Congo-Entrepreneuriat : les étudiants appelés à la création des entreprises

Les étudiants de l’Institut de management de Brazzaville (IMB) ont reçu du 25 au 27 février des enseignements sur « l’entrepreneuriat au Congo » à l’occasion des journées portes ouvertes organisées au sein de cet établissement d’enseignement supérieur.

L’objectif est de leur permettre de créer des richesses pour le développement d’un pays. Les communications ont été données en panel sur différents thèmes. Le panel portant sur « de l’idée à la création » a été constitué en plusieurs sous-thèmes.

En effet, le directeur général des petites et moyennes entreprises, Rudy Stephène Mpèré Ngouamba, a donné la communication sur la mission de cette direction et son incitation à l’entrepreneuriat au Congo.

L’orateur a expliqué la mission de cette direction dans la vulgarisation et la réforme des textes règlementaires relatifs à la création d’entreprise.  Les panelistes ont montré comment créer des conditions favorables à la création d’entreprise en tenant compte des secteurs prioritaires.

La question du secteur informel et formel ainsi que l’économie informelle et formelle abordée par un autre panéliste a édifié les étudiants sur la nécessité de la mise en place des instruments nécessaires favorisant le passage de l’informel au formel.  Ce passage, poursuit le panéliste, nécessite un accompagnement des créateurs d’entreprises en quarante-huit heures par la mise en place d’un guichet unique. De même, souligne le panéliste, cet accompagnement des créateurs d’entreprises se fait par des partenaires financiers.

Les communications données à cette occasion ont suscité l’interrogation des étudiants sur le remboursement ou la contrepartie des finances, la politique du ministère pour les acteurs du secteur informel vers le formel ainsi que les stratégies d’accompagnement aux jeunes créateurs d’entreprises.

 Les recommandations

Les étudiants ont souhaité la mise en place d’un cadre idéal de concertation et d’échange entre le ministère en charge des Petites et moyennes entreprises et  l’institut en vue du partage des informations à la création d’entreprises, mise en place des programmes sur la culture entrepreneuriale ainsi qu’une stratégie en application des instructions données par les autorités.

Pour le directeur de l’IMB, Sylvain Yanganbwa Syoge, les trois journées portes ouvertes ont permis de transmettre le savoir entrepreneurial à la jeunesse condamnée à apprendre pour mieux entreprendre.

Il a indiqué aux étudiants que  les jalons ont été posés pour leur permettre de créer les richesses pour le développement économique du pays.

Le directeur de cabinet du ministre des Petites et moyennes entreprises, de l’Artisanat et du Secteur informel, Armand Vouidibio, a assuré dans son allocution de clôture la signature d’une convention de partenariat entre l’institut et le ministère. Ce partenariat sera axé sur les stages et le renforcement des capacités des enseignants.

 

Festival Boya kobina : l’édition de 2019 promet de nouvelles créations

Le public brazzavillois découvrira, du 10 au 13 décembre, de nouvelles représentations des chorégraphes du Congo et d’ailleurs.

La cinquième rencontre internationale de danse et de musique de Brazzaville « Boya kobina » (Venez danser, en français) se tiendra à l’espace Baning ‘Art, à Kombé, et à l’Institut français du Congo (IFC).

Elle bénéficie de l’appui de l’Organisation internationale de la Francophonie, l’IFC de Brazzaville, l’espace Baning ‘Art, la Cité musicale (Metz); le Globe Trot’Art et de la compagnie Baninga, Mobembo.

Celle-ci a pour objectif de consolider et d’asseoir les partenariats existants afin de proposer une programmation exigeante, sur trois ou quatre jours, en amont du festival Mantsina sur scène.

C’est l’occasion de découvrir, pendant quatre jours, de nouvelles têtes, de nouvelles écritures de la scène chorégraphique congolaise et internationale. Des créations et des représentations seront faites par les différents participants qui viendront de France, de Tunisie, du Cameroun et des deux Congo.

Des ateliers performance dance ainsi que des danses contemporaines seront animés par les chorégraphes Snake et Hafiz Dhaou, au tour de la question du courage, de l’esthétique et de la liberté de création hors les murs, dans un contexte où la thématique de la création contemporaine dans l’espace public reste énigmatique pour le citoyen.

Les spectacles « A qui le tour », joués en soirée par la chorégraphe Agathe Djokam, avec le soutien de l’Ecole des sables du Sénégal, de l’Institut français de Paris, l’Institut français du Cameroun à Douala, de l’espace Donko Seko du Mali, du Centre chorégraphie Pole en scène de France.

C’est une pièce qui questionne le corps et l’esprit de chaque individu face à la perte d’un être cher. En explorant les différentes étapes de deuil, Agathe Djokam Tamo passe du choc à la colère, du souvenir à la dépression avant d’aboutir à l’acceptation et à la renaissance.

Dans cette performance dédiée à son père et à sa soeur disparus, la chorégraphe et danseuse tente de partager sa douleur mais aussi de nous confronter à nos propres angoisses.

Et « Para dignita » sera livré par le chorégraphe de la République démocratique du Congo, Fabrice Don Dieu Bwabulamuntima, accompagné de Lynda Matensi, Bavon Diana et Salva Mose Kitenge.

Son spectacle rend hommage à toutes ces femmes, hommes et enfants qui vivent dans des camps de réfugiés contre leur volonté.

La danse « Esclaves de Loango » sera présentée par Arnold Mahoukou, chorégraphe du Congo. Il sera assisté par les chorégraphes Delavallet Bidiefono, Emma Malonga et Nsonga Malonga.

C’est l’histoire d’un groupe d’esclaves pris en captivité dans le royaume Kongo en 1543, à l’époque de la traite négrière. Quant à Aïcha M’Barek et Hafiz Dhaou, ils présenteront « Sacré printemps », en compagnie des danseurs de la compagnie Chatha (France / Tunisie).

Le concert du reggae man du Congo Brazzaville, I Jah Man, sera donné le mercredi à 19h à l’IFC.

Des films « Les Indes galantes » de Clément Cogitore ; « Danses noires » de Julie Charrier avec James Carlès ; « Kongo » de Hadrien La Vapeur et Corto Vaclav et « Le grand bal » de Laetitia Carton seront projetés en soirée à l’IFC.

Signalons qu’une restitution aura lieu le vendredi 13 à 17heures. Ce festival a pris, depuis 2018, un véritable tournant. Devenu une référence en Afrique centrale, il est reconnu pour la qualité des propositions artistiques chorégraphiques et musicales qui y sont programmées.