Congo : vers une amélioration de la résilience en faveur de Kinkala

Le projet financé par l’Usaid, a été lancé par le Haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants, Euloge Landry Kolélas.

 

Le Haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants, Euloge Landry Kolélas s’est rendu à Kinkala, chef-lieu du département du Pool dans le sud, où il a lancé le projet d’amélioration de la résilience en faveur de cette province secouée par une guerre civile entre 2016 et 2017. Le projet est financé par l’Agence américaine de développement international (Usaid).

Dénommé « Bisalu bia Kidzunu » ou « les actes pour la paix », ce projet doit durer une année. Estany Ekia est chargé des programmes de la Commission épiscopale justice et paix, l’une des deux agences d’exécution :

« Il y a deux volets dans ce projet : renforcement de la cohésion sociale, guérison des traumatismes et le deuxième volet concerne l’appui socio-économique. En ce moment, il y aura des groupements qui se formeront pour le crédit d’épargne communautaire. »

Changer de profil

Des chefs de familles et les ex-combattants seront les principaux bénéficiaires. Ouvrier avant l’éclatement du conflit, l’ex-combattant Sita Ngangaley compte sur le projet pour changer de profil : « Je faisais la maçonnerie. Maintenant, je réside au village et souhaiterais faire l’élevage. Si je pouvais bénéficier d’une formation dans ce domaine, ça serait formidable ».

Les financements viennent de l’Usaid. Paul Sabatine est son directeur pour l’Afrique centrale : « Nous sommes partenaires (bailleurs). Nous ne pouvons pas faire la paix nous-mêmes. Mais, quand il y a la volonté entre le peuple et le gouvernement, nous pouvons renforcer ou consolider cette paix », a-t-il fait savoir.

Repeuplement

La dernière crise du Pool avait provoqué le déplacement d’au moins 138 000 personnes, selon les humanitaires qui constatent un repeuplement des villages.

Congo : les conseillers municipaux de Brazzaville décrient la hausse des prix des aliments

Les conseillers départementaux et municipaux de la cité capitale se sont exprimés le 17 septembre, lors d’un échange avec le collectif des sénateurs élus sur place.

 

A Brazzaville, les élus locaux déplorent la flambée des prix des denrées alimentaires. Pour eux, cette inflation constatée sur le marché est la conséquence des « prix exorbitants » imposés aux commerçants au niveau des péages sur la Route nationale n°1. C’était au cours d’une descente parlementaire.

D’autres sujets ont été abordés notamment « Bébés noirs » qui continuent de semer la terreur, la reconstruction des habitations détruites lors des explosions du 4 mars 2012 ; les difficultés de transport en commun dans la ville; le paiement des arriérés de pensions dus aux retraités de la Caisse de retraite des fonctionnaires ainsi que la reprise de la société ECAir.

Congo : retour du carburant à Brazzaville et à Pointe-Noire

Depuis le 10 août 2021, les populations de ces deux grandes métropoles ont souffert d’une pénurie de carburant.

 

Les populations de Brazzaville et de Pointe-Noire sont soulagées du retour du carburant dans les pompes. Les automobilistes de Brazzaville et Pointe-Noire soufflent depuis le retour du carburant à la pompe. Ils étaient à la diète depuis le 10 août dernier, date à laquelle les premières files d’attente se sont formées devant les stations-service qui du reste étaient transformées en stations de gardiennage pour automobiles.

Plusieurs automobilistes laissaient les véhicules et s’armaient des bidons ou jerricans, pour envahir les rares stations-services où ils pouvaient encore trouver quelques gouttes du précieux liquide.

« Une crise passagère », selon Maixent Raoul Ominga, le directeur général de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), contraint de présenter ses excuses à ses compatriotes.

Faute de mieux, les Brazzavillois et les ponténégrins ont eu recours aux « kadhafi », ces vendeurs clandestins de carburant qui négociaient le litre de super à plus de 800 F CFA, alors qu’il affiche 595 F CFA à la pompe.

Sur les raisons de cette rareté, les autorités congolaises se montrent peu disertes.

Mais l’incapacité de l’unique raffinerie du pays à satisfaire une demande croissante, ajoutée aux contraintes de la crise sanitaire, rend l’autonomie bien précaire.

Brazzaville ou Pointe-Noire ne passe jamais une année sans connaître de pénurie. Des conducteurs jugent la situation paradoxale parce que le pays fait partie des quatre premiers producteurs de l’or noir au sud du Sahara.

La raffinerie nationale ne couvre en réalité que 50% des besoins estimés à 1,2 million de tonnes par an.

Fespaco : 17 films en compétition à cette 27e édition

La 27e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), au Burkina Faso se tiendra du 16 au 23 octobre 2021.

 

Les dix-sept films retenus dans la catégorie long métrage de fiction vont concourir du 16 au 23 octobre prochain. Ce sera à l’occasion de la 27e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), au Burkina Faso. La sélection officielle a été annoncée la semaine dernière, par le comité d’organisation.

Sur 1132 films inscrits, 239 issus de cinquante pays africains et de la diaspora sont retenus pour la compétition officielle à la 27e édition du Fespaco, repartis dans plusieurs catégories. Il s’agit, entre autres, de 17 films longs métrages de fiction, 15 documentaires longs métrages, 29 films courts métrages documentaires de fiction, 25 films des écoles africaines de cinéma, 29 films d’animation, 13 films de fiction et d’animation dans la section classique, 20 films dans la section « panorama », 17 séries télévisées, 13 films dans la section « Sukabé » consacrés aux enfants.

L’évènement aura pour thème « Cinémas d’Afrique et de la diaspora : nouveaux regards et nouveau défi ». A travers ce thème, ce festival du cinéma africain qui se tient tous les deux ans à  Ouagadougou, mettra au programme plusieurs activités. Notamment le marché international du cinéma et l’audiovisuel, les rencontres professionnelles et des tables rondes, la projection des films dans les salles ouvertes au grand public, une galerie marchande, des visites touristiques, des master class.

Aussi, précise le comité d’organisation, cette édition  mettra à l’honneur de nombreux prix, entre autres,  le premier prix pour l’Etalon d’or  de Yennenga dans la catégorie long métrage de fiction, accompagné d’un trophée et d’une enveloppe de  vingt millions de francs CFA ; le deuxième prix, l’Etalon d’argent de Yennega, composé d’un trophée et d’une somme de  dix millions de francs CFA ; le troisième prix, l’Etalon de bronze de Yennenga, composé d’un trophée et d’une somme de cinq millions de francs CFA et bien d’autres trophées qui sont mis en évidence. Par cet engagement solennel, le Fespaco ne se contente plus à être la vitrine du cinéma africain, mais plutôt ambitionne d’être une passerelle entre les générations et un moteur du cinéma futur. Tout ceci pour montrer la dynamique de l’industrie cinématographique africaine et aussi, faire de ce festival un hub où se rencontrent toutes les créations artistiques africaines et, au-delà, attirer d’autres plateformes internationales.

Les dix- sept films sélectionnés dans la catégorie long métrage de fiction pour le grand prix étalon d’or de Yenenga proviennent du Cameroun, Sénégal, Tchad, Angola, Namibie, Tanzanie, Rwanda, Burkina faso, Egypte, Tunisie, Somalie, Lesotho, Cote d’Ivoire, Maroc, Nigeria, Haïti.

 

 

Congo-Université Marien-Ngouabi : l’intersyndical annonce une grève illimitée

Le collège intersyndical de l’Université Marien-Ngouabi envisage d’entrer, à compter du 20 septembre, en grève générale illimitée.

 

En République du Congo, le collège intersyndical de l’Université Marien-Ngouabi va entrer en grève à compter du 20 septembre prochain. Ce sera leur manière de protester contre le non-respect par le gouvernement des engagements dans le cadre du protocole d’accord qui est arrivé à échéance depuis le 30 juin dernier. C’est du moins ce qui est dit dans un récent communiqué dudit collège intersyndical. Relevons que cette manifestation arrive à quelques semaines de la rentrée académique 2021-2022.

« Les syndicats de l’Université Marien-Ngouabi ont respecté tous leurs engagements en maintenant la paix sociale au sein de l’alma mater pendant plus de deux ans », affirme le communiqué.

Le paiement des salaires depuis décembre 2019 et des indemnités de toutes les heures au titre des années académiques allant de 2014 à 2020, ce sont entre autres les revendications du collège intersyndical.

Selon l’avis de grève publié par le collège intersyndical, la grève générale illimitée portera sur l’arrêt de toutes les activités à l’Université Marien-Ngouabi. Il s’agit notamment de l’arrêt des processus d’inscription, des visites médicales, des examens et des différents concours d’entrée à l’université.

« Le service dans toutes les structures de l’université ne reprendra que lorsque le gouvernement respectera ses engagements écrits pris dans le protocole d’accord, en versant les six quote-part restants sur les 18 convenus », peut-on lire dans l’avis de grève.

« Nous exigeons aussi du gouvernement le respect de la concomitance dans le paiement des salaires des agents de l’université et ceux de la fonction publique ; mais également le versement d’une enveloppe spéciale pour la rentrée académique 2021-2022 », a précisé le collège intersyndical.

Congo-Etats-Unis : nouvel accord-cadre bilatéral de subvention

L’accord définit le cadre juridique et conventionnel de l’assistance américaine et de l’Usaid au Congo, en lien avec la conservation de la biodiversité.

 

Le ministre de la Coopération internationale et de la Promotion du partenariat public-privé, Denis Christel Sassou Nguesso, et le directeur de la mission de l’Agence américaine pour le développement international (Usaid), Paul Sabatine, ont signé, le 14 septembre à Brazzaville, un accord-cadre bilatéral de subvention relatif à la réalisation des objectifs de croissance du Plan national de développement 2018-2022.

L’accord définit le cadre juridique et conventionnel de l’assistance américaine et de l’Usaid au Congo, en lien avec la conservation de la biodiversité, la réduction de la dégradation des forêts et l’amélioration d’un environnement favorable au développement de l’entrepreneuriat dans le secteur de l’économie verte.

Cette convention contribuera à l’exécution des objectifs du Plan national de développement 2018-2022, à travers ses deux piliers principaux, notamment la diversification de l’économie et la valorisation du capital humain.

A travers cette convention, l’Usaid va continuer à apporter de l’aide au développement et une assistance humanitaire pour élargir la capacité du pays en termes d’opportunités pour son développement.

Lors de cette signature, le ministre congolais, Denis Christel Sassou N’Guesso, a déclaré que cet accord a fait l’objet de quelques amendements, particulièrement sur l’élargissement de sa portée, l’augmentation de la durée de vie du programme et sur l’octroi des ressources additionnelles de l’Usaid pour appuyer la réalisation des objectifs de développement y afférents.  , a-t-il rappelé.

Pour sa part, le directeur de la mission de l’Usaid, Paul Sabatine, a fait savoir que cette convention marque une étape importante dans l’approfondissement des relations bilatérales entre le Congo et les Etats-Unis et exprime la volonté ainsi que la détermination des deux pays de faire avancer leur partenariat. « Le peuple américain est heureux d’offrir des programmes et des ressources qui soutiennent les objectifs humanitaires, sociaux, environnementaux et politiques. Nous restons ouverts à la recherche des moyens innovants pour collaborer davantage au profit du peuple congolais », a-t-il déclaré.

Dans le même sillage, la chargée d’affaires de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique, Ellen Thorburn, a révélé que d’autres accords sont à conclure avec le gouvernement congolais pour démontrer que les Etats-Unis souhaitent développer davantage d’activités au Congo.

Coupe du Congo de handball: voici le programme du deuxième tour

Les combinaisons des quarts de finale de la coupe du Congo de handball ont été dévoilées. La compétition s’achève le 19 septembre 2021.

 

Le programme du deuxième tour de la coupe du Congo de handball a été publié. La compétition qui s’achever le 19 septembre, aborde à partir de ce jeudi l’une des étapes les plus décisives. Chez les seniors dames, les combinaisons des quarts de finale ont été dévoilées. Le  Club athlétique renaissance  aiglons (Cara),  premier du groupe B, affrontera ce 16 septembre, au gymnase Nicole-Oba,  Patronage de Pointe-Noire, quatrième du groupe A. L’Etoile du Congo (deuxième du groupe B) disputera le ticket pour les demi-finales face à Ekembongo (troisième du groupe A). La Direction générale de la sécurité présidentielle croisera, au gymnase Etienne-Mongha, l’Association sportive Elf Lumière (Asel)  puis l’Interclub  sera aux prises avec l’AS Otohô.

Chez les seniors hommes, les qualifiés pour le second tour ont été placés dans deux poules de trois équipes. Seuls les deux premiers du groupe disputeront la finale, le 19 septembre, à l’issue des matches qui se joueront en aller simple à l’intérieur de chaque groupe. Les deuxièmes joueront le match de classement pour les 3e et 4e places. Et les derniers lutteront pour les 5e et 6e places.

Le groupe  E est composé de Caïman, Avenir du rail et Interclub de Brazzaville. Petro sport, Etoile du Congo et  Patronage de Pointe-Noire sont dans le groupe opposé.  Chez les juniors hommes et dames, la même formule a été adoptée.

Dans le groupe G, l’Etoile du Congo a pour adversaires l’ As Neto, Académie et CTAHB. Dans le groupe H, Asoc affrontera respectivement NHA-Sport, Us Saint-Pierre et CFJSO. Chez les juniors dames, CFJSO est dans le même groupe avec JSO et AS Neto.  Le groupe L comprend, quant à lui, l’AS Cheminots de Dolisie, Promo sport et le Cara.

Congo-Brazzaville : le maire entend débarrasser la ville des épaves des voitures

Le maire de Brazzaville, Dieudonné Bantsimba lance une opération qui consiste à enlever des véhicules abandonnés sur la voie publique.

 

Débarrasser la capitale congolaise des épaves des véhicules abandonnées sur la voie publique. C’est le nouveau et énième challenge que se lance Dieudonné Bantsimba, le maire de cette ville. Le maire l’a annoncé mardi 14 septembre 2021, lors d’un échange avec les responsables des services de police, les administrateurs maires d’arrondissements et les animateurs des services techniques municipaux sur l’occupation illégale du domaine public urbain.

L’opération ne se limitera pas seulement à nettoyer la ville des vieilles voitures abandonnées mais aussi au déguerpissement des marchés anarchiques, l’occupation anarchique du domaine communal et à mettre fin au désordre à Brazzaville. Il veut des rues propres et belles sur l’ensemble des arrondissements de la capitale congolaise.

L’opération de déguerpissement concernera aussi les marchés domaniaux de la ville où les étals sont érigés dans les ruelles obstruant ainsi le passage, les occupants illégaux du cimetière de la Tsiémé à Talangaï.

Congo : le projet Bissalu bia kidzunu financé à plus d’un million de dollars

Ce projet est destiné aux ex-combattants, aux jeunes, aux femmes des ex-combattants ainsi qu’aux ménages des villages des districts de Kindamba et Mayama.

 

Les activités du projet « Bissalu bia kidzunu » viennent d’être lancées. Il vise au financement d’un ensemble d’activités génératrices de revenus et procurant l’autonomie financière aux ex combattants et à leurs familles. C’est le ministre Haut-commissaire à la Réinsertion des ex combattants, Euloge Landry Kolelas qui a procédé mercredi à Kinkala (Pool), au lancement officiel de ces activités. C’est un protocole d’accord entre L’USAID, agence américaine pour le développement et le Haut-commissariat à la Réinsertion des ex combattants.

Bissalu bia kidzunu est piloté par le « Catholic Relief Services » (CRS) en partenariat local avec la Commission épiscopale Justice et paix. Ce projet d’assistance humanitaire d’une valeur de 1,2 millions de dollars, financé par l’USAID, s’exécute dans sa phase pilote dans vingt villages dont 10 pour chacun des districts de Kindamba et Mayama.

Le projet « Bissalu bia kidzunu », est destiné aux ex combattants, aux jeunes, aux femmes des ex combattants ainsi qu’aux ménages des villages ciblés, vise à renforcer la paix, la sécurité, la cohésion, la résilience communautaire, au moyen des activités génératrices de revenus, afin de réduire l’oisiveté, terreau propice au regain de violence. Il s’exécutera pendant deux ans, le temps pour les familles de disposer d’une assise confortable, pour leur prise en charge pérenne.

Congo-coronavirus : vaccination annoncée dans les marchés de Brazzaville

L’annonce a été faite mercredi 15 septembre 2021, par le maire de la capitale congolaise, Deudonné Bantsimba.

 

Une campagne de vaccination contre le coronavirus est programmée dans les prochains jours. Dieudonné Bantsimba, le maire de Brazzaville, l’a annoncé mercredi 15 septembre 2021. Cette campagne de vaccination contre le coronavirus concerne les marchés domaniaux. Une opération qui sera lancée par la mairie de Brazzaville en partenariat avec les ministères en charge de la Santé et de la Femme.

« Nous allons lancer avec les ministères de la Santé et de la Femme, une campagne de sensibilisation et d’adhésion à la vaccination contre la COVID-19 à l’endroit des vendeuses et vendeurs dans les marchés domaniaux de Brazzaville », a-t-il déclaré.

S’exprimant à l’ouverture de la 9e session ordinaire du conseil départemental et municipal de Brazzaville, il a invité « les vendeurs à adhérer massivement à cette campagne et à se faire vacciner afin de se protéger contre la pandémie de COVID-19 ».

Dieudonné Bantsimba Il invite les habitants de Brazzaville à continuer à respecter les gestes barrières et à adhérer à la campagne de vaccination en cours contre la COVID-19 afin de permettre d’atteindre l’immunité collective.

Rappelons qu’à la fin du mois d’août, le Congo a administré un total de 286.959 doses de vaccins, selon le ministère de la Santé. Ces doses sont constituées de 234.130 doses de Sinopharm, 22.379 doses de Spoutnik V, 29.557 doses de Spoutnik Light (dose unique) et 893 doses de Johnson & Johnson.