Congo : la BM et la Turquie vont apporter leur soutien en matière de réformes

La représentante résidente de la Banque mondiale au Congo, Korotoumou Ouattara, et l’ambassadeur de la République de Turquie, Serhal Serhan, ont exprimé cette volonté le 14 juillet à l’issue des entretiens avec le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de la Réforme de l’État, Luc Joseph Okio.

 

« Je suis venue parler au ministre des activités financées par la Banque mondiale et surtout dans le cadre des projets de gouvernance. Nous avons parlé des appuis que la Banque mondiale apporte au ministère de la Fonction publique et au bureau du Premier ministre, des activités qui touchent à la réforme de l’État », a déclaré la représentante résidente de la Banque mondiale.

« Nous avons rassuré le ministre que cet appui va continuer aussi dans le cadre du plan d’action du gouvernement qui a été dévoilé récemment par le Premier ministre. Nous allons accompagner le ministre pour les réformes clés qu’on pourrait effectuer ensemble pour une réforme effective de l’État congolais », a-t-elle ajouté.

Ouattara Korotoumou a précisé que l’agenda a été défini au niveau des projets qui ont déjà été financés. « Nous avons effectivement abordé des réformes déjà amorcées, certaines activités que nous avons déjà financées dans le cadre de la réforme de l’État et qu’on compte aussi continuer à appuyer.  On aimerait que le public congolais soit au parfum de ce que nous faisons, surtout en ce qui concerne la gestion des dépenses publiques. On a beaucoup parlé d’impacts que les projets financés par la Banque mondiale peuvent avoir. Je pense que c’est important que les citoyens soient engagés à nos côtés, au côté du gouvernement pour qu’on arrive à un résultat satisfaisant pour tous », a-t-elle signifié.

Peu avant, le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de la Réforme de l’État, Luc Joseph Okio, a échangé avec l’ambassadeur de la Turquie en République du Congo sur la coopération entre les deux pays. « Il y a déjà différentes lignes directrices qui ont été établies concernant divers projets. Il y a également une commission conjointe économique dans laquelle différents sujets ont été abordés. Il serait important maintenant de prioriser les différents projets que ce soit sur les plans commercial, économique, et autres », a indiqué le diplomate turc, Serhal Serhan.

Congo : la FAO confirme son assistance aux parlementaires

Le sujet était au centre de la rencontre entre la représentante résidente de la FAO, Yannick Ariane Rasoarimanana, et le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba.

 

La représentante résidente de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, Yannick Ariane Rasoarimanana a eu une un entretien avec le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba, jeudi 15 juillet 2021. Il s’est agi pour les deux personnalités de parler de l’assistance de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à l’Alliance parlementaire congolaise pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle (Apcsan).

« La République du Congo a une alliance parlementaire et assure la présidence du secrétariat général du Réseau des alliances parlementaires d’Afrique centrale pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle. L’assistance de la FAO concerne surtout le renforcement des capacités des parlementaires pour pouvoir appuyer de façon consistante la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Congo », a-t-elle annoncé.

Selon Yannick Ariane Rasoarimanana, cette assistance va porter sur les différentes lois visant l’amélioration des cadres juridiques, incitatifs et institutionnels des investissements surtout privés dans le développement agricole. Le but étant, entre autres, d’assurer une bonne approche de la diversification de l’économie à travers l’agriculture.

Congo-7e art : Pointe-Noire aura bientôt sa salle de cinéma

C’est un projet initié par le cinéaste Flaverick Beautresor Kouta et financé en partie par l’apport financier de donateurs sous forme de dons crowndfunding.

 

La ville de Pointe-Noire sera dotée d’une salle de cinéma de 250 places. L’initié est du cinéaste Flaverick Beautresor Kouta et financé en partie par l’apport financier de donateurs sous forme de dons crowndfunding. Cette infrastructure sera opérationnelle à partir du 7 août 2021.

Cette salle polyvalente sera implantée à Pointe-Noire, Ponton la Belle ou Ndindji, capitale économique dans l’arrondissement 6 de Ngoyo, lieu de naissance du poète et homme politique Jean-Baptiste Tati Loutard, au quartier « La plaine ».

Dotée d’une capacité d’accueil de 250 places, avec Wi-Fi et sonorisation à disposition des usagers, outre les projections de films, celle-ci permettra également de célébrer ou d’organiser des événements tels que : mariages, séminaires, congrès, anniversaires, conférences, meeting etc.

Congo-Hydrocarbures : la moyenne des prix fixée à 66,9 dollars par baril

C’est ce qui a été arrêté au cours de la réunion des experts d’industries pétrolières et du ministère des Hydrocarbures à Brazzaville.

 

Les prix fixés des hydrocarbures du Congo au deuxième trimestre 2021 sont établis, le 15 juillet à Brazzaville, à l’issue de la réunion des experts d’industries pétrolières et du ministère des Hydrocarbures. La moyenne des prix est fixée à 66,9 dollars par baril.

Les moyennes trimestrielles des prix fixés des hydrocarbures produits au Congo, arrêtés au cours de la réunion des prix du deuxième trimestre 2021, en dollars par baril, se présentent comme suit : Djéno mélange 66,9 ; Nkossa Blend : 67,8 ; Yombo : 76,7 ; Nkossa Butane : 44, 5 et Nkossa Propane : 39,4.

Et, les moyennes des différentiels des prix des bruts congolais, en dollars par baril, sont les suivantes : Djéno mélange : -1,9 par rapport au brent daté, Nkossa Blend : -0,8 par rapport au brent daté, Yombo : +7,9 par rapport au brent daté, Nkossa Butane : +0,9 par rapport au butane North West Europe et Nkossa Propane : +0,3 par rapport au propane Mont Belvieu.

En clair, au deuxième trimestre 2021, la moyenne des prix des hydrocarbures est de 66,9 dollars par baril pour un différentiel moyen de -1,4 dollar par baril.

« La cadence des cours et les tendances des bruts congolais restent haussières. Cette embellie des cours des bruts congolais devrait encourager la reprise des investissements amont pétroliers pour améliorer et optimiser la production pétrolière au Congo. Nous devons organiser nos efforts … en vue de tirer le meilleur profit », a indiqué le ministre des Hydrocarbures Bruno Jean-Richard Itoua.

Sur le marché du pétrole au deuxième trimestre 2021, le brent daté a ouvert le trimestre à 66,19 dollars par baril et l’a clôturé à 76,19 dollars par baril soit une hausse de 10 dollars par baril.  La moyenne du brent daté a été de 68,97 dollars par baril.

Les perspectives du marché pétrolier au troisième trimestre 2021 sont influencées par un contexte économique chargé d’incertitude notamment des politiques gouvernementales face aux nouveaux variants de Covid-19, le niveau global de l’offre et de la demande de pétrole, la politique de l’OPEP+, le niveau des stocks mondiaux de pétrole et des marges de raffinage, le niveau de l’économie chinoise et la suite des pourparlers entre les USA et l’Iran au sujet du programme nucléaire.

Enfin, les différentes prévisions des prix du baril du brent daté pour le troisième trimestre 2021 convergent à une moyenne supérieure à 70 dollars par baril.

Par ailleurs, la demande mondiale de pétrole au deuxième trimestre 2021 s’est établie à 94,87 millions de barils par jour contre 93,31 millions de barils par jour au premier trimestre 2021, soit une hausse de 1,56 million de barils par jour et de 11, 96 millions de barils par jour en glissement annuel.

L’offre mondiale de pétrole, quant à elle, est passée de 92,43 millions de barils par jour au premier trimestre 2021 à 94,23 millions de barils par jour au deuxième trimestre, soit une hausse de 1,80 million de barils par jour et de 2,22 millions de barils par jour en glissement annuel.

L’équilibre entre l’offre et la demande, au deuxième trimestre 2021, est resté déficitaire de 0,65 million de barils par jour alors qu’il l’était de 0,88 million de barils par jour au premier trimestre 2021, soit une amélioration de 0,23 million de barils par jour.

Congo : liberté provisoire pour six activistes

Détenus pendant 125 jours, Ils étaient accusés notamment par les autorités d’atteinte à la sécurité intérieure de l’État.

 

Six activistes des droits de l’homme de détenus depuis 125 jours, accusés notamment par les autorités d’atteinte à la sécurité intérieure de l’État, ont bénéficié hier mercredi 14 juillet d’une liberté provisoire sans avoir été jugés, suite à une ordonnance de justice. Mais l’un d’entre eux n’est pas rentré chez lui.

Le Dr Alex Dzabana, 73 ans, le plus vieux défenseur des droits de l’homme détenu et très mal en point a été conduit dans un hôpital pour les soins d’urgence. Tandis que Christ Dongui du Mouvement Ras-le-bol refuse d’abandonner son combat. « Demain s’il y a un mouvement des retraités qui réclament leurs pensions, je serai avec eux », a promis M. Dongui.

Premier responsable du Cercle des droits de l’homme et de développement, Roch Euloge Nzobo, se félicite du plaidoyer mené ayant abouti à cette libération. « On ne peut que se réjouir du fait que les amis soient dehors », a-t-il déclaré.

Une libération saluée par François Barateau, ambassadeur de France au Congo. « C’est une bonne nouvelle parce que la privation de liberté suscite beaucoup d’émotions », a-t-il dit.

Dans une déclaration Georges Nguila, de l’Observatoire congolais des droits de l’homme, a sollicité la libération de tous les prisonniers d’opinion. « Nous profitons de l’occasion pour réclamer la libération de tous les prisonniers d’opinion, notamment les opposants Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa injustement détenus depuis cinq ans », a-t-il martelé.

Les ONG sollicitent enfin l’abandon pur et simple des poursuites contre les tous ces militants. Pour l’heure aucune information n’est donnée sur la tenue des procès.

Congo : l’hôpital de Gamboma vient d’être réhabilité

La ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Irène Mboukou-Kimbatsa, a mis en service le bloc d’accouchement de cet établissement.

 

Après les travaux de remise aux normes réalisés par le Fonds des Nations unies pour la population (Fnuap), la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Irène Mboukou-Kimbatsa, a mis en service le bloc d’accouchement de l’hôpital de Gamboma, le 14 juillet, en présence du représentant de l’agence onusienne Mohamed Lemine Salem Ould Moujtaba.

En dehors de la réhabilitation et de l’élargissement de la maternité de l’hôpital de base de Gamboma dans le département des Plateaux, le Fnuap a également mis à disposition des équipements médico-techniques : lits d’accouchement et d’hospitalisation, boîtes gynécologiques complètes, lits de travail, équipements de protection individuels, kits de dignité, produits de santé… « Pour améliorer la santé de la mère et de l’enfant qui fait partie des objectifs de développement durable, il nous faut des maternités modernes », a déclaré le directeur départemental des soins et services de santé, Jacques Ludovic Achille Opango qui a salué l’appui apporté par le Fnuap.

Il faut rappeler que suite à la crise sanitaire liée à la covid-19 et aux dégâts causés par des inondations dans la zone septentrionale du pays, il y a quelques mois, les services sociaux de base, notamment les services de santé de la reproduction ont été affectés, avec un dysfonctionnement dans plusieurs districts. D’où la nécessité d’améliorer le plateau technique sanitaire pour un accès plus large aux services de santé de la reproduction de l’hôpital de base de Gamboma qui accueille également les malades venus de la localité de Bouemba, ainsi que des sous-préfectures d’Ongoni et de Mpouya.

Par ailleurs, le directeur départemental des soins et services de santé a précisé que l’hôpital de base avait pris l’engagement de réhabiliter, sur fonds propres, le bloc d’accouchement jugé trop petit par rapport à la demande. En raison des moyens financiers insuffisants, l’initiative s’était arrêtée juste à l’élévation des murs. C’est là où le Fnuap a pris le relais. La main-d’œuvre locale a tiré profit des travaux de réhabilitation.

Le jour même de l’inauguration, la ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire et le représentant du Fnuap, Mohamed Lemine Salem Ould Moujtaba, ont remis aux femmes ayant accouché des kits de maternité.

Congo-hydrocarbure : les experts examinent les prix fiscaux pour le 2ème trimestre 2021

Les acteurs d’industries pétrolières basées au Congo et ceux du ministère des hydrocarbures se retrouvent pour examiner les tendances du marché.

 

La ville de Brazzaville accueille depuis hier mercredi 14 juillet, la rencontre des experts d’industries pétrolières basées au Congo et ceux du ministère des hydrocarbures. Ceux-ci examinent, les tendances du marché et les prix fiscaux pour le deuxième trimestre 2021.

« La pandémie de Covid-19 est toujours en cours. Elle a un impact sur les économies mondiales. Nous avons besoin de sources d’énergies modernes… De nouvelles énergies afin de satisfaire une demande sans cesse en augmentation et de soutenir la croissance économique pour minimiser les impacts des changements climatiques », a indiqué Ralph Eccleston, directeur général de la société Chevron au Congo.

La ville de Pointe-Noire avait accueilli du 14 au 15 avril 2021, la première réunion de fixation des prix des hydrocarbures. Au premier trimestre 2021, la moyenne des prix fixés des hydrocarbures était de 61 dollars par baril, pour un différentiel moyen de 0,1 dollar par baril. Durant la même période, le pays avait donc franchi le premier trimestre 2021 avec une tendance haussière des cours de pétrole, malgré les fluctuations dues à l’évolution mondiale de la pandémie de Covid-19.

Le cours du baril de pétrole a progressé depuis le début de l’année 2021. Il est passé de 50 à environ 65 dollars fin mars avec un pic proche de 70 dollars, soit une augmentation de près de 35 % selon l’analyse du marché. Les statistiques officielles précisent que la production industrielle a progressé de près de 35 % en janvier-février 2021 par rapport à la même période de l’année dernière.

« Au mois de juin 2021, il y a eu une cotation de 71.78 dollars le baril soit une hausse 4,44% par rapport à la moyenne 68.66 dollars le baril à mi-juillet 2021 », a indiqué le ministre des Hydrocarbures, Bruno-Jean Richard Itoua.  S’appuyant sur les données de l’OPEP+, le ministre des Hydrocarbures espère l’amélioration des prix des cours de pétrole. Il souhaite un partenariat « gagnant-gagnant et l’amélioration du cadre juridique et fiscal ».

Les fluctuations du prix de pétrole à court terme, ainsi que sa tendance d’évolution à moyen-long terme continuent de revêtir une importance particulière. Au Congo comme dans les autres pays du monde, la détermination du prix du pétrole repose en partie sur des mécanismes de marché ainsi que l’interaction d’acteurs offreurs et demandeurs suffisamment nombreux pour que prévale un mode concurrentiel contrôlé de fixation du prix.

Congo : vers l’amélioration de la production pétrolière

Le ministre congolais des Hydrocarbures, Bruno Jean Richard Itoua, a appelé les sociétés pétrolières à résorber le déclin de la production de brute.

 

« Je veux pouvoir compter sur vous, sur votre implication totale pour la reprise des travaux pétroliers afin de résorber le déclin de production », a déclaré Bruno Jean Richard Itoua.

Cet appel du ministre s’est fait entendre mercredi 14 juillet, lors de l’ouverture du Comité des prix du deuxième trimestre 2021 à Brazzaville. Ce comité regroupe les différentes sociétés pétrolières et tous les autres acteurs opérant dans ce secteur au Congo. Bruno Jean Richard Itoua, a appelé les sociétés pétrolières à résorber le déclin de la production de brut que connaît le Congo.

Pour lui, le déclin de la production est « non seulement fatal pour les investisseurs, mais aussi pour l’économie congolaise dont l’or noir représente environ 70 % du produit intérieur brut (PIB) ».

Le ministre des hydrocarbures a rassuré les pétroliers que le gouvernement « est disponible pour les accompagner dans toutes leurs démarches, dans le but d’assurer et de maintenir un partenariat gagnant-gagnant ».

« Nous travaillons d’ores et déjà et d’arrache-pied à améliorer le cadre juridique et réglementaire, l’environnement et le climat des affaires en milieu pétrolier », a insisté le ministre Itoua.

La production de brut est en baisse au Congo. Selon les chiffres officiels, de 140 millions de barils en 2020, elle est passée à 125,7 millions de barils en 2021.

Festival photo L’Homme et la Mer : Baudouin Mouanda à la 11ème édition

Le photographe congolais fait partie des 14 photographes qui ont investis les murs et les rues du Guilvinec et de Léchiagat en Bretagne, en France.

 

Cette année, 14 photographes investissent les murs et les rues du Guilvinec et de Léchiagat (de l’autre côté du pont) en Bretagne, en France. Le photographe congolais Baudouin Mouanda fait partie de cette sélection.

Cette année, les photographies franchissent le pont ! Du 1er juin au 30 septembre 2021, l’art investit les rues du Guilvinec et, grande nouveauté, de Léchiagat. Rassemblant 16 expositions, dont 2 de photos anciennes et plus de 350 photos, le Guilvinec est la scène, durant 4 mois, d’un évènement totalement gratuit, 24H/24.

Pour une promenade photographique autour de l’espace portuaire du Guilvinec-Léchiagat, les rues, les places, les murs des maisons se transforment en musée, faisant vibrer des images à partager sur une thématique universelle : les relations de l’Homme et de la Mer.

Chaque été, à ciel ouvert, c’est un rendez-vous unique le 6 août de 10h à 18h, Esplanade – Centre de Loisirs – Rue Méjou Bihan à Guilvinec pour devenir l’heureux acquéreur d’une ou plusieurs photos exposées lors des éditions passées du Festival. C’est une vente exceptionnelle et il ne faut pas rater cette opportunité.

Baudouin Mouanda est né en 1981 au Congo-Brazzaville. Cet artiste débute la photographie en 1993, grâce à l’appareil photo zénith de son père qu’il manipule en son absence et qui lui revient finalement, après un pari. Très vite, il « chronique » la vie brazzavilloise pour les journaux de la place et se fait surnommer « Photouin ». Il se détourne du conformisme et de la photo classique, comme la photo de famille ou la photo souvenir, pour s’attacher à l’histoire de son pays et aux séquelles des guerres à répétition qui ont endeuillé le Congo. Élu meilleur photographe par le jury de l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa, puis récompensé aux 5es Jeux de la Francophonie à Niamey (Niger) en 2003, Baudouin Mouanda acquiert sa reconnaissance en tant que jeune photographe de talent. Il a été récompensé à de nombreuses reprises, obtenant le visa pour la création en 2009 et, en 2013, la médaille d’argent aux 7es Jeux de la Francophonie à Nice, pour ne citer que ces deux principales récompenses.

Parmi ses travaux, le photographe congolais est reconnu pour ses reportages photographiques de la Sape, la société des ambianceurs et des personnes élégantes.

Pour ce Festival, il propose sa série Le Ciel de saison. Cette série est née des intempéries que connaît, ces dernières années, l’Afrique. Elles sont notamment dues au changement climatique. Ces photographies rappellent à tout un chacun la nécessité de préserver et respecter l’environnement, sous peine de représailles à coup de pluies torrentielles toujours plus fortes. Les images sensibilisent à la dure réalité qu’éprouve la population face à la montée des eaux.

Congo : invention d’une couveuse automatique d’œufs

C’est l’œuvre du jeune Gilmar Mboungou, 29 ans, électrotechnicien et entrepreneur, qui a été présentée 13 juillet 2021 à Brazzaville.

 

Gilmar Mboungou, 29 ans, électrotechnicien et entrepreneur, a présenté le 13 juillet à Brazzaville le dispositif qui va contribuer au développement  de l’aviculture au Congo. C’était en présence du ministre en charge de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, Edith Delphine Emmanuel.

La couveuse automatique inventée par l’électrotechnicien, Gilmar Mboungou, peut couver les œufs de toutes les espèces d’oiseaux : pintade, dinde, canard, poule… Le dispositif, né de la créativité de ce dernier, reproduit en effet les conditions de développement fœtal en maintenant constante la température entre 37,7°c et 38°c ainsi que l’humidité entre 50% et 80%. « Ce qui permet d’accélérer le processus d’incubation en limitant le temps de pause d’une espèce d’oiseau qui produit les œufs », a expliqué l’inventeur.

Par ailleurs, la machine permet de couver plus d’œufs afin de produire les poussins en grande quantité. Ainsi, les aviculteurs peuvent booster leur production et épargner le pays des importations excessivement coûteuses, réduire la dépendance alimentaire en la matière.

La ministre en charge de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, Edith Delphine Emmanuel, a salué la prouesse réalisée par Gilmar Mboungou en promettant, au nom du gouvernement, de tout mettre en œuvre pour que le Congo tire profit des inventions de ses filles et fils en évitant la fuite des cerveaux. « Nous allons voir comment vous accompagner et protéger cette œuvre de l’esprit et faire en sorte que les jeunes inventeurs puissent vivre de leurs œuvres », a indiqué la ministre.

En rappel, l’électrotechnicien Gilmar Mboungou, qui vient de mettre en place la couveuse automatique d’œufs, avait remporté le premier prix de Talents du Congo lors de l’édition 2020 du Salon Osiane.