Congo-Présidentielle 2021 : l’Upads n’y sera pas

C’est ce qui en ressort de la troisième session ordinaire du Conseil national de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads) qui s’est tenue du 27 au 30 janvier à Brazzaville.

L’Upads ne prendra pas part à l’élection présidentielle du 21 mars prochain. C’est ce qui a été arrêté à l’issue de la troisième session ordinaire du Conseil national de ce parti politique qui a eu lieu à Brazzaville du 27 au 30 janvier 2021.

Selon les membres de l’Upads, la décision du Conseil national de ne pas participer à l’élection présidentielle trouve son fondement, dans l’impréparation de cette échéance par le gouvernement qui, cinq ans durant, n’a pas été capable d’améliorer le système électoral pour en garantir la crédibilité et la sincérité des résultats.

« …les militants de l’Upads sont appelés au cours de cette élection présidentielle à observer la discipline républicaine aux fins du maintien de l’ordre public et de la grandeur dont ils ont toujours fait montre face au prescrit nationaliste édicté par Pascal Lissouba, fondateur de l’Upads », a précisé le communiqué final des travaux lu par Honoré Sayi, porte-parole du parti.

Une « grave décision » que le Premier secrétaire de l’Upads, Pascal Tsaty Mabiala, appelle les membres du Conseil national à expliquer à la base du parti, en se fondant notamment sur l’argument relatif au souci de l’Upads de ne pas créer les conditions de désunion au sein de l’organisation. Il est important de préciser que l’Upads n’entend soutenir aucun autre candidat à cette échéance de 2021.

Il en ressort aussi de cette session que, le congrès sera convoqué après les élections législatives, locales et sénatoriales. Notons aussi un organe informel dénommé « Comité de conciliation pour l’unité et le rassemblement au sein du parti » placé sous l’autorité du Premier secrétaire, est désormais mis en place.

Congo-cancer de la peau des albinos : une association lance une campagne de traitement

Pendant 30 jours l’Association Johny Chancel pour les albinos (AJCA) sera en campagne de traitement des cancers de la peau des albinos.

La campagne a été lancée dimanche 31 janvier 2021, à Brazzaville. C’est une initiative de l’Association Johny Chancel pour les albinos (AJCA) vise à traiter les cancers de la peau en faveur des personnes souffrant d’albinisme sur l’ensemble du territoire congolais. Ladite association bénéficie de l’appui d’autres ONG locales et internationales installées au Congo et des médecins venus de l’étranger.

Plusieurs médecins étrangers prennent part à cette campagne. « On va essayer de voir les lésions précancéreuses et les cancers puis étudier comment les enlever sur ceux qui les portent », explique Mamadou Gassama venu du Mali.

Ces médecins étrangers ont été choisis pour diverses raisons, Johny Chancel Ngamouana dirige l’ONG initiatrice de la campagne. « Nous avons des médecins (certifiés), même dans notre clinique locale ici à Brazzaville. Le problème est que ces médecins ne sont pas spécialisés pour le traitement de la peau des albinos », se justifie-t-il.

Prévue pour 30 jours cette campagne bénéficie de l’appui de plusieurs autres organisations comme Grenne service, dont Sarah de la Corte est responsable des actions sociétales. « Il faut essayer de trouver comment donner aux albinos la possibilité de vivre des conditions meilleures. On les soutient dans la mesure de nos possibilités ».

La compagne doit toucher plusieurs centaines d’albinos tout âge confondu.

Congo-Présidentielle 2021 : la Copar n’y participera pas

La Convention des partis républicains (Copar), plateforme politique regroupant six partis, se déclare non partante à l’élection présidentielle du 21 mars prochain. Elle s’est exprimée le 28 janvier lors d’une conférence de presse.

« Nous sommes au regret de faire savoir à l’opinion nationale et internationale que la Copar ne présentera pas de candidat à la prochaine élection présidentielle parce qu’aucune unanimité ne s’est dégagée autour des deux candidatures, celle de Bonaventure Boudzika  et celle de Chris Walembaut », a indiqué le coordonateur de cette plateforme politique, Chris Walembaut.

Il a souligné que la charte régissant cette famille politique prescrit que son candidat à la magistrature suprême soit désigné à l’unanimité par le collège des présidents, élargi aux membres des bureaux des différentes formations politiques.

La Copar devait présenter un seul candidat, afin d’éviter l’implosion de ce groupement politique.

« Après de larges concertations, le souci de la préservation de l’unité fonctionnelle et la cohésion politique de la convention étant supérieur aux antagonismes circonstanciels et ponctuels et aux ambitions individuelles et dans l’intérêt d’une marche ordonnée et coordonnée de l’ensemble des camarades, nous avons estimé fructueux de ne pas présenter de candidat en mars 2021», a précisé Christ Walembaut.

La Copar dit attendre la divulgation des projets de société des différents candidats, afin de donner la consigne de vote qui se fera au profit de celui dont le programme se rapprochera le plus de la vision de cohésion et de développement de cette plateforme. Sur la révision des listes électotales, la Copar déplore le manque de transparence sur le fichier de la force publique, ainsi que le nombre réduit des points d’enrôlement. « Nous constatons un bégaiement sur la façon dont le processus se déroule mais espérons que le gouvernement se rattrapera », a conclu Christ Walembaut.

Congo : Denis Sassou N’Guesso au sommet de la CIRGL

Le Président de la République, Denis Sassou N’Guesso a quitté Brazzaville, jeudi 28 janvier 2021 pour Luanda, en Angola.

Dans la capitale angolaise, le Chef de l’Etat prend part ce vendredi au sommet de la Conférence internationale des Grands Lacs (CIRGL). Le dit sommet est consacré à la situation sécuritaire dans la sous-région, notamment en République centrafricaine (RCA).

À l’initiative du Chef d’État angolais, João Lourenço, en sa qualité de président en exercice de la Conférence internationale des Grands Lacs (CIRGL), l’événement réunit la RCA, le Congo-Brazzaville, le Rwanda, le Tchad et le Soudan, y compris l’Angola, en tant que pays hôte.

Rappelons que la CIRGL a pour mission de résoudre les problèmes de paix et de sécurité, après les conflits politiques qui ont dévasté la région en 1994.

Congo/France : les deux pays renforcent leur coopération en matière de climat

C’est d’ailleurs ce qui a favorisé la rencontre entre le ministre du Tourisme et de l’Environnement, Arlette Soudan Nonault et l’ambassadeur de France en République du Congo, François Barateau.

Le 28 janvier 2021, à Brazzaville, la ministre du Tourisme et de l’Environnement, Arlette Soudan Nonault, et l’ambassadeur de France en République du Congo, François Barateau, ont eu une séance de travail. Celle-ci a permis aux deux délégations de faire le point sur une série de documents et ont réfléchi sur ce qu’ils feront dans les prochaines années.

« Nous sommes convenus avec la ministre de faire un point de notre coopération très riche en matière de climat, de protection d’environnement de la biodiversité. Nous sommes guidés par une série de documents bilatéraux, une feuille de route a été signée en mars 2019 par mon prédécesseur. Toute une série de documents tracent notre feuille de route pour le partenariat renforcé en matière de climat et d’environnement. Aujourd’hui, le besoin se fait sentir de voir ce qu’on a fait et ce qu’on peut faire dans les prochaines années. », a signifié l’ambassadeur de France.

Les deux parties ont convenues de mettre en place un petit cadre de concertation à la fois souple et réactif au besoin pour faire avancer plus efficacement certains dossiers en vue de réagir vite à certaines demandes.

Le diplomate s’est dit satisfait de cette coopération qu’il juge d’excellente « Cette coopération est très riche, elle touche tous les aspects d’un pays », a indiqué l’ambassadeur tout en saluant le dynamisme de la ministre du Tourisme et de l’Environnement « Nous avons la chance d’avoir une partenaire qui répond très vite à nos questions et qui nous fait des propositions avec lesquelles on travaille très bien. », a-t-il dit.

Cette feuille de route que l’ancien ambassadeur de France au Congo, Bertrand Cochery avait signée ouvre les nouvelles perspectives en matière d’approche et de gestion de la problématique climat. Les questions environnementales, notamment depuis la COP21 de Paris puis la COP22 de Marrakech, sont un enjeu mondial, un enjeu pour la planète, pour l’avenir de l’humanité.

Congo : la présidence perd son directeur de protocole

Le colonel Gilbert Ibobi, directeur du protocole du président de la République est décédé, le 27 janvier, en France, des suites de maladie.

La triste nouvelle est allée comme une traînée de poudre. Le colonel Gilbert Ibobi est mort. Celui qui était le Directeur du protocole de présidence de la République du Congo a succombé à sa maladie. C’était un fidèle serviteur de l’Etat à la fonction qu’il exerçait depuis plusieurs années, cet officier issu des rangs de la police fait partie de la promotion des jeunes congolais formés en Roumanie en 1985.

Il a bénéficié ensuite d’une formation de spécialité dans le domaine de la sécurité et a longtemps exercé à la direction générale de la Sécurité présidentielle. Nommé directeur du protocole présidentiel, Gilbert Ibobi est resté discret et entièrement dévoué à son travail. Il s’en est allé à l’âge de 58 ans.

Congo : la France va apporter une aide substantielle à la Cameps

L’ambassadeur de France au Congo, François Barateau, a promis le 27 janvier à Brazzaville, renforcer le partenariat et apporter une aide substantielle à la Centrale d’achat des médicaments essentiels et des produits de santé (Cameps).

Le diplomate français a été motivé par les prestations de la Centrale d’achat des médicaments essentiels et des produits de santé ainsi que par la réception du plan stratégique 2020-2024 de la Cameps.

« Nous allons plaider la cause de la Cameps auprès de nos amis partenaires dont l’UE, car la santé est au milieu de tout espoir et développement durable. Je peux vous assurer que nous serons toujours partenaires, car la transparence à la Cameps est érigée en mode de gestion. En tout cas ce que j’ai vu confirme ce que j’ai entendu. La Cameps a un plan de développement ambitieux et réaliste », a indiqué François Barateau.

Malgré les avancées dans la gestion, le fonctionnement de la Cameps est encore confronté aux besoins matériels, au manque d’entrepôts dans les zones stratégiques du pays et la structure entrevoit aussi la mise en œuvre d’une couverture santé universelle.

Selon le docteur Max Maxime Makoumba-Nzambi, directeur général de la Cameps, cette structure projette de réhabiliter l’ensemble de ses entrepôts pour disposer des espaces de stockage complémentaires. « Une surface de stockage de 381m2 à Brazzaville et 500m2 à Pointe-Noire afin d’augmenter la capacité de stockage à 3000 m2 au niveau de la capitale », dit-il.

La ministre de la Santé et de la Population, de la Promotion de la Femme et de l’Intégration de la Femme au développement a mis en relief le rôle clé que jouent et continuent de jouer les partenaires pour aider la Cameps à atteindre les objectifs.

« Nous avons eu le soutien important de l’ambassade de France dès le début de la Cameps. Nous avons travaillé pour ramener d’autres partenaires à se joindre aux activités de cette centrale. Les partenariats sont basés sur la confiance, le respect, l’expérience et les appuis techniques. La Cameps est très engagée à se mouvoir. Tous nos partenaires peuvent avoir accès à toutes les informations liées à la Cameps », a indiqué la ministre Jacqueline Lydia Mikolo.

Signalons que la Cameps une structure rattachée au ministère de la Santé et de la Population. Celle-ci veut mettre suffisamment de produits à la disposition des formations sanitaires publiques et privées, pour mieux répondre aux attentes.

Congo-Présidentielle 2021 : l’Union européenne entend soutenir le processus

C’est pour confirmer cette information que l’ambassadeur de l’Union européenne (UE) au Congo, Raul Mateus Paula a rencontré Henri Bouka, le président de la Commission nationale électorale indépendante (CNEI).

Le 21 mars prochain, les congolais devront élire leur nouveau président de la République. Une échéance qui s’annonce déjà mouvementé au sein de la classe politique. L’UE vient de rassurer de son soutien au processus électoral. C’est ce qui a permis la rencontre entre Raul Mateus Paula, ambassadeur de l’UE au Congo et Henri Bouka, président de la CNEI, mardi 26 janvier à Brazzaville.

Au menu des échanges des deux personnalités, l’évolution du processus électoral en cours, allant de la révision des listes électorales jusqu’à la proclamation des résultats.

« Le président Bouka a bien mis en avant sa volonté en tant que commission électorale indépendante d’assurer un processus électoral transparent. Il m’a aussi rassuré que c’est possible d’avoir des missions d’observation électorale », a expliqué le chef de la délégation de l’UE en République du Congo.

Le soutien de l’UE, c’est aussi permettre aux journalistes de bien couvrir la campagne électorale. C’est à cet effet que cette organisation tient ce 28 janvier, en partenariat avec le Conseil supérieur de la liberté de communication, un séminaire de formation sur les processus électoraux. Animé par les experts nationaux et internationaux, ce déroulera par visioconférence et en présentiel à cause de la crise sanitaire.

Congo : Elvy Gotiene parle de l’ « ADN AU FEMININ »

L’auteure congolaise à travers son ouvrage veut aider les femmes africaines à s’émanciper à travers le discours divin.

ADN AU FEMININ, c’est l’histoire de trois femmes Gloire, Précieuse et Patience qui rêvent toutes d’un avenir radieux, d’un mariage heureux, d’une vie paisible. Pourtant, elles doivent renoncer à leurs espoirs parce qu’elles sont des femmes. Parce qu’elles sont des femmes, de nombreuses idées reçues contrôlent leur existence. Celles-ci sont inévitablement jugées responsables des malheurs des hommes, et donc de leur propre malheur. Mais que dire des tromperies, des mensonges, des abandons qu’elles subissent, elles qu’on accuse sans cesse ?

C’est dans ce récit, qui mêle mises en situation, conseils de vie et paroles religieuses, qu’Elvy Gotiene dépeint le quotidien pas toujours rose des femmes africaines et propose un plaidoyer aussi universel que féministe pour que chacune trouve la force de vivre la vie qu’elle a choisie. Pour Elvy Gotiene, le temps serait peut-être venu de changer les mentalités, de faire évoluer les discours.

« Certaines femmes cèdent à la dépression, à la frustration, à la révolte, au découragement, aux regrets de certains choix de vie… », extrait du livre.

Qui est Elvy Gotiene ?

L’auteure est née à Brazzaville en République du Congo. C’est une épouse et mère de deux enfants.  Elvy Gotiene a travaillé dans différents secteurs avant de trouver sa voie dans l’audiovisuel et de s’y former en autodidacte. Elle œuvre aujourd’hui pour l’identité et la productivité de la femme à travers son concept de « mwassi moi aussi » et booste, à l’aide de son époux, les jeunes talents de son pays.

France : plus de 3000 passeports biométriques pour la diaspora congolaise

Une note d’information de la chancellerie congolaise à Paris confirme la mise à sa disposition de ces nouveaux documents importants.

Ce sont plus de 3000 Passeports biométriques qui sont arrivés au Consulat Général du Congo en France. C’est document seront distribués aux bénéficiaires. C’est du moins ce dit une note d’information de la chancellerie congolaise à Paris. La distribution de ces passeports se fera dans les locaux de l’Ambassade du Congo en France les mardi, jeudi et vendredi de 9h à 15h, précise la même source.

En 2018, au regard du nombre croissant de demandes à traiter, les autorités congolaises ont décidé d’envoyer une délégation venue de Brazzaville avec, dans son bagage, le système d’enrôlement susceptible de se faire délivrer les passeports biométriques qui répondent aux critères donnant une viabilité internationale absolue.

Il faut le noter, il ne sera plus question d’aller au Congo pour obtenir son passeport.