La BAD promet 2 milliards de dollars au Congo

Les fonds promis par la  Banque africaine de développement comprennent une opération d’appui budgétaire dans le cas d’un programme soutenu par le Fond monétaire international.

L’approbation par le FMI du plan de sauvetage de la république du Congo -un pays surendetté- signe le retour des bailleurs dont la Banque africaine de développement (BAD) qui annonce un financement pour le pays d’Afrique centrale. L’accord avec le FMI est considéré par des observateurs comme une première, ouvrant une nouvelle voie dans les relations entre l’institution de Bretton Woods et les pays emprunteurs.

Le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé jeudi un plan de sauvetage de près de 449 millions de dollars pour le Congo. A la suite de cet accord, la Banque africaine de développement (BAD) devrait débloquer environ 2 milliards de dollars de financement pour le pays, selon les informations en provenance de l’organisme panafricain, basé à Abidjan en Côte d’Ivoire. Les fonds promis par la  BAD comprennent une opération d’appui budgétaire dans le cas d’un programme soutenu par le FMI, selon Ousmane Dore, directeur général du Bureau de développement régional de la BAD en Afrique centrale, qui s’est confié à l’agence Reuters.

«Ce sont des programmes indicatifs qui devraient être mis en œuvre d’ici 2019-2021, une fois que les projets seront fermement préparés et que les conditions de décaissement seront remplies», a-t-il déclaré.

Dans le cas du FMI -qui a ouvert la voie à un financement de la BAD- les négociations pour un plan de sauvetage ont duré deux ans. L’économie congolaise a subi de plein fouet la chute des prix du brut en 2014, poussant le niveau de la dette a 118% du PIB en 2017. Le FMI avait exigé du Congo d’assurer la viabilité de sa dette sur le long terme, condition préalable à un programme de crédit prolongé de trois ans.

Avant de conclure le plan de sauvetage, le Congo a du conclure un accord pour restructurer une partie de sa dette chinoise en avril. La dette congolaise auprès de la Chine s’élevait à 2,5 milliards de dollars en mars 2019. En contrepartie de son soutien au Congo par un programme spécial, le FMI a également exigé du pays une série de réformes visant à améliorer la transparence dans la gestion des ressources publiques, en particulier dans son secteur pétrolier caractérisé par une corruption endémique.

L’aboutissement des négociations entre le FMI et le Congo est observé avec intérêt par beaucoup d’autres pays africains très endettés et qui sollicitent l’appui de l’organisme financier. Le cas congolais est une première pour le FMI, qui apporte son soutien à un pays lourdement endetté auprès de la Chine notamment. Il intervient dans un contexte où plusieurs pays africains confrontés à une dette insoutenable résultant d’emprunts commerciaux, d’un essor des émissions d’euro-obligations et de plusieurs années de prêts chinois sur le Continent devraient également faire appel au FMI pour obtenir de l’aide au cours des prochaines années.

Le FMI accorde 448,6 millions de dollars au Congo

Jeudi 11 juillet, le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé un arrangement de trois ans en faveur de la République du Congo, d’un montant de 448,6 millions de dollars pour relancer son économie.

Le Fonds monétaire international a annoncé, ce jeudi, qu’il allait accorder 448,6 millions de dollars sur trois ans au Congo-Brazzaville pour relancer l’économie du pays, tout en souhaitant une meilleure « transparence » de ses comptes publics. Un résultat obtenu au terme de plus de deux ans de discussions difficiles.

La réaction officielle congolaise tient davantage du soulagement que du triomphalisme. Tant il est vrai que Brazzaville revient de loin. Dans un communiqué, le négociateur congolais, Lucien Ebata s’est dit fier d’être parvenu à cet accord. Un accord qui n’était absolument pas évident, il y a deux ans, lorsque les discussions ont débuté.

A l’époque, le FMI découvrait l’ampleur des dégâts, les dirigeants congolais s’étaient évertués à cacher l’énormité de la dette publique, près de neuf milliards de dollars. Sans compter les rapports d’ONG comme Public Eye et les enquêtes de la justice suisse sur les détournements des ressources pétrolières et les contrats léonins passés avec les négociants pétroliers comme Glencore et Trafigura. Le FMI a donc exigé que l’État congolais remette de l’ordre dans ses finances, ce qui s’est traduit par une chute brutale des dépenses budgétaires, dont la population a fait les frais. Il a réclamé une politique de transparence dans l’utilisation des ressources pétrolières et surtout un rééchelonnement de la dette publique.

450 millions de dollars

Le retour du FMI à son chevet est donc une bonne nouvelle pour le Congo-Brazzaville à plusieurs titres. D’abord parce que l’institution monétaire débloque immédiatement près de 45 millions de dollars pour appuyer les réformes engagées par le gouvernement. Ensuite, parce que le FMI s’engage sur trois ans à hauteur de près de 450 millions de dollars.

Tous les six mois, le Fonds monétaire international va vérifier si le pays respecte bien les conditions qu’il a acceptées, avant de débourser de nouvelles tranches de son prêt. Ces conditions sont, entre autres, la poursuite de la réduction du déficit budgétaire, la transparence des dépenses publiques, l’élargissement de l’assiette fiscale et la lutte contre la corruption.

L’autre bonne nouvelle est que le programme du FMI devrait inciter les créanciers privés de la République du Congo à restructurer leurs créances ce qui donnera également de l’oxygène au pays. La restructuration récente de la dette congolaise à l’égard de la Chine, qui atteint plus de 3 milliards de dollars, était elle-même une condition du retour de l’aide du FMI.

CAN 2021 : le tirage au sort se fera le 18 juillet

La Confédération africaine de football a déjà réparti les équipes participantes à ces éliminatoires dans différents pots.

Le tirage au sort des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations Cameroun 2021 aura lieu le jeudi 18 juillet 2018, en marge de l’assemblée générale de la Confédération africaine de football, prévue au Caire en Egypte. La CAF a déjà réparti les équipes participantes à ces éliminatoires dans différents pots. Pays organisateur, le Cameroun est classé dans le pot 1, celui des têtes de série en compagnie du Sénégal, Nigeria, du Maroc, la RDC, la Tunisie, le Ghana, la Côte d’ivoire, le Burkina Faso, le Mali, l’Egypte et l’Algérie.

Plusieurs équipes classées dans les pots 4 et 5 passeront par le tour préliminaire.

La composition des différents pots

Pot 1:

Sénégal – Tunisie – Nigeria – Maroc – RD Congo – Ghana – Cameroun -Égypte – Burkina Faso – Mali – Côte d’Ivoire – Algérie.

Pot 2:

Guinée – Afrique du Sud – Cap Vert – Ouganda – Zambie – Bénin – Gabon – Congo Brazzaville – Mauritanie – Niger – Kenya – Libye.

Pot 3:

Madagascar – Zimbabwe – Afrique centrale – Namibie- Sierra Leone – Mozambique – Guinée Bissau – Angola – Malawi – Togo – Soudan – Tanzanie.

Pot 4:

Burundi, Rwanda, Guinée équatoriale, Swaziland, Lesotho, Botswana, Comores et Éthiopie.

 

Baccalauréat technique : les épreuves du second tour ont démarré ce 11 juillet

Initialement prévu le 10 juillet, l’examen a débuté ce jeudi pour donner la chance à tous les candidats, à en croire le directeur des examens et concours (Dec) techniques et professionnels, Joseph Moukila.

Les cinq mille huit cent treize candidats déclarés admissibles étaient attendus à compter de ce 11 juillet sur toute l’étendue du territoire national pour passer les épreuves écrites du second tour. En effet, afin de donner la chance à tout le monde de passer l’examen, les organisateurs ont mis à profit la journée initiale du 10 juillet pour sensibiliser les différents acteurs impliqués dans cette aventure. « Le second tour du baccalauréat technique a effectivement commencé aujourd’hui, nous avons justement envisagé une démarche pédagogique dans ce sens que nous savons bien que cette ultime étape est cruciale pour les enfants qui ont été déclarés admissibles. Par rapport à cela, il fallait d’abord leur faire comprendre l’importance pour eux de passer ensemble ce second tour et ses enjeux parce que nombreux pensent que ce sont des formalités, mais sont souvent surpris à la fin », a expliqué le Dec technique.

Ainsi, les chefs de centre ont été commis à sensibiliser les candidats à la discipline à observer pendant le déroulement des épreuves. Conformément à la réglementation en vigueur dans le pays, certains appareils électroniques sont interdits dans les salles d’examen à l’instar des téléphones portables. De même, des astuces favorisant la fraude sont également prohibées par la loi. « Nous leur avons rappelé les principes, les règles pour les examens d’Etat, notamment se débarrasser de tout ce qui nuit au bon fonctionnement du baccalauréat, tout ce qui n’est pas autorisé tel que les téléphones portables, les bombes. Donc leur faire prendre conscience de ce qu’ils sont à une étape cruciale, ils sont déjà à la porte de l’admission au baccalauréat et n’ont pas à faire des bêtises pour inviter l’échec », a poursuivi Joseph Moukila, précisant que chaque candidat doit se munir des fiches d’anonymat pendant le déroulement des épreuves.

Conscientes du mauvais comportement affiché par certains commis de l’Etat lors de l’organisation des examens, les autorités du ministère de l’Enseignement technique et professionnel ont procédé également à la sensibilisation des surveillants de salle. « Ils ne sont pas aussi épargnés, nous leur avons rappelé le rôle qu’ils doivent jouer en tant qu’enseignant afin de veiller au bon fonctionnement de l’examen. Nous avons un guide, il fallait le commenter à l’endroit des surveillants et de tous ceux qui constituent le personnel convié au déroulement de cet examen », a conclu le Dec, rappelant que treize centres sont retenus à Brazzaville.

Notons que selon les résultats du premier tour publiés le 1er juillet, sur les 14 931 candidats ayant présenté le baccalauréat technique et professionnel cette année, deux mille deux cent quatre-vingt-deux étaient déclarés admis, soit 15,85% et cinq mille huit cent treize admissibles (38,95 %). Les échoués sont au nombre de sept mille cent cinquante-six, soit un pourcentage de 46,92%.

CAN féminine 2020 : le Congo renonce à l’organisation

Le gouvernement dit ne pas pouvoir répondre au cahier des charges de la compétition à cause de la crise économique qui touche le pays depuis quelques temps.

La République du Congo n’organisera pas la coupe d’Afrique des nations féminine de 2020. C’est à travers un courrier adressé à la Confédération africaine de football (CAF), le lundi 8 juillet 2019, que Brazzaville a donné sa décision.

Les autorités congolaises disent ne pas pouvoir répondre convenablement au cahier des charges de la 12e édition de la compétition. Ils invoquent des problèmes de trésorerie.

« Le 7 mars 2018, la République du Congo avait donné son accord de principe sans être encore en possession du cahier des charges. Aussi, après avoir examiné, après coup, ledit cahier des charges, la République du Congo s’est rendue compte, que dans le contexte des grandes tensions de trésorerie où elle se trouve, elle est dans l’incapacité d’y répondre de façon optimale et rassurante », affirme le document.

Depuis la tenue des Jeux Africains 2015, les autorités congolaises ont renoncé à l’organisation de plusieurs événements sportifs. Notamment le Championnat d’Afrique des nations de basket-ball (Afrobasket 2017) La compétition avait été délocalisée au Sénégal et en Tunisie.

C’est le 16 juillet prochain au Caire, que le Comité exécutif de la CAF devrait décider du sort de la CAN féminine 2020

Avec ce renoncement, on pourrait être partie pour un tournoi à 8 équipes avec 2 stades seulement, comme en 2018 au Ghana. « On sait qu’on a déjà du mal à avoir une CAN avec plus de pays participants, avait expliqué le secrétaire général de la CAF, Mouad Hajji, en marge de la CAN 2019. Mais on y pense et c’était l’objet de discussions très poussées au sein du Comité exécutif, au sujet du CHAN et de la CAN féminine. Il y a eu des propositions mais tout cela reste encore à l’étude ».

Daouda Senga : « Le Congo va entrer dans l’histoire du tennis africain »

L’ancien tennisman entend organiser en septembre, au Complexe sportif de Kintélé, un Open  de tennis féminin qui mettra aux prises cinquante à soixante joueuses venant d’Europe, des Etats-Unis d’Amérique, de Russie et d’Afrique, classées entre la cent cinquantième et huit centième places mondiales.

Daouda Senga a-t-il une histoire avec  le Congo et son tennis?

Je suis né au Congo et y ai grandi. J’ai joué dans le circuit ATP mondial durant dix ans.  J’ai été n°1 de Hawaii, n° 3 de l’Etat de New York et n°1 au Sénégal. J’ai remporté plus de vingt tournois dans le circuit africain. J’ai eu l’honneur de jouer la coupe Davis pour le Congo et le Sénégal.  J’ai vécu en France et treize ans aux Etats-Unis, dont quatre à Hawaii, où j’ai obtenu mon diplôme en relations internationales et communication et j’y ai remporté deux fois le championnat universitaire NCAA. Je suis entraîneur de tennis ITF Level I et II.  Je suis aussi préparateur mental certifié pour athlètes. Je réside en Belgique. J’ai créé, depuis trois ans l’Open international de tennis féminin de Dakar.

Après Dakar, vous avez décidé de tenter l’expérience à Brazzaville sur quel signe ?

Cette compétition est une première en Afrique centrale, c’est donc une innovation. Je tiens à remercier le président de la Fédération congolaise de tennis, ainsi que le ministre des Sports pour leur soutien.  Nous avons le privilège d’accueillir des joueuses de calibre mondial au Congo, durant deux semaines, et par effet de conséquence, mettre le Congo au-devant de la scène sportive mondiale.

Derrière le projet qui vous tient à cœur se cachent certainement des objectifs. Lesquels ?

Le tennis est le quatrième sport le plus regardé au monde avec plus d’un milliard de téléspectateurs. Nous pensons qu’il y a un public qui viendra nombreux voir un total de cent vingt-huit matches. Nous voulons permettre aux joueuses africaines de se frotter à des joueuses de haut niveau, susciter des vocations chez les jeunes congolaises et que notre pays ait un tournoi annuel.

Quel est le caractère inédit de cette compétition ?

Il n’y a jamais eu une telle compétition en Afrique centrale. Le Congo va entrer dans l’histoire du tennis africain. C’est énorme ! Nous en sommes fiers et ne ménagerons aucun effort pour que celle-ci soit une réussite totale.

Sur le plan technique, comment va se dérouler la compétition ?

Ce sont deux tournois d’une semaine chacun doté de vingt-cinq mille dollars américains, organisés selon le cahier des charges de la Fédération internationale de tennis (ITF). Donc deux finales.

Quels sont les athlètes attendus ?

Nous attendons entre cinquante et soixante joueuses pour la plupart venant d’Europe, des Etats-Unis d’Amérique, de Russie et d’Afrique classées entre la cent cinquantième et la huit centième place mondiale. Les moins bien classées devront passer par des qualifications pour entrer dans le tableau final et gagner les précieux points WTA qui vont leur permettre de progresser au classement mondial.

Quels sont les challenges ?

Ils sont multiples et inhérents à toute première entreprise. Nous sommes certes ambitieux mais prudents. Déjà réussir notre plan de communication qui va commencer en août. Nous voulons que le plus grand nombre de Brazzavillois soit informé et enfin, boucler notre budget organisationnel.

La réussite d’un tel événement nécessite énormément des moyens. Quelles sont vos sources de financement ?

100 % du financement vient des sponsors et partenaires qui veulent associer leurs images à notre événement. Autant que les moyens financiers, il faut un groupe engagé, une bonne préparation et beaucoup de sérieux. J’ai espoir que le gouvernement, à travers le président Denis Sassou N’Guesso, qui est un amateur et fan de tennis, ou la première dame qui fait aussi autant pour les femmes et les enfants, nous soutiennent même symboliquement.  Ce serait un message fort envoyé à l’opinion publique. Mon rêve est que le couple présidentiel donne le coup d’envoi de la compétition, le  16 septembre, et qu’il remette les coupes le 21 du même mois.

C’est vrai que l’apport de partenaires est si nécessaire, mais qu’est-ce que vous attendez de la fédération et du ministère des sports ?

La Fédération nous aide sur le plan administratif et fait le lien entre nous et la Fédération internationale de Tennis et je tiens à remercier le président Germain Ickonga pour son soutien et sa volonté de nous aider à réussir ce pari. En termes de logistique, nous souhaitons que le ministère des Sports mette à notre disposition des bus pour le transport des spectateurs. C’est un challenge, mais nous pouvons le relever en travaillant tous ensemble.

Qu’est-ce que le Congo gagnerait en organisant ce tournoi ?

Cette compétition est positive pour le tourisme, donc positive pour les hôtels liés au tournoi, création d’emplois (temporaires), une image positive du Congo au plan international, divertissement local, valorisation des jeunes et des femmes. Le tournoi sera médiatisé sur les chaînes internationales, donc une bonne pub pour notre pays.

Selon vous, quelles sont les difficultés rencontrées par le tennis féminin en Afrique ?

Sans donner de leçons à personne, je pense qu’il y a un manque de volonté politique et de formation des entraîneurs. L’Afrique doit s’inspirer du Canada qui, il y a quinze ans, est parti de zéro et maintenant à plusieurs jeunes joueurs et joueuses dans les meilleurs mondiaux juniors et séniors. Il faut aussi plus de compétitions. La Tunisie, l’Egypte et le Maroc se partagent soixante-treize des soixante-seize tournois de tennis en Afrique, puis vient le Nigeria avec deux et le Sénégal un, le fossé est grand.

Vos perspectives à court et long terme ?

Boucler notre budget, réussir le plan de communication, avoir la satisfaction des joueuses et des partenaires à la fin du tournoi, pérenniser le tournoi en augmentant la dotation et en ajoutant un tableau messieurs, ce qui deviendrait un petit Roland Garros africain chez nous au Congo, c’est notre rêve…

Affaire Commisimpex/Congo : la société demande une avancée

Commisimpex demande au FMI de faire de sa créance une « condition préalable » à un programme d’aide.

Ça fait trente ans que la société Commisimpex est en conflit avec la République du Congo. Les avocats de la société pense que le FMI doit exiger de Brazzaville une avancée dans le règlement du litige qui les oppose, comme elle l’a fait vis-à-vis d’autres créanciers du pays, notamment la Chine et les sociétés pétrolières Glencore et Trafigura.

Selon les informations données par l’agence Reuters, Commisimpex (piloté par l’homme d’affaire libanais Mohsen Hojeij) réclame des créances au gouvernement congolais pour la construction d’infrastructures publiques impayées. Ces infrastructures sont évaluées à un montant passé de 100 millions d’euros en 1992, aujourd’hui, à 1,2 milliard d’euros. Commisimpex a écrit au FMI pour demander à ce que le règlement de sa dette par Brazzaville soit une condition préalable au programme d’aide du FMI. Si le Fonds respecte les délais annoncés, il devrait acter jeudi 11 juillet sa décision d’aider, ou non, la République du Congo à travers un programme d’aide.

Le courrier a été adressé à David Lipton, directeur général par intérim du FMI, et à Abebe Sélassié, directeur du département Afrique. Reuters affirme que « Le FMI a demandé au Congo de négocier avec les deux autres groupes importants de créanciers avec lesquels il est en défaut. Il est manifestement injuste que le FMI semble favoriser un groupe de créanciers par rapport à d’autres ».

Commisimpex ajoute que le FMI devrait exiger que le Congo enregistre pleinement et correctement sa dette envers l’entreprise dans ses comptes publics comme condition préalable à l’octroi du programme de sauvetage. Pour l’instant ni le FMI, ni les autorités congolaises n’ont commenté le courrier de l’entreprise.

Pointe-Noire : où poursuivre ses études universitaires après le Bac ?

C’est la question que se posent les futurs bacheliers de la ville de Pointe-Noire.

Pointe-Noire, la ville portuaire, deuxième ville de la République du Congo. Elle est connue pour ses plages. La gare ferroviaire de la ville est le terminus de la ligne de chemin de fer Congo-Océan. Paradoxalement, celle-ci n’a pas d’université publique. C’est une nouvelle équation pour les nouveaux bacheliers et leurs parents. Pour poursuivre leur cursus universitaire, ces jeunes sont obligés de se rendre à Brazzaville ou s’inscrire dans des instituts privés locaux pour ceux dont les parents peuvent supporter la charge. Et pour les autres, c’est la fin des études.

Un bachelier indigné n’a toujours pas avalé la pilule. Lui c’est Éloges Ntsoumou, il a mis un terme à ses études après l’obtention de son bac. « J’ai obtenu mon baccalauréat A4 en 2016, mais faute d’université à Pointe-Noire et de moyens financiers, j’ai été contraint de mettre un terme à mes études. Je me suis lancé dans ce petit commerce qui me permet de faire face à mes besoins et peut-être aussi rassembler les fonds pour apprendre un métier. Le Congo ne s’arrête pas seulement à Brazzaville », raconte Éloges Ntsoumou.

La ville de Pointe-Noire comme les villes d’autres départements, en dehors de Brazzaville, ne dispose pas d’un complexe universitaire public.

Bientôt les résultats du baccalauréat 2019 seront affichés, la réflexion bat son comble chez les futurs bacheliers. Il faut trouver une solution avant la publication des résultats. «Je suis issu d’une famille modeste. Je n’ai aucun parent proche capable de m’héberger à Brazzaville après l’obtention de mon Bac. Le Bac A4 n’a pas assez de débouchés. Le seul moyen qui m’est offert, c’est de m’inscrire à l’université Marien Ngouabi. Au cas contraire, ça sera un peu difficile pour moi. Je souhaite que les autorités de ce pays construisent un complexe universitaire public pour permettre aux bacheliers de Pointe-Noire d’étudier sur place comme ceux de Brazzaville », s’inquiète Jordaine Bayenda, élève en terminal A4.

Personne ne comprend pourquoi, jusqu’aujourd’hui Pointe-Noire, la deuxième ville du pays n’a pas d’université publique, alors que chaque année le nombre d’admis au baccalauréat est important.

Les ponténégrins espèrent tout de même qu’au moins la construction de l’université catholique de Loango, située près de Pointe-Noire. Les travaux de cet établissement avaient été lancés le 15 décembre 2015.

Congo : la pénurie de carburant persiste à Brazzaville

Difficile pour les automobilistes de faire le plein de leur moteur à cause de la rareté du carburant.

Depuis le début de ce mois de juillet, la pénurie de carburant va grandissant dans la capitale congolaise. Les stations-service sont de moins en moins visitées parce qu’elles ne répondent plus aux attentes de la clientèle. Mais qu’est ce qui est à l’origine de cette rareté de carburant ? La cause, est la collision des trains marchandises, le 30 juin dernier à Ngondji.

Les automobilistes ne savent pas combien de temps cette situation va durer. Mais ils sont nombreux qui parviennent à se ravitailler chez les revendeurs à la sauvette des produits pétroliers (Kadhafi) qui campent parfois à quelques mètres des stations-service, avec leurs bouteilles et bidons remplis du précieux liquide.

Le seul moyen de remédier à la situation est de dégager le chemin de fer le plus rapidement possible pour relancer le trafic des trains marchandises entre Pointe-Noire et Brazzaville.

Congo : une nouvelle mutuelle des médecins voit le jour à Brazzaville

La Mutuelle nationale des médecins du Congo (Munamec) qui entend valoriser le bien-être social, a été officiellement lancée le 06 juillet, dans la capitale congolaise.

Un nouveau venu dans la liste des associations médicales que compte le Congo. Il s’agit de la Munamec, l’organisation est composé de médecins, retraités et en activité. La Munamec entend valoriser le bien-être social.

Ces médecins disent se solidarisent à travers cette mutuelle, pour  promouvoir leur travail en le mettant au centre de leur préoccupation. Elle s’est engagée à la prise en charge des personnes vivant avec le VIH ; des drépanocytaires et hémophiles; des sujets vivant avec handicap moteur et mental; des alcooliques ainsi que  des toxicomanes. La structure s’inscrit aussi dans la lutte contre le paludisme et la tuberculose. Et voudrait apporter une assistance aux sujets du 3e âge tout en honorant les médecins retraités et décédés.

La Munamec a à sa tête le Dr Jacques François Silou Massamba qui est secondé par le Dr  Simone Loubienga. Cette équipe a pour mission de  recenser tous les médecins de cette zone, lancer une campagne d’adhésion et mener un plaidoyer  pour la mise en place d’une assurance maladie au bénéfice des mutualistes.

«  Soyons une mutuelle solide et engagée, plus mobilisée que jamais pour donner un avenir aux valeurs de fraternité, de solidarité, de bienveillance et de progrès sanitaires et sociaux », a indiqué le président de la section Brazzaville-Pool, Jacques François Silou Massamba.

Pour le moment le champ d’action de la Munamec n’est limité qu’à Brazzaville.