Congo : une femme tuée par ces neveux

Le drame s’est déroulé à Quenzé dans le cinquième arrondissement de Brazzaville, mardi 31 mars 2020.

Le corps d’une femme d’une cinquantaine d’année a été retrouvé sans vie chez elle à Quenzé. Elle a été assassinée par ces deux neveux pour une somme de 50 000 franc CFA. L’on pouvait voir au niveau du thorax, du cou et de la joue gauche, qu’elle a reçu plusieurs coups d’un objet tranchant.

Les éléments de la police judiciaire se sont dépêchés sur les lieux. Une opération de ratissage a été effectuée aussitôt. Les enquêteurs ont réussi à interpeller les deux présumés criminels.

«Oui, on a tué notre tante pour 50.000 FCFA !», ont-ils lâché un interrogatoire musclé.

Ils ont été placés en garde à vue pour des raisons d’enquête.

Congo-Covid 19 : les mesures peu respectées

Des mesures de couvre-feu et de confinement entrées en vigueur dans la nuit du mardi 31 mars, sont peu suivies par les habitants de Brazzaville.

Le Congo enregistre 22 cas confirmés de Covid-19 dont deux guéris et deux décès. Face à ces chiffres, le gouvernement a pris certaines mesures pour faire face à cette pandémie notamment, le couvre-feu et de confinement. Mesures entrées en vigueur dans la nuit du mardi 31 mars mais, les habitants de Brazzaville semblaient ne pas être informés.

Dès le lever du jour, à la fin du couvre-feu, des Brazzavillois qui vivent au jour le jour ont pris d’assaut les principales artères marchant à la queue leu leu, ou main dans la main et parfois même en groupes.

Ils ont aussi été transportés vers d’autres points de la capitale par les bus de la municipalité qui n’ont visiblement pas tenu compte des règles de distanciation sociale. Dans les voies secondaires sur des terrains improvisés des jeunes enfants se livraient au football, tandis que leurs aînés faisaient du vélo ou du jogging.

Dans les points de vente des denrées de première nécessité, des ménagères ont pu faire leurs emplettes en toute quiétude. Les forces de défense et de sécurité déployées étaient présentes au niveau de certains carrefours.

Congo-Covid 19 : les congolais feront trois mois sans payer l’eau et l’électricité

Cette mesure prise par le gouvernement vise à faciliter la vie des citoyens en cette période de crise sanitaire.

Le gouvernement congolais pour faire face à la pandémie de coronavirus, a pris certaines mesures. Notamment un confinement obligatoire des populations, un couvre-feu. Le premier ministre, Clément Mouamba a demandé à tous les commerçants installés sur toute l’étendue du territoire national de réduire de 50% les prix des produits de première nécessité (riz, pain, sel, café, sucre, savon, sardines, tomates…). Les compagnies de téléphonie mobile ne sont pas épargnées.

Clément Mouamba s’est concerté ensuite avec les responsables d’ E2C et la Congolaise des Eaux pour réfléchir à des mesures visant à faciliter la vie des citoyens malgré les mesures drastiques prises pour faire face au COVID-19. Pendant trois mois (avril, mai et juin), la fourniture d’eau et d’électricité sera gratuite pour les ménages.

Enfin, à cette gratuité de la fourniture en eau et électricité, l’exécutif a levé d’autres mesures pour aider les ménages à faire face à cette crise sanitaire, entre autres :

L’exonération pour une durée de six mois de tout impôt, droit, taxe et redevance sur l’importation et la vente des intrants et produits pharmaceutiques ainsi que sur les matériels et équipements médicaux et une enveloppe de 150 milliards de francs CFA consacrée à l’achat de vivres pour l’aide alimentaire d’urgence.

Le Congo enregistre 19 cas confirmés au covid-19.

Congo-Covid 19 : deux décès déclarés

La ministre de la Santé, Jacqueline Lydia Mikolo, a donné cette information mardi 31 mars 2020, au cours d’une conférence de presse.

La République du Congo a enregistrés deux décès de coronavirus. Une nouvelle qui arrive quelques heures après l’entrée en vigueur du confinement à domicile de toute la population.

Dans un point de presse, la ministre de la Santé Jacqueline Lydia Mikolo a révélé que l’épidémiologique du coronavirus dans le pays fait état de 22 cas confirmés dont deux décès et deux guérisons.

« Nous déplorons deux décès dus au COVID-19. Il s’agit malheureusement de cas inconnus des services de santé. Ils ne font pas partie des personnes suivies et se sont présentés aux services de santé en situation de détresse », a indiqué la ministre.

Pour rappel, le Congo a signalé son premier cas de coronavirus le 14 mars et a annoncé la fermeture de ses frontières le 21 mars. Le président Denis Sassou N’Guesso a décrété l’état d’urgence sanitaire et le couvre-feu entre 20h (19h GMT) et 5h (4h GMT) depuis ce 31 mars 2020.

Congo-Covid-19 : deux cas guéris sur les dix-neuf

L’annonce a été faite dimanche 29 mars,  par le porte-parole du gouvernement Thierry Moungalla.

Le Congo a enregistré deux cas de guérison du Covid-19 sur les 19 recensés. Le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement a fait cette annonce dimanche 29 mars 2020.

« Après avoir développé les symptômes, ces deux cas du COVID-19 ont été soignés et déclarés guéris par le corps médical », a déclaré Thierry Moungalla.

Pour le porte-parole du gouvernement, cette information vise à porter à la connaissance des populations que l’apparition des symptômes et le développement de la maladie n’est pas synonyme de mort.

Pour éviter la propagation du virus, le chef de l’État Sassou Nguesso a évoqué une série de mesures dont l’instauration d’un couvre-feu qui entre en vigueur ce mardi 31 mars 2020.

Coronavirus : le Congo en « état d’urgence sanitaire »

Le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, a annoncé samedi le confinement des habitants de son pays, un couvre-feu nocturne et l’instauration d’un « état d’urgence sanitaire ».

La république du Congo, depuis ce matin est en « état d’urgence sanitaire ». Une décision prise par le président Denis Sassou Nguesso, samedi 28 mars 2020, pour faire face à la pandémie de coronavirus. Le Congo enregistre en ce jour 19 cas de covid-19 confirmés. Denis Sassou N’Guesso a aussi décrété le confinement total des congolais et un couvre-feu nocturne. Toutes ces mesures ont pour objectif de faire face aux risques de propagation du coronavirus.

Mesures valables 30 jours à compter de ce mardi 31 mars dans ce pays producteur de pétrole d’environ cinq millions d’habitants.

Il faut dire le confinement concerne l’ensemble de la population « à l’exception de ceux qui travaillent à la fourniture des biens et services indispensables ». Le président n’a pas précisé si les activités pétrolières dans la capitale économique Pointe Noire entraient ou non dans cette catégorie.

Le couvre-feu est prévu de 20h00 à 05h00. Le président a aussi annoncé « la mobilisation sans faille des forces de défense et de sécurité » pour faire respecter ses décisions.

Congo-Covid-19 : Yhombi Opango est mort

L’ancien président de la république du Congo est décédé lundi 30 mars en France des suites du Covid-19 à l’âge de 81 ans.

L’ancien président congolais Jacques Joachim Yhombi Opango, qui a dirigé le Congo-Brazzaville entre 1977 et 1979, est décédé lundi 30 mars en France des suites du Covid-19 à l’âge de 81 ans, a indiqué sa famille.

L’état de santé de l’ancien président s’était dégradé ces derniers temps, le contraignant à vivre loin du Congo, en France notamment, selon sa famille. Il vivait entre la France et le Congo depuis la fin de son exil en 2007.

« Mon père, l’ancien président Yhombi Opango, est mort ce lundi après-midi à l’hôpital américain de Neuilly-sur-Seine près de Paris. Il a été bien victime du Coronavirus », a déclaré au téléphone à l’Agence France-presse, son fils Jean-Jacques Yhombi Opango. Et l’information a été confirmée plus tard dans la soirée par la télévision publique, Télé-Congo.

Originaire de la Cuvette (nord), Jacques Joachim Yhombi Opango était né en 1939. Ancien officier, il a été porté à la tête du pays juste après le toujours mystérieux assassinat du président Marien Ngouabi (1968-1977). Le nouveau président Yhombi Opango se rapproche alors de Paris, où il rencontre, dès juin 1977, le président Valéry Giscard d’Estaing. Ce dernier donnera le feu vert à l’envoi à Brazzaville de deux commissions d’experts, l’une pour relancer l’exploitation de la potasse, l’autre pour apprécier la situation économique du pays.

Coronavirus : le MSDP appelle au respect des gestes barrières

Le Mouvement social pour la démocratie et la paix (MSDP) s’est exprimé à travers un communiqué de presse.

Selon le président de cette formation de la majorité présidentielle, Pascal Ngalibo, les mesures ou gestes barrières édictés par le gouvernement et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) restent essentiels d’autant plus qu’ils peuvent sauver des vies humaines. Il s’agit, entre autres, de se laver régulièrement les mains au savon ou avec le gel hydro alcoolique ; rester à la maison ; respecter les règles de la distanciation sociale d’un mètre. Ces mesures interdisent également les attroupements de plus de cinquante personnes.

« A l’heure actuelle, les grandes puissances sont sérieusement secouées et sont en train de payer un lourd tribut à cause du coronavirus. Des morts sont comptés par centaines en 24h seulement. Tous les équilibres du système mondial sont complètement bouleversés. Les sommités scientifiques et les Etats sont dépassés par l’ampleur de la maladie », a rappelé le suppléant du député de l’unique circonscription électorale de Mbon, dans les Plateaux.

Le Coronavirus circule, a-t-il indiqué, activement et va plus vite que l’on puisse l’imaginer. D’où la nécessité de se mobiliser à travers des gestes qui sauvent. « Mobilisons-nous tous dans cette bataille afin de barrer la route à ce terrible virus qui nous met tous dans le stress. Pour s’en rendre compte, il faut suivre à tout moment les informations… Personne n’est à l’abri, aucun pays n’est épargné. Eloignons-nous du doute, évitons de vaines spéculations », a conseillé Pascal Ngalibo.

Notons que le MSDP qui a fait son entrée politique le 28 février 2016 à Brazzaville est officiellement reconnu au ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation depuis le 15 avril 2019.

Congo-Covid-19 : 19 cas confirmés

La République du Congo est passée de quatre à dix-neuf cas de coronavirus en moins d’une semaine.

Quinze nouveaux cas de coronavirus ont été détectés au Congo. Ceci ramène le total à 19 cas avec les 04 cas détectés avant. Cette information a été donnée dans un compte rendu du gouvernement suite au conseil des ministres tenu le 27 mars 2020.

« Il semble établi qu’il existe à présent des cas de contamination locale, dont le nombre reste à préciser », lit-on dans le compte-rendu du gouvernement.

Le compte rendu n’indique pas les zone géographique des nouveaux cas déclarés. Jusqu’à présent, les premiers malades étaient recensés à Brazzaville pour trois d’entre eux et un seul à Pointe-Noire, tous venaient de l’extérieur du pays, notamment de France.

Sassou N’Guesso « Je vous engage tous à mener le combat contre le COVID-19 »

Suite à l’ampleur du coronavirus, le président congolais, Denis Sassou N’Guesso s’est adressé à ces compatriotes. L’intégralité de son discours sur journaldebrazza.com.

Mes Chers Compatriotes,

Depuis trois mois, l’humanité entière est ébranlée par un virus, appelé COVID-19.

Du nord au Sud, de l’Est à l’Ouest de la planète terre, aucun pays n’est épargné ou ne sera épargné, affirment les scientifiques.

Aujourd’hui, les personnes contaminées recensées à travers le monde se comptent par certaines de milliers et les morts par milliers.

Toutes les grandes puissances économiques mondiales se disent désormais en guerre contre le COVID-19. Et, le mal est là, toujours agressif et encore souvent mortel. Il résiste farouchement et s’étend chaque jour un peu plus.

Le COVID-19 est désormais le principal ennemi à combattre et à vaincre. Il mobilise toutes les énergies et a pris le dessus sur tout, dans le monde.

Et pourtant, trois mois seulement avant, nombre de dirigeants dans beaucoup de pays et même ceux de l’Organisation Mondiale de la Santé ne se faisaient pas à l’idée que le nouveau coronavirus deviendrait très vite une pandémie, décimant des milliers de vies et créant le chaos à travers tous les continents.

Très Chers Compatriotes,

Quoi que l’on dise, quoi que l’on fasse, le nouveau coronavirus, ce mal absolu, est encore là, bien là. Il continu de gagner du terrain.

Peu à peu, il s’installe dans notre pays. Les dernières statistiques font état de 19 personnes contaminées, dûment recensées sur le territoire national.

L’histoire qui s’écrit sous nos yeux nous enseigne que si nous ne nous mettons pas en ordre serré de bataille, dès à présent, le mal va vite percer nos lignes de défenses et se répande comme une traînée de poudre sur l’ensemble du territoire national.

Aussi, Mes Chers Compatriotes, je vous engage tous à mener le combat contre le COVID-19.

Pour ce combat-ci, ce ne sont pas seulement nos services de santé et nos forces de défense et de sécurité qui doivent monter seuls au front. C’est tout le peuple qui doit se porter en première ligne pour arrêter net la progression de l’ennemi, le COVID-19.

Voilà pourquoi, en ce jour, samedi 28 mars 2020, j’invite solennellement toutes les Congolaises et tous les Congolais à prendre une part active au combat déjà en cours contre le COVID-19.

Nous allons tous combattre pour que le coronavirus ne se propage pas partout dans le pays, n’atteigne pas un grand nombre d’entre nous et ne détruise pas plusieurs vies sur notre territoire.

Nous allons tous combattre pour préserver chaque vie humaine menacée.

Nous allons tous combattre pour sauver notre économie et notre société de la noyade consécutive au règne de la pandémie de COVID-19.

Nous allons tous combattre pour que le pays reste débout et poursuive avec hardiesse sa marche vers le développement.

Nous allons tous combattre pour que l’engagement triomphe sur le fatalisme, que la responsabilité triomphe sur l’inconscience et que l’organisation triomphe sur le peur.

Congolaises, Congolais,

On ne va pas au combat, on ne mène pas le combat, on ne gagne pas le combat, sans règles strictes à observer, sans détermination inébranlable et sans discipline de fer. A la vérité, l’observance de toutes les règles édictées, la détermination et la discipline de tous forment l’essentiel du combat. Combattre pour soi, combattre pour nous tous, c’est avant tout s’y conformer.

Tout cela appelle es sacrifices. Le combat en vaut la chandelle, auraient dit nos ancêtres.

A partir de maintenant, notre vie ne peut plus être pareille à celle d’il y’a un mois.

Depuis le 14 mars dernier, sur mes instructions, le Gouvernement met progressivement en place des mesures de prévention et de protection du pays et de son peuple contre la pandémie de COVID-19.

Les dernières en date étant :

– la fermeture des lieux de culte ;

– la fermeture des établissements d’enseignement préscolaire, primaire général, technique et professionnel, ainsi que des établissements d’enseignement supérieur tant publics que privés ;

– la fermeture des bars-dancing, boîtes de nuit et des établissements communément appelés VIP et Caves ;

– L’interdiction des réunions ou rassemblements de plus de 50 personnes ;

– La célébration, dans la plus stricte intimité, de tous les événements familiaux (mariages, veillées mortuaires, etc…)

– La fermeture jusqu’à nouvel ordre e toutes les frontières terrestres, fluviales, maritimes et aériennes sauf pour les navires et vols cargos.

– le réquisitionnement de certaines formations sanitaires dans les départements de Brazzaville, de Pointe-Noire et de la Cuvette.

En tenant compte de la virulente manifestée du COVID-19, que nous pouvons observer au travers des médias du monde, il nous faut aller plus loin , pour espérer gagner le combat, sans trop de pertes en vies humaines.

Après avoir consulté le Président du Senat, le Président de l’Assemblée nationale, le Premier ministre, Chef du gouvernement, le Président de la Cour constitutionnelle, le Président de la Cour suprême et des éminents scientifiques :

Je décide, en votre nom à vous tous, pour les trente jours à venir, avec effet à compter du mardi 31 mars 2020, ce qu’il suit :

– l’instauration, dans notre pays, de l’état d’urgence sanitaire ;

– le confinement à domicile de l’ensemble de la population, à l’exception de ceux qui travaillent à la fourniture des biens et services indispensables ;

– l’interdiction de la circulation sur l’ensemble du territoire nationale, à l’exception des déplacements jugés essentiels ;

– la fermeture de tous les lieux de vente autres que ceux des aliments et des produits essentiels ;

– la régulation des ventes sur les marchés domaniaux ;

– la mise en place d’un couvre-feu, de 20 heures à 5 heures du matin ;

– la mobilisation générale des forces de défense et de sécurité afin de faire respecter sans faille l’ensemble de ces décisions ;

– la création d’un Fonds national de solidarité pour le soutien des entreprises, la compensation des pertes de revenus des actifs et l’aide aux personnes vulnérables. Ce fonds doit mobiliser au moins 100 milliards de francs CFA courant avril 2020.

Congolaises, Congolais,

Mes Chers Compatriotes,

Pour mener à bien ce combat dans lequel nous sommes dorénavant tous engagés, j’ai mis en place :

– la Coordination nationale de gestion de la pandémie de COVID-19 ;

– la Task-force sur l’impact économique et social du COVID-19

– le Comité national de la riposte à la  pandémie de COVID-19 ;

– et le collège des experts.

Sous mon autorité, la Coordination nationale se charge de définir et de faire exécuter des politiques et mesures de nature à préserver les vies humaines et à atténuer les préjudices des chocs et de restauration des équilibres économiques et sociaux.

La Task-force prendre régulièrement la mesure exacte des effets économiques et sociaux résultant du contexte dans lequel nous nous trouvons. Elle proposera des solutions d’amortissement des chocs et de restauration des équilibres économiques et sociaux.

Le Comité national de riposte prend en charge tous les aspects sanitaires, partant de la prévention au traitement des malades.

Le Collège des experts, composé des scientifiques et autres experts dans différents domaines de la vie donnera à la Coordination nationale des avis sur les mesures prises et celles à prendre.

Peuple Congolais,

Au-delà de l’efficacité des institutions et des décisions, il y’a votre comportement. Il doit être exemplaire. La santé, et peut-être même la vie, de chacun et de tous en dépend.

Vive la responsabilité !

Vive la solidarité !

Vive la République.