Congo : des ONG insiste sur l’évacuation de Jean Michel Mokoko

Plusieurs organisations de défense des droits de l’homme demandent la libération et l’évacuation sanitaire de l’opposant Jean-Marie Michel Mokoko, hospitalisé à Brazzaville depuis deux semaines.

Le général Jean Michel Mokoko, candidat malheureux à la présidentielle de 2016 a été condamné à 20 ans de prison en 2018, pour « atteinte à la sûreté de l’État », détention d’armes et trouble à l’ordre public. Depuis deux semaines, cet homme politique aurait une santé fragile et est hospitalisé à Brazzaville. Plusieurs demandent son évacuation à l’étranger sans succès.

« Refuser une évacuation sanitaire au général Mokoko alors que de nombreux compatriotes, y compris ceux ayant des démêlés avec la justice, en bénéficient, c’est faire le choix de le voir mourir à petit feu », ont dénoncé ces organisations devant la presse, mettant en garde les autorités contre « une exécution extrajudiciaire planifiée ».

« Nous craignons pour sa santé parce que son pronostic vital est bien entamé », a dit Trésor Nzila, de l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH).

Selon l’avocat du général, Me Yvon Eric Ibouanga, il a été admis à l’hôpital militaire de Brazzaville le 2 juillet pour raisons de « fatigue et manque d’appétit ».

Les avocats de Jean Marie Michel Mokoko font appel au FMI

 Ce mardi, les avocats de Jean Michel Mokoko ont fait appel au FMI, ils demandent que l’accord conclu entre l’institution financière et l’Etat du Congo soit conditionné par l’arrêt de la répression des « opposants politiques » dans ce pays.

Condamné à 20 ans de prison, Jean Marie Michel Mokoko a aussi choisi de tourner vers les instances internationales afin d’obtenir gain de cause. La première cible choisi par les avocats de l’ex chef d’Etat Major est le FMI. Ceci en raison du fait que l’institution que dirige Christine Lagarde avait précisé en avril dernier lors de l’accord conclu avec l’Etat du Congo que l’application effective sera soumise à des « exigences de gouvernance » pour rompre avec « les pratiques du passé ».

Ainsi, ce mardi, dans un courrier adressé à la directrice du FMI et dont l’AFP a obtenu une copie, les avocats français de Mokoko souhaitent, « à l’heure où le conseil d’administration du FMI doit ratifier ledit projet d’accord », attirer « son attention sur le fait que loin de rompre avec les pratiques du passé, le président (congolais) Denis Sassou Nguesso s’attache à les perpétuer ».

Ils prennent pour justificatif le fait que le général Mokoko, 71 ans ait été condamné abusivement lors d’un procès politique qu »ils qualifient de « parodie de justice. » La défense de Mokoko fait savoir au FMI que l’ancien conseiller de Sassou Nguesso est surtout muselé parce qu’il a osé défier le régime de Brazzaville dans les urnes. Au mépris de l’Etat de droit, de la démocratie et du principe de séparation des pouvoirs, dont le respect est une composante essentielle de la « bonne gouvernance » si chère au FMI.

« Nous sollicitons du FMI qu’il subordonne l’accord sur le point d’être ratifié par son conseil d’administration à la cessation de la répression des opposants politiques en République du Congo et, en conséquence, à la remise en liberté immédiate de Jean-Marie Michel Mokoko » martèlent t-ils.

Norbert Dabira charge lourdement le général Nianga Ngatsé-Mbouala

Accusé d’atteinte à la sécurité de l’Etat, l’ancien inspecteur général des forces armées congolaises (FAC) et de la gendarmerie nationale s’est déchargé sur le général Nianga Ngatsé-Mbouala ce 16 mai devant la cour.

La cour criminelle est entré dans les débats de fond ce 16 mai lors de la troisième journée du procès de l’ancien bras droit de Denis Sassou-Nguesso. Lors de cette comparution, le principal accusé a déchargé tous les griefs qui pèsent sur lui, sur l’ancien commandant de la Garde républicaine (GR), le général Nianga Ngatsé-Mbouala.

« Quand la veuve Thystère Tchicaya m’a fait la révélation selon laquelle le général Nianga Ngatsé-Mbouala avait l’intention de déposer le président de la République, je me suis rendu à son bureau et il m’a proposé d’aller chez lui à la maison. Lorsque je suis allé chez lui, je lui ai dit que si vous avez l’intention de déposer le président de la République, je connais mon grand-frère, il ne se laisserait pas faire car il n’accepte pas l’humiliation, il préfère mourir » a déclaré le général Norbert Dabira devant la Cour.

A l’en croire, cette femme lui avait dit que le général Nianga Ngatsé-Mbouala lui aurait confié ses intentions de déposer le président de la République pour l’envoyer à la retraite.  Pour lui, ce qui l’emmène au tribunal, c’est cette phrase : « A moins que vous touchez à son intégrité physique, sinon il ne peut pas accepter qu’on le mette de côté, sauf s’il choisit lui-même son successeur  » », a poursuivi Dabira, indiquant que si son interlocuteur n’était pas dans cet esprit, il l’aurait arrêté.

Selon l’ancien proche de Denis Sassou Nguesso, l’idée du tireur d’élite est partie du général Nianga Ngatsé-Mbouala. Il avoue avoir conseillé à son collègue de la garde républicaine d’abandonner cette démarche. « Je lui ai demandé de calmer ses ardeurs. Il pensait que j’étais venu le sonder puisqu’il y a des clans autour du président de la République. C’est à ce moment qu’il a dû informer le chef de l’Etat, parce qu’il a compris que j’étais venu l’espionner car faisant partie d’un autre clan », a laissé entendre le général Dabira devant la Cour.

Ce jeudi, la cour va ouvrir les scellés et fait entendre le général Nianga Ngatsé-Mbouala, principal témoin.

Affaire Mokoko, le ministre de la justice congolaise tacle Gilbert Tony Moudilou

Dans un communiqué publié ce 16 mai, le ministre Ange Aimé Bininga a qualifié les dernières déclarations de Gilbert Tony Moudilou concernant le procès de Mokoko de mensongères.

C’est un démenti formel que vient d’apporter Ange Aimé Bininga à l’endroit des propos tenus par Gilbert Tony Moudilou après la condamnation de Mokoko. L’opposant en exil avait affirmé la semaine dernière avoir été contacté par le ministre ministre de la justice pour participer à la machination visant à témoigner contre Mokoko. « J’ai compris qu’il voulait me faire jouer un rôle négatif, c’est à dire aller incriminer le général Mokoko. C’est ce qui s’est fait là il y a quelques jours ils m’ont envoyé un billet pour me dire, bon venez, on a besoin de vous à Brazzaville. Je ne savais même pas ce que je pouvais aller faire là-bas, mais finalement j’ai compris qu’il fallait aller enfoncer Mokoko.

Une accusation qu’a tenu à réfuter le ministre dans son communiqué : « Afin de rétablir les faits, le ministre de la justice et des droits humains rappelle que lors de l’instruction de l’affaire Jean Michel Mokoko et autres, Monsieur Gilbert Moudilou s’était volontairement constitué témoin. A l’issue de son audition et compte tenu de ses déclarations telles que consignées dans les procès verbaux librement signés par lui-même. Ainsi que sa confrontation avec le général Jean Michel Mokoko, le doyen des juges d’instruction avait constaté l’existence des preuves concordantes et des charges suffisantes pour l’inculper. »

Ange Aimé Bininga nie catégoriquement ne jamais avoir contacté Moudilou comme l’affirme celui-ci : « dans ces déclarations mensongères, Tony Moudilou prétend avoir été contacté le 8 mai par le ministre en charge de la justice pour venir témoigner contre le général Mokoko, alors qu’a cette date, les débats sur son implication sous-tendue par les vidéos de 2007 étaient clos. Ces allégations sont d’autant plus grotesques que la cour disposait d’ores et déjà dans le dossier de la procédure, de tous les éléments établissant sa culpabilité. » Précise le communiqué qui conclut en rappellent que Tony Moudilou a été condamné à 20 ans de prison.

 

 

 

Le coup de gueule de L’ARD contre la condamnation de Jean Michel Mokoko !

Les partis membres de la plate-forme politique ARD réunis en session ordinaire ont fermement condamné la peine de vingt ans de prison infligée à Jean-Marie Michel Mokoko.

Les partis membres de l’ARD étaient réunis en leur 12e session ordinaire ce 14 mai 2018 pour évaluer la situation que traverse le Congo Brazzaville. La plate-forme a formellement apporté son soutien à l’ex chef d’Etat major Jean Michel Mokoko condamné  pour atteinte à la sûreté de l’Etat.

A en croire le communiqué sanctionnant cette assise, les membres de l’ARD « fustigent avec la dernière énergie, la condamnation à vingt ans de prison du général Jean-Marie Michel Mokoko ». Pour eux, la sentence a été rendue de manière injuste. Ils ont estimé que le verdict, est le résultat de la  »crise politique » qui gangrène le pays depuis bien des années.

Comme résolution, les partis membres de l’ARD ont surtout réitéré la nécessité de convoquer, en urgence, un dialogue national qui permettra au pays de prendre un nouvel élan. « Faisant la politique de l’autruche, le pouvoir a toujours clamé de façon péremptoire qu’il n’y a pas de crise au Congo et le pays se portait bien et même très bien. Malheureusement, les faits sont têtus. Aujourd’hui, il est établi de façon irréfutable que le Congo Brazzaville traverse une crise économique, financière, sociale, politique et sécuritaire gravissime, il est dans un état comateux », ont-ils conclu.

Procès de Mokoko, Tony Moudilou fait des révélations sur la machination du gouvernement congolais

Condamné au même titre que le général Mokoko à 20 ans de prison par contumace, Gilbert Tony Moudilou qui n’a pas assisté au procès donne enfin sa part de vérité. Il révèle la machination du gouvernement congolais contre l’ex chef d’Etat Major.

C’était l’une des pièces maîtresses du procès du général Mokoko qui vient d’être condamné à 20 ans de prison pour atteinte à la sûreté de l’Etat. Gilbert Tony Moudilou co-accusé, lui aussi condamné à la même peine n’avait pas fait le déplacement depuis paris pour le tribunal à Brazzaville.

Au micro de RFI, l’opposant en exil dénonce la machination dans laquelle le régime aurait cherché à lui faire jouer un rôle de témoin à charge contre le général Mokoko.  «  A vrai dire, cette atteinte à la sécurité de l’Etat où on a parlé des armes, ces gens je ne les ai jamais vu à Paris venu fouiller chez moi et trouver les armes. Donc je ne sais pas à quel moment j’ai porté atteinte à la sécurité de l’Etat ! »

Moudilou poursuit : « J’ai compris qu’il voulait me faire jouer un rôle négatif, c’est à dire aller incriminer le général Mokoko. C’est ce qui s’est fait là il y a quelques jours ils m’ont envoyé un billet pour me dire, bon venez, on a besoin de vous à Brazzaville. Je ne savais même pas ce que je pouvais aller faire là-bas, mais finalement j’ai compris qu’il fallait aller enfoncer Mokoko. On m’a proposé d’aller la-bas en tant que témoin, le ministre qui m’a appelé mardi me dit il faut venir c’est très important. Si vous ne venez pas on risque de vous condamner par contumace. Cependant, si vous venez, on va étudier la question et ne pas vous condamner. Ça c’est le ministre qui m’a appelé le mardi 8 mai à 8h 04 min. Il m’a demandé d’être là, je ne suis pas parti. »

 

 

 

La nouvelle stratégie des avocats de Mokoko pour annuler le verdict des juges

Dans une interview accordée à RFI, les avocats du général à la retraite ont dévoilé la prochaine étape de leur stratégie pour annuler la condamnation de 20 ans de prison prononcée par la cour criminelle.

Condamné à 20 ans de prison par la cour criminelle, Mokoko a choisi de ne pas renoncer à se battre face à ce qu’il a qualifié de « parodie de justice ». Ces avocats ont dévoilé au micro de RFI la nouvelle étape de leur stratégie pour annuler la lourde sentence des juges.

Les avocats de l’ex chef d’Etat major annoncent un pouvoir en cassation.  » Nous estimons que cette décision est illégale, il reviendra désormais à la cour suprême de sanctionner cette illégalité par l’annulation pure et simple de cet arrêt rendu par la criminelle. »

L’objectif de cette nouvelle  étape est de porter l’affaire au niveau de la communauté internationale. «  Nous allons épuiser toutes les voies de recours interne pour nous permettre de poursuivre cette procédure devant les instances internationales. Nous avons saisi le groupe de travail des nations unies pour la détention arbitraire et la commission africaine des droits de l’homme. Nous donnons plus de crédit à ces instances-là. L’état congolais a ratifié plusieurs conventions internationales, les juridictions internationales vont obliger l’Etat congolais à respecter les droits humains, les droits de l’homme, et les droits politiques. »

Pour rappel, Jean Michel Mokoko a été condamné après 4 jours de procès. Il a été reconnu coupable « d’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat et détention illégale d’armes et munitions. »

 

 

20 ans de prison, l’avocat de Michel Mokoko réagit !

La sentence est tombée, sans véritable surprise l’ancien militaire à la retraite Jean Michel Mokoko en a pris cher, 20 ans de prison ! Son avocat n’a pas tardé à réagir…

L’ex chef d’Etat major et conseiller de Denis Sassou Nguesso a été condamné ce 11 mai à 20 ans de prison après un houleux procès de 4 jours. Jean Michel Mokoko a été condamné pour « atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat », à l’issue de ce procès qu’il a qualifié de « règlement de comptes politique ». Il avait notamment opté pour la stratégie de silence pendant les audiences.

La cour a aussi La cour a condamné par contumace à la même peine sept co-accusés dont six Français et un Congolais pour complicité « de l’infraction d’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat ». Aucun de ceux-là n’a assisté au procès.

A la sortie du tribunal, l’avocat du général à la retraite n’a pas tardé à réagir et à exprimer son ras-le-bol. « La décision de la cour criminelle ne nous surprend par parce que tout a débuté dans l’illégalité en violation de l’immunité juridictionnelle de notre client », a déclaré Eric Yvon Ibouanga. Selon sa défense, il tient son immunité de son titre de « dignitaire de la République », un argument rejeté par l’accusation.

Le général Mokoko crache enfin sa part de vérité, mais pas à la barre !

Comme annoncé depuis le début du procès par ses avocats, Jean Michel Mokoko est resté fidèle à sa stratégie devant la barre, le silence ! Toutefois, l’ancien militaire a choisi de s’exprimer via une lettre ce 9 mai depuis sa prison.

C’est dans un style soutenu, digne d’un homme d’Etat que l’ancien militaire s’est exprimé à ses compatriotes et à la communauté internationale. L’ex chef d’Etat Major balaie d’entrée d’un revers de la main toutes les accusations portées contre sa personne.

« Ce n’est pas à la justice que j’ai à faire mais à l’arbitraire. Je me suis heurté à la machine totalitaire. Cette machine, via ses émissaires congolais et ses complices étrangers a essayé en vain de me faire plier en exigeant de moi la reconnaissance des résultats que le monde entier savait avoir été grossièrement truqués. Face à mon refus, la dictature a ensuite entrepris de m’intimider, d’arrêter et de torturer mes compagnons, de dépenser des fortunes avec des consultants et des complices étrangers pour me diaboliser.»

Mokoko va plus loin, il accuse Brazzaville d’avoir ensuite « dépensé des fortunes » pour le « diaboliser » avec « des consultants et complices étrangers » et de « jeter les adversaires politiques en prison pour tenter de masquer l’inexorable descente aux enfers du pays ».

«Après plus de quarante ans d’une carrière militaire sans tache, au service du peuple congolais, et au terme de deux ans de prison, il ne me reste que mon honneur dont je n’ai pas l’intention de faire offrande à ce régime. » Conclu t-il. Pour rappel, c’est la deuxième fois depuis son arrestation en juin 2016 que Jean-Marie Michel Mokoko écrit une lettre en prison. La première en mars dernier, était adressée au doyen des juges d’instruction.

 

Le contenu de la vidéo du « coup d’état », les détails des accusations qui accablent Mokoko

Au troisième jour des audiences du procès du général Jean Michel Mokoko, on en sait désormais un peu plus sur le contenu de la vidéo du « coup d’Etat » qui l’accable. Mais aussi, les détail sur les faisceaux d’accusations qui pèsent sur lui.

La mission du procureur est claire, démontrer que la candidature du général Mokoko n’était qu’un prétexte pour « prendre le pouvoir par la force ». Dans cet exercice qui est loin d’être un long fleuve tranquille, la vidéo du « coup d’Etat » attribuée au candidat malheureux à la dernière présidentielle a été diffusée ce mardi 8 mai au tribunal.

On y voit notamment le général Mokoko, face caméra, répéter un hypothétique discours à la nation en cas de prise de pouvoir. A l’époque le candidat à la présidentielle avait parlé d’un « piège ». Il persiste d’ailleurs à maintenir cette version lors de ce procès où il est accusé d’atteinte à la sûreté de l’Etat.

D’autre part, l’ex chef d’Etats Major est accusé en 2006-2007 noué des contacts avec des « mercenaires », en France et en Côte d’Ivoire. Plus surprenant, RFI rapporte qu’une commission rogatoire au Gabon aurait révélé, selon l’accusation, qu’au moment de la présidentielle de 2016, trois Français, présentés eux aussi comme des « mercenaires », mais absents du procès, auraient été positionnés à Libreville, pour préparer un « assaut sur Brazzaville ». L’accusation évoque des conversations qui auraient été interceptées par les services secrets entre ces mercenaires et le général Mokoko, mais aussi le pasteur Ntumi. Cependant, aucune preuve en ce sens n’a encore été présentée au procès.

Enfin, il y a l’épineuse question des armes et munitions qui auraient été retrouvées au domicile de l’accusé, ce que des témoins présents lors des perquisitions ont nié. On parle « d’onze fusils d’assaut, treize grenades,  trois caisses de munition, des portes-ceinture avec grenade, et vingt chargeurs garnis » soit « plus » assure l’accusation que ce qui est autorisé même pour un général.

Cet arsenal apporté à la barre par les gendarmes lors du procès n’a laissé qu’un sourire moqueur au général qui a décidé d’invoquer le silence.

 

Coup dur, nouveau décès dans le clan du général Jean Michel Mokoko

Jean Michel Mokoko qui comparait ce 9 mai pour la troisième audience de son procès a reçu une mauvaise nouvelle. L’un de ses avocats a perdu sa maman.

Maître Eric Yvon Ibouanga, avocat de Jean Michel MOKOKO ne s’est pas rendu au tribunal ce matin pour la défense de son client. L’avocat de l’ex-chef d’Etat-major et ex-conseiller du président Denis Sassou Nguesso a perdu ce 9 mai sa maman à pointe Noire.

Un nouveau décès en moins d’une semaine qui vient frapper le clan du candidat malheureux à la dernière présidentielle accusé d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Précisons qu’il y a déjà 5 jours, Mokoko en personne perdait sa sœur Marie Madeleine MOKOKO. Son porte parole avait d’ailleurs déploré le refus de la justice de laisser le général se rendre à ce triste événement familial.

Pour l’instant, le procès suit son cours malgré la volonté de Jean Michel Mokoko d’adopter sa position de mutisme. La troisième audience vient de débuter, Guy Blanchard OKOÏ, le chef d’État-major de l’armée sera notamment entendu.

 

Procès de Jean Mokoko, le témoin clé toujours absent dans la salle d’audience !

Présenté depuis le début de l’affaire comme la principale pièce du puzzle dans le procès du général Mokoko, maître Tony Gilbert Moudilou ne s’est toujours pas présenté dans la salle d’audience. Il fait désormais l’objet de toutes les attentions.

Aux dernières nouvelles, maître Tony Gilbert Moudilou est toujours à Paris, il est pourtant attendu à Brazzaville afin d’être entendu. Il faut dire que l’avocat a été cité comme coaccusé, dans la lettre de renvoi, à l’ouverture du procès de l’ex chef d’Etat Major Jean Michel Mokoko.

Le rôle réel de Tony Moudilou dans le « coup d’Etat  » attribué au général Mokoko parait les plus troubles. Surtout qu’il serait au cœur de l’enregistrement vidéo présenté ce 8 mai par la cour lors de la deuxième audience de comparution de l’ex candidat à la présidentielle. Sa présence dans le procès est plus que capitale !  Jean Michel Mokoko avait d’ailleurs souligné à la cour la gravité de cette grosse absence ainsi que des 6 autres accusés appelés à comparaître avant de se fondre dans un mutisme total.

Personnage sulfureux de la diaspora congolaise, Tony Moudilou s’était autoproclamé en 2009 « premier ministre du gouvernement congolais en exil », publiant par la suite une équipe gouvernementale avec des attributions bien définies. A en croire les soutiens de Mokoko, ces événements troubles menés par Moudilou en 2009 coïncide avec l’enregistrement de la vidéo du coup d’Etat dont le général « piégé » est accusé.

Précisons que cette vidéo est la principale pièce à conviction de la tentative de renversement des institutions, « décidées » par le général Mokoko, avec l’appui des mercenaires étrangers dont Tony Gilbert Moudilou serait le principal intermédiaire.

 

Deuxième audience de Jean Michel Mokoko, la vidéo du « coup d’Etat » diffusée

Pour la deuxième fois de la semaine, Jean Michel Mokoko était face à la justice du Congo Brazzaville. Malgré son choix d’invoquer le silence, les magistrats ont poursuivi le procès en diffusant la vidéo du coup d’Etat dont-il est principalement accusé.

C’était une nouvelle fois jour de procès majeur à Brazzaville, Jean Michel Mokoko passait pour la seconde fois de la semaine devant les juges. Comme lors de la première audience, L’ex chef d’Etat Major a refusé formellement de parler. Il a invoqué une fois de plus sa position de dignitaire de la république.

Cette attitude n’a pas empêché la cour de poursuivre le procès. A en croire Brazza News, les magistrats ont décidé de projeter la vidéo du fameux « coup d’état » qui a permis l’établissement des chefs d’accusation « d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, détention illégale d’armes et munitions de guerre et incitation au trouble à l’ordre public ».

Une vidéo que les avocats de l’ancien candidat malheureux de la dernière présidentielle ont qualifiée « d’imaginaire ». Le procès ne fait que commencer, les audiences devraient s’étaler sur dix jours !

 

Procès, Jean Michel Mokoko a refusé de porter sa tenue de prisonnier !

Apparu dans la salle d’audience en tenue civile et très décontracté, Jean Michel Mokoko a refusé de porter comme d’autres prisonniers sa tenue de droit commun.

Le procès de Jean Michel Mokoko, ex-chef d’Etat-major et ex-conseiller du président Denis Sassou Nguesso a effectivement démarré ce lundi 7 mai. Les audiences devraient s’étaler sur dix jours ! On sait d’ores et déjà que le général a décidé d’adopter une position de mutisme.

L’autre fait marquant qui a captivé l’attention des hommes de médias au début de ce procès est la ténue qu’a arboré le candidat malheureux à la dernière présidentielle pour comparaître. Au lieu l’uniforme de droit commun pour les prisonniers, c’est plutôt en en chemise blanche, pantalon bleu nuit, que Jean Michel Moukoko a fait son entrée dans la salle d’audience accompagné de ses avocats.

Une situation qui a causé un retard au début du procès, rapporte Les Echos du Congo. Si on se réfère à la décision du ministre congolais de la Justice, Pierre Mabiala en mai 2017,  le costume des prisonniers doit être une combinaison rouge, à manches courtes avec ourlet jaune aux manches et aux pieds, sans poches et à col rond borné de jaune. Un écusson du drapeau national borné de blanc est placé à la partie gauche de la poitrine.

 

Le film de la première comparution de jean Michel Moukoko devant les juges

Comme annoncé, Jean Michel Moukoko est passé à la barre ce lundi 7 mai. Sans véritable surprise, ses avocats sont restés figés sur la stratégie définie par l’ancien candidat à la présidentielle, le silence !

C’est en chemise blanche, pantalon bleu nuit, que Jean Michel Moukoko a fait son entrée dans la salle d’audience accompagné de ses avocats. L’ex chef d’Etat Major s’est vu notifier son acte d’accusation : « atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, détention illégale d’armes et munitions de guerre et incitation au trouble à l’ordre public ». Sans surprise, Michel Mokoko a opté pour le silence, il n’a pris la parole qu’à de très rares moments, le plus souvent pour expliquer sa stratégie du silence.

« Si vous ne parlez pas, cela veut dire que vous acceptez toutes les charges retenues contre vous », avance le président de la Cour Christian Oba. « C’est votre interprétation, ce n’est pas la mienne », réplique le général. Cela s’apparente à un « outrage » reprend le juge. Et au général de demander si « cela sera un chef d’inculpation de plus », déclenchant ainsi des rires au sein de l’assistance.

Gérard Devillers, avocat de l’Etat congolais n’est pas passé par quatre chemins pour dire le fond de sa pensée aux Avocats de Jean Michel Mokoko. Il a d’abord demandé s’il s’agissait d’un « aveu » avant de dire qu’il « pensait » que l’accusé aurait « une part de vérité à défendre ». Comme on pouvait s’y attendre, il a essuyé le silence des avocats de la défense qui n’avait d’ailleurs pas leurs dossiers.

Au final, le juge a simplement décidé que le détail des charges et les pièces du dossier seront tout de même examinés à partir de ce mardi. Le procès n’est pas retransmis en direct à la télévision, contrairement à ce qu’avait espéré le général.

Interdite de salle d’audience au début du procès, la presse a finalement été autorisée à rentrer. A en croire les autorités qui ont été interrogé par RFI, l’interdit initial aurait constitué « un excès de zèle » des forces de sécurité présentes sur place.

Une pétition lancée pour la libération des prisonniers politiques au Congo

L’initiative vient de l’Observatoire Congolais des Droits de l’Homme. La pétition qui est en ligne depuis ce 6 mai compte déjà plus de 1000 signataires.

L’observatoire Congolais des Droits de l’homme vient d’engager un nouveau combat pour la libération des « prisonniers politique » au Congo Brazzaville. L’institution a lancé ce 6 avril une pétition sur les réseaux sociaux afin de mobiliser le plus de signature pour cette cause.

Si on se réfère au déroulé de la campagne de sensibilisation et de mobilisation «#OnNeVousOubliePas » lancée pour cette initiative, la pétition sera remise le 8 mai au gouvernement Congolais. L’observatoire Congolais des Droits de l’Homme précise avoir déjà pu obtenir la libération de certains prisonniers politique grâce à ce type d’initiative.

A en croire cette institution qui milite pour la justice, la République du Congo comptait en 2014 une dizaine des prisonniers politiques. l’OCDH martèle « qu’a l’heure actuelle, il est difficile d’avoir le nombre exact des prisonniers mais des sources concordantes évoquent une centaine de prisonniers politiques. Parmi eux, deux candidats à l’élection présidentielle, le Général Jean Marie Michel Mokoko et le député André Okombi Salissa, qui croupissent actuellement dans les geôles du pouvoir congolais. »

Cette actualité se déroule alors que s’ouvre ce 7 mai le procès de Jean Mokoko, ex-chef d’Etat-major et ex-conseiller du président Denis Sassou Nguesso. Plus de 1000 personnes ont déjà apposé leurs signatures au bas de la pétition.

 

Le Communiqué musclé des avocats de Jean Marie Michel Mokoko

Dans un communiqué publié ce week-end, les avocats de l’ancien candidat à la présidentielle ont donné le ton du procès de leur client qui s’ouvre ce 7 mai.

Jean Mokoko passe à la barre ce 7 mai, il est accusé d’atteinte à la sûreté intérieure de l’État et détention illégale d’armes et munitions de guerre. Notifiés le 3 mai de la date du procès, les avocats de l’ex-chef d’Etat-major et ex-conseiller du président Denis Sassou Nguesso ont annoncé les couleurs du procès dans un communiqué qu’ils ont rendu public sur les réseaux sociaux.

« Les avocats du Général Jean Marie Michel MOKOKO ont découvert avec stupéfaction hier, alors que l’arrêt de la cour suprême du 30 avril 2018 renvoyant ce dernier devant la cour criminelle ne leur a même pas été communiqué, que le procès de leur client était prévu pour le lundi 7 mai 2018.» Pouvait-on lire d’entrée…

« Comme cela a été le cas à de nombreuses reprises dans cette procédure, aucune convocation ne leur avait été adressée et ce n’est qu’au détour de la consultation du rôle de l’audience qu’ils ont eu connaissance de cette date. Le mépris des droits de la défense aura donc été total, jusqu’au dernier acte de la parodie de procédure judiciaire initiée contre l’ancien candidat à la présidentielle de 2016.»

Comme on pouvait s’y attendre, les avocats se sont montrés ferme dans l’attitude à adopter pendant le procès : « conformément à la décision du Général Jean Marie Michel MOKOKO de ne pas donner crédit à un règlement de compte politique maquillé en procédure judiciaire, ses conseils du Barreau de Brazzaville ne prendront pas la parole à l’audience et ceux du Barreau de Paris ne s’y rendront pas.»

Ils précisent enfin attendre sereinement les décisions des instances internationales qui ont été saisies.

 

Jean Marie Michel Mokoko informé de la date de son procès

Le candidat malheureux à la dernière présidentielle s’est présenté devant le juge ce 3 mai accompagné de ses deux avocats. Il comparaîtra le le 7 mai !

C’est désormais un secret de polichinelle, la date effective du procès du  général Jean Marie Michel Mokoko est officielle. En compagnie de ses deux avocats, l’ancien candidat à la présidentielle qui s’est présenté ce 3 mai devant le juge a formellement été notifié.

Il leur a été signifié l’ordonnance de clôture qui constate l’achèvement de la procédure d’instruction et renvoie l’affaire devant la cour d’appel siégeant actuellement en sa session criminelle, afin qu’elle soit jugée.

Jean Mokoko qui comparaîtra le 7 mai a aussi été notifié des charges qui pèsent contre lui. Notamment atteinte à la sûreté intérieure de l’État, détention illégale d’armes et munitions de guerre.