Congo : la biométrie fait son entrée dans l’état civil

Le document de politique nationale de réforme et de modernisation de l’état civil vient d’être adopté en République du Congo.

 

La biométrie est introduite à l’état civil. A cet effet le document de politique nationale de réforme et de modernisation qui introduit la biométrie au cours du recensement, a été validé, le 6 octobre à Brazzaville. C’était à l’issue d’un atelier dirigé par le ministre de la Santé et de la Population, Gilbert Mokoki, en qualité de président du Comité national de coordination de l’état civil.

Le nouveau texte validé a plusieurs innovations, entre autres, l’introduction de la biométrie pour les différents types de recensement, l’attribution dès la naissance de l’enfant d’un numéro d’état civil et l’enregistrement d’un type mariage.

Ce document, qui introduit systématiquement la biométrie, évitera au Congo d’avoir un taux important d’apatrides. Le pays, qui compte actuellement environ deux cent mille cas d’apatrides, a lancé l’opération d’enregistrement à vocation d’état civil.

Le préfet, directeur général de l’Administration du territoire, Jacques Essissongo, a informé que le débat sur l’enregistrement à l’état civil du mariage coutumier est en cours et propose au gouvernement l’admission d’une ligne budgétaire de plus de deux milliards pour accompagner les réformes adoptées.

Congo : le CRC condamne le retour du général Mokoko en prison

Le Congrès pour la Renaissance du Congo (CRC) s’est exprimé dans un communiqué de presse qu’il a rendu public.

 

Le général Mokoko a été transféré à la prison de Brazzaville le 1er octobre 2021 sous escorte de la gendarmerie.  Il était interné à l’hôpital Central des Armées Pierre Mobengo où il était en observation depuis son retour de Turquie.

«Ce mouroir pénitencier qui a déjà vu mourir de nombreux compatriotes, avait mis en péril l’état physique de ce brave citoyen âgé de 74 ans et dont l’état de santé avait nécessité une évacuation sanitaire à l’étranger », a déclaré le Coordinateur du CRC, le colonel Simon Pierre Moussounda.

Selon le responsable du CRC, « le général Mokoko est injustement condamné à 20 ans de prison pour avoir défié et battu à plate couture le Président Denis Sassou N’Guesso à la présidentielle de mars 2016 ».

Le général Jean-Marie Michel Mokoko avait été évacué en Turquie pour des raisons sanitaires, en juillet 2020. De retour au Congo, les autorités avaient jugé opportun de le placer en observation à l’hôpital des Armées Pierre Mobengo où il aura passé plus d’un an.

Le 22 septembre dernier, ses avocats avaient manifesté leur opposition au retour en prison de leur client, alors que celui-ci était pourtant déclaré guéri depuis plusieurs mois déjà, mais restait interné à l’hôpital militaire.

Congo : 200 000 personnes sont sans acte de naissance ou de carte nationale d’identité

C’est une annonce faite par la ministre congolais de la santé et de la population, Gilbert Mokoki, mardi 05 octobre 2021. 

 

En République du Congo, 200 000 personnes n’ont pas de carte nationale d’identité et d’acte de naissance. Cette information a été donnée par le ministre de la santé et de la population, Gilbert Mokoki. C’était au cours d’un atelier de validation de la politique nationale de la réforme de modernisation de l’état civil.

«Notre système d’état civil présente de nombreuses défaillances aussi bien dans son fonctionnement que dans ses aspects de cadre légal et réglementaire », a déclaré Gilbert Mokoki.

Le ministre de la Santé et de la Population Gilbert Mokoki, également premier vice-président du Comité national de coordination de l’état civil, a rappelé que l’acte de naissance constitue un droit à l’identité citoyenne. Le membre du gouvernement appelle à l’amélioration du système national d’état civil.

Congo : accord pour la production d’huile de ricin à l’échelle industrielle

C’est ce qui justifie la rencontre entre le patron du pétrogazier italien Eni, Claudio Descalzi et le président Sassou N’Guesso le 4 octobre 2021.

 

Engagée à réduire l’impact écologique de son portefeuille énergétique d’ici 2050, le pétrogazier italien Eni multiplie les accords avec les gouvernements des pays dans lesquels il intervient.

C’est d’ailleurs pour cette raison que Claudio Descalzi, le patron du géant énergétique italien Eni, a rencontré le 4 octobre le président Denis Sassou Nguesso. Les échanges entre les deux hommes ont principalement porté sur le développement conjoint du secteur de la bioraffinerie et la coopération dans les efforts de lutte contre le changement climatique.

Parallèlement, Eni s’est aussi engagée à apporter son soutien au plan 2018-2022 de développement de l’agriculture congolaise. A cet effet, un accord a été signé avec les autorités congolaises et servira de cadre à la production d’huile de ricin à l’échelle industrielle.

Par ailleurs, Claudio Descalzi a expliqué avoir discuté avec le président congolais de la valorisation du gaz dans un pays producteur où la majeure partie du gaz associé au pétrole brut est torchée. Cette démarche qui s’appuie sur l’engagement d’Eni à participer à la décarbonation du mix énergétique des pays africains où la société est présente, vise, affirme-t-il à garantir le développement et la diversification économique du pays.

Congo-«Pandora Papers» : le gouvernement réfute l’implication de Sassou N’Guesso

Le président Congolais a été cité dans les enquêtes du consortium international des journalistes qui l’accuse de détenir des sociétés offshore dans les paradis fiscaux.

 

Le gouvernement de la République du Congo dément toute implication du président Denis Sassou-NGuesso dans l’affaire des « Pandora Papers ». Il s’agit de ces documents sur le recours aux sociétés offshore dans les paradis fiscaux. Denis Sassou N’Guesso avait déjà été cité dans les enquêtes précédentes du consortium ICIJ. A l’origine des révélations des « Pandora Papers ».

Les autorités congolaises réfutent catégoriquement ces accusations. Le ministre de la Communication, Thierry Moungalla, a contacté RFI pour y répondre : « Le gouvernement de la République du Congo dément avec la plus extrême fermeté toute implication du président de la République. Et compte tenu de la gravité des accusations qui sont ici portés, le président de la République se réserve le droit d’engager toute action judiciaire ou toute poursuite pour diffamation pour tous les médias ou toutes les personnes qui reprendraient ces accusations sans en apporter quelques preuves que ce soit. »

À l’opposé, l’organisation de la société civile Sassoufit se réjouit de cette enquête, car, selon elle, c’est la première fois que le nom de Denis Sassou N’Guesso apparaît directement lié à une société de ce type.

Selon le consortium international des journalistes, c’est en 1998, tout juste après le retour au pouvoir de Denis Sassou N’Guesso, que la compagnie Inter African Investment aurait été immatriculée aux Iles Vierges britanniques, un paradis fiscal des Caraïbes.

Cette société chapeauterait Ecoplan Finance Ltd, elle-même propriétaire d’Escom Congo, entreprise de construction et d’immobilier ayant des droits sur des mines de diamant congolaises. Le bénéficiaire de la structure serait le président lui-même, et l’une de ses filles, Julienne, aurait été l’une des dirigeantes d’Ecoplan Finance Ltd, société désormais inactive.

Congo-Malnutrition : situation de quatre départements préoccupe

C’est en 2013 que le Congo s’est lancé dans la lutte contre la faim. Pour atteindre son objectif, il a initié de 2013 à 2015, puis de 2016 à 2020, les deux premières phases du mouvement SUN. La phase qui vient de démarrer, dénommée SUN 3.0, couvrira les cinq prochaines années et constitue la troisième initiative du genre.

Développant l’un des quatre exposés prévus, le Dr Yolande Mvoumbo Matoumona, conseillé du chef de l’Etat, chef de département Santé, a commenté les résultats issus de l’enquête Smart réalisée cette année. Il ressort de cette étude qu’en l’espace de cinq ans, la malnutrition a augmenté de manière substantielle au Congo.

« Au total, 10 200 ménages ont été enquêtés et 7 703 enfants âgés de 0 à 59 mois visités. On a noté l’insécurité alimentaire des ménages de 21 points au cours des cinq dernières années. Le retard de croissance chez les enfants s’est accentué de 6 points dans la même période, l’insuffisance pondérale s’est élevée de 3 points et la maigreur chez les enfants a baissé de 3 points », a souligné le Dr Yolande Mvoumbo Matoumona.

L’étude précise que Pointe-Noire, la Lékoumou, les Plateaux et le Pool sont les départements les plus touchés par cette malnutrition. Elle étaye, par ailleurs, que la couverture des interventions spécifiques à la nutrition s’est améliorée, touchant l’ensemble des départements. La même avancée est observée au niveau des filets sociaux de sécurité.

Cependant, ajoute l’enquête, les pratiques en matière d’alimentation des enfants de 0 à 23 mois restent médiocres et constituent encore un vrai défi à relever.

Le Dr Lambert Kitembo, exposant sur la politique nationale de sécurité alimentaire et nutritionnelle, a quant à lui présenté la grande politique que le gouvernement a mise en place pour combattre la malnutrition au Congo. Elle vise, d’ici à 2030, l’avènement d’une société dans laquelle tous les individus, ménages et communautés produisent et consomment des aliments en qualité et en quantité satisfaisantes, nécessaires pour leur plein épanouissement.

La troisième version du mouvement SUN, a souligné la représentante de l’Unicef au Congo, mettra un accent sur trois axes particuliers. Il s‘agit notamment d’une appropriation plus forte, d’une priorité plus marquée en faveur du leadership des pays et du passage d’un point focal désigné par les gouvernements à une coordination nationale. Question de donner plus de moyens pour agir à grande échelle et accélérer les progrès. Une approche soutenue par le coordonnateur des agences du système des Nations unies au Congo, Chris Mburu, dans son mot liminaire.

Au terme des travaux, les participants ont adopté, après amendements, la feuille de route du mouvement SUN 3.0 exercice 2021-2025, à la grande satisfaction du point focal SUN Congo. « Je constate avec joie que la feuille de route ajustée a pour fondement les principes de transparence, d’ouverture et d’inclusion. Elle permet de répondre au besoin urgent d’améliorer l’état nutritionnel de la population dans un environnement marqué par le choc sanitaire à coronavirus », a conclu Jean-Baptiste Ondaye.

Congo-rentrée scolaire 2021-2022 : c’est parti pour une nouvelle année

Le ministre de l’Enseignement technique et professionnel, Ghislain Thierry Maguessa Ebomé, a visité des établissements scolaires de la capitale, le 4 octobre 2021.

 

« En ce premier jour de la rentrée, les effectifs sont acceptables dans les classes visitées. Le personnel enseignant est à son poste de travail. Cet engagement augure qu’à la fin de l’année, il y aura de bons résultats », a déclaré le ministre de l’Enseignement technique et professionnel, Ghislain Thierry Maguessa Ebomé, lors de la visite des établissements scolaires de la capitale. C’était le 4 octobre 2021, premier jour de la rentrée scolaire 2021-2022.

Après une année académique dernière perturbée par la crise sanitaire, c’est une nouvelle aventure pour les élèves et les enseignants.

Congo : vers une campagne de vaccination nationale contre la peste des ruminants

Cette activité s’inscrit dans le cadre de la seconde phase du programme mondial d’éradication de la peste des petits ruminants (PPR).

 

La République du Congo entend lancer une campagne nationale de vaccination contre la peste des petits ruminants. Celle-ci sera menée sous peu par le ministère de tutelle cible les zones d’activités pastorales.

Le département de l’Elevage a réceptionné récemment des kits de vaccination et conservation des vaccins composés des seringues, aiguilles, congélateur, réfrigérateur, glacières porte vaccin).  La quantité du vaccin contre la PPR n’a pas été précisée. Au total, trois doses de vaccin seront administrées à chaque cheptel. Cette vaccination est la clé pour éradiquer la maladie et assurer la sécurité alimentaire dans le pays.

La vaccination du cheptel national devra mobiliser les principaux acteurs du développement de l’élevage des petits ruminants ainsi que les responsables de laboratoire et experts du secteur. Cette activité s’inscrit dans le cadre de la seconde phase du programme mondial d’éradication de la PPR, sous l’égide du cadre mondial pour le contrôle progressif des maladies animales transfrontalières, dont l’agenda 2030.

Des recommandations appelant à l’accélération de la vaccination ont été formulées en août dernier, lors de la réunion de consultation des pays de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale(CEEAC), organisée par le bureau sous-régional de l’Agence des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, en collaboration avec le bureau régional de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et le bureau interafricain des ressources animales.

La consultation des pays de la CEEAC a permis de faire le point des progrès du programme de vaccination pour chaque pays, y compris l’emplacement selon l’approche par étape à l’aide de l’outil de suivi et d’évaluation de la PPR révisé, le statut épidémiologique, la vaccination ainsi que les défis/domaines prioritaires qui nécessitent un soutien; de définir les activités transfrontalières pour une bonne harmonisation des activités de contrôle de la maladie ; et d’informer les participants sur les enseignements tirés d’autres programmes de lutte contre les maladies animales et humaines…

D’après l’OIE, la Peste des petits ruminants provoque chaque année des pertes allant jusqu’à 2,1 milliards de dollars américains, menaçant les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire de trois cents millions de familles, ainsi que les possibilités d’emploi, surtout pour les femmes en milieu rural.

La PPR est une maladie virale qui se caractérise par  la fièvre, des lésions buccales,  la diarrhée, une pneumonie et souvent la mort. Elle est la cause à 50% de la mortalité des bêtes de 0-1 an. Les pathologies à dominante respiratoire et digestive sont responsables de cette situation alarmante.

Congo : rencontre entre le Dr Jonathan Pershing et le président Sassou N’Guesso

L’envoyé spécial adjoint du président américain pour le climat, a entamé une tournée à travers l’Afrique, c’est dans ce cadre qu’il est arrivé lundi au Congo.

 

Le Dr Jonathan Pershing est arrivé en République du Congo lundi 04 octobre 2021. Sa présence dans la capitale congolaise s’inscrit dans le cadre de sa tournée en Afrique en prélude à la prochaine COP. Il a été reçu par le président Dens Sassou N’Guesso. Au centre des échanges entre les deux personnalités le rôle des forêts du Bassin du Congo et le partenariat que son pays entend engager avec les pays qui abritent les grandes forêts de la planète.

« Ce dont le gouvernement américain vise aujourd’hui, en marge de la COP26 à Glasgow en novembre prochain, c’est de faire une annonce officielle selon laquelle, le gouvernement américain s’engage à travailler avec ces pays qui abritent ces importantes forêts. Les trois régions (Amazonie, Bassin du Congo et Indonésie) sont uniques », a déclaré le Dr Pershing à la presse.

« Ici dans le Bassin du Congo il faut s’assurer qu’on ne va pas dans la déforestation massive. Parce qu’ici, la forêt représente un trésor », a-t-il souligné à Brazzaville.

« L’une des raisons de notre visite ici est d’engager le dialogue pour comprendre quels sont les besoins locaux pour pouvoir apporter une solution spécifique en matière de préservation des forêts », a fait savoir le responsable américain qui, après Brazzaville, a mis le cap sur Kinshasa en RDC, puis Dakar au Sénégal.

« C’est sûr que le président Biden sera à la COP26 à Glasgow. Le souhait est que le président congolais Sassou Nguesso (qui préside la Commission climat pour le Bassin du Congo, Ndlr) soit également de la partie. Les deux présidents pourraient se rencontrer alors à Glasgow », a-t-il conclu.

Congo : Denis Sassou N’Guesso cité dans l’enquête des « Pandora Papers »

Le chef de l’Etat fait partie des 43 hommes politiques soupçonné de dissimuler des sociétés dans les juridictions secrètes.

 

Le consortium international des journalistes d’investigation vient de révéler que 43 hommes politiques africains auraient dissimulé des sociétés dans des pays riches. Ce sont des politiciens du Nigéria, Maroc, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Tchad, le Gabon, le République du Congo, le Kenya, le Zimbabwe et l’Afrique du Sud.

Les chefs d’Etats africains dont les noms sont directement évoqués, sont ceux du Gabon et du Congo-Brazzaville et le Kenya. Il faut dire que les détails en ce qui les concernent n’ont pas encore été donnés. La publication révèle aussi que les États-Unis en particulier, sont apparus sur l’ensemble des dossiers consultés, comme étant une destination de plus en plus attractive pour la dissimulation des fortunes par des hommes politiques. Une information qui contraste avec l’habitude prise par les dirigeants de ce pays de fustiger la corruption et les détournements dans les pays pauvres.

Les « Pandora Papers » sont le nom donné à 11,9 millions de documents dans lesquels se retrouvent les noms de plus de 336 hommes politiques à travers le monde, qui auraient utilisé des entités dans des juridictions secrètes, pour acheter des biens immobiliers, détenir de l’argent en fiducie, posséder d’autres sociétés et d’autres actifs, parfois de manière anonyme. L’enquête menée par les journalistes qui collaborent au projet, révèle aussi comment les banques et les cabinets d’avocats travaillent en étroite collaboration avec les prestataires de services offshore pour concevoir des structures d’entreprise complexes.

Cette révélation survient alors que le débat sur une fiscalité plus juste progresse dans le monde, notamment avec la Covid 19 qui a mis au grand jour les difficultés pour les pays faibles, à mobiliser des ressources financières pour soutenir leurs économies, ou même mener des campagnes de vaccination, présentées comme vitales pour faire face à la pandémie qui continue de secouer le monde.

Les travaux du panel de haut niveau sur les flux financiers illicites présidé par Thabo Mbeki, l’ancien président d’Afrique du Sud, ont présenté l’évasion fiscale comme une des sources de flux financiers illicites à partir de l’Afrique. Le premier rapport sur l’Etat de la justice fiscale dans le monde publié par Tax Justice Network en novembre 2020 a estimé, sur la base de ses recherches, que cela représentait en moyenne chaque année un peu plus de 27 milliards $ de pertes de ressources potentielles pour les budgets des pays africains.