Congo-recensement des entreprises : les résultats seront publiés en mai

Lancée officiellement depuis février 2020, la première opération de Recensement général des entreprises du Congo (Regec) a atteint sa phase concluante, après l’étape de dénombrement et le démarrage du traitement des données collectées.

La phase de dénombrement, qui consiste aux passages des agents recenseurs auprès des entreprises pour collecter les informations sur leur nature et leur taille de chacune d’elles, a débuté en octobre dernier. Les résultats de l’enquête permettront de déterminer le poids du secteur privé national et les potentiels contribuables partenaires de l’administration fiscale.

Cette opération du Regec est couplée avec le cinquième Recensement général de la population et de l’habitation (RGPH5), dont la publication des premiers résultats tarde à venir. Prenant la parole lors de la pose de la pierre pour la construction du siège de l’Institut national de la statistique (INS), le 24 février, la ministre du Plan, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, a tenté de rassurer sur l’évolution de ces importantes opérations.

« La production statistique ne s’est jamais arrêtée. À titre d’illustration : pour le premier Regec, les résultats seront disponibles courant mai 2021 ; quant au RGPH5, les opérations de cartographie sont bouclées ; concernant l’enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages, les travaux préparatoires sont en cours », a déclaré Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas.

Elle s’est félicitée, à cette occasion, de la poursuite de la production des statistiques sur l’indice harmonisée des prix à la consommation ; la production des comptes nationaux, des notes de conjoncture économique et des statistiques du commerce extérieur et des annuaires statistiques départementaux, sectoriels et nationaux.

Il faut souligner que ce Regec, la première enquête du genre organisée dans le pays, dressera le portrait d’une économie dominée en nombre de sociétés par le commerce et les services, avec une activité concentrée à Brazzaville et Pointe-Noire, tandis que les entreprises des secteurs pétrolier et forestier, malgré leurs poids, restent fragiles face aux chocs extérieurs.

L’enquête s’est déroulée, à en croire l’INS, sur l’ensemble du territoire national, auprès des entreprises tant du secteur privé et du secteur public que du secteur informel. Les résultats du Regec, selon la même source, représentent un véritable outil d’aide à la prise de décisions, aussi bien au niveau de l’État que des entreprises privées et même au niveau individuel. En plus, le recensement permettra au gouvernement d’avoir une bonne connaissance sur l’évolution de la population, et des différentes entreprises implantées dans le pays, en lien avec le Plan national de développement 2018-2022.

Congo : à la découverte du film « Paradoxe » le 8 mars à Brazzaville

Court-métrage réalisé par le Congolais Dinel Desouza, « Paradoxe » dénonce l’exploitation de la femme. Dans un entretien accordé aux Dépêches de Brazzaville, le réalisateur congolais fait un zoom sur son parcours, tout en évoquant quelques aspects liés aux films.

Pouvez-vous vous faire connaître à nos lecteurs ?

Giorvani Dinel Dzalamou à l’état civil, je suis un acteur, réalisateur et producteur cinématographique congolais. Cela fait 10 ans que j’évolue dans cet univers.

Tout vous prédestinait au cinéma ?

Pas du tout. A la base, mon rêve de gosse était le football dont j’ai pratiqué durant quelques années. A un stade de la vie, je voulais dénoncer de nombreux maux qui minent notre société à travers la musique mais je n’étais pas doué. Un jour, par le concours du hasard, j’ai fait la rencontre du cinéma et cela a changé mon destin. La discipline est devenue pour moi le moyen par excellence pour m’exprimer.

Comment avez-vous fait pour avoir les bases du métier ?

Dans mes débuts, j’avais intégré le Club des cinéastes du Congo (3C) pour me former auprès de Beautrésor Kouta. Après 4 ans d’apprentissage, j’ai décidé de créer l’espace de formation Academia Club 7 (A.C.7) afin de partager ma passion et mon expérience avec d’autres jeunes qui souhaitent se lancer dans le cinéma. Par ailleurs, je n’hésite pas à me rapprocher de ceux qui excellent dans le domaine sur le plan national, afin de m’enrichir davantage.

Combien de films avez-vous déjà réalisé ?

Une mini-série et trois films. La mini-série aborde les rapports de vie entre logeur et locataires dans la ville de Brazzaville. Mon premier long-métrage intitulé « Wanted » peint certaines réalités rencontrées dans les quartiers modestes. A ce jour, j’ai déjà réalisé deux courts-métrages. « Pô na nini », qui signifie pourquoi, dénonce la nature obscure de certains hommes d’église qui au lieu de rassembler les familles, les divisent et ceci, au nom de leurs propres intérêts. Mon second court-métrage, c’est « Paradoxe » que je ferai découvrir au public le 8 mars prochain.

Parlez-nous de Paradoxe.

Alors que son mari part en mission de service, Hancia reçoit la visite du chef de son mari et celle-ci va totalement bouleverser sa vie. Court-métrage de 26 min, « Paradoxe » aborde plusieurs thématiques telles : la violence conjugale, le respect de la femme, la convoitise, l’abus sexuel, la vengeance, la justice, etc. Il montre la force et le combat de la femme dans une société où prime l’avidité sexuelle de la gente masculine. Je ne souhaite pas trop m’étaler sur les détails car le public devrait le découvrir et se faire sa propre idée.

D’où vous est venue l’idée de faire ce film ?

Le déclic pour faire ce film a été la période de confinement due à la pandémie de Covid-19. A travers les médias, on faisait grandement mention de l’augmentation des cas de violences conjugales. De ce fait, au sortir du confinement, avec un ami producteur, nous avions décidé de rédiger le scénario et quelques mois plus tard, je me suis consacré à la réalisation du film puis à la post-production, qui auront duré quatre mois. Compte tenu de la crise sanitaire, j’ai fait le casting en ligne et même les séances de tournage n’étaient pas du tout faciles. Mais, pour moi, cela reste une expérience enrichissante. Le casting est composé de : Estelle N’Dinga, Kelly Kamala, Jhancy Ngandzie, Safy M’viri, Fox Dl’air.

Quel message à partager aux femmes concernant la journée du 8 mars ?

Le 8 mars n’est pas une journée du pagne comme le pensent certaines femmes, moins encore une journée où elles doivent inonder les bars. Bien au contraire, c’est une journée de manifestations à travers le monde. Une occasion de faire un bilan sur la situation des femmes. Traditionnellement les groupes et associations de militantes préparaient des manifestations pour fêter les victoires et les acquis, faire entendre leurs revendications visant à améliorer la situation des femmes. Dommage qu’avec le coronavirus, certaines initiatives ne pourront avoir lieu.

Congo : 34 milliards FCFA, le coût du nouveau siège du parlement

Les travaux de construction de ce nouvel édifice ont duré trois ans et c’est un don de la République populaire de Chine.

Le parlement congolais a son nouveau siège. Cet édifice flambant neuf qui va abriter le Sénat et l’Assemblée nationale est un don de la Chine. la construction de cette infrastructure a duré trois ans pour un coût global de plus de 34 milliards FCFA. Les travaux ont été réalisés par l’entreprise chinoise Jiangsu Provincial construction group corporation limited.

Le nouveau parlement comprend deux blocs de trois niveaux. Entre les deux blocs, se trouve la grande salle polyvalente de banquets avec terrasse accessible. L’Assemblée nationale dispose d’un hémicycle de cinq cents places et le Sénat, trois cents. L’ensemble du bâtiment a des commodités suivantes : trois ascenseurs par bloc ; un système vidéo surveillance ; un système de sécurité incendie et extinction ; un système de réception satellite et radiodiffusion ; un système de câblage synthétique (fibre optique et autres réseaux) ; un système de sonorisation et écran géant ; un système d’alimentation, de traitement et d’évacuation des eaux.

Le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a procédé mercredi 3 mai à son inauguration en présence de l’ambassadeur de Chine au Congo, Ma Fulin et de plusieurs personnalités.

Congo-Entrepreneuriat : les étudiants appelés à la création des entreprises

Les étudiants de l’Institut de management de Brazzaville (IMB) ont reçu du 25 au 27 février des enseignements sur « l’entrepreneuriat au Congo » à l’occasion des journées portes ouvertes organisées au sein de cet établissement d’enseignement supérieur.

L’objectif est de leur permettre de créer des richesses pour le développement d’un pays. Les communications ont été données en panel sur différents thèmes. Le panel portant sur « de l’idée à la création » a été constitué en plusieurs sous-thèmes.

En effet, le directeur général des petites et moyennes entreprises, Rudy Stephène Mpèré Ngouamba, a donné la communication sur la mission de cette direction et son incitation à l’entrepreneuriat au Congo.

L’orateur a expliqué la mission de cette direction dans la vulgarisation et la réforme des textes règlementaires relatifs à la création d’entreprise.  Les panelistes ont montré comment créer des conditions favorables à la création d’entreprise en tenant compte des secteurs prioritaires.

La question du secteur informel et formel ainsi que l’économie informelle et formelle abordée par un autre panéliste a édifié les étudiants sur la nécessité de la mise en place des instruments nécessaires favorisant le passage de l’informel au formel.  Ce passage, poursuit le panéliste, nécessite un accompagnement des créateurs d’entreprises en quarante-huit heures par la mise en place d’un guichet unique. De même, souligne le panéliste, cet accompagnement des créateurs d’entreprises se fait par des partenaires financiers.

Les communications données à cette occasion ont suscité l’interrogation des étudiants sur le remboursement ou la contrepartie des finances, la politique du ministère pour les acteurs du secteur informel vers le formel ainsi que les stratégies d’accompagnement aux jeunes créateurs d’entreprises.

 Les recommandations

Les étudiants ont souhaité la mise en place d’un cadre idéal de concertation et d’échange entre le ministère en charge des Petites et moyennes entreprises et  l’institut en vue du partage des informations à la création d’entreprises, mise en place des programmes sur la culture entrepreneuriale ainsi qu’une stratégie en application des instructions données par les autorités.

Pour le directeur de l’IMB, Sylvain Yanganbwa Syoge, les trois journées portes ouvertes ont permis de transmettre le savoir entrepreneurial à la jeunesse condamnée à apprendre pour mieux entreprendre.

Il a indiqué aux étudiants que  les jalons ont été posés pour leur permettre de créer les richesses pour le développement économique du pays.

Le directeur de cabinet du ministre des Petites et moyennes entreprises, de l’Artisanat et du Secteur informel, Armand Vouidibio, a assuré dans son allocution de clôture la signature d’une convention de partenariat entre l’institut et le ministère. Ce partenariat sera axé sur les stages et le renforcement des capacités des enseignants.

 

Congo-coronavirus : plus de 11 mille familles reçoivent des mesures d’accompagnement

Les ménages en détresse à Oyo, Owando, Makoua, Ewo, Ouessso ont reçu des allocations en raison de 50000 FCFA par famille pour pouvoir faire face à la pandémie.

Les ménages en détresse sociale à Oyo, Owando, Makoua (département de la Cuvette), Ewo (dans la Cuvette-ouest) et Ouesso (dans la Sangha) perçoivent des allocations Covid-19, de 50.000FCFA par ménage, un soulagement selon les bénéficiaires.

Du 25 février au 01er mars dernier, la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Antoinette Dinga-Dzondo, a parcouru les localités de la zone septentrionale du pays pour lancer le paiement des allocations Covid-19 aux ménages pauvres et vulnérables.

Dans le département de la Cuvette,  il y a eu au total 6490 : 1304 à Makoua, 2256 à Oyo et 2930 à Owando. Le travail s’est poursuivi à Ouesso dans la Sangha où l’on note 3484 bénéficiaires. Ewo a totalisé 1514 ménages bénéficiaires de l’allocation Covid-19.

En rappel, en dehors de ces localités la ministre Antoinette Dinga Dzondo est passée dans le département des Plateaux où plus de 7000 ménages ont bénéficié des allocations Covid-19, notamment à Djambala, à Gamboma et à Ngo.

Congo-CHU-B : la campagne des opérations neuro-endoscopie est lancée

Au Centre hospitalier et universitaire (CHU) de Brazzaville, une campagne d’opérations de neuro-endoscopie a été lancée le 2 mars 2021.

Ladite campagne se déroulera pendant quelques jours. Pour la première journée, l’intervention a été réalisée sur un enfant atteint d’une hydrocéphalie (accumulation d’un liquide dans la tête). C’était en présence du Pr Landry Drogba, chef de service neurochirurgie du CHU de Yopougon à Abidjan en Côte d’Ivoire et du Pr Léon Boukassa, chef de service de chirurgie polyvalente du CHU de Brazzaville.

« Nous sommes très satisfaits. Nous sommes à notre premier malade d’une série de six qui vont être opérés au cours de cette semaine. Après cette intervention, on aura la deuxième qui va se dérouler chez une personne adulte porteuse d’un prototype tumoral intra crânien », se réjouie le Pr Léon Boukassa

Pour cette première opération, le chef de service de chirurgie polyvalente du CHU de Brazzaville a expliqué que « cette intervention nous a permis de poser le diagnostic même de l’origine de cette hydrocéphalie. Parce qu’avec la formation des fausses membranes, il s’agit donc d’un processus de cicatrisation, d’un processus infectieux que l’enfant avait eu et qui s’est soldé par le cloisonnement des cavités ventriculaires ».

Le CHU de Brazzaville est désormais en mesure de faire une opération de la neuro-endoscopie, des tumeurs intra crâniennes et de l’hydrocéphalie.

Notons qu’avant à Brazzaville, l’intervention se faisait autour de quatre cent cinquante mille francs CFA mais maintenant elle se fait avec deux-cent mille francs CFA.

Congo Terminal bientôt certifié ISO 14001/2015

Afin d’améliorer davantage les services offerts à ses clients, la santé/sécurité de ses collaborateurs et la sûreté de ses installations, Congo Terminal est engagé dans un processus d’amélioration continue.

L’entreprise est certifiée ISO 9001/2015 ; elle a aussi obtenu son certificat de conformité délivré par le gouvernement aux exigences du code ISPS (sûreté portuaire) et enfin, elle est certifié au référentiel du Groupe Bolloré Pedestrian Free Yard (Terminal sans piétons, une sorte de règles avancées de sécurité portuaire).

Dans le même élan, l’entreprise se tourne désormais vers la certification environnementale ISO 14001/2015. Ainsi, des actions sont menées avec l’implication constante des collaborateurs pour y parvenir.

Un auditeur interne vient d’être formé ; un autre le sera lors de la session du 03 mars. La ségrégation des déchets est déjà effective dans les ateliers et au Terminal à conteneurs. La sensibilisation du personnel au respect des mesures environnementales se fait régulièrement. Des exercices grandeur nature sont prévus. L’entreprise est sur le point de se doter des kits antipollution avant les audits internes en vue de la certification par un organisme habileté.

Malgré un contexte difficile dû à la pandémie à coronavirus, Congo Terminal et toutes ses équipes restent engagés sur la certification environnementale en vue d’être un « Green Terminal ».

Congo-présidentielle 2021 : 96 observateurs électoraux seront déployés sur le terrain

Le président de la Cour constitutionnelle, Auguste Iloki a donné l’information sur le déploiement pendant une séance de travail.

Auguste Iloki, président de la Cour constitutionnelle, a annoncé le 1er mars que son institution va déployer quatre-vingt-seize observateurs électoraux, dont quatre-vingt-quatre délégués et douze coordonnateurs sur l’ensemble du territoire national pour superviser l’élection présidentielle du 21 mars.

Le président de la Cour constitutionnelle a donné l’information sur le déploiement des quatre-vingt-seize observateurs électoraux, à l’issue de la séance de travail qu’il a eue avec la mission d’information et d’évaluation préélectorale de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) qui séjourne au Congo depuis le 24 février.

Par ailleurs, a-t-il noté, cette mission a été édifiée sur le rôle du juge du contentieux électoral avant, pendant et après le scrutin. Auguste Iloki a mis à profit cette occasion pour rappeler les tâches préélectorales et postélectorales qui reviennent à la Cour constitutionnelle, notamment la désignation d’un collège de trois médecins assermentés chargés d’examiner les candidats, l’examen et l’approbation des dossiers de candidature des candidats, ainsi que la validation des résultats finaux du scrutin.

De son côté, le chef de la mission a rappelé à la presse que son équipe travaille conformément au mandat octroyé par la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC dans sa déclaration du 7 juin 2005 à Brazzaville, relative à l’appui aux Etats membres engagés dans les processus électoraux.

Notons que c’est pour la deuxième fois que la Cour constitutionnelle déploie des observateurs électoraux pour superviser un scrutin.

Congo-Tié-Tié : la Croix-Rouge arrête à plus de 21 millions FCFA son budget de l’exercice 2021

La session inaugurale de la Croix-Rouge de l’arrondissement 3 Tié-Tié, tenue le 27 février, a été sanctionnée par l’adoption du  programme d’activités et du budget exercice 2021.

Plus de 21 millions de FCFA (2135 000 FCFA), c’est le montant adopté par la Croix-Rouge de l’arrondissement de Tié-Tié, pour l’exercice 2021.

Cet argent va servir à la recherche et l’acquisition du siège, à la campagne d’adhésion qui va permettre d’intégrer des nouveaux membres dans le mouvement, au recensement des secouristes et volontaires, à leur formation par le renforcement des capacités à bien servir le mouvement,  à l’élaboration des micro-projets, à la création des équipes (équipes des diffuseurs, équipes de secours d’urgence, équipes des brancardiers), à l’identification des zones à risques, à la mise en place des comités de quartier, à l’organisation des séances IEC (Information, éducation, communication) dans la communauté sur les pathologies courantes, à l’assainissement des espaces publics, à la réalisation des activités sportives ( marche, football et ndzango), à la célébration des dates historiques et internationales ( 22 février, 8 mai Croix-Rouge), (14 juin, don de sang), (20 juin, journée des réfugiés), (1er décembre sida), etc.

La Croix-Rouge a en dehors de son budget a aussi adopté son programme.

Congo : le crédit-bail apparaît comme une solution à un mode de financement innovant

Le financement en crédit-bail présenterait de nombreux avantages dès la création de l’entreprise, qui profite de l’équipement nécessaire au démarrage, sans risquer l’endettement.

Dans un contexte de crise économique et financière, où le secteur privé national peine à mobiliser les financements nécessaires à la relance des activités, le financement en crédit-bail apparaît comme la clé de la sortie du marasme. Lors de sa dernière réunion, à la mi-février, le Comité national économique et financier (CNEF) a invité le gouvernement congolais à promouvoir le crédit-bail, en vue de faciliter l’accès aux financements pour les entreprises locales.

En effet, le crédit-bail est un moyen de financement selon lequel une société financière, appelée le « crédit-bailleur », achète un bien pour le mettre à disposition d’une entreprise, le « crédit-preneur », pour une période déterminée, et en contrepartie d’un versement périodique. À la fin de la location, le locataire peut choisir d’acheter le bien loué, de le restituer, ou de signer un nouveau contrat de crédit-bail.

Outre les avantages fiscaux, l’entreprise bénéficiaire ne peut fournir d’apport initial, ni de dépôt de garantie ; elle profite d’une grande flexibilité dans la durée du contrat, avec un seuil de financement relativement bas ; sa trésorerie est préservée et elle n’engage pas de fonds propres ; elle bénéficie d’un remplacement de matériel sans frais en cas de défaillance et d’un service de maintenance inclus, etc.

Cet investissement encore mal connu en République du Congo porte sur un bien mobilier ou immobilier, notamment d’équipements et d’outils professionnels tels que du matériel de chantier, du matériel informatique, des logiciels professionnels, des machines industrielles, du matériel agricole, du matériel médical… Il existe d’autres possibilités plus avantageuses.

Il faut signaler que le crédit-bail est accessible à tous les types d’entreprises, quels que soient leur statut juridique (entreprise individuelle, société à responsabilité limitée, société civile immobilière…), leur type d’activité (agricole, artisanale, industrielle, commerciale…) ou leur taille (micro-entreprise, petite et moyenne entreprise, petite et moyenne industrie…). Toutefois, les associations, les administrations et les collectivités territoriales peuvent également souscrire au crédit-bail.