Congo-présidentielle : deux ONG estiment que l’élection sera « biaisée »

Le Cercle des droits de l’homme et de développement (CDHD) et le Mouvement citoyen Ras-le-Bol ont exprimé leurs doutes sur la transparence du scrutin.

En République du Congo, à un moins d’un mois de la tenue de l’élection présidentielle, deux organisations de la société civile émettent des doutes sur la transparence de l’élection. le Cercle des droits de l’homme et de développement (CDHD) et le Mouvement citoyen Ras-le-Bol se sont exprimés mercredi 24 février 2021.

« Nous sommes préoccupés par ce scrutin et nous estimons qu’il sera biaisé et non transparent. D’abord parce que le gouvernement s’est arrangé à ne pas réaliser la révision des listes électorales. Il y a juste quelques modifications. Mais, lorsque nous regardons, nous nous retrouvons finalement avec la même liste électorale qui date de plusieurs décennies », a dénoncé Roch Euloge Nzobo, premier responsable du CDHD.

Le 21 mars prochain, la société civile devra passer devant les urnes pour choisir le prochain président de la République. Mais elle sera précédée quatre jours avant par la force publique dont les effectifs sont loin d’être maitrisés, selon Roch Euloge Nzobo.

« Jusque-là, on n’a pas vu le corps électoral de la force publique, ce qui signifie que les éléments de la force publique sont toujours dans cette même liste électorale et sont capables d’aller voter deux fois. Qu’est-ce qui peut les en empêcher ? Nous sommes en train de constater qu’il y a comme une volonté manifeste d’organiser une fraude électorale », a-t-il dénoncé.

Sept candidats ont été retenus par la Cour constitutionnelle pour cette élection.

Congo-présidentielle : Sassou N’Guesso prévoit de faire 12 meetings

Le candidat à sa propre succession à la présidentielle du 21 mars 2021 entend organiser 12 meetings pour les 12 départements du Congo.

La République du Congo tiendra sa présidentielle le 21 mars prochain. La cour constitutionnelle a retenu 7 candidats sur les 08 qui avaient déposé leurs dossiers. Les stratégies se multiplient pour gagner l’électorat. Le candidat Denis Sassou N’Guesso prévoit d’organiser 12 meetings dans les 12 départements que compte le Congo, c’est-à-dire un meeting par département.

Denis Sassou N’Guesso organisera du 5 au 19 mars des meetings à Pointe-Noire, Loango (Kouilou), Dolisie (Niari), Sibiti (Lékoumou), Madingou (Bouenza), Kinkala (Pool), Impfondo (Likouala), Ouesso (Sangha), Ewo (cuvette-Ouest), Djambala (Plateaux), Owando (Cuvette) et Brazzaville.

Sa direction de campagne précise que, dans les zones jugées utiles à la visite du Président-candidat, les directeurs de campagne locaux devront prendre le relais et préparer aussi les futures élections législatives.

Rappelons que la campagne électorale en vue de la présidentielle du 21 mars, s’ouvre le 5 mars et s’achève le 19 mars 2021.

Congo : les avocats demandent la réforme des textes

Face aux membres du Sénat le 23 février à Brazzaville, une délégation de l’Ordre national des avocats du Congo a appelé à des réformes du système judiciaire national.

Conduite par le bâtonnier Claude Coelho, ces avocats se sont exprimés. « Nous avons une ambition première, c’est celle de voir l’Etat de droit s’implanter réellement au Congo et je m’adresse à cette auguste assemblée, le Sénat en votre qualité de conseil de la Nation », a déclaré Claude Coelho.

Il a déploré le fait que le Congo soit encore régi par des textes datant pour la plupart d’avant l’indépendance, notamment le code de procédure civile et le code de procédure pénale. « Depuis lors, nous n’avons aucun texte qui s’applique à notre Etat sociétal avec ses coutumes, ses us. L’ambition pour nous, c’est d’aller vers une réforme globale de ces textes », a-t-il renchéri.

Selon les avocats, les justiciables estiment que « la justice n’est pas rendue de façon équitable ». Il y a une inégalité à l’accès à la justice en dépit du texte sur l’aide juridictionnelle de 1984 stipulant que l’Etat prenait en charge les démunis qui n’ont pas l’accès à la justice. Les avocats ont regretté aussi le fait de ne pas avoir des locaux.

Le Congo a ratifié le pacte de New York et la Convention de La Havane sur l’accès à la justice et le Plan national de développement (PND) dans ses actes 4 et 5 parle de l’accès à la justice.

Malheureusement, soulignent les avocats, le citoyen lambda n’a pas accès à cette justice et il faut que cela soit corrigé.

Le président du Sénat, Pierre Ngolo, a laissé entendre que construire l’Etat de droit est l’ambition des institutions de la République et c’est même un pari pour le chef de l’Etat. Le Sénat s’emploie à faire que le Congolais quelle que soit sa place, sa taille, jouisse de tous ses droits.

« C’est le sens de l’action que nous essayons d’épingler. Nous avons enregistré vos doléances. Nous allons faire que dans le cadre de la réorganisation de la société on tienne compte de ces préoccupations », a signifié le président du Sénat.

Quant à l’évolution des textes, ce dernier a invité les avocats à échanger constamment avec les parlementaires en faisant des propositions, en discutant avec eux afin que des solutions soient trouvées

Congo-présidentielle 2021 : des journalistes révisent la déontologie

Ils se rassemblent depuis lundi 22 février,  dans le cadre d’un atelier de formation portant sur l’application des règles déontologiques et de la couverture médiatique en période électorale.

L’initiative est du Système des Nations unies en partenariat avec les institutions nationales compétentes. Ladite formation qui prendra fin ce 24 février a pour objectif de faire la promotion de la paix, des droits de l’homme et du genre. Celle-ci est axée sur plusieurs thèmes, notamment : comprendre le cadre juridique et connaître les acteurs du processus électoral, les droits et devoirs du journaliste en période électoral, médias et protection des droits de l’homme en période électorale et la couverture médiatique d’un processus électoral.

Il est question de sensibiliser les participants sur les enjeux de la prévention des violences électorales et de renforcer leurs capacités sur les techniques de traitement et de diffusion de l’information électorale, notamment dans un contexte marqué par l’inflation des fake news. Ce sont environ 120  hommes et femmes des médias privés et publics issus de tous les départements du pays, ainsi que les membres de la Force publique qui participent à cet atelier de formation.

Plusieurs personnalités se sont exprimés aux cours de l’atelier, telles que le ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement, Thierry Lézin Moungala, le président du Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC), Philippe Mvouo, sans oublier le coordonnateur Résident du Système des Nations unies, Chris Mburu et les chefs d’agence onusiens en poste au Congo.

Notons que, la ville de Pointe-Noire abritera la deuxième phase de la formation qui est prévue du 1er au 6 mars 2021.

Congo : le LNSP reçoit du matériel médical

Le ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou, a remis des équipements médicaux au Laboratoire national de santé publique(LNSP) pour le compte du pôle départemental de Pointe-Noire.

Le ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou, a remis des équipements médicaux au Laboratoire national de santé publique(LNSP) pour le compte du pôle départemental de Pointe-Noire.

Le matériel de laboratoire, réceptionné par le directeur général du LNSP, Pr Rock Niama, représentant la ministre en charge de la Santé, est installé à l’hôpital de Loandjili. Il est composé, entre autres, d’une hotte à flux laminaire de type P3, déjà installée qui permettra de réaliser les étapes de l’extraction de l’ADN ou de l’ARN pour son utilisation dans le PCR, en vue de la détection des virus comme le VIH, l’hépatite A, B, C, E et bien entendu le Sars-Cov-2 responsable de la Covid-19.

Un scanner de comptage de cryotubes avec barcodes, 500 kits d’équipements de protection individuelle qui permettront de protéger les manipulations lors de l’échantillonnage et de l’expérimentation, allongent la liste du matériel. Le laboratoire a également reçu du ministère de la Recherche scientifique, des kits d’extraction de l’ADN, des oligonucléotides importants pour une détection rapide des patients Covid-19. « Nous pourrons encore avoir d’équipements et c’est notre obligation de mettre du matériel à votre disposition », a indiqué le ministre Coussoud-Mavoungou.

Pour sa part, le directeur général du LNSP s’est dit satisfait de ce don qui contribue à la lutte contre la covid-19. « Ces équipements viennent renforcer nos capacités, afin de répondre aux besoins sanitaires de la population », a fait savoir le Pr Niama.

Il convient de rappeler que le matériel réceptionné est le fruit de la coopération entre le ministère de la Recherche scientifique et l’Agence internationale de l’énergie atomique.

Congo : Sassou N’Guesso en visite de travail à Pointe-Noire

Le Che de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso en séjour dans la ville océane a visité un certain nombre d’infrastructures socio-économique.

Lundi 22 février 2021, le président la République s’est successivement rendu dans trois arrondissements de Pointe-Noire. Il était à l’hôpital général dans l’arrondissement 6 Ngoyo puis aux voiries urbaines, dans l’arrondissement 3 Tié-Tié et enfin au siège du port autonome en bordure de mer dans le 1er arrondissement Lumumba.

Précisons que l’hôpital général de Pointe-Noire, déjà doté de ses premiers équipements, tout comme celui en cours d’achèvement à Brazzaville près du Centre national de radio et de télévision, à Djiri. La construction de ces infrastructures sanitaire s’inscrit dans le cadre du programme « Santé pour tous » du chef de l’État.

Les voiries urbaines quant à elles relèvent du programme mené par le gouvernement et la Banque mondiale pour désenclaver les quartiers périphériques des deux principales villes du Congo. Pour ce qui est du nouveau siège du Port autonome de Pointe-Noire, celui-ci contribue à l’amélioration des conditions de travail de cette entité stratégique dans la chaîne de l’économie du Congo.

Congo : tête-à-tête entre Sassou et Gnassingbé

Le président togolais, Faure Gnassingbé a effectué une visite de travail jeudi 18 février à Brazzaville, capitale de la République du Congo.

Le président togolais Faure Gnassingbé s’est rendu dans la capitale congolaise jeudi 18 février 2021. Cette visite d’amitié et de travail a permis au Chef de l’Etat togolais d’avoir un tête-à-tête avec son homologue de la République du Congo, Dénis Sassou N’Guesso.

Les deux présidents ont fait un tour d’horizon de la coopération bilatérale. Ils sont aussi revenus sur les questions continentales et internationales portant notamment sur le développement du continent, la consolidation de la paix et de la sécurité, la lutte contre l’extrémisme violent ». C’est d’ailleurs ce qu’avait annoncé un communiqué de la présidence togolaise.

Rappelons que le Togo et le Congo entretiennent, selon la présidence togolaise, « d’excellentes relations de partenariat sur les plans économique, diplomatique, culturel et sécuritaire ».

Congo-FIFA : Gianni Infantino à Brazzaville

Le président de la Fédération internationale de football association (FIFA) a inauguré le samedi 20 février, le nouveau bureau du développement régional de cette institution.

Gianni Infantino, président de la Fédération internationale de football association (FIFA) était en séjour en République du Congo. Lors de son séjour, il a inauguré le nouveau bureau du développement régional de la FIFA à Brazzaville, samedi 20 février 2021.

.Précisons qu’en 2017, la FIFA a décidé d’établir des bureaux du développement régional partout dans le monde, afin de mieux servir ses associations membres, en se rapprochant de leurs préoccupations. Quatre de ces bureaux se trouvent en Afrique : à Dakar au Sénégal, Johannesburg en Afrique du Sud, Brazzaville en République du Congo et Kigali au Rwanda.

Gianni Infantino a aussi rencontré le président de la République du Congo, Denis Sassou-Nguesso, le ministre des Sports, Hugues Ngouélondélé et le président de la fédération congolaise de football (FECOFOOT) Jean-Guy Mayolas.

Congo : les travaux de construction de la 2ème raffinerie sont lancés

Le coup d’envoi des travaux a été donné dimanche 21 février 2021 près de Pointe-Noire, par le président de la  République Denis Sassou-N’Guesso.

Le Chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso a lancé les travaux de construction de la deuxième raffinerie du Congo. C’était ce dimanche 21 février 2021, près de la ville océane. Le pays de Sassou N’Guesso. Cette raffinerie de brut aura une capacité de 2,5 millions de tonnes par an, financée par le groupe chinois Beijing fortune Dingheng investment Co Ltd et devra être livrée en 2023. Il est important de souligner que selon Jean-Marc Thystère Tchicaya, ministre des Hydrocarbure, cette capacité pourrait être augmentée en cas de besoin

La Raffinerie atlantique pétrochimie sera construite sur 240 hectares à Fouta sur la route de la frontière avec l’enclave du Cabinda. C’est un projet structuré par une convention d’investissement conclue en 2020 entre le gouvernement congolais et le groupe chinois.

Le montant du contrat s’élève à 600 millions de dollars soit 300 milliards de francs CFA. C’est du moins qu’a affirmé une source parlementaire à RFI.

« La raffinerie produira de l’essence automobile et d’aviation, du gaz de pétrole liquéfié, du gazole, des lubrifiants, du bitume et du pétrole lampant », a expliqué le ministre des Hydrocarbures, Jean-Marc Thystère Tchicaya

Rappelons tout de même que la première raffinerie du Congo, la Congolaise de raffinage (Coraf), opérationnelle depuis presque 40 ans ne fonctionne plus à plein régime. Celle-ci n’arrive plus à satisfaire 1,2 million de tonnes par an de besoin du Congo.

Diplomatie : cinq nouveaux ambassadeurs arrivés au Congo

Les nouveaux représentants diplomatiques du Brésil, de la Namibie, de la Grèce, d’Espagne et des Pays-Bas ont présenté le 17 février à Brazzaville leurs copies figurées au ministre en charge des Affaires étrangères, Jean-Claude Gakosso.

L’ambassadeur du Brésil, Renata Soarez Menazes, a révélé que le Congo était un vieil ami de son pays. Les deux Etats ont noué leurs relations diplomatiques en 1980.

« C’est à cause de cette coopération qu’ont eu lieu plusieurs commissions mixtes dont la première en 1984 à Brazzaville et la deuxième en 2007 au Brésil sans oublier les deux autres de 2009 et 2012. Cette relation témoigne la volonté politique des plus hautes autorités de nos deux pays de renforcer nos relations », a-t-il déclaré.

De son côté, l’ambassadeur de Namibie, Cletius Sipapela Sipapela, a rappelé que son pays et le Congo entretiennent des relations datant de la période des luttes d’indépendances. A en croire ce dernier, « le Congo a apporté un appui important et multiforme à la lutte de la libération du peuple namibien, notamment à la Swapo ».

Pour sa part, le diplomate espagnol, Carlos Robbes Fraga, a estimé que les relations entre son pays et le Congo devraient être renforcées à travers la mise en place des politiques de coopération plus fortes. « C’est ma première visite au Congo. Je suis très content d’être ici pour représenter mon pays. Nous allons continuer à travailler ensemble », a-t-il renchéri.

Le Congo et la Grèce coopèrent depuis 1961 dans un certain nombre de secteurs d’activités. La Grèce entend proposer à la partie congolaise des bourses de formation pour les cadres de la force publique et d’études en médecine pour les étudiants.

Concernant le royaume des Pays-Bas, son ambassadeur, Jolke Folkert Oppewal, a fait savoir que les deux Etats sont amis. Il a ajouté que « compte tenu de cette amitié et de la solidité des relations entre le Congo et les Pays-Bas, il est important de renforcer la coopération ».

Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères a également reçu les copies figurées des représentantes de l’UNESCO, Fatoumata Marega et du HCR, Anne Elissabeth Raveto.