Congo : vers la fin des travaux de remise à niveau de l’unité d’eau du Djoué et Djiri

A l’usine de traitement d’eau du Djoué, les travaux avancent normalement au niveau des unités A et B et la zone de captage de l’eau au bord du Djoué.

 

La fourniture d’eau potable dans la ville de Brazzaville connaît actuellement des perturbations. Pour y remédier, dans le cadre du Projet d’extension en zones périphériques et renforcement du service d’eau potable à Brazzaville (PEPS), la Congolaise des eaux (LCDE) prévoit de terminer les travaux de remise à niveau et du renouvellement des équipements de son usine de Djiri dans un mois et celle du Djoué en fin juillet, selon son directeur des exploitations, Bienvenu Ibara.

Le directeur des exploitations de la LCDE a expliqué, le 18 mars, qu’au regard du volume des travaux exécutés, d’une extrémité à une autre, le constat est le même. A l’usine de traitement d’eau du Djoué, les travaux avancent normalement au niveau des unités A et B et la zone de captage de l’eau au bord du Djoué. Au niveau de la deuxième usine, c’est-à-dire les pot ablocs, il y a également la pose des anti béliers et la réfection des armoires électriques (…).

De même, au niveau du pot ablocs de Djiri, la nature des travaux consiste au renouvellement des équipements, à la pose de nouvelles électropompes, au lieu de renforcer l’eau au quartier Soprogi comme cela se faisait avant. En effet, cette usine qui a une capacité de 900 m3/h, a dit Bienvenu Ibara, va refouler de l’eau vers la Station d’Itatolo qui est un réservoir de 5000 m3. C’est à partir de là que les eaux servies graviteront vers le quartier Trois poteaux et, à partir de Soprogi 2, desserviront tout l’arrondissement 7, Mfilou.

A noter que ces travaux sont réalisés par un groupement d’entreprises, à savoir Soger-Satom, SG-C Congo et Razel-BEC. La remise à niveau et le renouvellement des équipements ont été nécessaires vu l’état d’usure et de vieillissement des anciennes structures à l’instar de l’ancienne usine du Djoué mise en service depuis 1954.

Congo : du 4 au 30 avril débutera l’opération de révision extraordinaire listes électorales

La révision extraordinaire des listes électorales était l’une des recommandations formulées lors de la concertation politique d’Owando tenue du 3 au 5 mars.

 

Le ministre de l’Administration du territoire, Guy Georges Mbacka a annoncé ce vendredi 18 mars, la mise en œuvre de l’opération de révision extraordinaire des listes électorales à partir du 4 au 30 avril prochain. Ce, en vue du scrutin législatif et local de juillet prochain.

Le préfet de Brazzaville, Cébert Pierre Iboko-Onanga, le maire de Brazzaville Dieudonné Bantsimba et les administrateurs-maires de la capitale ont eu droit ce vendredi 18 mars, à une communication du ministère de tutelle relative à la préparation des élections législatives et locales de juillet 2022.

Le ministre en charge des élections, Guy Georges Mbacka a assuré aux autorités locales de Brazzaville que les dispositions nécessaires ont été prises par son département ministériel pour la bonne tenue des échéances électorales à venir.

« A partir du 4 avril, nous allons mettre en place les commissions locales de révision des listes électorales. Dès la semaine prochaine, vous serez en possession des listes électorales de vos circonscriptions respectives. C’est une opération que vous connaissez très bien puisque vous la maîtrisez, sauf qu’il y a une touche particulière en rapport avec les recommandations d’Owando », a-t-il déclaré.

Dans son propos, le ministre a indiqué qu’un toilettage du fichier électoral sera fait sur la base des listes ayant servi aux élections de 2017 et 2021.

« Il y a des gens qui se sont faits inscrire mais qui n’ont malheureusement pas retrouvé leurs noms sur les listes définitives, par le passé », a déclaré le ministre.

Après la révision des listes électorales au plus tard, le 30 avril, la prochaine étape sera leur affichage. Ces listes, a dit Guy Georges Mbacka, seront affichées dans les bureaux de vote.

Le corps électoral sera connu au plus tard le 6 mai 2022.

Congo : la discorde persiste au sein de l’UDH-Yuki

Depuis sa disparition il y a un an de Guy-Brice Parfait Kolélas, les cadres de l’Union des démocrates humanistes (UDH-Yuki), s’entre-déchirent.

 

Les voix demeurent discordantes au sein de l’Union des démocrates humanistes (UDH-Yuki), la formation politique de l’opposant Guy-Brice Parfait Kolélas, décédé il y a un an. Depuis sa disparition, les cadres du parti s’entre-déchirent. Résultat, le parti ne parvient pas encore à organiser son congrès pour choisir ses nouveaux dirigeants. L’assemblée extraordinaire du 12 mars dernier, qui était censée réconcilier les deux camps opposés, n’y est finalement pas parvenue. L’un des deux camps vient d’organiser une convention que l’autre juge illégale.

C’est le courant dirigé par Gilles Fernand Bassindikila, deuxième vice-président de l’UDH-Yuki, qui a organisé cette convention marquée par quelques décisions. « Parmi les motions qui ont été élaborées à la convention, il y a une qui est éminemment importante : elle élève le président Guy-Brice Parfait Kolélas au rang d’autorité morale de notre parti », explique M. Bassindikila.

La convention a aussi accusé le premier vice-président, Pascal Ngouanou, de forfaiture pour avoir pris la décision d’investir les candidats en vue des prochaines élections législatives et locales. Ce qui n’est pas de son ressort, selon Gilles Fernand Bassindikila.

Faux, rétorque le camp de l’accusé, qui reconnaît des divergences au sein du parti, mais refuse, par la voix de Diop Mahouckous, directeur de la communication adjoint de l’UDH-Yuki, que l’unité soit remise en cause au sein de cette formation. « Vous savez qu’il peut y avoir des courants à un moment donné de la vie d’un parti politique. Le plus important est que l’unité et la cohésion ne soient pas compromises. »

Les deux camps restent surtout opposés sur la période de la tenue du congrès du parti, avant ou après les législatives de l’été prochain. La base militante appelle les deux camps à arrondir les angles pour que l’UDH-Yuki n’aille pas à ces échéances en rangs dispersés.

Congo : la 3ème édition des ANEC met un accent sur l’Entrepreneuriat Féminin

La ville de Brazzaville a accueilli du 16 au 17 mars 2022 les Assises nationales de l’entrepreneuriat  au Congo (ANEC).

 

L’ANEC 2022 est placée sous le thème « l’Entrepreneuriat Féminin au cœur de la relance, de la diversification économique et de la création de richesses en République du Congo ». Les ANEC sont à la fois une plate-forme de réflexion, d’échange, de partage et également un moyen d’élaborer différents plans d’action dans le cadre de la promotion de la culture entrepreneuriale et la relance de la diversification de l’économie au Congo.

Les ANEC 2022 étaient aussi l’opportunité de souligner les difficultés et obstacles ainsi que les modes alternatifs de financement des TPE/PME pour ainsi renforcer l’accès à l’entrepreneuriat. « Comme lors des assises passées, les présentes serviront à identifier certaines des lacunes que nous nous attellerons à combler dans les mois et années à venir » a assuré la Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Artisanat et du Secteur Informel.

Dans son mot de circonstance, Jacqueline Lydia Mikolo a rappelé les différentes initiatives initiées par le gouvernement depuis les deux précédentes assises nationales. Selon la ministre, elles témoignent de la place importante accordée par l’exécutif à ces activités qui concourent à la formation et la croissance des entreprises.

Elle a ainsi relevé les textes promulgués dans le cadre de l’amélioration de l’environnement législatif et réglementaire, le fond d’appui au développement et à la compétitivité des PME, le concours du plan d’affaire, la création de l’Agence nationale de l’Artisanat, l’Agence de développement des PME, l’Agence de création des entreprises, le FIGA, entre autres.

Ces assises qui se tiennent au cours du mois dédié à la femme sont l’occasion pour la ministre de rappeler que les femmes restent majoritaires dans l’informel et que la mission de son département est d’accompagner leur transition de l’informel au formel et même d’accélérer ce processus.

 

CAF-C2 : Otoho sera face au TP Mazembe

Les deux équipes respectivement du Congo et de la RDC, vont s’affronter ce dimanche 20 mars au stade des Martyrs de Kinshasa.

 

Le stade des Martyr de Kinshasa va abriter le match qui va opposer Otoho de la République du Congo au TP Mazembe de la RDC le 20 mars 2022. Cette rencontre va compter pour la 5ème journée de la phase des poules de la Coupe de Confédération africaine de football (CAF).

Ce match devait se jouer en République du Congo mais la CAF n’ayant homologué aucun stade du Congo Brazzaville le stade des Martyrs a été retenu pour l’occasion. Notons que lors du match de la première journée le 13 février à Lubumbashi, l’équipe Congolaise l’avait emporté par 1-0.

Au classement dans ce groupe C, TP Mazembe est deuxième avec 7 points derrière Al Masry d’Egypte qui a le même nombre des points (7) avec une différence de +2. En troisième position nous avons Otoho du Congo Brazzaville 4 points -1 et Coton Sport de Garoua dernier avec 3 points -1

Congo : après 13 mois en prison, la date du procès de Chancelia Moulounda reste inconnue

L’étudiante de 26 ans qui est en prison depuis le 25 février 2021, est poursuivie pour « atteinte à la sûreté de l’Etat ».

 

Chancelia Moulounda, étudiante congolaise, est en prison depuis plus d’un an sans avoir été entendue par un juge. Elle est poursuivie pour atteinte à la sûreté de l’Etat. Les parents de la jeune femme et la société civile appellent à sa libération.

Delmond Moulounda, le père de Chancelia, ne s’est toujours pas remis du malaise qu’il a fait, lorsqu’il a vu sa fille partir, menotté, à la maison d’arrêt de Brazzaville. Rejetant l’accusation d’atteinte à la sureté de l’Etat portée contre sa fille, Delmond Mounlounda décrit le vide que Chancelia a créé à la maison, depuis maintenant treize mois.

« Cette situation a porté un coup à ma santé, j’ai fait de l’hypoglycémie et j’ai été hospitalisé quand j’ai vu les gendarmes partir avec mon enfant à la maison d’arrêt, alors que je croyais qu’on allait tous rentrer ce jour-là. Ici, à la maison, elle manque à ses deux frères, sa petite sœur et sa mère » dit Delmond Mounlounda avant de lancer, « vous croyez qu’on peut faire un coup d’Etat avec 70.000 francs CFA, avec 40.000 francs CFA ? Et cela se serait passé deux ou trois fois ? Ma fille n’a rien à avoir avec ça. Je demande qu’on la libère ».

Son crime est d’avoir reçu des virements financiers de son oncle, résident en France, afin d’effectuer des travaux. La police estime en effet que Chancelia Moulounda serait en contact avec des personnes, non identifiées, qui voudraient renverser le pouvoir de Brazzaville.

Alors que l’instruction traîne à la quatrième chambre d’accusation, Monica Ngalula, chargée du programme assistance juridique au Centre d’actions pour le développement, appelle les autorités à relaxer l’étudiante.

« Son dossier est vide et nous ne comprenons pas pourquoi elle continue à croupir à la maison d’arrêt. Elle a tout un avenir devant elle et elle a déjà perdu une année académique. Depuis un moment, ce grief d’atteinte à la sureté de l’Etat est collé à tout le monde dans notre pays. L’étudiante n’a rien fait. Le juge ou le procureur doivent relaxer cette fille », estime Monica Ngalula.

Après treize mois de détention, Chancelia Moulounda n’a jamais été présentée devant un juge et la date de son procès n’est toujours pas connue.

Congo : ras-le-bol des agents de la poste qui réclament 30 mois d’arriérés de salaire

L’intersyndicale de la Sopeco affirme que, les agents réclament 30 mois d’arriérés de salaires cumulés ces quatre dernières années.

 

Des branchages accrochés aux poteaux électriques ou encore sur les arbres, des moustiquaires suspendues sur des chaises ou étalées à même le sol : la cour de la direction de la Sopeco affiche ce décor depuis plus d’un mois. C’est l’expression d’un ras-le-bol des agents qui sont en sit-in pour revendications sociales. Parfaite, employée, soutient le mouvement.

« Il faut dire que le calvaire que nous sommes en train de vivre n’est pas facile. Celui-ci dure depuis quatre ans. Ce n’est pas du tout facile. Et, là encore, nous n’avons perçu aucun salaire depuis le début de l’année 2022 », témoigne-t-elle, visiblement en colère.

Revalorisation salariale

Steal Gabio, porte-parole de l’intersyndicale de la Sopeco affirme que dans l’ensemble, les agents réclament 30 mois d’arriérés de salaires cumulés ces quatre dernières années, et surtout la revalorisation de ces mêmes salaires.

« Nous sommes 241 agents payés à l’indice 162. Aujourd’hui, nous sommes les seuls au Congo à percevoir cet indice. La plupart des travailleurs (au Congo) sont au minimum à l’indice 300. Donc, vous pouvez constater que nous avons des salaires de misère. Le salaire le plus maigre à la Sopeco, c’est 90 000 francs CFA (129 euros) et le plafond est à 250 000 francs CFA (381 euros). Vous pouvez imaginer, avec la vie d’aujourd’hui, comment les pères et les mères de famille font pour vivre », décrit amèrement M. Gabio.

Pour Steal Gabio, la Sopeco connaît un réel problème de gestion. « C’est le management qui est au cœur du problème de la Sopeco ; le problème, c’est aussi la gestion des ressources humaines : l’humain n’est pas au cœur de la gestion des projets. Ici, on pratique la dictature. Il n’y a ni leadership ni vision », fait observer encore Steal Gabio.

Situation délicate de l’entreprise

Gestace Ngami Ndzala, secrétaire général du syndicat « le postier », les travailleurs de la Sopeco ont perdu toute leur dignité. « Nous recevons les travailleurs qui nous donnent leurs doléances. Certains sont chassés de leur maison qu’ils n’arrivent plus à payer, d’autres ont vu leur femme les quitter. La scolarité de leurs enfants, qui est pourtant un droit, n’est plus assurée. Vous pouvez imaginer la vie d’un chef de famille qui a 30 mois de salaires impayés », raconte, offusqué, M. Ngami Ndzala.

Contactée, une source à la direction générale de la Sopeco n’a pas souhaité commenter les déclarations des agents et de leur syndicat, estimant que la situation de l’entreprise est délicate et va au-delà ce que l’on peut penser.

La Sopeco est née de la scission de l’Office national des postes et télécommunications (ONPT) survenue en 2003.

Congo : les états généraux du football se tiennent

« Quelles stratégies pour un football performant en République du Congo ? », c’est le thème qui a été retenu pour les états généraux du football congolais.

 

La République du Congo tient ses états généraux  du football. Ces assisses qui se sont ouverts mercredi 16 mars 2022, sont organisées par le ministère de la Jeunesse et des sports. C’est le patron du sport, le ministre Hugues Ngouélondélé qui a dirigé les travaux de la première journée des états généraux en présence des membres de l’organe gestionnaire du football, la fédération congolaise de football, des cadres et dirigeants sportifs congolais.

Ces assises qui vont s’achever le 18 mars 2022, ont pour objectif de mettre sur table les faiblesses de notre football afin de rechercher les solutions idoines qui permettront à notre football de retrouver ses lettres de noblesse comme ce fut le cas dans les années 70.

« Les états généraux du football devront être un moment d’échanges et d’écoute, de réflexion profonde et collective, sans tabou, entre acteurs indirects et directs, clubs, comité exécutif de la fédération congolaise de football et pouvoirs publics », a signifié le ministre des Sports.

Il a exhorté les participants à travailler dans la sérénité, la responsabilité et le bon sens.

 

Congo : la liste des Diables rouges attendue

Le sélectionneur de l’équipe nationale de football dévoilera ce 17 mars, la liste des joueurs qui iront en stage à Antalya en Turquie.

 

La liste des Diables rouges convoqués pour participer au stage de préparation d’une semaine à Antalya en Turquie sera connue ce jeudi 17 mars 2022. Cette information a été donnée selon le site congomediatime.com par une source de la fédération congolaise de football (fécofoot).

Pendant le stage, les Diables rouges vont affronter en matchs amicaux, le Soudan le 24 mars et la Sierra Leone le 29 mars.  Notons que Paul Put a convoqué plusieurs joueurs, la plupart évoluant à l’étranger.

Selon la même source à la fédération congolaise de football (Fecofoot) le technicien belge Paul Put devra procéder aux remplacements de trois joueurs majeurs blessés.

Congo : les femmes vont valoriser leurs produits au Festival Mwasi 242

Des entrepreneures et artisanes de Pointe-Noire se sont réunies en collectif et ont initié un événement intitulé Festival Mwasi 242.

 

Le festival Mawasi 242 se tiendra du 22 au 26 mars au Cercle civil situé au centre-ville, sur l’avenue de Loango. Cet évènement est une exposition-vente à travers laquelle des femmes entendent promouvoir, valoriser leurs produits et mettre en lumière leur savoir-faire.

Des entrepreneures et artisanes de Pointe-Noire se sont réunies en collectif et ont initié le Festival Mwasi 242. L’évènement s’inscrit en droite ligne avec la célébration des droits de la femme. Ce sera une manière pour les femmes de se mettre en valeur et montrer ce qu’elles apportent comme contribution dans le développement économique et l’entrepreneuriat au Congo.

Le collectif des entrepreneures a lancé, la semaine dernière, un appel à participation qui sera clôturé le 20 mars prochain.