Brazzaville : les ministres de la Zone Franc engagés dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le terrorisme

La situation difficile des économies de la Zone Franc a été, au centre de la réunion économique et monétaire des ministres des Finances de la Zone Franc, le vendredi 13 avril 2018 à Brazzaville.

Une situation particulière qui appelle les États membres à renforcer davantage la coopération monétaire et à mutualiser les efforts pour atteindre la résilience économique.

Le chef du gouvernement congolais a, dans son discours inaugural, mis un accent sur la situation difficile des économies de la Zone Franc. Clément Mouamba a appelé les ministres des Finances des États de la Zone Franc qui ont pris une part active à ce rendez-vous, à renforcer la coopération monétaire et à mutualiser les efforts pour atteindre la résilience économique. C’était en présence du ministre français de l’Économie et des Finances, du président de la commission de la CEMAC, Pr Daniel Ona Ondo et du commissaire, Clément Bélibanga.

Intervenant le premier, le Gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau a axé sa présentation sur les perspectives macroéconomiques et réponse des politiques publiques. A sa suite, un exposé a été présenté par Mamadou Makhtar Diagne, président du COCOZOF qui a illustré l’état de convergence nominale et réelle en zone franc et suivi des recommandations. Au cours des travaux tenus à huit clos, les ministres des Etats membres ont pris l’engagement de regarder dans la même direction et mettre leurs efforts sur les vues macroéconomiques en apportant une solution des politiques publiques.

Pour sa part, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances de la France, a rappelé aux ministres de la zone Franc que : « Nous sommes tous engagés dans la même direction. Pour que nous puissions avancer, il faut que tous les États membres de la zone franc signent l’appel de Yaoundé au sortir de cette réunion ». Et de renchérir : « Cet acte sera un signal politique fort pour marquer notre volonté de lutter contre le blanchiment d’argent et le terrorisme, car ce n’est pas seulement un sujet de sécurité mais c’est aussi un élément de renforcement de la compétitivité économique ».

Il y a lieu de souligner que cette invitation n’est pas restée lettre morte. Les pays tels que le Congo, le Gabon, le Burkina-Faso, le Niger ont signé cet appel de Yaoundé au sortir de cette réunion. Cependant, la Côte d’Ivoire et le Sénégal ont promis d’emboîter le pas incessamment.

Le festival Maloba, une première à Brazzaville

Le rendez-vous international de théâtre, de danse et cirque du Congo réunit, depuis le 23 avril à l’Hôtel de la préfecture de Brazzaville, les artistes venus de Guadeloupe, Egypte, Allemagne, Estonie, Colombie, du Pérou et des deux Congo.

Le festival Maloba, dont la première édition vient d’être lancée à Brazzaville, se veut une plate-forme internationale où s’exprimeront, chaque deux ans, les meilleurs artistes dans le domaine du théâtre, de la danse et du cirque. L’événement a également pour objectif de créer un espace d’expression afin de maintenir les artistes dans leur milieu naturel au lieu qu’ils soient déracinés.

À l’ouverture, durant une heure et demie, le public a été séduit par les prestations des troupes théâtrales de la Guadeloupe, de l’Allemagne avec l’artiste Ketsia au pays de merveille, ainsi que de la Compagnie Sama d’Alexandre Mikouiza du Congo Brazzaville. Il a été également émerveillé par les spectacles de jonglage et de magie présentés par des artistes venus d’Egypte. A ce sujet, d’ailleurs, un artiste égyptien a vraiment enthousiasmé les spectateurs de par sa magie, en transformant un mouchoir en un bâton métallique et le feu en une fleur rose.

 « Célébrer la culture à Brazzaville, c’est donc créer de plates-formes qui allient création des industries culturelles en Afrique et quête de professionnalisme, un éveil qui placera en bonne place la culture africaine sur les marchés culturels internationaux. Le festival Maloba est donc le Mbongui moderne où les conteurs venus de quatre coins du monde, munis de leurs mots, du théâtre, de leurs corps, la danse et de leurs fantaisies, le cirque, racontent le monde actuel », a indiqué Hugues Serge Limbvani, directeur de ce festival qui a, par la même occasion, invité le public à venir nombreux, découvrir ces différents talents.

Par ailleurs, le directeur du festival Maloba a lancé un appel au soutien de ce projet. « Le festival Maloba va aller dans les quartiers, nous allons apporter l’art dans les cités, par exemple, le vendredi nous allons jouer dans une cour en face du lycée Thomas-Sankara. L’artiste allemande va aussi prester dans une parcelle à Ouenzé et les Egyptiens également », a -t-il souligné, sollicitant surtout l’implication des élus des différentes circonscriptions de Brazzaville. Hugues Serge Limbvani a remercié tous ceux qui ont cru à la réussite de ce projet, estimant qu’il bénéficiera toujours de leur apport.
Signalons que ce jeudi, les spectacles auront lieu dans l’après-midi à l’Institut français du Congo. Ils sont gratuits et prendront fin le 28 avril.

L’Eglise face aux sectes et à l’islam

L’évêque de Dolisie, en République du Congo, explique les difficultés que rencontre l’Eglise catholique dans le pays, entre autres face à l’expansion des sectes chrétiennes et de l’islam. L’œuvre d’entraide catholique Aide à l’Eglise en détresse (AED) a publié son témoignage le 24 avril 2018.

Syncrétisme, expansion des sectes chrétiennes et de l’islam sont autant de difficultés auxquelles fait face Mgr Bienvenu Manamika Bafouakouahou, évêque d’un diocèse créé en 2013, au sud du pays. Des difficultés auxquelles s’ajoutent des conditions de vie difficiles pour les Congolais dont le pays traverse une crise sociale et économique, explique l’évêque qui est aussi en charge des séminaires. Il déplore par ailleurs une baisse de 20% de catholiques entre 1995 et 2005.

Comment va votre diocèse, le dernier-né?
Nous avons appris à marcher mais ne savons pas encore distinguer notre droite de notre gauche! Il reste de nombreux défis : le syncrétisme, les sectes protestantes, l’islam même… mais d’abord, les maladies. Ici, on n’a pas d’eau potable. Beaucoup d’adultes meurent en buvant une eau souillée.

La situation économique n’arrange rien
Depuis la chute du prix du baril, la pauvreté grandit, on enterre des centaines de morts presque tous les jours car la situation s’est beaucoup dégradée. Le Congolais est un pauvre qui vit dans un pays riche, dont le sous-sol regorge de pétrole, mais les richesses sont partagées entre une poignée de puissants. La crise sociale corse la situation: les hôpitaux publics sont en grève depuis des mois car l’Etat ne donne plus de subventions pour financer les médicaments de base.

Si un prêtre tombe gravement malade, il n’est pas soigné?
Seuls les diocèses de Brazzaville et Pointe-Noire peuvent payer une assurance à leurs prêtres. Les autres se débrouillent. Dans mon diocèse, mes prêtres cherchent d’abord à manger correctement. Si un prêtre a un gros pépin de santé, je ne sais pas ce qu’on fera.

L’un d’eux a justement été attaqué il y a quelques mois.
Oui, à cause du syncrétisme. Au moment des élections municipales de 2017, un député en lice a fait sortir un fétiche dans les rues la nuit, afin de s’attirer les bonnes grâces d’un dieu animiste et s’assurer la victoire. Deux semaines plus tard, pour la Fête-Dieu, le prêtre a organisé une procession du Saint-Sacrement dans le même quartier. Comme le député a perdu les élections, il a accusé le dieu du prêtre d’avoir annihilé la puissance de son dieu fétiche. Le prêtre a été violemment battu.

Comment évangéliser en profondeur?
En sortant de mon évêché! Au début, même les autres évêques se demandaient ce que je fabriquais. Je vais sur la place du marché et, pendant sept jours, avec un laïc et une religieuse, nous prêchons, expliquons les sacrements, etc. Nous nous appuyons aussi sur notre radio catholique locale, très écoutée, et organisons en mai une grande procession mariale, qui a réuni 300 personnes en 2015 et 8100 en 2017!

Vous haranguez, comme les Eglises du réveil, ces sectes évangéliques très répandues?
Nous avons un côté folklore, oui, mais nous nous appuyons aussi sur l’adoration. Pendant la campagne d’évangélisation, le premier jour, je danse avec les gens et dès le deuxième jour, je leur cite Matthieu 6-6: “Quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le secret; et ton Père te le rendra”.

Cela suffit-il  à tenir en respect ces Eglises du réveil?
Non. D’ailleurs, l’Eglise catholique, bien qu’encore très écoutée, n’est plus LA référence. Entre 1995 et 2005, on est passé de 60% de catholiques à 40%. On s’est senti essoré. Il y a eu comme une saignée.

Pourquoi cette “saignée”?
L’homme politique a pointé l’Eglise catholique comme la seule institution en mesure de lui faire de l’ombre. Il voulait l’affaiblir en alimentant financièrement les Eglises du réveil et en leur créant une fédération. Il a cloué l’Eglise catholique au pilori. Il était temps que je sorte dans la rue!

La situation s’est-elle améliorée?
Oui, certains reviennent chez les catholiques mais d’autres menaces perdurent ou apparaissent: la franc maçonnerie – une vraie calamité – et aussi l’islam. Face à la pauvreté du pays, l’islam et son argent séduisent les jeunes. Jusque dans les rangs de mes servants de messe!

Avez-vous un exemple?
Alain. Il était enfant de chœur et avait disparu du jour au lendemain, ne donnant aucun signe de vie pendant deux ans… quand un paroissien le retrouve en train de faire ses ablutions dans une boutique. Il porte une grande barbe. Je lui demande depuis quand il est musulman. Il répond: “Père, quand j’étais votre servant, m’avez-vous donné un boulot? Avec l’islam, j’ai eu une bourse, une femme et ma boutique.” On l’avait envoyé étudier le Coran à l’étranger. En contrepartie, il obtenait une situation. Aujourd’hui, il est en charge de recruter d’autres jeunes! Cette histoire m’a vraiment bouleversé.

Comment l’islam a-t-il obtenu cette visibilité?
Alors que les musulmans étaient surtout perçus comme des étrangers d’Afrique de l’Ouest, ils ont épousé des femmes congolaises qui, avec le mariage, sont devenues musulmanes mais restées congolaises! Certains musulmans arrivent aussi au milieu de nulle part et construisent une mosquée vide… en prévision du retour des jeunes boursiers, partis étudier en Arabie Saoudite par exemple.

Et dans votre diocèse?
Il y a au moins trois mosquées récentes… et un certain nombre de futurs djihadistes.

Calixte Nganongo appelle la BSCA. Bank à consolider ses fondations au Congo

« J’adhère à votre stratégie de conquête du marché bancaire de la Zone CEMAC et de l’Afrique toute entière », a récemment affirmé le ministre des Finances et du Budget Calixte Nganongo en s’adressant au Conseil d’administration de la banque sino-congolaise BSCA. Bank et à son président, Rigobert Roger Andely.

« Je suppose cependant que cette stratégie est graduelle, et que vous procéderiez d’abord à la consolidation des fondations de la banque au Congo », a-t-il déclaré, à l’occasion de l’inauguration de l’immeuble-siège de la Banque sino-congolaise pour l’Afrique à Brazzaville. Laquelle banque a vocation à s’étendre dans toute la sous-région et au-delà,

Aussi, le ministre a rappelé que « le Congo ne se limite pas qu’à Brazzaville et Pointe-Noire, il y a l’arrière-pays qui vous attend pour bénéficier aussi des services financiers ».

Calixte Nganongo est toutefois resté confiant quant à l’apport important du président du CA du nouvel établissement bancaire et ancien vice-gouverneur de la BEAC.

Le ministre est convaincu que ce dernier, qui est également ancien président suppléant de la COBAC, « saura faire respecter par la BSCA. Bank la réglementation bancaire en vigueur dans l’espace CEMAC », soulignant qu’il y tien, en sa qualité d’autorité monétaire du Congo.

Enfin, C. Nganongo a profité de cette tribune pour dire « que malgré la crise qui sévit dans la sous-région et le tarissement des sources de financement des banques, le système bancaire congolais est globalement résiliant et continue de soutenir l’économie du pays ».

Lutte contre la corruption : le FMI va évaluer la gravité du phénomène dans chaque pays

La mesure qui débutera dès le 1er juillet a été annoncée lors d’une conférence organisée le 22 avril à Washington, aux Etats-Unis. Une rencontre ayant conduit l’institution financière à durcir le ton sur la pratique déloyale et à encourager les Etats à s’attaquer aux acteurs privés.

 Après avoir reconnu qu’il manquait de « clarté » sur la corruption, le Fonds monétaire international (FMI) a adopté un nouveau cadre réglementaire pour permettre à ses équipes, via leurs missions annuelles sur le terrain, d’évaluer de manière régulière « la nature et la gravité de la corruption ».

L’institution financière s’est engagée à faire l’évaluation de ce mal, parce qu’il affecte maintenant tous les pays dans le monde, le secteur public comme privé. Elle encourage les pays membres à « se prêter volontairement à une évaluation de leurs dispositifs juridiques et institutionnels », dans le cadre des missions annuelles de surveillance. De même, elle va examiner en particulier « s’ils criminalisent et jugent les versements de pots-de-vin à des fonctionnaires étrangers et s’ils disposent de mécanismes adéquats pour éradiquer le blanchiment et la dissimulation d’argent sale ». À ce sujet, Christine Lagarde a indiqué que le FMI pouvait demander à examiner le détail des contrats des entreprises, observant que les secteurs miniers, de la construction et des télécommunications étaient les plus touchés par la corruption.

La corruption sévit dans tous les échelons de la société, comme le prouvent certains dirigeants de pays, autres cadres de l’Etat, qui sont poursuivis par la justice pour blanchiment d’argent ou détournement de finances publiques. Et commentant ce phénomène, la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, qui participait à la conférence de Washington, a déploré ce mal qui gangrène chaque pays. « Nous savons que la corruption affecte les pauvres (…), sape la confiance dans les institutions », a-t-elle déclaré. « Nous ne devons pas interférer dans la politique des Etats mais lorsqu’il en va de problématiques macroéconomiques (…), lorsque nous négocions le début d’un programme d’aide financière, nous avons toute la légitimité pour agir », a-t-elle ajouté. Christine Lagarde a souligné que l’élaboration d’un programme d’aide pouvait être l’occasion de « mettre un maximum de pression » pour exiger des informations complètes.

2% de la richesse mondiale engloutie par la corruption

Dans un rapport publié il y a deux ans, le FMI avait estimé que la corruption engloutit surtout chaque année 2% de la richesse mondiale et nuit au partage équitable de la croissance économique. Evoquant les pots-de-vin versés chaque année dans le monde, l’institution soulignait qu’ils totalisent, à eux seuls, entre 1 500 et 2 000 milliards de dollars, soit pas loin du Produit intérieur brut (PIB) français. Les pays aussi bien riches que ceux en développement sont concernés alors que la population, la plus défavorisée, en est la victime parce qu’elle dépend davantage de services publics plus coûteux en raison de la corruption.

Si le FMI n’a pas de pouvoir policier en matière de corruption, il faut signaler qu’elle peut exercer une certaine pression via ses programmes d’aide financière. C’est ce qu’elle fait lorsque le déblocage des fonds supplémentaires pour certains pays est conditionné par la mise en œuvre des réformes et de réels progrès dans la lutte contre la corruption.

« La corruption prospère dans l’obscurité », a poursuivi Christine Lagarde, se félicitant de ce que les équipes de son institution avaient obtenu du comité de direction le feu vert « pour être plus intrusives ». Ce qui va leur permettre de s’attaquer aux acteurs privés, dont les multinationales, qui se livrent à des pratiques de corruption ou qui contribuent au blanchiment d’argent.

La ministre des Finances du Paraguay, Lea Gimenez, et le ministre béninois du Développement, Abdoulaye Bio-Tchané, ont, de leur côté, relevé que la corruption est un problème qui implique de nombreux acteurs et qui est multidimensionnel. Et plaidant pour la lutte contre l’impunité, le ministre du Bénin a dit que l’on doit « s’assurer que toutes les lois et réglementations sont en place pour sanctionner les auteurs ».

Papa Wemba, deux ans après sa mort

Il y a deux ans qu’il est mort l’artiste, mais ses ouvres se fredonnent et enchantent les mélomanes jusqu’à ce jour et pour longtemps encore.

Jules Shungu Wembadio Pene Kikumba est né à Lubefu, le 14 juin 1949, au Congo belge. Au cours de sa carrière de musicien, entamée très tôt dans sa jeunesse, il est devenu Papa Wemba. Le chef du village Molokaï, le vieux Bokul, mort à 67 ans, nous a quittés le 24 avril 2016 à Abidjan, en Côte d’Ivoire, à la suite d’un malaise survenu sur la scène du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo.

La musique du fondateur du label « Viva la Musica » a eu des influenceurs tels que Tabu Ley Rochereau, Sam Cooke, Grand Kallé ou Johnny Pacheco. Et pourtant, à son tour, il aura influencé des générations de musiciens africains, imitant très souvent son audace créatrice de la fusion de la rumba et la pop-rock.

Papa Wemba, avant-gardiste, attaché à la tradition musicale de la République démocratique du Congo, a enrichi la musique congolaise moderne par des emprunts aux musiques des terroirs en y introduisant des instruments tels que le lokolé. Pour lui, la musique devrait rester une création avec des partitions jouées par des musiciens et non uniquement par des ordinateurs, confiait-il lors d’un entretien aux Dépêches de Brazzaville, à Paris, en octobre 2014.  

Par ses chansons, l’un des chantres de la Sape demeure à ce jour, à en croire les spécialistes et les médias dédiés à la musique, un mythe qui résiste au temps, grâce à la profondeur de ses textes soutenus par un rythme intemporel. Les hommages continuent à encenser celui qui était devenu le porte-étendard de la culture congolaise sur la scène internationale.

Pour preuve, deux ans après, un film à titre posthume de 120 mn, réalisé par le Franco-Congolais Elvis Adidiema, lui est consacré, projeté en avant-première à l’hôtel Radisson Blu, à Brazzaville, à la veille de la date anniversaire de sa mort.

Un jeune homme tué par balle au marché PK-Mfilou

La vingtaine révolue, Moïse, comme on l’appelait, a été abattu, le 22 avril à Brazzaville, par un agent de la force de l’ordre.

L’acte criminel s’est passé au marché PK Mfilou, dans le septième arrondissement. La victime, un jeune bagagiste dans ce marché, jouait au poker (jeu de cartes en échange d’argent) avec ses trois amis, dans un coin caché qu’ils ont transformé en fumoir.

L’un d’eux aurait gagné le jeu mais les trois perdants ne voulaient pas lui remettre le pactole. Ce désaccord aurait entraîné une forte discussion qui aurait troublé l’ordre public. Informés, les agents de l’ordre les auraient interpellés et conduits au poste de police.

En route, le jeune assassiné qui résistait au départ à cette interpellation, aurait voulu prendre la clé des champs. C’est à cette occasion que l’un des agents de la police lui aurait logé deux balles dont l’une dans la nuque et l’autre dans la mâchoire.

Le jeune Moïse a succombé sur place au vu et au su de tout le monde. Son corps sans vie, saignant à flot, a traîné sur les lieux pendant près de deux heures, avant que les services des pompes funèbres ne viennent le récupérer.

« Les agents de la force publique et ces délinquants se disputaient en chemin. Arrivés sur l’avenue qui sépare Pk et Massina, ce jeune homme est passé devant. Croyant qu’il s’échappait, un agent de l’ordre a tiré sur lui à moins de dix mètres. Il est mort sur place », a précisé un témoin des faits.

Tout à coup, une peur-panique a gagné le quartier. Traumatisée et surchauffée, la population a massivement manifesté, réclamant à la police de lui livrer le tueur. N’ayant pas pu l’obtenir, elle a incendié le PSP. La température s’est calmée grâce à l’arrivée d’un renfort.

Dans la foulée, on a appris que le tueur n’est pas à son premier forfait.

Bassin du Congo : le sommet sur le Fonds bleu renvoyé au 27 avril prochain

Selon une source crédible, ce léger décalage intervient afin d’assurer une participation maximale autour du président congolais Denis Sassou Nguesso et du roi du Maroc, Mohammed VI, invité spécial de la rencontre.

Initialement prévu pour le 25 avril à Brazzaville, le premier sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Commission climat du Bassin du Congo visant à faire le bilan des activités de la commission et du Fonds bleu se tiendra finalement du 27 au 29 avril prochain.

La date de cette importante réunion a été repoussée pour des raisons d’agenda», a-t-on appris auprès de quelques sources diplomatiques à Brazzaville. C’est pour permettre la participation des personnalités les plus attendues.

Le sommet de Brazzaville placé sous le haut patronage du Président congolais, Denis Sassou N’Guesso, devrait regrouper près d’une vingtaine de Chefs d’États africains, ainsi que les présidents de la Banque Africaine de Développement (BAD) et de la Commission de l’Union africaine (UA). Il vise à collecter les ressources destinées à financer les programmes et projets dans les domaines de l’économie bleue, l’économie verte et la lutte contre les changements climatiques y compris celle contre la pauvreté. Ce, conformément à l’esprit de la Déclaration de Marrakech.

Selon certains experts, après les différentes étapes franchies par le processus depuis la COP22, le temps d’opérationnaliser le Fonds bleu Climat est arrivé. Le Fonds bleu pour le Bassin du Congo est un fonds international de développement visant à permettre aux États de la sous-région du bassin du Congo de passer d’une économie liée à l’exploitation des forêts à une économie s’appuyant davantage sur les ressources issues de la gestion des eaux, et notamment de celle des fleuves.

L’accord portant création de ce fonds a été signé le 9 mars 2017 à Oyo (Congo-Brazzaville), par douze pays de la sous-région. Avec près de 220 millions d’hectares de forêt, le Bassin du Congo est le deuxième poumon écologique de la planète, après l’Amazonie.

Soulignons que dix-neuf chefs d’États d’Afrique centrale et de l’Est, ainsi que les présidents du Niger et du Sénégal, ont été conviés à cette rencontre à laquelle sont également invités les présidents de la Banque Africaine de Développement (BAD) et de la Commission de l’Union africaine. Le sommet des chefs d’État, programmé le 29 avril, sera précédé la veille par une conférence des ministres de l’Environnement.

Nécrologie, finances et foot en vedette dans la presse congolaise

Le décès de l’ancien président du sénat, André Obami Itou, co-fondateur du Parti Congolais du travail (PCT) au pouvoir, l’appui financier de sept millions de dollars de la Banque mondiale pour la recherche dans le secteur agricole au Congo et la démission du sélectionneur des Diables rouges sont, ce mardi, au menu de la presse congolaise.

«Disparition : André Obami Itou a tiré sa révérence», écrit le quotidien national Les Dépêches de Brazzaville qui précise que « L’ancien président du Sénat (2007-2017), André Obali Itou est décédé le 23 avril à Brazzaville, à l’âge de 78 ans, des suite d’une maladie».

« Diplomate, administrateur et homme politique (co-fondateur du parti au pouvoir le PCT vers la fin des années 60), l’homme a réalisé un parcours professionnel élogieux au sein de la nation congolaise qui lui a valu plusieurs distinctions dont la dignité de Grand officier dans l’ordre du mérite congolais », relève ce quotidien.

«Décès d’André Obami Itou, co-fondateur du Parti Congolais du Travail, ancien sénateur et président du Sénat, il est mort à Brazzaville à l’âge de 78 ans», relève le bihebdomadaire La Semaine africaine’ dans une brève.

Le quotidien Les dépêches de Brazzaville aborde le volet coopération et écrit : « le groupe de la Banque mondiale va financer la recherche agricole au Congo à hauteur de sept (7) millions de dollars américains, ce dans le cadre du projet régional de transformation agricole en Afrique de l’est et du centre ».

La contestation de la démission la démission du sélectionneur des Diables rouges séniors, Sébastien Migné par le ministère des Sports congolais intéresse aussi la presse.

« Quelques semaines après la démission de Sébastien Migné de la tête de l’équipe nationale de football, les Diables rouges, le 29 mars

dernier, le ministère des Sports congolais avait invalidé cette démission en soulignant que ’’le contrat ne peut être résilié que dans les cas suivants : l’accord des deux parties, la faute lourde imputable à l’une des parties et cas de force majeure’’. Ce n’est pas le cas Sébastien Migné », écrivent Les dépêches de Brazzaville.

Selon d’autres journaux comme la semaine africaine et Sel-Piment, le ministère congolais des sports ‘’juge le sélectionneur des Diables rouges coupable’’.

«Un mois après la démission surprise de Sébastien Migné, le ministère des Sports congolais qui perçoit la résiliation de ce contrat accuse le sélectionneur des Diables rouges d’avoir violé certaines dispositions du code du travail», soulignent ces journaux.

Bacongo : les clients découvrent de beau design de téléphone

Le constat est celui de Blanche, une marchande d’appareils électroniques au marché Total, à Bacongo, deuxième arrondissement de Brazzaville.

Discrets, milieu de gamme et belle forme, les portables d’environ 18g attireraient plus de personnes, selon Blanche. La raison : ils se glissent facilement dans une poche et sont à la portée des bourses moyennes.

Cet outil de communication est devenu pour beaucoup un accessoire qu’il faut choisir avec soin. « Les clients font très attention au design et à la taille du téléphone avant de l’acheter », reconnaît-elle. Effet de mode ou question de goût, choisir son smartphone n’est pas une simple formalité au marché Total. La marque, la forme, la couleur, les caractéristiques, tous les passent au peigne fin avant l’achat.

Même tendance à Pointe-Noire (ville économique du Congo), où l’heure est aux smartphones qui outrepassent les paumes de main. « Nos clients réclament le plus souvent des appareils grand format, comportant plusieurs fonctions », indique Issa Diakité, un détaillant exerçant à Pointe-Noire.

Exhiber un Ipad ou avoir sa tablette tactile est sujet de fierté pour plusieurs. Cela donne l’opportunité pour certains de prouver qu’ils sont à jour et au top.

Conçu à l’origine pour la correspondance, le téléphone est devenu au fil des années un véritable objet de prestige. Du moins au plus sophistiqué, les fabricants ne cessent d’innover.