Congo-Covid 19 : 207 cas de contamination

La République du Congo enregistre en ce lundi 27 avril 2020, 207 cas de coronavirus contaminés, 19 guéris  et 08 décès.

La ministre de la santé, de la population, de la promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement, Jacqueline Lydia Mikolo a annoncé, le 24 avril 2020 à Brazzaville, que le Congo compte 19 cas de personnes guéries du Covid 19, six patients décédés et 200 cas de contamination au niveau national. Ce lundi, le pays a enregistrés 07 nouveaux cas.

Pour  Jacqueline Lydia Mikolo, la première préoccupation pour contrôler de la propagation de cette pandémie au Congo est de permettre à chaque arrondissement d’avoir des équipes d’intervention rapide. Ceci permettra la surveillance épidémiologique sur le terrain, notamment pour faire des prélèvements et avoir un suivi du contact.

La ministre a expliqué que le pays disposait aujourd’hui de trois laboratoires capables de donner les résultats du covid-19. Elle a également annoncé que la situation évoluait et que le  gouvernement avait le contrôle de la situation au fur et à mesure.

« Nous allons continuer à monter en intensité pour nous assurer que nous avons atteint le pic. A ce moment-là, nous pourrons très vite donner des signaux de sortie de crise», a-t-elle dit. Elle a ajouté que le pays visait un dépistage de masse qui est l’une des conditions du déconfinement, soulignant que la volonté du pays était que chaque département soit capable de procéder au dépistage de masse sur le plan local.

« Le fait que nous avons des guérisons prouve que nous utilisons le protocole qui marche. Nous avons été très réticents de partager ce protocole que nous avons réservé au milieu scientifique. Il a été partagé avec le comité des experts qui a donné son avis. Le gouvernement l’a reçu et toutes les personnes ressources, notamment celles de l’Oms, l’ont validé », a-t-elle indiqué.

Elle a précisé qu’il n’existe pas de maladie honteuse et que le Covid 19 n’en était pas une. Tout en informant qu’elle n’était pas porteuse du virus, elle a reconnu dit qu’un nombre de ses collaborateurs ont été déclarés positifs au Covid-19. Ils sont pris en pris en charge.

En outre, une plateforme de l’opposition, en l’occurrence, le Rassemblement des Acteurs de la Démocratie (RAD), a récemment suggéré au gouvernement de décréter obligatoire le port du masque sur l’étendue du territoire national, afin de limiter la propagation du coronavirus ayant déjà affecté 200 personnes à ce jour.

Cette plateforme a jugé la gestion de cette crise sanitaire défaillante.

Congo : la société civile déplore un confinement inadapté aux besoins de la population

Le confinement total imposé aux autorités congolaises à la population depuis le 31 mars jusqu’au 30 avril, en vue de freiner la propagation du coronavirus qui a déjà fait 200 cas dont 8 décès, n’est pas adapté à la culture congolaise, selon les organisations de la société civile, qui déplorent des mesures impopulaires de la part des autorités et un manque conséquent d’assistance aux plus démunis.

Les organisations de défense des droits de l’homme n’arrivent pas à digérer la façon de faire de la police, qui a annulé, dans une déclaration radiotélévisée, un arrêté du ministère du Commerce ordonnant aux commerces de proximité d’ouvrir tous les jours pour éviter l’afflux dans les marchés domaniaux les lundi, mercredi et vendredi.

« Les populations se perdent totalement. En vingt-quatre jours de confinement les Congolais ont entendu plusieurs consignes allant d’ouverture des alimentations tous les jours à une ouverture trois fois par semaine, dénonce Jo Washington Ebina, acteur de la société civile. Nous finissons pas nous demander si c’est le ministère du Commerce qui gère ou c’est la force publique ».

Le gouvernement distribue certes des vivres dans les orphelinats, établissements hébergeant des personnes de troisième âge et autres vulnérables. Il s’agit d’une assistance et d’un accompagnement très limités, selon Jo Washington Ebina.

Pour cet activiste le gouvernement a opté pour un confinement à l’image de l’occident, mais il est non adapté à la culture congolaise. « Il est important de rappeler qu’un confinement ne peut se faire comme en Europe ou aux Etats-Unis. Ils (les gouvernants) doivent prendre en ligne de compte le vécu des Congolais. Donc, il nous faut un confinement à la congolaise avec une distribution de masse de denrées aux populations ».

La date de début du déconfinement n’a pas encore été indiquée.

Coronavirus : le Congo enregistre 186 cas confirmés

Le ministère de la santé a annoncé, mercredi 22 avril 2020, une augmentation des cas confirmés positifs au COVID19 au Congo.

Les statistiques de ce 22 avril publiées par le Ministère en charge de la santé indiquent une augmentation des cas confirmés positifs au COVID19. En effet, de 165 cas mardi, elles sont passées à 186 cas confirmés positifs. Le nombre de guéris (16) et des décès (06) reste inchangé.

Le virus est rentré au Congo-Brazzaville, comme dans la plupart des pays africains, par un cas importé. Il s’agit d’un franco-congolais qui revenait d’une mission en Hollande en passant par Paris.

L’apparition de la maladie a suscité un vaste élan de solidarité nationale, avec de nombreuses contributions venant d’horizons divers pour aider à combattre la maladie.

Fond Covid-19 : plus de 2,3 milliards de FCFA collectés

Cette somme a été donnée par la présidence de la république, les membres du gouvernement et autres institutions, des opérateurs économiques et acteurs politiques.

Plus de 2,3 milliards de FCFA ont déjà été reçus pour les deux Fonds Covid-19. Au nombre de donateurs, figurent la Présidence de la République (150 millions FCFA) et les membres du gouvernement (137 millions FCFA). Le reste de la somme provient soit des autres institutions de la République (Sénat 75 millions, Assemblée nationale 50 millions, la SNPC 100 millions…), soit des acteurs économiques et des partis politiques. Une marque de solidarité saluée par le chef du gouvernement qui a tenu à les féliciter.

Le premier ministre Clément Mouamba a décidé de transférer les 2,3 milliards de FCFA au Ministère en charge des Finances.

Mis en place par le gouvernement, le Fonds Covid-19 qui a démarré avec la somme de 1,5 milliard FCFA, sert, entre autres, à financer la prévention et la gestion de la pandémie par le Ministère en charge de la Santé, ainsi que l’entretien de la force publique.

Congo-RCA : Faustin Archange Touadera attendu à Brrazzaville

Selon une source proche de la présidence de la république du Congo, le chef de l’État centrafricain est attendu ce mercredi 22 avril à Brazzaville.

Faustin Archange Touadera sera accueilli à l’aéroport de Maya-Maya par le Premier ministre, Clément Mouamba, avant de rencontrer son homologue congolais, Denis Sassou N’Guesso. Cette visite est la toute première d’un chef d’État étranger depuis la déclaration de la pandémie du Covid-19 qui affecte plusieurs pays dont la Centrafrique et le Congo qui vient de proroger de 20 jours supplémentaires l’état d’urgence sanitaire entrée en vigueur le 31 mars dernier à minuit.

Coronavirus : de nouveaux lots des produits arrivent au Congo

La ministre de la santé a réceptionné seringues, boites de sécurité pour aiguilles, gants d’examen, cagoules, pulvérisateurs, gels hydroalcooliques, lunettes de protection et autres.

Le milliardaire chinois Jack Ma a offert, pour une deuxième fois, à la République du Congo des produits et matériaux visant à lutter contre le Covid-19. Le même geste a été  fait par l’Organisation mondiale de la santé (OMS-Afrique) et le Programme des Nations unies pour le développement.

Les produits ont été réceptionnés, le 20 avril, au siège de la Centrale d’achat des médicaments essentiels et produits de santé par la ministre chargée de la Santé, Jacqueline Lydia Mikolo. La ministre a aussitôt procédé à la distribution des colis par département. Ces différents dons permettront d’accélérer les dépistages dans les administrations et autres lieux à forte concentration. Toutes les localités du Congo seront concernées par le dépistage du Covid-19, une manière de contenir la pandémie afin de l’éradiquer.

Ces produits reçus par le gouvernement ont été automatiquement acheminés par les véhicules du programme alimentaire mondial  dans les différents départements du Congo où les préfets feront la répartition. Il s’agit, en effet, de seringues, boites de sécurité pour aiguilles, gants d’examen, cagoules, pulvérisateurs, gels hydroalcooliques, lunettes de protection, tabliers de protection, charlottes chirurgicales, cotons tige, sacs poubelle, thermomètres à infrarouge, blouses non stériles, écrans de protection faciale, masques de protection et bien d’autres.

Après avoir réceptionné les produits, Jacqueline Lydia Mikolo a signifié que ces dons répondent aux besoins du Congo.

« Nous recevons aujourd’hui un deuxième don de la Fondation Jack Ma. Ces dons répondent à nos besoins puisqu’ils répondent à liste que nous avons établie. Tous les départements seront servis afin de procéder le plus tôt possible au contrôle de température, lavage des mains et test », a signifié la ministre chargée de la Santé, Jacqueline Lydia Mikolo.

Incident sur l’avion d’Air France : les députés demandent des sanctions

Le sujet a été abordé samedi 18 avril, à l’ouverture des travaux de la troisième session extraordinaire de l’Assemblée nationale.

Le premier vice-président de la chambre basse du parlement, Léon Alfred Opimbat, a demandé le 18 avril, à l’ouverture des travaux de la troisième session extraordinaire, des sanctions exemplaires à l’encontre des responsables de l’incident survenu sur un aéronef d’Air France à l’aéroport de Pointe-Noire.

« Je voudrais réaffirmer l’excellence des relations d’amitié et de coopération entre la France et le Congo. L’incident du dimanche 12 avril sur un avion d’Air France à l’aéroport de Pointe-Noire est très regrettable », a-t-il lancé.

Pour rappel, un Airbus A330 de la compagnie Air France chargé de rapatrier des ressortissants français a été la cible de tirs de la part d’un agent de la gendarmerie nationale à Pointe-Noire. L’avion a subi des dommages. L’auteur est en détention, en attendant les résultats de l’enquête.

Congo-Covid 19 : un vol commercial spécial pour les ressortissants français

La rotation aérienne partira de Brazzaville le 21 avril, en direction de Roissy Charles de Gaulle, via Kinshasa en République démocratique du Congo.

« L’ambassade de France a sollicité l’accord du gouvernement congolais pour la mise en place d’un nouveau vol commercial exceptionnel, afin de permettre aux compatriotes qui le souhaitent, en priorité aux Français de passage au Congo ou ceux qui se trouvent en situation de fragilité personnelle, de regagner leur pays », précise un communiqué de l’ambassade publié le 17 avril.

Comme les précédents vols organisés depuis le 29 mars sur Pointe-Noire et Brazzaville, le vol de mardi n’embarquera, selon l’ambassade, aucun passager au départ de Paris, conformément aux règlements sanitaires en vigueur sur le territoire de la République du Congo.

« Nous invitons les ressortissants français intéressés à se rendre à l’agence Air France de Brazzaville (uniquement à l’agence Air France de l’aéroport Maya-Maya). Des dispositions ont été prises par l’ambassade de France avec les autorités congolaises afin que chaque voyageur potentiel puisse se rendre à l’agence Air France et, le jour du vol, à l’aéroport international Maya-Maya », explique le communiqué.

Par ailleurs, l’ambassade demande aux voyageurs d’avoir en leur possession des documents ci-après : une attestation de déplacement dérogatoire que chaque voyageur présentera aux compagnies de transport avant l’embarquement ; une attestation de déplacement international dérogatoire vers la France métropolitaine.

Ces attestations devront aussi être présentées par tous les passagers, quelle que soit leur nationalité, aux autorités en charge du contrôle des frontières, à l’arrivée en France.

« Il est également impératif pour chaque voyageur de télécharger et de compléter, avant de se rendre en France, l’attestation de déplacement dérogatoire, afin de pouvoir rejoindre son domicile depuis l’aéroport de Roissy (cocher : déplacement pour motif familial impérieux) », indique le document.

S’agissant de l’accueil à l’arrivée, en raison des mesures de confinement en France, il est demandé aux passagers de s’assurer que « s’ils souhaitent se faire récupérer par un proche, que cette personne dispose aussi d’une attestation spécifique justifiant son déplacement et l’emploi de son véhicule personnel ».

A défaut, il est demandé aux passagers de prévoir ou de réserver un moyen de transport depuis l’aéroport pour regagner leur domicile ou leur site de confinement, muni d’une attestation individuelle et d’une pièce d’identité.

 

Congo-Budget de l’État 2020 : la loi de finances rectificative sur la table du parlement

La session extraordinaire ouverte, le 18 avril à Brazzaville, au niveau des deux chambres du parlement est consacrée à l’examen et à l’adoption de quatre projets s’inscrivant dans le cadre de la gestion de la pandémie du Covid-19.

Il s’agit du projet de loi portant loi de finances rectificative pour l’année 2020 ; du projet de loi autorisant la prorogation de l’état d’urgence sanitaire au Congo ; du projet de loi habilitant le gouvernement à édicter, par ordonnance, des mesures relevant du domaine de la loi, dans le cadre de la lutte contre le Covid-19 et du projet de loi déterminant les conditions de mise en œuvre de l’état d’urgence et de l’état de siège au Congo.

Congo-Covid 19 : les hommes de médias visitent les centres de prise en charge des malades

Cette visite avait pour objectif de faire comprendre à certaines personnes qui ne croient toujours pas à l’existence du coronavirus.

Le Congo a enregistré depuis le 14 mars 143 cas confirmés de Covid-19 et six décès dont deux médecins. Malgré ces statistiques officielles, certains Congolais ne croient pas à l’existence de la maladie. C’est pour les convaincre que les autorités sanitaires ont ouvert samedi 18 avril les portes des centres de prise en charge des malades à la presse.

Le premier centre visité a été l’hôtel de la Concorde transformé en hôpital accueillant des personnes asymptomatiques dans la commune de Kintélé au nord de Brazzaville. Avec une capacité d’accueil de 200 lits, cet établissement est ouvert depuis le 13 avril. A bonne distance, les journalistes ont pu voir les patients dans leurs chambres situées aux deux premiers niveaux de cet immeuble de cinq étages.

Ici c’est le Dr Michel Sapoulou qui assure la prise en charge. « Nous avons actuellement 25 patients. Quand ils arrivent ici et que le diagnostic a été déjà été confirmé biologiquement, nous les mettons sous traitement en utilisant les médicaments qui sont connus : la chloroquine, l’antibiotique (azitromicin) et il y a aussi les antirétroviraux », a expliqué le médecin.

Deuxième et dernier site visité, la clinique Albert Leyono dans le cinquième arrondissement. Dans cette clinique, propriété de la municipalité, on trouve 14 personnes dont six ont été testées positives dont une femme enceinte et huit autres en attente des résultats de leur test. « Nous veillons sur eux. De jour comme de nuit. Nous nous approchons de ces malades après avoir pris toutes les dispositions nécessaires pour notre propre protection », a indiqué à la presse le Dr René Soussa, qui supervise les lieux.

Outre les deux centres de prise en charge visités par la presse, les autres malades sont internés au CHU de Brazzaville et à l’hôpital de l’amitié sino-congolaise, toujours à Brazzaville. Les autorités congolaises étudient la possibilité de proroger l’état d’urgence sanitaire qui doit initialement prendre fin ce 20 avril.