c’est regrettable de le constater », a-t-il ajouté.

Il est à noter qu’au soir du dimanche 15 mars, le président du MR a affirmé être largement en tête dans plusieurs localités, notamment à Dolisie, Nkayi, Ouesso, Mossendjo, ainsi que dans plusieurs bureaux de Pointe-Noire et de Brazzaville.

Il a lancé un appel aux Congolais en ces termes « Peuple congolais, soyez vigilants, ceux qui le peuvent, continuez à aider nos délégués à nous faire parvenir les informations sur ce dépouillement qui se poursuit. »

Congo-Présidentielle : scrutin sous silence après une coupure des communications

La journée de vote pour l’élection présidentielle s’est déroulée dans un climat particulier dimanche 15 mars 2026, marqué par une coupure générale du réseau téléphonique et d’internet sur l’ensemble du territoire.

 

Les bureaux de vote ont fermé leurs portes à 18 heures, au terme d’un scrutin dont il est, pour l’heure, difficile d’évaluer le déroulement à l’intérieur du pays. L’absence d’accès à internet et aux réseaux téléphoniques a empêché toute remontée d’informations en temps réel, aussi bien pour les médias que pour les organisations de la société civile.

Tout au long de la journée, ni les candidats ni les observateurs électoraux n’ont pu s’exprimer publiquement sur la coupure des communications. Les organisations indépendantes de la société civile, qui avaient annoncé une communication à l’issue du scrutin, sont restées injoignables. Durant la campagne, certaines d’entre elles avaient dénoncé un processus jugé déséquilibré.

Dans ce contexte, il demeure impossible de vérifier de manière indépendante les conditions dans lesquelles le vote s’est déroulé à l’intérieur du pays. L’absence de circulation de l’information renforce les incertitudes autour de la participation et du déroulement des opérations électorales.

Aucune date n’a, pour l’instant, été communiquée concernant la proclamation des résultats officiels. Le pays reste donc suspendu à l’annonce des chiffres définitifs, dans une atmosphère marquée par l’attente et les interrogations.

Pour rappel, le président sortant, Denis Sassou-Nguesso, 82 ans, est candidat à sa propre succession pour un cinquième mandat consécutif. Face à lui, six autres candidats étaient officiellement en lice. Toutefois, aucun poids lourd de l’opposition ne figurait sur la liste, les deux principaux partis ayant choisi de ne pas présenter de candidat.

Congo-Présidentielle : faible affluence dans les bureaux de vote

Les bureaux de vote ont ouvert ce dimanche matin dans le cadre de l’élection présidentielle. Mais dans plusieurs centres, notamment à Brazzaville, la mobilisation des électeurs s’est révélée particulièrement timide.

 

Dès 7 heures, heure officielle d’ouverture du scrutin, le constat était le même dans plusieurs quartiers de la capitale. Des salles presque vides, des agents électoraux en attente et des électeurs arrivant au compte-goutte. À l’école primaire Pierre Ntsiete, l’un des centres de vote de Brazzaville, quelques citoyens se présentaient sporadiquement, loin de l’affluence généralement observée lors d’une élection présidentielle.

Ce scrutin uninominal à deux tours concerne près de 2,5 millions d’électeurs inscrits. Le président sortant, Denis Sassou Nguesso, 82 ans, brigue un nouveau mandat après quarante années cumulées au pouvoir. Face à lui, six autres candidats tentent de convaincre un électorat dont la mobilisation, en ce début de journée, semblait en retrait.

Outre la faible affluence, certains bureaux de vote n’avaient pas encore reçu l’intégralité du matériel électoral à l’heure d’ouverture, occasionnant des retards dans le démarrage effectif des opérations dans quelques centres.

Les bureaux doivent fermer à 18 heures (17 heures GMT). Si aucun candidat n’obtient la majorité absolue au premier tour, un second tour est théoriquement prévu dans les 21 jours suivant la proclamation des résultats, bien que la date officielle n’ait pas encore été annoncée.

Congo-Présidentielle : près de 2,6 millions d’inscrits attendus dans les urnes ce 15 mars

Ce dimanche 15 mars 2026, les électeurs congolais se rendent aux urnes pour élire leur président de la République dans un scrutin marqué par le face-à-face entre le président sortant Denis Sassou N’Guesso, 82 ans, et six autres candidats.

 

Selon les données officielles, près de 2 600 000 Congolais sont inscrits sur les listes électorales pour participer au scrutin présidentiel du 15 mars, prévu pour désigner le chef de l’État pour les cinq années à venir. Ce chiffre reste proche du registre de l’élection de 2021, où environ 2 645 283 électeurs étaient inscrits, avec une participation de près de 67 % du corps électoral.

Répartition des bureaux de vote

Quelques 6 620 bureaux de vote ont été implantés à travers tout le pays pour accueillir les électeurs civils ce 15 mars. Le 12 mars, le personnel des forces armées et de sécurité a voté par anticipation dans leurs bureaux spéciaux, une pratique courante pour concilier service actif et participation électorale.

Des équipes électorales ont été déployées dans chaque circonscription pour assurer l’ouverture, le déroulement et la clôture des opérations de vote tout au long de la journée.

Le président Denis Sassou N’Guesso est en lice pour un cinquième mandat, après avoir été au pouvoir durant près de quatre décennies, avec une interruption dans les années 1990. Son retour au pouvoir et sa longévité suscitent à la fois soutien dans certaines franges de la société et critiques concernant le dynamisme du processus démocratique.

Six autres candidats sont inscrits au tableau de la Cour constitutionnelle, mais plusieurs partis d’opposition ont choisi de boycotter le scrutin ou demeurent très peu visibles en campagne, ce qui alimente les préoccupations sur la crédibilité et la transparence du processus électoral.

Côte d’Ivoire-Présidentielle : Alassane Ouattara élu dès le premier tour avec 89,77 % des voix

Le chef de l’État ivoirien, au pouvoir depuis 2011, recueillerait 89,77 % des suffrages, un score qualifié de « coup KO » par le président de la CEI.

 

Le président sortant Alassane Ouattara est donné très large vainqueur de l’élection présidentielle du 25 octobre 2025, selon les résultats globaux provisoires publiés lundi 27 octobre 2025, par la Commission électorale indépendante (CEI).

Ces résultats doivent encore être validés par le Conseil constitutionnel, après la période légale de contentieux électoral. Mais sauf surprise, Alassane Ouattara, 83 ans, s’achemine vers un quatrième mandat consécutif à la tête du pays, après ses victoires en 2015 et 2020.

Face au président sortant, les quatre autres candidats ont recueilli des scores très modestes : Jean-Louis Billon (Congrès démocratique) obtient 3,09 %, Simone Ehivet (Mouvement des générations capables) 2,42 %, Ahoua Don Mello (indépendant) 1,97 %, et Henriette Lagou (Groupement des partis pour la paix) 1,15 %.

Le président Ouattara réalise des scores particulièrement élevés dans le nord du pays jusqu’à 99,68 % à Kani, avec un taux de participation de 99,08 %. Il arrive également en tête dans toutes les circonscriptions, y compris à l’étranger.

La participation nationale s’établit à 50,10 %, en légère baisse par rapport à 2020 (53,90 %) et 2015 (52,86 %). Dans certaines zones, notamment Gagnoa (20,68 %) ou Cocody à Abidjan (19,24 %), la mobilisation des électeurs a été particulièrement faible.

En revanche, dans les bastions du pouvoir, la participation a atteint des niveaux records, contribuant à renforcer l’avance du candidat du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP).

Présidentielle au Cameroun : Paul Biya en lice pour 8e mandat

Le président camerounais en fonction depuis 1982 est candidat à sa propre succession. Paul Biya a annoncé sa candidature dans la nuit du 13 juillet 2024 à travers ses différentes plateformes de communication numérique.

 

Les camerounais se rendront aux urnes le 12 octobre 2025 pour l’élection présidentielle. Le doute au sujet de la candidature de Paul Biya, 93 ans, est levé. Car le doyen des chefs d’Etat de la sous-région est candidat à sa propre succession. Il a fait l’annonce en ces termes : « Je suis candidat à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025. » « Soyez assurés que ma détermination à vous servir est à la mesure de l’acuité des défis auxquels nous sommes confrontés. » L’annonce se solde par : « Ensemble, il n’est pas de défis que nous ne puissions surmonter. »

« Assurer la sécurité et le bien-être des filles et des fils de notre cher et beau pays est la mission sacrée à laquelle je consacre mon temps et mon énergie, depuis mon accession à la Magistrature suprême », déclare le président en exercice depuis 43 années successives.

Dans la suite de sa déclaration, Paul Biya admet que, beaucoup reste à faire. Du fait d’un environnement international de plus en plus contraignant, « les défis auxquels nous sommes confrontés se font aigus ».

Paul Biya assure que sa détermination à servir les camerounais est à la mesure de l’acuité des défis auxquels ils sont confrontés.

Il est important de préciser que Paul Biya est le deuxième président que le Cameroun ait connu. Il prend les rênes de la magistrature le 6 novembre 1982, succédant à Ahmadou Ahidjo, qui avait démissionné pour des raisons de santé.

Congo-présidentielle 2021 : l’UDH-Yuki publie ses propres résultats

Le parti politique de Guy-Brice Parfait Kolélas, opposant congolais emporté par le coronavirus, a publié samedi 3 avril ses résultats partiels de la dernière présidentielle.

 

L’Union des démocrates humanistes (UDH-Yuki) de Guy-Brice Parfait Kolélas, opposant congolais décédé de coronavirus le 22 mars au lendemain de la présidentielle, a publié samedi 3 avril ses résultats partiels de ce scrutin. Des résultats qui lui donnent une large avance devant le président Denis Sassou Nguesso, déclaré vainqueur par les résultats provisoires officiels.

Les résultats de l’UDH-Yuki concernent environ 20 % des bureaux de vote. Grâce à ses délégués déployés le jour du vote, cette formation a reçu et compilé 1172 procès-verbaux sur 5778 attendus  qui ont donné les résultats que son porte-parole Lucrèce Nguedi a mis à la disposition de la presse.

« Ont obtenu : Kolélas Parfait Guy-Brice, 176 187 voix, soit 64,13 % ; Sassou Nguesso Denis, 86 264 voix, soit 31,40 % ; Dzon Mathias 5633, soit 2,05 % », a révélé Lucrèce Nguedi.

Les  résultats provisoires officiels publiés le 23 mars donnaient le président Denis Sassou Nguesso largement vainqueur avec 88,57 % de suffrages, contre 7,84% pour le regretté Guy-Brice Parfait Kolélas.

Pour Lucrèce Nguedi, ces résultats sont un hold-up électoral sur fond d’une grande mascarade. Il demande à la Cour constitutionnelle de les annuler. « L’UDH-Yuki invite la Cour constitutionnelle à dire le droit et donc à prononcer l’annulation pure et simple des résultats provisoires du scrutin des 17 et 21 mars 2021 », a-t-il lancé.

Le gouvernement dit ne pas accorder du crédit aux déclarations de l’UDH-Yuki.

Congo-présidentielle 2021 : l’opposition rejette les résultats

L’opposition ne reconnait pas ces résultats provisoires et dénonce un scrutin «calamiteux» avec un dépouillement précipité.

 

La Commission électorale (CENI) a publié les résultats provisoires en République du Congo. Denis Sassou N’Guesso, le président sortant l’emporte dès le premier tour en obtenant 88,57% des suffrages exprimés. Son principal adversaire, l’opposant Guy Parfait Kolelas décédé le jour du vote, arrive en seconde position avec seulement 7,84% des voix.

L’opposition ne reconnait pas ces résultats provisoires et dénonce un scrutin « calamiteux » avec un dépouillement précipité.

«Ce n’est pas en un jour qu’on peut compiler les résultats venus de tout le Congo, et ce n’est pas de cette façon qu’on peut les donner », a relevé Mathias Dzon, arrivé troisième selon ces résultats avec 1,90% des suffrages.

« Il y a quelque chose qui étonne : dans la plupart des résultats, on suit l’ordre de présentation des candidats sur le bulletin de vote. Donc, c’est quelque chose de préconçu », a-t-il accusé.

Le son de cloche est le même chez Jean-Jacques Yhombi-Opango, allié de feu Guy-Brice Parfait Kolelas qui pense que la rapidité avec laquelle ces résultats ont été annoncés est douteuse.

« J’aimerais bien voir avec quel matériel ils ont pu le faire. Je veux bien qu’on évolue. On nous dit ici qu’il n’y a pas de biométrie, qu’il n’y a pas toute cette technologie. Le faire aussi vite ? Je suis assez surpris. Ce n’est pas normal. Toutes les compilations ne sont pas encore arrivées à Brazzaville. C’est vraiment très sale », a-t-il déclaré.

Le vote s’est déroulé le dimanche 21 mars 2021 avec un taux de participation de plus de 60%. Des observateurs disent avoir relevé des dysfonctionnements lors du vote, mais ne remettent pas en cause à validité du scrutin.

Congo-présidentielle : l’UDH-Yuki va contester les résultats

Christian Cyr Rodrigue Mayanda, le porte-parole de Guy-Brice Parfait Kolélas, l’ex-leader de l’Union des démocrates humanistes (UDH-Yuki) accuse le PCT, d’instituer la fraude.

 

L’UDH-YUKI dénonce des incidents qui, selon le parti, pourraient compromettre la crédibilité et la transparence de la présidentielle du 21 mars. Ces faits engloberaient notamment le bourrage des urnes, les bureaux fictifs et l’ouverture tardive intentionnelle de certains bureaux de vote.

Christian Cyr Rodrigue Mayanda, le porte-parole de Guy-Brice Parfait Kolélas, le leader de l’Union des démocrates humanistes (UDH-Yuki), qui est décédé dans la nuit de dimanche à lundi, accuse le Parti Congolais du Travail (PCT) du président Denis Sassou Nguesso, d’instituer la fraude.

« De tous les rapports qui me parviennent, ce n’est que ça. A Talangaï, [un quartier nord de Brazzaville], sans le siège du MDP, qui appartient à la majorité, il y a un bureau fictif. Il y a des présidents des bureaux de vote qui procèdent à des bourrages des urnes devant les délégués », confiait-il le 21 mars, alors que son leader se battait encore entre la vie et la mort.

Il soutient qu’une de ses délégués avait même interpellé la police sans que celle-ci ne fasse quoi que ce soit. Cyr Rodrique Mayanda a aussi soutenu que de nombreux habitants de la capitale ont été acheminés vers le Pool, dimanche, pour voter.

Quant aux plus d’une dizaine de bureaux de votes qui avaient ouvert en retard, c’est « pour démoraliser les gens », selon lui.

Cyr Christian Rodrigue Mayanda se plaint aussi du fait que dans d’autres bureaux de vote, les délégués de l’UDH-Yuki ont été chassés sous prétexte que leurs accréditations n’étaient pas en bonne et due forme.

Christian Cyr Rodrigue Mayanda a été reçu samedi 20 mars, par la délégation des observateurs de l’Union africaine, qui ont dit avoir déployé une vingtaine de personnes pour assurer l’observation de l’élection.

« Avec 20 personnes, qu’est-ce que vous voulez surveiller et quel rapport vous allez donner? », s’est insurgé le cadre de l’UDH-Yuki.

La conférence épiscopale, qui s’est vu refuser l’accréditation de ses observateurs, avait émis de « sérieuses réserves » sur la transparence du scrutin. Elle voulait tester une application qui permettrait de télécharger les procès-verbaux de tous les bureaux de vote pour avoir une idée en temps réel de la vérité des urnes. En vain. Une coupure d’internet — comme lors du scrutin de 2016 — a brisé les espoirs.

« Tout ça, c’est pour qu’on n’ait pas les résultats officiels définitifs qui pourront être manipulés par eux et on n’aura aucune preuve. Ils n’ont pas affiché les résultats devant les bureaux de vote comme la loi le dit », a tempêté Mayanda. « Nous ne reconnaitrons pas ce vote », a averti le juriste.

Le président sortant du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, est très largement en tête selon les résultats préliminaires présentés lundi par la commission électorale.

« Ce ne sont que des tendances en pourcentage. Sur l’ensemble du pays, les résultats sont majoritairement dans ce sens », a déclaré à la presse le président de la Commission nationale électorale indépendante, Henri Bouka, selon la presse.

« Nous pouvons vous certifier que les résultats qui vont être proclamés demain ou après-demain seront l’expression des suffrages réellement exprimés par les électeurs », a indiqué le chef de la commission électorale.

 

Congo-présidentielle 2021 : Denis Sassou N’Guesso obtient 88, 57 % de voix (résultats provisoires)

Le président congolais est sorti vainqueur de la récente élection présidentielle qui s’est tenue dimanche 21 mars 2021. Il va entamer un quatrième mandat.

 

Ce n’est pas vraiment une surprise, dès le premier tour, Denis Sassou N’Guesso a été réélu avec 88,57 % des voix pour un mandat de cinq ans. C’est du moins ce que révèlent les résultats provisoires officiels de la commission électorale. C’est le ministre de l’intérieur qui a annoncé ces résultats.

Sassou-Nguesso, 77 ans, dont trente-six au pouvoir, devance largement son principal rival Guy-Brice Parfait Kolelas, mort lundi (7,84 %) du Covid-19 à l’âge de 60 ans, d’après ces mêmes résultats qui peuvent faire l’objet d’un recours devant la Cour constitutionnelle. La participation s’est établie à 67,55 %.

Lundi 22 mars 2021, l’opposant Mathias Dzon (1,90 % des voix) a annoncé, son intention de déposer un recours pour demander l’annulation du premier tour qu’il qualifie de « calamiteux ».

Senis Sassou N-Guesso entamera un quatrième mandat, après déjà trente-six années au pouvoir.

Congo-mort de Guy-Brice Parfait Kolélas : aucun impact sur le processus électoral

La mort de l’opposant congolais est survenue après que les congolais soient passés devant les urnes dimanche 21 mars 2021.

 

Quel sera l’impact du décès de Guy-Brice Parfait Kolélas sur le processus électoral au Congo-Brazzaville ? Dimanche 21 mars, il faisait partie des sept candidats en lice au scrutin avec pour objectif d’empêcher le président Denis Sassou Nguesso d’obtenir un nouveau mandat. Mais il s’est éteint dans la nuit de dimanche à lundi, alors qu’il venait de gagner Paris après une brutale dégradation de son état de santé causée par le Covid-19.

Pour le président de la Commission électorale, le processus continue : l’article 70 de la Constitution prévoit un report en cas de décès ou d’empêchement avant le premier tour. Or, « quand la mort a arraché notre frère (candidat) à notre affection, le choix des Congolaises et des Congolais était déjà dans les urnes » a déclaré Henri Bouka à notre correspondant, Loïcia Martial.

Un nouveau scrutin ?

Les proches du candidat décédé poursuivent leur propre compilation en attendant de comparer leurs chiffres avec ceux de la CENI, et de former leurs recours. Soit, si Guy-Brice Parfait Kolélas est donné qualifié pour le second tour, pour demander un nouveau scrutin en vertu du même article de la Loi fondamentale qui prévoit de  « procéder de nouveau à l’ensemble des opérations électorales ».

Premier tour « calamiteux »

Soit, dans le cas où Denis Sassou Nguesso est annoncé vainqueur dès le premier tour, pour dénoncer les « irrégularités » dans le vote. Autre candidat d’opposition, Mathias Dzon affirme qu’il saisira de toutes les manières la Cour constitutionnelle pour faire annuler le premier tour, qu’il juge « calamiteux ».

Congo-présidentielle 2021 : plusieurs dysfonctionnements relevés pendant le scrutin

La mission d’observation de l’Union africaine (UA) a noté plusieurs irrégularités pendant la présidentielle qui s’est tenue dimanche 21 mars 2021.

En République du Congo, la mission d’observation de l’Union africaine (UA) a noté plusieurs dysfonctionnements dans l’organisation du vote.

« Le vote a démarré avec un retard dans 66,7% des bureaux de vote témoin. Le retard, allant de 30 minutes à une heure, est dû à : l’arrivée tardive du personnel électoral : 36,4%, à l’aménagement des lieux devant accueillir le vote : 27,3%, à la livraison tardive du matériel électoral : 18,2% », a expliqué Dileita Mohamed, chef de mission d’observation de l’UA

Les observateurs de l’Union africaine ont aussi constaté que « dans la quasi-totalité des bureaux de vote, les formalités d’ouverture ont été respectées, les urnes ont été montrées, vides, en présence de représentants des candidats, des observateurs et des électeurs présents mais pas systématiquement scellées. »,

« La Commission a constaté des lacunes de la part de certains membres des bureaux de vote qui ne semblaient pas maîtrisé tout à fait les procédures, a poursuivi Dileita Mohamed. Les électeurs se trouvant dans l’impossibilité d’effectuer leur opération de vote ont pu bénéficier d’une assistance adéquate dans 72,22% des bureaux ouverts. »

La Commission nationale électorale indépendante (CNEI) a livré lundi 22 mars, les premières tendances qui donnent déjà le président sortant Denis Sassou Nguesso vainqueur quasiment partout.

Congo-présidentielle 2021 : pas d’internet pendant le vote

L’élection présidentielle de dimanche 21 mars dernier en République du Congo, s’est déroulée sans internet comme en 2016.

Les congolais sont passés devant les urnes dimanche, dans le cadre de l’élection présidentielle de 2021. Ils devaient choisir leur prochain président de la République parmi les 7 candidats en lice. C’est sans internet que le vote s’est déroulé le scrutin. Une opération qui rendait la tâche difficile même aux observateurs.

Comme en 2016, le vote a été marqué par la coupure d’internet. Autres dysfonctionnements ont été observés par-ci par-là notamment la non-existence par exemple des noms de certains électeurs sur les listes, alors qu’ils disposaient de leurs cartes.

L’accès à internet, mais également aux SMS a été coupé dans la nuit de samedi à dimanche en amont du vote. Les autorités congolaises nient en être à l’origine. « Le gouvernement a l’habitude d’assumer ses actes. S’il avait décidé d’une coupure, il l’aurait fait à ciel ouvert et n’a aucun commentaire à faire sur d’éventuelles perturbations du réseau », a assuré dimanche soir, le porte-parole du gouvernement Thierry Moungalla.

L’ONG Internet sans frontières qui a constaté « une chute brutale du volume de données échangées sur le réseau congolais » à minuit samedi soir, « condamne fermement » cette coupure. Pour l’ONG, cela porte atteinte non seulement à la transparence du vote mais aussi la confiance des électeurs dans le processus, et ouvre donc la voix à des contestations.

Congo : Guy-Brice Parfait Kolelas est mort

Le principale opposant au pouvoir de Brazzaville est décédé après avoir été évacué vers par Paris après qu’il soit testé positif au coronavirus.

 

Guy-Brice Parfait Kolelas, le principal opposant au président congolais Denis Sassou Nguesso, est décédé lors de son transfert en France.  L’annoncé a été faite par son porte-parole ce matin du lundi 22 mars 2021. Ce candidat à la présidentielle qui s’est déroulée ce dimanche avait été évacué dans l’après-midi par avion médicalisé vers Paris après avoir contracté le Coronavirus.

« Il est décédé dans l’avion médicalisé qui était venu le chercher à Brazzaville dimanche après-midi », a déclaré Christian Cyr Rodrigue Mayanda. « On va continuer à compter les bulletins. Il était en tête dans un certain nombre de localités », a-t-il ajouté. Il a appelé les partisans de l’opposant Kolelas à un rassemblement lundi à 11 h.

L’opposant avait été testé positif au Covid-19 vendredi après-midi, et n’avait pu animer son dernier meeting de campagne à Brazzaville. À quelques heures du scrutin, il avait publié une vidéo dans laquelle il affirmait « se battre contre la mort ».

Guy-Brice Parfait Kolelas, 60 ans, est apparu cette année comme le seul vrai rival du président sortant Denis Sasssou Nguesso, 77 ans dont 36 au pouvoir, qui ne cachait pas sa volonté de se faire réélire dès le premier tour dimanche. Les résultats du scrutin ne sont pas attendus avant plusieurs jours.

 

Congo-présidentielle : faible mobilisation ce dimanche de vote

Difficile de voir de longues files d’attente dans les bureaux de la capitale, du moins, là où nous sommes passés, entre 8 heures et 12h30.

 

Près de 2,5 millions d’électeurs congolais ont commencé timidement à placer leur bulletin dans l’urne ce dimanche 21 mars dans plus de 5 700 bureaux de vote pour élire le chef de l’État. Au total, sept adversaires sont en lice dont le président sortant Denis Sassou-Nguesso, qui cumule 36 ans à la tête du pays. La campagne électorale s’est déroulée sans incident majeur. Un élément notable toutefois : l’un des principaux adversaires du président, Guy-Brice Parfait Kolélas, est hospitalisé, contaminé par le Covid-19.

Ce matin, ce n’est pas l’affluence des grands jours à Brazzaville.

Difficile de voir de longues files d’attente dans les bureaux de la capitale, du moins, là où nous sommes passés, entre 8 heures et 12h30. C’est un peu le même décor du côté de Pointe-Noire. « C’est un vote endormi, pas d’engouement », nous a expliqué un confrère de la presse locale, joint au téléphone.

A Gamboma, au centre, le fief de l’opposant Mathias Dzon, un responsable du bureau, également joint au téléphone, nous a laissé entendre que le vote est timide.

Pas d’incident majeur à signaler pour l’instant. Le vote se passe dans le calme. Partout, la circulation est fermée. Les frontières sont également fermées… Pas de connexion Internet non plus. Une coupure totale est intervenue dans la nuit, sans préavis et pour laquelle les autorités n’ont donné aucune explication officielle, même si beaucoup s’y attendaient. L’information de l’intérieur du pays, notamment, remonte donc difficilement, d’autant que l’église catholique qui prévoyait de déployer des milliers d’observateurs sur le terrain s’est vu refuser l’accréditation.

Pas de longues files d’attente comme cela s’était produit en 2016. Il faut dire qu’un climat de « résignation » a régné sur la campagne, selon plusieurs sources diplomatiques alors que l’opposition semble affaiblie et que deux des anciens candidats de 2016 considérés comme de sérieux opposants sont toujours en prison.

Ainsi, c’est le calme qui prévaut mais c’est la timidité devant les bureaux de vote.

Congo: Parfait Kolélas testé positif au coronavirus

Le principal opposant du président sortant Denis Sassou Nguesso a été contraint d’être hospitalisé dans une clinique privée de Brazzaville.

 

Guy-Brice Parfait Kolélas hospitalisé au Congo-Brazzaville, à la veille de l’élection présidentielle à laquelle il est candidat. Selon son directeur de campagne, il a été diagnostiqué positif au Covid 19, vendredi 19 mars. Il est l’un des principaux adversaires du président Denis Sassou-Nguesso dans cette élection. Il pourrait être évacué dimanche matin vers la France.

Guy-Brice Parfait Kolélas est apparu affaibli au cours de ses meetings de campagne cette semaine. Son entourage évoquait alors une crise de paludisme aigu.

Vendredi, il était même absent de son meeting de clôture, contraint d’être hospitalisé dans une clinique privée de Brazzaville. Et c’est donc là qu’il a été diagnostiqué vendredi après-midi au Covid-19 selon Cyr Mayanda son directeur de campagne.

Dans une vidéo qui circule ce soir sur les réseaux sociaux, et dont cette même source confirme à RFI l’authenticité, l’opposant apparaît sur son lit d’hôpital. Il est assisté d’un respirateur qu’il éloigne de sa bouche pour dire  quelques mots : « Je suis en difficulté, je me bats contre la mort… », dit-il, avant d’appeler les Congolais à se rendre aux urnes ce dimanche.

Christian Cyr Rodrigue Mayanda, son directeur de campagne, a confié que le candidat pourrait être évacué dimanche matin vers la France.

« Dans l’après-midi, pendant que nous étions en train de travailler, nous avons appris qu’un avion a quitté ou devrait quitter Paris aux alentours de 18h pour venir le chercher. Et si tout se passe bien, aux alentours de 11h-12h, il devrait gagner Paris pour des soins plus appropriés. » Christian Cyr Rodrigue Mayanda, directeur de campagne de Guy-Brice Parfait Kolélas

Aucune confirmation ni réaction officielle des autorités congolaises pour le moment.

Congo-présidentielle 2021 : les militaires convoqués aux urnes

Les forces de défense et de sécurité doivent passent devant les urnes ce mercredi 17 mars 2021, dans le cadre d’un vote par anticipation.

Ils sont estimés entre 55 000 et 60 000 personnes, extraites du fichier général de plus de 2,5 millions d’électeurs. Ces militaires doivent voter ce mercredi matin par anticipation. Un vote qui sera comptabilisé avec celui du 21 mars prochain. Au moins 131 bureaux seront ouverts ce mercredi entre 7 et 17 heures sur l’ensemble du pays et c’est une première expérience que tente la République du Congo.

Pour les autorités ce vote doit permettre de gagner en temps, car la force publique ne s’occupera plus que la sécurisation du scrutin le jour J. « Ce vote anticipé est juste une application de la loi qui stipule que la force publique vote en premier lieu. Ça  permet de gagner certainement en temps », a indiqué une source à la CNEI pour justifier la démarche. Elle a précisé que le dépouillement et  la compilation de ce vote anticipé se feront au même moment que  ceux du vote général du 21 mars.

L’opposition et la société civile y voient par contre une occasion créée pour frauder.

« Pourquoi ce vote anticipé des militaires quand on sait que les militaires ont toujours voté le même jour que les civils ? Quels sont les objectifs derrière ce vote-là ? Une fois le vote organisé, les urnes seront organisées par qui, où et comment ? », s’est interrogé Franck Nzila Malembé, activiste.

Le Congo a déjà reçu des observateurs pour superviser la présidentielle, venus notamment des pays membres de la Conférence internationale pour la région des Grands Lacs (CIRGL).

Congo-Présidentielle 2021 : Mathias Dzon soutenu par le RPP

Tanguy Koubaka a invité les militants de son parti, le Rassemblement du peuple pour le progrès à voter pour Mathias Dzon.

Le directeur départemental de campagne du candidat Mathias Dzon à l’élection présidentielle du 21 mars prochain, dans le Pool-sud, Tanguy Koubaka, a invité le 5 mars à Brazzaville les militants de son parti, le Rassemblement du peuple pour le progrès (RPP) à voter pour le président de l’Union patriotique pour le renouveau national (UPRN).

Membre du Collectif des partis de l’opposition congolaise, Tanguy Koubaka est directeur de campagne de Mathias Dzon dans le Pool-sud composé des localités telles Kinkala, Boko, Ngoma Tsé-Tsé, Loumou, Bandza-Ndounga, Kindamba, Mindouli, Mayama, Louingui, Vinza et Kimba. Il a justifié le choix porté sur le candidat Mathias Dzon. « Pour ces échéances, notre choix a été porté sur le candidat Mathias Dzon. Nous devons lui porter notre soutien et nous mettre à sa disposition puisque nous pensons qu’il est le candidat idéal par rapport à notre vision et au contexte actuel. Pour le 21 mars, nous devons voter pour lui », a exhorté Tanguy Koubaka, insistant sur la nécessité d’accompagner le président de l’UPRN à l’élection présidentielle du 21 mars 2021.

Selon lui, le prochain scrutin présidentiel est une occasion pour se démarquer et s’affirmer sur la scène politique nationale car il s’agit de l’unique voie pour s’exprimer en démocratie. « Nous avons le devoir et le droit de manifester nos intentions par les urnes. En démocratie, c’est le moyen le plus crédible, le plus noble pour défendre nos intérêts, de s’exprimer. C’est par le vote que l’on peut émettre des idées, choisir celui que nous voulons pour le prochain mandat. Toutes nos sections seront mises à la disposition des équipes de campagne de la localité », a conclu le président du RPP.

Congo-présidentielle 2021 : 96 observateurs électoraux seront déployés sur le terrain

Le président de la Cour constitutionnelle, Auguste Iloki a donné l’information sur le déploiement pendant une séance de travail.

Auguste Iloki, président de la Cour constitutionnelle, a annoncé le 1er mars que son institution va déployer quatre-vingt-seize observateurs électoraux, dont quatre-vingt-quatre délégués et douze coordonnateurs sur l’ensemble du territoire national pour superviser l’élection présidentielle du 21 mars.

Le président de la Cour constitutionnelle a donné l’information sur le déploiement des quatre-vingt-seize observateurs électoraux, à l’issue de la séance de travail qu’il a eue avec la mission d’information et d’évaluation préélectorale de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) qui séjourne au Congo depuis le 24 février.

Par ailleurs, a-t-il noté, cette mission a été édifiée sur le rôle du juge du contentieux électoral avant, pendant et après le scrutin. Auguste Iloki a mis à profit cette occasion pour rappeler les tâches préélectorales et postélectorales qui reviennent à la Cour constitutionnelle, notamment la désignation d’un collège de trois médecins assermentés chargés d’examiner les candidats, l’examen et l’approbation des dossiers de candidature des candidats, ainsi que la validation des résultats finaux du scrutin.

De son côté, le chef de la mission a rappelé à la presse que son équipe travaille conformément au mandat octroyé par la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC dans sa déclaration du 7 juin 2005 à Brazzaville, relative à l’appui aux Etats membres engagés dans les processus électoraux.

Notons que c’est pour la deuxième fois que la Cour constitutionnelle déploie des observateurs électoraux pour superviser un scrutin.

Congo-présidentielle 2021 : le RDD soutient la candidature de Parfait Kolélas

L’opposant congolais et candidat à la prochaine présidentielle a signé un accord de gouvernement avec le Rassemblement pour la démocratie et le développement (RDD).

L’élection présidentielle a lieu le 21 mars en République du Congo et la campagne démarre officiellement le 5 mars 2021. Classé deuxième lors de la dernière élection de 2016, l’opposant Guy-Brice Parfait Kolélas, 60 ans, repart à la bataille. Il a conclu samedi 27 février un accord de gouvernement avec le Rassemblement pour la démocratie et le développement (RDD) de l’ancien président Jacques Joachim Yhombi-Opango.

« Notre alliance actuelle s’inscrit logiquement dans le registre de l’alternance démocratique libre et apaisée », a-til déclaré.

Plus que jamais déterminé cet ancien ministre congolais, passé à l’opposition, dit s’engager à nouveau « pour apporter le changement au Congo ».

C’était aussi l’occasion pour lui de dévoilé son projet de société axé sur la décentralisation

Congo : 500 tonnes d’armes d’Azerbaïdjan importés depuis 2015

C’est ce qu’a révélé une enquête publiée par Organized crime and corruption project ( OCCRP ) à quelques jours de la présidentielle au Congo.

C’est une forte nouvelle qui vient d’être publié par l’OCCRP concernant la République du Congo. Le pays de Denis Sassou Nguesso aurait importé 500 tonnes d’armes d’Azerbaïdjan depuis 2015.

Au total l’Azerbaïdjan aurait livré des armes à au moins 17 reprises au Congo. C’est du moins ce qu’a indiqué l’étude de l’OCCRP (Organized crime and corruption project), présenté comme « un groupement de journalistes d’enquête fondé en 2006 ».

La dernière livraison daterait de janvier 2020 : « Plus de 100 tonnes d’armement ont été envoyés depuis l’Azerbaïdjan à la garde républicaine du Congo-Brazzaville, dont 775 obus de mortier, et 400 caisses de roquettes ».

« L’Arabie saoudite a été répertoriée parmi les « parrains » (de ces exportations) à au moins deux reprises en 2016 et 2017, à peu près au même moment où l’admission du Congo à l’OPEP était en négociation ».

Ces livraisons d’armes ont été faites en toute discrétion. Le Congo-Brazzaville « n’a fait état d’aucune livraison d’armes depuis trois décennies », selon l’enquête. Le pays n’est pas sous le coup d’un embargo, et n’a donc pas l’obligation de déclarer ses importations d’armes.

Notons que, l’OCCRP affirme avoir obtenu des « plans de vol » et des « inventaires d’armes » pour documenter son enquête. Le coût de la dernière livraison d’armes de janvier 2020 a été évalué à 10 millions de dollars par un expert.

Congo-présidentielle 2021 : Mathias Dzon dénonce une « campagne électorale anticipée » de la part de la majorité présidentielle

Ce candidat à la présidentielle du 21 mars prochain, s’est exprimé au cours d’une conférence de presse qu’il a tenue samedi 27 février 2021 à Brazzaville.

Mathias Dzon, candidat à la présidentielle du 21 mars prochain a organisé une conférence de presse samedi 27 février 2021. Au cours de celle-ci, l’opposant dénonce les conditions d’organisation et « la campagne électorale anticipée » du candidat de la majorité présidentielle.

Pour lui, le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, candidat à sa propre succession, est en campagne électorale depuis deux mois. Mathias Dzon a également indexé le président du Conseil supérieur de la liberté de communication, Philippe Mvouo, qui assiste, d’après le candidat de l’Alliance pour la République et la démocratie (ARD), « impuissant au déferlement de la campagne électorale anticipée et illégale du candidat du pouvoir dans les médias. »

Cet opposant a également déploré la non-prise en compte de ses représentants dans la composition des organes dirigeants de la Commission nationale électorale indépendante (CNEI) et dans les commissions locales d’organisation des élections (Colels). « Cette exclusion de l’opposition réelle des instances d’organisation de l’élection de mars 2021 augure de mauvais présages. Comme cela a été le cas pour les commissions de révision des listes électorales, à ce jour, aucun représentant du candidat Mathias Dzon ne figure ni dans les instances dirigeantes de la CNEI, ni dans les Colels », a dénoncé le porte-parole du candidat, Elo Dacy, invitant le ministère de l’Intérieur à corriger cette « injustice flagrante ».

Mathias Dzon et son équipe de campagne ont aussi exigé l’annulation pure et simple du principe du vote par anticipation des militaires. Selon eux, le fait que les noms des électeurs militaires n’ont pas été retirés de la liste électorale générale laisse libre cours au vote multiple des militaires indélicats. « Nous demandons qu’on annule le vote militaire. S’il n’est pas annulé, nous n’en reconnaitrons pas les résultats », a annoncé Mathias Dzon.

Il a, par ailleurs, exigé la fermeture « immédiate de tous les centres occultes » de délivrance des cartes d’identité et la reprise des activités des services d’état civil officiels sur l’ensemble du territoire national. Parlant du temps imparti, Mathias Dzon a souligné la nécessité d’organiser la Conférence des candidats ou à défaut de leurs représentants, dans les meilleurs délais. Le but étant de « lever les nombreux obstacles qui jonchent encore le chemin d’une élection libre, transparente, apaisée, équitable et honnête en mars 2021. Dans cette perspective, nous invitons instamment le président de la République à bien vouloir convoquer cette assise de la dernière chance », a-t-il souhaité, sans envisager un probable boycott du scrutin.

Notons que cette conférence de presse a été marquée par l’annonce du soutien de Bertin Pandi-Ngouari au candidat Mathias Dzon. Candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2009, Bertin Pandi-Ngouari a soutenu le général Jean-Marie Michel Mokoko en 2016. L’autre temps fort a été la publication des listes des membres de la direction nationale et des directions départementales de campagne du candidat de l’ARD. La direction nationale est présidée par Henri Boukoulou, secondé par Elo Dacy, en sa qualité de directeur national adjoint, porte-parole du candidat.

Congo-présidentielle : deux ONG estiment que l’élection sera « biaisée »

Le Cercle des droits de l’homme et de développement (CDHD) et le Mouvement citoyen Ras-le-Bol ont exprimé leurs doutes sur la transparence du scrutin.

En République du Congo, à un moins d’un mois de la tenue de l’élection présidentielle, deux organisations de la société civile émettent des doutes sur la transparence de l’élection. le Cercle des droits de l’homme et de développement (CDHD) et le Mouvement citoyen Ras-le-Bol se sont exprimés mercredi 24 février 2021.

« Nous sommes préoccupés par ce scrutin et nous estimons qu’il sera biaisé et non transparent. D’abord parce que le gouvernement s’est arrangé à ne pas réaliser la révision des listes électorales. Il y a juste quelques modifications. Mais, lorsque nous regardons, nous nous retrouvons finalement avec la même liste électorale qui date de plusieurs décennies », a dénoncé Roch Euloge Nzobo, premier responsable du CDHD.

Le 21 mars prochain, la société civile devra passer devant les urnes pour choisir le prochain président de la République. Mais elle sera précédée quatre jours avant par la force publique dont les effectifs sont loin d’être maitrisés, selon Roch Euloge Nzobo.

« Jusque-là, on n’a pas vu le corps électoral de la force publique, ce qui signifie que les éléments de la force publique sont toujours dans cette même liste électorale et sont capables d’aller voter deux fois. Qu’est-ce qui peut les en empêcher ? Nous sommes en train de constater qu’il y a comme une volonté manifeste d’organiser une fraude électorale », a-t-il dénoncé.

Sept candidats ont été retenus par la Cour constitutionnelle pour cette élection.

Congo-Présidentielle : la Cour constitutionnelle rejette la candidature de Michel Mboussi Ngouari

La candidature de cet opposant a été invalidée pour documents manquants, notamment un certificat médical délivré par les médecins assermentés et une déclaration de moralité fiscale.

Le 21 mars prochain, les congolais feront le choix de leur futur président de la république. Sur 8 candidatures déposées,  07 ont été validées et une rejetée. L’opposant Michel Mboussi Ngouari, dont le dossier a été invalidé n’aurait selon la Cour constitutionnelle pas répondu à certains critères. Notamment un certificat médical délivré par les médecins assermentés et une déclaration de moralité fiscale. La Cour constitutionnelle a également relevé une incohérence entre la signature apposée au bas de sa déclaration de candidature et le spécimen de celle produite au dossier.

Parmi les 07 candidatures validées, figure celle du président sortant Denis Sassou Nguesso qui cumule 36 ans à la tête du pays. A 77 ans, il va briguer un quatrième mandat. Denis Sassou Nguesso aura pour adversaire Mathias Dzon, son ancien ministre des Finances entre 1997 et 2002. Auréolé par sa deuxième place occupée lors de la présidentielle de 2016, l’opposant Guy-Brice Parfait Kolélas sera également de la partie. Tout comme le député et deuxième secrétaire de l’Assemblée nationale Joseph Kignoumbi Kia Mboungou. Les noms de l’ancien officier de l’armée Albert Oniangué, de l’inspecteur des douanes Anguios Nganguia Engambé et de Dave Mafoula, 38 ans.

Notons que le Chef de l’Etat, Denis Sassou Nguesso a promis récemment d’organiser l’élection dans la paix et la transparence.

Congo-présidentielle 2021 : l’opération d’enrôlement sur les listes électorales prorogée jusqu’au 10 février

Cette décision du ministère en charge de l’Intérieur et de la Décentralisation, fait suite à « l’engouement des populations » à se faire enrôler.

Les congolais ont jusqu’au 10 février prochain pour se faire enrôler sur les listes électorales. Prévues initialement du 23 janvier au 7 février, les opérations d’enrôlement, en vue de la présidentielle du 21 mars, s’achèveront plutôt le 10 février à 17 heures.

C’est une décision du ministère en charge de l’Intérieur et de la Décentralisation. Une démarche que la Commission nationale électorale indépendante (Cnei) justifie par « l’engouement des populations » à se faire enrôler en vue du prochain scrutin présidentiel.

« Nous pouvons dire qu’à la date d’aujourd’hui, les opérations se déroulent très bien dans les 123 circonscriptions administratives que compte notre pays. Au 4 février, nous avons au total 80 028 inscrits qui viennent de s’ajouter aux électeurs qui figurent de manière permanente sur nos listes électorales », a annoncé, Henri Bouka, président de la coordination de la Cnei.

Pour ce qui est du respect des délais d’organisation d’une élection libre et apaisée, Henri Bouka a signifié que le temps restant est suffisant pour réaliser les différentes opérations. Il s’agit notamment de la saisie des renseignements collectés, leur mise sous forme de listes électorales et l’édition des cartes d’électeur, ainsi que la distribution concomitamment du matériel nécessaire à la tenue du scrutin.

Congo-révision des listes électorales : des élus locaux sensibilisent

Le collectif des élus locaux de la majorité présidentielle de Brazzaville a lancé le 3 février une campagne de sensibilisation citoyenne pour l’inscription sur les listes électorales.

Les opérations de révision extraordinaire des listes électorales qui a commencé le mercredi 03 février pourraient s’achever, le 7 février prochain. Selon le coordonnateur du collectif des élus locaux de la majorité présidentielle de Brazzaville, Arnaud Michel Ngakala, l’élection présidentielle est une échéance majeure dont le souverain primaire est appelé à choisir celui ou celle qui conduira les destinées du pays pour les cinq prochaines années.

Il a également rappelé les quatre conditions exigées pour exercer son droit de vote. Il s’agit notamment d’être de nationalité congolaise ; de jouir de ses droits civiques et politiques, d’être âgé d’au moins dix-huit ans et de s’inscrire sur les listes électorales. « C’est dans cet élan que le collectif des élus locaux de la majorité présidentielle de Brazzaville invite la population de la ville capitale à s’inscrire massivement sur les listes électorales dans les points d’enrôlement de chaque arrondissement. Afin d’affirmer sa citoyenneté, la population est tenue d’accomplir son devoir civique, car le vote est un devoir et un acte d’amélioration du progrès politique et social », a exhorté Arnaud Michel Ngakala.

Il a, par ailleurs, rappelé la nécessité pour les citoyens et les responsables politiques d’œuvrer pour la paix tout au long du processus électoral. Aux conseillers départementaux et municipaux, le coordonnateur du collectif les a invités à poursuivre le travail de terrain. « Chers collègues conseillers, afin d’incarner ensemble l’expression de nos ambitions, nous devons occuper pour le temps qui reste chaque périmètre de notre ville, en cristallisant, en catalysant le dynamisme de chaque arrondissement, de chaque quartier, de chaque ruelle pour faire de notre champion, le réceptacle de l’espérance de tout un peuple », a conclu Arnaud Michel Ngakala, insistant sur le respect des mesures barrières pendant le déroulement de la campagne de sensibilisation.

Congo : la loi sur le statut de l’artiste sur la table du parlement en février

Les deux chambres de Parlement doivent se réunir à partir du 1er février pour le compte de la onzième session ordinaire administrative.

Les sénateurs et les députés se réuniront à partir du 1er février dans le cadre de la session ordinaire administrative. Quinze affaires ont été retenues pour cette session de février dont neuf au Sénat et six à l’Assemblée nationale.

Au nombre des affaires, il y a le projet de loi fixant le droit d’asile et le statut de réfugié, celle portant statut de l’artiste du spectacle, des arts visuels, graphiques et plastiques, de la mode, de la publicité, du technicien et de l’entrepreneur culturel et artistique.

Autres affaires, le projet de loi réglementant le secteur du tourisme, la proposition de loi portant réglementation des activités privées de sécurité en République du Congo, le projet de loi portant institution du corps des jeunes volontaires du Congo, l’apurement des comptes du Sénat exercice 2020, l’amendement de l’article 129 du règlement intérieur du Sénat y font partie également. A cela, il faut ajouter la séance des questions orales avec débats et la question d’actualité.

Congo-présidentielle : la révision des listes électorale divise la classe politique

Après la nomination contestée des nouveaux membres de la Commission électorale, le gouvernement a annoncé la révision spéciale des listes électorales.

En République du Congo, les actes préparatoires de l’élection présidentielle de mars 2021 se multiplient. Après la nomination contestée des nouveaux membres de la Commission électorale, le gouvernement a annoncé le début, ce jeudi 7 janvier 2021, de la révision spéciale des listes électorales. Mais cette opération divise la classe politique.

Selon l’arrêté du ministère de l’Intérieur, qui convoque cette révision extraordinaire des listes électorales, l’opération va se dérouler sur l’ensemble du territoire national jusqu’au 16 février. Mais, elle n’est pas du goût de Clément Miérassa, coordonnateur par intérim de la Fédération de l’opposition congolaise qui dénonce une manœuvre visant à bloquer l’alternance. Une « fuite en avant »

« Je regrette que le gouvernement ait choisi de faire la fuite en avant. Ils (les gouvernants) savent que cette opération ne permettra ni d’avoir un bon fichier électoral ni des listes électorales fiables ni un corps électoral maîtrisé. Je regrette que le gouvernement ait choisi cette voie pour conserver son pouvoir ; donc pour une élection non libre, non démocratique, non transparente et non apaisée. Il y a un manque de volonté politique du régime actuel d’organiser une élection libre et transparente. Ce qu’ils veulent c’est conserver le pouvoir », dénonce M. Miérassa.

Révision « acceptée par tous les acteurs politiques »

« Clément Mirassa n’est pas dans la vision de la concertation de Madingou tenue fin novembre », rétorque une source gouvernementale qui ajoute : « La révision des listes a été actée à cette rencontre politique Madingou. Il s’agit d’une opération fondée et surtout acceptée par tous les acteurs politiques. »

Congo-Présidentielle 2021 : Kolélas conteste les membres de la Commission électorale

Le candidat malheureux à la présidentielle de 2016, est tout de même prêt à participer à la prochaine présidentielle de mars 2021.

L’année 2021 est une année électorale en République du Congo.  Selon les constitutionnels, la présidentielle se tiendra au plus tard le 21 mars 2021. Candidat malheureux à la présidentielle contestée de 2016, où il s’était classé deuxième au premier et unique tour derrière Denis Sassou-Nguesso, Guy-Brice Parfait Kolélas est déjà prêt pour le prochain scrutin.

« Je suis candidat à la candidature de mon parti. Je suis prêt. Je me prépare et mentalement, je suis prêt. C’est au parti de me donner le quitus », a-t-il déclaré.

Mais cet opposant au régime de Brazzaville conteste la reconduction des membres de la Commission électorale, notamment celle de son président Henri Bouka, qui est également président de la Cour suprême.

Pour lui, celle-ci n’est pas du tout équitable : « C’est la même CNEI qui a été reconduite. À la tête de la CNEI, on a mis Henri Bouka, qui est en même temps juge et partie parce qu’il est également président de la cour suprême. C’est un refus de transparence, alors que le président de la République a dit dans son discours sur l’état de la Nation (le 23 décembre, ndlr) que nous allons à une élection transparente et apaisée. Elle sera transparente sans que la CNEI ait été composée équitablement ? », s’est plaint M. Kolélas.

Le dimanche 3 janvier dernier, Guy-Brice Parfait Kolélas a présenté son projet « ambitieux » sur la décentralisation effective du Congo. Notons qu’il attend encore l’investiture de son parti, l’Union des démocrates humanistes (UDH-Yuki), mais cet homme politique a déjà le cœur à cette échéance capitale.