Congo : vers la règlementation du droit de grève

C’est ce qui ressort du discours du Premier ministre Anatole Collinet Makosso devant l’Assemblée nationale.

 

Le gouvernement va soumettre un projet de loi au parlement afin d’éviter que les grèves dans les secteurs de la santé et de l’éducation n’empêchent d’assurer la continuité du secteur public, a indiqué le Premier ministre Anatole Collinet Makosso le 21 juin à Brazzaville, lors de la présentation du programme d’action du gouvernement devant l’assemblée nationale.

« La grève est un droit fondamental garanti par notre Constitution. Cependant, le gouvernement réprouve les grèves qui ne respectent pas l’obligation d’assurer la continuité du service public surtout dans le domaine de la santé. L’exercice du droit de grève n’est pas tolérable lorsqu’il porte atteinte aux droits à la santé, à la vie, à l’éducation des citoyens », a-t-il déclaré.

Il y a quelques jours encore, l’atmosphère dans la capitale était rythmée par les concerts de casseroles : revendication d’intégration, réclamation d’arriérés de pensions, de salaires… Le calme est revenu mais les revendications sociales demeurent. Les agents du Centre hospitalier de Brazzaville qui étaient en grève l’ont suspendue le temps de prendre langue avec le ministre de la Santé et de la Population.

A Dolisie, l’hôpital général est en grève. Par ailleurs, les enseignants volontaires, finalistes des écoles professionnelles d’enseignement font valoir de temps en temps le droit de grève à cause des arriérés impayés.

Selon le Premier ministre, un projet de loi règlementant l’exercice du droit de grève dans les secteurs de la santé et de l’éducation sera soumis au parlement dans les prochains jours. Il faut attendre pour en découvrir les contours et la teneur.

Pour plusieurs syndicats, la seule manière pour le gouvernement de réguler les grèves est d’honorer ses engagements. Du pain sur la planche, pour l’exécutif qui fait face aux effets des crises financière, économique et sanitaire que connait le pays.

Crise libyenne : un sommet se tient à Berlin

Les principaux pays impliqués dans le conflit se réuniront, ce mercredi, pour garantir la tenue des élections en fin d’année.

 

Le 19 janvier 2020, une première conférence avait réuni dans la capitale allemande, sous l’égide des Nations unies, les dirigeants des pays impliqués dans le conflit et était parvenue à un accord fragile pour mettre fin au conflit. Pour la première fois, le gouvernement de transition libyen participera à cette conférence des ministres des Affaires étrangères.

Dix ans après le renversement de Mouammar Kadhafi, les participants feront notamment le point sur la transition politique en Libye, depuis la précédente conférence et « les prochaines étapes vers une stabilisation durable », explique le ministère allemand des Affaires étrangères, hôte de la conférence.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, devrait intervenir en vidéo. Les Etats-Unis seront aussi représentés par le secrétaire d’Etat américain, en tournée européenne.

Les divisions resurgissent

Le principal enjeu sera de garantir la tenue simultanée des élections présidentielle et législatives le 24 décembre, que le gouvernement de transition, dirigé par le Premier ministre Abdelhamid Dbeibah, a promis d’organiser.

Des doutes subsistent néanmoins sur la réelle volonté du pouvoir en place de voir se dérouler ce scrutin.

L’ancien ministre de l’Intérieur libyen, Fathi Bachagha, probable candidat à cette première élection présidentielle au suffrage direct, a ainsi mis en demeure, le 2 juin, le gouvernement de ne pas retarder leur tenue.

« Il est clair que le gouvernement actuel préférerait ne pas avoir d’élections », déclarait-il à l’AFP. « Mais c’est un engagement qui doit être mené à terme », a-t-il averti.

Ce sommet de Berlin peut se limiter à de « simples déclarations d’intention, » mais il peut aussi permettre des « progrès » sur la voie d’élections en décembre, avec un possible accord en juillet sur les bases juridiques du scrutin, explique à l’AFP, Jalel Harchaoui, spécialiste de la Libye au sein du think-tank Global Initiative.

Après une décennie d’échecs à sortir la Libye du chaos, la formation de ce nouveau cabinet, au terme d’un processus politique parrainé par l’ONU, avait sonné comme l’espoir que l’on n’attendait plus.

L’Union européenne mise de surcroît sur le pouvoir en place pour régler le problème des migrants qui quittent les côtes libyennes, souvent sur des embarcations surchargées et peu sûres, pour tenter de rejoindre l’Europe.

Mais les divisions entre les deux pouvoirs rivaux, en Tripolitaine (ouest) et Cyrénaïque (est) ont resurgi ces dernières semaines.

Une trêve officielle est en vigueur depuis octobre, mais l’envoyé des Nations unies pour la Libye, Jan Kubis, a lui-même reconnu en mai que les progrès concernant l’unification des institutions divisées et le retrait des forces étrangères étaient au « point mort ».

Nouvelle menace

Ce dernier point est central dans ce processus, le conflit libyen ayant été largement alimenté par des puissances extérieures.

« Ceux qui avaient donné l’engagement la dernière fois à Berlin (lors de la précédente conférence) de retirer leurs troupes ne l’ont pas respecté », a déploré le chef de la diplomatie allemande, Heiko Maas, dans une interview lundi au quotidien Die Welt. Et d’ajouter, lors d’une référence implicite à la Russie, la Turquie ou les Emirats arabes unis: « Si nous voulons que les Libyens puissent jouir de l’autodétermination, il faut que les forces étrangères s’en aillent ».

En décembre, l’ONU estimait à quelque 20.000, le nombre de mercenaires et combattants étrangers en Libye : des Russes du groupe privé Wagner, des Tchadiens, des Soudanais, des Syriens… Plusieurs centaines de militaires turcs sont eux aussi présents, en vertu d’un accord bilatéral conclu avec le précédent gouvernement de Tripoli.

Fin avril, la Ligue des Etats arabes, l’ONU, l’Union européenne et l’Union africaine avaient réclamé ensemble un retrait des forces étrangères. Une dispersion brutale de ces hommes surarmés représenterait, toutefois, une nouvelle menace pour la région, craignent des diplomates de l’ONU.

Congo-espace maritime : renforcement des synergies

Le sujet a été abordé lors du séminaire portant sur l’Action de l’Etat en mer et dans les eaux continentales organisé le 21 juin.

 

L’initiative est de l’ambassade de France et la délégation de l’UE au Congo, en partenariat avec les autorités civiles…

Le séminaire était axé sur la lutte contre les activités illégales en mer, ce séminaire de travail a permis d’échanger sur la démarche engagée par le Congo pour sécuriser l’espace maritime et les eaux continentales. Les experts nationaux et régionaux ont éclairé les participants sur les enjeux de sécurité maritime et fluviale, les retombées socioéconomiques ainsi que la préservation des ressources naturelles et de l’environnement marin dans le Golfe de Guinée et le Bassin du fleuve Congo.

« Lors de cette réunion thématique, nous avons mis à la disposition de nos partenaires une série d’informations concernant le plan de la réglementation et le dispositif juridique qui est déjà en place au Congo. L’accompagnement dans le renforcement de nos capacités est nécessaire pour que nos administrations mettent ensemble leurs capacités afin que nous soyons en mesure de répondre aux exigences du gouvernement. L’objectif visé est de créer des conditions d’une bonne exploitation de nos ressources au niveau  de la mer et du fleuve», a indiqué le capitaine de vaisseau René Nganongo, chef d’état-major de la marine nationale, président du groupe interministériel de finalisation du cadre institutionnel (GIMFCI) de l’AEMEC.

Pour lui, les différentes administrations notamment de la pêche, de la marine marchande, des hydrocarbures ainsi que le ministère de la Défense nationale se doivent de renforcer leurs synergies pour que le milieu marin et fluvial soit sain et stable afin de permettre aux opérateurs économiques et aux populations de travailler en toute sécurité pour le développement du Congo.

« Dans l’Action de l’Etat en mer nous parlons de « mutualisation ». Les moyens dont disposent le Centre régional de sécurité maritime d’Afrique centrale, la pêche et les hydrocarbures peuvent être mis ensemble avec les moyens de la marine nationale pour accomplir ces missions conjointes de sécurisation de notre espace et créer les opportunités de travailler dans un environnement sain », a ajouté le capitaine de vaisseau René Nganongo.

L’ambassadeur chef de la délégation de l’Union européenne au Congo, Raul Mateus Paula, a souligné que le travail du ministère en charge de la Défense nationale peut être soutenu par des transferts à la fois de compétences et budgétaires en mutualisant les efforts menés à bien par la marine. « Nous avons eu de bonnes discussions et un bon diagnostic de la situation dans ses différentes dimensions notamment celles des ressources halieutiques qui nous intéressent beaucoup », a-t-il déclaré.

Pour sa part, François Barateau, ambassadeur de France au Congo a estimé que ces échanges d’informations ont été essentiels pour évaluer ce qui a été fait ainsi que les problèmes restants, et voir comment les parties concernées pourront avancer ensemble.

Congo-coupe Davis : la compétition est lancée

La cérémonie officielle marquant le lancement de la Coupe Davis Groupe Afrique zone  IV aura lieu ce 22 juin 2021.

 

Les différents courts du Complexe sportif la Concorde à Kintélé ont accueilli les premières rencontres de la coupe Davis. La compétition mettra aux prises jusqu’au  28 juin prochain, une dizaine de pays africains, notamment l’Angola, le Botswana, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Gabon, la Namibie, le Nigeria, l’Ouganda, le Sénégal et le Congo.

Même si la lutte pour les deux premières places pour accéder au niveau 3 de la compétition a débuté lundi 21 juin à Brazzaville, la cérémonie officielle marquant le lancement de la Coupe Davis Groupe Afrique zone  IV aura lieu ce 22 juin 2021.

Le Congo s’est incliné devant l’Angola 0-3. Duhamel Franklin Biboussy s’est incliné en deux manches face à  Fernando André (2-6 et 1-6). Brasny Ntomosso n’a pas pu faire mieux devant Zidario Quitomina.  L’Angolais l’a également battu en deux manches (3-6 et 4-6). En double, la paire angolaise composée de  Fernando André et Nicolau Monteiro a dicté sa loi devant  Christ Geovhany Mezenga Lethom et Brasny Ntomosso (6-4 et 6-1). Les Congolais joueront leur deuxième match ce 22 juin face à l’Ouganda.

Dans l’autre court, la  Côte d’Ivoire a confirmé sa bonne forme devant  le Nigeria en l’emportant sur un score de 3-0. Abdoulaziz Bationo a battu le Nigeria Nonso Madueke deux sets à un (5-7, 6-3 et 6-0). Eliakim Coulibaly l’a imité en s’imposant en deux manches face à Uche Oparaoji (6-0  et 6-0). En double, Abdoulaziz Bationo et Eliakim Coulibaly ont offert la victoire finale à la Côte d’Ivoire (7-5 et 6-4) face à Abdul Mumin Babalola et Joseph Imeh Ubon. Le match Cameroun-Sénégal a tenu toutes ses promesses.  Les Camerounais l’ont emporté 2-1. Etienne Teboh a porté la première victoire  du Cameroun en dominant en deux sets Seydina André (6-3 et 7-6).  Blaise Nkwenti Ngwohoh a pris le dessus sur Nicolas Jadoun  (6-4, 6-4). C’est en double que le Sénegal a relevé la tête grâce à la paire Hassimiyou Dieng- Yannick Languina qui a battu  Boriss Kamdem et Lloyd Sergio Watat Njanga deux sets à un (2-6, 6-4 et 6-4).

Dans la dernière rencontre, la Namibie  a dominé le Botswana 3-0. Connor Henry Van  Schalkwyk s’est imposé face à Tsepo Mosarwa en deux manches  (7-5, 6-1). Codie Schalk Van Schalkwyk  a pris le meilleur sur  Tsholofelo Tsiang également en deux  manches (6-3, 6-0). Et puis la paire  Nguvitjita Hinda Daniel Jauss a eu raison de Thato Holmes/ Denzel Seetso 2-1 (2-6, 6-4 et 6-2).

Congo-covid-19 : début de vaccination dans le Niari

Le préfet du département du Niari, Frederick Baron Bouzock, a lancé le 19 juin, la campagne de vaccination contre la covid-19.

 

 

A Dolisie, Frederick Baron Bouzock était le premier à prendre sa dose de Sinopharm après le prélèvement de sa tension artérielle. « Je demande à la population du Niari de se faire vacciner car c’est l’unique moyen qui nous permet de se prévenir de cette pandémie », a-t-il déclaré après son vaccin.

Il faut noter qu’il est interdit d’administrer le vaccin contre la Covid-19 à ceux qui ont des antécédents d’hypertension, de diabète, d’asthme, de toux ainsi qu’aux femmes enceintes ou allaitantes. Il est également interdit de mouiller la partie vaccinée, de prendre avant ou après le vaccin le café ou l’alcool. C’est ce qu’a précisé Joseph Moutou, directeur départemental des soins et de la santé du Niari.

Les sites retenus pour cette campagne à Dolisie sont la préfecture, les grandes endémies, l’hôpital des armées. A Mossendjo, un seul centre est retenu celui de l’hôpital de base. Dans les districts, ce sont les centres de santé intégrés (CSI).

Le premier cas de coronavirus dans le département du Niari avait enregistré le 23 juin 2020. Un chiffre qui a évolué au fur et à mesure. Il a totalisé 50 sur une population de 349.846 tandis que la commune de Dolisie a connu 44 cas sur une population de 126.734.

Congo : la dette publique s’élève à 98% du PIB

C’est ce qui ressort du discours de politique du Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, présenté devant l’Assemblée nationale.

 

Anatole Collinet Makosso était face aux députés lundi 21 juin 2021. Le Premier ministre du Congo entré en fonction le 12 mai dernier a présenté son discours de politique générale devant l’Assemblée nationale à Brazzaville. Un discours qui détaille les 12 grandes batailles que compte mener son gouvernement. D’abord, la santé, avec la crise sanitaire liée au coronavirus toujours en cours, le redressement des finances publiques et une meilleure gestion de la dette, et enfin, un effort sur la lutte contre la corruption. Un des objectifs du gouvernement est de montrer au FMI qu’il fait des efforts de gestion pour enfin débloquer les prêts toujours gelés par l’institution financière.

Il a notamment reconnu l’ampleur des difficultés financières du pays. « Nos difficultés financières, aggravées par la crise sanitaire, ont alourdi notre dette et réduit nos capacités à en assurer le service. Il nous faut tout mettre en œuvre pour rendre la dette publique soutenable. Elle s’élève actuellement à 98% du PIB. Notre objectif est de la ramener à en dessous de la norme communautaire de la Cémac, fixée à 70% du PIB. »

Il prévient déjà les Congolais qu’il faudra de la patience et de la résilience. Et pour Clément Miérassa, président de la fédération de l’opposition congolaise si ce discours va dans le bon sens, il faut encore le concrétiser.

« Il ne s’agit pas de faire des déclarations d’intention. Il s’agit de prouver qu’ils reviennent à l’orthodoxie financière et qu’on s’occupe sérieusement de ceux qui ont détourné l’argent dans ce pays. Parce qu’ils sont extrêmement nombreux et ils ne sont nullement inquiétés. Le Congo est dans le top 10 des pays les plus corrompus. Depuis 2009 on fait des discours et rien n’avance. Donc nous, nous sommes très sceptiques. »

De son côté, le porte-parole du gouvernement Thierry Moungalla assure que le gouvernement saura prouver aux partenaires internationaux, dont le FMI, toute sa volonté d’améliorer la gestion des finances et de la dette d’ici quelques semaines.

Congo : Brazzaville demande à la Chine une restructuration de sa dette

Le président congolais Denis Sassou N’Guesso a eu un entretien téléphonique lundi 21 juin 2021, avec son homologue chinois Xi Xiping.

 

L’échange entre les deux hommes d’État a duré une demi-heure. Le président congolais a demandé de restructurer la colossale dette de son pays, jugée insoutenable, qui empêche de reprendre langue avec le Fonds monétaire international (FMI). Ils ont passé en revue la coopération entre Brazzaville et Pékin. Trois membres du gouvernement ont assisté le président Denis Sassou-Nguesso, dont celui des Finances Rigobert Roger Andély.

« Les deux présidents ont évidemment évoqué la question de la dette qui est un obstacle à l’heure actuelle à la conclusion et à la poursuite des bonnes relations avec le FMI. Notre président a posé à son pair la question et en lui faisant une proposition. Depuis 2019, a-t-il dit, le Covid-19, la crise s’est accentuée de notre côté et la dette est devenue encore plus insoutenable. Est-ce qu’il n’est pas temps de faire une deuxième restructuration pour permettre au pays d’avoir un peu plus de ressources pour faire face à ses besoins internes, puis de lever cet obstacle aux bonnes relations avec le FMI ».

Le président chinois a apporté une réponse favorable à la demande de son homologue, selon le ministre Rigobert Roger Andély : « Les deux présidents sont convenus de renvoyer la question du deuxième tour de la restructuration de la dette aux experts chinois et congolais pour pouvoir en fixer les modalités et les conditions », a-t-il affirmé.

En 2019, la Chine avait déjà restructuré la dette du Congo qui lui doit actuellement 1300 milliards de francs CFA sur une dette globale de plus 6000 milliards de francs CFA.

Congo : 1,5 milliard FCFA de subvention pour 40 entreprises

Elles ont été retenues dans le cadre du Projet d’appui au développement des entreprises et la compétitivité.

 

Les Micro, petites et moyennes entreprises (MPME) bénéficieront des financements de 10 à 90 millions FCFA et environ 125 millions FCFA pour les chaînes de valeur. Elles ont été retenues dans le cadre du Projet d’appui au développement des entreprises et la compétitivité (Padec), financé par la Banque mondiale.

Les entreprises bénéficiaires sont réparties notamment dans les départements de Brazzaville (20), de Pointe-Noire (7), du Pool (1), de la Sangha (1), du Niari (10) et de la Bouenza (1). Celles de la ville capitale ont signé des conventions les 14 et 15 juin 2021, avec l’équipe du Fonds d’appui au développement des PME, un instrument mis en place à cet effet.

Les conventions de financement visent, d’après le Padec, à présenter le cadre juridique le liant avec les micro-entreprises, à faire signer la convention aux MPME bénéficiaires, à favoriser l’appropriation des entreprises bénéficiaires aux procédures d’acquisition (passation des marchés) qui seront utilisées dans le cadre de la mise en œuvre de leur sous- projet.

Le mécanisme de convention de financement permet aussi à la coordination du Padec d’accompagner les entreprises bénéficiaires dans la mise en œuvre des sous-projets, selon les règles de l’art et le respect des procédures d’acquisition en vigueur au sein du Padec. Il est prévu une sensibilisation des entreprises au dispositif d’acquisition des biens, des travaux et des services inscrits dans leur document de plan d’accompagnement budgétisé.

Financé à hauteur de 25 millions de dollars USD par la Banque mondiale, le Projet d’appui au développement des entreprises et la compétitivité se propose d’améliorer le climat des affaires ainsi que la compétitivité des micro-entreprises dans les secteurs cibles le long des corridors Brazzaville-Pointe-Noire et Brazzaville- Ouesso, à travers ses deux outils : le concours de plan d’affaires et le Fonds d’appui au développement des PME.

Congo-conflit libyen : Denis Sassou N’Guesso reçoit le soutien de la communauté Ibadite

Président du Comité de haut niveau de l’Union africaine sur ce conflit, multiplie des initiatives entre les parties libyennes.

 

Cheikh Farhat Jaabiri, l’une des références de la communauté Ibadite, est venu ce dimanche 20 juin 2021, traduire au Président du comité de haut niveau de l’UA sur la Libye, Denis Sassou N’Guesso le soutien de la communauté Ibadite, dans son action dans le conflit libyen.

Le chef d’Etat congolais qui pilote le dossier de cette crise libyenne, depuis plusieurs années, n’a pas hésité de dégainer depuis longtemps : cette crise « reste et demeure, avant toute autre considération, un problème africain, n’en déplaise à ceux qui pensent autrement ou auraient souhaité ne pas voir le continent engager des initiatives pour contribuer à sa résolution ».

Président du Comité de haut niveau de l’Union africaine sur ce conflit, Denis Sassou N’Guesso en bon « panafricaniste convaincu », a multiplié des initiatives entre les parties libyennes depuis qu’il avait été chargé de cette mission par ses pairs africains.

Le caractère complexe de ce conflit qui préoccupe au plus haut point la communauté internationale explique pourquoi toutes les initiatives pour y mettre un terme doivent être mises en commun et les acteurs concernés associés à toutes les concertations.

En novembre 2017, les membres du Haut conseil des villes et tribus libyennes avaient salué à Brazzaville, les efforts fournis par le président congolais, Denis Sassou N’Guesso pour le retour de la paix dans leur pays pris en otage par des gangs à la solde de certaines puissances étrangères depuis l’assassinat de Mouammar Kadhafi, en 2011.

Congo-Drépanocytose : vaccination contre les infections graves

A l’occasion de la journée mondiale de la drépanocytose, le ministère de la santé a lancé une campagne de vaccination contre le pneumocoque et les salmonelles.

 

La République du Congo de concert avec la communauté internationale a commémoré la journée mondiale de la lutte contre la drépanocytose. A cet effet, le ministre de la santé et de la population, Gilbert Mokoki, a lancé, le 19 juin à Pointe-Noire, la campagne de vaccination gratuite contre le pneumocoque et les salmonelles chez les personnes atteintes de drépanocytose.

Dans la capitale économique, la vaccination se déroule à la polyclinique Marie-Louise-Poto-Djembo, à Siafoumou, dans le cinquième arrondissement, Mongo Mpoukou, et à Brazzaville, au Centre national de référence de la drépanocytose, « Antoinette-Sassou-N’Guesso », situé dans l’enceinte du Centre hospitalier et universitaire (CHU). Ladite campagne va s’étendre sur cinq jours – jusqu’au 23 (NDR) – et ne concerne que les enfants drépanocytaires homozygotes âgés de 2 à 15 ans.

Selon les études réalisées entre 2019 et 2020, par le Centre national de référence de la drépanocytose (CNRDr), un Congolais sur quatre porte le trait drépanocytaire et 1, 5 à 2% des enfants naissent avec la forme majeur encore appelée forme totale de l’anomalie génétique à l’origine de la maladie.

Le CNRDr compte, à ce jour, 17 173 patients porteurs de la forme totale de la maladie, 97 malades hémophiles et 382 patients souffrent d’autres anomalies de globules rouges.

Notons que le ministre a prescrit au programme élargi de vaccination de faire de la polyclinique Marie-Louise-Poto-Djembo un pôle de vaccination contre la covid-19 pour faciliter l’accès aux soins aux patients drépanocytaires très exposés.