Denis Sassou N’Guesso : « le pouvoir est la confiance que les gens vous accordent »

Le président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso, est à Moscou pour une visite officielle. Il a rencontré le 23 mai le dirigeant russe Vladimir Poutine. Dans une interview exclusive avec le premier directeur général adjoint de l’Agence TASS, Mikhail Gusman, le président Denis Sassou N’Guesso a abordé les relations entre Brazzaville et Moscou, le rôle de la Fédération de Russie en Afrique et les défis auxquels le continent africain est confronté.

Merci beaucoup pour cette occasion de vous rencontrer. Nous vous rencontrons littéralement au centre, au cœur même de Moscou, près des murs du Kremlin de Moscou. Et quelques heures plus tard, votre rencontre avec le président russe Poutine aura lieu. Vous avez une visite très officielle et importante dans notre pays. De quoi allez-vous discuter – ouvrir un petit secret – avec notre président? Et quelles sont les tâches principales que vous avez définies lors de cette visite dans notre capitale, dans notre pays?

Rencontrer le président Poutine est pour moi un grand honneur et un grand plaisir. Nous nous sommes déjà rencontrés à plusieurs reprises, à l’étranger et ici, à Moscou, en octobre 2012. Le président Poutine m’a chaleureusement accueilli. Nous avons abordé ici les questions de renforcement de la coopération entre nos deux pays et nous les avons portées au niveau de partenariat stratégique mutuellement bénéfique. Nous avons fixé certains objectifs et je suis à nouveau arrivé pour une visite officielle en Russie et je suis très heureux de le revoir. Nous résumerons les résultats de cette coopération, nous déciderons de la renforcer et nous discuterons également des problèmes qui concernent maintenant le monde entier et en particulier l’Afrique. C’est donc un moment très important pour moi.

Vous avez dit les mots clés: la Russie et votre pays sont des partenaires stratégiques. En passant, cette année marque le 55e anniversaire des relations diplomatiques entre nos pays. Dans quels domaines, à votre avis, devrions-nous intensifier nos liens, les intensifier? Où voyez-vous les plus grandes perspectives de développement de contacts entre le Congo et la Russie?

Oui, la coopération a déjà 55 ans. Vous devez savoir que notre coopération s’est développée dans de nombreux domaines au cours de ces 55 années. Et je dois souligner que l’éducation était le plus important. Ici, en Russie, de nombreux cadres, civils et militaires, ont été formés. Nous avons également collaboré dans d’autres domaines, par exemple l’industrie minière et le secteur culturel – il existe aujourd’hui un échange culturel entre nos deux pays. Nous visons à diversifier notre économie, qui ne devrait pas dépendre uniquement du pétrole. Nous pensons qu’avec le potentiel de notre pays, nous pouvons aller plus loin dans cette coopération et couvrir d’autres secteurs d’activité socio-économique dans le cadre de la diversification de notre économie.

Vous savez, Monsieur le président, la Russie, à mon avis, possède un très bon bagage diplomatique et politique en Afrique. La Russie n’a jamais été une puissance coloniale, n’a jamais dirigé d’opérations militaires en Afrique. Jamais occupé aucun pays africain, au contraire, la Russie et l’Union soviétique ont toujours aidé l’Afrique, aidé le mouvement de libération nationale en Afrique, y compris dans votre pays. Vous avez dit à juste titre que des milliers de Congolais fréquentaient les universités soviétiques, maintenant russes. A votre avis, quel est le rôle d’aujourd’hui, peut-être de la Russie en Afrique? Comment verriez-vous ce rôle – la Russie en Afrique aujourd’hui? D’autre part, quel est le rôle de la République du Congo sur le continent africain aujourd’hui?

En effet, la Russie n’avait pas de colonies en Afrique, mais la Russie participait activement à la lutte pour la libération de l’Afrique. De ce point de vue, nous, le Congo et la Russie, avons travaillé côte à côte dans une lutte commune aux îles du Cap-Vert, au Mozambique, en Angola et dans d’autres pays. Nous pensons que la Russie est un pays important qui pourrait jouer un rôle important au moment où l’Afrique est à la recherche de partenaires pour se reconstruire. Dans le domaine des infrastructures, dans le domaine économique et même dans le domaine de la sécurité dans ce monde difficile Nous pensons que si les peuples africains veulent développer leur économie, la Russie peut s’implanter dans le monde, mais que la Russie devrait prendre sa place en Afrique après que la Russie ait participé à la lutte pour sa libération. Le moment est venu de participer à la lutte pour la construction de l’Afrique. Et il y a beaucoup de travail à faire.

Vous êtes bien connu en Afrique et dans le monde en tant que pacificateur à succès. Vous avez dû à plusieurs reprises participer aux négociations les plus diverses sur le continent africain afin de réconcilier certains pays en conflit militaire. Je sais que vous avez même reçu la branche Olive dorée, qui récompense les chefs d’État pour leur contribution fructueuse au rétablissement de la paix. A votre avis, que faudrait-il faire pour assurer la sécurité collective sur un continent africain aussi difficile? Quelles mesures doivent être prises? Quel pourrait être le rôle de la Russie dans tout cela? Et que peut-on faire pour faire de l’Afrique un continent de paix?

Eh bien, pacificateur – c’est trop dire! Le pacificateur est une expression très forte. Mais oui, nous avons essayé de contribuer à la recherche de solutions à la crise en Afrique du mieux de nos forces modestes. Nous avons toujours pensé que nous devions privilégier le dialogue et nous avons pensé que c’est par le dialogue que nous pouvons trouver une solution à ces problèmes. De plus, le dialogue est une tradition africaine. En Afrique, il existe une expression: « lave-atalaba » – « asseyez-vous et parlez sous un arbre » pour trouver une solution au problème. Telle est la tradition africaine – le dialogue. Dans notre pays, nous l’avons restauré et même inscrit dans notre constitution, qui prévoit la création d’un tel organe constitutionnel chargé de promouvoir le dialogue. Nous pensons que la Russie est un grand pays, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, ce qui a contribué à la recherche d’une solution aux problèmes africains, qui sont très nombreux. Et oui, nous pensons que la Russie pourrait se tenir aux côtés de l’Union africaine, qui cherche des solutions aux problèmes de l’Afrique et du reste du monde, en utilisant le dialogue comme outil à la fois parmi la population et au niveau international. Et nous pensons qu’en prenant cette position en Afrique, aux côtés de l’Union africaine, la Russie peut jouer un rôle important dans le monde d’aujourd’hui.

J’ai eu l’honneur de vous rencontrer il y a quelque temps dans votre capitale. Vous avez ensuite parlé de la nécessité de préserver les valeurs panafricaines. Vous êtes la troisième fois en tant que président, plusieurs années au pouvoir. Quelles mesures, selon vous, devraient être prises pour renforcer ces valeurs panafricaines? Qu’en est-il de cette période pendant laquelle vous êtes au pouvoir, considérez-vous votre exploit? Et quels sont vos buts et objectifs pour le futur proche?

Parlez-vous du futur proche du Congo ou parlez-vous de l’Afrique?

« Au Congo et dans toute l’Afrique. »

D’abord à propos de l’Afrique. Je pense que la première chose à dire à propos de l’Afrique. Comme je viens de le dire, l’Afrique est au stade de la construction après la lutte pour sa libération. Aujourd’hui, l’Afrique est confrontée à de nombreux défis. Mais au niveau africain, nous avons réalisé l’intégration au niveau des sous-régions individuelles de l’Afrique. L’Afrique est divisée en plusieurs sous-régions: Union du Maghreb arabe, Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, Communauté économique de l’Afrique centrale, Union des États de l’Afrique de l’Est, Communauté de développement de l’Afrique australe. Tout cela pour pouvoir progresser vers le développement de l’intégration de l’Afrique à l’horizon 2063. Il existe une stratégie de développement de l’Afrique jusqu’en 2063. Et dans le cadre de cette stratégie, nous avons déjà décidé de créer au niveau africain une zone de libre échange en Afrique. Nous allons célébrer cette décision en juillet à Niamey, au Niger, avec la création d’une zone de libre-échange en Afrique. Et nous avons décidé – au niveau africain – de construire des infrastructures de base, y compris l’électricité, car il n’ya pas assez d’électricité en Afrique et, sans électricité, il est impossible de participer au développement. Il est nécessaire de produire de l’électricité en Afrique, de construire des lignes de communication, des chemins de fer, des routes, des lignes de télécommunication. Et ces programmes ont été adoptés au niveau de tout le continent. Tous ces programmes sont reflétés dans les projets de divers États – réaliser une véritable intégration, construire des infrastructures, promouvoir la diversification des économies et, surtout – éduquer les jeunes, éduquer les jeunes, car l’Afrique est un continent très jeune. Il est nécessaire de former une élite, de former des jeunes et d’associer les femmes à ce développement. Ces projets continentaux reflètent en fait les approches que nous avons dans notre pays.

Lors de notre visite dans votre pays, dans votre belle capitale, nous avons vu et visité le Centre d’artisanat populaire de Poto-Poto. C’est un lieu unique où sont représentés tous les métiers d’art populaire de votre pays. Que fait-on pour préserver les traditions de ces métiers, les traditions culturelles du Congo? Et comment cela se réalise-t-il, comment voyez-vous les voies de développement de la culture de votre pays?

Je pense que vous parlez de l’école de peinture Poto-Poto, où travaillent les peintres les plus en vue de notre pays … Mais la culture au Congo est très diverse. Au Congo, nous soutenons le développement de la culture, car les personnes qui perdent leur culture perdent ensuite leur âme. Nous soutenons ce secteur avec nos moyens. Au Congo, nous avons un projet de construction d’un grand musée où seraient conservées les œuvres de la culture de notre pays. Un tel projet est à l’étude.

Je dois dire que le Congo est encore unique en ce sens que la nature a été préservée dans de nombreux endroits. Ce sont des cascades uniques, de belles jungles. Les animaux y sont très différents dans leur habitat naturel. D’autre part, vous pouvez considérer que je critique un peu à cet égard, mais il me semble que le gouvernement congolais n’en fait pas encore assez pour développer le tourisme dans votre pays. Selon vous, à quel point est-il important qu’il y ait plus de touristes, plus de voyageurs viennent au Congo? Parce qu’il y a vraiment des endroits uniques qui valent le détour.

Bien sur! J’ai déjà dit à mes amis à la Douma d’Etat que le Congo comptait 22 millions 500 000 hectares de forêts, qu’il y avait des milliers d’espèces animales, des dizaines de milliers de types de végétation, qu’il y avait de grands fleuves, des territoires protégés. Plus de 11% du territoire du pays sont des zones protégées, où se trouvent des singes, des éléphants, des buffles, des chimpanzés, des gorilles des montagnes et des plaines, bref, tout y est. Et vous avez raison de dire que nous n’avons pas assez travaillé pour promouvoir le tourisme et que nous possédions toutes ces richesses, mais nous y travaillons. Nous travaillons dans nos projets, nous supposons que le tourisme seul peut apporter 10% du PIB de notre pays. Et nous essayons maintenant de stimuler le secteur du tourisme pour qu’il devienne un facteur de développement.

Ce qui m’a intéressé et très attiré par le Congo, c’est sa nature multireligieuse. La plupart des habitants du Congo adhèrent aux cultes traditionnels, à leurs croyances. Mais les chrétiens et les musulmans y vivent. Ce multiculturalisme, ce Congo multi-religieux, bien sûr, est très intéressant. Et pendant que tout cela se passe dans une atmosphère assez paisible. Que fait-on pour préserver l’unité du peuple congolais, pour préserver sa nature multiculturelle et multireligieuse?

Tout d’abord, je dois dire que le Congo est un État laïc. La Constitution du Congo déclare clairement la liberté de religion. Et en plus, cela devrait être fait dans un esprit de tolérance, de respect des autres. Nous croyons que dans notre pays, chrétiens, musulmans et même animistes et autres, chacun est libre de pratiquer la religion de son choix, dans le respect des lois d’un État laïc et dans celui des autres. Aujourd’hui, nous pensons que tout cela se passe de manière harmonieuse et nous sommes heureux de le noter.

Vous savez ce que j’ai aimé? Que les Congolais soient tels, en général, des gens joyeux, sincères et fêtent toutes les vacances. Et chrétien et musulman, et traditionnel, et État. Et l’impression est que chaque jour des vacances ont lieu au pays du Congo. Vous êtes ici, Monsieur le Président, quelles sont vos vacances préférées? Et comment les marquez-vous généralement?

Les Congolais aiment la musique. La musique congolaise est largement connue en Afrique et dans le monde. Les Congolais organisent des vacances, quand ils le peuvent, lors des mariages, il y a aussi des fêtes religieuses, comme par exemple le 15 août, le Nouvel An… Tout cela se déroule dans une atmosphère de joie, malgré les difficultés que tout le monde a endurées. Nous sommes heureux de voir que notre peuple a un tel côté de la vie. Et s’il peut vivre heureux, en paix et en sécurité dans cette partie du monde, pourquoi pas? Nous pensons que c’est ainsi que les gens devraient pouvoir vivre en harmonie, dans une société dans laquelle ils se respecteraient, respecteraient les autres opinions, opteraient pour des choix religieux différents et organiseraient des vacances ensemble, lorsque le bon sens le leur permettait.

Comment fêtez-vous les vacances vous-même? Comment passez-vous votre temps libre, car vos collègues et les assistants que j’ai rencontrés disent tous que vous travaillez beaucoup et, comme ils le disent, vous ne vous reposez pas. Mais quand passe-t-on des vacances, comment les dépensez-vous?

Le temps libre n’est pas si important dans notre cas, mais lorsque nous avons du temps libre, nous pouvons le consacrer au sport …

 Et quels sports?

 Maintenant je fais uniquement de la nage. Dans le passé, j’ai été impliqué dans beaucoup d’autres sports, maintenant je ne fais que nager. Je nage. Vous pouvez également consacrer votre temps libre à la lecture, je le fais quand j’ai du temps libre. Il y a aussi la famille. Mais pour les vacances je n’ai pas beaucoup de temps. Eh bien, vous pouvez faire du sport, trouver du temps pour votre famille. Je dirais, continuer à lire et à apprendre, parce que vous n’arrêtez jamais d’apprendre.

 Vous savez, Monsieur le Président, notre programme s’appelle «Formula of Power». Et à la fin de ce programme, je pose toujours la même question à mes interlocuteurs: qu’est-ce que le pouvoir pour vous? Vous êtes au pouvoir depuis de nombreuses années, vous êtes même qualifié de maître du pouvoir en Afrique. Qu’est-ce que le pouvoir signifie pour vous? Comment comprenez-vous le pouvoir, comment vous sentez-vous le pouvoir? Et de toute façon, quel goût a-t-il?

 Vous savez, le pouvoir est, si vous y réfléchissez, la confiance que les gens vous accordent. C’est donc la confiance que les gens vous ont témoignée, comme je l’ai dit. C’est ce que le pouvoir est. Les gens ont confiance en vous, alors vous avez le pouvoir et vous devriez en valoir la peine. Il faut tout faire pour être digne de cette confiance. Vous devez vous sentir proche des personnes qui ont confiance en vous, méritez cette confiance et essayez, dans la mesure du possible, de remplir vos obligations officielles afin de satisfaire ceux qui vous ont fait confiance et d’être dignes de cette confiance. Et je dirais que je ne perçois pas le pouvoir autrement.

 Merci beaucoup, Monsieur le Président, pour cette conversation. Je vous souhaite un séjour réussi en Russie.

 Merci!

 

Denis Sassou N’Guesso élevé au rang de Docteur Honoris Causa

C’est un titre qu’il a reçu à l’institut d’État des relations internationales de Moscou au terme de sa visite officielle en République fédérale de Russie.

Une cérémonie a été organisée en l’honneur du Président congolais pour son œuvre diplomatique dans le monde. Le titre de Docteur Honoris Causa est l’une des plus prestigieuses distinctions décernées par les établissements d’enseignement supérieurs. C’est une façon d’honorer des personnalités de nationalité étrangères pour leurs services rendus aux Sciences, aux Lettres, aux Arts…

Denis Sassou-N’Guesso, à Moscou a eu les honneurs de la Douma et du Kremlin, un passage devant les parlementaires russes, puis un entretien en tête à tête avec Vladimir Poutine.

Au cours de cette visite, des accords ont été signé notamment le départ des conseillers militaires par Moscou à Brazzaville pour assurer des missions de formation et de maintenance.

Première édition du Festipha : le Congo sera représenté par Lebond Chansard Ziavoula

Il fait partie des dix candidats retenus pour participer à ce rendez-vous de l’art et de la culture qui se déroulera du 18 au 22 juin, en Côte d’Ivoire.

La première édition du Festival panafricain de la photographie (Festipha) se tiendra du 18 au 22 juin, en Côte d’Ivoire. La délibération de l’appel à candidatures du Festipha a eu lieu, le 21 mai, à l’Institut français d’Abidjan. Lebond Ziavoula fait partie des dix candidats retenus pour participer à ce rendez-vous de l’art et de la culture qui se déroulera du 18 au 22 juin, en Côte d’Ivoire, sur le thème « Afrique : culture et identité ».

Le jury composé des personnalités du monde des arts et de la culture s’est prononcé sur la conformité du travail proposé par les trente-six candidats sélectionnés, en rapport avec le thème de la première édition. Après examen, seuls dix candidats ont été retenus pour prendre part à la manifestation.

Les critères de sélection ont porté sur trois éléments essentiels : le choix du sujet et son originalité, la construction de la démarche artistique et plastique (mise en valeur) et la qualité technique (composition, cadrage et utilisation intéressante de la lumière).

Au nombre des activités prévues lors de cette rencontre figurent le vernissage, la visite touristique, la conférence-débat, l’atelier de formation et le diner de distinction.

Lebon Chansard Ziavoula, dit Zed, est diplômé en communication documentaire de l’Université Marien-Ngouabi de Brazzaville. Il est président de la Fédération africaine sur l’art photographique, section-Congo, membre du collectif Génération Elili et prix spécial du jury lors des 8es Jeux de la francophonie en 2017 à Abidjan.

Les autres participants du Festipha

Momble Dean Marshall (Côte d’Ivoire), Sylla Cheick (Côte d’Ivoire), Ipeca JP Gbely (Côte d’Ivoire), Sissoko Kady (Mali), John Moussa Kalapo (Mali), Regtoumda Ibra (Burkina-Faso), Zone Toungou Issa (Burkina-Fasso), Nathalie Guironnet (France) et Souley Abdoulaye (Niger).

Jeux Africains Volleyball Dames : le Congo annule sa participation au tournoi

 La sélection congolaise de  volleyball féminin sera absente au tournoi de qualification  aux  Jeux africains  de la discipline  qui se déroulera  du 31 mai au 1er  juin prochain à Yaoundé.

Le Congo n’a donné aucune raison pour justifier leur absence aux éliminatoires des jeux africains volleyball Dames. La Zone 4, qui regroupe les pays de la sous-région Afrique Centrale verra seulement la participation de deux candidats.  Avec ce forfait de la sélection congolaise, le tournoi opposera la République démocratique du Congo au Cameroun, le pays hôte. Les deux équipes s’affronteront en aller en retour.

Le tournoi se déroulera du 31 mai au 1er juin prochain au Palais polyvalent des Sports de Yaoundé. C’est du moins la date qui a été retenue par la Commission en charge de l’organisation  dudit tournoi. Cette commission s’est réunie pour la première fois mercredi 22 mai, au siège de la Fédération camerounaise de volleyball (Fecavolley) à Yaoundé.

« Nous avons au terme de cette première réunion, un sentiment de satisfaction, parce que tous les membres sont engagés à relever le défi. Compte tenu du fait que nous aurons seulement deux équipes, il nous faut donner le meilleur de nous-mêmes », explique le secrétaire général de la Fecavolley, Charles Kamdoum.

Coopération : la Russie entend envoyer des conseillers militaires au Congo

Ces spécialistes auront pour rôle de faire des formations sur « l’exploitation, l’entretien et la réparation » du matériel d’origine russe et soviétique présent dans l’armée congolaise.

Le contrat a été signé entre les deux pays jeudi 23 mai 2019, à Moscou. C’est le vice-ministre russe de la Défense Alexandre Fomine et le ministre congolais de la Défense nationale, Charles Richard Mondjo qui ont matérialisé cet accord.

Alexandre Fomine a qualifié ce nouveau contrat de « prolongement » de la coopération militaire entre Moscou et Brazzaville. Selon lui, cet équipement militaire comprend notamment des blindés, de l’artillerie, des hélicoptères, et peut « encore servir longtemps ».

Des négociations sur la livraison de nouvelles armes russes au Congo « sont en cours », a-t-il ajouté, indiquant que Moscou attendait tout d’abord une demande en sens de la part des autorités congolaises.

En dehors du contrat d’envoi des conseillers militaires, une série d’accords bilatéraux ont été signés jeudi dans le cadre d’une rencontre officielle au Kremlin entre le président russe Vladimir Poutine et son homologue congolais Denis Sassou-Nguesso.

Un communiqué du ministère russe de l’Energie a aussi annoncé la signature avec le Congo d’un accord de coopération dans le nucléaire civil.

 

Massacres de Yumbi : 25 personnes en détention préventive

L’information a été révélée jeudi 23 mai, par la ministre des Droits humains, Marie-Ange Mushobekwa.

Suite aux massacres de Yumbi, vingt-cinq (25) personnes ont été placées en détention préventive. Selon la ministre des Droits humains, Marie-Ange Mushobekwa, les enquêtes ont révélé que des centaines de personnes ont été massacrés en décembre à Yumbi dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo.

« A ce jour, 105 victimes ont été entendues, 83 témoins ont comparu devant les enquêteurs de l’auditorat général (justice militaire) et 25 auteurs présumés de ces massacres ont été mis en détention préventive », a déclaré Marie-Ange Mushobekwa.

Aucune précision n’a été donnée sur l’identité des personnes interpellées.

« Des cas d’atteintes et de violation des droits de l’Homme ayant causé 461 morts (…) dont l’administrateur du territoire de Yumbi et trois soldats congolais », a détaillé Mushobekwa.

Le rapport d’enquête révèle que, 133 personnes ont été blessées : 56 par balle, 33 par arme blanche et 44 par brûlure.

« Il y a eu des responsables politico-administratifs qui ont attisé le feu, qui ont déjà été entendu par la justice militaire », a indiqué la ministre.

Elle estime aussi que les autorités provinciales de l’époque « aurait dû prendre des mesures adéquates pour prévenir et éviter ces terribles événements (…) qui ont terni l’image de notre pays ».

« Ils ont péché par omission, par négligence » comme tel ils doivent « en payer le prix », a-t-elle estimé, indiquant qu’un procès sera organisé à l’issue des enquêtes judiciaires.

L’ancien gouverneur de la province du Mai-Ndombe, Gentiny Ngobila, élu gouverneur de Kinshasa en mars, a été entendu par la commission d’enquête.

Au terme d’une visite sur place fin janvier, les Nations unies ont fait état du massacre d’au moins 535 civils – hommes, femmes et enfants – dans trois villages du territoire de Yumbi, sur les bords du fleuve Congo, à quelque 300 km au nord de Kinshasa.

Les victimes étaient principalement des membres de la communauté banunu, visées par une communauté rivale, les Batende, qui officiellement contestaient le lieu d’inhumation d’un chef coutumier banunu.

Des dégâts matériels importants ont également été enregistrés avec la destruction de 1.539 maisons, neuf centres de santé, vingt écoles ainsi que de trois marchés.

Selon ce rapport, 5.772 déplacés ont été recensés tandis que 17.000 personnes se sont réfugiées au Congo-Brazzaville.

Pour rappel, ces violences meurtrières avaient motivé le report des élections présidentielle et législative dans le territoire de Yumbi.

Brazzaville : légère hausse des prix des produits

Une augmentation qui se justifie, d’après les commerçants, par  la dégradation de la route nationale n°2.

Depuis quelques mois, on constate l’augmentation des prix des denrées alimentaires tels que le foufou, le manioc ainsi que les fruits sur le marché brazzavillois.

La situation impacte considérablement le panier de la ménagère.  La dégradation de la route nationale 2 a pour, entre autres, effets d’allonger le temps habituel des trajets. Cela réduit non seulement le nombre de voyage à effectuer par les véhicules mais aussi la quantité des marchandises à transporter à destination de Brazzaville. De gros nids-de-poule mettent à rudes épreuves les amortisseurs des véhicules. Les commerçants dont l’activité constitue la principale source de revenu, en paient également les frais.

«…le pays est en crise mais les prix des denrées ne font que grimper sur le marché. On n’ignore comment on va pouvoir nourrir nos familles », s’est lamentée une ménagère rencontrée au marché du lycée Thomas-Sankara, avant de relever que même le manioc qui était acheté à 500 coûte maintenant 1000 FCFA.

Béatrice, une vendeuse de foufou au marché Texaco, à Ouenzé, le cinquième arrondissement, a, pour sa part, souhaité que les autorités résolvent au plus vite le problème de la route. « J’ai du mal à liquider ma marchandise à cause des prix qui sont tellement élevés, vu qu’il n’y a pas d’argent. Le sac de foufou qui était vendu à 23 000 coûte actuellement 26 000 voire 30 000 FCFA », a-t-elle confié.

Et, à une autre vendeuse de fruits de renchérir : « On ne s’en sort pas par manque de bénéfices. Un sac de fruits qu’on achetait à 5000 francs coûte actuellement  12 000 ou 13 000 francs CFA. Il arrive aussi que les fruits pourrissent en route à cause de la route devenue presque impraticable ».

La réalité des marchés de la partie  nord de la ville est la même dans ceux de la partie sud. Au marché Commission, dans le premier arrondissement par exemple, le prix du sac de foufou oscille entre 28 000 et 32000 F CFA. Ce qui n’était pas le cas auparavant. Soulignons que ces prix ne sont pas fixes et varient selon les marchés et les difficultés que rencontre chaque véhicule le long du trajet.

Notons que les prix des produits congelés ont également augmenté sur le marché. Des véhicules les transportant en provenance de Pointe-Noire déboursent  dorénavant un peu plus cher qu’avant pour les frais de péage, selon les grossistes.

Parlement Russe : Denis Sassou N’Guesso évoque le projet de construction d’un oléoduc

Ce projet sera construit avec l’appui du Kremlin et doit traverser au Congo sur près de 1000 km.

Denis Sassou Nguesso est en visite à Moscou. Devant le parlement russe, le président congolais, a évoqué le projet de construction, avec l’appui du Kremlin, d’un oléoduc devant traverser le Congo sur près de 1000 km.

«Ce projet pourrait offrir à nos deux pays l’opportunité d’une grande action qui s’inscrira durablement dans l’histoire de notre coopération », a déclaré Denis Sassou N’Guesso.

L’oléoduc sera dédié à la fourniture des produits pétroliers et gazeux et devrait relier les villes de Pointe-Noire, de Brazzaville et d’Ouesso. L’objectif est de renforcer la capacité de transit du Congo, grâce à sa situation géographique.

Le Congo fait partie des 5 premiers pays producteurs de pétrole en Afrique. La principale raffinerie du Congo, comble à peine 35% des besoins locaux.

CAF : Etoile du Congo et Diables discutent la 2ème place

Cette place qualificative pour la Coupe de la confédération africaine de football (CAF) reste encore envisageable pour les deux clubs.

La lutte pour la deuxième place se poursuit entre Etoile du Congo, 2e du classement avec 51 points et Diables Noirs, 3e avec 47 points, à deux journées de la fin du championnat national de la Linafoot.

En battant FC Kondzo (3-1) le 19 mai à Brazzaville, l’Etoile du Congo avait pris une option sérieuse pour conserver sa 2e place du classement provisoire. Après cette victoire, Etoile du Congo avait une avance de 7 points sur Diables Noirs, son poursuivant.

Mais le 20 mai, quand Diables Noirs s’est imposé (1-0) face à Patronage, l’écart avec Etoile du Congo est redevenu de 4 points. Cette marge qui peut être surmontée lors des deux dernières journées du championnat redonne l’espoir aux diablotins qui n’ont que le souhait de voir Etoile du Congo perdre ses deux derniers matches et remporter les leurs lors de ce sprint final.

Voici le programme des deux équipes lors des deux dernières journées du championnat national :

25e journée : 22 mai, CARA vs Etoile du Congo ; 23 mai, Diables Noirs vs FC Kondzo.

26e journée : 26 mai, Tongo FC vs Diables Noirs ; 27 mai, JST vs Etoile du Congo.

Fecojuda : l’assemblée générale élective est prévue au mois en juin

C’est ce qui ressort de la réunion qui a réuni les présidents des ligues départementales de la Fédération congolaise de judo et disciplines associées (Fécojuda), le 21 mai à Brazzaville.

La rencontre du 21 mai dernier, à Brazzaville, se tenait en prélude à l’assemblée élective qui se tiendra en juin prochain. Ont pris part à cette réunion préparatoire, les présidents des ligues départementales de la Fédération congolaise de judo et disciplines associées, et en présence du grand maître du judo congolais, Me Pascal Ngassaky.

Il a été décidé pendant la rencontre que, l’élection des nouveaux membres du bureau exécutif de la Fécojuda aura finalement lieu le 5 juin prochain. La commission préparatoire de l’assemblée générale élective mise en place, à cet effet, est dirigée par Me Caloger Andrenic Aya, assisté par quatre autres responsables.

Cette commission vise la réunification de toutes les conditions nécessaires pour un bon déroulement de l’assemblée élective. Elle doit également mener les actions auprès des autorités en charge du sport ainsi qu’à celles du comité national olympique et sportif congolais pour la préparation harmonieuse et apaisée de ce grand rendez-vous.

« La commission informe les présidents des ligues, les clubs, acteurs et bienfaiteurs du Judo que l’Assemblée générale élective aura lieu le 5 juin. A cet effet, la période de dépôt des dossiers est ouverte du 22 mai au 3 juin 2019. La date du 4 juin est consacrée pour la validation et les réclamations », a précisé Me Caloger Andrenic Aya.

Il a, par ailleurs, invité les futurs dirigeants de la Fecojuda à privilégier le dialogue et le vivre ensemble afin d’instaurer une paix durable au sein de leur fédération. Cet ancien membre de la Fécojuda s’est engagé à conduire les judokas à la bonne tenue de l’assemblée générale élective.

En marge de la rencontre, ce mardi, Me Francis Ata, ancien vice-président de la Fécojuda, a reçu un diplôme de reconnaissance pour son implication à la résolution de la crise qui a secoué la Fédération congolaise de taekwondo les deux dernières années.

En rappel, les responsables des ligues et clubs de judo avaient officiellement écrit à la Fecojuda, le 3 mai dernier, pour solliciter dans un délai de quinze jours la convocation de l’assemblée générale élective extraordinaire. Etant donné que leur lettre n’a abouti à aucune réponse, ils se sont concertés puis ils ont demandé conseils auprès du doyen du Judo pour faciliter le processus.