Bassin du Congo : des ONG s’opposent à l’arrêt de l’aide européenne

Ils ont évoqué les menaces auxquelles sont confrontées les forêts d’Afrique centrale. C’était au cours d’une conférence virtuelle.

 

Les Organisations non gouvernementales (ONG) défenseures de la nature et le partenaire allemand GIZ se sont opposés à la proposition de la Commission européenne visant à mettre fin au Plan d’action relatif à l’application des réglementations forestières, à la gouvernance et aux échanges commerciaux (Flegt). C’est le plan d’action Flegt qui permet l’appui technique et financier de l’Union européenne au profit du Bassin du Congo.

Lors d’une récente conférence virtuelle, dont le communiqué a été rendu public le 24 avril, le facilitateur allemand du Partenariat des forêts du Bassin du Congo (PFBC), Dr. Christian Ruck, et plusieurs ONG internationales et régionales parmi lesquelles Centre for international development and training, Fern, Foder et World resources institutes, ont évoqué les menaces auxquelles sont confrontées les forêts d’Afrique centrale.

Les participants à cette rencontre ont rappelé le caractère novateur du Plan d’action Flegt, un cadre qui permet à l’Union européenne d’appuyer les pays producteurs de bois de la sous-région, d’agir en vue d’arrêter la production et les mouvements illégaux de bois au sein des marchés internationaux. Lancé depuis 2003, ce dispositif constitue l’épine dorsale des mesures pour lutter contre l’exploitation illégale des forêts dans les pays producteurs de bois.

Le plan d’action fournit des incitations commerciales claires, il permet la mise en place des espaces de dialogue multi-acteurs et l’appui à des réformes de gouvernance d’envergure. Il faut souligner que les menaces liées au trafic illégal et à la déforestation persistent au niveau du Bassin du Congo. C’est pourquoi, les ONG pensent que pour y faire face il importe d’accroître les efforts engagés et d’identifier des solutions plus adaptées pour garantir une meilleure application des lois, puis en finir avec les mauvaises pratiques.

« Les ONG présentes ont également saisi l’occasion de la rencontre pour présenter au partenaire allemand les préoccupations de la société civile relatives aux conclusions préliminaires du bilan de qualité du règlement-bois de l’Union européenne et du Flegt effectué par la direction générale de l’environnement de la Commission européenne. Elles ont regretté le caractère biaisé de l’évaluation qui ne reflète que partiellement le point de vue des parties prenantes dans les pays partenaires mettant en œuvre un Accord de partenariat volontaire dans le cadre du Flegt », peut-on lire dans le communiqué.

Ces participants ont, enfin, recommandé au facilitateur allemand tout son soutien au maintien du plan d’action Flegt et aux initiatives visant à lutter contre la déforestation. Ils ont appelé à un dialogue « franc et constructif » entre l’Union européenne et les pays d’Afrique centrale mais aussi les pays asiatiques grand importateur de bois africain, sur la protection et la restauration des forêts et le respect des droits des populations locales, dans l’esprit de leurs engagements internationaux sur l’environnement et le climat.

En tant que grand consommateur de produits ligneux, l’Union européenne joue un rôle important dans l’amélioration de la légalité du bois et des produits ligneux. Dans le cadre du Plan d’action Flegt, les partenaires européens sont axés sur le renforcement des capacités, l’amélioration des mécanismes de la gestion forestière.

L’appui européen porte sur les thématiques liées à la promotion du commerce du bois légal et des politiques de marchés publics ; l’appui aux initiatives du secteur privé ; la mise en pratique des instruments législatifs existants ou l’adoption d’une nouvelle législation et la mise en œuvre de garanties pour le financement et les investissements.

Escrime-tournoi Albert-Kaya : le Congo occupe la première place

Les escrimeurs de la République du Congo sortent en tête de la première édition du tournoi Albert-Kaya organisé par la Fédération congolaise d’escrime, (Fecoes).

 

Les escrimeurs congolais se sont adjugé deux premières places sur les trois qui ont été mises en jeu, le 24 avril à Brazzaville, lors de la première édition du tournoi Albert- Kaya. Celui-ci a mis en compétition les athlètes de la République du Congo, la République démocratique du Congo (RDC) et du Togo.

Ce sont au total 26 escrimeurs de la République du Congo, la République démocratique du Congo (RDC) et du Togo dans la version masculine et féminine ont pris part à ce tournoi Albert-Kaya. Celui-ci a été organisé par la Fédération congolaise d’escrime, (Fecoes). Trois catégories ont été retenues lors de cette compétition, à savoir l’Epée dames, l’Epée hommes et Sabre hommes.

Dans la catégorie d’Epée dames, Julia Dianzenza, alias « la Maitresse », a gagné la finale face à Claudia Mbela. Elle était attendue au tournant par ses fans puisqu’elle n’était plus visible après ses exploits lors des 11es Jeux africains, Brazzaville 2015.

L’euphorie de la victoire de cette Congolaise a, sans doute, joué sur le mental de son compatriote, Brismel Bikoumou Olassa. Il a, malgré ses efforts, perdu face au très expérimenté Charles Attivon Komi du Togo dans la catégorie de Sabre hommes. Ce dernier a profité de ce tournoi pour se mettre en jambes et préparer les prochaines compétitions

Selon le président de la Fecoes, Alban Kaky, ce tournoi avait pour but de redonner de l’espoir aux escrimeurs qui n’avaient plus pratiqué leur sport de façon officielle depuis 2015 et c’était aussi une manière de concrétiser les engagements du bureau exécutif de la fédération. « C’est aussi un message fort à donner à l’Afrique puisque ce tournoi était national mais au finish nous avons reçu la RDC, le Togo et la Confédération africaine. Nous devrons travailler de connivence pour permettre au Congo, en particulier, et au continent africain de gagner lors des grands tournois. Concernant les prochaines compétitions, nous comptons sur le soutien de l’Etat ainsi que de nos partenaires », a-t-il indiqué.

Congo : une ONG sensibilise contre les arrestations illégales des mineurs

L’Association « les amis des enfants » (AAE) a organisé le 24 avril à Brazzaville une séance de sensibilisation sur les arrestations illégales des mineurs à Moungali, 4e arrondissement.

 

Financées par l’Union européenne via les ONG Agir ensemble pour les droits humains et l’Observatoire congolais des droits de l’homme, ces séances de sensibilisation vont se poursuivre à Ouenzé et à Talangaï. Le but étant de renforcer les capacités des chefs de quartiers et des parents sur les textes portant protection des droits de l’enfant.

Les neuf chefs de quartiers et les parents des enfants de Moungali ont suivi des communications développées par les membres de l’AAE. Il s’agit de « L’analyse de la situation et des causes d’arrestations et de détentions illégales des mineurs » par le chargé des projets et programmes de l’AAE, Carel Tsendou ; « La narration des faits d’arrestations et de détentions illégales par des anciennes victimes ou leurs proches » par le chargé de la communication, Josias Louhouma.

Exposant sur la situation et les causes d’arrestations et de détentions illégales des mineurs, le secrétaire chargé aux projets et programmes de l’AAE s’est appesanti sur quelques articles de la loi n°4-2010 du 14 juin 2010 portant protection de l’enfant en République du Congo. Cette loi vise à assurer à l’enfant qui inséré dans son milieu de vie, une protection prenant en compte sa vulnérabilité physique et psychologique ; mettre sur pied un mécanisme de protection garantissant à l’enfant une meilleure connaissance et un meilleur respect des droits. Il s’agit aussi d’élever l’enfant dans le sens de l’identité nationale et de la citoyenneté, de la fidélité et de la loyauté au Congo.

Carel Tsendou a évoqué les articles 35, 39, 41, 42, 73 et 74 de la loi Potignon : « L’enfant de moins de treize ans est présumé n’avoir pas la capacité d’enfreindre la loi pénale. Il ne peut faire l’objet que de mesures de protection, d’assistance, de surveillance dans les conditions fixées par la présente loi… ».

Sur le terrain, la réalité est tout autre. Car les mineurs se livrent au quotidien à des actes criminels dans les grandes villes du pays. « A treize ans, ils coupent les gens, à 25 ans ils feront des coups d’Etat », a ironisé un chef de quartier de Moungali.

Créée le 25 juillet 2008, l’AAE a décelé, au fil du temps, d’autres maux qui minent les plus jeunes à l’instar du VIH-Sida et des mauvaises conditions d’apprentissage dans les écoles. D’où la réalisation en 2009 d’une vaste campagne d’assainissement dans les établissements scolaires.

Congo-Nord : 197 millions FCFA au profit de près de 80 000 victimes d’inondations

La France vient de débloquer 197 millions de francs CFA au profit des victimes des inondations survenues dans la partie nord du Congo.

 

Près de 80 000 victimes de coronavirus vont recevoir un don de la France à travers le Programme alimentaire mondial (PAM). Ce don vise à apporter des réponses concrètes aux problèmes de ces personnes établies le long du fleuve Oubangui victimes des inondations survenues en novembre dernier.

Cette aide de la France devrait permettre de renforcer les conditions de subsistance des populations en situation d’insécurité alimentaire et de répondre aux besoins nutritionnels des populations indispensables au bon développement des individus, notamment des enfants.

Congo : des élèves condamne le coronavirus à disparaître définitivement de la terre

La maladie a été reconnue coupable de crime contre l’humanité et de trouble à l’ordre mondial dans un procès fictif organisé par les élèves d’un lycée privé.

 

A Brazzaville, le coronavirus a été reconnu coupable de crime contre l’humanité et de trouble à l’ordre mondial. La maladie a été condamnée à disparaître définitivement de la terre sans possibilité de renaissance. C’était dans un procès fictif organisé samedi 24 avril par les élèves d’un lycée privé de Brazzaville qui l’ont jugé devant une « Cour pénale internationale des pandémies ».

Cette cour a été installée dans une grande salle du Lycée Camara Laye. Le public constitué essentiellement des parents d’élèves a pris place plus d’une heure avant l’ouverture du procès opposant l’humanité contre le coronavirus.

La greffière Laurine Mpassi s’est chargée de lire l’acte d’accusation. « La Cour pénale internationale des pandémies accuse le coronavirus de crime contre l’humanité et de trouble à l’ordre mondial », a-t-elle déclaré.

Après instruction, les débats ont été houleux. La partie civile a longtemps démontré que le Covid-19 est à l’origine des malheurs de l’humanité : décès en cascade  ou hospitalisation des individus, fermeture des entreprises…

Ces accusations ont été battues en brèche par la défense. Pour elle, l’humanité se détruit elle-même depuis toujours. A titre d’exemple, elle a fabriqué la bombe atomique.

Au terme des plaidoiries,  Jordi Odnzongo, le président du tribunal a tranché. « Le tribunal condamne l’accusé à la disparition éternelle sans aucune possibilité de renaissance ou de résurrection », a-t-il dit en vidant le délibéré.

Laurent Koy, promoteur du lycée Camara Laye a initié ce procès pour « aider et soutenir le gouvernement dans la sensibilisation contre le coronavirus ». Aidés par leurs anciens devenus étudiants en droit, les élèves de Camara Laye ont préparé ce procès pendant quatre mois.

Congo-Obsèques d’Idriss Deby Itno : Denis Sassou N’Guesso signe le livre de condoléances

Le chef de l’Etat congolais a signé le 23 avril au siège de l’ambassade du Tchad à Brazzaville le livre de condoléances en mémoire à son homologue tchadien.

Le président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso, a signé le livre de condoléances en mémoire du président tchadien, Idriss Deby Itno, décédé le 16 avril à N’Djamena. C’était ce vendredi 23 avril au siège de l’ambassade du Tchad à Brazzaville.

« Le vendredi 16 avril, le président Idriss Deby Itno était encore ici, à Brazzaville, en compagnie de sa chère épouse, pour prendre part à la cérémonie de mon investiture. Initialement, par une lettre datée du 15 avril 2021, il devait être représenté à cet événement par son ministre de l’Economie, de la Planification du développement et de la Coopération internationale et son directeur de cabinet civil adjoint, pour des raisons internes à son pays.

Mais, comme un aimant, notre solide proximité, assise sur une longue et vieille amitié, une profonde fraternité, l’ont irrésistiblement attiré à Brazzaville. Moins d’une semaine après cette ultime rencontre, le président Idriss Deby Itno nous quitte en héros. L’héroïsme vrai consiste à savoir courir de grands dangers pour réaliser de grands desseins.

Douloureuse est cette épreuve, et vive est mon émotion. Je gémis tout en espérant, pour la République du Tchad, la paix. Si les paroles les plus belles sont les voix même du silence, en cette pénible circonstance, le silence est la voix de mon cœur meurtri. Que le peuple tchadien frère et la famille endeuillée trouvent ici l’expression de ma profonde compassion et l’assurance de toute ma solidarité ainsi que celle du peuple congolais, en ces moments combien difficiles ».

Climat : Arlette Soudan-Nonault plaide en faveur du bassin du Congo

La ministre du Tourisme et de l’Environnement, coordonnatrice technique de la commission climat du bassin du Congo a pris une table ronde en visioconférence consacrée sur le climat organisé par les Etats-Unis.

 

Les États-Unis d’Amérique ont organisé, les 21 et 22 avril, une table ronde en visioconférence consacrée sur le climat. L’intervention de la représentante de la République du Congo, la ministre du Tourisme et de l’Environnement, coordonnatrice technique de la CCBC, au cours de ces assises présidées par le secrétaire d’État américain en charge de l’Environnement, John Kerry, a été essentiellement marquée par une plaidoirie en faveur du bassin du Congo, deuxième poumon écologique mondial.

Dans son adresse, la ministre Arlette Soudan-Nonault a indiqué que selon les Nations unies, les pays en développement ne produisent que 1% des gaz à effet de serre mondiaux mais en sont les premières victimes directes. La vie de cent-vingt millions de personnes en situation d’extrême pauvreté est à la merci des calamités climatiques, a-t-elle déploré. Elle a pris le cas de la République du Congo, pour laquelle en 2019, 170 000 personnes ont été frappées par les inondations. Elles ont tout perdu. En 2020 les chiffres ont été encore plus critiques. « Les faits sont durs, les faits sont injustes mais ils incarnent notre réalité », a-t-elle déclaré.

La ministre du Tourisme et de l’Environnement a rappelé à John Kerry, qu’en 2016, à Marrakech, il était avec eux lors du sommet des chefs d’État africains, lorsque le président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso, sur proposition de sa Majesté Mohammed VI, roi du Maroc, a relevé le défi du troisième millénaire en portant le Fonds bleu pour le bassin du Congo.

C’est ainsi que seize chefs d’État, soudés par la volonté de prendre leur destin en main, ont décidé de créer le premier mécanisme de financement africain pour l’Afrique en vue d’assurer la préservation du second poumon écologique durable de l’Afrique centrale. « Pour mémoire, nos tourbières représentent avec 30 milliards de tonnes carbone un puit de carbone équivalent à 15  et à 20 ans des émissions des Etats-Unis et à trois années des émissions totales de la planète, selon le GIEC », a rappelé la coordonnatrice technique de la CCBC,

Un portefeuille d’investissement de dix milliards de dollars pour les dix prochaines années a été élaboré par les meilleurs experts internationaux, en liaison étroite avec les pays du bassin du Congo. « Energie, eaux, assainissement, déchets, transports, ces investissements sont une feuille de route pour la mise en œuvre de nos contributions nationales déterminées et le respect de nos engagements pour l’atteinte des objectifs de l’Accord de Paris », dit-elle. Une gouvernance a été approuvée à l’unanimité décidant de confier la gestion des fonds à un partenaire de confiance, une banque de développement pour en assurer une gestion conforme aux standards fiduciaires internationaux.

Congo : Joachim Christ Mabouna reçoit le prix spécial grand producteur

Le prix lui a été décerné par l’émission Studio 210 trophée panafricain de l’excellence de Télé Congo qu’anime Ed Chevry Diazz.

 

« Le prix remis à Joachim Christ Mabouna est un prix spécial grand producteur pour ce qu’il fait particulièrement pour les deux rives du fleuve Congo bien qu’il soit de la diaspora. Nous avons voulu reconnaître son mérite. Studio 210 a cette particularité de mettre en lumière les talents, les créateurs, les génies qui ne sont pas toujours connus », a expliqué Ed Chevry Diazz.

Le récipiendaire s’est réjoui de ce prix en ces termes : « Le Congo vient de nous encourager et cela nous fortifie à redonner davantage et à travailler encore plus durement pour que le Congo et l’Afrique entière nous reconnaissent ».

« Je la connais aujourd’hui en surface, je ne savais pas que Studio 210 décernait des prix depuis quelques années. Ils ne sont pas à leur coup d’essai, ce sont des expérimentés. Dieu seul sait qu’au travers des contacts que nous avons, nous allons soutenir cette structure pour qu’elle soit pérenne et continue à décerner des prix aux jeunes talents que nous sommes », a indiqué Joachim Christ Mabouna.

En effet, venu spécialement pour ce prix et les reconnaissances au Cameroun et en République démocratique du Congo (RDC), l’heureux récipiendaire s’est fait accompagner de l’artiste musicien ténor de son label, Poison Mobutu le roi du Zaïre. Cet artiste musicien d’une trentaine d’années, est une figure cotée en France. Joachim Christ Mabouna lui a consacré un documentaire intitulé « Arnaud 25/05 ». Il lui a produit la chanson « Nzoto » et prépare actuellement un grand projet dans lequel l’artiste a réalisé un enregistrement avec Werrason à Kinshasa, capitale de la RDC. Ils sont également en train de finaliser un album avec plusieurs featuring, le tout accompagné de quelques clips dont certains ont été réalisés à Pointe-Noire, la capitale économique du Congo.

Qui est Joachim Christ Mabouna ?

Passionné de musique, Joachim Christ Mabouna est détenteur d’un master 2 en commerce international de l’université de Poitiers en France. Il est le patron de CJM Production, label de musique qui a signé une centaine de titres avec une douzaine d’artistes dont les plus connus sont : Nzeté Oussama, Marvy M’Mila, Maalash et Frangos, Gaël Shinobi pour la République du Congo ; Poison Mobutu, Samarino, Popaul Amisi, pour la RDC. Ce dénicheur de talents vient d’engranger plusieurs reconnaissances au Cameroun, en RDC et chez lui-même au Congo-Brazzaville. Altruiste, il est aussi le fondateur de l’association « Le coup de pousse-pousse » qui aide les orphelins et les veuves à retrouver le sourire.

Signalons que la cinquième édition des Awards 2021 aura lieu en février 2022.

Congo : un deuil national en mémoire du président Idriss Déby

Le président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso a décrété la journée du vendredi 23 avril, journée de deuil national en hommage à Idriss Déby, décédé le 20 avril dernier.

 

Vendredi 23 avril 2021, en République du Congo, c’est un jour pas comme les autres. A la demande du chef de l’Etat Denis Sassou N’Guesso, les drapeaux sont en berne sur l’ensemble du territoire national. Les congolais se joignent aux tchadiens pour rendre un dernier hommage au Président Idriss Déby, décédé le 20 avril dernier de blessures reçues alors qu’il commandait son armée dans des combats contre des rebelles dans le nord de son pays.

A l’occasion des obsèques d’Idriss Déby ce vendredi, le chef d’Etat congolais a décrété ce jour, journée de deuil national en République congolaise. Bien qu’étant une journée de deuil national, ledit décret précise néanmoins que ce vendredi n’est pas une journée chômée.

Le décret signé par le chef de l’Etat congolais interdit aussi la tenue de toutes les manifestations publiques en République du Congo ce vendredi 23 avril 2021.

Une décision qui montre clairement les bons rapports d’amitiés qui lient le Tchad et le Congo

Tchad : les rebelles Fact demandent aux chefs d’Etats de sursoir leur invitation aux obsèques d’Idriss Deby

D’après le Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT), le délai accordé à la famille Deby pour l’inhumer prend fin ce jour 21 avril 2021 à minuit.

 

Les rebelles du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT), ont dans un communiqué demandé aux chefs d’Etats et de gouvernement invités aux obsèques de sursoir à leur invitation.

D’après ce groupe armé, le délai accordé à la famille de l’ex-président pour son inhumation a pris fin mercredi 21 avril 2021 à minuit. De ce fait, le coordonnateur politique chargé de la communication des rebelles, Kingabé Ogouzeima demande aux chefs d’Etats et de gouvernement : « invités par la junte militaire à la cérémonie du 23 avril 2021 de sursoir à cette invitation pour des impératifs de sécurité »

Le FACT dit ne pas reconnaitre le Conseil de transition militaire qui s’est substitué : « à la dictature tchadienne », et estime que la Charte publié par le CMT est : « illégale et illégitime ».

« Les forces vives au Tchad pour la mise en place d’un organe de transition menant vers une réelle alternance sont plus que jamais déterminés à délivrer le peuple tchadien de cette abominable dictature », peut-on lire dans le communiqué du Fact.

Précisons qu’une dizaine de chefs d’Etats ont annoncé leur présence à N’Djamena pour prendre part aux obsèques du président Idriss Deby, prévu le vendredi 23 avril 2021.