Le CSI de Mabaya vient d’être réhabilité

Située à quelque 28 km de Brazzaville, notamment dans la sous-préfecture de Goma Tsé-Tsé, l’infrastructure sanitaire endommagée par les récents événements dans le département a été officiellement remise aux autorités, le 29 octobre, après réfection par un privé.

Financés par l’église de Jésus-Christ des Saints des derniers jours, à travers son département des affaires sociales et humanitaires LDS Charitie, les travaux de réhabilitation du Centre de santé intégré (CSI) de Mabaya ont duré deux mois et demi. Confiés à l’Association Maman Bouck pour le développement du Congo, ces travaux ont consisté, entre autres, à la réhabilitation des bâtiments et à la construction des latrines.

En effet, cette aire de santé pourrait accueillir les habitants des villages environnants, notamment Mayitoukou, Koubola et Makana. Un ouf de soulagement pour le préfet du département du Pool, Georges Kilébé, qui a salué la dextérité avec laquelle le travail de réhabilitation a été fait selon les règles de l’art. « Ce joyau remis à neuf nous éloigne des tristes souvenirs ayant entraîné la destruction aveugle de nos propres édifices, biens communs à tous et à nos communautés », se souvient-il encore.

Le représentant régional de cette église, Eustache Ilunga, a remercié tous leurs partenaires qui ont compris la valeur de leur mission et leur apporte un soutien dans l’accomplissement de certaines actions. « Nous sommes certains que nous n’avons pas répondu à tous les besoins de ce CSI, mais nous sommes satisfaits d’avoir accompli l’essentiel avec les fonds qui proviennent des dons volontaires de nos membres à travers le monde », a-t-il déclaré, espérant que les autres besoins identifiés attireront l’attention des bienfaiteurs.

La réhabilitation de ce CSI s’inscrit dans le cadre du relèvement communautaire qui constitue un éventail des besoins de la population. En effet, c’est le haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants, Euloge Landry Kolelas, qui a négocié ce protocole d’accord. « La prise en charge des besoins sanitaires de la population en général et des communautés rurales en particulier, demeure au centre des préoccupations majeures des actions gouvernementales dans notre pays », a-t-il rappelé, rassurant le ministère de la Santé de sa disponibilité quant à appuyer les efforts du gouvernement dans la réhabilitation des structures socio-sanitaires endommagées.

Il s’est, par ailleurs, félicité de la promptitude avec laquelle l’église de Jésus-Christ des saints de derniers jours a réalisé cet ouvrage. « Votre souci d’appropriation des souffrances de la population de Mabaya dans le domaine de la santé prouve votre engagement dans l’amélioration de leur accès aux soins de santé de base, non seulement ici mais aussi dans d’autres localités de notre pays », a pimenté Euloge Landry Kolelas, souhaitant que cet élan de solidarité puisse s’étendre à d’autres actions.

Il a enfin exhorté les bénéficiaires à faire bon usage des infrastructures réhabilitées pour le bien-être des générations futures.

Le directeur de cabinet de la ministre en charge de la Santé et de la population, Florent Balandamio, a salué l’apport précieux de certains partenaires dans le renforcement des districts sanitaires. « Au nom du gouvernement (…), un grand merci à LDS-Charitie pour s’être investi autant dans la renaissance de ce centre de santé qui tient allumée la flamme de Mabaya », a-t-il conclu, émettant lui-aussi le vœu de voir les bénéficiaires s’approprier les ouvrages réceptionnés.

Deux étudiants congolais bénéficient des bourses d’études

Un montant équivalent à 1,5 million de FCFA chacun a été octroyé à deux étudiants congolais par la société Bolloré.

Bolloré offre 3 millions de FCFA à deux étudiants de Pointe-Noire et de Brazzaville. Ces bénéficiaires ont reçu 1,5 million chacun. Cet argent servira à la prise en charge de leurs études de deuxième et troisième années.

Philmar Mboungou Mouelet (Brazzaville) et Gelc Welcome Mavoungou, ont reçu leur prix le 26 octobre dernier par Bolloré Transport & Logistics. Cette bourse est le résultat d’une convention de partenariat signée entre l’Association des logisticiens du Congo (ALC) et le groupe français.

Vainqueurs d’un concours lancé par cette entreprise, les lauréats devront aussi bénéficier d’un stage de fin de cycle et seront prioritaires en cas d’embauche au sein du groupe Bolloré.

Il est important de dire que le concours a été organisé en mi-octobre et a vu la participation de cent trois étudiants. Les candidats au concours étaient issus de plusieurs établissements du Congo.

Congo : réhabilitation de l’axe « voie de la boucle »

Les travaux ont été engagés sur ce tronçon il y a deux semaines, elle permettra l’approvisionnement facile du gaz à Brazzaville.

Cela dure deux semaines, que des ouvriers sont à pied d’œuvre pour la reconstruction de l’axe appelé « voie de la boucle », situé entre la gare et le quartier Mpila. Longtemps abandonnés, au point où les rails sont devenus impraticables et leurs alentours envahis par des habitations.

Pour améliorer l’approvisionnement de Brazzaville et les localités environnantes en produit gazier, via le Chemin de fer Congo océan (CFCO), la Société congolaise des gaz de pétrole liquéfiés (GPL Sa) a initié les travaux d’aménagement partant de la gare CFCO, en passant par la PV jusqu’à la zone industrielle de Mpila, où se trouve son local.

Prévus pour fin octobre, les travaux réalisés à 80% devraient s’achever d’ici à fin novembre, a indiqué l’attachée de direction, Estelle Malalou Passy. Le bouleversement du calendrier est dû, d’après elle, aux intempéries de ces derniers jours ainsi qu’à quelques difficultés financières auxquelles la société fait face.

« Nous avons pris cette initiative de refaire ce réseau parce que le chemin de fer est moins coûteux par rapport à la route et ses nombreux postes de péage. Nous nous battons pour que la voie ferrée soit opérationnelle. Cela fera que nous transportions beaucoup plus de produits », a déclaré Estelle Malalou Passy.

À en croire la même source, la capacité de stockage ne changera pas, mais plutôt la capacité de transport qui pourra augmenter grâce à neuf wagons, soit 150 m3 plus un parc de douze véhicules transportant 25 m3 en moyenne. La rotation se fera de telle sorte que le produit soit toujours disponible.

Approvisionné par la Congolaise de raffinage et Kosa actuellement, le gros stockage de GPL SA est estimé à environ 5500 tonnes.  À l’époque, le chemin de fer était l’unique moyen logistique, grâce à onze wagons dont neuf pour transporter le gaz en vrac et deux pour le gaz en emballé.

Lettre de Jean-Marie Michel Mokoko à sa mère décédée

Depuis la Maison d’arrêt centrale de Brazzaville où il est incarcéré depuis près de trois ans pour « atteinte à la sécurité intérieure de l’État », le général Jean-Marie Michel Mokoko a adressé une lettre à sa mère Louise Ongagna décédée le 18 octobre dernier à Pointe-Noire, pour lui demander « pardon » pour son absence à ses obsèques.

Congo : l’UMP fait appel à justice

Dans un communiqué du 25 octobre, à Brazzaville, le parti que dirige Digne Elvis Okombi Tsalisan  veut se remettre à la plus haute juridiction du pays, suite à la publication de l’arrêté du 15 octobre portant annulation de son récépissé  par le ministère de l’Intérieur et de la décentralisation.

« Sur instruction du président du bureau exécutif de l’UMP, l’honorable Digne Elvis Tsalissan Okombi, les avocats conseils de l’Union pour un mouvement populaire ont décidé de saisir la chambre administrative de la plus haute juridiction de notre système judiciaire », souligne le communiqué.

L’Union pour un mouvement populaire (UMP) a qualifié d’ «incompréhensible» la décision du ministère de l’Intérieur et de la décentralisation, «reflétant un abus d’autorité», selon elle. Ce parti a demandé à tous ses militants à travers le pays de garder la sérénité, de ne pas céder aux provocations et de continuer de travailler. Dans le même communiqué, le bureau exécutif a réaffirmé une fois de plus son soutien indéfectible à l’action du président de la République, Denis Sassou N’Guesso.

L’UMP a rappelé qu’elle a été créée en février 2009 et lors des élections locales de 2014, elle a eu ses premiers élus dans près de sept départements du Congo. Fort de son ancrage politique et territorial, ce parti a participé aux élections locales et législatives de 2017, qui lui ont permis l’entrée au parlement de la République et le renforcement de sa présence au niveau des conseils avec des élus locaux, municipaux et départementaux.

Le bureau exécutif de l’UMP a tenu à préciser que suite à l’adoption de la nouvelle loi du 12 mai 2017 portant loi organique relative aux conditions de création, d’existence et aux modalités de financement des partis politiques, le récépissé de ce parti a été confirmé après les enquêtes administratives et de moralité par les services du ministère de l’Intérieur, à travers une note datée du 12 juin 2018 du préfet directeur général de l’Administration du territoire, la plaçant au septième rang des partis politiques remplissant les conditions d’existence au Congo.

Congo : lutte contre la hausse des prix des denrées de première nécessité

Le ministère du commerce a lancé une campagne de lutte contre la hausse des prix des denrées de première nécessité, ce dimanche 27 octobre 2019.

Le ministère congolais du commerce, des approvisionnements et de la consommation via sa direction générale du commerce intérieur, a lancé ce dimanche à Brazzaville une campagne de lutte contre la hausse des prix des denrées de première nécessité, en publiant les prix plafonds de ces denrées à travers le territoire national.

« Ces prix plafonds d’application immédiate vise à soulager les ménages congolais le papier qui ploient sous l’emprise de la crise économique qui secoue le pays depuis plusieurs années », a déclaré le directeur général du commerce intérieur, Martin Moubari en menaçant de sévir contre les grossistes qui ne respecteraient pas la réglementation des prix et les normes commerciales.

Pour le directeur général du commerce intérieur, « ni la mise en service des postes de péage entre Brazzaville et Pointe-Noire (principale voie de ravitaillement du pays), ni à la pénurie des devises due à la mise en application du nouveau règlement des changes de la Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC) décriés par les opérateurs économiques, ne justifient la hausse des prix des produits de première nécessité constatée sur le marché congolais ».

Il qualifie la flambée de prix de première nécessité observée depuis quelques mois dans le pays de « spéculative » surtout « d’opportuniste » destinée à pénaliser les ménages congolais en ce temps de crise économique.

Ainsi, le directeur général du Commerce intérieur sous l’impulsion de sa tutelle, après consultation des commerçants importateurs et les associations de consommateurs a lancé cette restructuration des prix qu’elle vient d’homologuer afin d’améliorer le panier de la ménagère.

En effet, le carton de certains produits congelés tels que le poulet qui était monté à 12 000 FCFA retombe à 8100 FCFA, celui de cuisse de poulet qui était de 10 000 FCFA, revient à 7000 FCFA, le riz blanc qui était monté à 11000 FCFA revient maintenant à 6000 FCFA.

Les directeurs départementaux du commerce intérieur et départementaux de la concurrence et de la fraude commerciale sont tenus de veiller à l’application stricte des dispositions de cette campagne de lutte contre la hausse de prix, a conclu Martin Moubari.

Brazzaville : vers la bancarisation des recettes municipales

La réforme a été présentée lors de la récente session du conseil départemental et municipal de la ville capitale et devra contribuer à améliorer la gestion financière locale.

Pour les autorités municipales, le processus de bancarisation constitue une exigence de « l’orthodoxie financière », autrement dit une gestion prudente impliquant le respect de principes et de bonnes pratiques liés à la gérance des ressources de la commune.

C’est la commission chargée d’examiner le règlement du budget de la mairie exercice 2018 qui a édifié le conseil sur la nécessité de moderniser son administration, à travers la bancarisation, pour une meilleure traçabilité desdites recettes.

En effet, cette réforme concerne les paiements par anticipation (PPA) ; les renvois des PPA ; les paiements des créances ; les mandats, les recouvrements.

Ce projet constitue donc une nouvelle étape dans le processus de réformes du secteur des recettes municipales. Depuis 2017, des groupes de travail ont été mis en place pour recenser les contribuables potentiels de la mairie et essayer d’identifier la parafiscalité locale qui contribue au budget local.

Le but de cette enquête était non seulement de doter la municipalité de Brazzaville d’une liste exhaustive des impôts, taxes et tous les autres droits perçus au bénéfice des services municipaux, mais aussi d’éviter la dispersion des ressources.

Dans son discours de clôture, le président du conseil départemental et municipal, maire de la ville de Brazzaville, Christian Roger Okemba, a indiqué que la prochaine étape consistera à doter la municipalité d’un nouveau cadre législatif de la gestion de la collectivité locale. Il s’agit, selon lui, des outils qui vont compléter l’architecture juridique susceptible d’améliorer le quotidien des Brazzavillois.

Signalons que la cinquième session ordinaire administrative du conseil, tenue du 17 au 25 octobre, a permis aux autorités locales d’approuver d’autres mesures : l’autorisation d’inhumation dans les cimetières privés situés dans le périmètre urbain de Brazzaville et la réduction du coût des frais d’inhumation des enfants dont l’âge varie entre zéro et 10 ans ; le changement de dénomination du rond-point situé en face de l’aéroport international Maya-Maya, dans l’arrondissement 4 Moungali, en rond-point du Fespam ; de même que le rond-point situé en face de la maison commune de Poto-Poto, dans l’arrondissement 3, en « Place des Bantous de la capitale ».

Genre : le Pnud organise une formation sur le leadership féminin

Le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) a regroupé, le 25 octobre à Brazzaville, des femmes de la société civile, des administrations publiques et privées ainsi que des indépendantes.

Atteindre les objectifs de développement durable, c’était le but de la formation sur le leadership féminin organisée par le Pnud vendredi dernier.

La représentante résidente-adjointe du Pnud au Congo, Emma Ngouan Anoh, a expliqué que le leadership féminin se traduit aussi par l’éducation tant dans le foyer qu’à l’extérieur. Il concerne également le développement personnel pour s’intégrer dans cette dynamique, a-t-elle dit, assurant que le Pnud s’est engagé dans le renforcement des capacités des femmes et il est question de créer un réseau d’échanges dans le but d’engager des discussions entre elles.

La directrice de l’Intégration de la femme au développement, Arlette Raymonde Bakou, a indiqué, à cette occasion, que la formation visait à rendre les femmes aptes à développer des stratégies pour gérer efficacement leurs entreprises ainsi que leur carrière d’entrepreneuriat.  Elle a émis le souhait de voir également le Pnud organiser une formation du genre en faveur des entrepreneures à Brazzaville, Pointe-Noire et Ouesso.

Arlette Raymond Bakou a signifié que le leadership reste un facteur déterminant, car il se caractérise par le dépassement de soi, des limites à poser par la société en osant à ne pas se mettre des barrières, mais en se faisant accompagner, entourer des autres et à avoir des compétences parallèles.

Notons que ces derniers temps, les femmes bénéficient de plus en plus de formations pour leur émancipation. Parmi celles-ci, figure la formation sur l’accès aux financements des femmes entrepreneures.

Congo : le général Mokoko refuse d’assister aux obsèques de sa mère

Alors qu’une autorisation de sortie de quelques heures lui avait été donnée par la justice, mais Jean-Marie Michel Mokoko, en prison à Brazzaville depuis près de trois ans, sera pas présent  aux funérailles de sa mère.

Jean-Marie Michel Mokoko ne saisira pas l’occasion qui lui a été accordée par le tribunal de grande instance de Brazzaville. Cette instance lui avait accordé deux autorisations. La première, ce samedi 26 octobre, entre 9h et 15h, pour assister aux funérailles de sa mère, et la seconde, après-demain lundi 28 octobre, aux mêmes horaires, pour prendre part au conseil de famille.

Des autorisations que ce détenu juge incompréhensible et injuste qu’on ait restreint à ce point les horaires auxquels il aurait eu le droit de sortir.

« Le général Jean-Marie Michel Mokoko constate, à travers cette décision, une occasion de plus, de vouloir le mettre à genoux. Il garde le moral et il n’accepte pas cette décision. Il laisse à sa famille le soin d’enterrer sa maman. Il est fils unique et il avait souhaité obtenir une permission régulière, comme tous les autres condamnés, de cinq jours au moins, afin d’avoir l’occasion d’aller accueillir la dépouille mortelle de sa maman à son arrivée à l’aéroport de Maya-Maya et de la conduire à la maison. Il n’accepte donc pas cette décision qui consiste à réduire sa liberté une fois de plus », explique l’un de ses avocats, Maître Jean-Philippe Esseau, joint par nos confrères de RFI.

Ainsi Maître Jean-Philippe Esseau le confirme : le général Jean-Marie Michel Mokoko ne sortira pas en exécution de cette décision du juge d’application des peines.

Rappelons que le général Mokoko avait été arrêté en 2016, il a été jugé et condamné à 20 ans de réclusion en 2017 pour « atteinte à la sécurité intérieure de l’État ».

Congo : baisse des prix des produits alimentaires

Le directeur général du Commerce intérieur, Martin Moubari, a annoncé, le 24 octobre à Brazzaville, cette décision qui permettra, « d’améliorer le panier de la ménagère ».

« Cette décision aura pour effet d’enrayer la flambée actuelle des prix et de soulager ainsi les familles », a signifié le directeur général du commerce intérieur.

Depuis quelques temps, le marché national connaît une hausse des prix des produits alimentaires de première nécessité. Les cartons de cuisses de poulet et côtes qui coûtaient 6000 et 8000 FCFA respectivement sont actuellement vendus à 14000 voire 16000 FCFA, pénalisant ainsi les ménages.

D’après Martin Moubari, cette augmentation est due à la pénurie des devises et à la mise en application du nouveau règlement de change de la Communauté économique et monétaire des États de l’Afrique centrale. L’absence des devises fait donc partie des difficultés que rencontrent les importateurs dans le règlement de factures auprès de leurs fournisseurs à l’étranger et en approvisionnement en marchandises. « Les commerçants connaissent actuellement une tension au niveau de leurs stocks. Comme nous ne produisons malheureusement pas ce que nous consommons, les commerçants ne peuvent plus payer leurs fournisseurs pour renflouer leurs entrepôts », a indiqué Martin Moubari.

Par ailleurs, le directeur général du Commerce intérieur a précisé que la nouvelle mesure s’appliquera immédiatement et ce jusqu’à la reconstitution des nouveaux stocks des marchandises par les commerçants importateurs. Pour ce faire, les services de contrôle sont tenus de veiller à la stricte application des présentes dispositions.