Congo-coronavirus : la lutte contre la maladie s’intensifie

Après Brazzaville, le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, a officiellement lancé le 23 octobre l’opération Coup de poing à Pointe-Noire.

 

Les dernières statistiques montrent que la ville de Pointe-Noire est même en train de prendre la première place des contaminations. L’opération « Coup de poing » vient d’être lancée dans la ville. Celle-ci a pour objectif d’intensifier la lutte contre la pandémie de coronavirus.

Le lancement de cette opération a été présidé par le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso. « Faisons attention, ce n’est pas parce que le pays fait preuve de résilience que nous arrivons à contenir la menace de la maladie, cela ne signifie pas que nous sommes à l’abri, sachant que même les pays qui croient avoir maîtrisé cette pandémie sont de temps en temps surpris par la recrudescence des contaminations et perdent ainsi le contrôle », a signifié Anatole Collinet Makosso.

Lors de cette cérémonie, Anatole Collinet Makosso a insisté sur l’importance de renforcer les mesures de prise en charge de la Covid-19, notamment le respect des mesures barrières mais également la nécessité de se faire vacciner davantage afin d’atteindre l’immunité collective.

Poursuivant son propos, il a instruit la force publique de faire respecter, avec la plus grande rigueur, les mesures barrières édictées dans le pays, à savoir le couvre-feu, l’interdiction des cérémonies de mariage, le port obligatoire du masque et la distanciation physique d’un mètre lors des manifestations publiques.

Le  Premier ministre a profité de l’occasion pour visiter les structures de santé réservées pour l’accueil des malades atteints de la covid-19. Notamment l’hôpital général Adolphe-Sicé et le centre de santé intégré Madeleine-Mouissou, situé à Mpaka, dans le troisième arrondissement Tié-Tié.

Congo-Projet Lisungi : 290 millions FCFA distribués à plus de 4000 ménages

Ces familles des agglomérations de Brazzaville et de Pointe-Noire ont reçu cet argent dans le cadre du projet Lisungi-système.

 

Ce sont 4131 ménages qui ont reçu le paiement des allocations familiales. C’est un financement de l’Agence française de développement (AFD), arrêté à plus de 292 millions de F CFA. C’est dans le cadre du dernier trimestre 2021 du Projet Lisungi-système que ces familles de Brazzaville et Pointe-Noire ont bénéficié de cet argent.

A Brazzaville, trois arrondissements ont été retenus. Il s’agit de: Mfilou avec 1553 ménages pauvres ; Madibou avec 1299 foyers démunis; Djiri qui compte 382 ménages précaires. A Pointe-Noire, par contre, seul Loandjili est concerné avec 897 ménages.

Les paiements se font simultanément dans les agences de la Banque postale du Congo (BPC). Les montants à payer aux ménages vont de 30 000 à plus de 150 000 F CFA, en fonction de leurs tailles.

« Les montants alloués à chaque ménage sont calculés en fonction du nombre d’enfants, disons de la taille du foyer. Le paiement qui s’effectue est de l’AFD. Il devrait se faire en 2020, mais n’a pu l’être à cause de la pandémie à coronavirus », a précisé Paul Nganongo, responsable de la communication au Projet Lisungi.

Congo : bientôt une nouvelle société pétrolière va faire son entrée

La compagnie publique d’Émirat Abou Dabi va investir principalement dans l’exploitation pétrolière en République du Congo.

 

Le secteur pétrolier de la République du Congo, avec des réserves estimées à 2,9 milliards de barils, continue d’attirer des investisseurs étrangers. La compagnie publique d’Émirat Abou Dabi va investir principalement dans l’exploitation pétrolière.

L’arrivée des investisseurs émiratis constitue l’une des retombées de la récente visite du président Denis Sassou N’Guesso à Abu Dhabi, où des premières discussions à ce sujet ont eu lieu. La République du Congo s’apprête donc à accueillir de nouveaux partenaires dans son secteur pétrolier, Abu Dhabi Oil Company (Adnoc), la société pétrolière nationale de l’émirat.

Les investisseurs émiratis vont rejoindre les neuf sociétés pétrolières déjà présentes dans le pays, notamment l’AOGC (congolais), Congorep (coentreprise Perenco-SNPC), Eni Congo (italien), Mercuria (suisse), Pelfaco (nigérian), Perenco (franco-britannique), la SNPC (congolaise), Total E&P Congo (français) et Wing Wah (chinois). Ces discussions interviennent à un moment où le cours du Brent congolais est en forte hausse jamais enregistrée depuis trois ans, autour de quatre-vingts dollars/baril.

L’Adnoc entend également investir dans la valorisation du gaz en République du Congo. Les réserves gazières du pays représentent 200 milliards de m3, dont une partie est torchée, une pratique qui consiste à brûler le gaz naturel issu des gisements pétroliers, faute de pouvoir l’exploiter et le transporter. La compagnie pétrolière Adnoc voudrait valoriser ce gaz en produisant de l’électricité comme le fait déjà sur place la société pétrolière Eni-Congo, filiale du groupe italien Eni.

Congo : le HCR initie une formation sur les violences basées sur le genre

Ce sont quelques 50 personnes qui ont bénéficié de la formation de sensibilisation sur la protection internationale et des violences basées sur le genre.

 

Une cinquantaine d’agents de la fonction publique territoriale de Pointe-Noire ont été formé à la protection internationale et des violences basées sur le genre. « Ces professionnels ayant un rôle important à jouer en ce qui concerne la sensibilisation sont dans l’obligation de se former pour jouer pleinement leur rôle. La république du Congo est signataire des différentes conventions sur les droits de l’homme. Bien qu’un cadre juridique national spécifique à l’asile est en cours de promulgation, le Congo accorde protection et assistance sur base des différentes conventions internationales dûment ratifiées », a souligné Idevert Kouebe-Botende, directeur départemental de la Fonction publique territoriale de Pointe-Noire. Il s’est exprimé lors de la cérémonie de clôture de l’atelier de renforcement des capacités des autorités administratives qui s’est tenue du 20 au 21 octobre 2021.

Il faut dire que malgré l’existence des textes, la protection des réfugiés n’est pas encore effective. Plusieurs défis restent à relever, tant dans le domaine de la protection internationale que dans celui de la lutte contre les violences basées sur le genre.

Le HCR entend couvrir tous les 12 départements pour permettre à chacun de jouer pleinement son rôle et contribuer ainsi à l’amélioration de l’environnement de protection.

Congo : un club économique des journalistes voit le jour

Cette plateforme regroupe une dizaine de journalistes qui vont traiter des informations économiques de la République du Congo.

 

Le « Club économique »  a été lancé samedi 23 octobre 2021 dans la capitale congolaise, Brazzaville. Cette plateforme qui regroupe une dizaine de journalistes a pour objectif : le traitement des informations économiques du pays.

« Le Club économique est un groupe de journalistes congolais qui, ayant constaté une absence de cadre de réflexion, de débats et d’échanges, a décidé de monter cette plateforme qui leur permettra désormais de débattre, en toute objectivité, des questions d’actualité liées à l’économie congolaise, africaine », a expliqué son coordonnateur, Laudes Martial Mbon.

Selon lui, « malgré l’important potentiel économique du Congo, l’économie n’occupe pas vraiment une place de choix dans les journaux, les plateaux de télévision et les studios de radios ».

Congo-Répression de 2015 : le Centre d’actions pour le développement réclame une action en justice

Quatre morts et une dizaine de blessés par balles dont trois agents de la force publique, c’est le bilan officiel des manifestations contre le référendum de 2015.

 

En République du Congo, quatre morts et une dizaine de blessés par balles dont trois agents de la force publique, c’est le bilan officiel des manifestations contre le référendum de 2015 qui a permis au président Denis Sassou-Nguesso de changer la Constitution et de briguer un troisième mandat. Un bilan sous-estimé, selon le Centre d’actions pour le développement (CAD) qui parle d’une trentaine de morts.

Le Centre d’actions pour le développement (CAD) réclame une Commission d’enquête indépendante sur ces événements, pour enclencher une action en justice et faire la lumière sur la répression des manifestations de 2015.

« La contradiction des chiffres fait à ce qu’il y ait une Commission d’enquête indépendante qui sera en mesure de faire la lumière sur ces évènements. La guerre des chiffres, nous n’allons pas la trancher aujourd’hui. C’est cette Commission d’enquête indépendante qui a pour vocation de trancher sur la guerre des chiffres », a déclaré, Trésor Nzila, directeur exécutif du Centre d’actions pour le développement.

« Quoi qu’il en soit, un gramme de preuves vaut mieux qu’une tonne de théories. Si le gouvernement parle de quatre morts et de dix blessés, il faut faire la justice pour les quatre morts et dix blessés. Mais nous savons que ce bilan est largement sous-estimé d’où la nécessité d’une commission d’enquête qui sera chargée de faire la lumière sur ces événements », a insisté Trésor Nzila.

« Il faut que cette commission d’enquête soit mise en place. Elle doit déjà commencer à travailler et produire ses résultats parce qu’elle permettra à ce que le mécanisme de la justice s’enclenche », a-t-il conclu.

Congo : le budget de l’Etat 2022 évalué à 1935,3 milliards FCFA

Le ministre délégué au Budget, Ludovic Ngatsé, l’a présenté ce 22 octobre 2021, devant les deux chambres du Parlement.

 

Le projet de loi de finances exercice 2022, présenté par le ministre délégué au Budget, Ludovic Ngatsé, le 22 octobre devant les deux chambres du Parlement, s’établit en recettes à 1935, 3 milliards FCFA et en dépenses à 1735 milliards, avec un solde global excédentaire de 200,3 milliards FCFA.

Dans son explosé, le ministre délégué auprès du ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public a, entre autres, présenté l’orientation générale suivie pour l’élaboration du projet de loi de finances 2022 ; les hypothèses de son élaboration ; les principaux agrégats et les mesures à engager ; la politique budgétaire et les principaux soldes budgétaires ainsi que le financement.

S’agissant des principaux agrégats en matière de recettes, le ministre a annoncé que les ressources budgétaires de l’Etat de l’exercice 2022 s’élèvent à la somme de 1935,3 milliards FCFA contre 1 671,6 milliards FCFA en 2021, soit une augmentation de 263,7 milliards FCFA (plus de 15,8%). Les recettes fiscales sont fixées en 2022 à 701 milliards FCFA contre 580,5 milliards FCFA en 2021, soit une augmentation de 20,8 %.

Selon le ministre, les mesures préconisées pour les recettes se rapportent à l’élargissement de l’assiette fiscale, au renforcement des capacités des services de recouvrement des recettes, à l’amélioration de l’environnement fiscal des affaires, à la sécurisation des recettes des domaines et à la réduction de la dépense fiscale.

Quant aux agrégats en matière de dépenses, ils s’établissent à la somme de 1735 milliards FCFA contre 1 522,5 milliards FCFA en 2021, soit une augmentation de 212,5 milliards FCFA (plus 13,95%). Les dépenses de personnel sont fixées à 379 milliards FCFA contre 370 milliards FCFA en 2021, soit une augmentation de 2,43%; les biens et services prévus à 187 milliards FCFA contre 143,1 milliards FCFA en 2021, soit une hausse de 30,68%. Les transferts et interventions de l’Etat sont évalués à 487,1 milliards FCFA contre 432,1 milliards FCFA en 2021, soit une augmentation de 12,74%.

Congo : deux présumés trafiquants de mandrill devant la justice

Les deux présumés délinquants fauniques, interpellés le 19 mars dernier à Dolisie, détenaient de manière illégale un jeune mandrill, animal intégralement protégé par la loi au Congo.

 

Le tribunal de grande instance de la ville de Dolisie aura à la barre, ce 22 octobre, deux présumés trafiquants d’un bébé mandrill vivant, interpellés par les services de lutte contre le trafic illicite d’espèces protégées.

Les deux présumés délinquants fauniques, interpellés le 19 mars dernier à Dolisie, chef-lieu du département du Niari, détenaient de manière illégale un jeune mandrill, animal intégralement protégé par la loi au Congo. Ils l’avaient transporté de la ville de Mossendjo à Dolisie dans des conditions inadéquates, dans le but de le vendre.

Conformément à la loi, les deux présumés trafiquants sont passibles de peines allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement ferme et d’une amende dont le montant peut s’élever jusqu’à cinq millions de FCFA.

Le mandrill est classé parmi les espèces animaliers vulnérables par l’Union internationale de la conservation de la nature et figure dans l’annexe I de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, c’est-à-dire dans la catégorie la plus menacée de disparition.

Plus rare dans les massifs forestiers de la République du Congo, le mandrill est une espèce de primates que l’on trouve dans le sud du Cameroun, au Gabon et en Guinée équatoriale. Après sa saisie, le jeune mandrill avait été confié à une équipe de l’Institut Jane Goodall pour recevoir les soins appropriés avant d’être relâché dans son habitat naturel.

Signalons que l’interpellation de ces deux contrevenants avait été faite par les agents de la direction départementale de l’Economie forestière, en collaboration avec ceux de la gendarmerie, avec le concours technique de ceux du Projet d’appui à l’application de la loi sur la faune sauvage.

Bolloré transport & Logistics Congo participe au forum de l’orientation et des études en France et au Congo

Cet événement qui a rassemblé plus 115 000 étudiants s’est tenu en présentiel à Brazzaville et à Pointe-Noire en direct sur la page Facebook de Campus France.

 

Les filiales Bolloré Transport & Logistics Congo et Congo Terminal ont participé à la 6ème édition du forum de l’orientation et des études en France et au Congo organisé par Campus France du 28 septembre au 2 octobre 2021. Cet événement qui a rassemblé plus 115 000 étudiants s’est tenu en présentiel à Brazzaville et à Pointe-Noire et a été également retransmis en direct sur la page Facebook de Campus France au Congo et sur les radios locales.

Le Forum de l’orientation et des études a pour but d’aider les étudiants dans leur choix d’orientation post-baccalauréat en leur faisant découvrir les métiers de demain et les débouchés professionnels au Congo. Des conférences animées par des intervenants extérieurs issus de divers secteurs d’activité ont ainsi été organisés tout le long de l’événement pour mieux les accompagner dans cette démarche.

À cette occasion, les équipes de Bolloré Transport & Logistics Congo ont présenté leurs métiers au cours d’un atelier axé sur la logistique industrielle et portuaire et ont échangé avec les étudiants présents pour répondre à leurs questions sur les filières et les débouchés possibles dans ce secteur d’activités.

« Aujourd’hui de plus en plus d’établissements d’enseignements supérieurs incluent les métiers du transport et de la logistique dans leurs programmes pour former une main d’œuvre qualifiée à même de répondre aux problématiques que rencontre le secteur. C’est pourquoi nous devons d’accompagner ces étudiants en leur facilitant l’accès à l’emploi et contribuer à favoriser leur autonomie. » a déclaré Christophe PUJALTE, Directeur Régional Bolloré Transport & Logistics Congo & RD Congo.

À propos de Bolloré Transport & Logistics au Congo

Présent au Congo dans le transport et la logistique, Bolloré Transport & Logistics compte 1500 collaborateurs congolais à travers ses agences et ses filiales portuaires et logistiques. Implanté à Pointe Noire, Brazzaville et Dolisie, l’entreprise déploie des systèmes de management QHSE reposant sur des référentiels reconnus tels que l’ISO 4500. Bolloré Transport & Logistics s’investit dans l’amélioration des compétences de ses collaborateurs et participe activement au développement socio-économique du pays au moyen d’actions de responsabilité sociétale dans les secteurs de l’éducation, la réinsertion sociale, la préservation de l’environnement et l’accompagnement humanitaire.

Congo : un atelier pour renforcer le processus d’homologation des pesticides

Des acteurs de la filière phytosanitaire se sont réunis, le 20 octobre à Brazzaville, en atelier pour renforcer les procédures de contrôle, de suivi et d’approbation des pesticides en République du Congo.

 

Les participants à l’atelier vont renforcer le processus par lequel les autorités compétentes vont approuver la vente et l’utilisation des pesticides en République du Congo, après examen des données scientifiques complètes montrant que le produit est efficace pour les usages prévus et ne présente pas de risques excessifs pour la santé humaine et animale ou pour l’environnement.

Au Congo, la plupart des chaînes d’approvisionnement et de distribution des pesticides ne sont pas suffisamment sécurisées et homologuées par les organismes appropriés. L’usage des pesticides, produits de protection des plantes alimentaires, permet d’assurer la qualité des produits et de limiter les pertes de rendement, plus importantes en l’absence de traitement.

« Le pesticide, peu importe sa nature, doit d’abord être reconnu par les organismes appropriés avant sa vente. L’agriculture est l’un des piliers de la diversification de l’économie congolaise et le besoin d’homologation devient une urgence car, selon l’OMS, en moyenne cinq cents personnes meurent par année à cause de l’intoxication dûe aux pesticides. Nous tendons vers l’interdiction des pesticides non homologués par le Comité des pesticides d’Afrique centrale », a expliqué Alphonsine Louhouari, directrice de la Protection des végétaux au ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche.

Le processus d’homologation des pesticides se compose d’un certain nombre d’étapes qui se font généralement en quatre phases : pré-homologation, homologation, post-homologation et examen des homologations existantes. Il engage aussi souvent de nombreuses étapes et mesures, aussi bien pour le demandeur de l’homologation que pour l’autorité d’homologation. Cela va de la présentation initiale de la demande par le demandeur jusqu’à la décision finale d’homologation par le registraire et les activités ultérieures de suivi par les deux entités.

Toutefois, un nombre minimum d’étapes devra généralement être suivi pour s’assurer que la demande d’homologation est gérée efficacement et correctement, que l’évaluation est menée de façon normale et que les décisions sont prises de façon transparente.

« L’importance des pesticides dans le monde n’est plus à démontrer. Mais, il est important de rappeler qu’ils sont dangereux et possèdent tous, à de degrés différents, un potentiel de toxicité qui peut affecter les animaux, les végétaux, les humains et l’environnement. Dorénavant, les acteurs doivent soumettre leurs produits à l’homologation avant leur mise sur le marché », a indiqué Paul Raphaël Ongouala, directeur général de l’Agriculture.

Signalons que les pesticides regroupent les substances chimiques destinées à repousser, détruire ou combattre les ravageurs et les espèces indésirables de plantes ou d’animaux causant des dommages aux denrées alimentaires, aux produits agricoles, aux bois et aux produits ligneux, ou des aliments pour animaux.