Hôpital Loandjili de Pointe-Noire : les employés réclament 15 mois d’arriérés de salaire

Alors que la pandémie Covid 19 gagne du terrain au Congo-Brazzaville (117 cas confirmés), l’hôpital Loandjili à Pointe-Noire dans le Kouilou est en crise.

Des employés : infirmiers, médecins…ont gagné les rues de la ville océane sans masques et sans maintenir une distance d’au moins 1 mètre avec les autres personnes en vue de réclamer le paiement de 15 mois d’arriérés de salaire. Ils se plaignent aussi de n’avoir pas reçu des équipements nécessaires pour se protéger contre le Covid 19 dans le cadre de leur travail.

Ils critiquent le comportement du gouvernement et menacent de fermer les portes de l’hôpital Loandjili, si rien n’est fait pour répondre à leurs revendications.

Tchad : vers la mise en place d’un numéro vert

Ce numéro vert pour faciliter les transports d’urgence pendant la période de couvre-feu.

La cellule de veille et de sécurité sanitaire a évoqué mardi, au cours d’une réunion, la possible mise en place d’un nouveau numéro vert pour faciliter les transports d’urgence pendant la période de couvre-feu.

Selon la Présidence, « l’idée penche à la mise à disposition d’un numéro vert pour que des ambulanciers, voire les forces de défense et de sécurité soient constamment disponibles afin de transporter les patients touchés par d’autres maladies dans les institutions sanitaires aux heures du couvre-feu. »

Au cours de la réunion, le chef de l’Etat a demandé que des dispositions soient prises concernant les impératives de santé.

Cet éventuel numéro vert permettrait aux personnes qui font face à une urgence sanitaire de pouvoir être acheminées plus facilement vers une structure médicale.

Le couvre-feu est actuellement de 19 heures à 6 heures mais il va être réaménagé de 20 heures à 5 heures suite à une demande du chef de l’Etat. Il concerne N’Djamena, les provinces du logone Occidental, Logone Oriental, Mayo-Kebbi Ouest, Mayo-Kebbi Est, et les localités de mandélia, Logone-Gana et N’Djamena-Farah à Guitté.

Congo : le colonel Pierre n’est plus

Le président de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (Onac), le colonel Pierre Obou,  est décédé, à Brazzaville,  à l’âge de 81 ans, le 9 avril.

Ancien directeur national du protocole et ancien ambassadeur du Congo au Gabon, le colonel Pierre Obou fut également un Ancien enfant de troupe (AET) de la promotion Sergent Krochant (1953-1957), matricule 168.

 Nommé directeur de l’Onac par décret présidentiel du  8 mars 2013, le colonel Pierre Obou a occupé ces fonctions jusqu’à sa disparition. Ce qui laisse, sans nul doute, un grand vide au sein des anciens combattants, des veuves et militaires de la France d’Outre-mer qu’il ne cessait de soutenir, surtout à chaque fin d’année,  avec l’appui de l’ambassade de France au Congo.

Lors  des obsèques de son ami et sénateur,   le colonel Pascal Mouassiposso Mackonguy, décédé le 4 janvier 2015, à Paris (France),  à l’âge de 81 ans,  l’ancien directeur du protocole national, s’interrogeait à cette occasion sur la raison exacte de pleurer un soldat alors que son nom est écrit dans le livre de vie ? Une interrogation qui trouve sa réponse dans les Saintes Ecritures qui, selon l’orateur, enseignent « qu’il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ce que l’on aime ».

Congo-Covid-19 : 74 cas confirmés

La république du Congo enregistre soixante-quatorze (74) cas confirmés de coronavirus (Covid-19) dont dix (10) guéris et cinq (05) morts.

Le Congo compte depuis le 13 avril 2020, soixante-quatorze (74) cas confirmés de coronavirus (Covid-19) dont dix (10) guéris et cinq (05) morts.

Deux (02) nouveaux cas ont été enregistrés dans le département du Pool (sud) alors que les autr&es au niveau des deux plus grandes villes du pays, notamment Brazzaville et Pointe-Noire.

Les autorités sanitaires ont renouvelé leur appel à respecter les consignes de confinement jusqu’au 30 avril prochain.

Incident d’Air France : le gouvernement congolais présente ses excuses

Brazzaville a présenté ses excuses au le demain de l’incident qui s’est produit le 11 avril 2020, sur le tarmac de l’Aéroport International Agostinho Neto de Pointe-Noire.

Un Airbus A330 de la compagnie Air France a été pris pour cible par un élément de la gendarmerie congolaise. Dans une correspondance adressée à son homologue français Jean-Yves Le Drian, le ministre congolais des Affaires étrangères, de la Coopération et des Congolais de l’étranger, Jean Claude Gakosso a regretté cet événement malheureux.

« Je voudrais, en cette circonstance malheureuse, vous exprimer, au nom du Gouvernement de la République du Congo, mes profonds regrets et vous assurer qu’une enquête a été ouverte par les services habiletés afin de clairement établir les circonstances et les responsabilités », a t-il déclaré.

Sur des photos publiées sur les réseaux sociaux, on pouvait apercevoir plusieurs impacts de balle sur le fuselage de l’appareil. Le tireur qui a pris pour cible le vol AF4145 en provenance de Roissy-Charles de Gaulle est un gendarme en service à la brigade aéroportuaire. Il a été placé en garde à vue en attendant les résultats de l’enquête. Les motivations de son acte ne sont pas encore élucidées jusqu’ici.

L’avion de la compagnie Air France était chargé de rapatrier des ressortissants français bloqués au Congo depuis la fermeture des frontières suite à la propagation du nouveau coronavirus. Le pays enregistre pour l’heure 60 cas de personnes contaminées c 5 décès et 5 guérisons. Le confinement des habitants, un couvre-feu nocturne et l’instauration d’un « état d’urgence sanitaire » pour un mois (avril) a été imposé le 28 mars par le président Denis Sassou Nguesso dans l’optique d’endiguer cette pandémie.

Congo-Covid-19 : le nombre de contaminés passe à soixante-dix

Tous les contaminés sont sous surveillance médicale et aucun d’entre eux n’a atteint un niveau sévère de la maladie.

« Du 8 au 10 avril, cinquante-six sujets y compris les personnes contacts ont été testés au Laboratoire national de santé publique. Dix cas se sont révélés positifs au Covid-19. Le nombre total des contaminés au Congo passe donc à soixante-dix », a expliqué le coordonnateur technique national de la riposte contre le Covid-19, le Dr Gilbert Ndziessi, faisant le point de la situation épidémiologique de la pandémie à la date du 11 avril.

Au niveau de Brazzaville, la répartition des cinquante-sept cas contaminés par arrondissement se présente comme suit : Madibou (1 cas), Makélékélé (1 cas), Bacongo (5 cas), Poto-Poto (4 cas), Moungali (11 cas), Ouénzé (15 cas), Talangaï (7 cas), Mfilou (6 cas), Djiri (7 cas).

Le taux de contamination n’est pas le même qu’à Pointe-Noire : Lumumba : (6 cas), Mongo-Poukou (3 cas), Tié-Tié (2 cas), Loandjili (1 cas), Mvoumvou (1 cas) soit treize cas au total. Sur l’ensemble des cas, l’on note quarante cas de contamination locale et trente cas importés.

Covid-19 : l’hôtel de la Concorde accueille les cas asymptomatiques

A partir de ce lundi  13 avril, les dépistés positifs au Covid-19 qui ne présentent pas de signes de la maladie seront médicalement suivis au site de la Concorde à Kintélé.

La ministre de la Santé, Jacqueline Lydia Mikolo, a effectué une descente à la structure hôtelière, avec le comité de prise en charge du Covid-19, pour s’assurer que tout est prêt pour recevoir les cas contaminés qui ne présentent pas de signes cliniques de la maladie mais sont dépistés positifs au Covid-19. « Les conditions sont réunies dans ce site de la Concorde qui est transformé en hôtel-hôpital. La clinique Leyono et le Centre hospitalier universitaire de Brazzaville demeurent des sites de dégagement pour les cas symptomatiques », a expliqué le Pr Alexis Elira Dokekias, président de la commission prise en charge de la maladie.

Les épidémiologistes s’accordent à dire qu’un porteur du Covid-19, qui ne présente pas des signes pendant la période d’incubation estimée à deux semaines, demeure contagieux. Dans ce cas, la maladie se propage facilement du fait que le contaminé ne présente aucun signe visible de l’épidémie. La décision d’isoler les malades asymptomatiques dépistés positifs au Covid-19 au site de la Concorde à Kintélé, pour le suivi médical, obéit donc à la nécessité de briser la chaîne de contamination.

Congo : le gouvernement face au casse-tête de l’organisation des examens de fin d’année

Les examens de fin d’année (CEPE, BEPC, BAC) vont-ils être maintenus ? Si oui, dans quelles conditions ? Pour le moment, aucune mesure n’a été annoncée pour faire face au confinement.

Au Congo, l’école n’est pas arrêtée. Elle se poursuit sous une autre forme, sous forme d’éducation non formelle. Les plages horaires sont réservées à l’apprentissage sur Télé Congo. Selon un calendrier bien établi, il y a deux heures pour les élèves en classes de CM2, deux heures pour les troisièmes et deux heures pour les terminales.

Devant l’impossibilité de maintenir des examens en présentiel si le confinement contre la pandémie du Coronavirus se poursuit, les examens de fin d’année vont-ils être maintenus ? Si oui, dans quelles conditions ? Si non, le gouvernement à d’autres options ?

Récemment, le ministre congolais de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, Anatole Collinet Makosso a annoncé que pour des élèves des classes intermédiaires au cas où les cours ne reprenaient pas, les moyennes du premier et deuxième trimestre serviront au calcul de la moyenne générale de passage.

L’élève qui a fait les compositions du 1er et 2e trimestre, s’il arrive que nous ne soyons pas à mesure de faire au cours du 3e trimestre, s’il a eu 10/20 comme moyenne générale, il peut être considéré comme admis en classe supérieure.

Celui qui a une moyenne entre 8 et 9,99/20, on lui donnera la possibilité de passer une autre session de rattrapage.

Pour les épreuves ratées pendant les deux derniers jours de compositions, les chefs d’établissement prendront les notes des devoirs départementaux pour calculer la moyenne.

Cependant, rien n’a été précisé pour les élèves en classe d’examens (CM2, 3ème et Terminale).

Congo-Covid 19 : l’eau et l’électricité gratuites pendant la période de confinement

C’est l’une des mesures prises lors des travaux de la Coordination nationale de gestion de la pandémie qui se sont tenus vendredi 10 avril 2020.

C’est officiel, les ménages au Congo ont de l’eau et de l’électricité gratuitement pendant cette période de confinement. Le ministre congolais de la Communication et porte-parole du gouvernement, Thierry Moungalla l’a annoncé vendredi 10 avril 2020, à Brazzaville. Il s’est exprimé pour donner les conclusions des travaux de la Coordination nationale de gestion de la pandémie. Plusieurs mesures ont été annoncées notamment la gratuité de l’eau et l’électricité pour les ménages durant la période de confinement. Le transfert dans les prochains jours, de la somme de 4 milliards de FCFA aux ménages et personnes nécessiteuses déjà répertoriés dans différentes localités du pays par le Ministère en charge des affaires sociales.

Pour rappel, 11 nouveaux cas et 3 guérisons de Covid-19 ont aussi été annoncés par le Ministère congolais de la Santé, ce qui porte le bilan à : 60 cas enregistrés (depuis le 14 mars 2020), 5 guérisons et 5 décès.

Le gouvernement réitère à la population de respecter des gestions barrières pour limiter la propagation du coronavirus.

Congo : les recensements reprennent

Le Premier ministre congolais Clément Mouamba vient d’ordonner la reprise du recensement général de la population et de l’habitation.

La république du Congo est en confinement  et vit sous couvre-feu depuis le 31 mars dernier. Cette situation est conséquence de la pandémie de coronavirus dont le monde entier et le Congo en particulier. Même si certaines activités sont au ralenti, l’activité ne s’arrête pas pour autant.

Clément Mouamba vient de signer un décret ordonnant la reprise du Recensement général de la population et de l’habitation (RPGH). Dans son décret, le chef du gouvernement ne précise pas quand les agents recenseurs seront redéployés. Jusqu’à hier samedi, ils n’étaient pas encore visibles sur le terrain.

« Le décret du Premier ministre sur le recensement est sans nul doute un dossier qui a traîné sur sa table et qu’il a dû solder. Le travail ne va pas s’arrêter. Le RPGH tiendra bien compte des gestes barrières. C’est une opération qui s’inscrit dans la durée. », a commenté une source proche du pouvoir.

Ces explications sont loin de convaincre Honoré Sayi, porte-parole de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS, première formation d’opposition) qui, dans une déclaration juge l’initiative « suicidaire » : « Comment respecter les mesures barrières pour se prémunir du Covid-19, lorsque les agents recenseurs pourraient, éventuellement, être des facteurs de propagation de ce virus face à une population qui se bat avec des moyens dérisoires contre cet ennemi invisible et impitoyable », s’inquiète Sayi.

Pour l’UPADS, le gouvernement doit avoir une seule préoccupation : protéger la population contre le Covid-19.

Au dernier décompte, le Congo a 70 cas confirmés et cinq décès, tous enregistrés à Brazzaville et Pointe-Noire, les deux plus grandes villes du pays. Les autorités viennent de décider de la gratuité de l’électricité et de l’eau dans tous les ménages jusqu’à la fin du confinement.