Congo : le système bancaire en hausse de liquidité

Les réserves brutes des banques congolaises ont augmenté de 26,5 % après des années de repli. Selon la banque centrale, l’évolution de la liquidité bancaire s’explique par la hausse des dépôts bancaires.

Le rebond de la liquidité du système bancaire congolais est aussi dû à la nouvelle règlementation des changes et aux rapatriements des avoirs extérieurs détenus par les banques commerciales. Selon la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), qui vient de publier son rapport trimestriel sur la politique monétaire, ces réserves brutes sont composées des comptes des entreprises (réserves libres) et des réserves obligatoires.

Cet état de santé du système bancaire national, à en croire les experts, se traduit par l’évolution du taux de couverture des crédits par les dépôts. Par exemple, à la fin décembre 2019, l’analyse en glissement annuel montre que le ratio des dépôts a connu un accroissement de 104,8 % à 115,8 %, soit un coefficient de réserve de 4,7 points à 27,9%, un ratio réserves libres/réserves obligatoires de 253,6% à 292,8% et un ratio réserves libres/crédits à l’économie de 17,4% à 24,1%.

« Le niveau élevé de ce ratio constaté dans tous les pays de la sous-région depuis juin 2019 révèle la solidité de la liquidité bancaire dans les pays de la zone Cémac, à des degrés certes différents. Toutefois, cette évolution devrait être nuancée du fait du repli des concours aux économies de la zone, en lien avec la consolidation sur l’Etat équato-guinéen d’un certain nombre des créances bancaires », peut-on lire dans le rapport de la banque centrale.

La publication du rapport trimestriel sur la politique monétaire intervient quelques jours seulement après l’appel des pétroliers soutenu par la chambre africaine de l’énergie, demandant à la banque centrale d’assouplir les restrictions de la règlementation des changes. Ceux-ci considèrent les mesures « très peu attrayantes » pour les investissements étrangers dans un contexte de crise sanitaire du coronavirus.

D’après cette règlementation en vigueur depuis mars 2019, les transferts de plus d’un million FCFA hors espace Cémac doivent être approuvés par la banque centrale et les produits d’exportation supérieurs à cinq millions doivent aussi être rapatriés en cent cinquante jours sur un compte bancaire local.

Congo : le budget de l’Etat a été réajusté

Vendredi 01er mai, l’Assemblée nationale a adopté, avec amendements la loi de finances rectificative pour l’année 2020, avec plusieurs recommandations.

Le collectif budgétaire est arrêté en recettes à 1 082 903 000 milliards FCFA et en dépenses à la somme de 1 862 643 000 000 FCFA, avec un déficit budgétaire de 779 740 000 000 FCFA. Les charges en trésorerie sont chiffrées à 892, 643 milliards FCFA pour des ressources de 452 milliards, générant ainsi un déficit de financement de -440, 176 milliards FCFA. Le déficit global est estimé à -1 219 916 FCFA.

En effet, l’adoption de la loi de finances rectificative est assortie de plusieurs recommandations formulées par la commission Economie, Finances et Contrôle de l’exécution du budget de l’Assemblée nationale. Il s’agit, entre autres, de renforcer la recherche de finances extérieures auprès des partenaires traditionnels ; recourir aux financements innovants (partenariat public-privé) en cette période de réduction de l’espace budgétaire ; faire appliquer dans toute leur rigueur à toutes les sociétés les lois relatives au secteur pétrolier.

L’exécutif devrait également accélérer les négociations avec les créanciers, notamment Trafigura et Glencore ; finaliser l’audit de la dette intérieure et adopter un échéancier de paiement ; doter les administrations des régies financières des moyens nécessaires pour atteindre les prévisions budgétaires. Les députés ont, enfin, harmoniser les missions des corps de contrôle (Cour des comptes et de discipline budgétaire, inspection générale d’Etat, inspection générale des finances, commissariat national des comptes, administrations fiscales et douanières) ; veiller au recouvrement du produit de la vente produit raffiné par Coraf à partir du but mis à sa disposition pour garantir le financement du Fonds national de solidarité. Il faut noter que ladite loi a été défendue par le ministre délégué auprès du ministre des Finances et du Budget, Ludovic Ngatsé.

Covid-19 : le Congo compte 163 hommes contaminés contre 57 femmes

Le Congo vient de totaliser 220 cas de Covid-19. Le taux de contamination est plus élevé chez les hommes.

Selon le point épidémiologique fait le 29 avril par le coordonnateur national technique de riposte au Covid-19, le Dr Gilbert Ndziessi, Brazzaville a un total de 144 contaminés dont 99 hommes et 45 femmes. Pointe-Noire, la deuxième ville la plus touchée, compte 67 cas soit 61 hommes contre 6 femmes. Sur les quatre contaminés du département du Pool, il y a trois hommes et une femme. Les trois cas du Kouilou sont toutes les femmes. L’unique cas du département de la Sangha est une femme tout comme celui de la Cuvette.

Par ailleurs, la répartition au niveau de la capitale Moungali 26 cas, Ouénzé 22 cas, Makélékélé 19 cas, Djiri 21 cas, Talangaï 20 cas, Poto-Poto 16 cas, Madibou 10 cas, Bacongo 6 cas et Mfilou 4 cas. A Pointe-Noire, Lumumba compte 28 cas, Mongo-Mpoukou 17 cas, Ngoyo 10 cas, Loandjili 7 cas, Tié-Tié 4 cas et Mvoumvou 1 cas.

En date du 29 avril, en effet, les résultats des examens virologiques de 73 personnes ont révélé treize cas positifs. Ce qui porte le nombre total des contaminés à 220. Il s’agit des personnes ayant été en contact avec les malades du Covid-19. L’on dénombre 19 cas de guérison et neuf décès. « Le neuvième décès a été enregistré le 29 avril en milieu hospitalier. Il s’agit d’une femme âgée de 87 ans, Covid-19 positive associé à d’autres pathologies », a indiqué le Dr Gilbert Ndziessi.

Congo-Coronavirus : Sassou N’Guesso prolonge le confinement jusqu’au 15 mai

Au Congo, le président de la République, Denis Sassou Nguesso, a annoncé jeudi 30 avril, en soirée la prolongation jusqu’au 15 mai du confinement.

La république du Congo a enregistré 220 cas de coronavirus officiellement déclarés dont 19 guéris et 09 décès. Face à cette situation sanitaire, le gouvernement a instauré le confinement total le 31 mars dernier. Confinement qui devait être arrêté ce 30 avril.

« Le confinement actuel s’étendra du 1er au 15 mai 2020. Durant cette période, nous évaluerons l’efficacité de sa mise en œuvre », a déclaré le président Sassou Nguesso dans un message radiotélévisé.

Pour ce qui est de l’état d’urgence, celui-ci est prolongé jusqu’au 10 mai. « Au cas où les résultats observés se révéleraient au fur et à mesure encourageants, le gouvernement pourrait alors étudier, au même moment, un plan de déconfinement ordonné, applicable par paliers à partir du 16 mai 2020 », a ajouté le Président de la république. Il a également décidé « la mise en œuvre, à grande échelle, du test de dépistage et le port obligatoire du masque pour tous les congolais ».

Congo : 220 cas confirmés du coronavirus

Le nombre de cas testés positifs au coronavirus au Congo est passé à 220, a annoncé mercredi à Brazzaville, le coordonnateur du comité technique de riposte à la pandémie, le docteur Gilbert Ndziessi.

La République du Congo enregistre 220 cas de COVID-19 dont 19 guéris et 9 décès. Selon Dr Ndziessi, les 192 personnes atteintes sont prises actuellement en charge par les équipes médicales. Il a donné cette information lors de son point sur la situation épidémiologique au Congo.

Le neuvième décès enregistré ce mercredi en milieu hospitalier est une femme de 86 ans testée positive, associée à d’autres pathologies et suivie depuis 14 jours, a-t-il précisé.

Sur le territoire congolais, la capitale Brazzaville arrive en tête avec 144 cas dont 99 hommes et 45 femmes. Elle est suivie par la capitale économique, Pointe-Noire qui compte 67 cas dont 61 hommes et 6 femmes.

Le département du Pool, au sud de Brazzaville, compte 4 cas dont trois hommes et une femme. Le département du Kouilou (sud Congo) compte trois cas, toutes des femmes. Le département de la Cuvette (nord Congo), un cas (une femme) et le département de la Sangha (nord-ouest du Congo), un cas, également une femme.

Congo : les dépenses de salaires en légère baisse

Le ministre délégué chargé du Budget, Ludovic Ngatsé, dans un exposé devant le Sénat, le 27 avril, a fait savoir que les dépenses des salaires et traitements vont passer de 391 milliards FCFA à 386 milliards dans le budget rectificatif.

L’économie congolaise est durement affectée par la pandémie du Covid-19, ayant provoqué l’effondrement des cours du pétrole. « En dépit de l’augmentation des dépenses budgétaires, les dépenses des salaires et traitements subiront une légère baisse, en lien avec les départs à la retraite, non compensés par les recrutements du personnel dans le secteur de l’enseignement et de la santé, devant intervenir au troisième trimestre de l’année », a indiqué Ludovic Ngatsé.

Par contre, les investissements seront davantage orientés vers les secteurs sociaux, soit une augmentation de 52,3% par rapport au budget initial. D’après le ministre délégué chargé du Budget, ce réajustement devrait contribuer à maintenir un minimum d’infrastructures économiques et à renforcer les capacités du secteur de santé. Pour cela, des équipements seront fournis à quelques hôpitaux généraux, ainsi que la mise à niveau de certains hôpitaux de base, et centres de santé intégrés à l’intérieur du pays.

À noter que l’orientation de la politique d’investissement du Congo est en lien avec le Plan national de développement 2018-2022. L’exécutif mise également sur deux fonds créés dans le cadre de la crise sanitaire, à savoir 25 milliards de francs CFA dédiés à la lutte contre le Covid-19 et 100 milliards de francs CFA pour le fonds national de solidarité pour le soutien des entreprises et aux ménages.

Congo : la France entend donner 355 millions FCFA au Laboratoire de santé publique

L’ambassade de France et le ministère en charge de la Santé ont signé le 25 avril à Brazzaville, la convention de financement du projet surveillance et recherche épidémiologique au Congo (SUREC) sur deux ans.

Ce montant permettra, a signifié l’ambassadeur de France au Congo, François Barateau d’accompagner l’évolution institutionnelle du Laboratoire national de santé publique en un Institut national de santé publique. Le développement des collaborations scientifiques entre l’Institut Pasteur de Paris, les Instituts Pasteurs de la sous-région ainsi que le renforcement du réseau de surveillance de nombreuses autres pathologies dont le Covid-19.

« La signature aujourd’hui de la convention de financement du projet surveillance et recherche épidémiologique au Congo marque de nouveau la force du partenariat entre le Congo et la France ainsi que l’engagement commun de ces deux pays dans la lutte contre la pandémie Covid-19 » a déclaré le diplomate français.

Ce projet, a-t-il ajouté, est une anticipation commune des deux pays au regard des feuilles de route signées il y a de cela une année pour poser comme objectif, le renforcement de la sécurité sanitaire et identifier comme priorité la surveillance épidémiologique à travers un partenariat redynamisé entre le laboratoire national de santé publique du Congo et ses partenaires précités.

La France, a renchéri le diplomate français, est résolument engagée aux côtés des pays africains dont le Congo pour répondre aux défis de la crise multidimensionnelle engendrée par la pandémie du Covid-19. Cette initiative dénommée santé en commun annoncée par le président français pour un montant de 1,2 milliard d’euros va assouplir cette ambition prioritairement orientée vers le continent africain en complémentarité avec les programmes des autres partenaires bilatéraux et européens.

Prenant la parole à son tour, la ministre en charge de la santé Jacqueline Lydia Mikolo a remercié la France pour cette aide. « Nos partenaires de la France maintiennent la poursuite de la feuille de route signée ensemble en matière de santé » a –t-elle conclu.

Congo-Covid 19 : 207 cas de contamination

La République du Congo enregistre en ce lundi 27 avril 2020, 207 cas de coronavirus contaminés, 19 guéris  et 08 décès.

La ministre de la santé, de la population, de la promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement, Jacqueline Lydia Mikolo a annoncé, le 24 avril 2020 à Brazzaville, que le Congo compte 19 cas de personnes guéries du Covid 19, six patients décédés et 200 cas de contamination au niveau national. Ce lundi, le pays a enregistrés 07 nouveaux cas.

Pour  Jacqueline Lydia Mikolo, la première préoccupation pour contrôler de la propagation de cette pandémie au Congo est de permettre à chaque arrondissement d’avoir des équipes d’intervention rapide. Ceci permettra la surveillance épidémiologique sur le terrain, notamment pour faire des prélèvements et avoir un suivi du contact.

La ministre a expliqué que le pays disposait aujourd’hui de trois laboratoires capables de donner les résultats du covid-19. Elle a également annoncé que la situation évoluait et que le  gouvernement avait le contrôle de la situation au fur et à mesure.

« Nous allons continuer à monter en intensité pour nous assurer que nous avons atteint le pic. A ce moment-là, nous pourrons très vite donner des signaux de sortie de crise», a-t-elle dit. Elle a ajouté que le pays visait un dépistage de masse qui est l’une des conditions du déconfinement, soulignant que la volonté du pays était que chaque département soit capable de procéder au dépistage de masse sur le plan local.

« Le fait que nous avons des guérisons prouve que nous utilisons le protocole qui marche. Nous avons été très réticents de partager ce protocole que nous avons réservé au milieu scientifique. Il a été partagé avec le comité des experts qui a donné son avis. Le gouvernement l’a reçu et toutes les personnes ressources, notamment celles de l’Oms, l’ont validé », a-t-elle indiqué.

Elle a précisé qu’il n’existe pas de maladie honteuse et que le Covid 19 n’en était pas une. Tout en informant qu’elle n’était pas porteuse du virus, elle a reconnu dit qu’un nombre de ses collaborateurs ont été déclarés positifs au Covid-19. Ils sont pris en pris en charge.

En outre, une plateforme de l’opposition, en l’occurrence, le Rassemblement des Acteurs de la Démocratie (RAD), a récemment suggéré au gouvernement de décréter obligatoire le port du masque sur l’étendue du territoire national, afin de limiter la propagation du coronavirus ayant déjà affecté 200 personnes à ce jour.

Cette plateforme a jugé la gestion de cette crise sanitaire défaillante.

Congo : la société civile déplore un confinement inadapté aux besoins de la population

Le confinement total imposé aux autorités congolaises à la population depuis le 31 mars jusqu’au 30 avril, en vue de freiner la propagation du coronavirus qui a déjà fait 200 cas dont 8 décès, n’est pas adapté à la culture congolaise, selon les organisations de la société civile, qui déplorent des mesures impopulaires de la part des autorités et un manque conséquent d’assistance aux plus démunis.

Les organisations de défense des droits de l’homme n’arrivent pas à digérer la façon de faire de la police, qui a annulé, dans une déclaration radiotélévisée, un arrêté du ministère du Commerce ordonnant aux commerces de proximité d’ouvrir tous les jours pour éviter l’afflux dans les marchés domaniaux les lundi, mercredi et vendredi.

« Les populations se perdent totalement. En vingt-quatre jours de confinement les Congolais ont entendu plusieurs consignes allant d’ouverture des alimentations tous les jours à une ouverture trois fois par semaine, dénonce Jo Washington Ebina, acteur de la société civile. Nous finissons pas nous demander si c’est le ministère du Commerce qui gère ou c’est la force publique ».

Le gouvernement distribue certes des vivres dans les orphelinats, établissements hébergeant des personnes de troisième âge et autres vulnérables. Il s’agit d’une assistance et d’un accompagnement très limités, selon Jo Washington Ebina.

Pour cet activiste le gouvernement a opté pour un confinement à l’image de l’occident, mais il est non adapté à la culture congolaise. « Il est important de rappeler qu’un confinement ne peut se faire comme en Europe ou aux Etats-Unis. Ils (les gouvernants) doivent prendre en ligne de compte le vécu des Congolais. Donc, il nous faut un confinement à la congolaise avec une distribution de masse de denrées aux populations ».

La date de début du déconfinement n’a pas encore été indiquée.

Coronavirus : le Congo enregistre 186 cas confirmés

Le ministère de la santé a annoncé, mercredi 22 avril 2020, une augmentation des cas confirmés positifs au COVID19 au Congo.

Les statistiques de ce 22 avril publiées par le Ministère en charge de la santé indiquent une augmentation des cas confirmés positifs au COVID19. En effet, de 165 cas mardi, elles sont passées à 186 cas confirmés positifs. Le nombre de guéris (16) et des décès (06) reste inchangé.

Le virus est rentré au Congo-Brazzaville, comme dans la plupart des pays africains, par un cas importé. Il s’agit d’un franco-congolais qui revenait d’une mission en Hollande en passant par Paris.

L’apparition de la maladie a suscité un vaste élan de solidarité nationale, avec de nombreuses contributions venant d’horizons divers pour aider à combattre la maladie.

Fond Covid-19 : plus de 2,3 milliards de FCFA collectés

Cette somme a été donnée par la présidence de la république, les membres du gouvernement et autres institutions, des opérateurs économiques et acteurs politiques.

Plus de 2,3 milliards de FCFA ont déjà été reçus pour les deux Fonds Covid-19. Au nombre de donateurs, figurent la Présidence de la République (150 millions FCFA) et les membres du gouvernement (137 millions FCFA). Le reste de la somme provient soit des autres institutions de la République (Sénat 75 millions, Assemblée nationale 50 millions, la SNPC 100 millions…), soit des acteurs économiques et des partis politiques. Une marque de solidarité saluée par le chef du gouvernement qui a tenu à les féliciter.

Le premier ministre Clément Mouamba a décidé de transférer les 2,3 milliards de FCFA au Ministère en charge des Finances.

Mis en place par le gouvernement, le Fonds Covid-19 qui a démarré avec la somme de 1,5 milliard FCFA, sert, entre autres, à financer la prévention et la gestion de la pandémie par le Ministère en charge de la Santé, ainsi que l’entretien de la force publique.

Congo-RCA : Faustin Archange Touadera attendu à Brrazzaville

Selon une source proche de la présidence de la république du Congo, le chef de l’État centrafricain est attendu ce mercredi 22 avril à Brazzaville.

Faustin Archange Touadera sera accueilli à l’aéroport de Maya-Maya par le Premier ministre, Clément Mouamba, avant de rencontrer son homologue congolais, Denis Sassou N’Guesso. Cette visite est la toute première d’un chef d’État étranger depuis la déclaration de la pandémie du Covid-19 qui affecte plusieurs pays dont la Centrafrique et le Congo qui vient de proroger de 20 jours supplémentaires l’état d’urgence sanitaire entrée en vigueur le 31 mars dernier à minuit.

Congo-Covid 19 : un vol commercial spécial pour les ressortissants français

La rotation aérienne partira de Brazzaville le 21 avril, en direction de Roissy Charles de Gaulle, via Kinshasa en République démocratique du Congo.

« L’ambassade de France a sollicité l’accord du gouvernement congolais pour la mise en place d’un nouveau vol commercial exceptionnel, afin de permettre aux compatriotes qui le souhaitent, en priorité aux Français de passage au Congo ou ceux qui se trouvent en situation de fragilité personnelle, de regagner leur pays », précise un communiqué de l’ambassade publié le 17 avril.

Comme les précédents vols organisés depuis le 29 mars sur Pointe-Noire et Brazzaville, le vol de mardi n’embarquera, selon l’ambassade, aucun passager au départ de Paris, conformément aux règlements sanitaires en vigueur sur le territoire de la République du Congo.

« Nous invitons les ressortissants français intéressés à se rendre à l’agence Air France de Brazzaville (uniquement à l’agence Air France de l’aéroport Maya-Maya). Des dispositions ont été prises par l’ambassade de France avec les autorités congolaises afin que chaque voyageur potentiel puisse se rendre à l’agence Air France et, le jour du vol, à l’aéroport international Maya-Maya », explique le communiqué.

Par ailleurs, l’ambassade demande aux voyageurs d’avoir en leur possession des documents ci-après : une attestation de déplacement dérogatoire que chaque voyageur présentera aux compagnies de transport avant l’embarquement ; une attestation de déplacement international dérogatoire vers la France métropolitaine.

Ces attestations devront aussi être présentées par tous les passagers, quelle que soit leur nationalité, aux autorités en charge du contrôle des frontières, à l’arrivée en France.

« Il est également impératif pour chaque voyageur de télécharger et de compléter, avant de se rendre en France, l’attestation de déplacement dérogatoire, afin de pouvoir rejoindre son domicile depuis l’aéroport de Roissy (cocher : déplacement pour motif familial impérieux) », indique le document.

S’agissant de l’accueil à l’arrivée, en raison des mesures de confinement en France, il est demandé aux passagers de s’assurer que « s’ils souhaitent se faire récupérer par un proche, que cette personne dispose aussi d’une attestation spécifique justifiant son déplacement et l’emploi de son véhicule personnel ».

A défaut, il est demandé aux passagers de prévoir ou de réserver un moyen de transport depuis l’aéroport pour regagner leur domicile ou leur site de confinement, muni d’une attestation individuelle et d’une pièce d’identité.

 

Congo-Budget de l’État 2020 : la loi de finances rectificative sur la table du parlement

La session extraordinaire ouverte, le 18 avril à Brazzaville, au niveau des deux chambres du parlement est consacrée à l’examen et à l’adoption de quatre projets s’inscrivant dans le cadre de la gestion de la pandémie du Covid-19.

Il s’agit du projet de loi portant loi de finances rectificative pour l’année 2020 ; du projet de loi autorisant la prorogation de l’état d’urgence sanitaire au Congo ; du projet de loi habilitant le gouvernement à édicter, par ordonnance, des mesures relevant du domaine de la loi, dans le cadre de la lutte contre le Covid-19 et du projet de loi déterminant les conditions de mise en œuvre de l’état d’urgence et de l’état de siège au Congo.

Congo-Covid 19 : les hommes de médias visitent les centres de prise en charge des malades

Cette visite avait pour objectif de faire comprendre à certaines personnes qui ne croient toujours pas à l’existence du coronavirus.

Le Congo a enregistré depuis le 14 mars 143 cas confirmés de Covid-19 et six décès dont deux médecins. Malgré ces statistiques officielles, certains Congolais ne croient pas à l’existence de la maladie. C’est pour les convaincre que les autorités sanitaires ont ouvert samedi 18 avril les portes des centres de prise en charge des malades à la presse.

Le premier centre visité a été l’hôtel de la Concorde transformé en hôpital accueillant des personnes asymptomatiques dans la commune de Kintélé au nord de Brazzaville. Avec une capacité d’accueil de 200 lits, cet établissement est ouvert depuis le 13 avril. A bonne distance, les journalistes ont pu voir les patients dans leurs chambres situées aux deux premiers niveaux de cet immeuble de cinq étages.

Ici c’est le Dr Michel Sapoulou qui assure la prise en charge. « Nous avons actuellement 25 patients. Quand ils arrivent ici et que le diagnostic a été déjà été confirmé biologiquement, nous les mettons sous traitement en utilisant les médicaments qui sont connus : la chloroquine, l’antibiotique (azitromicin) et il y a aussi les antirétroviraux », a expliqué le médecin.

Deuxième et dernier site visité, la clinique Albert Leyono dans le cinquième arrondissement. Dans cette clinique, propriété de la municipalité, on trouve 14 personnes dont six ont été testées positives dont une femme enceinte et huit autres en attente des résultats de leur test. « Nous veillons sur eux. De jour comme de nuit. Nous nous approchons de ces malades après avoir pris toutes les dispositions nécessaires pour notre propre protection », a indiqué à la presse le Dr René Soussa, qui supervise les lieux.

Outre les deux centres de prise en charge visités par la presse, les autres malades sont internés au CHU de Brazzaville et à l’hôpital de l’amitié sino-congolaise, toujours à Brazzaville. Les autorités congolaises étudient la possibilité de proroger l’état d’urgence sanitaire qui doit initialement prendre fin ce 20 avril.

Covid 19 : mise en garde aux cas positifs en fuite

La ministre de la santé, Jacqueline Lydia Mikolo annonce que l’identité de ces individus en fuite sera révélée dans les médias.

Lors de son point sur la situation épidémiologique mercredi 15 avril 2020, la ministre de la santé, Jacqueline Lydia Mikolo, a indiqué que si les cas dépistés positifs qui sont perdus de vue ne se présentent pas à la prise en charge, leur identité sera révélée dans les médias dans les vingt-quatre heures. La ministre a confirmé quarante-trois nouveaux cas de contamination.

 « Dans les vingt-quatre heures qui viennent de s’écouler, nous avons enregistré quarante-trois nouveaux cas dont vingt-neuf à Pointe-Noire, douze à Brazzaville, un dans la Cuvette, un dans la Sangha », a indiqué la ministre en charge de la Santé.  Le Congo compte donc cent-dix-sept cas testés positifs au Covid-19 dont onze guéris et cinq décès.

Selon Jacqueline Lydia Mikolo, l’importance des cas dépistés ces dernières vingt-quatre heures se justifie par le cumul des prélèvements effectués à Pointe-Noire. Lesquels prélèvements n’avaient pas été traités pendant près d’une semaine, a précisé la ministre en charge de la Santé. Le taux est aussi lié à l’intensification des dépistages à Brazzaville ainsi que dans les autres départements.

« Nous avons une capacité importante au niveau de Brazzaville et de Pointe-Noire pour prendre en charge toutes les personnes dépistées positives », a expliqué la ministre.

Jacqueline Lydia Mikolo a de nouveau lancé un appel au respect du confinement, du port de masque et d’autres mesures barrières prescrites par le gouvernement.

Coronavirus : le Congo compte 117 cas testés, dont 11 guéris et 5 décès

Cette information a été donnée mercredi 15 avril 2020, à Brazzaville par la ministre de la santé, Jacqueline Lydia Mikolo.

117 cas testés positifs au coronavirus, la République du Congo a franchi le cap des 100 cas. L’annoncé a été faite mercredi 15 avril, à Brazzaville par la ministre de la Santé, Jacqueline Lydia Mikolo, lors de son point sur la situation épidémiologique du Congo.

« 43 nouveaux cas testés positifs au COVID-19 au Congo dont 29 à Pointe-Noire, 12 à Brazzaville, 1 dans la Cuvette (nord) et 1 cas dans la Sangha (nord-ouest) », a déclaré la ministre de la santé.

« Au total, le Congo compte à ce jour 117 cas testés, dont 11 guéris et 5 décès », a-t-elle souligné. Jacqueline Lydia Mikolo a réitéré son appel à la population à observer le confinement pour éviter la propagation de la maladie.

Pour rappel, le Congo a signalé son premier cas confirmé le 14 mars. Outre Brazzaville et Pointe-Noire, le coronavirus touche également les différents départements, notamment la Cuvette, la Sangha et le Pool, au sud de la capitale.

Covid 19 : le Dr Maurice Itous-Ibara présente les premiers résultats de sa recherche

Le chercheur biologiste congolais, les a présentés mardi 15 avril 2020, à Brazzaville.

Dr Maurice Itous-Ibara qui a reçu récemment, à Brazzaville, un prix dit d’esprit pour son invention du premier pétrole de laboratoire au monde, par l’Académie des sciences et des arts du Congo, a présenté mardi 14 avril 2020 dans la capitale congolaise, les premiers résultats de sa recherche sur le Covid 19 pour faire avancer la recherche vers un traitement efficace contre le Coronavirus.

« C’est notre pierre à l’édifice. Ce produit nous l’appelons Atol 18. Nous allons le présenter au Ministère de la santé pour des analyses médicales », a déclaré le Dr Maurice Itous-Ibara.

La prochaine étape sera donc la certification d’Atol 18 auprès du comité des experts du Covid-19.

Un avis scientifique très important et déterminant avant la présentation du produit dans les hôpitaux pour soulager l’humanité souffrante.

C’est pour quand ?

Les attentes sont donc très fortes, d’autant que certains des traitements testés en France sont déjà disponibles dans d’autres indications, ce qui fait dire à certains congolais « pourquoi attendre ? »

Le timing propre à la recherche clinique a pourtant subi une accélération inédite.

Si Atol 18 s’avère « extrêmement efficace », il pourrait être opérationnel le plus rapidement possible dans les pharmacies et hôpitaux.

Congo : le colonel Pierre n’est plus

Le président de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (Onac), le colonel Pierre Obou,  est décédé, à Brazzaville,  à l’âge de 81 ans, le 9 avril.

Ancien directeur national du protocole et ancien ambassadeur du Congo au Gabon, le colonel Pierre Obou fut également un Ancien enfant de troupe (AET) de la promotion Sergent Krochant (1953-1957), matricule 168.

 Nommé directeur de l’Onac par décret présidentiel du  8 mars 2013, le colonel Pierre Obou a occupé ces fonctions jusqu’à sa disparition. Ce qui laisse, sans nul doute, un grand vide au sein des anciens combattants, des veuves et militaires de la France d’Outre-mer qu’il ne cessait de soutenir, surtout à chaque fin d’année,  avec l’appui de l’ambassade de France au Congo.

Lors  des obsèques de son ami et sénateur,   le colonel Pascal Mouassiposso Mackonguy, décédé le 4 janvier 2015, à Paris (France),  à l’âge de 81 ans,  l’ancien directeur du protocole national, s’interrogeait à cette occasion sur la raison exacte de pleurer un soldat alors que son nom est écrit dans le livre de vie ? Une interrogation qui trouve sa réponse dans les Saintes Ecritures qui, selon l’orateur, enseignent « qu’il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ce que l’on aime ».

Congo-Covid-19 : 74 cas confirmés

La république du Congo enregistre soixante-quatorze (74) cas confirmés de coronavirus (Covid-19) dont dix (10) guéris et cinq (05) morts.

Le Congo compte depuis le 13 avril 2020, soixante-quatorze (74) cas confirmés de coronavirus (Covid-19) dont dix (10) guéris et cinq (05) morts.

Deux (02) nouveaux cas ont été enregistrés dans le département du Pool (sud) alors que les autr&es au niveau des deux plus grandes villes du pays, notamment Brazzaville et Pointe-Noire.

Les autorités sanitaires ont renouvelé leur appel à respecter les consignes de confinement jusqu’au 30 avril prochain.

Incident d’Air France : le gouvernement congolais présente ses excuses

Brazzaville a présenté ses excuses au le demain de l’incident qui s’est produit le 11 avril 2020, sur le tarmac de l’Aéroport International Agostinho Neto de Pointe-Noire.

Un Airbus A330 de la compagnie Air France a été pris pour cible par un élément de la gendarmerie congolaise. Dans une correspondance adressée à son homologue français Jean-Yves Le Drian, le ministre congolais des Affaires étrangères, de la Coopération et des Congolais de l’étranger, Jean Claude Gakosso a regretté cet événement malheureux.

« Je voudrais, en cette circonstance malheureuse, vous exprimer, au nom du Gouvernement de la République du Congo, mes profonds regrets et vous assurer qu’une enquête a été ouverte par les services habiletés afin de clairement établir les circonstances et les responsabilités », a t-il déclaré.

Sur des photos publiées sur les réseaux sociaux, on pouvait apercevoir plusieurs impacts de balle sur le fuselage de l’appareil. Le tireur qui a pris pour cible le vol AF4145 en provenance de Roissy-Charles de Gaulle est un gendarme en service à la brigade aéroportuaire. Il a été placé en garde à vue en attendant les résultats de l’enquête. Les motivations de son acte ne sont pas encore élucidées jusqu’ici.

L’avion de la compagnie Air France était chargé de rapatrier des ressortissants français bloqués au Congo depuis la fermeture des frontières suite à la propagation du nouveau coronavirus. Le pays enregistre pour l’heure 60 cas de personnes contaminées c 5 décès et 5 guérisons. Le confinement des habitants, un couvre-feu nocturne et l’instauration d’un « état d’urgence sanitaire » pour un mois (avril) a été imposé le 28 mars par le président Denis Sassou Nguesso dans l’optique d’endiguer cette pandémie.

Congo-Covid-19 : le nombre de contaminés passe à soixante-dix

Tous les contaminés sont sous surveillance médicale et aucun d’entre eux n’a atteint un niveau sévère de la maladie.

« Du 8 au 10 avril, cinquante-six sujets y compris les personnes contacts ont été testés au Laboratoire national de santé publique. Dix cas se sont révélés positifs au Covid-19. Le nombre total des contaminés au Congo passe donc à soixante-dix », a expliqué le coordonnateur technique national de la riposte contre le Covid-19, le Dr Gilbert Ndziessi, faisant le point de la situation épidémiologique de la pandémie à la date du 11 avril.

Au niveau de Brazzaville, la répartition des cinquante-sept cas contaminés par arrondissement se présente comme suit : Madibou (1 cas), Makélékélé (1 cas), Bacongo (5 cas), Poto-Poto (4 cas), Moungali (11 cas), Ouénzé (15 cas), Talangaï (7 cas), Mfilou (6 cas), Djiri (7 cas).

Le taux de contamination n’est pas le même qu’à Pointe-Noire : Lumumba : (6 cas), Mongo-Poukou (3 cas), Tié-Tié (2 cas), Loandjili (1 cas), Mvoumvou (1 cas) soit treize cas au total. Sur l’ensemble des cas, l’on note quarante cas de contamination locale et trente cas importés.

Congo : le gouvernement face au casse-tête de l’organisation des examens de fin d’année

Les examens de fin d’année (CEPE, BEPC, BAC) vont-ils être maintenus ? Si oui, dans quelles conditions ? Pour le moment, aucune mesure n’a été annoncée pour faire face au confinement.

Au Congo, l’école n’est pas arrêtée. Elle se poursuit sous une autre forme, sous forme d’éducation non formelle. Les plages horaires sont réservées à l’apprentissage sur Télé Congo. Selon un calendrier bien établi, il y a deux heures pour les élèves en classes de CM2, deux heures pour les troisièmes et deux heures pour les terminales.

Devant l’impossibilité de maintenir des examens en présentiel si le confinement contre la pandémie du Coronavirus se poursuit, les examens de fin d’année vont-ils être maintenus ? Si oui, dans quelles conditions ? Si non, le gouvernement à d’autres options ?

Récemment, le ministre congolais de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, Anatole Collinet Makosso a annoncé que pour des élèves des classes intermédiaires au cas où les cours ne reprenaient pas, les moyennes du premier et deuxième trimestre serviront au calcul de la moyenne générale de passage.

L’élève qui a fait les compositions du 1er et 2e trimestre, s’il arrive que nous ne soyons pas à mesure de faire au cours du 3e trimestre, s’il a eu 10/20 comme moyenne générale, il peut être considéré comme admis en classe supérieure.

Celui qui a une moyenne entre 8 et 9,99/20, on lui donnera la possibilité de passer une autre session de rattrapage.

Pour les épreuves ratées pendant les deux derniers jours de compositions, les chefs d’établissement prendront les notes des devoirs départementaux pour calculer la moyenne.

Cependant, rien n’a été précisé pour les élèves en classe d’examens (CM2, 3ème et Terminale).

Congo : les recensements reprennent

Le Premier ministre congolais Clément Mouamba vient d’ordonner la reprise du recensement général de la population et de l’habitation.

La république du Congo est en confinement  et vit sous couvre-feu depuis le 31 mars dernier. Cette situation est conséquence de la pandémie de coronavirus dont le monde entier et le Congo en particulier. Même si certaines activités sont au ralenti, l’activité ne s’arrête pas pour autant.

Clément Mouamba vient de signer un décret ordonnant la reprise du Recensement général de la population et de l’habitation (RPGH). Dans son décret, le chef du gouvernement ne précise pas quand les agents recenseurs seront redéployés. Jusqu’à hier samedi, ils n’étaient pas encore visibles sur le terrain.

« Le décret du Premier ministre sur le recensement est sans nul doute un dossier qui a traîné sur sa table et qu’il a dû solder. Le travail ne va pas s’arrêter. Le RPGH tiendra bien compte des gestes barrières. C’est une opération qui s’inscrit dans la durée. », a commenté une source proche du pouvoir.

Ces explications sont loin de convaincre Honoré Sayi, porte-parole de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS, première formation d’opposition) qui, dans une déclaration juge l’initiative « suicidaire » : « Comment respecter les mesures barrières pour se prémunir du Covid-19, lorsque les agents recenseurs pourraient, éventuellement, être des facteurs de propagation de ce virus face à une population qui se bat avec des moyens dérisoires contre cet ennemi invisible et impitoyable », s’inquiète Sayi.

Pour l’UPADS, le gouvernement doit avoir une seule préoccupation : protéger la population contre le Covid-19.

Au dernier décompte, le Congo a 70 cas confirmés et cinq décès, tous enregistrés à Brazzaville et Pointe-Noire, les deux plus grandes villes du pays. Les autorités viennent de décider de la gratuité de l’électricité et de l’eau dans tous les ménages jusqu’à la fin du confinement.

Congo: coupures d’électricité à Brazzaville

La population de Brazzaville est soumise aux coupures et délestages d’électricité, ce qui n’est pas sans conséquences dans leur quotidien.

Les habitants de Brazzaville, la capitale congolaise, vivent le confinement et le couvre-feu en vigueur depuis le 31 mars dans le noir.

Dans cette maison située à environ 500 mètres de l’église catholique Saint-Grégoire à Massengo, la famille jubile : après plusieurs heures de coupure, il est 17 h, le courant est de retour. Mais, c’est une joie de courte durée parce que la coupure suivante durera toute la nuit au grand regret de Nancy, une mère de 27 ans qui allaite.

« Souvent, on dort sans le courant. Ces derniers temps, il y a des coupures à partir de 18 h et ça ne revient que le lendemain. On ne suit pas non plus le journal. J’ai un bébé que j’allaite et je lui enlève les couches dans le noir. C’est dangereux », témoigne-t-elle.

De jour comme de nuit, les coupures et délestages sont répétés depuis le début du confinement et du couvre-feu initiés pour barrer la route à la propagation du Covid-19 comme l’explique ce couple qui a requis l’anonymat. « Le courant nous rend encore la tâche plus difficile avec le confinement. Le courant part à tout moment. Nous l’avons pendant 10 ou 15 minutes seulement. Ca fait quatre ou cinq jours, nous ne suivons même pas le journal », affirme-t-il.

Nombreux sont ceux qui craignent que leurs provisions se retrouvent à la poubelle du jour au lendemain. « Ça peut bien nous gaspiller notre nourriture. Je ne sais pas comment on va faire avec ce courant jusqu’à la fin du mois [d’avril ndlr]. On a même peur pour les provisions qu’on a eues à faire », se lamentent les habitants du quartier Massengo.

La Société énergie électrique du Congo (2EC) évoque des perturbations sur une ligne haute tension reliant Pointe-Noire à Brazzaville et promet d’améliorer la desserte une fois les travaux de maintenance terminés.

Coronavirus : les congolais ont trois jours pour aller au marché

Les marchés publics se tiendront désormais lundi, mardi et vendredi. C’est la nouvelle mesure prise par le ministère de l’intérieur et de la décentralisation.

Pour faire face à la pandémie de coronavirus qui prend de l’ampleur, le gouvernement congolais poursuit avec des mesures barrières. Dans un arrêté publié mercredi 08 avril à Brazzaville, le ministère congolais de l’Intérieur et de la décentralisation a annoncé des nouvelles mesures portant réglementation des marchés domaniaux sur l’ensemble du territoire national.

« Tenant compte des mesures portant déclaration de l’état d’urgence sanitaire en République du Congo et pour mieux lutter contre la propagation du Covid-19, les marchés domaniaux sont désormais ouverts les lundi, mardi et vendredi sur l’ensemble du territoire national », indique le décret signé par le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou.

Peu avant cette mesure et en dépit de l’état d’urgence, les marchés étaient ouverts cinq jours sur sept avec aucune règle de distanciation sociale, tant chez les vendeurs que les acheteurs, ce qui faisait craindre plusieurs cas de contamination locale.

La nouvelle réglementation relative à la gestion des marchés s’inscrit dans le cadre du plan de contingence mis en place par le gouvernement afin d’éviter une propagation de masse à la pandémie du Covid-19.

En date du 7 avril, le Congo a enregistré onze nouveaux cas de contamination portant à 60 le nombre total des personnes déclarés positives avec 5 décès et 5 guéris.

Congo-Covid 19 : Clément Mouamba sensibilise dans les marchés

Le Premier ministre s’est rendu au marché Total de Brazzaville, mardi 07 avril, pour s’assurer de l’effectivité du respect des mesures prises pour combattre le coronavirus.

Le constat est alarmant, les recommandations prescrites par le gouvernement ne sont presque pas respectées. Aucune distanciation sociale respectée, pas de port de masque, l’hygiène n’est pas au rendez-vous. Face à cela, le chef du gouvernement a appelé à « plus de discipline dans l’application des mesures » barrières contre l’épidémie de Coronavirus Covid-19.

Pour le premier ministre Clément Mouamba, le respect des gestes barrières ainsi que le changement de certaines habitudes de nos modes de vie pourraient sauver plusieurs vies.

Les populations de Brazzaville et Pointe-Noire désavouent le confinement dès la première semaine, au cours des prochains jours, la mesure sera totalement foulée aux pieds si jamais le gouvernement n’y prend garde. Si de nuit, la population se confine à cause du couvre-feu, la journée, la plupart envahissent les ruelles et avenues.

Ce non-respect des mesures prises pour limiter la propagation du Covid 19 n’est motivé que par les difficultés d’ordre social de la population.

Congo-Covid 19 : 60 cas au compteur

Selon le dernier bilan effectué, la république du Congo enregistre 60 cas confirmés de coronavirus, 05 morts et 05 guéris.

Le ministère de la santé a annoncé récemment 11 nouveaux cas et 3 guérisons de Covid-19. Ce qui porte le bilan à 60 cas enregistrés 5 guérisons et 5 décès. Un résultat qui inquiète le gouvernement, car la maladie prend de plus en plus de l’ampleur.

Le gouvernement insiste une fois de plus sur le respect des mesures prises notamment éviter tout rassemblement, rester confiné chez soi et surtout le respect des règles d’hygiène à savoir se laver les mains avec de l’eau et du savon, se désinfecter les mains et aussi porter des masques chirurgicaux.

Plusieurs autres mesures avaient été instituées par le chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso notamment la restriction des déplacements jusqu’au 30 avril 2020.

Covid-19: 49 cas testés positifs au Congo

C’est ce qui ressort du rapport de la situation épidémiologique du coronavirus au Congo, publié par le ministère de la santé.

De ce rapport, il en ressort que 4 nouvelles personnes ont été testées positives faisant ainsi passer le bilan de 41 à 49 cas en seulement 48 heures.

Au Congo, le dernier état épidémiologique sur le Covid-19 a révélé que 4 nouvelles personnes sont atteintes. Le bilan actuel porte à 49 le nombre de personnes contaminées par le Coronavirus avec Brazzaville et Pointe-Noire où on enregistre respectivement 36 et 13. Selon ledit rapport, ce nombre d’infections aurait pu être plus élevé si le gouvernement congolais n’avait pas très tôt ordonné la fermeture intégrale des frontières.

Pour anticiper une énième vague de cas, Gilbert Ndziessi,coordonnateur de la riposte contre le Covid-19 a annoncé qu’un dispositif est mis en place afin de cartographier les potentiels patients qui seraient d’une manière ou d’une autre entrés en contact avec les 49 cas déjà recensés positifs sur le pays.

Coronavirus : des accords pour faire face à la pandémie

L’Agence française de développement (AFD) a officialisé, le 31 mars, avec les ministres de la Santé et des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, trois accords de financement pour un montant total de près de six cents millions de francs CFA en don.

Le premier accord, d’un montant de 229 millions de francs CFA va permettre au Centre hospitalier et universitaire (CHU) de Brazzaville d’acquérir des équipements et consommables médicaux de première nécessité pour faire face au développement de l’épidémie du coronavirus.

Le deuxième, trouvé dans le cadre du projet TELEMA pour un montant de 168 millions F CFA, permettra au Ministère des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, de réaliser au plus vite des opérations de communication sociale sur les modes de contamination et les gestes barrières auprès des populations congolaises sur l’ensemble du territoire.

Toujours à travers le projet TELEMA, un troisième accord a été conclu pour apporter une aide de deux cents millions FCFA à la prise en charge alimentaire, pendant un mois, de cinq mille personnes vulnérables, principalement des enfants et des personnes âgées au sein d’institutions sociales, comme les crèches, les orphelinats et les hospices, localisées à Brazzaville, Pointe-Noire et dans le département du Pool.