Congo : le Conseil des ministres valide le cadre statutaire des hôpitaux de Ouesso et Sibiti

Ces projets de statuts viennent consolider le cadre juridique et administratif des hôpitaux généraux de ces hôpitaux, créés par des lois promulguées le 6 octobre 2025.

 

Le Conseil des ministres a examiné et adopté deux projets de décret présentés par Jean Rosaire Ibara, ministre de la Santé et de la Population, portant approbation des statuts des hôpitaux généraux de Ouesso et de Sibiti. Le ministre a soumis à l’examen des membres du Conseil des textes définissant les missions, l’organisation, le fonctionnement ainsi que les modalités de gestion de ces deux établissements hospitaliers.

Inaugurés en novembre 2025, ces établissements ont pour vocation de renforcer l’offre de soins, à améliorer la prise en charge des urgences médicales et à répondre efficacement aux pathologies complexes et spécialisées, notamment dans les zones de l’intérieur du pays.

Établissements publics à caractère administratif, dotés de la personnalité morale et de l’autonomie financière, les hôpitaux généraux de Ouesso et de Sibiti sont placés sous la tutelle technique et administrative du ministère en charge de la Santé.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté les deux projets de décret portant respectivement approbation des statuts de l’hôpital général de Ouesso et de l’hôpital général de Sibiti.

Par ailleurs, au titre des nominations au sein du ministère de la Santé et de la Population, le Conseil des ministres a procédé à la désignation du Directeur général de l’hôpital général de Djiri. Il s’agit de Monsieur Ekouele Mbaki Hugues Brueux, professeur titulaire en neurochirurgie, enseignant-chercheur et rapporteur du Conseil scientifique de la Faculté des sciences de la santé et des affaires sociales (FSSA) de l’Université Marien Ngouabi.

Congo-Conseil des ministres : feu vert à de nouveaux projets miniers

Le Conseil des ministres a examiné et adopté quatre projets de décret présentés par le ministre d’État, ministre des Industries minières et de la Géologie, Pierre Oba.

 

 

Les ministres viennent d’accorder quatre permis aux entreprises BAO, SHI et OMINIS SARLU. Ces décisions s’inscrivent dans la stratégie nationale de valorisation du potentiel minier et de diversification de l’économie.

Invité à prendre la parole, le ministre d’État Pierre OBA a d’abord soumis à l’examen du Conseil deux projets de décret portant attribution de permis d’exploitation de polymétaux à la société BAO SHI SARLU, dans les zones de Mindouli et de Mpassa-Moubiri, situées dans le département du Pool.

Ces deux périmètres miniers, anciennement détenus par la société Lulu de Mine, avaient été réintégrés dans le domaine public par décrets du 8 octobre 2024, à la suite d’une absence prolongée de travaux de développement et du non-respect de la convention d’exploitation minière signée le 21 février 2014. Conformément aux dispositions du Code minier, une nouvelle attribution était donc engagée.

Les réserves cumulées de polymétaux sont estimées à près de 30 millions de tonnes, avec une production annuelle projetée de 250 000 tonnes sur une durée de vie de la mine évaluée à 25 ans. La société BAO SHI SARLU ambitionne de valoriser ces ressources à travers leur transformation locale, notamment pour la production de câbles électriques, contribuant ainsi à la réduction de la dépendance du pays aux importations d’équipements électriques.

Le projet prévoit la réalisation d’études de faisabilité ainsi que d’impact environnemental et social. Il devrait générer environ 350 emplois, dont 250 au profit de la main-d’œuvre locale, pour un investissement global estimé à 350 millions de dollars américains, incluant les infrastructures spécifiques nécessaires.

Après examen, le Conseil des ministres a adopté les deux décrets attribuant à BAO SHI SARLU les permis d’exploitation dits Mindouli et Mpassa-Moubiri.

Poursuivant son exposé, le ministre d’État a présenté deux autres projets de décret relatifs à l’attribution de permis de recherches minières à la société OMINIS SARLU, dans le département du Kouilou. Il s’agit des permis dits Monza et Mboubissi, ciblant les sels de potasse.

La société avait précédemment bénéficié de trois autorisations de prospection dans les zones de Bellolo, Mboubissi et Monza. Les travaux réalisés ont permis d’identifier des prospects prometteurs, justifiant la conduite de recherches plus approfondies dans les zones de Mboubissi et Monza.

Ces campagnes de recherche, dont le coût prévisionnel est évalué à 5 milliards de francs CFA, s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre des accords conclus entre la République du Congo et la Chine, dans le contexte du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC), coprésidé par les deux pays.

À l’issue des échanges, le Conseil des ministres a adopté les deux projets de décret attribuant à OMINIS SARLU les permis de recherches minières dits Monza et Mboubissi.

Congo : compte rendu du Conseil des ministres du 31 décembre 2025

Le Conseil des Ministres s’est réuni mercredi 31 décembre 2025 à Brazzaville, sous l’autorité du président de la République Denis SASSOU N’GUESSO.

 

Neuf (9) affaires étaient inscrites à son ordre du jour, soit :

– Quatre (4) projets de décret au titre du Ministère des industries minières et de la géologie ;

– Deux (2) projet de décret au titre du Ministère des hydrocarbures ;

– Deux (2) projets de décret au titre du Ministère de la santé et de la population ;

– Une (1) nomination au titre du Ministère de la santé et de la population.

I/- Ministère des industries minières et de la géologie.

Invité par le Président de la République à prendre la parole, M. Pierre OBA, Ministre d’Etat, Ministre des industries minières et de la géologie, a soumis à l’examen des Membres du Conseil des Ministres quatre (4) projets de décret.

La société BAO SHI SARLU a introduit, en novembre 2025, une demande d’obtention de permis d’exploitation de gisements de polymétaux dans les zones de MPASSA-MOUBIRI et Mindouli dans le département du Pool.

Conformément aux dispositions du code minier, ces deux permis, anciennement détenus par la société LULU DE MINE, ont été abrogés et retournés au domaine public, en vue d’une nouvelle attribution, par deux décrets du 8 octobre 2024, pour cause d’absence prolongée de travaux de développement et de non-respect de la convention d’exploitation minière conclue le 21 février 2014.

Leur réserve cumulée et estimée de polymétaux est d’environ 30 millions de tonnes, avec des prévisions de production annuelle de 250 mille tonnes par an, pour une durée de vie de la mine estimée à 25 ans. C’est dans ce contexte que la société BAO SHI a manifesté son intérêt pour valoriser les minerais de polymétaux, avec comme obligation de les transformer localement et comme objectif la production de câbles électriques, afin de réduire la dépendance de notre pays en matière d’équipements électriques.

La société candidate à l’exploitation des deux sites s’engage à mener les études de faisabilité et d’impact environnemental et social nécessaires. Le nombre prévisionnel d’emplois est évalué à 350, dont 250 employés locaux, avec un investissement global incluant les infrastructures spécifiques nécessaires estimé à 350 millions de dollars américains.

Les membres du Conseil des Ministres, ayant constaté que ces deux projets d’exploitation s’inscrivaient dans la volonté des pouvoirs publics de diversifier notre économie, ont adopté les deux projets de décret soumis à leur examen, portant attribution à la société BAO SHI, d’une part, d’un permis d’exploitation pour les polymétaux, dit permis MINDOULI et, d’autre part, d’un permis d’exploitation pour les polymétaux dit MPASSA-MOUBIRI.

Poursuivant son propos, le Ministre d’Etat Pierre OBA a soumis au Conseil deux projets de décret attribuant à la société OMINIS SARLU deux permis de recherches minières, situés dans le département du Kouilou, le premier dit permis MONZA et le second permis MBOUBISSI.

Cette société avait obtenu trois autorisations de prospection pour les sels de potasse dans les zones de Bellolo, Mboubissi et Monza dans le Kouilou. Elle a pu mettre en évidence des prospects intéressants qui nécessitent des investigations plus approfondies pour les sels de potasse dans les zones de Mboubissi et Monza.

Ces campagnes de recherches ont un coût prévisionnel de 5 milliards de frs CFA. Ce projet s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des accords conclus avec la Chine dans le cadre du FOCAC, coprésidé par nos deux pays.

Après examen et discussion, le conseil des ministres a adopté les deux projets de décret portant attribution à la société OMINIS SARLU d’un permis de recherches minières pour les sels de potasse dit, pour le premier, permis Monza et, pour le second, permis Mboubissi dans le département du Kouilou.

II/- Ministère des hydrocarbures.

Invité par le Président de la République à prendre la parole, M. Jean Richard Bruno ITOUA, Ministre des hydrocarbures, a soumis à l’examen des membres du conseil des ministres deux projets de texte. Le premier est un projet de décret portant prorogation du permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides ou gazeux dit « AWA PALOUKOU ». Le permis d’exploitation éponyme est issu de l’ancien permis de recherches dit MARINE X, octroyé à l’époque par décret de juillet 2005 pour une durée de 15 ans renouvelable, durée portée ensuite à 20 ans. Le permis MARINE X était lui-même issu d’un contrat de partage de production de 1995.

Après différentes évolutions, la société ENI Congo SAU a transféré l’exercice des intérêts participatifs à la société PERENCO Congo SA pour le permis d’exploitation AWA PALOUKOU.

Ainsi le contracteur est composé ainsi qu’il suit : SNPC 10% (opérateur) ; PERENCO Congo 90% (titulaire). Le 4 juin 2025, PERENCO Congo SA, se fondant sur les réserves résiduelles de ce permis et en application du décret de 2006 portant attribution à la SNPC du permis d’exploitation AWA PALOUKOU, a sollicité la prorogation de ce permis pour 5 ans. Conformément aux dispositions de l’article 9 du code des hydrocarbures, cette prorogation doit se faire au profit de la SNPC, comme société titulaire, avec un intérêt participatif qui passe de 10 à 15%. Le contracteur du permis AWA PALOUKOU prorogé sera désormais le suivant : SNPC 15% (titulaire) ; PERENCO Congo (opérateur) 85%.

En contrepartie de la prorogation sollicitée, un bonus non récupérable sera versé à l’Etat par la société PERENCO SA comme associée de la SNPC pour la mise en valeur dudit permis. Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a adopté le projet de décret portant prorogation du permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides ou gazeux dit « AWA PALOUKOU ».

Poursuivant son propos, le Ministre Bruno Jean Richard ITOUA a présenté aux membres du Conseil un projet de décret portant attribution à la société nationale des pétroles du Congo d’un permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides et gazeux, dit MADINGO KAYES.

Ce permis est en réalité lié au permis NANGA 1 Bis attribué en 2023 à la SNPC. Cette situation a permis la mise en évidence d’hydrocarbures liquides et gazeux potentiellement commerciale. C’est ainsi qu’un permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides et gazeux dit permis MADINGO KAYES a été sollicité. Il est à noter que la configuration géologique permettra un développement par étapes de ce gisement.

Dans le cadre de la mise en exploitation, la société DINGHENG Mining Co.Ltd est désignée opérateur dudit permis dans le cadre d’un groupe contracteur composé ainsi qu’il suit : DING§HENG Mining Co.Ltd (opérateur) 85% ; SNPC (titulaire)

15%. Enfin, il faut relever que le périmètre faisant déjà l’objet de travaux d’évaluation, les modalités relatives aux obligations financières seront déterminées conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur, telles que précisées dans le décret d’attribution.

Après examen et discussion, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant attribution à la société nationale des pétroles du Congo d’un permis d’exploitation d’hydrocarbures liquides et gazeux, dit MADINGO KAYES.

III/- Ministère de la santé et de la population.

Après y avoir été invité par le Président de la République, M. Jean Rosaire IBARA, Ministre de la santé et de population, a soumis à l’examen des Membres du Conseil deux projets de décret portant respectivement approbation des statuts des hôpitaux généraux de OUESSO et de SIBITI.

Les projets de statuts soumis à l’examen du Conseil définissent les missions, l’organisation le fonctionnement et les modalités de gestion des deux établissements.

Créés par deux lois promulguées le 6 octobre 2025, les hôpitaux généraux de OUESSO et de SIBITI ont été entretemps inaugurés, courant novembre 2025, sous le haut patronage du Président de la République. Leur érection s’inscrit dans la vision du Chef de l’Etat qui consiste à doter le Congo d’un système de santé performant, accessible à tous et apte à répondre efficacement aux urgences médicales ainsi qu’aux pathologies complexes et spécialisées.

Etablissements publics à caractère administratif dotés de la personnalité morale et de l’autonomie financière, les hôpitaux généraux de OUESSO et SIBITI sont placés sous la tutelle technique et administrative du ministère chargé de la santé.

Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a adopté les projets de décret portant respectivement approbation des statuts de l’hôpital général de OUESSO et de l’hôpital général de SIBITI.

IV/- Nomination.

Enfin, et au titre des mesures individuelles, le Conseil des Ministres a procédé à la nomination suivante pour le Ministère de la santé et de la population.

– Directeur général de l’Hôpital général de DJIRI : Monsieur EKOUELE MBAKI Hugues Brueux, professeur titulaire en neurochirurgie, enseignant- chercheur, rapporteur du conseil scientifique FSSA-Université Marien N’GOUABI.

Prenant la parole à ce moment de l’ordre du jour du Conseil, SEM. Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République, Chef de l’Etat, a dressé le bilan de l’année 2025 qui s’achève ce jour. Il a rappelé que cette année a été difficile sur les plans macroéconomique et financier. Tout en félicitant et rendant hommage au peuple congolais pour sa résilience dans l’épreuve, le chef de l’Etat a estimé que les indicateurs principaux permettent d’espérer une meilleure année 2026.

Afin de renforcer cette tendance positive, il a exhorté le gouvernement à mettre en œuvre sans délai les mesures qui devraient permettre de garantir, sécuriser et augmenter les ressources de l’Etat.

Pour ce faire, le Président de la République a instruit le gouvernement de procéder sans délai à la digitalisation des régies financières ainsi que des services du port autonome de Pointe-Noire. Il a également invit le gouvernement à maximiser un certain nombre de recettes potentielles prévues dans la loi de finances. Il en est ainsi des taxes foncières, véritable niche de ressources additionnelles pour l’Etat.

D’autre part, le Chef de l’Etat a invité le gouvernement, en concertation avec les collectivités concernées, à mettre en place, aux côtés du financement par l’Etat de l’assainissement urbain, une contribution citoyenne au ramassage des ordures, afin que l’ensemble de la société congolaise contribue à l’amélioration de notre cadre de vie commun.

Enfin, et avant de souhaiter ses meilleurs vœux de santé et de prospérité aux membres du gouvernement et, au-delà d’eux, à l’ensemble des congolaises et des congolais, le Président de la République a appelé le gouvernement à prendre toutes les dispositions qui doivent permettre l’organisation optimale de l’élection présidentielle dont la tenue est prévue dans quelques mois.

Répondant à l’exhortation du Chef de l’Etat, le Premier ministre, chef du gouvernement, tout en lui présentant, au nom du gouvernement, pour lui-même et ses proches, les vœux les meilleurs de santé, de bonheur et de prospérité, a réitéré l’engagement des membres du gouvernement à l’accompagner avec énergie et motivation, pour que le terme de son mandat permette d’atteindre les objectifs qu’il vient ainsi de fixer.

Plus rien n’étant inscrit à l’ordre du jour, le Président de la République a clos la réunion et levé la séance.

Commencée à 10h00, la réunion du Conseil des Ministres a pris fin à 13h00.

Fait à Brazzaville, le 31 décembre 2025

Pour le Conseil des Ministres,

Le Ministre de la Communication et des Médias, Porte-parole du Gouvernement,

Thierry Lézin MOUNGALLA/-

Vide-greniers solidaire : AGL mobilisé pour l’orphelinat Sainte-Catherine

Le 23 décembre 2026, AGL et l’ensemble de ses filiales congolaises (Congo Terminal, Saga et TBC) ont mené une action solidaire au profit de l’orphelinat Sainte-Catherine, à l’issue d’un vide-greniers organisé sur plusieurs jours. Cette initiative a permis de collecter de nombreux dons, parmi lesquels des jouets, des vivres, des vêtements, des chaussures et divers articles de première nécessité.

Une forte mobilisation des employés s’est effectuée sur l’ensemble des sites des filiales, bureaux, opérationnels, garage, etc. Elle témoigne de l’engagement et de la solidarité des collaborateurs autour d’un objectif commun. Grâce à l’implication de chacun, cette opération a contribué à apporter un soutien concret aux enfants de l’orphelinat, en cette période de fin d’année.

« Nous sommes profondément reconnaissants envers AGL et l’ensemble de ses collaborateurs pour ce geste de solidarité. Ces dons représentent bien plus qu’une aide matérielle : ils apportent du réconfort, de la joie et de l’espoir aux enfants de l’orphelinat. Ce soutien est précieux et témoigne d’un véritable engagement humain en faveur des plus vulnérables » déclare Opfointsi Catherine, promotrice de l’orphelinat.

« À travers cette initiative solidaire, AGL réaffirme son engagement en matière de Responsabilité Sociétale des Entreprises. La mobilisation des collaborateurs illustre parfaitement nos valeurs AGL : la solidarité, la passion, l’excellence et l’esprit d’entreprendre sont nos moteurs. Ce type d’action renforce non seulement notre impact social, mais aussi le sentiment d’appartenance et de fierté au sein des équipes » explique Raissa Dekambi, Responsable Qualité, Compliance et RSE.

À propos de l’orphelinat Sainte-Catherine

Fondé en 2019, l’orphelinat Sainte-Catherine accueille 40 enfants, dont 20 filles et 20 garçons, âgés de 18 mois à 15 ans. Situé à Loandjili, il joue un rôle essentiel dans la protection et l’accompagnement des enfants en situation de vulnérabilité, en leur offrant un environnement stable, un accès à l’éducation et un soutien favorisant leur épanouissement et leur insertion future.

Congo-présidentielle mars 2026 : le PCT investit Denis Sassou N’Guesso candidat

Réuni à Brazzaville à l’occasion de son sixième congrès ordinaire, le Parti congolais du travail (PCT), au pouvoir, a officiellement investi le président Denis Sassou-N’Guesso comme son candidat à l’élection présidentielle prévue en mars 2026.

 

Les 3 000 délégués et participants au sixième congrès ordinaire du PCT ont tranché, le 30 décembre au soir, en investissant à l’unanimité Denis Sassou-N’Guesso, 82 ans, à la magistrature suprême. Fort de plus de quarante années cumulées à la tête de l’État, le président sortant est présenté par son parti comme l’homme de la stabilité et de la continuité.

Pour les militants du PCT, ce choix s’imposait. Christ Dufort Mambiki Bakissi, congressiste, estime que le chef de l’État est « le garant de la paix au Congo ». « En dehors de Sassou-Nguesso, nous ne voyons personne d’autre capable de diriger le pays. Depuis qu’il est là, il a instauré un climat de stabilité et de paix », a-t-il déclaré, résumant un sentiment largement partagé au sein du congrès.

Dès l’ouverture des travaux, le secrétaire général du PCT, Pierre Moussa, avait donné le ton. Le samedi 27 décembre, devant un parterre de militants, de sympathisants, de partis alliés de la majorité présidentielle et d’invités venus de l’étranger, il avait appelé solennellement Denis Sassou-N’Guesso à briguer un nouveau mandat. « La candidature de notre champion de tous les temps est la seule susceptible d’assurer au PCT et à la majorité présidentielle la stabilité du pays », avait-il affirmé, exhortant les militants à une « mobilisation totale », à la discipline et à une fidélité « à toute épreuve ».

Selon Pierre Moussa, le Congo a encore besoin de l’expérience du président sortant « dans un monde plein d’incertitudes ». Il a également insisté sur le rôle du chef de l’État comme « garant de l’unité nationale et de la paix ».

Mais cette investiture est loin de faire l’unanimité sur la scène politique nationale. Du côté de l’opposition, les critiques sont virulentes. Clément Mierassa, figure de l’opposition congolaise, dénonce « le maintien coûte que coûte du PCT au pouvoir ». Il estime que « les conditions d’une élection libre et transparente en 2026 ne sont pas réunies » et parle d’« un moment triste pour le Congo », évoquant un « reniement de la Constitution ».

Par ailleurs, le congrès du PCT s’est achevé sans consensus sur des questions internes majeures. Les délégués n’ont pas réussi à s’accorder sur la désignation d’un nouveau secrétaire général du parti, ni sur la composition du bureau politique et du comité central. Les travaux prennent définitivement fin ce mercredi 31 décembre, laissant ces dossiers en suspens.

Prévue pour mars 2026, la prochaine élection présidentielle s’annonce déjà comme un rendez-vous politique majeur et clivant. Conformément à la Constitution en vigueur, Denis Sassou-N’Guesso est éligible à un cinquième mandat. Tandis que la majorité présidentielle se range derrière sa candidature, l’opposition promet de poursuivre le combat politique, dans un contexte où les enjeux démocratiques, institutionnels et sociaux restent au cœur du débat national.

CAN des Champions AGL Congo : le sport au service de la cohésion et des valeurs du Groupe

Du 06 au 20 décembre 2025, inspirée par les valeurs portées par le Groupe Africa Global Logistics (AGL), Sponsor Logistique Officiel de la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des Nations, Maroc 2025, AGL Congo a organisé la CAN des Champions, une compétition sportive interservices rassemblant les collaborateurs autour d’un projet fédérateur, placé sous le signe de l’esprit d’équipe, de la performance et de la convivialité.

Cette initiative interne s’inscrit dans la continuité des actions mises en place dans le cadre de l’activation globale de AGL. Elles sont prévues pour communier avec ses employés et les communautés lors de cette CAN de la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des Nations, Maroc 2025, qui se déroule du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026, pour laquelle AGL déploie un dispositif logistique et événementiel d’envergure à l’échelle du continent africain.

Tout au long de la CAN des Champions, joueurs et supporters d’AGL Congo ont répondu présents, créant une dynamique positive et une véritable ambiance sportive au sein de l’entreprise. Cette mobilisation collective a permis de renforcer les liens entre les équipes, tout en favorisant le dépassement de soi, le fair-play et le partage de valeurs communes, en parfaite résonance avec l’engagement du Groupe dans le football africain.

Les demi-finales ont donné lieu à des rencontres particulièrement disputées, témoignant de l’engagement et du niveau de jeu des équipes en lice. La grande finale a consacré le Transit Quai, vainqueur de cette édition de la CAN des Champions. La Livraison Logistique termine vice-championne après un parcours remarquable, tandis que la Direction technique et matériel et la Team Shipping complètent le carré final.

« La CAN des Champions illustre parfaitement notre volonté de renforcer la cohésion entre les équipes d’AGL Congo, tout en incarnant les valeurs de performance, d’engagement et d’esprit d’équipe qui font la force du Groupe. Cet esprit collectif fait écho à l’implication d’AGL dans la réussite de la CAN 2025, bien au-delà du terrain », déclare Cyril Marques, Directeur d’Exploitation AGL Congo.

Au-delà de l’aspect sportif, la CAN des Champions a ainsi constitué un moment fort de partage et de cohésion pour les collaborateurs d’AGL Congo, renforçant le sentiment d’appartenance et rappelant que les valeurs du Groupe se vivent aussi bien sur le terrain que dans le cadre professionnel, au service d’une Afrique en mouvement.

1xBet 2025 : Renforcer les marchés, les communautés et la confiance

2025 a été une année dynamique pour 1xBet sur de nombreux marchés africains. La marque a combiné ses actifs de sponsoring footballistique à l’échelle du continent avec des initiatives locales, a étendu ses activations numériques dans les GEOs où le numérique restait le principal canal de distribution, et a poursuivi le développement de sa présence physique là où le commerce de détail était possible. Parallèlement à ses activités marketing, 1xBet a investi dans la modernisation de sa plateforme, la simplification des paiements et la communication sur le jeu responsable, tout en soutenant des projets communautaires à forte valeur ajoutée à long terme.

Un football panafricain au cœur de ses priorités : partenariat avec la CAF et dynamique de la CAN

Le football africain est resté un pilier central de la stratégie régionale de 1xBet. En tant que partenaire officiel de la Confédération africaine de football (CAF), la société a continué de soutenir les principales compétitions du continent et de susciter l’enthousiasme pour la CAN, l’un des événements sportifs les plus suivis d’Afrique. Ce partenariat de longue durée a permis d’unifier la communication dans les différentes GEOs, offrant ainsi un discours footballistique cohérent que les équipes locales ont pu adapter à leurs marchés.

Promotions et activations locales

Tout au long de l’année 2025, 1xBet a déployé un calendrier promotionnel diversifié et structuré sur de nombreux marchés, combinant des formats numériques évolutifs et des activations adaptées aux contextes locaux. Un flux constant de campagnes phares – dont CAF Trophy Hunt, Spin and Win, les tirages au sort hebdomadaires de freebets et d’autres formats récurrents – a assuré une visibilité continue et un engagement régulier du public tout au long de l’année.

Au cœur de cet écosystème promotionnel se trouvait Grand Match, la campagne phare de 2025 et l’une des initiatives les plus largement communiquées sur les différents marchés. Soutenu par des articles dédiés et une couverture médiatique importante, Grand Match s’est distingué par sa simplicité, son ancrage dans le football et ses remises de prix physiques offrant des récompenses en espèces de grande valeur. Au Ghana, au Burundi, en Zambie, au Congo-Brazzaville, en Gambie et dans d’autres pays, les gagnants ont été récompensés en personne, transformant la campagne en une expérience concrète et tangible qui a dépassé le cadre de la communication numérique et renforcé la crédibilité de l’entreprise.

Parallèlement aux formats globaux, 1xBet a activement localisé ses activations afin de refléter le contexte national et les moments clés du calendrier. Les bonus offerts à l’occasion de la fête nationale dans des pays comme la Côte d’Ivoire, le Mali et le Burundi ont constitué d’importants points de contact émotionnels, tandis que des campagnes telles que WOW Promo, « Des paris pour tous », des initiatives axées sur l’application et 1xGames ont renforcé la portée, la créativité et la visibilité des produits auprès de différents segments d’utilisateurs.

Parallèlement, l’année 2025 a été marquée par des progrès significatifs en matière de présence locale et d’activité hors ligne dans plusieurs pays. En Guinée équatoriale, 1xBet a consolidé sa présence grâce au parrainage de compétitions de football à Malabo, à des promotions estivales dans ses points de vente et à l’ouverture d’une nouvelle agence de paris – une étape importante dans le développement de ses activités hors ligne. En Sierra Leone, l’ouverture de la première agence de paris du pays a constitué une étape majeure et un puissant catalyseur d’information, favorisant ainsi une forte présence sur les réseaux sociaux. La Zambie a affiché l’un des calendriers d’activités sur le terrain les plus dynamiques, combinant la diffusion de matchs dans les bars, la participation à de grands événements locaux, des tournois PlayStation dans les boutiques de paris et le parrainage de l’événement de sport automobile Drift vs Spin. Ensemble, ces initiatives ont mis en lumière la capacité de 1xBet à déployer des campagnes à grande échelle sur de multiples marchés, tout en adaptant leur mise en œuvre aux réalités locales. L’entreprise a su équilibrer la portée numérique et la visibilité hors ligne et transformer les promotions en moments de marque mémorables, soutenus par une communication en ligne et un engagement concret.

Concours sur les réseaux sociaux et engagement numérique

Tout au long de l’année 2025, les concours sur les réseaux sociaux sont restés l’un des moyens les plus efficaces pour 1xBet d’interagir avec son public. La marque a ainsi mené des centaines de campagnes interactives, avec en moyenne 20 à 35 concours par pays, permettant à plus de 5 000 personnes de gagner des prix sur tout le continent.

Nombre de ces promotions ont été mises en œuvre en collaboration avec des ambassadeurs locaux, des clubs de football et des partenaires communautaires, notamment dans le cadre de campagnes conjointes avec des artistes, des athlètes et des initiatives sociales. Globalement, ces activités sur les réseaux sociaux ont assuré une visibilité stable, une interaction régulière avec le public et un engagement à grande échelle sur de nombreux marchés tout au long de l’année.

Partenariats et ambassadeurs : Sport et culture, une approche locale

En 2025, 1xBet a renforcé sa crédibilité et sa visibilité locale grâce à des partenariats adaptés au contexte de chaque marché :

  • Burundi : collaboration avec la Fédération burundaise de football et les ambassadeurs musicaux locaux Sat-B et Drama T, associant la marque au football et à la culture.
  • République démocratique du Congo : partenariat avec Ferre Gola, associé à d’importantes offres promotionnelles et à des jeux-concours.
  • Gambie : partenariat avec Jizzle, incluant le sponsoring de concerts, créant ainsi un lien entre les communautés sportives et la vie culturelle.
  • Kenya : sponsoring de la Waziri 1xCup et partenariat avec le Mathare United FC, soutenant le sport amateur et la participation des jeunes.
  • Cameroun : partenariats structurés avec Ténor, le FC Bamenda et la Fédération camerounaise de basket-ball, assurant une présence multisports et multicanale.
  • Congo-Brazzaville : poursuite de la collaboration avec Tidiane Mario et renouvellement du partenariat avec le FC Diables Noirs.

Impact social et éducation : des projets à long terme

Au-delà de ses activités liées à la marque, 1xBet a soutenu diverses initiatives visant à générer un impact communautaire durable dans plusieurs régions, en mettant l’accent sur l’éducation, le sport de masse, le développement culturel et la responsabilité sociale.

Par le biais de la fondation SiGMA, 1xBet a contribué à des projets éducatifs à long terme en Ouganda et en Éthiopie, soutenant la modernisation des infrastructures scolaires et communautaires. Dans le district de Kasese, en Ouganda, l’initiative crée un environnement éducatif sûr et durable pour environ 300 personnes, tandis qu’en Éthiopie, elle s’est concentrée sur l’éducation et l’autonomisation des femmes grâce à des centres communautaires structurés.

En Guinée, l’engagement social s’est concrétisé par le programme 1xImpact, une plateforme active toute l’année qui soutient les groupes vulnérables par le biais d’initiatives humanitaires et familiales. En Zambie, le projet « Sécurité routière » a promu la responsabilité sociale des conducteurs et des piétons grâce à des contenus pédagogiques, des supports de communication et des actions interactives.

L’impact par le sport a joué un rôle central au Nigéria et au Kenya. Au Nigéria, 1xCup a soutenu le football amateur à travers des tournois de grande envergure et une forte présence numérique, tandis que 1xWoman s’est concentré sur l’autonomisation des femmes dans le sport par le biais de l’éducation et du mentorat. Au Kenya, la Waziri 1xCup a combiné compétition multisports et soutien concret aux communautés, renforçant ainsi le sport chez les jeunes et les infrastructures locales.

Par ailleurs, 1xBet a reçu le prix du Meilleur programme de sponsoring lors du Gaming Operators’ Gala & Award Night pour sa contribution au développement du sport au Nigéria grâce au projet 1xCup. Cette récompense a mis en lumière l’approche structurée de la marque en matière de sponsoring de football, de compétitions de jeunes et de respect des normes réglementaires, confortant ainsi la réputation de 1xBet comme partenaire de long terme dans le développement du sport africain.

Des initiatives culturelles ont étendu l’influence sociale de la marque au Congo-Brazzaville et au Ghana. Au Congo, 1xBet a soutenu FESPAM, le plus grand festival panafricain de musique, contribuant ainsi au développement des industries créatives et à l’engagement des jeunes. Au Ghana, la participation au Dashiki Festival 2025 a permis de tisser des liens entre sport, culture et communauté grâce à des actions environnementales, des compétitions de football et des festivités culturelles.

Ensemble, ces projets illustrent l’engagement social à long terme de 1xBet, qui soutient l’éducation, l’inclusion, la sécurité, le sport et la culture sur différents marchés.

Développement produit et plateforme : performance, paiements, pertinence locale

Sur tous les marchés, l’objectif produit de 1xBet pour 2025 était de privilégier la rapidité, la simplicité d’utilisation et un contenu adapté au contexte local.

  • Mises à jour de la plateforme : plusieurs marchés ont mis à jour leur plateforme, améliorant ainsi ses performances et son ergonomie (par exemple, en Zambie, au Burkina Faso, à Madagascar, en Guinée, au Mali et dans d’autres pays).
  • Paiements et cashback : l’accessibilité des paiements locaux a été renforcée grâce au cashback et aux intégrations, comme par exemple l’augmentation du cashback Orange (de 5 % à 10 % selon les endroits où la méthode est prise en charge) et l’introduction du cashback Airtel (par exemple, au Gabon ; 10 % au Tchad avec Airtel).
  • Expansion du contenu local : au Burundi, la section Sport a intégré des matchs de la Ligue A locale, renforçant ainsi sa pertinence pour le public amateur de football national.
  • Développement d’applications et de chaînes : la RDC a mis en avant le lancement d’une application iOS ; d’autres marchés ont étendu la distribution de contenu et leurs chaînes propriétaires (par exemple, relancement de Telegram, le cas échéant).

Intérêt pour le sport : les préférences des fans

Malgré les spécificités de chaque marché, l’intérêt du public pour l’ensemble du portefeuille s’est constamment concentré sur le football, avec un intérêt supplémentaire marqué pour le basket-ball, le tennis et l’e-sport selon les zones géographiques. Les compétitions de la CAF, les grands championnats européens (Premier League, Liga, Serie A) et la finale de la Ligue des champions de l’UEFA ont été les principaux moteurs d’intérêt, les rencontres internationales les plus prestigieuses constituant souvent des pics d’audience clés.

Jeu responsable : campagnes 1xBalance

Le jeu responsable est resté un axe de communication majeur sur de nombreux marchés en 2025. L’initiative 1xBalance a continué de se développer grâce à des campagnes régulières sur les réseaux sociaux, proposant des contenus pédagogiques, des messages de sensibilisation et des conseils pratiques pour une pratique du jeu plus éclairée.

La campagne 1xBalance est toujours active sur les réseaux sociaux de la marque et se poursuivra en 2026. En janvier 2026, 1xBet prévoit également de lancer un site web dédié à 1xBalance, offrant des conseils structurés, des guides pratiques et des outils de jeu responsable pour un jeu conscient et équilibré.

Reconnaissance internationale : finaliste des SiGMA Africa Awards

À l’international, 1xBet a continué d’être reconnu par le secteur. L’année dernière, la société a été nommée Meilleur opérateur de paris sportifs en Afrique lors des prestigieux SiGMA Africa Awards 2024, une véritable consécration pour l’industrie. Le point fort de cette année a été la nomination de 1xBet comme finaliste aux SiGMA Africa Awards 2025 dans deux catégories : Meilleur opérateur de paris sportifs 2025 et Meilleure application mobile 2025.

Ces nominations, ainsi que des récompenses internationales telles que le prix du « Produit sportif mobile de l’année » aux International Gaming Awards 2025, confirment la position de 1xBet parmi les marques de jeux d’élite en Afrique.

Perspectives

Fin 2025, 1xBet avait renforcé son déploiement sur plusieurs marchés grâce à une combinaison équilibrée d’activations numériques, d’actions hors ligne lorsque cela était possible, d’améliorations de produits et de projets communautaires. Porté par la dynamique de la CAN, le développement continu de sa plateforme et l’émergence de nouvelles initiatives sur les marchés, 2026 s’annonce comme l’année idéale pour proposer de nouveaux formats et une offre élargie, le tout reposant sur une base solide : constance, pertinence locale et investissements à long terme.

Congo-Budget de l’État 2026 : un budget de 2550 milliards FCFA adopté

Le texte prévoit un déficit de trésorerie estimé à 921 867 000 000 FCFA.

 

Adoptée par les deux chambres du Parlement lors de la session budgétaire clôturée le 23 décembre à Brazzaville, la loi de finances, exercice 2026, s’établit à 2 550 540 000 000 FCFA en recettes contre 2 270 167 000 000 FCFA en dépenses, dégageant ainsi un excédent budgétaire de 280 373 000 000 FCFA.

Élaboré sur la base des orientations du Cadre budgétaire à moyen terme 2026-2028, le budget de l’État pour l’année prochaine traduit, selon le gouvernement, la volonté de consolider les équilibres macroéconomiques, de stimuler la croissance et l’emploi, en particulier au profit des jeunes, tout en améliorant la qualité de la dépense publique, en réduisant le niveau d’endettement et en renforçant la résilience de l’économie nationale face aux chocs externes.

Présentant la philosophie du projet devant la représentation nationale, le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka, a indiqué que la stratégie gouvernementale vise avant tout une gestion optimale des ressources de l’État, fondée sur une discipline budgétaire accrue et une meilleure efficacité de la dépense publique.

Du côté des recettes, l’accent sera mis sur l’amélioration du rendement fiscal, notamment à travers : l’optimisation des recettes issues des ressources naturelles ; la digitalisation des procédures de collecte, afin de renforcer le recouvrement ; la réduction des exonérations fiscales ; et une meilleure mobilisation des produits des participations de l’État, grâce à une application rigoureuse de la politique de dividendes du portefeuille public.

S’agissant des dépenses, évaluées à 2 270,2 milliards FCFA, le gouvernement entend renforcer la qualité et l’efficience de l’action publique. Cette orientation passera par la budgétisation en mode programme et par une meilleure gestion des investissements publics, afin de maximiser l’impact économique et social des ressources engagées.

La loi de finances 2026 consacre également un volet stratégique de réforme de la gestion de la trésorerie, avec l’opérationnalisation du Compte unique du Trésor (CUT). Cette mesure s’inscrit dans le renforcement du principe de l’unicité de caisse, pilier des finances publiques modernes.

Selon les rapports de la commission Économie et Finances du Sénat, les établissements publics administratifs et autres entités disposant de la personnalité juridique et de l’autonomie financière, mais fortement dépendants du financement de l’État, sont désormais tenus de domicilier systématiquement leurs ressources au Trésor public.

Cette réforme vise une optimisation de la trésorerie de l’État, un meilleur suivi des flux financiers, ainsi qu’une transparence accrue dans la gestion des comptes publics.

Dans son ensemble, la loi de finances 2026 s’inscrit dans une dynamique de consolidation des principes fondamentaux de gestion des finances publiques, notamment l’universalité budgétaire, l’unicité de caisse, la transparence et l’efficience dans l’allocation des ressources publiques.

Congo-Enseignement supérieur privé : près de 88 % des dossiers d’agrément approuvés

La 9ᵉ session ordinaire de la Commission d’agrément des établissements privés de l’enseignement supérieur s’est achevée sur un bilan globalement satisfaisant.

 

Sur les 33 dossiers de demande d’agrément examinés, 29 ont reçu un avis favorable, soit un taux d’approbation de 87,87 %, selon le communiqué final des travaux. Les dossiers validés concernent plusieurs types d’agréments, notamment la création, l’ouverture, l’extension, l’agrément définitif des établissements, ainsi que l’ouverture de nouveaux programmes de formation allant du BTS à la licence, en passant par le Certificat d’études supérieures en administration des entreprises (C.E.S.A) et le master.

Dans le détail, 17 dossiers de création d’établissements privés ont été approuvés, tandis que six demandes d’agrément d’ouverture ont obtenu un avis favorable. Par ailleurs, deux établissements ont décroché leur agrément définitif, marquant ainsi une étape importante dans leur processus de reconnaissance officielle.

La commission a également validé l’ensemble des demandes d’ouverture de nouveaux programmes de licence, de même que les quatre demandes d’extension de sites examinées. Une demande d’ouverture du programme de C.E.S.A a, elle aussi, reçu un avis favorable.

Toutefois, la session s’est montrée plus réservée concernant les formations de Brevet de technicien supérieur (BTS). En effet, aucun des huit programmes de BTS examinés n’a été approuvé, illustrant la rigueur des critères d’évaluation appliqués par la commission afin de garantir la qualité de l’offre de formation.

Clôturant les travaux, la ministre de l’Enseignement supérieur, le Pr Edith Delphine Emmanuel, a salué le sérieux et la qualité du travail accompli par les membres de la commission. Elle a assuré que les structures n’ayant pas obtenu d’avis favorable recevront des notifications officielles, afin de leur permettre de corriger les insuffisances relevées et de se conformer aux normes en vigueur.

De leur côté, les participants ont formulé une recommandation majeure, appelant le gouvernement à harmoniser les termes utilisés pour définir les différents types d’autorisations et d’agréments, conformément aux décrets du 13 mai 1996 et du 23 mai 2008.

Congo-Protection sociale et inclusion productive : le PSIPJ vise 45 000 jeunes en 2026

Réuni le 26 décembre à Brazzaville, le comité de pilotage du Projet de protection sociale et d’inclusion productive des jeunes (PSIPJ) a tenu sa troisième session ordinaire, marquée par la présentation des avancées enregistrées en 2025 et l’adoption d’ambitions chiffrées pour l’année 2026.

 

Financé par la Banque mondiale, le PSIPJ (anciennement connu sous l’appellation projet Lisungi) prévoit, pour l’exercice 2026, d’accompagner 40 000 jeunes dans des initiatives d’auto-entrepreneuriat, tout en assurant la formation professionnelle de 5 000 autres dans des métiers porteurs, soit un total de 45 000 bénéficiaires directs.

Ces objectifs s’inscrivent dans le Plan de travail et budget annuel (PTBA) 2026, officiellement adopté au cours de la session. Ce document stratégique comprend 58 activités programmées, pour une enveloppe globale estimée à 44 121 839 387 FCFA.

Cependant, malgré ces perspectives encourageantes, le PSIPJ reste confronté à plusieurs défis majeurs. La première porte sur l’achèvement et le déploiement du registre social unique, un outil numérique essentiel pour l’identification, le suivi et la gestion efficace des bénéficiaires. À cela s’ajoutent les retards dans le recrutement des prestataires de formation et des agences de coaching, ainsi que les décalages observés dans le paiement des frais de transport et de nutrition des jeunes en formation.

Les contraintes logistiques, notamment liées à l’approvisionnement en matériel pédagogique, figurent également parmi les obstacles à lever pour garantir la qualité des formations et le respect du calendrier d’exécution.

Ouvrant les travaux, le directeur de cabinet du ministre de l’Économie, du Plan et de l’Intégration régionale, Sylvain Lekaka, a souligné le caractère stratégique de cette session, appelant à une mobilisation accrue des parties prenantes afin de consolider les acquis et d’accélérer la mise en œuvre des activités prévues.